Journée médiévale de Montmagny

Hier, la saison a repris. Entendez par là que nous avons de nouveau la possibilité de camper dans les lieux publics, de nous balader en costumes et de faire à manger sur un feu de bois (entre autres). Pour étrenner la saison – et comme il est quand même tôt, en tout cas dans le Nord de la France – nous étions engagés pour une animation à Montmagny, petite commune du Val d’Oise.

Malheureusement, si le début de la semaine était prometteur niveau beau temps, dimanche nous avons affronté la bruine et des températures plus fraîches. J’ai donc pu étrenner le nouveau manteau saxon de l’Anglais – qui passe néanmoins très bien comme couverture – et attraper un petit rhume au passage.

Comme à notre habitude, nous représentions la vie d’une troupe d’artisans à l’extrême fin du XIIIème siècle, avec des activités aussi diverses que le travail du cuir, la vannerie, la fabrication de flèches ou d’armement plus lourd, la broderie, la cuisine, l’enluminure…


Dame Caro, maîtresse brodeuse de la Rose et l’Epée

Parmi les autres animations, nous avons entendu – souvent – tonner la bouche à feu, mais aussi un peu de musique et de danses. Un tout petit marché complétait cette fête, qui faisait la part belle aux campements et aux spectacles. Bien entendu, nous n’avons pas pu résister à l’appel de l’estomac et avons rapporté du saucisson.
C’était donc une sortie agréable, car nous n’avons pas eu trop de monde, ce qui nous a permis de rôder un peu nos discours et nos explications. Prochain rendez-vous pour la Rose : les fêtes johanniques de Reims, début juin.

 

Déménagement-aménagement – Suite et fin

Il y a quelques semaines, je vous parlais d’un grand nettoyage de printemps en prévision de l’arrivée de nouveaux meubles. Ces meubles, en effet, sont le fruit de l’expatriation du Matou de l’autre côté de l’Atlantique – voir le blog à ce sujet dans la colonne de droite.
Samedi, la reine mère et moi avons enfin récupéré ce qu’il restait, puis j’ai passé une partie de l’après-midi à ranger avec l’Anglais (essentiellement la cave, certes, mais y’a de l’idée). Et voilà le résultat.

Le Graal !

Oh, ça alors, un post. Ben oui, je sais, je n’ai pas été très active cette semaine, mais j’ai une excellente excuse : l’Anglais et moi avons été malades à tour de rôle, donc pas très en état de sortir ou de faire des trucs marrants. Toujours est-il que, fini de rire, je suis de retour, et j’ai plein de choses à raconter.
Avec pour commencer, l’arrivée du Graal en notre foyer : les nouvelles chaussures de l’Anglais.

Flashback
L’été dernier, Converse lance une édition limitée à la gloire des Who, et notamment une paire intégralement ornée d’un Union Jack plus d’un petit logo du groupe. Un ami d’ami les lui trouve au Canada… et finit par se les arroger. Ni une, ni deux, voilà une idée de cadeau de Noël qu’elle est bonne ! Sauf qu’elle est introuvable. J’ai mis une partie de mes collègues, ma famille et ma belle-famille sur le coup : rien. Ou alors, pas la bonne taille. Rageant.
Du coup, j’avais laissé l’idée de côté, persuadée qu’un jour je le trouverais dans une friperie ou sur un site de vente aux enchères en occasion… Jusqu’à ce que, vendredi dernier, une collègue m’envoie un lien vers un site de mode. Les chaussures ! En vente ! Et dans la bonne taille ! Et donc, ce soir, nous avons pu (enfin) accueillir l’objet tant convoité (attention les yeux).

Tag à Thalie

Allez, je réponds au tag de Thalie. Le sujet : Une semaine sur une ile déserte. Qu’emporterais-tu ? En sachant que tu n’as le droit qu’à 7 objets.

1- De la lecture. Parce qu’une semaine sur une île déserte, je vais m’ennuyer ferme.

2- Un couteau suisse. Soyons parés à toute éventualité.

3- Une tente. Qui a dit que l’île déserte n’était pas en pleine mer du Nord ?

4- Un jerrican de coca light. Ben voui, sinon ça fait trop d’objets.

5- Mes lunettes. Qui dit île dit plage. Qui dit plage dit sable. Qui dit sable dit pas de lentilles !

6- Un ordi avec connexion wifi. Intoxiquée, je suis ?

7- Un Anglais. Une semaine tout seuls loin de tout, ça ne se refuse pas !

Bon, ok, l’Anglais n’est pas un objet. Ou plutôt, on va le considérer comme mon toy boy pour cet article.

Shutter Island

Normalement, j’essaie de ne pas enchaîner les articles sur le même sujet, mais ce week-end nous sommes encore allés au cinéma avec les parents de l’Anglais, pour voir le dernier opus de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio en héros principal.

1954. Teddy Daniels, marshall fédéral, et son coéquipier Chuck sont appelés à l’asile pénitentiaire de Shutter Island. En effet, un patient a disparu et, considéré comme dangereux, son appréhension nécessite la présence de policiers fédéraux. Mais alors que les deux hommes mènent l’enquête, les pistes semblent partir dans tous les sens, et la disparition passe au second plan…

Je partais voir ce film avec beaucoup d’a priori. Il faut bien avouer que la combinaison Scorsese plus DiCaprio ne m’inspirait pas vraiment. Et force est de reconnaître que j’avais totalement tort.
Le film est remarquable, le suspense haletant. A aucun moment je n’ai vu venir le dénouement, lequel laisse un sentiment étrange et dérangeant. Le film est en outre servi par une très belle musique, à la fois grandiose et inquiétante, à l’image du lieu, et la manière de filmer entretient l’atmosphère sombre voire dérangeante de l’histoire.
Ce film est en outre une excellente adaptation du roman du même nom de Dennis Lehane, lequel avait déjà publié Gone baby gone et Mystic river

Les chèvres du Pentagone

Hier soir, l’Anglais et moi sommes allés voir un film dont la bande-annonce nous avait particulièrement alléchés : Les chèvres du Pentagone. Entre un casting de choix – Clooney, MacGregor, Bridges et Spacey – et un scénario complètement délirant, nous n’avons pas été déçus.

Attention spoil !
2002. Le journaliste Robert Wilton décide de partir en Irak suite à de nombreux bouleversements dans sa vie. Il cherche notamment à retrouver un certain Lyn Cassady, dont il aurait entendu parlé comme d’un soldat d’un nouveau genre. Ayant retrouvé l’individu par hasard, il le suit et se retrouve embarqué dans un road trip assez hallucinant au travers du désert irakien. Il apprend alors de la bouche de son guide l’histoire incroyable mais vraie des super guerriers du Pentagone, et le rôle de la chèvre dans tout cela…

Difficile de résumer ce film sans trop en raconter. Bien sûr, il part d’une histoire vraie, dont j’avais déjà entendu parler : la volonté des Etats-Unis de créer un guerrier “spirituel” capable d’utiliser des pouvoirs psychiques, le tout à peu près en même temps que le fameux bouclier anti-missile “Starwars” (oui Reagan aimait la SF). Toujours est-il que c’est un film extrêmement drôle, allant jusqu’à l’absurde et dont on ne voit absolument pas venir la fin.
Racontée par le personnage d’Ewan MacGregor, l’histoire alterne flashbacks et scènes “en temps réel”. George Clooney est touchant dans son rôle d’ancien Jedi – et la scène où Ewan MacGregor le regarde dans les yeux en disant ignorer complètement ce qu’est un jedi est très savoureuse. Jeff Bridges, en ancien militaire reconverti dans le new age, et Kevin Spacey en méchant manipulateurs sont également très bons, de même que les seconds rôles.

Mais le film n’est pas uniquement une comédie simpliste, il se présente comme une quête, avec ses héros et ses méchants, avec en filigrane le besoin que nous ressentons tous à trouver un sens à notre vie.
Nous avons adoré, cela en valait vraiment la peine.

Tourte médiévale / Medieval pie

Cette semaine, très inspirée par la lecture d’un article sur un blog danois, et toujours sous le coup de notre voyage en Angleterre, j’ai décidé de me lancer dans la confection d’une tourte médiévale. Bien entendu, j’ai été incapable de suivre la recette et j’y ai apporté mon propre grain de sel… Voici le résultat.

Ingrédients
2 pâtes brisées prêtes à l’emploi (un jour, j’essaierai de faire la mienne, mais là c’était plus simple)
200g de lardons
400g de boeuf
2 oignons
1 poireau
5cl de cidre
hysope
gingembre
sel, poivre
1 jaune d’oeuf

Préchauffer le four thermostat 7 (210°). Faire revenir les lardons avec les oignons et les poireaux émincés. Détailler la viande en petits morceaux, puis l’incorporer au mélange, baisser le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que la viande soit bien cuite. En fin de cuisson, ajouter le cidre, de l’hysope, un peu de gingembre. Saler et poivrer.
Foncer un moule avec l’une des pâtes brisées. Etaler la préparation uniformément sur ce fond de tarte, puis fermer hermétiquement avec la seconde pâte (attention aux bords !). Ménager une petite cheminée au centre de la tourte. Découper quelques décorations (ici des feuilles) dans les chutes de pâtes et les coller sur la tourte. Dorer le tout à l’aide du jaune d’oeuf et enfourner pendant 30 minutes.

Critique : pour être encore plus dans “l’air du temps”, j’aurais dû utiliser de la viande de mouton, de porc ou de poulet plutôt que du boeuf (qui est avant tout un outil de travail). Je pense également que j’aurais pu ajouter plus d’épices, comme de la muscade ou de la girofle.


Last week, I wanted to try a medieval pie recipe that I found on a Danish blog. As usual, I counld’nt stop myself from modifying a few ingredients and create “my own” recipe. As we just came back from England, I must admit that I have been a bit influenced by the food we ate there…

Ingredients
2 ready-to-use pastries
200g lard
400g beef meat
2 onions
1 leek
5cl cider
hysop
ginger
salt, pepper
1 egg yolk

Pre-heat the oven at 200°C. Mince the onions and leek, and brown them in a pan with lard. Meanwhile, cut the meat in small pieces, and add them in the pan. Stew until the meat is cooked, and add the cider and spices, then salt and pepper.
Roll out the first pastry in a dish, then pour the stew on it (do not add the gravy, unless the bottom of the pie will crumble). Cover with the second pastry and seal it, so that no air would come out, except for the middle, where you will make a small hole. Put in the oven for about 30 minutes.

Remarks : in order to make the dish more accurate, I could have used pork, lamb or chicken meat rather than beef (as ox is considered as a “tool”). Moreover, even if I used spices and herbs, I should have used more of them, such as cloves or nutmeg.

La princesse et la grenouille

Samedi soir, séance ciné avec Gaygo et l’aimable participation de la fièvre. Heureusement que nous allions voir un Disney et pas le dernier Polanski, parce que j’aurais été incapable de comprendre quoi que ce soit à l’histoire. Mais là, je vous rassure, j’ai à peu près suivi.

Nouvelle-Orléans, pendant les années 1920. Tiana rêve d’ouvrir un jour un restaurant et travaille sans relâche comme serveuse pour y parvenir. De son côté, le prince Naveen arrive en ville avec l’obligation d’épouser une héritière pour renflouer ses caisses. Mais c’est sans compter la machination du maître des ombres qui le transforme en grenouille, de même que Tiana quand elle accepte d’embrasser ladite grenouille. Les deux héros, égarés dans le bayou, devront s’entendre pour retrouver leur forme humaine…

On a beaucoup parlé de ce film comme étant le premier Disney qui mettait en scène des héros noirs. S’il est évident que c’est une particularité du film, elle est à nuancer, montrant de manière caricaturale un décor de Nouvelle-Orléans fantasmée, où la ségrégation raciale n’existerait pas, où les blancs seraient bons bien qu’un peu bêtas…
Mis à part ces critiques, c’est un joli film, dont les décors sont très beaux, surtout dans le bayou. Les personnages sont attachants, surtout les secondaires, comme Louis le crocodile et Ray la luciole (qui parle avec l’accent cajun). Cependant, on retrouve des éléments des précédents films Disney : certaines chorégraphies rappellent la petite sirène, le méchant fait penser à Jaffar, et il y a des clins d’oeil évidents à Cendrillon. Un moment agréable.

C’est la vie – Vanités

Désolée de ne pas donner de nouvelles alors que j’ai plein de choses à vous raconter, mais depuis vendredi j’ai la crève et l’énergie d’un mollusque qui a passé trop de temps sur l’étal du poissonnier. Promis, je me rattrape cette semaine, avec pour commencer la dernière expo que nous sommes allées visiter avec la reine mère et Roxy.

Il s’agit de l’exposition sur les vanités présentée au musée Maillol, qui tente de présenter le rapport de l’artiste à la mort depuis l’époque du Caravage. L’originalité de l’évènement repose non seulement sur l’importance des oeuvres exposées – plusieurs de Damian Hirst, un Nikki de Saint-Phalle… mais aussi sur la présentation “à rebours”, c’est-à-dire partant des oeuvres contemporaines pour remonter jusqu’aux classiques du XVIIème siècle.

Les oeuvres sont très diverses – peinture, photo, sculpture – présentées de manière classique (cartels et fond blanc) ou organisées autour d’un thème. J’ai ainsi beaucoup apprécié l’idée du cabinet du curiosité du XXIème siècle qui, à l’image du XVIIIème siècle, cherche à saisir ce que l’on ne comprend pas ou ce qui fascine, en l’occurrence ici, la mort.

Bien entendu, le seul inconvénient de faire une expo une après-midi en semaine, ce sont les petits vieux. Et non, c’est pas du racisme, juste une constatation : et que je blablate à haute voix, et que je pousse les gens pour regarder de plus près un tableau, et que je critique parce que quand même l’art moderne c’est moche… Groumf.

Sans doute l’oeuvre la plus connue de l’expo : In the name of God laugh, de Damian Hirst

Wolfman

Mardi soir, Imihel nous avait proposé une séance ciné, et nous sommes donc allés (avec nos chéris) voir Wolfman, remake d’un film des années 1960 avec, excusez du peu, Anthony Hopkins, Benicio del Toro, Hugo Weaving et Emily Blunt.

Fin du XIXème siècle. A la mort de son frère, vraisemblablement massacré par une bête sauvage, Lawrence Blackmoor est appelé par la fiancée de ce dernier à revenir au domaine familial et, si possible, enquêter sur les circonstances pour le moins étranges de son décès. Bien que brouillé depuis de longues années avec sa famille, le héros, devenu un grand acteur, accepte, et se retrouve confronté aux fantômes de son passé qui continuent de le hanter. En ville, une rumeur se répand : le frère ne serait pas mort tué par une bête ordinaire…

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un film sur la lycanthropie, et le héros sera malheureusement mordu par la bête féroce qui hante les bois. L’histoire est totalement cousue de fil blanc, mais use intelligemment des codes du genre. L’atmosphère sombre qui émane de l’ambiance est renforcée par le traitement de la couleur et la mine déjà inquiétante et rongée de l’intérieur de Benicio del Toro. Les acteurs sont tous excellents, avec une mention particulière à Hugo Weaving (mais je ne suis peut-être pas objective), parvenant chacun à rendre les nuances de personnages parfois un peu trop dans l’archétype.

Il faut aussi rendre justice aux effets “non spéciaux”, puisque les visages de loups-garous ne sont en fait que du maquillage, ce qui les rend plus effrayants puisque toujours un peu humains. Nous avons un peu regretté en revanche le côté gore, qui n’était pas spécialement nécessaire, la suggestion étant quand même beaucoup plus efficace.
En tout cas, c’est un film sympathique (et un peu flippant pour moi, donc totalement inoffensif) qui mérite un détour.