Elisabeth Vigée Le Brun au Grand Palais

vigée Le BrunDimanche matin, bravant la foule (et le joueur de clarinette fou), j’ai retrouvé Lucy qui effectuait une virée parisienne en célibataire, afin d’aller visiter cette exposition qui nous tenait à cœur. Après 50 minutes d’attente (aucune de nous n’avait songé à réserver…), nous avons enfin été admises dans le saint des saints le hall d’entrée.
L’exposition retrace l’oeuvre d’Elisabeth Louise Vigée Le Brun dans l’ordre chronologique, depuis ses œuvres de jeunesse jusqu’aux dernières toiles, composées quelques années avant sa mort.

photo (81)La richesse des tableaux exposées est impressionnante : on retrouve beaucoup de portraits très célèbres, certains conservés au Musée du Château de Versailles ou dans d’autres établissements prestigieux, dont la fameuse représentation de Marie-Antoinette et ses enfants, hautement symbolique et politique.
C’est en effet grâce à ses talents de portraitiste qu’Elisabeth Louise sut se démarquer et gagner la faveur de la famille royale et de la cour et, par conséquent, de la ville. Mais la peintre était aussi douée pour se mettre en scène, se faisant représenter par des amis artistes, et réalisant plusieurs auto-portraits. Ceux avec sa fille, en particulier, sont encore aujourd’hui très connus en ce qu’ils incarnaient un modèle d’amour maternel mis en vogue par les écrits de Rousseau.

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Prise dans le courant de la Révolution, jugée trop proche du pouvoir royal pour être honnête, Vigée Le Brun est forcée de fuir la France, d’abord en Italie, où elle pense passer quelques mois, avant de gagner l’Empire et la Russie (elle sera même admise à l’Académie de Saint-Pétersbourg). A chacune de ses étapes, l’artiste portraiture la bonne société, souvent la jeunesse dorée, donnant un visage aux noms célèbres de l’Europe d’alors. Ses portraits russes, notamment, peu connus en France car un seul y est conservé, rappellent très nettement ceux qu’elle a pu réaliser sous l’Ancien Régime.
Après son retour en France, Vigée Le Brun séjournera encore plusieurs années en Angleterre et se rendra à de multiples reprises en Suisse, y puisant l’inspiration pour un nouveau genre, la peinture de plein air.

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Plus qu’une rétrospective consacrée à une artiste, le Grand Palais nous offre le portrait d’une femme talentueuse, qui sut mettre ses pinceaux au service des plus grands et, surtout, de sa propre ambition (soit dit sans la moindre connotation péjorative). Quand on sait à quel rôle les femmes étaient facilement réduites à l’époque, cette carrière est particulièrement brillante.
Tout, dans cette exposition, m’a plu : la profusion des œuvres et des techniques (huile, pastel, craie…), les cartels en trois langues (et oui, tout le monde ne parle pas français), les nombreuses citations des Mémoires de l’artiste… A la rigueur, j’aurais juste aimé en savoir un tout petit peu plus sur sa relation avec sa fille, mais c’est vraiment pour chipoter.

En un mot comme en cent : courez-y, ça vaut largement son prix.

Souvenirs climatiques

Suite au concours organisé par Elanor pour célébrer les huit ans de son blog, celle-ci nous invite à évoquer huit “souvenirs climatiques”. J’avais commencé à m’y mettre hier matin, mais j’ai traîné, traîné… et la page de commentaires a buggé, si bien que j’ai tout perdu. Du coup, à l’instar de Sunalee, j’ai décidé d’en faire un article.

Souvenir climatique

  1. L’air frais automnal quand, chaque dimanche, je traînais mes parents pour une balade en forêt.
  2. Le jour de notre mariage, au milieu d’un mois pas très encourageant, il a fait un temps radieux sans être trop chaud.
  3. Premier séjour à New York, une semaine en avril. Un temps radieux, printanier, alors qu’il faisait gris et froid à Paris (qui a dit “comme toujours” ?). Le matin de notre dernier jour de vacances, la neige était tombée.
  4. En Tasmanie, à l’occasion de notre voyage de noces, le brouillard qui s’était levé d’un coup : nous avons gravi une passerelle qui dominait la mer, on ne voyait pas à trois mètres, alors que nous étions assez haut. Etrange sensation de flotter dans le ciel.
  5. J’ai rencontré un typhon, un vrai. Au cours d’une visite à Odawara, au Japon, et pendant les quelques minutes nécessaires à regagner la voiture de mes hôtes, mon jean s’est retrouvé aussi trempé que si j’avais plongé dans une rivière (j’avais de l’eau à mi-cuisses alors que mon imperméable arrivait aux genoux).
  6. Quand il fait beau et chaud, que je fais la sieste et qu’à mon réveil le soleil est encore haut dans le ciel.
  7. Petite, on faisait du feu dans la cheminée les dimanches où il faisait froid, et que ma mère faisait cuire des pommes de terre sous la cendre. Après le dessert, on avait le droit de faire brûler nos épluchures de clémentine.
  8. Faire de la balançoire alors que le mistral souffle et se faire peur à chaque envolée.

Questionnaire de Woolf

Après Malena, Shermane et titite, je reprends le flambeau de ce désormais célèbre questionnaire… J’espère que les réponses vous intéresseront.

Source
Source

Les livres marquants de la bibliothèque de vos parents :

L’intégrale des Rougon-Macquart de Zola, qui est sans doute à l’origine de ma passion pour cet auteur. Vénus Erotica d’Anaïs Nin, qui fut à l’origine de mes premiers émois érotiques. La Bible éditée et commentée par André Chouraqui, que je n’ai fait que feuilleter mais qui m’a toujours fascinée.
Dans la bibliothèque de mes grands-parents, un très gros livre, Le XXè siècle des femmes, que j’ai énormément parcouru, et qui fut sans doute ma première introduction, si ce n’est au féminisme, du moins à la cause des femmes.

Les lieux de votre enfance

Il y en a trop ! Mes parents ont beaucoup divorcé et beaucoup bougé, aucun lieu ne reste proprement lié à mon enfance. A la limite, la maison bretonne de mes grands-parents, mais j’étais déjà adolescente quand ils s’y sont installés.

Avec qui aimeriez-vous entretenir une longue correspondance et pourquoi ?

Elle n’est pas encore longue, tout au plus balbutiante, mais s’annonce prometteuse. Je ne t’oublie pas, c’est juré !

Une grande histoire d’amour avec une personne du même sexe, ce serait qui ?

Je dirais Isa. Même si, à mon humble avis, on se ressemble tellement qu’on finirait par s’engueuler au bout d’une semaine.

Que faites-vous dans vos périodes de dépression ?

Je mange, de préférence trop gras / sucré / salé, et je dors en journée.

Que faites-vous dans vos périodes d’excitation ?

J’ai un millier d’idées à la seconde, j’ai des fourmis dans les mains et les bras, j’ai envie de faire plein de choses…

Votre remède contre la folie ?

Coller le nez contre la Crevette et inspirer un bon coup. Son odeur est ce qui m’apaise le plus.

Vous créez votre maison d’édition. Qui publiez-vous ?

Je tenterai de débaucher Angéla Morelli, et éventuellement de lui proposer un projet à quatre mains. Et sinon j’essaierai de convaincre mon beau-père d’écrire ses souvenirs, vu que je n’ai pas réussi avec mon grand-père.

Vous tenez votre salon, qui invitez-vous ?

Ninon de Lenclos, mythique salonnière ; Chantal Thomas, qui saurait si bien restituer l’esprit de salon 18è ; Philippe Jordan, pour causer musique ; et C.euh, pour l’humour parisien.

Le secret d’un couple qui fonctionne ?

La confiance, la patience et la bienveillance. Savoir être à l’écoute de l’autre sans se renier soi-même et sans l’écraser.

La chose indispensable à votre liberté ?

Du temps pour moi. Des moments où j’ai le sentiment de ne rien devoir à personne et de pouvoir faire ce qui me chante.

Le deuil dont vous ne vous remettrez jamais ?

Celui de mon insouciance, le jour de la naissance de la Crevette. Ce jour-là, quelque chose a profondément changé.

Que trouve-t-on de particulier dans votre chambre ?

Des chaussures de tous styles et de toutes époques : des Doc Martens, des ballerines, des bottines Regency, des zôri…

A quoi reconnaît-on un ami ?

C’est celui qui vous engueule quand vous déconnez, mais qui vous tient quand même les cheveux quand ça dérape en soirée.

Quel est le comble du snobisme ?

L’élitisme à outrance.

Qu’est-ce que pour vous le Féminisme ?

Agir pour qu’être une femme ne soit plus un facteur de discrimination, quelle qu’elle soit. Ca vaut pour toutes les minorités, hein.

La plus belle façon de se donner la mort ?

Je ne vois pas de “belle” façon de se donner la mort. S’il faut en venir là, notamment pour des raisons de maladie incurable, je pense que le principal est de partir quand on le souhaite, de préférence dans un dernier éclat de rire.

Qui occupe vos pensées nuit et jour ?

La Crevette, très clairement. Ne serait-ce que parce qu’elle dépend de moi pour (presque) tout.

Vous démarrez un journal intime, quelle en est la première phrase ?

“Longtemps, je me suis couchée de bonne heure.” Ah non, c’est déjà pris, en fait.

Fragonard amoureux

FragonardVendredi dernier, j’ai enfin rencontré Elanor en vrai, et nous avions décidé de visiter l’exposition dédiée à Fragonard, actuellement au Musée du Luxembourg. Celui-ci a choisi l’angle le plus connu et le plus léger de l’oeuvre du peintre, celle de sa peinture libertine et érotique.

Selon une progression chronologique assez logique, l’exposition propose de suivre l’évolution du style de “Frago” depuis le milieu du 18ème siècle jusqu’au Directoire. Après les influences de la littérature précieuse et galante ainsi que de Watteau et Boucher, caractérisées par des scènes pastorales ou mythologiques, le peintre se tourne peu à peu vers des représentations très inspirées des libertins, pour finir sa carrière sur une sorte de revirement où l’allégorie remplace l’explicite et où les couples amoureux deviennent légitimes, suivant l’évolution de la sensibilité générale (“invention” de l’amour conjugal, retour du naturel…).

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Les œuvres présentées sont essentiellement des peintures, mais on trouve d’autres supports, comme des dessins et des gravures (certaines illustrant des romans licencieux). Des artistes qui ont travaillé avec Fragonard, ou qui ont pu l’inspirer sont également mis à l’honneur, en particulier Pierre-Antoine Baudouin, un peintre de miniatures.

La lecture
La lecture

J’ai beaucoup apprécié cette exposition. Légère, colorée, coquine… elle a tout pour plaire. Fragonard peint à merveille l’échauffement des sens, l’abandon, l’emportement. Au-delà de ça, on prend plaisir à guetter le détail, scruter les paysages et les intérieurs (les scènes galantes de la fin du 18ème siècle sont parfaites pour cela), à se délecter des témoignages d’une époque dont les élites prônaient une forme d’insouciance et de liberté de mœurs.

Le baiser
Le baiser

Petit bémol : comme souvent avec ce genre d’événements très médiatisés, et alors que l’espace est assez étroit, nous avons dû faire face à quelques attroupements devant les oeuvres les plus célèbres, qui parfois cumulaient groupe et audioguide. En revanche, comme toujours, j’ai beaucoup apprécié la boutique du musée, qui proposait, outre les cartes postales et les housses de coussin brodées désormais traditionnelles, une sélection de livres en rapport avec l’exposition, notamment des ouvrages libertins, que j’empilais sans m’arrêter dans mes bras. J’ai été sage, je n’en ai finalement pris que trois petits.
Quoi qu’il en soit, si vous avez besoin de bonheur, de couleurs et d’insouciance (et je crois qu’en ce moment, nous en avons tous besoin), allez voir Fragonard, c’est bon pour le moral.

Et après

Après les attentats de janvier, comme tout le monde j’étais sous le choc, ébranlée, révoltée, mais déterminée à vivre comme avant.
Aujourd’hui, c’est différent. J’ai beau faire la bravache, répéter qu’il faut penser à autre chose, continuer à me comporter de la même façon, mais j’ai peur. J’aimerais bien, comme Armalite, dire que je refuse d’avoir peur, mais au fond de moi, mes tripes se nouent quand même.
J’ai la chance formidable de n’avoir perdu personne de mon entourage, et pourtant, c’est passé extrêmement près. Des concerts au Bataclan, j’en ai vu, de même que mes proches. Des verres en terrasse (même si je déteste les terrasses), ça m’arrive d’en boire. J’ai même déjà mis les pieds au Stade de France.
En journée, j’essaie de ne pas y penser et, la plupart du temps, ça marche. Mais quand vient le soir, quand vient la nuit, l’angoisse reprend le dessus. Et si ça m’arrivait ? Et si je perdais quelqu’un ?

Source
Source

Alors il va falloir se battre. Se battre contre soi-même, dire à la peur d’aller se faire voir, reprendre le dessus. Je ne suis vraiment pas certaine d’y arriver seule, je ne sais pas combien de temps ça prendra. Mais c’est une nécessité, un devoir, oserai-je dire. Parce qu’il est hors de question que ces salauds gagnent.

Une semaine sans télé

Mire

Monsieur étant parti passer une semaine au pays-du-Loch-Ness-et-monstre-du*, j’ai dû attendre son retour pour regarder nos rares séries sans lui (vive le replay). Et comme la Crevette est restée avec moi à Paris, il m’était impossible de sortir tous les soirs faire les 400 coups, ça m’aurait coûté trop cher en baby-sitter. Du coup, je me suis dit que ça pourrait valoir le coup… d’éteindre la télé. Que de toutes façons, on regarde trop à mon goût.
Mais alors, que faire ? Voici la liste des activités qui m’ont permis de m’occuper sans télé.

  • Vendredi soir, j’ai lu le nouveau tome de 180° en sirotant un thé.
  • Samedi soir, ma mère gardait mademoiselle, j’en ai donc profité… pour prendre un bain. Genre le luxe ultime qui ne m’était pas arrivé depuis bientôt deux ans (nous avons un ballon d’eau chaude franchement petit, ça n’aide pas).
  • Dimanche, j’ai glandé devant mon ordinateur en regardant des vidéos débiles. Pas très constructif, je le reconnais.
  • Lundi, j’avais une soirée que je ne voulais pas rater (la baby-sitter n’a pas été déçue du voyage, j’y ai laissé un rein, et elle a passé une soirée d’enfer – littéralement).
  • Mardi, j’ai fait du repassage. Mes soirées sont glam’, vous n’avez pas idée.
  • Mercredi, 21 octobre 2015 oblige, j’ai revu Retour vers le futur II pour énième fois (j’ai arrêté de compter). Le monde m’en veut, le lecteur DVD s’est mis à déconner aux trois quarts du film.
  • Jeudi, j’ai bouquiné – une option à laquelle je n’ai guère eu recours car lire du “sérieux” le soir m’est parfois compliqué. Mais avec une bonne romance, ça repart comme en 40.

Au final, si je n’ai pas allumé ma télé – sauf pour ma soirée DVD maudite – j’ai quand même beaucoup traîné sur les réseaux sociaux et les sites débiles. Il m’est arrivé d’interrompre une tâche juste pour regarder une vidéo pour la dixième fois… Jeudi soir, je me suis même forcée à dîner à table, et non sur mon bureau, pour décrocher un bon coup. Du coup, il est évident que je suis intoxiquée aux écrans, et que j’ai intérêt à faire attention. Tiens ça ferait une bonne résolution pour 2016…

*La citation n’est pas de moi mais de Louise Rennison, dans “Le journal de Georgia Nicholson”

Je ne suis pas maniaque, mais…

Source
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  • Je déteste utiliser un savon sur lequel il reste des traces de mousse.
  • A la maison, les DVD sont classés par genre et par ordre alphabétique (en théorie).
  • Je préfère avoir 10 minutes d’avance qu’une minute de retard.
  • Je range toujours les livres de la Crevette selon le même ordre, qui prend en compte, leur taille, leur genre et leur éditeur. Si.
  • Je déteste me coucher quand il y a quelque chose sur le lit (à part le livre que je vais lire).
  • Si je m’écoutais, je passerais l’aspirateur tous les jours. Mais j’ai la flemme, et de toute façon j’ai pas que ça à faire.
  • L’un de mes métiers consiste (parfois) à supprimer les espaces surnuméraires entre deux mots. Et j’y prends un plaisir fou.
  • Quand j’ouvre mon navigateur, je mets toujours les quatre premières pages web dans le même ordre : Facebook, mes deux messageries principales, la page administrateur de mon blog.
  • D’ailleurs j’ouvre toujours mon navigateur avant d’ouvrir un document Word ou Excel, sinon ça me perturbe.
  • Je pousse des cris d’orfraie quand un éditeur change le look de ses tranches au beau milieu d’une série (ça casse la symétrie).
  • Je dois me nettoyer les mains environ 15 fois par jour et les ongles une à deux fois.
  • J’ai ma place dans le canapé. Et je ne poserai pas les fesses ailleurs (sauf s’il y a la Crevette, mais même le chat est prié de dégager).

Non, je ne suis pas maniaque. Mais je me soigne.

Objectifs 2015 : + 9 mois

L’été est fini, les neuf premiers mois de l’année sont écoulés, que reste-t-il de nos amours de mes objectifs ? Pour rappel, vous pouvez trouver la description ici, ainsi que les bilans à 3 mois et 6 mois.

Source
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  • Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans.
    Non seulement c’est fait, mais j’ai mis les cartons à la cave. En revanche, deux nouveaux défis se posent : j’ai croisé des mites dans le carton des gambisons (veste matelassée pour le combat médiéval) de l’Anglais et la Crevette ne s’arrête pas de grandir, je vais donc bientôt devoir ranger ses affaires d’été.
  • En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*.
    On s’en est occupées dès janvier, quand belle-maman est venue m’aider à débroussailler l’appartement.
  • Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014.
    J’en était venue à bout en juillet. Sauf que c’est comme le tonneau des Danaïdes: sans fond. J’ai rien fichu de l’été, donc j’ai trois mois de paperasse en souffrance. J’envisage de m’y coller ce week-end.
  • Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre.
    Je suis prise de la flemme du cuistot depuis deux-trois semaines, sans doute parce qu’on a été très occupés les week-ends et que je n’ai pas pu me ravitailler comme j’aime.
  • Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes.
    Finalement, je ne pense pas consacrer d’article à la question, mais je crois bien que je me suis trouvée. Bon, j’ai un peu percé mon porte-monnaie au passage, mais je ferai attention les mois qui viennent.
  • Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie.
    L’objectif maudit, apparemment. J’attends pieusement le prochain appel de dates pour la braderie, en priant pour que ça tombe un jour où je serai disponible.
  • Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si).
    C’est fait, alléluïa ! J’ai renoué cet été dans la piscine de mes beaux-parents et, n’écoutant que ma balance mon courage, je me suis inscrite à un cours à la rentrée. Je bois la tasse pendant la moitié du cours, mais j’apprends enfin autre chose que la brasse (et même ça, je suis en train de le réapprendre).
  • Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine.
    Ca n’a pas changé, on n’a toujours pas avancé, et vu que les impôts nous sont tombés dessus il y a quinze jours, ça attendra encore, m’est avis.
  • Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents…
    Comme je le disais en juillet, nous avons pu souffler à Vienne et à Bath, puis pendant les vacances d’été. En revanche, si monsieur a prévu de partir en Ecosse à la fin du mois (j’vous raconterai un peu), il n’y a rien à l’horizon avant les fêtes.
  • Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen.
    Je n’y croyais pas vraiment moi-même mais j’ai réussi. Ce fut un travail épuisant mais gratifiant (j’avais même 8 minutes d’avance sur ma deadline, la classe ultime).
  • Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge.
    Nous avons eu notre premier campement médiéval depuis… ouh là, longtemps, et avec la Crevette. Si les débuts furent un peu laborieux pour la demoiselle qui avait du mal à me lâcher, on a quand même passé un bon moment, et on est, a priori, les bienvenus dans l’association.
    J’ai également pu reprendre la danse, quoique sans monsieur – qui gardait le bébé crevé – pour le premier cours.
  • Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir.
    Objectif rempli, avec un bémol : j’ai dû annuler en catastrophe la sortie de juillet, parce que je n’étais pas bien. J’envisage une sortie au théâtre avec une amie, ainsi qu’une ou deux expos (mais avec les horaires de monsieur et les tarifs de baby-sitter, c’est parfois galère).
  • Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire.
    Je n’ai pas commencé, mais j’ai intérêt à me remuer le popotin, vu qu’elles sont valables jusqu’en mars. Comme toujours, le souci est le temps (et le fait que cette formule n’est sans doute pas pour moi, car j’oublie toujours l’existence de ces box).
  • Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit.
    Après le dentiste, j’ai vu le gynéco qui m’a dépisté plein de trucs sans rien trouver (c’était l’année), et l’ophtalmo qui m’a appris que ma vue n’avait pas bougé. Ce qui signifie que ma myopie est enfin stabilisée vu que cela fait plus de cinq ans que j’ai la même correction. En revanche, si je vois flou quelquefois, c’est parce que mon astigmatisme est trop léger pour être corrigé par des lentilles.

Voilà donc où j’en suis. C’est quand même pas mal, avouez. Je m’aperçois tout de même que ce qui me manque le plus, c’est le temps de faire (tout) ce que je veux, mais ça, c’est malheureusement logique avec un enfant en bas âge et un job à plein temps (et encore, je m’estime très chanceuse).
Rendez-vous le 31 décembre pour le bilan de l’année !

Visite de l’Opéra Bastille

Il y a dix jours, à l’occasion de la journée des abonnés, l’Opéra de Paris m’a offert deux places pour visiter Bastille. Entendons-nous bien, elles ne sont pas tout à fait tombée toutes crues dans ma boîte aux lettres, il a fallu que je m’inscrive assez longtemps à l’avance.

J’avais choisi un horaire qui me semblait “neutre”, 13h, soit généralement en plein repas dominical, mais c’était sans compter l’acharnement des gens : pour un groupe de 30 maximum, nous avons fini à… 34. Notre guide était très gentille mais avait mal à la gorge, ce qui nous forçait à la coller au maximum pour ne rien perdre de ses explications.

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Première partie dans la salle, vide, immense, qui peut accueillir 2700 spectateurs. Je suis déjà venue, mais ça n’en reste pas moins impressionnant de découvrir l’endroit (quasi) désert, rideau relevé et décor en place. Bon, je suis tellement absorbée par cette visite que je rate une marche et m’explose le tibia dans un coin de fauteuil (en poirier de Chine, s’il vous plaît). Dix jours plus tard, j’ai encore des marques bleuâtres du meilleur effet.

L'arrière-scène (les clichés sont mauvais, c'est à cause de la lumière)
L’arrière-scène (les clichés sont mauvais, c’est à cause de la lumière)

Puis nous passons de l’autre côté du miroir du rideau, et découvrons l’arrière-scène, monumentale. En effet, celle-ci fait six fois la surface de la scène “visible”, ce qui permet de stocker le décor d’un autre spectacle (j’ai donc pu voir ceux de “Madame Butterfly” que j’irai écouter demain), mais aussi d’accueillir une seconde scène de répétition. On nous explique la machinerie, la façon dont les décors sont placés sur des chariots et descendus au -6, si bien qu’il faut à peine une heure pour changer la scène du tout au tout.
Nous poursuivons dans les ateliers “Matériaux composites”, “Menuiserie”, “Peinture” et “Sculpture”. Si, à mon grand regret, nous ne pourrons pas accéder aux ateliers costumes et perruques, je suis ravie de découvrir ces endroits où se crée une partie de la magie de scène. Nous sommes quasi sous les toits et, en dépit du temps maussade, les verrières déversent une lumière claire.

L'envers du décor...
L’envers du décor..

Il ne faut pas avoir le vertige, car nous allons désormais au fameux -6, l’endroit où l’on assemble les décors avant de les remonter jusqu’à la scène. Au détour de couloirs, nous entrapercevons des salles de répétition, des espaces relativement confinés… jusqu’à débarquer dans une sorte de hangar à avion. Au-dessus de nos têtes, le plafond (le sol de la scène) se situe à 12m de hauteur.
L’endroit se divise en deux parties : d’un côté, brillamment éclairé, l’espace de réception et d’assemblage des décors (ceux-ci sont stockés hors de Paris) ; de l’autre, le vide technique (le monte-charge), plongé dans l’obscurité. C’est sur cette dernière note un peu irréelle, où le silence et la pénombre prennent le dessus, que nous achevons cette visite.

C’était bien, beau, instructif, et en même temps très frustrant. On a fait si peu de choses en 1h30 ! Du coup, je me demande si je ne vais pas m’offrir une nouvelle visite.

J’peux pas, j’ai piscine

Source
Source

Incroyable mais vrai, je me suis inscrite pour faire partie d’une association sportive. La dernière fois que ça m’est arrivé, ça devait être en CM1, lors de ma dernière année de judo.
J’ai toujours détesté le sport. D’abord, sans doute, parce que mes parents n’étaient pas sportifs : ma mère a pratiqué l’athlétisme jusqu’au bac mais ne s’éclatait visiblement pas, et à mon avis, mon père a toujours estimé que cette pratique était trop “prolo” (exceptions notables : le ski, le golf et le ski nautique). En outre, le sport implique qu’il faut faire des efforts pour obtenir des résultats et ça… je n’y suis pas habituée. Attention, je ne veux pas me vanter, mais c’est juste que je n’ai jamais eu la culture de l’effort. A l’école, ça s’est longtemps fait tout seul sans que je me casse la tête et, quand j’ai commencé à galérer (en maths, au hasard), j’ai choisi une autre filière où je ne risquais surtout pas de me trouver face à l’échec.

Mais là, j’ai décidé de me mettre un coup de pied aux fesses. Pour faire du sport, j’ai besoin de “croire” que ce n’en est pas et que je m’amuse. J’aime beaucoup danser en couple (mais c’est pas trop la tasse de thé de monsieur) et barboter dans une piscine. Me voilà donc embarquée dans un cours pour grands débutants (ce que je ne suis pas, mais j’ai pas le niveau pour le cours au-dessus). J’ai enfin découvert la vraie technique du dos crawlé (en même temps, ma prof est une vice-championne olympique de la discipline) et j’ai bu la tasse plus souvent qu’à mon tour.

Pourtant, je vais y retourner. Le mardi soir, maintenant, j’peux pas, j’ai piscine.