AVP Requiem

Ou Alien Vs Predator 2, pour les intimes. Suite au succès du navet qui, en 2004, avait réuni aliens et predators dans un terrible combat intiatique, un nouveau volet de ces aventures palpitantes a été réalisé et est sorti pendant les fêtes. Las, l’emploi du temps de ministre que nous avions à suivre l’Anglais et moi ne nous a pas permis de le voir en France. En revanche, le film est sorti hier au Royaume-Uni et nous n’avons pas résisté à l’envie d’y aller.
Je passerai sur les considérations bassement matérielles telles que le prix exhorbitant des places de cinéma à Londres, le confort dans les salles ou la puissance du son THX (aïe mon brushing). Le film est un bon exemple du genre film d’horreur/anticipation/effets spéciaux et même un semblant de scénario.
Souvenez-vous, à la fin du précédent AVP : les prédators, vainqueurs, quittaient la terre à bord de leur vaisseau avec la dépouille de l’un des leurs tombé au combat. Sauf que le prédator avait été fécondé par un alien peu avant de mourir, ce qui donne naissance, dans le vaisseau à un “predalien”. AVP Requiem commence au moment où ledit predalien sème la terreur et la mort dans le vaisseau, lequel s’écrase sur terre (comme par hasard) et qui plus est au beau milieu d’une forêt du Colorado. Les lieux deviennent le théâtre du sanglant affrontement entre prédators, aliens et predaliens, qui en profitent aussi pour massacrer de l’humain (parce qu’il faut bien s’amuser).
Le film enchaîne les scènes de suspense savamment distillé et de gore très sanguinolent (un enfant attaqué par un alien, une femme enceinte fécondée par le predalien… euuuuurk), et comme je regardais assez peu l’écran, je peux vous dire que la musique est pas mal et rythme bien l’action. Le film s’achève sur une annonce de la série Alien, mais je n’en dirai pas plus. Pour les amateurs du genre, surtout.

Muffins à la cannelle et aux pépites de chocolat

Pour une dizaine de muffins
Ingrédients :
– 250g de farine
– 100g de sucre
– 1 sachet de levure
– 1 cas de cannelle
– 75g de beurre
– 1 oeuf
– 25cl de lait
– 50g de pépites de chocolat

Préchauffer le four à 200°. Mélanger le sucre, la farine, la levure et la cannelle ; mettre le beurre à fondre. Ajouter l’oeuf et le lait au mélange “sec” puis le beurre. En dernier lieu, ajouter les pépites de chocolat. Mettre la pâte dans des moules à muffins, faire cuire environ 25mn.
Malheureusement je n’ai pas de photo de cette recette que j’ai testée lundi, puisque mon appareil a rendu l’âme. Quoiqu’il en soit, ils sont très bons.

Regardez-moi dans les yeux

Hier, dans le cadre de la session “révision complète”, je suis allée chez l’ophtalmo pour la première fois depuis bientôt quatre ans. Et de me faire ausculter la vue sous toutes les coutures : “C’est plus net dans le rouge ou dans le vert ?” “Et là, vous arrivez à lire les lettres ?” (quelles lettres ???). Verdict : je suis plus myope qu’avant – quelle surprise – et astigmate mais pas assez pour que ce soit corrigé – là non plus, rien de bien nouveau.

Je pense en avoir fini quand le médecin m’annonce tout sourire : “Maintenant, on va faire un fond d’oeil”. Je me retrouve donc à poireauter dans la salle d’attente pendant qu’on me met un collyre spécial toutes les 10 minutes. Or, l’effet kiss cool du collyre, c’est de dilater la pupille au maximum. Résultat des courses : je vois tout flou, je ne peux même plus lire et je n’arrive pas à évaluer les distances, ce qui me garantit un retour épique dans le métro.

Korean barbecue

Samedi soir, la reine mère et moi sommes allées manger dans un barbecue coréen près de la maison. C’est une adresse que nous avons découverte en juillet, alors que je revenais bredouille de l’aéroport de Heathrow et qui nous avait beaucoup plu. Sis dans un ancien restaurant spécialisé dans la cuisine méditerranéenne, l’endroit offre une décoration, faite de poutres et de pierres apparentes, en total contraste avec ses spécialités, que l’on imaginerait plutôt servies dans un décor épuré et oriental.
A la base de la cuisine coréenne, il y a deux ingrédients de choix : la viande de boeuf et le kimchi, condiment préparé avec du chou pimenté. Cependant, on peut aussi manger toutes autres sortes de viandes, du poisson, beaucoup de légumes variés et, bien entendu, du riz. La façon la plus “classique” de découvrir la nourrriture coréenne en Occident demeure le barbecue coréen, qui propose différents plats de viande à griller soi-même, accompagnés de légumes et de riz.
Le restaurant où nous allons, qui répond au simple nom de Korean Barbecue (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?), offre des menus à partir de 15€, comprenant une entrée consistante (soupe, raviolis et petit maki à la coréenne), un plat de viande et un bol de bibimbap, riz agrémenté de légumes. Pour arroser le repas, vous pouvez opter pour une bière coréenne (sans grand intérêt), de l’alcool local (demander à Ei pour les recommandations) ou du thé.

Korean Barbecue
121, rue de la Croix-Nivert
75015 Paris

Dancing queens

Voici une nouvelle comédie australienne, dans la droite ligne de Priscilla, folle du désert et de Muriel, sortie cette semaine en France. Sous la forme d’un pseudo-documentaire, le film aborde le milieu des écoles de danse et des concours. Outre la rivalité de deux écoles voisines, l’une traditionnelle, l’école de Mlle Elizabeth, et celle, plus déjantée, de Mr Jonathon, on découvre l’envers du décor. C’est un monde sans pitié, où les mères poussent leurs filles pour qu’elles occupent le devant de la scène, où les coups bas sont monnaie courante.
Les personnages sont drôles et attachants, de Mr Jonathon, professeur très concerné par l’injustice et les messages politiques qu’il fait passer dans ses chorégraphies, Melle Elizabeth, psychorigide et autoritaire, Justine, mère qui vit par procuration les succès et échecs artistiques de sa fille… L’ambiance est drôle, colorée, vivante, entraînante, et bien mise en musique.
Un film agréable, pour passer le temps, une comédie sans prétention. Ne sortez pas avant la fin du générique, la morale (l’amorale ?) de l’histoire vous attend.

Où l’on reparle de Noël

Je ne pouvais pas commencer l’année sans me remettre à parler cuisine. Et cette année, qui dit cuisine dit Noël. En effet, pour changer du traditionnel livre et de l’habituel coffret DVD, j’avais demandé des ustensiles. Depuis quelques temps, belle-maman me faisait envie avec ses magnifiques gâteaux, aux jolies formes et qui n’attachaient pas au fond du moule. C’est pourquoi j’ai jeté mon dévolu sur les moules en silicone, une grande invention pour les gens qui, comme moi, aiment bien perdre du temps à cuisiner, en particulier des pâtisseries.
Depuis Noël, je suis donc la reine du muffin, la maîtresse du cake et… l’apprentie sorcière, d’une manière générale. Recettes à suivre dès qu’elles seront testées !

La poste, et la confiance moisit

Je sais, je vais encore passer pour une réac’, mais j’ai besoin de me défouler. Aujourd’hui, tout guillerette et fière de moi, j’avais décidé d’aller à la Poste pour envoyer du courrier, acheter des timbres, ce genre de choses que l’on fait dans un bureau de poste. Bien entendu, comme tous les travailleurs glandus, je ne peux m’y rendre qu’à l’heure du déjeuner, en même temps que tout le monde. Sitôt arrivée, je ne peux m’empêcher de penser à un strip de Maliki : vingt-cinq personnes qui attendent, deux guichets ouverts dont un réservé aux pros, un troisième guichetier qui met 10 minutes à ouvrir sa caisse (authentique, j’ai chronométré !), la petite vieille qui vient pour ses opérations bancaires et bloque tout le monde… Au bout d’un quart d’heure, j’ai épuisé ma dose de patience et avancé d’un mètre environ.

Deuxième tentative dans l’après-midi, ce qui ne m’empêche pas de poireauter un bon quart d’heure, coincée entre une vieille qui radote et un mec qui pue. Je finis par atteindre le graal – comprenez le guichet – quand la postière me sort : “Ah mais pour ça y’a pas besoin de faire la queue !”. Achevez-moi.

Faire le marché et tuer des vieux

Faire le marché est un de mes grands plaisirs du dimanche matin. J’aime m’y promener, humer les odeurs plus ou moins alléchantes, écouter le baratin des vendeurs ou grignoter un morceau de pain en déambulant entre les étals. Sauf que le souci, c’est que le marché de la rue de la Convention où je m’approvisionne est installé sur les trottoirs de ladite rue, d’ordinaire étroits, et qui se transforment donc en goulet d’étranglement. Il n’est pas rare de piétiner 5 mn à la même place, juste pour doubler une file de clients chez le maraîcher.
Ajoutez à cela que le XVème arrondissement a la plus forte concentration de vieux et de poussettes de la capitale, et vou comprendrez que la balade dominicale vire parfois au cauchemar. Il m’arrive d’avoir des envies de meurtre, quand la bonne femme avec son énorme poussette fait demi-tour sur un trottoir large de 90cm ou que la petite vieille se croit autorisée à griller les 10 mètres de queue à la boulangerie. Du coup, il m’arrive, fugitivement, d’avoir envie de lapider des vieux à coup de pommes de terre ou de démolir une poussette (et son chargement, il faut l’avouer) en écroulant un étal dessus. Je sais, c’est violent, mais ça défoule.

Elizabeth, l’âge d’or

Dernier film vu cette année, Elizabeth, l’âge d’or est la suite du film Elizabeth sorti en 1998. On y retrouve le personnage de la reine Elizabeth Ière, incarné par Cate Blanchett, dont on avait suivi les premières années de règne dans le premier opus. Nous sommes en 1585, l’Angleterre développe son empire vers l’Amérique, mais se heurte à l’hégémonie espagnole. Dans le même temps, les querelles religieuses entre catholiques et protestants sont de plus en plus exacerbées, et les partis se regroupent autour de souverains charismatiques, Philippe II d’Espagne et Elizabeth. Les catholiques décident de frapper l’Angleterre au moyen d’une flotte immense, baptisée l’Invicible Armada, et bénie par le Pape.

Le film s’attache à nous montrer, comme le précédent, les enjeux politiques et religieux du règne d’Elizabeth, mais aussi les détails de sa vie privée, ses tourments de femme vieillissante, jalouse et souveraine. Cate Blanchett livre une interprétation fine et nuancée de la reine, tout en étant crédible dans ses coups de sang. Les personnages qui l’accompagnent sont très bien interprétés, en particulier Walsingham (Geffrey Rush, déjà présent lors du premier Elizabeth) et Raleigh (Clive Owen, très sexy en pourpoint de cuir). Les décors et les costumes sont remarquables, la mise en scène très esthétique, la chronologie bien respectée.

On peut en revanche regretter que le scénario présente l’histoire de façon si manichéenne, rendant les Espagnols, et en particulier Philippe II, seuls coupables de l’affrontement. En outre, alors que le premier opus insistait sur l’aspect international, tant du conflit que des personnalités en présence, ce film-là est centré sur Elizabeth uniquement, oubliant un peu vite qu’elle protégeait les protestants un peu partout en Europe et qu’elle attisait en sous-main les rébellions. C’est néanmoins un bon film, très esthétique, remarquable pour qui aime les films en costumes et très agréable à voir.

Bonne année… et bon appétit !

Bonne année à tous, donc. Fidèle à moi-même, je ne pouvais pas célébrer cette nouvelle année sans une nouvelle recette pour vous mettre en appétit. Mais je précise tout de suite qu’il ne s’agit pas de mon oeuvre, mais de celle de l’Anglais, nul autoproclamé en cuisine. Il s’agit d’une salade de légumes et de dinde, idéal pour rétablir votre pauvre estomac malmené par les fêtes.

Salade du Nouvel An (Pour quatre personnes)
– 1 courgette
– 1 poivron jaune ou rouge
– 1 petite aubergine
– 1 patate douce
– 2 petites pommes de terre
– 4 tranches de blanc de dinde
– 4 tranches de bacon
– huile d’olive
– herbes aromatiques variées : échalote, coriandre, basilic, persil, ciboulette…
– sel, poivre

Préchauffer le four à 180°. Couper les légumes en petits dés, les mélanger avec les herbes et suffisamment d’huile pour bien les imprégner. Les répartir uniformément dans un plat allant au four et faire cuire 30 minutes environ, en les retournant de temps à autres.
Couper la dinde et le bacon en petits morceaux, faire cuire le bacon. Quand les légumes sont cuits, les mélanger dans un saladier avec la viande. Assaisonner selon votre goût, servez avec une sauce aigre-douce, à base, par exemple, de moutarde et de miel.

Note : vous pouvez ajouter des haricots verts ou des pois gourmands cuits à la vapeur, des carottes ou des noix. Vous pouvez également remplacer l’huile d’olive par de l’huile de sésame ou toute autre huile parfumée.