Je ne suis pas coutumière de ce genre d’exercice, mais je me suis dit qu’essayer de trouver des choses positives dans ma semaine alors que je râle copieusement sur Facebook ou dans ces pages ne pourrait qu’être bon pour mon moral. J’espère réussir à renouveler ma liste tous les week-ends, on verra bien ce qu’il en est.
Les saris envoyés par mon cousin
Donc, cette semaine :
Mon cousin, qui fait le tour du monde, m’a envoyé deux saris, qui sont arrivés jeudi. Ils sont encore plus beaux en vrai qu’en photo !
J’ai réussi à finir deux livres (pas très compliqué, certes, mais c’est toujours ça de pris), ce qui n’était pas arrivé depuis un moment.
Mon curry de lentilles corail aux légumes était une réussite.
J’ai reçu ma participation en entreprise. Comme j’avais complètement oublié qu’on devait la recevoir et qu’en plus je serai imposée dessus si je la débloque trop tôt, je n’y toucherai pas et serai bien contente de m’en servir plus tard.
Je suis noyée de boulot mais j’avance plutôt bien, et je suis à peu près dans les temps pour le moment (croisons les doigts, il va falloir tenir jusqu’à décembre).
L’organisation d’un concours sur ma page “pro” a fait trois heureuses : les gagnantes, et moi.
J’avais commandé du verjus sur vente privée il y a quelques semaines et la livraison a eu lieu hier, à moi la cuisine médiévale (oui, je sais, on peut le faire soi-même, ça coûte moins cher et c’est facile – mais j’ai la flemme, voilà).
J’ai repris l’écriture et réussi à finir ce *%§#&! de chapitre 13 dans lequel j’étais bloquée depuis plus d’un mois.
La Crevette est chatouilleuse du haut du coude.
Nous avons repris la danse. J’ai mal partout dans les jambes, mais ça en valait la peine et, après quasiment un an de pause (grossesse, tout ça), je n’ai pas trop oublié les figures du quadrille.
Comme beaucoup d’enfants de ma génération – je suis née dans les années 80 – je suis une “fille de divorcés”. Quand ma sœur et moi étions petites, nos parents se sont séparés, mon père partant vivre en Suisse tandis que ma mère rejoignait – avec nous – celui qui allait devenir mon beau-père dans le sud de la France. Sauf qu’ils ne se sont pas arrêtés là. Et que leurs ex et nouveaux conjoints ont aussi refait leurs vies. Je vous laisse juger du bordel…
Aujourd’hui, je suis donc l’aînée d’environ quatre enfants. Non, je n’ai pas de meilleure explication.
J’ai une sœur “entière”, de trois ans ma cadette.
Nous avons un demi-frère, né du second mariage de mon père.
Le second mari de ma mère avait déjà deux filles de son premier mariage et, même si nous n’avons jamais eu de lien de parenté, nous avons été en partie élevées ensemble, partageant week-ends pluvieux et vacances ensoleillées. D’un commun accord, nous nous désignons comme “belles-soeurs”, voire “ex-belles-soeurs”. C’est limite plus simple que de dire “les filles du premier lit de mon ex-beau-père” (en plus, cette expression de “premier lit”, beurk).
La deuxième ex-épouse de mon père a eu un autre enfant après leur séparation. J’ai donc un demi-frère de demi-frère (un quart, disons).
Avec sa troisième (et actuelle) épouse, mon père a eu une fille il y a un peu plus d’un an. J’ai donc une demi-soeur qui a quasiment l’age de ma propre fille.
Tout cela fait un gros foutoir, me direz-vous. Et vous aurez raison. L’idée n’est pas de me plaindre – honnêtement, à force, ça devient un sujet de blague – mais juste de relater une expérience. Cette situation de famille peut parfois donner lieu à des situations totalement ubuesques : j’ai ainsi raté le mariage de ma belle-soeur parce que mon père se re(re)mariait le même jour.
Je ne vais pas vous mentir, ça n’a pas été toujours rose. Le divorce de mes parents m’a touchée de plein fouet, d’autant, je pense, que je n’ai rien vu venir. Je me suis très bien entendue avec mon beau-père, qui a fini par disparaître de nos vies quand ma mère l’a quitté. A l’inverse, je ne me suis jamais bien entendue avec la deuxième épouse de mon père (c’est un euphémisme), et j’ai quasiment sauté de joie quand ils nous ont annoncé leur séparation. L’actuelle situation de mon père (marié à une jeune femme de trois ans mon aînée…) me fournit ample matière à mes rendez-vous chez le psy.
De tout temps, mon angoisse a été de reproduire le schéma parental. Au point qu’au début de notre relation, alors que nous parlions déjà enfants et mariage, l’Anglais a dû me convaincre à plusieurs reprises que nous formions une famille et qu’il n’allait pas se barrer du jour au lendemain (je dis ça, mais ce sont toujours les femmes qui partent, chez nous).
Après, je reste persuadée que la séparation de mes parents nous a épargné de vivre dans une famille à l’union de façade, qui aurait donné lieu à un autre type d’angoisse. La famille parfaite n’existe malheureusement pas, mais je reste convaincue qu’il doit exister une demi-mesure, une façon de préserver au maximum les enfants des désaccords (voire des conflits) des adultes qui les entourent.
Vendredi : je bosse autant que possible dans le temps imparti (9h-17h30, grosso modo), mais consacre tout de même une heure à une pause déjeuner et préparation du gâteau pour la soirée d’anniversaire de l’Anglais. Heureusement qu’on a fait les courses hier, j’aurais jamais pu m’en sortir toute seule, mais je dois quand même renvoyer monsieur en mission “assiettes et verres en plastique). 2kg de dragibus dans un saladier, ça fait beaucoup quand même – d’ailleurs, j’en connais un qui s’est vanté : il en reste. Recevoir du monde chez soi quand on est parent, c’est passer pour la pénible de service en demandant régulièrement à ses invités de baisser d’un ton. Couchée à 1h du mat’ bien tassé, me suis laissée emporter par mon enthousiasme, j’ai trop bu.
Samedi : tiens, j’ai dormi seule – oh mon Dieu, et si j’avais enfermé l’Anglais sur le balcon hier soir ? Ah bah non, il roupille dans le salon. De toute la maisonnée, seule la Crevette a les yeux en face des trous, ce matin. Je rejoins Ioionette au pied de la butte Montmartre pour visiter le musée Gustave Moreau – le quartier est magnifique et méconnu, d’un calme stupéfiant en plein Paris. Retour ventre à terre pour passage de témoin : cette après-midi, c’est à monsieur de sortir et à moi de garder la petite. Je farfouille la belle boutique de déco du centre-ville pour trouver le cadeau d’anniversaire de ma mère. Je ferais bien un détour par la librairie mais il faut savoir raison garder. Soirée tranquille dans le canapé en regardant DALS sous prétexte que j’ai pas besoin de faire attention et que je peux en profiter pour écrire.
Dimanche : il va falloir réveiller tout le monde si on veut être à l’heure… La température a drôlement chuté, j’aurais peut-être dû mettre un vrai manteau. Courses au marché depuis… ouh là, quatre semaines, au moins. Départ – dans la nouvelle voiture ! – pour un déjeuner pantagruélique composé de foie gras, charcuterie italienne, saumon fumé, salade de pommes de terre, macarons et… tomates cerises (pour la bonne conscience). Je n’aurais peut-être pas dû prendre deux verres de champagne en plus du vin, je n’ai qu’une envie : roupiller. La Crevette s’endort sur son biberon et, une fois que je l’ai redressée pour lui faire faire son rot, je pique du nez à mon tour. Je pense qu’on aurait pu nous coucher ensemble. L’avantage du déjeuner, c’est que – chose exceptionnelle chez moi – je n’ai pas faim ce soir.
Vous vous souvenez que je vous annonçais en grande pompe, il y a quinze jours, que je reprenais mes études ? Ben ça m’apprendra à claironner les choses, tiens. Parce que la fac, j’y ai toujours pas mis les pieds, et c’est pas pour tout de suite, m’est avis.
Plusieurs raisons à cela. Tout d’abord, ne pouvait assister à la réunion d’information obligatoire, j’ai envoyé un mail à ce sujet au secrétariat pédagogique et au professeur chargé des Master pour les informer de la situation et leur demander que faire. A ce jour, j’attends toujours qu’ils me répondent…
J’avais résolu d’assister au cours en sortant de l’avion la semaine dernière, nonobstant le jet-lag et la fatigue, sauf que… Avec la grève d’Air France, nous sommes restés bloqués 24h supplémentaires à l’aéroport, et le mardi était jour d’hôpital pour la Crevette (que je n’ai pas pu accompagner parce qu’on était encore à la douane – merci maman pour l’aide), et je n’avais pas eu le temps de m’organiser pour la faire garder les jours suivants.
Enfin, le soir de notre arrivée à New York, j’ai reçu une proposition de traduction au sein d’une maison d’édition que je veux intégrer depuis plusieurs années. J’aime autant vous dire que j’ai sauté sur l’occasion. Bon, d’accord, le texte est à rendre pour le 21 novembre (la bonne blague) et je vais en chier autant que si j’étais allée à la fac, mais là ça devenait ingérable, et j’ai une nounou et des impôts à payer.
Est-ce que je regrette ? Oui, quand même. D’un autre côté, cela faisait quinze jours que je n’en dormais plus et que je faisais des crises d’angoisse en pensant à la rentrée. Outre la peur du décalage par rapport à la population estudiantine, j’étais terrorisée par le temps perdu dans les transports, la masse de travail qu’il me faudrait abattre et la perspective de ne plus voir la Crevette deux à quatre soirs par semaine (ce dernier point en particulier me fendait le cœur).
Du coup, je pense que c’est partie remise, reste à savoir pour quand. Mais je pense que cette fois-ci, je vous l’annoncerai une fois mon diplôme en poche.
Quand j’ai eu mon bac, je suis entrée en classe préparatoire. Vous savez, le truc dont on n’est pas censé relever la tête pendant deux ans. J’ai sans doute estimé que je n’en avais pas fait assez car, du moment où j’en suis sortie, je n’ai eu de cesse de me poser des défis tous plus saugrenus les uns que les autres.
En 2002, j’ai attaqué ma licence (actuel L3) d’histoire et ma première année de japonais.
En 2004, je suis partie étudier au Japon pour mon DEA (équivalent du M2) tout en passant les examens de licence de japonais en contrôle terminal (et en suivant des cours de japonais à la fac, à Tokyo).
En 2007, j’ai quitté le monde merveilleux de la vie estudiantine et fauchée (j’ai un peu traînassé, je le reconnais) avec un grand coup de pied au derrière de la part de mes parents. Bon gré, mal gré, j’ai trouvé un job dans lequel je me suis vite ennuyée mais qui me permettait d’être indépendante (pas beaucoup, surtout quand on habite à Paris, mais c’était toujours ça de pris).
En 2010, je me suis lancée dans la traduction, à la fois parce que j’avais besoin d’une stimulation intellectuelle et parce que je souhaitais me reconvertir. En plus de ma semaine de travail normal, je traduisais le soir et le week-end (à l’exception du jeudi) et ma vie sociale en a pris un méchant coup.
En 2012, j’ai enfin trouvé le courage de passer à temps partiel, histoire de ne pas finir complètement dingue sous la masse de travail. Accessoirement, quitter (au moins en partie) mon boulot d’origine m’a ôté un grand poids.
A peine quelques mois plus tard, après une conversation avec mon éditeur, je me suis lancée dans la grande aventure de l’écriture. Le soir et le week-end, bien entendu.
En 2014, la Crevette est née, et je commence tout juste à revoir la lumière du jour après un long tunnel de six mois. Je suis en retard pour à peu près tout (quand ce n’est pas ultra en retard), mais qu’à cela ne tienne.
Vous vous souvenez que je disais que la naissance de mademoiselle avait fait bouger les choses ? Eh bien voilà : j’ai décidé de reprendre mes études. Les cours commencent le 22 septembre, à des horaires parfaitement incompatibles avec la nounou, bien évidemment. J’ai toujours une trad à rendre, un bouquin à écrire, un job à temps partiel, et un bébé. Même pas peur.
A ce rythme-là, je vous avoue que je suis un peu inquiète pour 2016, quand même…
Depuis le début de la semaine, mon côté parano sent une légère conspiration de l’univers pour m’empêcher de partir en week-end. Je m’explique : peu après la naissance de la Crevette, l’Anglais et moi avons réservé un séjour de 4 jours à New York en septembre, à la fois en guise de cadeau d’anniversaires / d’anniversaire de mariage / de naissance et parce que nous avions besoin d’une grosse carotte pour tenir le coup. Départ prévu demain matin.
Depuis lundi, la Crevette est patraque. Après avoir mis ça sur le compte d’une nouvelle poussée dentaire, il s’avère qu’elle a plutôt une petite gastro (ou un virus, on sait pas trop), mais juste ce qu’il faut pour vous faire peur. Depuis lundi toujours, les pilotes d’Air France sont en grève, et il est impossible de savoir si notre vol sera maintenu…
Greg, tous droits réservés
Ce matin, pendant que je cours dans tous les sens pour ranger la maison / faire une dernière machine / préparer les valises, je vérifie pour la cinquantième fois l’état du trafic aérien : notre vol est annulé. Comme nous n’avons aucune information de l’agence de voyage pour le moment, je fais comme si de rien n’était, choisissant des vêtements pour tout le monde et me demandant quel temps il peut bien faire à New York et quels films en retard on pourrait voir à Paris ce week-end si on est bloqués.
Une heure plus tard, j’ai l’excellente surprise de découvrir que le congélateur a passé la nuit ouvert. Selon toute vraisemblance, quelqu’un que je ne nommerai pas (mais dont je partage la vie) a mal refermé la porte hier soir après avoir pris son magnum. Me voilà donc en train de mettre à la poubelle à tour de bras, d’éponger et de cuisiner ce qui est sauvable. A moins de 24h du départ, j’adore. En même temps, j’avais mentionné hier que je voulais le dégivrer, il faut toujours prendre garde à ce que l’on souhaite…
Cela ne fait même pas une heure que je suis en train de limiter la casse quand la nounou m’appelle pour m’annoncer que la Crevette est en très petite forme, n’a plus de voix, une éruption cutanée du plus bel effet et refuse de manger (nous avons déjà dû courir en urgence chez le pédiatre hier soir). Me voilà donc, plantant là ma cuisine et mon congélo, partie récupérer ma postérité grincheuse. Effectivement, c’est pas joli-joli, mais je ne peux pas appeler le cabinet médical avant 14h30. En attendant, biberon et sieste.
Je suis donc au milieu de la cuisine, les pieds dans l’eau, et mon week-end avec (ou presque), quand soudain tout s’éclaire. Le pédiatre me confirme par téléphone qu’il s’agit bien d’un virus et non d’une varicelle, nous prenons le vol de fin de matinée/début d’après-midi pour New York et le congélateur… Eh bien, disons que je l’ai dégivré à fond et que j’ai fait un nettoyage par le vide.
Pour Dispositif Intra-Utérin, et pas “do it urself” mal orthographié (désolée, j’avais envie de la faire depuis que je réfléchis à cet article).
Avertissement : cet article parle de contraception féminine (mais si tu es un mec, ça te concerne aussi), de sang, de cycle menstruel et de vie sexuelle. Si tu n’as pas envie de le lire, personne ne t’y oblige, et tu peux toujours aller regarder des vidéos de chatons mignons (là, par exemple – ne me remercie pas).
Comme beaucoup de femmes de mon âge (la trentaine), je fais partie de la génération pilule : c’était le mode de contraception le plus simple / le moins coûteux / le plus adapté / le plus connu, celui pour lequel nos mères s’étaient battues, le symbole d’un combat et d’une avancée pour le droit des femmes. Quand j’ai estimé qu’il était temps d’adopter un mode de contraception, je n’ai pas réfléchi une seconde, je suis allée voir un gynéco, il m’a prescrit une prise de sang et, partant, la pilule. Terminé.
Rétrospectivement, je n’ai même pas le souvenir d’avoir eu droit à un speech sur les points positifs et négatifs de telle ou telle contraception, mais j’étais assez informée à l’époque (du moins le croyais-je). Et donc, bon an, mal an, j’ai avalé mon comprimé trois semaines sur quatre pendant dix ans et quelques mois. Ouais, quand même.
Quand nous avons décidé d’avoir la Crevette, j’ai donc arrêté ma contraception et j’ai découvert un truc : la libido. Je ne dis pas qu’avant il n’y avait rien (faut pas exagérer !), mais pour le coup, l’envie se manifestait très clairement à certaines périodes. On me dira qu’il y avait un facteur encourageant (vouloir faire un bébé, ça donne clairement envie de s’envoyer en l’air), mais moi je trouvais qu’il y avait baleine sous gravier (ou anguille sous roche, comme vous préférez).
Au fur et à mesure d’articles lus, de discussions avec les copines, avec l’Anglais (qui est un peu concerné, mine de rien) et avec ma gynécologue, il est apparu que la pilule avait un effet sacrément lénifiant sur ma libido. J’envisageais de changer de contraception mais, ainsi que me l’a fait valoir le médecin, le problème se poserait avec n’importe quel dispositif hormonal, ce qui me laissait en gros le stérilet (je n’ai pas envie de tenter la méthode naturelle, les spermicides ou le préservatif).
Dire que j’avais des a priori négatifs sur le sujet est un euphémisme : rien que la perspective de trimbaler un corps étranger avec moi me donnait des sueurs froides, et puis j’avais un peu beaucoup la trouille d’avoir mal. En plus, ma mère a eu une mauvaise expérience avec le stérilet après ma naissance, et ça m’a sans doute rendue encore plus méfiante.
Mais bon. A force d’en parler et d’y réfléchir, j’ai fini par me laisser convaincre. Au pire, je pouvais toujours me le faire retirer. Je précise au passage que j’ai sans doute un profil franchement compatible avec la bête : cycles très réguliers, règles peu abondantes, pas d’antécédents médicaux, etc.
Le jour de la pose, je n’en menais pas large. Pour le coup, j’ai vraiment pris une suée ! Tout en préparant le dispositif (l’avantage de la position “gynécologique” c’est qu’on ne voit rien de ce qui se passe et c’est sans doute pas plus mal), mon médecin m’a expliqué comment ça allait se passer. Puis elle m’a annoncé : “J’en suis à la première étape sur trois… à la deuxième… voilà c’est terminé.” Comment ça, terminé ? Mais euh… il s’est à peine écoulé 5 minutes.
Est-ce que ça fait mal ? A titre personnel, j’ai trouvé ça inconfortable, mais pas douloureux. Ca a tiraillé à deux-trois moments comme quand j’étais enceinte, mais c’était franchement pas insurmontable. Le plus désagréable, pour moi (mais sans doute parce que j’ai des problèmes à ce niveau-là), c’était le spéculum qui permettait de laisser l’accès au col de l’utérus.
Bilan : cela fait désormais un peu plus de trois mois que j’ai ce dispositif, et je suis ravie. Outre ma libido qui a cessé de faire la tronche voire de disparaître quand ça lui chante, j’ai l’esprit libre et n’ai plus peur d’oublier ma pilule (quoique dix ans de réflexes font que tous les soirs en me brossant les dents je me dis que je dois la prendre…).
Au début, j’avais la trouille parce qu’on m’avait dit que mes règles seraient plus abondantes et… effectivement, mieux vaut être prévoyante ! Aujourd’hui, mes cycles durent en moyenne 4 à 5 semaines (mais quand j’étais ado, ils faisaient 31 jours tout rond, alors je pense que je suis revenue à la case départ), et les 36 premières heures sont généralement sanglantes. Ca dure plutôt huit jours que cinq, mais en dehors de ça, c’est une affaire qui roule.
J’ai également un syndrome pré-menstruel plus marqué (notamment des douleurs dans les reins et une humeur un peu à fleur de peau) et une jolie poussée d’acné en milieu de cycle mais comme dirait mon psy, dans mon cas c’est pas plus mal que je sente ce qui se passe dans mon corps.
Bien entendu, ce n’est pas un dispositif qui convient à tout le monde, et l’idéal est d’en parler à son professionnel de santé. Vous pouvez également consulter le site choisir sa contraception, édité par l’INPES.
Je vous aurais bien raconté les découvertes que j’ai faites dans mes placards de cuisine (oh, de la purée de haricots rouges sucrée périmée depuis septembre 2013…), les trucs improbables qui sont ressortis (ainsi donc, la facture de l’iPad était sur le meuble de l’entrée depuis deux ans…), le nombre de machines de linge qu’on a fait tourner (et encore, j’avais nettoyé le canapé il y a 15 jours contrainte et forcée, souvenez-vous), les allers-retours à la cave/la déchetterie/le local poubelle (on a dû évacuer une vingtaine de cartons de vin vides) ou les petites victoires (tiens donc, la table basse n’est pas qu’une légende urbaine, elle existe bel et bien).
Mais comme on dit, un petit dessin vaut mieux qu’un long discours, alors je vous ai fait un mini diaporama avant/après, comme dans les émissions de télé (mais sans Valérie Damidot, j’suis sympa).
Le salon avant……le salon après (oui, il y a toujours du linge qui sèche, c’est normal dans une maison avec un bébé)Mon bureau……et ce matin (si, si, je vous jure, il y a de l’amélioration : il n’y a plus de poussière)La salle à manger/bureau de l’AnglaisOn voit pas forcément bien, mais la bibliothèque est rangée ET dépoussiérée
Première constatation : incroyable la place dont on dispose dans cette maison. Deuxième constatation : un détour chez Ikea s’impose, nous avons urgemment besoin d’une nouvelle bibliothèque (qui débordera au bout de deux mois).
Soyons francs, je ne m’en serais jamais sortie toute seule et je dois de sacrés remerciements à ma belle-mère. Mais bon, je vous rassure, on a gardé le meilleur pour la fin : demain, on évacue les six mois (au moins !) de paperasse en souffrance.
Ben oui, parce que figurez-vous que maintenant que la Crevette est chez la nounou toute la journée, j’ai vachement plus de temps de cerveau disponible pour faire ce que j’ai à faire (finir une trad, un roman, faire le ménage… oh, wait). Compte tenu de l’ampleur des dégâts – six mois à expédier les affaires courantes et à déplacer des monceaux de trucs de la table à l’étagère au pied du lit au bureau et de nouveau à la table – j’ai enrôlé Belle-Maman.
Mon état d’esprit depuis quelques semaines
Que les choses soient claires : j’adore ma belle-mère, et ce sans la moindre ironie de ma part. Mais pour vous donner une idée, elle est du genre à mettre la théière (en porcelaine) dans le lave-vaisselle pour remplir la place (moi aussi, j’en ai eu des frissons d’angoisse), et m’a appelée hier soir pour savoir ce qu’elle devait apporter (un deuxième aspirateur ? un balai-brosse ? des produits ménagers ?).
Si jamais je ne donne pas signe de vie d’ici vendredi, formez une expédition de sauvetage.
Emballer la crème solaire de la Crevette avec son gel pour les dents et lui enfiler une robe légère à 8h du matin. Ouvrir la fenêtre de la chambre et sortir sans prendre la peine de la fermer ; l’entendre grincer régulièrement pendant la journée en se disant qu’il faudrait graisser les charnières – et puis peut-être pas, en fait : chaque fois qu’elle fait du bruit, ça me rappelle qu’il fait assez beau pour qu’elle soit ouverte.
Entendre un chat miauler dans la rue, descendre s’assurer que tout va bien, et se retrouver à faire ami-ami pendant 5 minutes. Partir à un rendez-vous en sandales et jupe légère, et surtout sans gilet (impensable pour moi). Exhumer les lunettes de soleil qu’on avait remisées un peu vite dans le tiroir de l’entrée en se disant que c’était fini pour cette année. S’attacher les cheveux en catastrophe parce qu’il risque de faire chaud dans les transports. Acheter une robe pour la Crevette – rose, certes, mais à carreaux et ornée d’un hibou. En rentrant, découvrir avec stupeur un autre chat (le nôtre) planqué dans les pulls, par 25°.
Travailler, mais pas autant qu’on l’aurait souhaité, toujours le nez un peu l’air avec ce beau temps. Discuter grossesse royale et ménage avec mon psy, indépendance de l’Ecosse, grossesse royale et vie amoureuse avec les copines, Crevette et grossesses royales avec la nounou (y aurait-il un thème aujourd’hui ?). Se dire qu’on irait bien faire une sieste ou boire un verre en terrasse pour finalement décider d’avancer le plus possible dans la trad. Récupérer la Crevette au square et passer une demi-heure à discuter à l’heure où le soleil est encore présent mais la lumière plus douce et la température plus clémente.
Recevoir une super proposition de la part d’Editeur Chéri pour octobre, mais chut. Coucher la Crevette qui s’est endormie sur son biberon, contempler le bordel de la maison en se disant que ce n’est pas si grave pour l’instant – mercredi, c’est jour de grand ménage. Mettre Les Guignols en pause pour l’Anglais et envisager de se verser un petit verre de vin pour faire couler la soirée.
Aujourd’hui, c’était presque les vacances, et malgré la montagne de boulot que j’ai l’impression d’attaquer à la petite cuillère, c’était une chouette journée.