Et après

Après les attentats de janvier, comme tout le monde j’étais sous le choc, ébranlée, révoltée, mais déterminée à vivre comme avant.
Aujourd’hui, c’est différent. J’ai beau faire la bravache, répéter qu’il faut penser à autre chose, continuer à me comporter de la même façon, mais j’ai peur. J’aimerais bien, comme Armalite, dire que je refuse d’avoir peur, mais au fond de moi, mes tripes se nouent quand même.
J’ai la chance formidable de n’avoir perdu personne de mon entourage, et pourtant, c’est passé extrêmement près. Des concerts au Bataclan, j’en ai vu, de même que mes proches. Des verres en terrasse (même si je déteste les terrasses), ça m’arrive d’en boire. J’ai même déjà mis les pieds au Stade de France.
En journée, j’essaie de ne pas y penser et, la plupart du temps, ça marche. Mais quand vient le soir, quand vient la nuit, l’angoisse reprend le dessus. Et si ça m’arrivait ? Et si je perdais quelqu’un ?

Source
Source

Alors il va falloir se battre. Se battre contre soi-même, dire à la peur d’aller se faire voir, reprendre le dessus. Je ne suis vraiment pas certaine d’y arriver seule, je ne sais pas combien de temps ça prendra. Mais c’est une nécessité, un devoir, oserai-je dire. Parce qu’il est hors de question que ces salauds gagnent.

10 Things I liked this week #57

Difficile, ce soir, de dresser un bilan positif de la semaine. Mais je reste convaincue que, sans occulter ni oublier les événements atroces qui se sont déroulés vendredi, il faut cultiver au maximum ces plaisirs de la vie et les communiquer, comme un rempart contre la peur.

photo (78)

  • Nous avons profité du 11 novembre pour faire un premier repérage dans les grands magasins, en allant visiter la boutique de Noël du Bon Marché. Et on a craqué, on s’est offert quelques décorations hors de prix (c’est le Bon Marché, hein).
  • En fin d’après-midi, je retrouve Shermane et Malena pour aller boire un thé avec Isa, de passage dans la capitale. Nous échouons devant l’Autre Thé, bondé, et nous rabattons sur une crêperie de la rue Mouffetard. La Crevette, que j’ai traînée avec moi, est assez fatiguée et nous nous quittons au bout d’environ 1h30 de papotages.
  • Jeudi, je reçois une super gentille carte de Lucy, ainsi qu’un joli marque-page composé de fleurs pressées, en remerciement d’un envoi de thé que je lui avais fait pendant les vacances.
  • Jeudi toujours, Florine vient nous rendre visite pour une combo thé + apéro + dîner. On parle tatouage, vie quotidienne, expériences professionnelles, géopolitique d’Europe de l’Est et histoire familiale, et le temps passe trop vite.
  • Vendredi matin, je finis ma traduction, alléluia ! Il me reste trois semaines pour relire, je suis (presque) à l’aise.
  • Vendredi midi, l’Anglais et moi nous offrons un déjeuner rapide en amoureux avant de vaquer à nos rendez-vous respectifs.
  • Plus tard, je rencontre Elanor en vrai pour la première fois pour une visite de la jolie exposition “Fragonard amoureux” au Luxembourg.
  • A la sortie, nous sommes rejointes par Shermane (encore elle !) pour une pause très gourmande au salon de thé Angelina installé à côté de la salle d’exposition. Un chocolat chaud et deux madeleines plus tard, je n’ai plus vraiment faim…
  • Vendredi soir, alors que nous découvrons peu à peu l’ampleur des atrocités commises dans Paris, nous avons l’immense chance de découvrir qu’aucun de nos amis ni de membre de notre famille n’est concerné. Nous sommes en vie, nous sommes ensemble. C’est le plus important.
  • Samedi, une partie du programme du week-end est maintenue : nous assistons à notre première AG au sein de notre nouvelle association de reconstitution historique. A nous les sorties médiévales en 2016 !
  • Dimanche, Gni et Leen passent prendre le thé à la maison, et n’arrivent pas les mains vides.

Voilà pour cette semaine. Paradoxalement, pour moi qui suis assez souvent bloquée à la maison, elle fut marquée du sceau des amis et des sorties. Si le programme est maintenu, j’ai l’intention de sortir demain soir, et de prendre l’avion le week-end prochain. Il faut aller de l’avant.

Ces petits luxes auxquels j’ai renoncé…

Je ne sais pas vous, mais à titre personnel, il y avait des choses que je tenais pour acquises jusqu’à la naissance de la Crevette. Bon, on m’avait bien dit que les nuits et le sommeil ce ne serait plus trop ça, mais tout un tas d’activités et de moments me paraît aujourd’hui comme un Eldorado inatteignable… Et vous ?

time

  • Faire la grasse matinée. Je ne suis pas du genre à dormir jusqu’à 11h ou midi, mais j’avoue que parfois, j’aimerais bien ne pas être tirée du lit à 6h45 par un “Maman !” ou un “bobo !”
  • Dans le même ordre d’idée, je fantasme sur le simple fait de traîner sous la couette pour bouquiner et rêvasser.
  • Ecouter de la musique que j’ai choisie, et pas le énième passage du même CD de comptines et berceuses que j’ai eu le malheur d’acheter.
  • Me caler avec un bouquin sans être dérangée pendant 10 5 minutes.
  • Partir en week-end à l’arrache avec trois culottes et ma brosse à dents et advienne que pourra. A présent, quand on part, c’est transformés en camion de déménagement (plus c’est petit, plus ça prend de place).
  • Glander en vieux t-shirt devant la télé un dimanche à 16h. Et pas se taper une sortie au parc avec tous les parents qui auront eu la même idée.
  • Faire les courses sans décrire de savants détours pour éviter certains rayons et contrer ainsi la déferlante de “ça !” qui ne manquera pas de s’abattre si j’ai le malheur de passer trop près des gâteaux.
  • Laisser traîner des trucs partout sans craindre que ceux-ci se transforment en arme potentiellement mortelle (verre, dessous de plat, gros livre…) ou que ton bébé se transforme en arme de destruction massive (livre, appareil électronique…).
  • Prendre un bain. Parce qu’avec notre petit ballon d’eau chaude, on ne peut pas concilier un bain de Crevette et un bain d’adulte.
  • M’organiser comme je veux et ne pas devoir adapter mon emploi du temps aux horaires de la nounou : au garde-à-vous à 17h30, dernier délai, ça fait tôt, quand même.
  • M’offrir un plaisir coupable gustatif : impossible de sortir un gâteau (surtout au chocolat) sans qu’on vienne m’en réclamer un morceau.
  • Ne rien faire.

Luxation congénitale de la hanche #2 – Traction de Somerville-Petit-Morel

Note : cet article n’est en aucun cas un document scientifique ou médical. Il s’agit de notre témoignage et de notre expérience de parents d’un enfant atteint d’une luxation congénitale de la hanche. Pour en savoir plus, l’histoire commence ici


Or donc, souvenez-vous, le médecin de la Crevette venait de nous annoncer, après six mois de traitement, que celui-ci n’avait pas correctement porté ses fruits et qu’il allait falloir passer à l’étape supérieure : la traction de Somerville-Petit-Morel (qu’on appelle aussi “traction de Somerville-Petit” mais l’orthopédiste a insisté). A vos souhaits.

La… quoi ? Tractation ?
Traction. Du verbe tirer. Tout de suite, ça vous donne une idée du truc.
Il s’agit littéralement d’attacher des poids aux jambes du patient et de tirer dessus. Décrit ainsi, ça paraît barbare, et il faut dire que c’est assez impressionnant. L’idée est en réalité de tirer lentement sur les membres pour les extraire de la cavité articulaire puis de les réaligner dans le bon axe.

IMG_1024
Premier soir…

Concrètement, ça se passe comment ?
Vous vous en doutez, ça ne se fait pas en un claquement de doigts. En l’occurrence, il fallait compter quatre semaines d’hospitalisation pour parvenir à nos fins.
Les huit premiers jours environ, on ajoutait du poids matin et soir sur chaque jambe : la Crevette pesait 8kg, elle pouvait donc supporter jusqu’à 4kg par membre (si). Il est évident qu’il faut procéder petit à petit pour ne pas traumatiser le corps.
Une fois les jambes bien allongées (désolée, je n’ai pas d’autre métaphore), il a été temps d’écarter. Il fallait en effet se remettre dans l’alignement de la cavité articulaire. Cela a pris une bonne dizaine de jours, avec ajout de barres latérales : on écartait un peu le matin puis le soir, tout en vérifiant l’angle, qu’on a même corrigé par l’ajout d’un poids en transverse (en gros, un poids disposé de façon à faire tourner la jambe vers l’intérieur).
Enfin, on a ôté le poids peu à peu tout en s’assurant que rien ne bougeait.

...Dernier jour !
…Dernier jour !

Mais c’est atroce !
Ca peut paraître atroce, et c’est lourd, mais cela reste moins invasif que la chirurgie, qui reste le dernier recours. Je rappelle que la Crevette avait 9 mois à l’époque.
Le plus compliqué pour elle fut de ne plus pouvoir s’asseoir alors qu’elle commençait tout juste à maîtriser cette position (la semaine précédent son hospitalisation, elle commençait à se hisser pour se mettre debout). Le premier soir, elle a pas mal protesté et un peu pleuré, mais c’est vite passé.

Ca doit faire mal…
Bien entendu, je ne peux jurer de rien ni parler à la place de ma fille. Toutefois, mise à part l’énorme crève qu’elle a attrapée le jour de son entrée (les hôpitaux, ces nids à microbes), et qu’on a soignée au doliprane, elle s’est très rarement plainte. Elle était la plupart du temps souriante, parfois angoissée par le passage des médecins ou des infirmiers, parfois agacée de ne pas pouvoir remuer comme elle le voulait. Pendant tout son séjour, elle n’a jamais rien reçu de plus fort que du paracétamol.

La super déco du service...
La super déco du service…

9 mois, c’est jeune…
Il faut agir avant l’acquisition de la marche, sous peine d’avoir des séquelles. Et puis, on apprend vite à relativiser.
La Crevette était hospitalisée à Necker, et le service d’orthopédie est au même étage de l’ORL et, surtout, la neurochirurgie. Voir des gamins se balader avec la tête enturbannée reliée à un drain ou discuter avec des parents dont l’enfant vient pour une amputation thérapeutique, ça remet tout de suite les idées en place.

...un train rouge...
…un train rouge qui se promène sur les murs

Et les parents dans tout ça ?
L’orthopédiste qui suivait la Crevette nous a annoncé la couleur d’entrée de jeu : nous allions vivre à l’hôpital. Elle nous a carrément recommandé d’apporter la Nespresso ! (Comme je n’aime pas le café, on a apporté notre bouilloire, et l’Anglais a héroïquement survécu avec du Nescafé pendant un mois)
En gros, nous nous sommes organisés de notre mieux : monsieur a pris tous ses mercredis ainsi que la dernière semaine de décembre, tandis que je dégageais l’intégralité de mon emploi du temps en décembre (de l’avantage d’être freelance) pour la traduction, et m’arrangeais avec mon autre employeur pour ne travailler qu’un jour par semaine. En temps normal, je bosse deux jours par semaine pour eux, mais comme je ne disposais pas de jours “enfant malade” c’était la meilleure solution pour ne pas griller tous mes congés, dont je risquais d’avoir besoin plus tard (bien m’en a pris).
Ensuite, nous avons organisé un roulement pour savoir qui dormait quand à l’hôpital. Car non, un bébé de neuf mois, nous n’étions pas très chauds pour le laisser dormir seul sur place, quand bien même nous n’avons jamais pratiqué le co-dodo.

Vous étiez tout seuls ?
Fort heureusement, nous avons eu la chance d’être extrêmement bien entourés : ma mère et mes beaux-parents ont “pris” des nuits pour veiller sur la Crevette pendant que nous tentions de nous reposer à la maison (on dort très mal à l’hôpital), des amis et des membres de la famille sont venus nous voir et nous soutenir, les associations ont été très actives et ont parfois pris le relais pendant une demi-heure le temps d’aller boire un verre…
Par ailleurs, l’assistante maternelle de mademoiselle – qui ne touchait pas de salaire pendant la moitié de l’hospitalisation – a eu la gentillesse de venir la voir à deux reprises, dont une fois avec des cadeaux de Noël…

Oui, on peut dormir
Oui, on peut dormir

Et pour les détails pratiques ?
Pour les enfants, les repas sont pris en charge par l’APHP mais pas tout de suite : mieux vaut arriver avec 48h de couches, de petits pots, la boîte de lait et les biberons, des fois que. Après, normalement, l’intendance prend le relais parfois avec des ratés (la Crevette s’est retrouvée avec des biberons de lait 3è âge + céréales à deux reprises). Penser aussi à apporter les affaires de toilette, la crème pour le change et pour l’érythème fessier (l’assistance publique est pauvre…), ainsi que des bodies, un ou deux pulls, et des chaussettes – l’enfant aura les jambes à l’air pendant un mois. Sans compter des jeux, de quoi écouter de la musique, etc.
Pour les parents, outre les vêtements de rechange, les affaires de toilette et la serviette de bain, il est utile de venir avec un duvet. On peut aussi se prendre de la lecture (la liseuse, cette invention géniale), pas trop intellectuelle parce qu’on est interrompu tout le temps et qu’on n’arrive pas forcément à se concentrer. En revanche, éviter l’ordinateur portable : le risque de vol est réel et le réseau wifi franchement pas terrible. Enfin, pensez aux sucreries : en cas de coup de barre ou de baisse de moral, elles font beaucoup de bien, et vous permettront aussi d’amadouer le personnel médical et non médical.

Une compensation : la vue sur la Tour Eiffel (si, si, au loin)
Une compensation : la vue sur la Tour Eiffel (si, si, au loin)

Et à part l’hôpital ?
A peu de chose près, notre vie s’est suspendue pendant quatre semaines, et nous n’avons guère quitté l’enceinte de Necker, sauf pour aller chercher à manger ou rentrer à la maison / aller au travail. Nous avons tenu parce que nous étions très entourés et que nous nous sommes répété qu’il s’agissait d’un problème certes pénible à traiter mais relativement bénin et, surtout, sans (trop de) séquelles. Le contrecoup a mis plusieurs mois à apparaître et à être digéré, et je pense que la situation nous hante encore parfois (et si jamais on en faisait un deuxième et qu’on devait revivre ça ?).

Comment ça s’est fini ?
On pourrait dire bien : la Crevette a enfin eu le droit de rentrer à la maison le… 1er janvier. Nous avions appris la nouvelle la veille, et j’ai passé la dernière nuit à l’hôpital. Il paraît que, toute la nuit, les ambulances sont passées sous nos fenêtres et qu’il y a eu en prime une course-poursuite à 4h du matin. Je n’ai strictement rien entendu. Pour la première fois depuis un mois, j’ai fait une nuit correcte.
Toutefois, nous n’en avions pas fini pour autant : car si nous avons récupéré mademoiselle, ce fut lestée de deux kilos de plâtre !

Swap Lumière !

L’hiver arrive. Les jours raccourcissent. Les agapes vont nous doter de quelques kilos supplémentaires.
C’est le moment de mettre un peu de lumière dans les vies, un peu de baume aux cœurs, un peu d’étoiles dans les yeux, non ? Autrement dit, c’est le moment de faire un swap, non ??

Source
Source

En cette période de fin d’année, Shermane et moi vous proposons un swap créatif, pour laisser libre cours à votre imagination. Le thème : la lumière. C’est tout.
Bon, d’accord, quelques suggestions avant qu’on nous accuse de proposer un échange de lampes Ikea…

  • « Lumière » : n’est-ce pas le nom des frères, Auguste et Louis, qui ont joué un rôle essentiel dans le cinéma ? Les films, les photos, les pellicules… autant de choses qui peuvent donner le sourire.
  • « Que la lumière soit ! » si vous voulez la jouer un peu divin(e) pour que votre swappé(e) commence l’année en beauté !
  • « Une idée lumineuse » si vous êtes la reine ou le roi des bons plans et autres astuces.
  • Ou encore une poudre « lumière » pour les amoureux de maquillage.

Mais bien sûr, si vous êtes fétichiste des lampes Ikea, on ne vous empêchera pas d’assouvir votre passion.
Bref, vous l’aurez compris, peu de règles cette fois, si ce n’est que votre paquet devra contenir 4 objets. Ou plus car on n’est pas dupes : on a bien vu que vous étiez généreux 🙂

Envie d’illuminer les journées de votre futur(e) swappé(e) ? Envoyez-nous un mail à info.shermane[at]yahoo[point]fr et kleoinparis[at]gmail[point]com pour nous préciser un peu vos goûts, vos envies (si nous ne vous connaissons pas), et si vous êtes prêt(e) ou non à envoyer un colis à l’étranger. Vous avez jusqu’au 29 novembre pour vous inscrire, après quoi nous constituerons les binômes et vous aurez jusqu’au 30 janvier pour envoyer vos colis.

Bonne semaine !

10 Things I liked this week #56

Cette semaine fut relativement silencieuse sur le blog, comme dans ma vie : je suis en bouclage de ma traduction et j’ai pris du retard avec les absences de la nounou (entre autres), si bien que je ne mets guère le nez hors de chez moi ces temps-ci. Toutefois, j’ai quand même trouvé dix choses à retenir de cette semaine.

photo (77)

  • Mardi, les cours de natation ont repris, et avec beaucoup moins de mal que je le redoutais (en revanche, j’ai écopé d’un superbe bleu au biceps).
  • Mercredi, j’ai reçu une adorable lettre de ma correspondante mystérieuse (qui se reconnaîtra ^^). Comme je n’ai aucun moyen de prévoir leur arrivée, ces missives sont toujours une surprise et un ravissement.
  • Ma belle-mère a passé la soirée chez nous. Au programme : jeux avec la Crevette (pendant que je glandais dans le canapé), sushis et croissants au petit dej le lendemain.
  • Jeudi, nous avons eu notre dîner mensuel avec nos amis. Comme on n’a jamais pu trouver quelqu’un pour garder la Crevette, celle-ci nous a accompagnés et a été d’une sagesse exemplaire (on ne l’a même pas entendue parler, elle chuchotait). Grosse fierté.
  • Vendredi, Isa m’a envoyé un message d’amour. Love you too, darling <3
  • Vendredi soir, comme Monsieur rentrait un peu tard, j’ai pu le mettre devant le fait accompli : c’était Danse avec les stars (oui, j’ai un faible pour cette émission – même si je ne laisse le son que des répètes aux commentaires du jury).
  • Samedi, nous nous sommes organisé une journée entre filles avec L. et nos progénitures : matinée dans un parc pour enfants où nous avons dévalé le toboggan géant (ça m’a fait beaucoup de bien de faire l’idiote), déjeuner entre adultes, et très agréable promenade dans la campagne ensoleillée.
  • J’ai profité de cette journée pour recommencer à porter la Crevette en écharpe et, après quelques tâtonnements, j’ai retrouvé mes réflexes. Du coup, j’envisage d’utiliser ce système lors de mes prochaines escapades parisiennes avec enfant, c’est quand même moins encombrant qu’une poussette.
  • Dimanche, mademoiselle a fait une sieste record de 2h30, ce qui m’a permis aussi de recharger les batteries.
  • Depuis jeudi, en dépit des crises de larmes de la Crevette le soir au moment du coucher, de la fatigue et du boulot, je suis d’une humeur étonnamment sereine et enthousiaste. Je me demande ce qu’il y avait dans mon croissant jeudi matin…

En tout cas, croissant ou pas, je me sens toujours d’humeur plutôt bienveillante et aimable. Croisons les doigts pour que ça dure !

La liste de mes thés

Après vous avoir fait la liste des alcools du bar et celle des bouquins en souffrance dans ma PAL, je me plie à cette coutume de blogueuses qui consiste à dresser la liste des thés qui dorment dans mes placards. Je précise que je me suis beaucoup calmée depuis le printemps et que j’essaie d’écluser mes stocks au maximum, mais que, parfois, comme tout le monde, je suis faible.

Thé vert

Thé vert
Nature
Uji Sencha, Nakamura Tokichi
Uji Sencha asatsuyu, fournisseur inconnu
Sencha fukuyu, Dammann Frères
Sencha night shadow, George Cannon
Sencha Yamato, George Cannon
Tanka cha, Mariage Frères
Genmaicha, Palais des thés
Gyôkuro Mantoku, Ippodô
Bancha wakayanagi, Ippodô
Hôji-cha, Comptoir Florian (? Offert par Armalite)
Thé de Nara Yamato kabuse, fournisseur inconnu
Thé vert japonais rare, offert par ma sœur, fournisseur inconnu

Parfumé
Thé des Fakirs, Palais des thés (cardamome, clou de girofle, agrume)
Jasmin Kaorisencha, Jûgetsu-dô
Sakura no hana iri-sencha, Jûgetsu-dô
Vert de Saint-Pétersbourg, Kusmi (agrumes, fruits rouges, caramel)
Menthe nanah, Kusmi
Gingembre-citron, Kusmi
Label impérial, Kusmi (orange, vanille, cannelle, réglisse)
Thé vert à la rose, Kusmi
Christmas tea vert, Dammann Frères (cannelle, vanille, pomme, amande, gingembre)
Gunpowder mint, Yumchaa

photo (75)

Thé noir
Nature
Afternoon blend, Keep calm and carry on
Ceylan Kenilworth, George Cannon
Darjeeling Castleton, George Cannon
Assam GFOP, Dammann Frères

Parfumé
Earl grey flowery, Betjeman & Barton – Malheureusement éventé car j’ai oublié de le transvaser dans une boîte hermétique
Goût russe Douchka, Dammann Frères (bergamote, orange douce, citron)
7 Parfums, Dammann Frères (abricot, figue, pitanga, citron, bergamote, fleur de lotus, rose)
Coquelicot gourmand, Dammann Frères (coquelicot, biscuit, pâte d’amande)
Impressions d’hiver – Velours nacré, Dammann Frères (chocolat, amande, orange sanguine)
Rose, Dammann Frères
Rose Pouchong, Fortnum & Mason
Automne, Tcha House (amande, cannelle, fruits rouges, agrumes)
Voyageur, Tcha House (gingembre, cardamome, cannelle, écorces de citron, bergamote)
Un après-midi chez grand-mère, Chakai Club (cookie)
Marcel, Chakai Club (speculoos, noisette)
Cannelle, Schönblicher Theehandlung
Earl grey, Schönblicher Theehandlung
Earl grey chocolat, Lupicia
Toupet de légumes, Théodor (?) (fleur de tomate, fleur de courgette, piment d’Espelette)
Etoile des neiges, Saveurs des comptoirs (épices, caramel, vanille, orange)
Noël à Londres, Dammann Frères (cannelle, vanille, pomme, amande, gingembre)
Love, Lemon Canary (rose, framboise, noix de coco, meringue)
Chai black, Yumchaa (Cannelle, gingembre, graines d’anis, girofle, racine de chicorée, poivre noir)
Hanami, Betjeman & Barton (fraise, cherimoya, fleur de jasmin, vanille, héliotrope, fleur de tiaré, framboise, tulipe, fleur de violette, fleur de mauve)
Balade irlandaise, Betjeman & Barton (crème de whisky) – Acheté pour Monsieur, j’ai horreur de la crème de whisky
Summer blend, Betjeman & Barton (citron doux, citron vert, orange douce, orange sanguine, mandarine, clémentine, bergamote, pamplemousse)
Thé des rois mages, Kusmi (orange, amande, rose, vanille, épices)
Chocolat-épices, Kusmi
Noisette-vanille, Maison Taillefer
Pays du Trégor, Barrony’s (miel, citron confit, gingembre)

photo (76)

Oolong
Fleur d’oranger, George Cannon
Momizi, les feuilles mortes, George Cannon
Thé mon amour, George Cannon
Wu Yi, George Cannon
Nai Xiang, Nong Cha
Osmanthe d’or, Dammann Frères
Chung xiang impérial, la Maison des trois thés (?)

Thé fumé
Lapsang souchong, Dammann Frères
Iribancha, Ippodô

Thé blanc
Wild rose, Yumchaa (rose, menthe)

Infusions
L’invité surprise, Chakai Club
Super berries, English tea shop
Tisane tonique (recette d’Hildegarde de Bingen), Herbatica (galanga, origan, maniguette, girofle, cannelle, rose)
Tailleur de pierre, Herbatica (verveine, bruyère, menthe, camomille, oranger, cassis)
Egyptian nights, Yumchaa (menthe, camomille)
Chilli chilli bang bang, Yumchaa (roibos, cannelle, gingembre, chardon, piment, poivre rouge)
Racine d’angélique, Les Ruralies
Yerba maté, Kraus

Et bien… voilà qui donne le tournis ! Cela faisait longtemps que je souhaitais faire l’état des lieux, je ne suis pas déçue… Bien entendu, certains thés sont réduits à la portion congrue (l’équivalent d’une ou deux théières, grand maximum) alors que d’autres ne sont même pas encore ouverts, mais quand même, c’est effarant. Bon, j’avoue qu’on m’en a beaucoup offert parce qu’on sait que j’aime le thé.
On peut donc retenir que j’ai beaucoup (trop) de thé vert japonais, que j’ai une nette préférence pour les thés noirs parfumés et les thés verts natures et que je commence à avoir une sacrée collection d’infusion, qui va recommencer à diminuer avec les soirées d’hiver. Je vais donc arrêter mes achats (enfin, essayer…) et faire en sorte de ne racheter qu’un seul thé pour deux qui sortent (même quantité). On y croit.
Et par pitié, ne m’offrez pas de thé de Noël cette année, j’ai de quoi tenir jusqu’en 2017 à vue de nez.

Kilala

Après des années à garder l’adresse pour moi ou à la souffler à l’oreille des copains qui me demandaient si je savais où manger des bons sushis à Paris, j’ai décidé de vous parler de cet endroit. Je fréquente cet endroit depuis le début de ma relation avec le Japonais – mon ex, donc – soit bientôt dix ans. Et si je n’y vais plus de façon aussi régulière, les patrons me reconnaissent toujours et m’accueillent aimablement.

La salle à l'étage
La salle à l’étage

Kilala, c’est une minuscule sushi-ya comme au Japon. Et quand je dis minuscule : au rez-de-chaussée, il y a cinq places au comptoir (l’expérience est magique, mais c’est mieux si vous baragouinez japonais) et deux-trois places à la table en vitrine ; une dizaine de places à l’étage.

Le chef au comptoir
Le chef au comptoir

On y prépare votre assiette à la commande. Ici, il y a peu de chance d’avoir un “Menu C tout saumon avec salade de chou et soupe miso” (en vrai, il n’y a aucune chance que ça arrive), mais des sushis, sashimi, chirashi et carpaccio à se damner, réalisés avec des produits ultra-frais (j’ai déjà entendu le chef passer sa commande la veille pour le lendemain). Si l’on trouve certains poissons et coquillages au menu toute l’année, d’autres ne sont présents que de manière saisonnière (en particulier le ôtoro, ou thon gras, l’un des trucs que je préfère au monde).

Saint-jacques snackées et thon gras
Saint-jacques snackées et thon gras
Maki de crevette tempura
Maki de crevette tempura
Menu plus conventionnel
Menu plus conventionnel

En revanche, et comme je le rappelle souvent, le sushi au Japon est considéré comme un produit de luxe : si les tarifs ne sont pas prohibitifs, ils sont quand même assez élevés, surtout le soir (menus à partir de 25-30€, plus si vous choisissez un truc un peu élaboré ou que vous voulez goûter la carte.
Une de mes expériences préférées dans ce restaurant consiste à laisser le chef choisir pour moi : en précisant “o makase” (“je m’en remets à vous”) au moment de la commande, celui-ci concoctera un menu qui ira crescendo, des goûts les plus “fins” (seiche, par exemple) aux plus puissants (oursin, anguille…). Attention, pour le coup, il faut avoir les moyens : la semaine dernière, nous nous en sommes tirés (avec un peu de saké et de shôchu) pour 100€ par personne.

Kilala, 7 rue des Moulins, 75001 Paris

10 Things I liked this week #55

Ce fut une semaine compliquée. Alors que j’avais prévu de cravacher pour avancer au maximum sur ma traduction, et j’avais reçu parallèlement une avalanche de trucs à relire, la nounou de la Crevette m’a appelée en catastrophe mercredi matin pour m’annoncer qu’elle était malade et… arrêtée jusqu’à vendredi soir. Bien entendu, l’Anglais n’a pas pu prendre une seule demi-journée, ma mère non plus et ma belle-mère était déjà débordée. Autant vous dire que ma semaine de boulot, j’ai pu m’asseoir dessus, et jouer les mères au foyer à la place. Mais il y a quand même des choses à retenir de cette semaine.

photo (74)

  • Mardi, j’ai reçu une lettre de ma correspondante (oui, on dirait que je suis au collège, mais c’est comme ça).
  • Mercredi soir, Monsieur et moi sommes sortis dîner avec une de ses collègues. Excellente soirée et repas délicieux, je vous en reparle très vite.
  • Jeudi, j’ai quand même réussi à déjeuner avec Shermane – en embarquant la Crevette, bien entendu. Même qu’elle m’a rapporté plein d’omiyage, je suis bien contente.
  • Vendredi, la maladie de la nounou a eu au moins un effet positif : j’ai enfin revu une copine de lycée accompagnée de son petit garçon, et c’était drôlement sympa !
  • Puis j’ai assisté à une soirée dans un bar. Epuisée par ma semaine, je ne suis pas restée très longtemps, mais j’ai pu en profiter pour pas mal discuter avec Suzie, que je n’avais pas vue depuis notre visite de l’opéra.
  • Samedi midi, nous sommes partis avec la Crevette sous le bras pour déguster un pho dans le quartier latin, et nous promener un peu dans le jardin du Luxembourg. Il faisait beau, on en a profité au maximum (avec un bébé super fatigué, c’est pas le plus simple).
  • Le soir, nous étions invités à dîner chez mon oncle et ma tante, où l’on mange et l’on boit toujours bien. Cette fois-ci n’a pas fait exception à la règle.
  • En plus, j’ai pu avoir une vraie conversation intéressante d’adulte pour la première fois depuis bientôt quinze jours (souvenez-vous, l’Anglais était en Ecosse), à parler d’autre chose que de petits pots, couches et comptines – en l’occurrence, de travail, d’écriture et d’opéra.
  • Dimanche, L et P sont venus passer la journée avec nous. Ces messieurs ont passé la matinée au golf pendant que nous gérions les gamines survoltées de fatigue, puis nous avons profité du temps radieux pour nous balader (3 bons kilomètres, à vue de nez).
  • Toute la semaine, Isa, sentant que j’étais un peu débordée par les événements, a pris de mes nouvelles pour s’assurer que je tenais le coup.

En revanche, je vous avoue que je ne suis pas fâchée que la semaine soit finie et, surtout, que mademoiselle retourne chez sa nounou dès demain ! Je pense que la semaine à venir ne sera pas de tout repos, quoique d’une autre façon.

Crumble de tomates

Lors de notre précédente cueillette, L. et moi avions attrapé au vol une recette proposée dans la “cabane aux recettes” de la ferme de Viltain. Celles-ci évoluent au fil des saisons et proposent de préparer les produits phares du moment d’une façon qui change un peu. Du coup, nous avons testé, chacune de notre côté, ce crumble de tomates, et ce fut à chaque fois une réussite (d’ailleurs, la photo n’est pas de moi ^^). Je vous propose donc une version pour deux-trois bons mangeurs en plat seul, ou quatre en accompagnement.

crumble

Ingrédients
1,2kg de tomates
Huile d’olive
Piment de cayenne (il n’y en a pas à la maison, j’utilise du piment d’Espelette)
3cas de vinaigre de vin
2cas de vinaigre balsamique
60g d’amandes en poudre
20g d’amandes concassées (une petite poignée)
40g de parmesan râpé
100g de farine
80g de beurre froid


Préchauffer le four thermostat 6 (180°). Couper les tomates en deux dans l’épaisseur et retirer les graines (on peut garder les cloisons).
Dans une (ou deux !) poêle, faire chauffer 1cas d’huile d’olive et y ajouter du sel, du poivre et du piment. Déposer les tomates, face coupée dessous, et faire cuire une dizaine de minutes à feu doux.

Serrer les tomates dans un plat à four, en les déformant au besoin. Répartir dessus le jus de cuisson, ainsi que le vinaigre de vin. Enfourner pendant 30mn. Sortir le plat du four et ajouter le vinaigre balsamique.

Préparer le crumble en mélangeant le beurre froid en petits morceaux avec la farine, le parmesan et les amandes. Malaxer du bout des doigts pour obtenir une pâte friable.
Répartir la pâte sur les tomates cuites sans tasser, enfourner pour 20-25mn.