10 Things I liked this week #54

Ce fut une semaine assez fatigante mais, paradoxalement, assez vide socialement avant le week-end. Monsieur était en vacances en Ecosse, et j’ai eu du mal à tout concilier toute seule (même si j’ai survécu, hein). Surtout, j’aurais bien aimé avoir une vraie conversation d’adulte de temps à autre (et sur un autre sujet que la Crevette). Toutefois, il y avait de bonnes choses à retenir.

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  • Lundi, j’ai assisté à la soirée d’anniversaire de mon éditeur. En dépit de la crise piquée par mademoiselle à sa baby-sitter, j’en ai bien profité en discutant avec une amie auteur, mes différentes éditrices et d’autres collègues.
  • Toute la semaine, je me suis régalée avec les lumières roses, bleues, or des levers de soleil (même si, après, la journée pouvait être plombée).
  • Mercredi, j’ai reçu une commande Valrhona dont j’avais oublié l’existence, mais qui tombait à pic vu que mes réserves de chocolat de cuisine commençaient à se réduire de façon inquiétante.
  • Jeudi soir, j’ai enfin réussi à terminer le recueil Amers de Saint-John Perse, dont je découvrais la plume. C’était franchement ardu, mais néanmoins très évocateur.
  • Vendredi, l’Anglais est rentré, avec un chargement hallucinant de bières, cidres et chips – de quoi tenir une semaine, au moins.
  • Samedi, nous avons décidé d’occuper notre samedi en nous rendant à la Ménagerie du Jardin des Plantes. La Crevette était plus réceptive que lors de sa première visite il y a bientôt six mois, et il n’y avait pas grand-monde.
  • Le changement d’heure s’est passé sans heurt, même si la Crevette a eu le bon goût de me réveiller à 2h45 puis à 2h17 (comme ça je suis sûre que mon téléphone se remet à l’heure automatiquement).
  • Dimanche matin, nous sommes partis en troupeau groupe effectuer notre cueillette rituelle. Il faisait beau, nous étions mieux organisés et il n’y avait pas beaucoup d’affluence, la combo parfaite.
  • Pour fêter ça, nous avions organisé un déjeuner à la maison qui s’est prolongé en après-midi et en début de soirée.
  • En conclusion du week-end, j’ai reçu deux propositions de sorties pour le mois de novembre, et je m’en réjouis à l’avance.

Une semaine sans télé

Mire

Monsieur étant parti passer une semaine au pays-du-Loch-Ness-et-monstre-du*, j’ai dû attendre son retour pour regarder nos rares séries sans lui (vive le replay). Et comme la Crevette est restée avec moi à Paris, il m’était impossible de sortir tous les soirs faire les 400 coups, ça m’aurait coûté trop cher en baby-sitter. Du coup, je me suis dit que ça pourrait valoir le coup… d’éteindre la télé. Que de toutes façons, on regarde trop à mon goût.
Mais alors, que faire ? Voici la liste des activités qui m’ont permis de m’occuper sans télé.

  • Vendredi soir, j’ai lu le nouveau tome de 180° en sirotant un thé.
  • Samedi soir, ma mère gardait mademoiselle, j’en ai donc profité… pour prendre un bain. Genre le luxe ultime qui ne m’était pas arrivé depuis bientôt deux ans (nous avons un ballon d’eau chaude franchement petit, ça n’aide pas).
  • Dimanche, j’ai glandé devant mon ordinateur en regardant des vidéos débiles. Pas très constructif, je le reconnais.
  • Lundi, j’avais une soirée que je ne voulais pas rater (la baby-sitter n’a pas été déçue du voyage, j’y ai laissé un rein, et elle a passé une soirée d’enfer – littéralement).
  • Mardi, j’ai fait du repassage. Mes soirées sont glam’, vous n’avez pas idée.
  • Mercredi, 21 octobre 2015 oblige, j’ai revu Retour vers le futur II pour énième fois (j’ai arrêté de compter). Le monde m’en veut, le lecteur DVD s’est mis à déconner aux trois quarts du film.
  • Jeudi, j’ai bouquiné – une option à laquelle je n’ai guère eu recours car lire du “sérieux” le soir m’est parfois compliqué. Mais avec une bonne romance, ça repart comme en 40.

Au final, si je n’ai pas allumé ma télé – sauf pour ma soirée DVD maudite – j’ai quand même beaucoup traîné sur les réseaux sociaux et les sites débiles. Il m’est arrivé d’interrompre une tâche juste pour regarder une vidéo pour la dixième fois… Jeudi soir, je me suis même forcée à dîner à table, et non sur mon bureau, pour décrocher un bon coup. Du coup, il est évident que je suis intoxiquée aux écrans, et que j’ai intérêt à faire attention. Tiens ça ferait une bonne résolution pour 2016…

*La citation n’est pas de moi mais de Louise Rennison, dans “Le journal de Georgia Nicholson”

Le papyrus de César

Astérix papyrusA Rome, c’est l’effervescence : César est sur le point de publier ses célèbres Commentaires sur la guerre des Gaules. Las, il est trop honnête et a fait la liste de ses déboires avec les irréductibles Gaulois. Pour faciliter son succès, son conseiller Promoplus lui suggère alors de supprimer le dernier chapitre consacré à ce sujet. Mais bien entendu, tout ne se passe pas comme prévu…


Je suis fan des aventures d’Astérix – à tel point que j’estime avoir appris à lire en feuilletant les albums de mes parents – mais j’ai été très déçue pendant quelques années des titres tels que La rose et le glaive (ultra sexiste quand on le lit aujourd’hui, en plus) sans parler de l’atroce Le ciel lui tombe sur la tête (un peu comme l’épisode I, ce tome n’existe pas). Mais quand la série a été reprise par Ferri et Conrad, j’ai été emballée, en dépit de quelques longueurs.

Cette fois-ci, mon sentiment est encore plus positif que pour Astérix chez les Pictes. On retrouve l’univers visuel parfaitement maîtrisé par Conrad, les jeux de mots, l’atmosphère du petit village gaulois que nous connaissons bien…
Côté histoire, l’idée d’une publication de César à la manière d’un lancement de best-seller contemporain est assez drôle et se prête à divers clins d’oeil plus ou moins légers en direction du monde de l’édition. On sent que les auteurs se sont davantage affranchis de l’écrasant héritage de Goscinny et Uderzo.
Bien entendu, ce tome n’est pas parfait, on peut reprocher une volonté de faire rire à tout prix, un peu trop d’apartés et de notes, mais, dans l’ensemble, je me suis beaucoup divertie et, l’espace d’une demi-heure, j’ai retrouvé mon âme d’enfant qui dévorait les aventures des deux guerriers moustachus le soir avant de dormir.

Marguerite

MargueriteLe Paris des années 20. Marguerite Dumont est une femme fortunée passionnée de musique et d’opéra. Depuis des années elle chante régulièrement devant son cercle d’habitués. Mais Marguerite chante tragiquement faux et personne ne le lui a jamais dit. Son mari et ses proches l’ont toujours entretenue dans ses illusions. Tout se complique le jour où elle se met en tête de se produire devant un vrai public à l’Opéra.


J’avais très envie de voir ce film dont tout le monde disait le plus grand bien et dont le sujet – inspiré par l’histoire vraie de Florence Foster Jenkins – avait tout pour me plaire. J’y ai donc traîné Lou² samedi dernier et j’ai passé un excellent moment.
En dépit des évidents passages comiques – ceux où Marguerite chante pour la première fois devant telle ou telle personnes sont grandioses, quoique assourdissants – il s’agit bel et bien d’un drame, celui d’une femme qui cherche désespérément à s’exprimer et à vivre sa passion avec le seul moyen qu’on lui a laissé : le chant. Mais c’est aussi le drame d’une personne à qui son entourage ment en permanence et s’arrange, même au pied du mur, pour lui dissimuler la vérité, par lâcheté, par intérêt ou par peur de blesser. C’est l’histoire d’une solitude, que Catherine Frot interprète à merveille.
J’ai beaucoup aimé l’atmosphère années 20 qui colore ce film – même si je suis sûre que des puristes auraient hurlé à certains détails – et contribue à nous transporter, ainsi que le choix des airs d’opéra (en dehors de ceux cordialement massacrés par l’héroïne, bien entendu). L’idée du triangle carré amoureux est également intéressante, quoique peut-être pas exploitée à fond.

Néanmoins, j’ai trouvé l’intrigue secondaire assez insipide et inintéressante. Pourquoi le jeune loup aux dents longues retourne-t-il sa veste pour finalement protéger Marguerite ? Une seconde histoire d’amour est suggérée mais de façon assez bancale, m’a-t-il semblé. Enfin, j’ai trouvé certains artifices de narration un peu lourds et redondants, et la fin un poil trop mélodramatique à mon goût.

Mais que l’on ne s’y trompe pas, c’était un excellent moment, et j’en suis sortie avec l’envie de retourner à l’opéra (comme c’est étrange). Prions pour que l’Opéra de Paris décide de monter Lakmé ou Pagliacci prochainement !

Fangirl

FangirlCath et Wren sont des jumelles inséparables. Fans de Simon Snow, elles passent leur temps sur les forums consacrés à l’auteur. Mais la passion de Cath a tellement pris le pas sur sa vie que Wren lui annonce l’impensable : cette année, à la fac, elles feront chambre à part. L’une est prête à renoncer à ses rêves pour profiter dignement des joies de la vie estudiantine. L’autre est soudain projetée dans un univers hostile dans lequel tout le monde ses profs, sa famille et sa colocataire méprise la fanfiction. C’est alors qu’elle tombe sous le charme d un obsédé de la littérature…


Il est des livres qui traînent dans votre PAL pendant des mois sans que vous ayez le courage de vous y mettre quand, soudain, Isa vous apprend qu’elle est en train de le lire et vous proposez une lecture commune pour vous donner du coeur à l’ouvrage. J’avais récupéré ce roman parce qu’on m’en avait dit le plus grand bien et, pourtant, il partait avec handicap chez moi : je n’aime pas le YA à de très rares exceptions près, je ne lis plus de fanfiction depuis 10 ans (et j’en ai lu dans des circonstances très particulières) et si j’apprécie l’univers de Harry Potter, dont est clairement inspiré Simon Snow, je n’en suis pas une inconditionnelle.
Les cinquante premières pages ont été difficiles : j’avais envie de prendre l’héroïne pour la secouer comme un prunier et la faire réagir. Mais fort heureusement, des personnages du roman s’en sont chargés à ma place et… tout s’est enchaîné. Passé ce début un peu difficile, j’ai beaucoup accroché à l’histoire, mais aussi à la façon dont l’héroïne fait revivre ses personnages préférés. L’auteur dépasse très vite la description de la “fangirl” justement pour élaborer une réflexion sur ce qui peut pousser quelqu’un à s’absorber dans un monde imaginaire qui n’est pas le sien, et nous livre un très joli récit initiatique sur le passage de l’enfance à l’âge adulte.
En outre, la structure du roman est intéressante, car Rainbow Rowell intercale des extraits des “romans” de Simon Snow, des articles sur l’auteur ou la fanfiction, ainsi que des extraits des fictions écrites par Cath elle-même. On se prend au jeu, et on l’en viendrait presque à regrette que Simon Snow n’existe que dans l’imagination de l’auteur !
Au final, j’ai passé un excellent moment et j’ai refermé le livre avec le sourire aux lèvres.

Fangirl, Rainbow Rowell, Castelmore

10 Things I liked this week #53

Cette semaine fut… relativement paisible tout en me paraissant assez frénétique. Traduisez : je n’ai pas forcément fait grand-chose digne d’être raconté ici, mais j’ai pas arrêté de courir – d’autant que Monsieur est parti vendredi pour huit jours de vacances en Ecosse. Et alors que je me demandais si j’allais trouver de quoi remplir ma liste, il s’avère que… oui, en fait, et plutôt facilement d’ailleurs.

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  • Lundi, j’ai reçu mon colis de swap de la part d’Elanor. Je suis ravie et j’ai hâte que Shermane rentre du Japon pour qu’on en organise un nouveau.
  • Mardi, ma voisine a accepté de camper pendant 3h dans mon salon pour me permettre d’aller à la piscine tandis que l’Anglais avait un dîner professionnel. J’ai pu souffrir barboter en toute tranquillité.
  • Mercredi, j’ai retroussé mes manches et “réparé” l’éclairage de notre cave, tombé en rade dimanche dernier (en fait, juste une sombre histoire de va-et-vient à remettre en place ; mais je suis quand même ultra-fière, vu que je ne sais pas planter un clou).
  • Jeudi, prise d’un élan de gentillesse, je décide de préparer un gâteau à l’improviste pour la soirée entre amis de Monsieur. Or, comme il n’a pas eu le temps de repasser le prendre à la maison et qu’il a oublié les parts que je lui avais découpées avec amour le lendemain, j’ai dû me sacrifier pour tout manger. Oui, mon brownie au chocolat noir, c’est un sacrifice (pour ma balance).
  • Le même jour, je découvre l’hilarante série web Vie de mère, dans laquelle une mère de famille consulte son psy par Skype. Aucun épisode ne manque de me faire exploser de rire, voire de me tirer des larmes pour les meilleurs d’entre eux (celui sur l’accouchement est assez gratiné).
  • Le soir, Leen passe à l’improviste boire un verre, et nous discutons pendant une petite heure de tout et de rien.
  • Vendredi, le nouveau 180° est sorti, joie, bonheur et cuisine.
  • Samedi, ma mère récupère la Crevette pour 24h : à moi les sorties entre copines et la fiesta en boîte jusqu’à pas d’heure !
  • Bon, en vrai, j’ai attaqué par 1h30 de ménage, mais notre chambre est nickel. N’empêche que ça fait parfois un peu peur de s’atteler à ce genre de tâches dès qu’on se retrouve tranquille à la maison.
  • Mais j’ai quand même pu voir Lou² qui, non contente de me remettre des cadeaux souvenirs de ses vacances d’été (oui, ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vues), m’accompagne au cinéma.
  • Et pour conclure en beauté : je prends un bain parfumé à la glycine (produit rapporté du Japon). C’était la première fois depuis le début de ma grossesse (la Crevette a 18 mois bien sonnés, je vous laisse faire le calcul).

Pour un peu, j’aurais presque envie de m’écrier : “Vivement la semaine prochaine !” Mais je vais d’abord savourer la fin de mon dimanche.

Un mois chez les filles

Un mois chez les fillesEn 1928, la jeune journaliste Maryse Choisy décide de mener une enquête sur les milieux de la prostitution parisienne et explore un nouveau genre, le reportage en immersion. Elle se fait passer pour une femme de chambre dans une maison de rendez-vous, se déguise pour entrer dans les dancings de la pègre, devient sous-maîtresse chez Ginette, danseuse de salon dans un bar lesbien, puis s’invite dans un hôtel particulier où de riches Américaines s’offrent de prétendus princes russes. Elle réussit même à s’infiltrer dans le plus illustre des claques parisiens, Le Chabanais.


J’avais vu passer une critique intéressante de ce livre lors de sa réédition, mais j’avais laissé passer l’occasion de l’acheter – trop de choses à lire, pas forcément envie de mettre 17€ dans un livre pas bien épais… Néanmoins, avec l’exposition sur la prostitution qui se tient actuellement au Musée d’Orsay, il est désormais très facile de se procurer cet ouvrage, et j’ai donc fini par craquer lundi dernier.
C’est bien écrit, découpé en chapitres plus ou moins longs, avec une plume tantôt très élégante, tantôt crue. Maryse Choisy cherche à nous plonger au plus près de la réalité des bordels et maisons de tolérance de l’entre-deux-guerres, et je dois dire que c’est assez réussi. Sa description des différentes chambres du Chabanais m’a beaucoup amusée – et je me suis dit qu’il faudrait réutiliser tout cela un jour dans un roman. Toutefois, si on ne peut lui reprocher son immersion et sa façon de rapporter les choses, j’ai trouvé parfois agaçante sa façon de se mettre en scène, assez éloignée de l’idée que je me fais de l’enquête journalistique (mais c’est sans doute compréhensible dans le contexte de l’époque).
J’apprécie qu’une femme – car elle a beau répéter qu’un journaliste n’a pas de sexe, elle se pose tout de même en femme – ose donner son point de vue sur le sujet de prostitution, à une époque où l’on n’est même pas censée savoir que cela existe. En revanche, si l’auteur affirme son opposition au système des maisons closes, il faut bien lire la préface (très éclairante) et comprendre que ce n’est pas forcément par féminisme.
Quoi qu’il en soit, j’ai apprécié de lire cet opus, à la fois facile et fascinant, et j’ai hâte que d’autres de ses reportages soient réédités (notamment Un mois chez les hommes, dans le monastère du Mont Athos).

Un mois chez les filles, Maryse Choisy, Stock, 17€

Swap “Souvenirs de vacances” : le colis que j’ai reçu

Hier après-midi, alors que je rentrais de chez le psy avec un début de vertige (aucun rapport, je penche pour une grosse fatigue), j’ai eu le plaisir de découvrir un carton qui m’attendait bien sagement dans ma boîte aux lettres. Elanor m’avait prévenue quelques jours plus tôt : c’était bien mon colis de swap qui était arrivé.

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A l’intérieur, plein de petits paquets rouges numérotés, ainsi qu’une jolie lettre pour m’expliquer d’où venaient tous ces trésors. Car si Elanor est partie en juin, elle a néanmoins passé une partie de l’été à arpenter sa région, la Bretagne, et à m’y collecter des souvenirs.

Photo prise sur mon lit, désolée pour la qualité
Photo prise sur mon lit, désolée pour la qualité

On trouvait donc :

  • Des paillettes d’algues et d’échalote. Je sens que je vais les dégainer très vite dans ma cuisine.
  • Du savon (déjà installé dans la douche), des cartes postales, des marque-pages.
  • Des sucettes au caramel au beurre salé !
  • Un caillou en provenance du Sillon.
  • Le Grand Rocher, coin visiblement fort prisé des locaux mais assez peu des touristes, et qui fourmille de légendes à base de bandits de grand chemin et de korrigans (la classe). Pour aller avec, du thé et un petit dictionnaire de conversation bretonne.
  • Des souvenirs du festival du film britannique de Dinard (badges, marque-page, cartes…), auquel ma swapée assiste chaque année, et de la ville (d’autres sucettes, cette fois aux fruits).
  • Le tout illustré par une carte confectionnée par Elanor elle-même, avec photos, dessins et légendes, pour me préciser ses itinéraires (excellente initiative, dont j’aurais été incapable, vu que j’ai deux mains gauches).

Au final, je suis ravie : j’ai été très gâtée et ce colis m’a permis à la fois de retrouver une région chère à mon coeur (la Bretagne, où mes grands-parents se sont installés de leur retraite au décès de ma grand-mère) et d’en découvrir une facette dont je suis peu familière (chez moi, on est plutôt Bretagne sud : Belle-Isle-en-Mer, Lorient, Auray, Vannes…). Du coup, les souvenirs de vacances d’Elanor étaient un peu les miens aussi, et ça m’a fait faire un sacré voyage dans le temps.

Et si vous voulez découvrir ce que je lui ai envoyé, c’est ici.

Un dimanche à Paris

Non, il ne s’agit pas d’un descriptif de mon dernier week-end, mais du nom d’un salon de thé du quartier de l’Odéon. C’est une adresse que j’apprécie, et où je me rends de temps à autre. L’endroit se découpe en plusieurs espaces : une boutique, qui vend des pâtisseries sucrées (et quelques salées !), ainsi que des glaces, et le restaurant salon de thé, qui propose des formules déjeuner, des brunchs et des teatime.

Image tirée du site Un dimanche à Paris
Image tirée du site Un dimanche à Paris

Gros plus pour la nerd d’histoire que je suis : la salle de restaurant est aménagée autour d’un morceau du rempart de Philippe-Auguste (oui, le même qu’on trouve dans les fondations du Louvre).

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Mais en dehors de ça ? Je dois reconnaître que je n’ai jamais déjeuné ou brunché là-bas, mais je suis hyper fan de leur chocolat chaud qui, selon moi, vaut la célèbre version d’Angelina. Riche en chocolat, épais, présenté dans une chocolatière… un vrai régal. Lors de ma dernière visite, histoire de suicider mon foie, j’ai également commandé un éclair au chocolat noir et grué de cacao, que j’ai adoré.

Seul bémol de l’endroit : ses tarifs, excessivement parisiens, surtout dans un quartier aussi touristique que celui de l’Odéon. A réserver donc pour une occasion un peu spéciale, ou pour se réconforter après une longue journée à faire visiter la ville lumière à votre grand-tante.

Un dimanche à Paris, 4-6-8 Cour du commerce Saint-André, 75006 Paris

10 Things I liked this week #52

52ème édition, cela fait donc un an que je compile mes dix meilleurs souvenirs de la semaine tous les dimanches. Quand je pense que j’ai démarré sur un coup de tête pour meubler un peu ces pages…

  • photo (69)Lundi, Isa et moi nous sommes programmé un coup de fil : un oeil sur la montre, nous parlons, parlons, parlons… (comme toujours) et je manque de rater mon train.
  • Mardi, au sortir de mon cours de natation, ma prof me dévisage d’un air incrédule quand je lui dis que je n’ai jamais fait de sport (deux ans de judo en primaire, on va dire que ça compte pas trop). Commentaire : “On ne dirait pas, tu as la ligne”. Un patrimoine génétique en béton armé, moi je dis.
  • Jeudi, je réalise pour la première fois un crumble de tomates – recette trouvée à la ferme de Viltain lors de notre cueillette de la semaine dernière. C’est pas pour me vanter, mais ça tue.
  • Vendredi soir, dîner de famille chez ma mère pour célébrer trois anniversaires d’un coup. L’Anglais était ravi de son cadeau (ce dont je suis fort contente, vu comment j’ai galéré).
  • Vendredi toujours : ma mère garde la Crevette pour le week-end. Nous rentrons à la maison le cœur léger et l’âme en fête.
  • Samedi midi, je suis invitée à un déjeuner sur le thème de la romance. Non seulement ça me donne l’occasion de (re)voir des lectrices/blogueuses, mais j’arrive aussi à grappiller quelques minutes pour discuter avec Angéla Morelli.
  • En fin d’après-midi, je retrouve trois amies au salon de thé George Cannon (qui risque de devenir mon nouveau QG, à ce rythme-là). Après le départ de l’une d’entre nous pour un dîner, nous jouons les prolongations en allant boire un verre pour l’apéro.
  • Le soir, je retrouve monsieur. Nos plans ont changé à plusieurs reprises depuis le début de la semaine : cinéma (mais en fait il n’y avait rien qui nous tentait vraiment), bar à tapas (mais chéri était crevé et moi pas spécialement d’humeur)… Nous finissons dans un bar à vin non loin de la maison, où non seulement on mange bien, mais où le service est efficace sans nous jeter dehors. Très bonne adresse, on y retournera sans doute.
  • Dimanche matin, nous récupérons la Crevette, et je pars avec elle faire le marché (on a beau dire, ces petites bêtes finissent toujours par vous manquer).
  • L’après-midi, des amies viennent dévaliser mes placards en préparation d’un GN. Entre blagues foireuses et moments d’anthologie, nous passons un excellent moment. En plus, elles sont venues avec des chocolats et des chouquettes !

Voilà pour cette semaine ! PLus le temps passe, plus je m’aperçois que l’exercice m’est bénéfique; Je ne sais pas trop s’il vous apporte quelque chose, mais à moi, il me donne l’impression d’avoir eu une bonne semaine (ou en tout cas pas trop mauvaise) même quand elle a été pourrie.