Calendrier de l’Avent ChakaiClub 2015 – Jours 9 à 16

Nous voilà repartis avec le second tiers de ce calendrier de l’Avent ma foi très prometteur. Après un début très plaisant, qu’en est-il de ce qu’on pourrait qualifier de “ventre mou” de la saison festive ?

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Jour 9 : Figoolong – Oolong saveur figue
Un thé agréable, dont on sent bien les arômes. A titre personnel, je l’ai trouvé légèrement “sucré”, ce qui est sans doute dû au goût de la figue que j’associe systématiquement au sucre.

Jour 10 : Pomme au four – Thé vert saveur pomme caramel
J’ai bien apprécié ce mélange, même si j’ai trouvé le goût un peu léger. Impossible de le retrouver dans la boutique en ligne ChakaiClub.

Jour 11 : Little bouddha – Mélange de thé blanc Pai Mu Tan et thé vert saveur citron vanille litchi
Sur le papier, à part éventuellement la vanille, c’était assez mal barré. Néanmoins, quand je l’ai goûté, ce fut une agréable surprise : on sent bien les goûts annoncés sans qu’ils soient écrasants ou écœurants. En revanche, le thé est devenu très amer en fin de théière, au point que j’ai dû en laisser.

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Jour 12 : Fleurs d’hibiscus – Infusion
Pour cause de gastro le jour même, je n’ai testé cette infusion qu’aujourd’hui, mais elle est très bien : colorée (comme toujours), goûteuse… Une bonne alternative au thé.

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Jour 13 : Flocons de bonheur – Saveur agrumes épices (écorce d’orange, morceaux d’ananas, arômes d’orange, mandarine, macaron, épices et vanille)
Aïe. En lisant la liste des arômes, j’ai eu un doute. A la dégustation, je n’en avais plus : malheureusement, j’ai détesté ce mélange. Rien à redire sur le fond, mais je n’aimais pas les composantes, et je l’ai trouvé écoeurant, au point de ne pas le finir (l’Anglais a plutôt apprécié).

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Jour 14 : Genmaicha – Thé vert au riz grillé
Pour la tatamisée que je suis, le genmaicha c’est un peu le graal : une de mes boissons favorites, pour le choix de laquelle je suis très chiante. Et bien en fait, il est très bien, surtout quand on ne veut pas mettre une fortune dans un thé japonais.

Jour 15 : La potion des lutins – Non aromatisé (?)
Là, je n’ai pas compris, car le livret indique que c’est un thé non aromatisé mais dans lequel on trouve des morceaux de citronnelle, de cannelle et des clous de girofle (entre autres). A titre personnel, il m’a beaucoup plu, cela rappelait un peu le chaï, et la girofle était bienvenue en ce jour où la crève a commencé à attaquer ma gorge.

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Jour 16 : Thé noir Vietnam – Thé nature
Je n’en attendais pas grand-chose car c’est le thé que le livret recommande d’utiliser si l’on souhaite élaborer son propre mélange. Effectivement, c’est un thé nature très simple, mais pas désagréable.

Le second tiers de ce calendrier est donc en demi-teinte, mais sans doute plus à cause de mes goûts qu’en raison de la sélection, que je trouve toujours de qualité. Allez, dernière ligne droite !

La playlist de Noël de l’enfer

Source
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Samedi, à l’occasion de notre soirée de Noël, l’Anglais et moi avons proposé un blind test à nos invités. Celui-ci était, de l’aveu de tous, franchement compliqué. Je reconnais qu’il n’était pas simple et qu’on s’est fait plaisir, mais je trouve qu’il a quand même de la gueule. Du coup, je vous laisse ma sélection ici (sans les vidéos, ça prend trop de place).
Pour info, on attribuait un point pour l’artiste et un pour le titre, ainsi qu’un point bonus pour “Let it snow” si on pouvait nous dire à quel film il était le plus associé (réponse : Die Hard, et le point a été attribué). La gagnante l’a emporté avec… 4 points.

    1. Abba, Happy New Year. Ouais, OK, c’était nouvel an et pas Noël. Mais ça reste la période des fêtes etpuizut.
    2. Simon & Garfunkel, Silent night / 7 o’clock news. L’Anglais et moi adorons cette chanson, même si elle est atrocement déprimante.
    3. Mariah Carey, All I want for Christmas. Un classique des classiques. Le clip est un concentré de clichés 90s.
    4. Dean Martin, Let it snow. Je reconnais que peu de gens en France connaissent l’interprète.
    5. La Compagnie Créole, Bon baisers de Fort-de-France. Ouais, on est des aventuriers de la musique.
    6. Minions, Christmas song. Parce qu’elle me fait toujours beaucoup rigoler.
    7. Queen, Thank God it’s Christmas. Que serait un blind test chez nous sans une chanson de Queen ?
    8. Frank Sinatra, White Christmas. On avait l’embarras du choix avec Frankie-les-yeux-bleus, j’ai pris de l’ultra-connu.
    9. Wham! Last Christmas. Trouvée en trois secondes par Shermane. Je dénonce si je veux.
    10. The Darkness, Christmas Time (Don’t let the bells end). Celle-là, c’est ma préférée de tous les temps, celle que j’inflige à tout le monde à cette période de l’année (voire à d’autres périodes)
    11. Les Poppys, Non, non, rien n’a changé. Je plaide totalement non coupable. Tout est la faute de Ioionette et SonMari, qui trouvaient qu’il n’y avait pas assez de chansons francophones dans notre sélection.
    12. Blink 182, Won’t be home for Christmas. J’ai découvert deux jours avant que Blink avait commis une chanson de Noël, forcément, il fallait l’ajouter.
    13. John Lennon, Happy Xmas (War is over). Le clip est juste atroce, la chanson ultra-connue (je ne savais pas qu’elle était de lui, en fait).
    14. Tino Rossi, Petit papa Noël. Plus dégoulinant que ça, je sais pas si on trouve.
    15. Johann Strauss Père, La marche de Radetzky. Que fout ce morceau dans la playlist ? C’était tiré par les cheveux, mais c’est parce que c’est celui qui clôture systématiquement le concert du nouvel an de l’orchestre philharmonique de Vienne (idéal pour digérer le 1er janvier)
    16. Coldplay, Christmas lights. Le choix de Monsieur, bien entendu.
    17. Minikeums, C’est nonoël. Je, euh, non, rien. Ou plutôt si : encore un coup de Ioionette et SonMari.
    18. Billy Mack, Christmas is all around. La chanson ultime de Love actually, notre comédie romantique préférée.
    19. Dropkick Murphys, The Season’s upon us. Celle-ci n’est pas loin de détrôner The Darkness dans mon cœur, ce qui n’est pas peu dire.
    20. Twisted Sisters, Oh, come all ye faithful. Un cantique à la sauce glam rock, ça me met en joie.

Alors, vous en pensez quoi ? Sommes-nous d’affreux tortionnaires ? Quels morceaux auriez-vous choisis ?

Une interview pas comme les autres

Vendredi après-midi, j’ai eu l’honneur d’être interviewée via Skype par… une classe de collège. En effet, un de mes amis, professeur d’histoire-géographie-éducation civique (j’espère que je n’oublie rien) anime également le cours de “découverte professionnelle” des 3ème, et l’une des élèves avait exprimé son intérêt pour les métiers de la traduction.
Après un peu de tâtonnements sur les dates / le type de réponses que je devais donner (inutile de trop élaborer, parce que pas trop le temps et pas forcément de vocabulaire trop recherché) / la technique, nous avons pu nous rencontrer. L’expérience était franchement intéressante, ça a duré une grosse demi-heure, et mon chat – qui s’est invité sur mon bureau – a beaucoup fait rire les élèves. Au final, les questions posées étaient intelligentes, et j’espère que mes réponses ont été à la hauteur.
Même si je ne leur ai pas caché que l’édition n’était pas en grande forme, je les ai tout de même exhortés à fouiller dans cette voie, car je pense sincèrement que la traduction, fût-elle technique et administrative, a encore de beaux jours devant elle.

Source
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Questions sur vous
– Êtes-vous anglaise d’origine ?
– Combien de langues parlez-vous ?
– Avez-vous traduit beaucoup de livres ?
– Quels genres de livres ?
– Faites-vous aussi interprète ? Si non, pourquoi ?

Choix du métier
-Pourquoi avoir choisi ce métier ?
– Avez-vous toujours voulu faire ce métier ?

Études
– Quelles études avez vous faites ? Quel diplôme ?
– Combien d’années d’études ont été nécessaires ?
– Diriez-vous que c’est une profession intellectuelle ?
– Quelles matières, autres que linguistiques, sont nécessaires ?
– Quelles sont les qualités nécessaires ? Quels sont les défauts rédhibitoires ?

Conditions de travail
– Pour quelle entreprise travaillez-vous ? Où se trouve-t-elle ?
– Travaillez-vous seule ou en équipe ?
– Avez-vous des déplacements à faire ?
– Quels sont vos horaires ?
– Combien de temps prend la traduction d’un ouvrage ?

Conclusions
– Quels sont les avantages et les inconvénients de votre métier ?
– Qu’est-ce qui vous plaît le plus ?
– Qu’avez-vous appris de ce métier ?
– Feriez-vous à nouveau ce choix et le conseilleriez-vous à un jeune ?
– D’autres métiers vous tentent-ils ? Lesquels ?

A l’issue de l’entretien, j’ai eu droit à deux nouvelles questions :
– Pourquoi pensez-vous qu’on aura toujours besoin de “personnes” (insistance sur le mot “personne”) pour traduire (par rapport à un logiciel) ?
– Concrètement, est-ce un métier que l’on peu exercer partout ? (Y compris dans la campagne normande, comme c’était le cas des élèves)

Un grand merci aux élèves de DP3 du collège de Bréal et leur professeur !

10 Things I liked this week #61

Quelle semaine ! Alors que j’avais rendu ma trad et que je comptais profiter d’un peu de temps pour moi, j’ai eu l’impression de courir en permanence. Toutefois, j’ai trouvé dix raisons de me réjouir ou de profiter de la vie.

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  • Lundi, c’est la journée des grands travaux, à savoir le moment où je décide de rattraper mon retard de ménage. Pour me donner du cœur à l’ouvrage, j’écoute Watermusic de Haendel, et me voilà transportée au 18ème siècle en plein repassage.
  • Mardi, je survis aux deux heures (deux heures !) de cours de natation et aux débuts de l’apprentissage du papillon. Et je n’ai pas si mal que ça le lendemain.
  • Mercredi, c’est une de ces rares journées où je me rends physiquement à mon travail. A midi, je déjeune avec ma soeur et d’autres collègues, et le repas s’achève en terrasse avec des cigarettes et du café (pour les autres, je n’aime ni l’un ni l’autre).
  • En sortant, je parviens à constituer les deux tiers de mon colis du Secret Santa d’Armalite, ainsi qu’une partie du Secret Santa du bureau. Efficacité, c’est mon deuxième prénom.
  • Jeudi, je file à l’heure du déjeuner faire une razzia chez H&M en vue de notre week-end. Au passage, je rafle un sweat et un t-shirt en promo alors que ce n’était pas du tout prévu.
  • Le soir, nous dînons entre amis, c’est notre réunion mensuelle. Le temps s’écoule trop vite, surtout avec une Crevette épuisée à gérer, mais c’est toujours un bon moment.
  • Samedi, en dépit de la gastro foudroyante qui m’a clouée au lit la veille et le matin, nous accueillons une quinzaine d’amis (avec enfants !) à la maison pour une Christmas party. Au programme : blind test de chansons de Noël, Secret Santa (j’ai reçu des produits l’Occitane :D). La soirée s’achève tôt, la présence des enfants ayant épuisé tout le monde, et Monsieur se couche avec une migraine.
  • D’ailleurs, une de mes invitées en profite pour me faire un cadeau pas du tout prévu : du thé à la rose (miam). Mademoiselle n’est pas en reste et reçoit un livre et deux nouveaux doudous (dont un qui fait du bruit, arg).
  • Dimanche, c’est au tour de la Crevette d’être malade (sale week-end, c’est moi qui vous l’dis). Nous parvenons à la faire siester 3h, un record, et l’Anglais en profite pour récupérer de son côté : je dispose de tout l’après-midi pour lire et finir mon roman.
  • A deux reprises cette semaine, on m’a fait remarqué que j’avais minci, ce que m’a confirmé la balance du médecin. Le sport ferait-il enfin ses preuves ?

Le Grinch qui avait mangé un Bisounours

Ceux qui me connaissent ou qui me lisent depuis un certain temps savent que je n’aime pas Noël. Cette fête me stresse, entre la course à l’échalote pour trouver les cadeaux, les demandes de listes qui tombent dès octobre et les talents d’équilibriste qu’il faut déployer pour l’organisation…
Je n’ai longtemps trouvé qu’un seul sens à Noël : celui de l’avalanche de cadeaux. Et quand je dis “avalanche”, c’est au sens propre. Certaines années, avec le jeu des familles recomposées, il nous est arrivé de célébrer Noël à quatre reprises, du 24 décembre à l’Epiphanie (plus la petite enveloppe pour Hanouka, histoire de faire bonne mesure).

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Attention, je ne dis pas que je n’aime pas faire des cadeaux, au contraire. C’est juste que, outre que souvent on coche un truc sur liste, parfois je n’ai pas d’idée ou que je trouve l’exercice un peu artificiel. De la même façon, je suis toujours ravie de recevoir plein de choses, même si je ne peux m’empêcher de me demander si j’en ai vraiment besoin/envie ou si la saison a créé ce besoin/cette envie.
Mais depuis quelques semaines, il se passe des choses étranges…

  • J’ai décidé d’organiser une “Christmas party” à la maison avec des copains, avec Secret Santa et blind test. Toute seule avec mes petits bras musclés.
  • Le même jour, j’ai trouvé le thème du swap (“Lumière !” si vous avez suivi) en pensant aux lumières de Noël dans la nuit. Si, si, si.
  • D’ailleurs, je n’ai pas une mais deux swapées, pour faire bonne mesure.
  • J’ai acheté avec mon propre argent de nouvelles décos de Noël, un poil kitschouilles pour certaines, mais qui me faisaient envie.
  • Je me suis inscrite au Secret Santa d’Armalite, et mon colis est presque prêt.
  • Je me suis inscrite au Secret Santa du bureau (!!!), j’attends de connaître le nom de mon binôme.

Très sincèrement, je crois que j’ai dû avaler un Bisounours par mégarde (peut-être avarié, le Bisounours). Voilà plusieurs semaines que je suis à fond sur Noël et que je suis excitée comme une puce à l’idée des fêtes.
Exorcisez-moi.

Source
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Winter cookbook challenge #1

Suite à la proposition très Inspirée de Sunalee, j’ai décidé de mettre mon impressionnante bibliothèque culinaire en usage, et de préparer des recettes questions issues de ces ouvrages. Alors que j’en ai récemment éliminé pas mal pour cause cause de “je ne m’en servirai jamais, je ne l’ai jamais ouvert, ouste”, il reste tout de même 67 livres et 14 revues. Ca donne le vertige…

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Du coup, voici un petit récapitulatif de ce que nous (oui, monsieur a mis la main à la pâte ce week-end) avons cuisiné.
Samedi soir, j’ai préparé la soussoupe de radis noir de Guillaume Long, que l’on peut trouver sur son blog A boire et à manger et dans le premier tome de sa BD éponyme.

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Dimanche soir, nous recevions du monde, et l’Anglais a décidé de se mettre aux fourneaux, avec un menu “junk food pour adultes”. Au programme, poulet pané au sésame, recette tirée de Celebrate the rain publié par la Junior League de Seattle (et offert par notre hôtesse lors de notre séjour là-bas) et frites au four, recette du livre Gastronogeek (accompagnement du Biff Tannen Burger).

Pas très photogénique, mais délicieux et régressif
Pas très photogénique, mais délicieux et régressif

En réalité, nous avions déjà testé ces recettes, certaines à plusieurs reprises. Ce sera la suite du défi : tester des recettes jamais faites ou des livres jamais ouverts !

Calendrier de l’Avent ChakaiClub 2015 – Jours 1 à 8

Les quelques comptes-rendus que j’avais lus l’an dernier au sujet du calendrier de l’Avent ChakaiClub m’avaient mis l’eau à la bouche, mais je m’étais presque fait une raison, sachant que celui-ci s’était très vite trouvé en rupture de stock. Pourtant, en novembre, j’ai été assez réactive pour réussir à commander le mien (40€ avec les frais de port, c’est un peu Noël avant l’heure…).
Du coup, j’ai pensé que mon propre compte-rendu pourrait intéresser les quelques (hem) théïnomanes de mon public. (Note : toutes les photos ont été empruntées sur le site de la marque)

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Jour 1 : Tentation chocolat – Infusion à base de grué de cacao, raisins de Corinthe, morceaux de cannelle, morceaux de caramel.
Le parfum qui émane du sachet est délicieux et très gourmand et, une fois infusé, le mélange tient ses promesses : pour un peu, on croirait boire un chocolat chaud en dégustant quelques sucreries. Moi qui n’aime pas les raisins secs, je ne les ai pas sentis, donc leur présence doit être discrète. Une excellente alternative pour l’après-midi, et dépourvue de théine, je pense en commander très vite.

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Jour 2 : Salagama – Puehr, cannelle, clous de girofle, cardamome, vanille.
Je ne connais pas bien le puehr, même si j’en bois de temps à autre, mais pour moi c’est un thé très végétal, avec un goût de champignon plus ou moins prononcé (oui, je sais, ça dépend desquels, mais celui-là, oui). Du coup, je trouve l’association avec les épices (surtout la cannelle) très surprenante et pas trop à mon goût. Pour l’âme aventurière, on repassera.

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Jour 3 : Pai Mu Tan – Thé blanc Pai Mu Tan
C’était un thé agréable à boire, très “frais”, mais je ne saurais dire s’il s’agissait juste d’un thé blanc ou d’un très bon thé blanc, je n’y connais rien.

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Jour 4 : Un après-midi chez grand-mère – Thés noirs saveur cookie
Celui-là je le connaissais déjà et je l’aime d’amour. Vous connaissez les cookies aux pépites de chocolat Pepperidge Farm ? Ben voilà, faites-les infuser et vous obtiendrez ce résultat-là, sans le sucre qui plus est.

Jour 5 : Au coin du feu – Thé vert de Chine sencha, saveur pomme cannelle. (Pas de photo disponible, bien entendu je n’ai pas pensé à en faire)
Je le dis souvent : je préfère les thés noirs parfumés et les thés verts natures (pas chiante, la fille). Pourtant, celui-ci m’a séduite. Je ne sais pas si j’en boirais des litres, mais pour offrir à des gens qui ont envie d’un thé un peu gourmand bien que léger, c’est parfait. L’Anglais, qui aime les thés verts parfumés et fruités, a beaucoup aimé.

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Jour 6 : Le secret du bonheur – Oolong saveur poire, amande, citron
Pas mal du tout, quoiqu’un peu “sucré” à mon goût. Non, cherchez pas. Une fois encore, l’Anglais, qui est ma caution pour les thés aux fruits, a beaucoup aimé. On sent bien tous les arômes annoncés.

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Jours 7 : Puerh mini tuo cha – Puerh compressé en forme de nid d’oiseau (“tuo cha”)
Un bon puerh, aux arômes de terre et de champignon donc, selon moi, classique. J’envisage d’en racheter, d’autant que le format est très sympa.

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Jour 8 : Hey Macarena ! Rooibos saveur fraise, fleurs de jasmin
(Que celles qui n’ont pas fait “Hai !” en lisant le nom de l’infusion se dénoncent)
Longtemps, j’ai été très réticente vis-à-vis du rooibos, partant du principe que ce n’était pas vraiment du thé et que ça se coince dans mes filtres métalliques. Et puis, quand même, l’avantage c’est que ça permet des aromatisations très intéressantes. C’est le cas ici : cette infusion à la fraise est gourmande et tonique sans être écœurante.

Voilà pour ce premier tiers de calendrier ! N’hésitez pas à me dire si ça vous fait envie ou, si vous avez aussi ce calendrier, ce que vous en avez pensé.

Qu’il est doux et beau de mourir pour sa patrie

AviPrimorLouis, fils d’un boulanger bordelais, part effectuer son service militaire quelques jours seulement après avoir été brillamment reçu au baccalauréat. En ce début de l’été 1914, l’ambiance est encore à l’insouciance et, malgré ses craintes, il est fier d’accomplir son devoir de citoyen. Lorsque la guerre éclate et que son régiment est envoyé sur le front, Louis espère pouvoir servir sa patrie du mieux possible. A Francfort, Ludwig, étudiant en droit, est impatient de recevoir son ordre de mobilisation, même si le départ pour le front l’éloignera de sa bien-aimée. Devenir un soldat allemand lui donne le sentiment d’être enfin pleinement accepté par son pays. Ce roman aborde un aspect de la Première Guerre mondiale méconnu et pourtant lourd de conséquences, celui des Juifs qui participèrent aux combats, animés par un profond désir de reconnaissance.


Lorsque j’ai aperçu la couverture de ce roman, je m’en suis saisie et l’ai immédiatement ajouté à mon panier alors que ma PAL débordait déjà. J’adore les romans historiques, et la possibilité d’en lire un sur les Juifs d’Europe qui ne parlerait pas de la Shoah m’enthousiasmait, en dépit du sujet guère plus réjouissant.

Qu’il est doux et beau de mourir pour sa patrie débute comme la guerre de 14 : l’auteur nous fait vivre l’insouciance, puis la fièvre nationaliste et patriotique qui s’empare des population, d’un côté de la frontière comme de l’autre. Surtout, il donne à voir le fervent désir des Juifs, où qu’ils résident, d’être intégrés et considérés comme des citoyens à part entière (en France l’affaire Dreyfus n’est pas si loin, et en Allemagne les Juifs n’ont pas le droit d’être officiers supérieurs).
Peu à peu, l’histoire s’enfonce dans la guerre, ses horreurs, ses bizarreries, son attente et ses coups de semonce. L’auteur s’est visiblement bien documenté et nous permet de suivre les combats par les yeux des Allemands comme des Français pendant les quatre années de conflit. Et alors que je pensais lire un récit de frères ennemis, je me suis plutôt retrouvée face à deux personnages qui interrogeaient leur judéité, leur rapport à la religion et la foi (tous deux se revendiquent laïques), et de quelle façon la guerre et le comportement de leur entourage (familial, amoureux ou militaire) les renvoyait à cette condition.

Si j’ai dû interrompre ma lecture après les attentats du 13 novembre, on peut tout de même dire que j’ai dévoré ce roman et qu’il m’a beaucoup plu. Attention, compte tenu du contexte choisi, et de ce qu’on sait de la suite, ce n’est pas vraiment un récit optimiste…
Deux petits bémols : l’épilogue rédigé pour l’édition française n’apporte, selon moi, que peu de chose au roman, à part éventuellement un peu plus d’épaisseur au personnage de Louis, bien que ce ne soit pas nécessaire. Et j’ai relevé une bonne demi-douzaine de coquilles dont certaines m’ont brûlé les yeux (une ou deux n’auraient d’ailleurs jamais dû passer au crible d’un correcteur Word).
Mais quoi qu’il en soit, si des sujets comme le judaïsme, la Première guerre mondiale ou l’intégration vous parlent, je pense que ce livre vous plaira.

Qu’il est doux et beau de mourir pour sa patrie, Avi Primor, Piranha, 25€

10 Things I liked this week #60

Ce fut une semaine agitée et occupée, mais dans le bon sens du terme : des sorties, du boulot, de l’activité sur le blog… Allez, sans plus vous faire languir, je vous livre mon top 10.

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  • Lundi, nous avons lancé le swap Lumière en présentant les binômes les unes aux autres. En ce qui me concerne, ça s’annonce très bien !
  • Mardi, j’étrenne mon calendrier de l’Avent ChakaiClub, et la Crevette celui offert par Popi (le calendrier des câlins et des bisous).
  • Jeudi soir, je suis sortie au théâtre ! Grâce à Claire, j’ai vu Le Misanthrope à la Comédie-Française. Si je n’ai pas forcément été convaincue par toute la mise en scène, j’ai tout de même passé une excellente soirée.
  • Vendredi, j’ai rendu ma traduction, celle sur laquelle je suis censée bosser depuis le début de l’été (plutôt la rentrée en fait, hem). Mais je suis bien contente d’en avoir fini, j’attends la prochaine avec impatience.
  • J’ai réussi à finir quatre livre et une BD dans la semaine, un quasi record depuis la naissance de la Crevette.
  • Samedi matin, on a emmené le chat chez le véto pour sa visite annuelle, et découvert ce qu’on soupçonnait un peu : à cause du stress engendré par la Crevette (qui se déplace depuis août), le chat est devenu boulimique et a pris plus de 600g en un an. Ah bon bah d’accord.
  • L’après-midi, je rejoins certaines filles de mon asso de natation pour participer au Téléthon. En gros, je tiens le stand buvette pieds nus, en short et t-shirt – parce que je me suis mal organisée – dans le hall d’entrée de la piscine. Il fait un peu froid mais c’est pour la bonne cause.
  • Un peu plus tard, l’Anglais m’amène la Crevette et nous allons toutes les deux barboter pendant que Monsieur nous observe à une saine distance depuis les gradins. Mademoiselle s’éclate et, malgré des dents qui claquent et des lèvres bleuies refuse catégoriquement de partir. Elle n’a pas arrêté de répéter “piscine” du week-end.
  • Dimanche midi, nous décorons le sapin avec les jolies (et fragiles) décorations achetées l’an dernier et cette année. Ca manque encore un peu de remplissage, mais ça rend bien.
  • Le soir, Ioionette et SonMari viennent dîner à la maison. On arrose copieusement différentes choses, et on se couche à 1h du matin, le lever va être facile, tiens.

Voilà, c’est tout ! Je ne m’attarderai pas sur les choses très désagréables qui ont pu survenir ce week-end, particulier dimanche soir, mais croyez que je suis tout aussi affligée que vous…

Le Misanthrope

LeMisanthropeJeudi soir, grâce à l’Américaine qui accompagnait ses étudiants, j’ai pu retourner à la Comédie-Française pour assister à la représentation d’une nouvelle pièce de Molière, Le Misanthrope.
Alceste hait l’humanité tout entière, il dénonce l’hypocrisie, la couardise et la compromission. Mais il aime pourtant Célimène, coquette et médisante. Le vertueux se lance ainsi dans des combats perdus d’avance qui l’acculent à la fuite…


Alors que la pièce est célèbre, j’avoue que je ne l’avais jamais vue ni lue. Pour être honnête, je n’en connaissais même pas l’argument. Et ce n’est pas faute, comme à peu près 90% des élèves de France et de Navarre, d’avoir étudié Molière à l’école ! Cette oeuvre est plus sérieuse que la majeure partie de la production de l’auteur, qui vécut, l’année de sa composition, plusieurs trahisons personnelles. On y relève une amertume qui s’exprime essentiellement dans le personnage principal, mais pas seulement.

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La version proposée cette saison est… longue, avouons-le. Si les acteurs sont, comme toujours, excellents, le metteur en scène a pris le parti d’étirer certains moments pour renforcer la tension dramatique. Or, cela fonctionne bien pendant toute la première moitié de la pièce, qui demeure assez enlevée, mais s’enlise lentement mais sûrement dans la seconde (surtout quand on a un train à attraper à l’autre bout de Paris).
Certains choix sont toutefois bien vus : avoir déplacé le cadre dans une gentilhommière, probablement pendant les années 1950-60, est intelligent, car cela permet de souligner la modernité du propos. De même, la scène du repas est très vivante et offre un excellent moment de comédie.
Toutefois, et c’est sans doute aussi un des problèmes de la pièce, le personnage d’Alceste est profondément antipathique et, à un moment donné, on a juste envie de dire aux autres “Mais laissez-le se démerder tout seul !”. Sa volonté de prendre en défaut tout et tout le monde est fatigante, et l’on a du mal à comprendre pourquoi les personnages qui évoluent autour de lui persistent à le trouver “aimable”.

Du coup, je suis très mitigée sur cette pièce. D’un côté, je suis ravie d’avoir pu écouter la langue de Molière, surtout quand elle est si bien interprétée. De l’autre, je me suis quand même un peu ennuyée, et c’est fort triste. Peut-être faudra-t-il retenter ma chance avec une autre mise en scène à l’occasion ?

Le Misanthrope, Molière, Salle Richelieu, jusqu’au 8 décembre