Un jour sans fin

Samedi, journée marathon. Evidemment, à force de quitter Paris un week-end sur deux et de bosser le reste du temps, il faut bien trouver un moment pour voir les amis et la famille.

Les hostilités ont démarré le matin : rendez-vous à Versailles avec ma mère et ma soeur pour acheter un chapeau pour le mariage de mon cousin (et oui!). D’or et déjà, la boutique, est petite mais très fournie, les vendeuses, une mère et sa fille, sont accueillantes et de bon conseil. A nous trois, nous essayons l’intégralité de la marchandise : fous rires, critiques, oeillades, tout y passe. Mon choix finit par se fixer sur un magnifique chapeau en sisal gris orné de plumes roses fuschia.

Après un rapide mais délicieux déjeuner, retour à Paris, car j’ai rendez-vous avec Matou. Nous allons assister au concert de Virginie Pasdeloup, pianiste de ses amies, à l’église de Billettes. En réalité, il s’agit d’un temple luthérien édifié au XVIIème siècle, à l’architecture dépouillée et très lumineuse. Très bien chauffé également. Nous ne pouvons assister qu’à la première partie du concert, qui nous permet d’apprécier des oeuvres chantées ou pour piano seul. Nous n’entendrons pas la seconde partie, consacrée aux oeuvres de Bach pour piano.

En effet, pendant que Matou file retrouver Très Belle Maman de l’autre côté du périphérique, je vais assister au concert de la Queue du Lézard pour le premier tour du Fallenfest. Difficile d’en parler sans être subjective, donc juste pour dire que c’était bien mais qu’ils n’ont pas eu assez de voix.

Je m’éclipse en vitesse pour retrouver Eidyan et Fayt et aller à l’anniversaire de Dame Charlotte. Jolie table, costumes, rien n’a été oublié. Le repas, d’inspiration médiévale, était délicieux ! Retour à la maison avant le dernier métro, pour retrouver l’Anglais.

La vague

Vous croyez qu’une nouvelle dictature en Europe est aujourd’hui impossible ?

Partant de cette interrogation, le professeur Rainer Wenger propose à ses lycéens une forme d’ “initiation” lors de la semaine thématique sur l’autocratie. Avec leur aide, il crée une idéologie, un uniforme, un mode de communication propres à leur communauté, afin de leur montrer quels sont les procédés qui permettraient l’arrivée d’une nouvelle dictature. Pensant à une simple expérience pédagogique, il se retrouve bientôt dépassé par les évènements qui débordent du cadre scolaire et est pris lui-même par son personnage.

Le film est excellent. Les acteurs sont tous très bons – à l’exception peut-être de la jeune première qui fait un peu trop “Je suis belle donc je joue bien” – et le propos est bien traité. Inspiré d’une réelle expérience réalisée dans un lycée californien dans les années 1960, le film est également terriblement angoissant. Il démontre simplement et efficacement avec quelle facilité nous pouvons succomber à des idéologies simples mais fortes, et à l’effet de groupe. Bien sûr, on peut arguer que les sujets étant des adolescents en construction, ils sont plus sensibles à ce genre de chose. C’est en partie vrai, mais je pense sincèrement qu’à un moment ou un autre, poussés par des évènements plus ou moins terribles ou par la perte de repères, nous sommes tous susceptibles de succomber à ce genre de manipulation. C’est en tout cas un film qui donne à réfléchir, et je vous incite fortement à y aller.

Salon du livre 2009

Attention, ce post ne parle pas (ou fort peu) de livres, de littérature ou de dédicaces. Il pourrait plutôt s’intituler : “le salon du livre vu de mon salon”.

Cette année, il y a donc eu…
Du monde dans mon salon
Et surtout dans le canapé-lit. La soeur de l’Anglais et son cher et tendre ont passé près d’une semaine chez nous. Ce qui s’est traduit par une certaine bousculade dans la salle de bains le matin, des apparitions épisodiques du beau-frère débordé de travail et beaucoup d’organisation dans le gestion des ressources (clés, nourriture…).

De l’alcool
On ne se refait pas. Deux hérédités russes à table, parfois même trois, le résultat était couru d’avance.
Vendredi : cognac “pour faire goûter” la bouteille offerte par Matou.
Samedi : cidre à l’apéro, baeksaeju au resto coréen
Dimanche : soirée au pub.
Lundi : vin au dîner
Mardi : saké au dîner, rhum arrangé à la maison, Saint Patrick au pub.

                                                                                       Du thé
Le thé, c’est le bien, et c’est bien meilleur que le café. Une théière par jour minimum.

                                                                                                                                                                                                                                                                                            Queen
Forcément. Passage en revue de tous les meilleurs clips du groupe. Passage en revue de tous leurs hits, en quelque sorte.

                                                                                                                                                                                                                                              Un chat
Coup de foudre réciproque entre le chat et sa “tante”. Des heures de jeu, de câlins et de sorties sur le balcon, et un gros coup au moral quand il a fallu partir.

                                                                                                                                                                                                     Des livres
Et du monde. Surtout du monde en fait. Le Salon aura été l’occasion de développer une certaine agoraphobie.
De l’émeute pour la dédicace de l’équipe de Plus belle la vie à la foule bruissante de dimanche, en passant par les “soirées privées” sur certains stands, acheter des livres est devenu un sport extrême. On notera que j’ai presque eu l’occasion d’avoir une dédicace de Pénélope : seulement deux heures d’attente, et impossible de la voir avec la foule d’admirateurs tout autour.

Sinon, je vous rassure, j’ai acheté des bouquins, je m’en suis fait offrir par l’Anglais et prêter par Matou, j’ai ma dose de culture et de bonne conscience.

Millénium

Souvenez-vous, au début de l’hiver, je mentionnais que j’étais en train de lire la série Millénium de Stieg Larsson. C’est désormais chose faite, j’ai terminé le dernier tome hier soir.

Mikael Blomqvist est journaliste à la revue Millenium, spécialisée dans les affaires économiques – et notamment l’argent véreux. Suite à un scandale et une condamnation, il est forcé de se mettre au vert, et accepte l’offre du milliardaire Henrik Vanger qui lui demande de retrouver une jeune fille disparue depuis plus de trente ans… D’abord seul, Mikael est ensuite aidé de Lisbeth Salander, une jeune femme perturbée aux talents innombrables.
Il s’agit du synopsis du premier tome, et je n’en dirai pas plus car ce serait dévoiler l’intrigue, passionnante et dense. Le roman est fouillé, méthodique et en même temps beaucoup plus noir qu’on ne pourrait le penser au début.
Les deux tomes suivants m’ont semblé moins bons, peut-être trop “énormes”, trop dans la dénonciation de l’Etat suédois que le premier. Néanmoins, et malgré des maladresses de traduction, ils se lisent avec plaisir et sans qu’on puisse les lâcher avant la fin.

Point d’orgue à tout cela : l’Anglais et moi partons à Stockholm le mois prochain, ce qui me permettra de le traîner dans un Millenium Tour dans les rues de la ville… Et peut-être, qui sait, d’aller voir le film en VO non sous-titré en attendant sa sortie en mai.

Watchmen

Hier, séance ciné avec Imihel et son homme, qui nous avaient proposé de venir avec eux voir Watchmen.
En 1985, le monde est au bord de la guerre nucléaire, de par la montée des tensions entre les USA et l’URSS. Les Watchmen, anciens super héros au service des Etats-Unis mis à la retraite par Nixon, végètent dans leur coin dans une vie “ordinaire”, jusqu’à ce que l’un des leurs soit assassiné.

Il est difficile de parler plus du scénario sans dévoiler les moments clés de l’intrigue. Adapté d’un roman graphique, le film lui est, paraît-il, très fidèle (dixit Imihel, grande spécialiste en la matière), et son histoire est complexe. Tout comme les héros, nous sommes perdus dans les méandres d’une conspiration dont nous ne pouvons saisir les tenants et les aboutissants.
Le film est très agréable à regarder, dynamique, avec des effets visuels remarquables. Le générique de début, véritable résumé de l’histoire des Watchmen depuis leur création dans les années 1930 – où ils s’appelaient encore les Minute Men – jusqu’à leur dissolution dans les années 1970, est un chef-d’oeuvre du genre. Les héros valent parce qu’ils sont humains – sauf l’un d’entre eux, mais c’est une autre histoire – avec leurs défauts, leurs qualités, leurs faiblesses.
Une mention spéciale à l’acteur qui interprète Rorshach, dont la voix rauque mène le récit, et qui parvient à rendre attachant un personnage sociopathe et quelque peu antipathique.
Petit bémol : le film est long – 2h40 – et certaines scènes se traînent un peu, surtout dans la dernière heure. Malgré tout, c’est un bon film et un grand moment de comics.

A crafty challenge

A Crafty Challenge

The first five people to respond to this post will get something made by me! My choice. For you.

This offer does have some restrictions and limitations:
– I make no guarantees that you will like what I make!
– What I create will be just for you.
– It’ll be done this year.
– You have no clue what it’s going to be. It may be a story. It may be poetry. I may draw or paint something. I may bake you something and mail it to you. Who knows? Not you, that’s for sure!
– I reserve the right to do something extremely strange.

Est-il besoin de traduire ? Bon, je redonne les conditions de l’offre, d’autant que j’ai modifié la condition.

Les cinq premières personnes à répondre à ce post recevront quelque chose fabriqué par moi ! Mon choix. Pour vous.

Cette offre a quelques restrictions et conditions :
– Je ne garantis en aucun cas que vous apprécierez ce que j’ai fait !
– Ce que je créerai sera rien que pour vous.
– Ce sera fait cette année.
– Vous n’aurez aucune preuve de ce que ce sera. Ce peut être une histoire. Ce peut être un poème. Je pourrais dessiner ou peindre quelque chose (même si je ne vous le souhaite pas). Je pourrais cuisiner quelque chose et vous l’envoyer par la poste. Qui sait ? Certainement pas vous en tout cas !
– Je me réserve le droit de faire quelque chose de très étrange.

La condition devait être de perpétuer la chaîne sur votre propre blog. Mais j’avoue que je risque de céder à la tentation de m’inscrire et ça n’en finirait jamais. En échange, j’aimerais recevoir un petit quelque chose qui fait preuve de vos propres talents manuels. Je sais, c’est cruel. Réfléchissez donc bien !

Gran Torino

Hier, séance cinéma sur les bords de Loire. Nous avons jeté notre dévolu sur le dernier film de Clint Eastwood, même si ce n’était pas gagné : la veille, notre première tentative avait échoué en raison d’une erreur d’horaire.

Walt Kowalski vient de perdre sa femme, mais continue à vivre dans leur maison à Détroit, dans un quartier où plus un seul blanc n’habite. Il s’entend mal avec ses fils, tient des propos à forte connotation raciale et ne peut s’empêcher de râler contre les “bridés” qui sont désormais ses voisins. Un soir, après avoir empêché un jeune garçon de voler sa Ford Gran Torino 1972, il s’interpose entre ses voisins et une bande de voyous. Un acte qui va changer sa manière de vivre.

Je connais mal l’oeuvre de Clint Eastwood, comme acteur aussi bien que comme réalisateur, mais j’ai été impressionnée. Le personnage qu’il incarne a beau ne pas être très plaisant, on ne peut s’empêcher de s’y attacher, et il joue remarquablement ses doutes, ses hésitations et ses coups de gueule. Le film en lui-même est également très bon, servi par des répliques savoureuses et de très bons seconds rôles – une mention spéciale au personnage du prêtre – ce qui n’empêche aucunement l’émotion. Un film à voir d’urgence.

Hysope

Jeudi dernier a été pour nous l’occasion de découvrir l’échoppe de la Mesnie des délices, association dont le but est de promouvoir les savoir-faire médiévaux. Les marchands étaient venus présenter quelques produits, notamment de la laine tissée et teinte artisanalement et des épices de toutes sortes. Outre que la salle a embaumé la canelle et le curry toute la soirée, cela fut l’occasion pour l’Anglais d’acheter un petit sachet d’hysope séchée, plante très utilisée au moyen-âge.

Cette plante est très ancienne, sans doute originaire du bassin méditerranéen, et mentionnée dans l’Ancien Testament. On lui prête de nombreuses vertus médicinales, et Hildegarde von Bingen en a fait l’éloge. J’ai découvert avec surprise qu’elle entre parfois dans la composition des herbes de Provence.
Hier soir, j’ai retroussé mes manches et décidé de tester l’hysope en cuisine. Me souvenant d’un délicieux pâté de volaille à l’hysope goûté à la cour des saveurs, j’ai gardé cette association première. J’ai donc fait revenir des aiguillettes de poulet avec cette herbe, avant de lier avec (un peu) de crème fraîche – on est Normande ou on l’est pas – et de servir avec des petits pois. Pour être “histo-compatible” j’aurais pu préférer des fèves ou du panais, mais cela s’est quand même révélé délicieux.

Au cours de mes pérégrinations sur internet, j’ai découvert une recette de beurre à l’hysope confectionné avec les pousses et les inflorescences fraîches. J’essaierai cela pendant mes prochaines vacances.

Living History Fair – Warwick

L’an dernier, lorsque l’Anglais habitait encore le pays de Sa Très Gracieuse Majesté, nous avions eu envie d’assister à l’équivalent local du marché de l’histoire de Pontoise. Las, les difficultés matérielles – absence de voiture, livre forte… avaient eu raison de notre enthousiasme.
Cette année, accompagnés d’Eidyan et Fayt, nous avons réussi à accomplir le périple tant attendu…

Nous voilà donc partis vendredi matin à l’assaut de Brit-landia comme dirait Ei. 600km plus le ferry, et nous voici à Coventry, près de Birmingham, en plein pays de Shakespeare, comme disent les guides. Bref arrêt au pub vendredi soir, mais personne ne tient debout ; nous nous contentons de regarder les Gallois perdre le match de rugby contre la France… alors que la salle est pleine de Gallois.

Samedi matin, en costume et à l’aventure ! Un peu effarés, nous découvrons le hall d’exposition… au milieu du vert bocage anglais et des champs. Une fois passée la porte, nouvelle surprise : seuls les exposants et les organisateurs sont en costume, tous les visiteurs (sauf nous, du coup) sont en civil.
Mais cela ne nous arrête pas dans notre folie dépensière : nouveaux costumes, accesoires, matériel pour le campement… chacun trouve chaussure à son pied. En revanche, il faut réagir vite : les exposants n’ont pas de stock et tout part à une vitesse effarante.

Samedi soir, après un arrêt au supermarché pour le traditionnel approvisionnement en alcool et chips, dîner dans un vrai pub à l’ambiance chaleureuse, nourriture abondante, cidre et bière… Je m’écroule dès le retour à l’hôtel, mais les autres retournent prendre un petit verre au bar.

Dimanche matin, nos chemins se séparent : Eidyan et Fayt partent à Londres, l’Anglais et moi retournons faire les derniers achats. Alors que nous n’avons pas remis nos costumes (pour faire 600km plus le ferry, faut pas exagérer), la plupart des exposants nous reconnaissent. Etrange !


Butin du pillage

L’Anglais : une tenue XVème (chausses et pourpoint), une tenue saxonne (tunique et braies), une chainse, un longbow, un sac à flèches, des “badges” en étain à accrocher aux vêtements, de l’hydromel qui tue.
Moi : une robe XVème, une robe viking ou saxonne, une surtunique saxonne, des bas, du galon, de la soie à broder, divers accessoires de mercerie, un chaperon, du cidre aux épices.

Je suis certaine d’en oublier… Quoiqu’il en soit, nous sommes rhabillés pour les mois à venir !

Tag

Allez, un petit tag pour la route ! Intitulé “tag de l’amitié”, voici le principe :

1- Indiquer le nom de celui qui vous a taggé : Dame Thalie

2- Coller l’image qui reflète cette amitié

Et bien oui, Dame Thalie et moi partageons la passion de la danse médiévale au sein de notre association, les Danseries des Lys !

3- Tagger sept autres personnes.
Bon, je ne vais pas le faire, déjà parce que je n’ai pas sept personnes ayant un blog actif dans mes contacts. Ensuite, libre à chacun de s’y mettre 😀