Tag, tag, tag

Suite au tag d’Imihel, je me vois dans l’obligation de vous raconter de manière littéraire un moment de ma vie quotidienne. L’essence d’un blog, en quelque sorte.


Une fois de plus, c’est moi que le sort a désignée pour garder les lieux de labeur ce midi. La tradition veut en effet que les certaines recrues – d’aucuns disent les plus avenantes, mais ils semblerait qu’il s’agisse des subalternes – assurent la communication avec l’extérieur quand le gros des troupes part se restaurer.
Me voilà donc seule, dans les locaux désertés. L’été et la faim ont poussé tous mes collègues dehors, me voici maîtresse des lieux pour une heure ou deux. Paresseusement, j’abandonne mes chaussures et arpente un peu les couloirs. Sensation délicieuse de la moquette sous mes pieds nus en pleine journée. Je grignote un peu, tout en me livrant à mon activité favorite : la revue de presse sur la toile.
Le silence m’enveloppe peu à peu. C’est l’heure creuse, l’heure absente, où rien ne presse et rien n’avance. De l’extérieur parviennent des voix d’enfants, des odeurs de nourriture. D’un seul coup, me voici projetée hors de mon cadre quotidien. Le temps s’est arrêté, les minutes s’égrennent avec lenteur, presque désoeuvrées dans cette fourmilière à présent vidée.
Mais soudain le téléphone sonne, une porte claque, des rires fusent. Le temps a repris son cours.

Crumble mûres-abricot

Je n’ai (quasiment) pas fait la cuisine le week-end dernier, mais un soir, j’ai tout de même retroussé mes manches : salade de pommes de terre et crumble. L’idée de ce dessert m’est venue alors que je cueillais des mûres dans les ronciers du jardin – et que l’Anglais m’a flanqué une frousse épouvantable en me surprenant silencieusement – alors que je repensais à une recette du ELLE de la semaine. C’est aussi un hommage au fameux crumble pommes-mûres que nous préparait ma tante (anglaise) quand nous étions enfants.


125g de beurre
125g de farine
125g de sucre
4 abricots
250g de mûres

Préchauffer le four à 180°. Mélanger le sucre, la farine et le beurre coupé en petits morceaux et travailler le mélange du bout des doigts pour obtenir un mélange à la consistance de sable. Couper les abricots en julienne, mélanger avec les mûres. Disposer le mélange de fruits sur toute la surface du moule et couvrir avec la pâte. Enfourner et laisser cuire 30mn.

On dirait le Suuuud

Mercredi dernier, nous sommes donc partis dans le Midi pour passer quelques jours chez les parents de l’Anglais (les mêmes qui vivent à Orléans le reste de l’année). Au programme : grasses matinées, siestes, piscine, promenades et, surtout, pas de corvée ménagère !
Dîner en ville mercredi soir (nous avons sauté dans le TGV dès la fin du travail), farniente jeudi matin devant les JO. Regarder les compétitions d’escrime avec deux anciens pratiquants n’est pas forcément de tout repos, d’ailleurs.

Visite d’Uzès, après avoir renoncé à mettre les pieds au fameux musée du bonbon tant il y avait de monde. Dans le Sud – et surtout la région de Nîmes – la tradition taurine est encore bien vivace, et on le sent immédiatement aux alentours du 15 août. Les plus petits villages organisent leurs fêtes votives, avec courses de taureaux, repas en commun et attractions pour touristes. Belle-maman et moi avons même l’occasion d’assister à un abrivado – l’acheminement des taureaux au milieu des chevaux – au retour des courses.

Ce fut aussi le prétexte à quelques moments culturels : festival du livre historique, foire aux vieux papiers, pillage en règle de la bibliothèque et visites. J’ai même trouvé mon nouveau livre de chevet, Histoire secrète du Mossad.
Le moment aussi de reprendre une alimentation normale et équilibrée : repas complets (et non un plat de pâtes en vitesse), fruits et légumes frais, et bien entendu la célèbre cave à vins de beau-papa.

Malheureusement, dimanche soir, il a fallu partir. Aucune envie de rentrer, un temps magnifique comme par hasard et réveil très difficile lundi matin !

The dark knight

Après avoir raté le film le jour de sa sortie pour cause de TGV (ce qui fera l’objet d’un autre post), nous avons réussi à aller voir le dernier Batman hier soir. En plein milieu du “3 jours, 3 euros”, donc dans une salle bondée.
L’histoire reprend peu après Batman begins : désemparée, la pègre locale ne sait plus trop quoi faire, d’autant qu’un nouveau truand déguisé en clown a fait son apparition. Batman a fort à faire, mais il est épaulé par le nouveau procureur, Harvey Dent, accessoirement petit ami de Rachel (amie d’enfance de Bruce Wayne).

Le film exploite au maximum le thème de la dualité, présente en chacun des personnages, mais aussi par la manière dont ils se correspondent. Ainsi, Batman/Bruce Wayne cherche à érgier Harvey Dent en successeur “lumineux” de Batman, en en faisant un chevalier justicier. Harvey Dent, de son côté est tiraillé par deux aspects de sa personnalité (ce qui augure de son évolution ultérieure). Dans le même temps, le Joker n’hésite pas à reconnaître que Batman et lui sont indissociables, chacun ayant besoin de l’autre pour exister.
On a beaucoup salué la performance de Heath Ledger, et avec raison : il donne un aspect proprement effrayant au Joker, psychopathe et imprévisible, ne dédaignant pas une bonne plaisanterie (avec un sens de l’humour assez décalé). Il ne faut cependant pas oublier Aaron Eckhart, dans le rôle de Harvey Dent. Même si le personnage est moins flamboyant, la performance n’en est pas moins belle.

Soleil levant

Contrairement à ce que son titre pourrait laisser croire, ce roman est chinois, et non japonais. Il raconte les aventures d’un jeune couple qui s’aperçoit, au moment de partir en voyage de noces, que la mariée est enceinte, et dont l’existence est alors totalement bouleversée. Il s’ensuit une savoureuse description des heurs et malheurs quotidiens au pays de l’enfant unique.
Le roman est agréable, drôle, le style est enlevé. L’auteur nous narre cette histoire à la fois tendre, cruelle, ironique et édifiante. Chi LI, la romancière, a déjà publié d’autres romans, pour certains traduits en français (Triste vie), et s’attache surtout à décrire le quotidien d’un pays en pleine mutation – l’histoire se déroule au début des années 1990. Un regard différent sur la Chine, surtout en cette période de jeux olympiques.

Bobo du dimanche

Tout à l’heure, en quittant Matou et Très Belle-maman, tous deux m’ont fait remarquer que je ressemblais totalement à une bobo. Vous imaginez le choc psychologique pour moi, donc je vous propose une revue de détail.

– Tunique ample “tellement confortââble” (“mais c’est du cashmire)
– Jean “basique mais rapporté du Japon”
– Ballerines (no comment)
– Collier “J’aime les créateurs mais j’suis pas bling”
– Sac “Malongo café bio équitable” (pour transporter les vieux Voici donnés par lesdits Matou et Très Belle-maman)

Aïe. Mine de rien, ça ressemble à une boboïsation, là. Vite, mes chaussures compensées roses et mes fringues de soirée goth !

L’incroyable Hulk

Encore, me direz-vous. Et bien oui, encore une séance de cinéma, encore un blockbuster. A croire que je ne fais rien d’autre de mes soirées. Mais hier, c’est sur la proposition de Ook que nous sommes sortis.

Quelques années après sa transformation – je n’ai pas compris si c’était 2 ou 5, j’ai l’impression qu’il y a eu cafouillage – Bruce Banner vit clandestinement en Amérique du Sud tout en faisant des recherches pour trouver un remède à son mal. Las, un incident dans l’usine où il travaille va relancer la chasse que lui mène l’armée américaine, et le pousse à rentre au pays pour chercher de l’aide.

Je n’avais pas vu le premier volet – dont j’avais entendu le plus grand mal – et ne connaissais quasiment pas l’histoire du géant vert. Ce film est plutôt bien, avec un semblant de scénario, et de l’action comme on en attend. La scène du combat final m’a rappelé les “fatalities” sur Mortal Kombat (moi aussi j’ai été gameuse autrefois, mais c’est un temps que les moins de 20 ans ne peuvent vraiment pas connaître). Les clins d’oeil aux autres séries Marvel, et notamment Iron Man avec des allusions à Tony Stark dans le générique, sont drôles et il faut les guetter. Enfin, la chute du film laisse augurer de bons moments de cinéma, mais je ne peux pas trop en dire.

Bons baisers de Bruges

Enfin un vrai film avec un vrai scénario et des vrais acteurs dedans ! L’Anglais et moi avions vu la bande-annonce de ce film lors de notre dernier séjour à Londres, et elle nous avait fait beaucoup rire, aussi nous étions-nous promis d’aller voir le film dès sa sortie en France.
Ray et Ken sont deux tueurs à gages qui débarquent un beau matin à Bruges sur l’injonction de Harry, leur patron, suite à une mission pas très réussie. Ils essaient tant bien que mal de profiter de la ville en attendant un hypothétique coup de fil. Ken visite, profite, joue au touriste, pendant que Ray déprime, boit des bières et drague les filles. Tout se déroule plus ou moins pour le mieux, jusqu’à ce que Harry se décide enfin à appeler…

Je ne peux pas vous en dire plus sur le scénario, ni vraiment expliquer ce que les deux personnages fabriquent à “Fuckin’ Bruges“, mais en tout cas c’est un bon film. Le début est drôle, opposant le jovial Ken au boudeur Ray, quie ressemble à un gamin de 5 ans, tandis qu’ils visitent la ville. La seconde partie est plus sombre, assez ironique, mais parvient tout de même à nous faire rire. Ajoutez à cela un nain une “personne de petite taille” qui prend de la kétamine, un tournage de film qui s’inspire de l’oeuvre de Jérôme Bosch et l’accent irlandais de Colin Farrell, et vous aurez un film trèèès barré.

Courgettes farcies

Allez, cela commençait à faire longtemps que je ne vous avais pas raconté mes expériences culinaires – en même temps, avais-je bien le temps de me mettre aux fourneaux ? Une recette aux saveurs estivales mais qui peut être accomodée d’autres manières.


2 courgettes rondes
1/2 poivron
un peu de jambon coupé en dés
1 mesure de riz (je ne saurais pas dire exactement combien, vu que j’utilise les restes de mon rice cooker spécialement congelés pour une occasion de ce genre)

Préchauffer le four à 200°. Oter le chapeau des courgettes et les évider. Dans une poêle, faire revenir le riz déjà cuit dans un peu d’huile d’olive. Quand le riz est doré, ajouter le poivron coupé en cubes. Quand les poivrons sont cuits, ajouter les dés de jambon (j’ai utilisé du jambon sec détaillé en lardons) et bien mélanger. Farcir les courgettes, replacer le chapeau et verser 1/2 verre d’eau au fond du plat. Enfourner environ 30mn. A la fin de la cuisson, ajouter le reste de la farce (en général il en reste) et laisser réchauffer quelques minutes dans le four. Servir aussitôt.

X-Files : Regeneration

Je sais, il faut qu’on arrête d’aller voir des films pourris. A notre décharge, nous voulions d’abord aller voir Bon baisers de Bruges, mais la séance commençait un peu tard par rapport à notre heure de sortie du boulot.
Le nouveau X-Files, donc. Je n’ai jamais été une grande fan de la série, mais force est de constater que mine de rien j’ai vu pas mal d’épisodes (et souvent les mêmes grâce à la loi des rediffusions). Dans ce nouvel opus, le FBI cherche à retrouver un de ses agents porté disparu depuis quelques jours, et s’adjoint l’aide d’un soit-disant voyant. L’agent chargé de l’enquête décide alors de demander son aide à Fox Mulder, porté disparu mais qui aurait encore des contacts avec Dana Scully.

Bon, allez, je ne vous fait pas plus languir : c’est nul. Le scénario est téléphoné – ou bien l’Anglais et moi avons une belle carrière de scénaristes à Hollywood en vue – l’angoisse que le montage cherche à instiller ne monte pas tant que ça – j’ai à peine eu la trouille, c’est dire – et on l’on s’approche plus le polar que les limites de la science-fiction. Cet opus semble plutôt être un prétexte à expliquer les relations entre Mulder et Scully depuis le précédent film – que j’avais également vu et qui m’avait sérieusement fait flipper. S’il ne faut retenir qu’un seul moment : quand la caméra se fixe sur le portrait de Georges W. Bush au FBI et que l’on entend les premières notes du générique.