Je suis une légende

Enfin, moi pas. Mais Will Smith, aka Robert Neville, en est une. Je pense que vous n’avez pas raté l’affichage en 4×3 de ce film, qui montrait l’acteur seul sur fond de New York à l’abandon. C’est donc l’histoire d’un virus d’un nouveau genre qui a contaminé la terre, tuant 90% de la population, et changeant les survivants en bêtes féroces assoifées de sang. Abandonné – volontairement – de tous, le héros s’ingénie à survivre dans une ville peu à peu gagnée par la nature et occupée la nuit par les monstres.

Adapté d’une nouvelle, ce film semble prometteur. Le début est bien mis en scène, et introduit de manière originale ce que l’on suppose être le point de départ de tous les problèmes du héros. Les décors de New York abandonnée, vide, “colonisée” par les bêtes sauvages et la nature, valent le détour. Les flash-back qui expliquent la chronologie avant le début du film sont bien faits et le lent basculement du héros dans la folie est évoqué, quoique rapidement. Mais passée la première moitié, le film s’échappe par des raccourcis pas forcément heureux et court tout droit vers la fin sans nous laisser respirer. Les producteurs ont, semble-t-il, beaucoup misé sur le combat final entre les gentils humains et les méchants monstres, ce qui ne paraît pas très heureux. Passons sur la scène finale de “paradis humain” où les deux personnages sont accueillis par des soldats sur fond de cloches d’église.
Ce n’est pas un mauvais film, juste un divertissement qui aurait gagné à être plus approfondi sur la fin et non bâclé comme on en a l’impression.

Danse, danse, danse

Hier, traditionnelle soirée médiévale en taverne, mais en compagnie de l’Anglais, ce qui est assez rare pour être mentionné. Une partie des habitués manque à l’appel, mais cela nous permet d’avoir plus de place pour danser. Car, exploit remarquable, j’ai réussi à faire danser mon cher et tendre. Avant même qu’il ne commence à boire pour oublier qu’il n’aime pas cela, c’est dire.
Certes il y avait eu une petite répétition la semaine dernière, mais en rien comparable au programme de cette fois-ci. Danses de couple – skarazula marazula, ductie, bourrée, pavane – danses de groupe – branle double, des pois, des lavandières, des chevaux, de l’official, des sabots, danse de l’ours – et danses folk, dont nous avions perdu l’habitude en taverne – scottish, mazurka, valse écossaise, cercle circassien. Je précise que, malgré un rapide brieffing sur les danses les plus simples, l’Anglais a découvert les danses et leurs pas au moment de passer à l’action, et je dois avouer que j’ai été bluffée. Pour quelqu’un qui ne prétend pas savoir danser…

A noter, les autres temps forts de la soirée : un branle de la guerre dont je me suis sortie avec juste un pied estropié, une mazurka endiablée avec Loghi et une chapelloise ultra rapide avec un Laniwan dans un état… comment dire ? second (“complètement bourré” de son propre aveu). Excellente soirée, donc, d’autant que j’ai pu rester jusqu’à la fin, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps.

Gad Elmaleh à l’Olympia

Mardi 25 décembre, destination l’Olympia en famille pour aller voir Gad Elmaleh, comique fort renommé mais dont, je dois le confesser, je connais mal les sketches. Par “en famille”, j’entends “à vingt avec les cousins éloignés, par alliance et les pièces rapportées”. Le débarquement, en somme.

Après une première partie fadasse – une chanteuse comme il y en a tant, qui sait taper sur un piano et prendre une voix nasillarde – l’homme entre en scène. C’est le début d’un festival qui durera 1h30, cocktail savamment dosé de jeux de mots, de comique de situation, d’anecdotes et d’acrobaties. Le spectacle se compose d’une première partie, en forme d’introduction, qui fait la part belle à l’improvisation, en partant sur une idée : “Qui vient voir Gad Elmaleh un 25 décembre ?”. Echange enthousiaste avec le public, digressions toutes plus drôles les unes que les autres – à noter les Vélib, le GPS marocain, la Saint-Valentin – et apartés. La seconde partie, qui donne son nom au spectacle (“Papa est en haut”) revient avec émotion, tendresse et causticité sur son rôle de père, les difficultés à assumer le quotidien quand on est divorcé et le problème de la célébrité quand on veut gronder son fils.
Tout cela est mené tambour battant, sans le moindre temps mort. Gad Elmaleh dégage une énergie et un charisme incroyables, ne nous laissant jamais en repos et nous offrant de longs fous rires. A voir absolument, si vous trouvez des places : le spectacle est complet jusqu’en octobre 2008…

Encore un peu de foie gras ?

Ce week-end a donc marqué le début des hostilités gastronomiques de Noël. Une course de fond, que dis-je, un marathon destiné à tester les limites alimentaires et alcooliques de chacun, et dont j’ai victorieusement franchi la première étape. En effet, j’ai affronté le repas de famille chez l’Anglais, avec grands-parents, frères et soeurs et petite nièce qui saute partout. Outre les repas copieux et savoureux, j’ai pu vérifier de moi-même la légende sur les Russes et leur resistance à l’alcool, en la personne de beau-papa.
Car beau-papa aime boire, surtout du bon vin, et il aime à en faire profiter les autres. Après avoir commencé le week-end au champagne, le repas de Noël a été copieusement arrosé de Pauillac et de champagne rosé. Attentionné avec ses hôtes, jamais en reste d’une petite rasade, beau-papa a rempli nos verres joyeusement : à aucun moment je n’ai eu plus d’un verre vide, quand ce n’était pas plutôt deux verres bien pleins.

Ce matin, réveil et retour difficile à la réalité avec l’obligation d’aller travailler. Mais ce fut aussi l’occasion d’affronter la seconde étape de mon marathon : le banquet de Noël avec les collègues. Entre les radins qui font semblant de remarquer qu’aujourd’hui on fait un repas spécial – et sont donc venus les mains vides – et les généreux qui apportent foie gras et huîtres, je me suis contentée des glaces. En revanche, et avec l’accord général, j’ai fait un sort au foie gras (environ quatre parts, je dirais), et je dois donc me dépêcher de digérer pour le dîner de ce soir.

Suite et fin du Christmas marathon :
Lundi 24 : dîner de Noël avec la famille maternelle
Mardi 25 ; midi : bouillon de légumes et tisane
              soir : théâtre en famille
Mercredi 26 : dîner de Noël côté papa
Vendredi 28 (?) : dîner de Noël avec l’Anglais.

Expériences…

Je sais, j’aurais pu poster plus tôt. Seulement voilà, je suis gourmande fin gourmet, comme chacun sait, et en allant visiter récemment un site dédié à cette formidable invention qu’est la cuisine, j’ai découvert un concours de recettes ! Bon, il faut poster cinq recettes personnelles. Non, les pâtes bolognese et l’escalope de poulet à la crème, ça ne compte pas.
Et de recenser : qu’est-ce qui est original et dont j’aurais pu créer au moins une partie ? Force est de constater que je suis terriblement japonaise dans mes créations. Tout ce que j’estime publiable est plus ou moins directement inspiré du Japon. Seul problème : après avoir “raté” – d’un point de vue personnel, car l’Anglais a tout mangé en en redemandant – un essai de gâteau, il me manque la cinquième recette… Que faire ? A l’aide.
Oui, je sais, si je continue comme ça, on me retrouvera bientôt présentatrice sur “Ménagère de moins de 50 ans TV, la chaîne de toutes les ménagères”. Hum. C’est assez flippant, comme perspective, avouons-le. Des idées pour me sortir de là ? En dehors de la Amy Winehouse attitude, bien sûr, j’ai ma dignité.

Une petite crêpe ?

Vendredi soir, retrouvailles avec quelques personnes du lycée. Nous étions six, affamés, transis et dans le quartier Montparnasse. Et que mange-t-on dans le quartier Montparnasse, surtout quand il fait froid ? Des crêpes ! Bienvenue chez les Bretons de Paris.

Nous avons donc atterri au Petit Josselin, sympathique crêperie (quoique microscopique). Au programme, galettes traditionnelles ou élaborées, portions généreuses et bonne humeur. Le service est efficace et souriant, la carte abordable. En prenant chacun une galette et une crêpe, le tout assorti d’une bouteille de cidre, nous nous en sommes sortis à 16€ par personne, l’idéal pour passer une soirée agréable en évoquant, avec force fous rires, nos souvenirs d’anciens combattants élèves.

J’ai trouvé que l’endroit comportait une forte proportion de Japonais au siège carré, et pour cause : le restaurant est chroniqué à plusieurs reprises par les guides et les blogs. Ce n’est certes pas forcément un gage de qualité, mais le côté “ambiance typique” y est pour beaucoup.

Le Petit Josselin
59, rue du Montparnasse
75014 Paris

La revanche d’une brune

Ceux d’entre vous qui me connaissent depuis septembre 2006 ou moins m’ont connue blonde, ou tout du moins châtain très clair, ce qui n’était pas franchement ma couleur naturelle… Quelle est-elle d’ailleurs ? Malheureusement, un vieux châtain un peu indéfini, triste et terne. Ah, si j’avais pu avoir la chevelure blonde de Marilyn Monroe, le roux d’une sorcière d’un autre temps ou le noir de jais d’une asiatique… Au lieu de quoi, le métissage aidant, j’ai dû tricher pour contrer la nature.
Dès lors, j’ai pris plus de blagues sur les blondes en une année que je n’en avais entendues jusqu’à cette époque. Je n’avais même pas besoin de sourire, j’avais l’air rayonnante quand même (bon, j’exagère un peu, mais la licence poétique me laisse quelques droits) et même par jour de pluie on aurait pu croire qu’il faisait beau. Je passe sur les garçons qui me souriaient juste parce que j’avais l’air crétin. L’habit ne fait pas le moine, dit-on…

Mais voilà, même les meilleures choses ont une fin, et j’ai fini par me lasser de ma blondeur (peut-être des blagues aussi) et du temps que cela prend chez le coiffeur. C’est donc un peu anxieuse mais très décidée que j’ai décidé de rendre mon uniforme de blonde pour une tenue plus seyante, plus hivernale, plus brune en un mot.
Enfin brune… D’après la coloriste, je passe d’une base “blond foncé” (où ça du blond dans ma couleur naturelle ?) à un “châtain” (pourquoi dans ce cas tout le monde me dit que j’ai bruni des cheveux ?). Non que je m’en plaigne, mais j’avoue avoir du mal des fois à comprendre le nuancier des pros.

Dorénavant, une question demeure : avec mes nouveaux cheveux, aurai-je toujours l’air faussement ingénu qui, habillé d’un sourire des plus niais, ne manque pas de faire son petit effet ? Première constation : quand je ne souris pas, ça se remarque déjà plus. Cette mine pâlote, là, c’est moi ? Hélas oui… A ma décharge, il fait froid et je suis restée immobile deux heures, donc c’est normal. 5 minutes de marche à pied me redonnent des couleurs. Mais en réalité, une constatation s’impose : peu importe que je sourie ou pas. De toutes façons, on ne voit plus que mes yeux, le reste est devenu accessoire. Dita von Tease, prends garde à toi !

Les joies de l’informatique

Hier, j’ai eu l’honneur et le privilège de “former” un de nos consultants à la pratique de Word. Traduisez par là que j’ai dû enseigner les joies du copier/coller et de la touche “entrée” à un jeune retraité qui arrondit ses fins de mois chez nous. Il lui a fallu deux heures pour comprendre les fonctions “coller la mise en forme”, “insérer une note de bas de page”, “décaler la marge” et pour apprendre à utiliser les boutons de la barre d’outils. Ce qui nous donne des dialogues assez ubuesques, du genre “Non, n’allez pas dans Fichier pour enregistrer, cliquez sur la disquette.” ou “Oui, en utilisant la molette centrale de votre souris, vous pouvez faire défiler le texte.”
A entendre, c’est drôle, mais en réalité c’est assez usant pour les nerfs. La morale de l’histoire ? J’ai gagné le droit de l’aider à faire sa présentation Powerpoint demain. Sortez-moi de là.

And the winner is…

Ce soir (samedi), Lily et moi devions aller voir Il était une fois au cinéma, d’autant plus que les différentes critiques nous avaient mis l’eau à la bouche. Mais force est de constater que devant la tempête (que j’ai essuyée) et la perspective de faire la queue au cinéma, nous avons renoncé. Il nous reste alors une possibilité : légumer devant la télé. Et comme le hasard fait bien les choses, c’est l’élection de Miss France à la télé.
Robes meringue, défilé de maillots de bain copié sur celui de Victoria’s secret, déclarations effarantes de naïveté, sourires factices et vraies larmes… tous les ingrédients d’un psychodrame moderne sont réunis. Surtout quand on imagine que toutes ces filles, meilleures amies à l’écran, sont peut-être en train de se battre à coup de talons aiguille dans les coulisses. Las ! Nous n’en saurons rien.
Résultat des courses : nous avons passé la soirée vautrées sur le lit, à manger du gâteau et des pâtes, en disant du mal de toutes les candidates. Une vraie soirée de filles, quoi…

Bizarre ?

Hier, soirée médiévale aux caves tout ce qu’il y a de plus normale, mise à part l’absence de pas mal d’habitués. Outre les raisons “politiques” (ne nous attardons pas sur les querelles de clocher, ça devient lassant), il y avait une raison beaucoup moins avouable : la nuit Démonia. Pour ceux qui ne connaissent pas, brève explication : c’est une soirée réservée aux fétichistes du cuir, du latex et du vinyle. Les néophytes sont les bienvenus, du moment qu’ils respectent le dress code. Bref, c’était LA soirée de l’année dans le milieu, suivie par deux autres, ce soir et demain.
Comme je suis un peu curieuse, j’ai voulu en savoir plus, et j’ai donc un peu arpenté le net (c’est pas difficile à trouver, remarquez). Je m’étais toujours dit qu’à défaut d’être fétichiste, l’esthétique avait quelque chose d’attirant. Bon. Après réflexion, oui, c’est attirant, mais sur papier glacé, avec les lumières retravaillées, un peu comme une scène de genre en quelque sorte. Mais c’est surtout extrêmement lassant quand on n’est pas vraiment attiré par ça. De la lassitude naît l’ennui, de l’ennui l’écoeurement. Tous ces corps dénudés, mis en scène, maltraités… finissent par ne plus rien provoquer d’autre qu’une vague envie de vomir.

Attention, je ne dis pas que le fétichisme, c’est mal. Au contraire, je trouve rassurant que les passionnés aient la possibilité de vivre leurs fantasmes sans être enfermés pour perversion, cela prouve que l’on peut être “hors norme” sans être anormal. Mais je suis certaine que ce milieu n’est pas pour moi, mise à part mon attirance pour les corsets, sans doute vieille réminiscence de mes cours d’histoire.