Hier soir, nous recevions du monde – et pas n’importe qui : la nounou de la Crevette. Dont la maison rutilante me fout la honte chaque fois que je fais une comparaison avec notre appartement. Et je ne peux même pas arguer du fait que, moi, j’ai un mari, un chat et un bébé pour foutre le bordel chez nous ; vu qu’elle a elle-même un mari et une fille en plus des enfants qu’elle garde.
Du coup, vendredi midi, ce fut le branle-bas de combat : aspirateur, lingettes, détartrant, chiffon à poussière, cartons, allers-retours à la cave et au local poubelles… J’y ai passé près de trois heures mais, enfin, la maison était (à peu près) digne de voir du monde. Il ne fallait pas trop fureter dans les coins ni s’attarder sur les détails.
Ce soir, je suis dans le canapé – où étaient installés nos invités – à regarder une série quand soudain, vision d’horreur : toutes les fenêtres du salon sont maculées de traces de doigts. Des doigts très petits et très baveux, je dirais.
Non, ce titre n’a rien à voir avec un vieux manga gay (poke Rafu), mais avec ma destination du jour. Je retourne dans la Grosse Pomme, cette fois-ci pour des raisons professionnelles : j’assiste à la conférence des Romance Writers of America. Une semaine à parler anglais, échanger des cartes de visite et assister à des conférences et des ateliers.
J’aurai une connexion internet mais pas beaucoup de temps et peut-être pas grand-chose à raconter… Quoi qu’il en soit, je vous ai préparé quelques articles, ouvrez l’œil (et souhaitez-moi bonne chance).
Piquée sur la page de Darwin, le chat de Captain Rawr, voici le questionnaire que vous attendiez tous sur mon chat à moi.
Le selfie le plus naturel du monde
11 faits sur moi (le chat)
1. Je suis le cadeau d’anniversaire de l’Anglais pour ses 24 ans.
2. Je suis une fille.
3. Un jour, je me suis coincée une patte dans mon collier anti-étranglement.
4. Un autre jour, j’ai rencontré une vipère, et j’ai failli ne pas m’en remettre (mes maîtres étaient au bord des larmes chez le véto, c’était touchant).
5. Je suis un chat d’appartement par nécessité, mais d’extérieur par nature.
6. D’ailleurs, on me surnomme “la terreur des taupes”.
7. Je déteste voyager et miaule d’un air pitoyable dès qu’on m’embarque dans ma caisse – même si ça ne m’empêche pas d’être ravie d’arriver, surtout quand il y a un jardin.
8. J’ai ruiné le canapé, les chaises et le sommier pour y faire mes griffes.
9. Quand je ne dors pas, mon activité préférée consiste à regarder par la fenêtre et à grogner contre les oiseaux qui passent (ou à observer intensément le trafic routier).
10. J’adore me percher sur le rebord de la fenêtre (à trois étages du sol) : ça fout la trouille à tous les visiteurs, et moi je suis la reine du monde.
11. Avant, j’étais la reine de la maison, mais je me suis fait piquer la place par la Crevette.
Non, je ne bougerai pas de là. Quoi, un bébé ? OK, vous avez gagné.
I. Comment t’appelles-tu? Y réponds tu quand on t’appelle?
Je m’appelle Ougol (charbon, en russe). Je réponds un peu quand j’ai envie, et toujours quand on me donne à bouffer.
Sinon, la Crevette m’appelle “Chaaaa” ou “Chacha”.
II. Quel est ton péché mignon point de vue nourriture?
La glace à la vanille et le yaourt à la framboise.
III. Ton Humain est-il assez asservi?
Ca dépend vraiment des jours. Toutefois, la Crevette a bien compris qu’elle habitait chez moi, vu qu’elle utilise le terme “Chaaaat/chacha” pour désigner la maison.
IV. Décrit moi ton endroit préféré pour faire la sieste.
Il y en a tellement ! Depuis quelques mois, j’aime siester sur la table à langer : en hauteur, confortable, près de la fenêtre… le pied total !
V. Aimes-tu sincèrement les croquettes?
Avec le temps, je me suis fait une raison. Mais je préfère quand même la sauce de la pâté (que ma maîtresse garde planquée quelque part “au cas où” – j’attends toujours que “le cas où” arrive).
VI. Raconte moi ce que ton Humain considère comme ta dernière bêtise!
La semaine dernière, j’ai pissé à côté du bac, et ma maîtresse ne s’en est rendu compte que le lendemain matin. Tu l’aurais entendue râler !
VII. As-tu déjà en tête la prochaine justement?
Non, je préfère improviser (hormis me faire les griffes sur les meubles, mais ça ne compte pas).
VIII. Raconte moi aussi comment tu es arrivé dans la vie de ton Humain!
L’Anglais voulait un chat et tannait mon Humaine pour en avoir un. Elle a longuement tergiversé (une sombre histoire de litière à changer), et a fini par céder pour l’anniversaire de monsieur, après lui avoir fait croire que ce ne serait que pour Noël.
IX. Veux tu te joindre à moi, pour la Grande Mutinerie des Chats?
Count me in.
X. As-tu peur de l’aspirateur? (si non, tu seras Haut Gradé dans mon Escouade!)
Quand j’étais chaton, jeune et inconsciente, je le regardais sans broncher. Aujourd’hui, je suis plus prudente, et préfère le fuir (ou l’observer de loin). Mais je ne file pas me planquer dès qu’on sort l’engin.
XI. Et alors, tu trouves tu ça juste de manger des croquettes quand les Humains ont de la vraie nourriture?
Quand j’étais chaton, j’étais révoltée ! Je me vengeais de ce triste régime en allait régulièrement piquer : de la peau de saumon dans la poubelle, des morceaux d’omelette ou de beurre dans la poêle… Avec l’âge est venue la raison : je suis moins branchée nourriture, mais j’ai mes petites préférences. Je ne laisse jamais mon Humaine m’oublier lorsqu’elle mange un Magnum, et je finis toujours par lécher la fin du bâtonnet !
Sur ce, à bon entendeur…
Mes 11 questions
1. Es-tu le maître incontesté de ton domaine ?
2. Comment es-tu arrivé chez tes Humains de compagnie ?
3. Croquettes ou pâté ?
4. Considère-t-on que tu es bien élevé (pas de patte sur la table, pas de réveil intempestif à 3h du matin…)?
5. Les voyages, tu es pour, contre, NSPP ?
6. Y a-t-il des choses qui te calment immédiatement ?
7. Fais-tu mentir l’adage “Les chats n’aiment pas l’eau” ?
8. As-tu un jouet ? Un jouet fétiche ?
9. Où préfères-tu te faire les griffes ?
10. As-tu un surnom ?
11. Aimes-tu te mettre en danger ?
Voilà, c’est tout ! Pour la peine, je tague Pristy chez Ioionette, et tous les autres copains auxquels je n’aurais pas pensé (là, je suis trop occupée à pioncer sur la chaise de bureau de mon humaine).
La semaine dernière, pour notre plus grand bonheur, France 2 a recommencé à diffuser son émission de pâtisserie, gros concours télévisuel nettement plus digeste que Top Chef ou Masterchef (un jour, je ferai un article sur la télé culinaire, c’est une de mes passions). Lors de la présentation des candidats, j’ai eu un moment d’illumination : même si les logos étaient floutés, je reconnaissais parfaitement la petite pâtisserie à côté de chez mon psy devant laquelle je passe au moins une fois par semaine depuis six ou sept ans, et d’où s’échappent de délicieux effluves.
Comme j’en faisais la remarque à monsieur, celui-ci m’a regardée d’un air de dire “Et c’est seulement maintenant que tu m’en parles ? Tu n’as jamais eu l’idée de tester ?” J’avoue que, étrangement, la minuscule devanture me faisait un peu peur – et puis je passe souvent le lundi, jour de fermeture. Du coup, jeudi, n’écoutant que ma gourmandise mon courage, j’ai poussé la porte du magasin.
Dans le sens des aiguilles d une montre : religieuse à la rose, dôme noir et sublime Ghana
J’ai jeté mon dévolu sur une religieuse à la rose, tandis que l’Anglais, que j’avais envoyé en repérage sur le site internet, m’avait commandé un dôme noir – mousse au chocolat noir, crémeux vanille et biscuit noisette. Et comme j’étais en veine de générosité, j’ai ajouté un “sublime Ghana” – pâte sablée chocolat, ganache chocolat noir et palet de crémeux à la vanille. Disons que ça portait bien son nom.
Le sublime Ghana en coupe
La religieuse était légèrement craquante, bien parfumée sans que ce soit écœurant ni trop sucré (le gros risque avec tout ce qui a le goût de rose). J’ai goûté un tout petit peu la mousse du dôme noir, que j’ai adorée, mais monsieur m’a affirmé que c’était un délice. Enfin, nous avions gardé le dernier pour plus tard et l’avons dégusté hier soir : le chocolat très noir se mêlait à une vanille très parfumée, nous nous sommes régalés.
Du coup, il a été décidé que nous testerions d’autres créations de temps à autre !
Il y a quelques semaines, au cours d’une virée à la Fnac, Monsieur a fièrement exhibé sa dernière trouvaille : un coffret blu-ray d’une série américaine consacrée à la Révolution (américaine, évidemment), dont le rôle principal est tenu par Jamie Bell. Je ne suis pas très séries – j’ai beaucoup de mal à tenir 26 épisodes d’affilée – mais je me suis dit “pourquoi pas ?” vu que la période m’intéresse beaucoup.
Automne 1776. L’Amérique vit sa révolution… Agressé et spolié par l’occupant britannique et les soldats loyalistes, le peuple américain souffre. Un fermier nommé Abe Woodhull est recruté par des amis d’enfance pour former avec eux un groupe d’espions qui inversera le cours de l’Histoire des Etats-Unis.
C’est une excellente série. Son format relativement court – dix épisodes d’environ 45mn et un pilote – en fait le divertissement idéal de quelques soirées. L’intrigue est extrêmement bien menée, haletante, fondée sur des faits avérés auxquels des détails ont été ajoutés, et dans laquelle les personnages, réels ou fictifs, se fondent avec une grande fluidité. On s’attache aux personnages dont aucun n’est lisse et on apprend peu à peu à discerner les motivations de chacun. Qu’est-ce qui pousse certains à opter pour la révolution ou pour la couronne d’Angleterre ? Le profit, le sens du devoir, la lâcheté, l’idée de liberté, la volonté de préserver les siens…? On tremble que les espions soient découverts, on s’indigne des exactions commises par les deux bords, on sourit de découvrir à quel point certains personnages peuvent être retors… La série nous happe totalement.
En outre, c’est magnifiquement filmé : les scènes de nuit sont vraiment sombres, tout juste éclairées à la torche, la lanterne, ou la bougie ; les décors naturels sont superbes et les décors urbains ou maritimes tirent bien leur épingle du jeu. Selon leur origine sociale, les personnages ne parlent pas le même anglais et, parfois, ne le parlent pas du tout !
Mais mon immense coup de cœur va au soin apporté à la reconstitution : en gardant l’oeil ouvert (bien que n’étant pas hyper spécialistes de la période), nous n’avons décelé qu’une ou deux choses un peu étranges/anachroniques, mais rien qui gâche l’impression d’immersion totale dans une petite communauté américaine du 18ème siècle. Quand une femme se déshabille, elle doit retirer son corset ; aucun soldat ne sort sans perruque ; il faut recharger une arme après un tir ; l’architecture est bien de style colonial ; les rues sont sales… Autant de détails qui contribuent largement à plonger dans cette révolution que nous connaissons si mal.
La diffusion de la seconde saison vient tout juste de s’achever aux Etats-Unis, et il me tarde de la découvrir !
Après la présentation de mes objectifs et le rapport d’activité à 3 mois, voici donc un bilan à mi-course. Du bon, du moins bon, du “complètement passé à la trappe”…
Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans. Depuis que je m’en suis occupée, je n’ai toujours pas évacué les cartons et sacs… Donc le placard est (à peu près) trié, mais il reste du bordel dans la chambre. Hem.
En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*. On s’en est occupées dès janvier, quand belle-maman est venue m’aider à débroussailler l’appartement.
Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014. C’est fait ! Joie, bonheur ! J’en ai même profité pour passer au prélèvement mensuel avec l’Agessa.
Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre. Ca, c’est bon, ça n’a pas bougé. Marché presque tous les dimanches, alimentation familiale plus équilibrée… Seule ombre au tableau ; j’ai été prise de fringales ces deux derniers mois, et elles commencent tout juste à s’apaiser.
Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes. Finalement, je ne pense pas consacrer d’article à la question, mais je crois bien que je me suis trouvée. Bon, j’ai un peu percé mon porte-monnaie au passage, mais je ferai attention les mois qui viennent.
Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie. Encore raté. Je n’ai pas pu assister à la braderie de juin pour cause de réunion de famille. Mais je ne désespère pas d’une nouvelle date vers octobre-novembre.
Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si). Ah, ah, ah. Ce point a même été l’objet d’un peu de friction entre l’Anglais (qui veut à toute force que j’y retourne) et moi (qui ai passé les mois de mai et juin à m’endormir dans le canapé sans prévenir). Soit je me mets un coup de pied aux fesses en juillet, soit je reprendrai pendant les vacances d’août (option bien plus probable).
Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine. Là, c’est carrément mal barré, compte tenu du budget qu’il faudrait y allouer. Et j’ai la vague impression qu’en plus notre matelas ne vaut plus grand-chose…
Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents… Si nous n’avons effectivement rien pu programmer en début d’année, nous avons profité à fond de notre séjour à Vienne et, la semaine dernière, de notre week-end plus ou moins impromptu à Bath. Avec les vacances d’été qui s’annoncent, on respire enfin.
Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen. Je n’y croyais pas vraiment moi-même mais j’ai réussi. Ce fut un travail épuisant mais gratifiant (j’avais même 8 minutes d’avance sur ma deadline, la classe ultime).
Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge. Ca se dégage : après Vienne, nous avons pu partir à Bath pour le bal Jane Austen, et nous aurons sans doute un autre événement de ce style en décembre. En outre, des amis nous ont proposé de les rejoindre une journée en septembre pour un campement médiéval, il sera donc temps d’étrenner les affaires de la Crevette.
Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir. Objectif rempli jusqu’à présent : après avoir repris mon abonnement à l’Opéra, j’ai réservé deux spectacles supplémentaires (un pour mi-juillet, un pour septembre). Mais ce serait bien d’aller voir autre chose que du ballet/de l’opéra.
Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire. Là encore, un échec, et c’est mal barré pour aller mieux. Affaire à suivre
Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit. Six mois plus tard, on y est ! Je suis enfin passée chez le dentiste pour un détartrage laissé en souffrance depuis trois ans, j’ai rendez-vous chez le gynéco ce mois-ci (je suis joie…) et chez l’ophtalmo à la rentrée. La sécu ne me dit pas merci, mais tant pis.
Voilà, c’est tout pour cette fois ! Rendez-vous début octobre pour le dernier bilan intermédiaire avant le grand récapitulatif de l’année.
L’angoisse qui monte lentement à l’idée de (re)voir mon père, ma belle-mère et ma demi-sœur.
La joie de retrouver le reste de ma famille.
Le soulagement de découvrir qu’elle ne me ressemble pas autant qu’on a bien voulu le dire.
L’agacement d’entendre le même lapsus (“Elles sont cousines…”) à plusieurs reprises.
La hargne de devoir rectifier (“Non, elles sont tante et nièce”).
Le calme que j’essaie de m’imposer pour faciliter le déroulement de la journée.
La fierté de voir la Crevette si dégourdie.
La surprise de constater qu’elles s’entendent plutôt bien (en même temps, à leurs âges, elles n’en ont rien à faire de la situation familiale).
La paranoïa à l’idée qu’on va les comparer et, partant, me juger en tant que (mauvaise) mère.
La gaieté lorsque les plaisanteries fusent.
La crispation à entendre la voix de plus en plus enfantine de ma belle-mère.
L’amertume de savoir que mon père nous a dissimulé son état de santé.
La colère quand ma belle-mère nous envoie des messages larmoyants pour tenter d’obtenir quelque chose de nous.
Le fatalisme de constater que, mine de rien, j’avais raison, et que j’ai bien fait de ne pas mentionner ma “carrière littéraire”.
L’irritation contre moi-même en me rendant compte que j’aurais mieux fait d’envoyer un message groupé à mes cousins pour éviter les allusions gênantes (ça m’apprendra).
Le cynisme qui m’envahit à mesure que je lis entre les lignes du discours si bien rôdé.
Le regret de me dire que j’aurais vraiment dû préparer cette grille de bingo (si vous êtes sages, je la publierai peut-être ici).
L’apaisement quand, enfin, nous sommes de retour et tranquilles pour au moins un an.
Depuis le temps qu’Armalite nous parle d’Escape Games à longueur de blog – je ne me plains pas, hein, je constate – j’avais très envie de découvrir cette expérience et d’en faire profiter l’Anglais. L’occasion s’est présentée à l’occasion de l’anniversaire DuMari de Ioionette : nous lui avons proposé de l’emmener jouer.
Las, compte tenu des emplois du temps invraisemblables de tout le monde (je pense que “trouver un créneau pour voir Ioionette et SonMari ensemble” devrait être une épreuve des JO), nous n’avons pas encore réservé. Qu’à cela ne tienne pour mon anniversaire… Rafu et Grégo m’ont invitée, nous avons embarqué l’Anglais, le +1 de Rafu et roulez jeunesse.
Nous avions choisi le bureau de James Murdoch. Sans rentrer dans les détails, le but ici est de s’échapper d’une pièce où nous nous sommes laissés enfermer, et nous disposons pour ce faire de 60 minutes. Le chrono défile à toute allure ! On fouille, on cherche, on fouine, on se casse la tête, on crie les uns sur les autres et on fait des blagues… Franchement, c’est une super expérience, exaltante même. En outre… nous avons gagné ! Nous sommes sortis avant la fin du décompte et avons eu droit à une belle photo souvenir pour célébrer ça (en revanche, pour battre le record et déboucher le champagne, on attendra).
2’34, on est laaaarges
Je ne peux que recommander. Nous avons passé un super moment, qui nous amusés et bien changé les idées. Les créneaux sont pris d’assaut, la liste d’attente est longue, mais n’hésitez pas à vous faire plaisir.
Voilà, les participations sont closes. A défaut de main innocente (la Crevette n’est pas là), j’ai procédé à un tirage au sort dans mon béret, et voici les résultats.
Pour Insaisissable Mr Darcy :
La gagnante est Lily S.
Pour La conquête de Mr Darcy :
La gagnante est mademoiselle Mars.
Envoyez-moi votre adresse à kleoinparis [chez] gmail . com d’ici vendredi, sinon je procéderai à un nouveau tirage.
Merci à toutes d’avoir participé, et rassurez-vous : je vais sans doute mettre en jeu d’autres livres prochainement.
Il y a quelques temps, j’avais proposé un concours sur ma page Facebook pour fêter les 400 “likes”. J’avais promis d’offrir une surprise à une de mes lectrices, ainsi que l’exemplaire de son choix de la trilogie. J’ai reçu pas mal de participations mais, une fois le tirage au sort effectué, j’ai été trèèès longue à préparer le colis. Quelque chose comme 6 semaines (faut pas être pressé). Je cherchais des choses bien spécifiques correspondant, selon moi, à l’atmosphère des romans et pouvant convenir au plus grand nombre.
Je ne vous fais pas languir davantage, voici ce que contenait le paquet :
On trouvait donc :
Le troisième et dernier tome de ma série “La famille d’Arsac”, Aventureuse Constance, dédicacé (eh, quand même !).
Deux marque-pages aux couleurs du 18ème siècle, l’un représentant une gravure de mode, l’autre un détail du très célèbre portrait à la rose de Marie-Antoinette.
Une carte postale, La liseuse, de Fragonard, avec un petit mot).
Du thé Dammann, “Nuit à Versailles” (thé vert parfumé bergamote, kiwi, pêche, fleur d’oranger, fleur de violette).
Des bonbons à la pomme “Délices de la Reine” qu’on ne trouve, à ma connaissance, que dans les boutiques du château de Versailles (même pas sur leur site marchand – assez nul, reconnaissons-le), et que j’étais bien contente de dénicher lors de notre balade dans les jardins.
Ma lectrice a été ravie et m’a envoyé un adorable petit mot pour me remercier. J’espère trouver d’autres idées une prochaine fois… Avez-vous des suggestions ?