Micky Green

Allez, comme je n’ai pas trop d’idée en ce moment, je vais vous parler d’une chanteuse que j’apprécie beaucoup, Micky Green. Micky Green est née en Australie, pays qu’elle a quitté pour faire du manequinat, et vit désormais à Paris. Passionnée de musique en tous genre, des Beatles à Bob Marley en passant par Snoop Dog (personne n’est parfait), elle a composé son premier album White tee-shirt, sorti en août dernier, entre deux avions et deux défilés.
La musique est légère, les paroles simples, mais tout cela forme un ensemble rafraîchissant et agréable, dans la lignée de Feist, ou en parallèle avec Kate Nash. Micky Green sera en concert à Paris en avril prochain. Des amateurs ?

Où l’on reparle de vampires…

Souvenez-vous, l’été dernier je vous parlais d’une histoire de vampires, qui confrontait une lycéenne à son amour vampirique, mais la laissait écartelée par son amitié pour un loup-garou – qui a dit “simple” ? Voici donc le dernier volume des aventures de Bella et Edward, et je n’ai pas été déçue. Le rythme est toujours aussi soutenu, les péripéties, pourtant nombreuses, s’enchaînent avec fluidité, et il est vraiment difficile de décrocher. En outre, on en apprend un  peu plus sur les autres personnages, qu’ils soient vampires ou garous, ce qui est appréciable. En revanche, l’aspect humain de l’histoire est peu à peu abandonné, comme des évènements de plus en plus lointains et négligeables.
Le dénouement est celui que j’attendais, même s’il n’est peut-être pas le plus inventif. Il me convient tout à fait, en indécrottable fleur bleue que je suis. Je suis un peu triste de devoir quitter tous ces personnages, mais je me console en pensant que le tournage du film tiré des romans commencera dans quelques semaines.

La quête du Graal (ou peu s’en faut)

Hier, ma mère et moi étions parties en quête de mon cadeau de Noël : une paire de chaussures. Après avoir raté plusieurs week-ends pour des prétextes aussi variés que l’affluence des soldes, les visites à Londres et en Bretagne ou la présence de l’Anglais sur le territoire, nous avions réussi à nous retrouver pour partir en courses.
Direction les grands magasins, donc, avec une requête assez simple : des chaussures noires à talon, pour avoir quelque chose à porter avec mes tailleurs. Facile, me direz-vous. Sauf que. Après deux heures de recherches à écumer les Galeries Lafayette, le Printemps, Zara et Mango, nous nous replions pour une pause déjeuner bien méritée, aussi bredouilles qu’à notre arrivée. Les seuls modèles intéressants sont en rupture dans ma taille ou dans la couleur désirée.
Après le déjeuner, nous repartons vers le quinzième arrondissement où un magasin pourrait peut-être receler les chaussures de mes rêves : peine perdue, il n’y a rien. Nous parcourons encore quelques boutiques et trouvons une jolie paire, quoique hors de propos, car de talons point. Mais l’honneur est sauf : j’ai mes chaussures (et des ampoules aux pieds).

Cette journée m’aura en outre permis de découvrir une merveille de la gastronomie espagnole et – oserais-je le dire ? – mondiale : le jambon bellota. Trois “crus” différents, dégustés avec du pain frais, une purée de pommes de terre à l’huile d’olive et un bon verre de vin rouge… Le bonheur ! 

段々日本は薄れて行く。この多くの年の夢は幻しかないの?日本の生活も、日本の考え方も、日本の香りも、静かに忘れている。日本語も覚えていない。

成人になると、若かった頃の理想を忘れてもいいの ? 日本は遠い過ぎるそう。時間が経てれば経つほど、私には気力がないと思っている。失敗している。失敗した。助けて下さい。

Aki Shimazaki

Aki Shimazaki est un auteur canadien d’origine japonaise, qui écrit en français. Elle publie depuis 1999 de courts romans, regroupés sous le titre générique Le poids des secrets, et qui explorent les thèmes de la mémoire, de l’identité, du mensonge, de la quête des origines. Les deux premiers volumes de la série, Tsubaki et Hamaguri se penchent sur les conséquences des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki à travers l’histoire d’un frère et d’une soeur séparés par la fin de la guerre. Ces récits, menés à la première personne, sont des petits bijoux de finesse, très proches de la littérature japonaise contemporaine, s’attardant sur les détails de la vie quotidienne, un dessin ou un paysage.

Le troisième volet de la série, Tsubame, vient de paraître en poche, et s’intéresse désormais à un pan méconnu et honteux de l’histoire japonaise récente : les rapports avec la Corée. L’héroïne est ici une jeune Coréenne dont la famille s’est installée au Japon, et qui reçoit une éducation anti-colonialiste. Toute sa vie se trouve bouleversée par le tremblement de terre du Kantô, en 1923, et elle est alors confrontée à un choix cruel, tiraillée entre son attachement au Japon et sa loyauté à la Corée.

Joyeux zanniversai-reuh

Allez, juste un petit mot à notre Imihel chérie pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, et une bonne entrée dans sa vingt-septième année (et oui, déjà 26 ans !). Le pire c’est que tout cela fait réfléchir : en septembre, nous fêterons nos dix ans d’amitié. Mon Dieu ! Dix ans que les deux nullardes pseudo-asthmatiques se sont croisées dans un cours de sport improbable, et ont pactisé sur un thème qui leur était cher : la fantasy !

Sweeney Todd

Le dernier film de Tim Burton est donc sorti mercredi dernier en France. Comme à l’ordinaire, le battage médiatique a été à la hauteur de l’évènement : placardage d’affiches, bande-annonce, avant-première… sans compter deux-trois mots de français pour Johnny Depp, bien obligé d’assurer la promo.
Le film, adapté d’une comédie musicale, raconte l’histoire d’un barbier, Benjamin Barker, revenu du bagne sous le nom de Sweeney Todd après avoir purgé quinze ans d’exil pour un crime qu’il n’a pas commis. Bien décidé à se venger du juge Turpin, qui lui a pris sa femme et sa fille, et de son aide, le bailli Bamford, il revient s’installer à Fleet Street, pour reprendre son ancien métier. Il rencontre Mrs Lovett, qui le reconnaît mais décide de l’aider et lui loue la chambre au-dessus de sa boutique. S’ensuit alors une grande tuerie, qui permet également de relancer le commerce de meat pies de Mrs Lovett…

Le film est ce qu’on en attend : du macabre, du gothique, une image léchée, un montage dynamique, une musique marquante et quelques répliques qui font mouche. Mais cela ne prend pas. Visuellement, c’est une reprise des clichés de Tim Burton : Johnny Depp est semblable à lui-même dans Edward aux mains d’argent, qu’il s’agisse de la coupe de cheveux ou de la manière de jouer avec les lames, Helena Bonham Carter est malheureusement moins belle que Winona Ryder, la fin est prévisible dès la moitié du film… Les chansons sont bien ficelées, avec quelques morceaux de bravoure, mais globalement, elles sont assez plates.
Quoiqu’il en soit, il faut bien avouer que le résultat est décevant, car il est justement signé Tim Burton. Pour les fans, surtout, encore que les anciens films soient plus intéressants.

One night of Queen

Pour Noël, la soeur de l’Anglais nous avait offert des places pour aller voir One night of Queen, spectacle hommage à ce groupe que nous aimons tant, interprété par Gary Mullen et The Works. Prudents, car il s’agissait de places en fosse, nous nous présentons une heure avant le spectacle et trouvons des places… au premier rang, devant le bassiste.

La salle est bondée, mais la moyenne d’âge approche les 50 ans, avec 90% de places assises : l’ambiance s’annonce assez molle… Le spectacle s’ouvre sur Tie your mother down, Seven seas of Rhye et Tear it up, des succès plus britanniques qu’internationaux. Le public est très peu réactif, à part quelques fans qui connaissent tous les titres par coeur (dont un certain Anglais que je ne citerai pas). Le chanteur, Gary Mullen, parvient, à force de prouesses vocales et d’acrobaties dignes d’un Freddie Mercury dans ses meilleurs moments à Wembley, à réchauffer l’atmosphère, en particulier à partir de Under Pressure puis de Another one bites the dust. Il parvient même, sur Now I’m here, à faire se lever la salle et bouger la fosse, alors qu’il parle à peine le français – notons au passage les multiples allusions au Gai Paris, mythe bien ancré dans l’imaginaire anglo-saxon. Malheureusement, l’entracte survient, et nous angoissons un peu en songeant que l’ambiance aura bien le temps de redescendre.

La deuxième partie s’ouvre sur One vision, ce qui heureusement relance la ferveur du public. Les titres s’enchaînent, le délire commence sur Bohemian Rhapsody puis Don’t stop me now – chanson très évocatrice pour l’Anglais et moi, car elle nous rappelle certain voyage en voiture vers le Jura… Le rappel se fait, comme à Wembley, sur We will rock you, Friends will be friends et We are the champions, et la foule se lâche enfin, tape dans les mains, danse. Il était temps !
Les interprètes, qu’il s’agisse du chanteur, vivante incarnation – peut-être trop poussée – de Freddie Mercury, ou des musiciens, sont talentueux, enthousiastes, et prennent visiblement plaisir à faire revivre Queen et assurer le show. Un bon spectacle, qui valait bien les courbatures aux bras après tant d’applaudissements.

Sukiyaki party

Hier, Ei et moi avions décidé d’emmener nos hommes manger un sukiyaki. C’est un plat traitionnel japonais, que l’on déguste soit à la maison, soit dans des restaurants spécialisés, les sukiyaki-ya. Il s’agit d’une fondue de boeuf et de légumes à la japonaise : on y trouve des tranches de chou, d’oignon, de poireau et de shiitake, des morceaux de tofu, du brocolis chinois (le truc vert sur la photo, de la famille du chrysanthème) et des nouilles de riz, baignant dans un bouillon à base de sauce soja. La cuisson se fait à petit bouillon sur un réchaud, et quand les légumes sont prêts, on ajoute la viande. Ensuite, chacun prend ce qui lui plaît et trempe sa prise dans un oeuf cru battu, ce qui refroidit les aliments et leur donne un petit goût sucré. Le repas fut arrosé d’une bonne bouteille de saké, en l’occurence du Ichi no kura.
Tout cela est délicieux mais, comme pour les fondues occidentales, pose un problème ensuite : il est impératif de laver les vêtements que l’on a portés et ses cheveux, pour cause d’odeur persistante de viande.

Ici Londres… Vous en êtes sûr ?

Allez, chose promise, chose due, je vais vous raconter mes péripéties londoniennes de ce week-end… Sauf que. Londres, c’est beau, c’est moderne, c’est créatif, c’est bigarré, mais pas seulement. Londres, c’est aussi des quartiers assez exotiques, des coutumes qui rappellent plus l’ancien empire des Indes et des accents qu’on dirait sortis d’un reportage de Fox News. Je m’explique.
Mon Anglais chéri habite actuellement dans le quartier de Whitechapel, bien connu pour son histoire d’éventreur, mais plus connu actuellement comme le quartier pakistano-bangladi de Londres. Entendez par là qu’il est moins fréquent de croiser une femme cheveux lâchés que voilée intégralement (jusqu’aux yeux !), que toutes les épiceries du coin proposent des produits dont on n’arrive pas à lire l’étiquette et que le marché est le meilleur endroit pour acheter de la musique indienne et de l’électro-ménager pas cher. En réalité, nous ne sommes pas loin du Londonistan. La preuve en est faite à 7h du soir : l’appel à la prière retentit dans tout le quartier. Franchement déroutant pour une Française habituée à la religiosité “laïque”… D’un autre côté, cela permet de trouver des légumes improbables au marché et de manger dans de très bons restaurants indiens.
Sinon, maintenant que mon cher et tendre est converti aux vertus du rice cooker, nous nous devions de faire une petite visite dans le Chinatown de Londres, du côté de Tottenham. Surprise : les prix sont bien plus élevés qu’en France ! A croire que les migrants se sont moins bien organisés que les frères Tang.
Je ne peux pas clôturer ce post dévoué à l’exotisme londonien sans parler de la nourriture que l’on trouve dans les pubs. Samedi, après une matinée fort pluvieuse, nous avons trouvé refuge dans un pub de Liverpool Street. L’Anglais a choisi le classique mais délicieux fish and chips, tandis que j’ai littéralement dévoré mon roulé de Yorkshire pudding au boeuf. Un délice, qui m’a rappelé certaines séances gigot d’antan…