Quand soudain…

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Des semaines que je me prends la tête. Que dis-je, des mois. A tourner et retourner les mots, les situations. A me dire que, promis, demain j’y verrai plus clair dans mon histoire et j’arriverai à l’ordonner.
J’étais rentrée remontée à bloc de la convention RWA, prête à faire des étincelles, et… rien. Pas une phrase, pas un mot. Et je m’étais juré d’envoyer mon synopsis d’ici fin septembre. Quand soudain, dimanche à 6h30 du matin, tout le scénario s’est mis en place dans ma tête. Les protagonistes, le conflit, l’histoire, la résolution, l’introduction des personnages secondaires… Un dimanche matin, alors que j’essayais en vain de me rendormir parce que, pour une fois, la Crevette faisait la grasse matinée.

Parfois, j’aimerais qu’on me fournisse le mode d’emploi de mon cerveau.

L’Alphabet costumé – N

Incroyable, me voilà de retour, et avec une lettre que j’avais négligée. A l’origine, je pensais profiter de mon séjour dans la Grosse Pomme pour vous proposer une New-Yorkaise de revue de mode. Sauf que je n’avais pas forcément la tenue adaptée, ni de photographe sous la main (et puis je suis nulle en selfie).
Du coup, je vous propose un thème beaucoup plus simple, celui de la nageuse (en plus, ça va avec mon inscription à la piscine). On est prié de pas se moquer de mes bourrelets, merci. Le cliché a été pris à l’arrache par monsieur le dernier jour de nos vacances, avec son téléphone puisque mon appareil était déjà emballé.

N - Nageuse

10 Things I liked this week #47

J’ai été particulièrement silencieuse cette semaine sur ce blog. Non qu’il ne se soit rien passé – j’ai bossé et on pourrait même dire que je me suis noyée dans le boulot mercredi et jeudi – mais je n’avais rien de franchement palpitant à raconter (genre “Aujourd’hui j’ai filé mes collants, youpi”). Mais alors, il s’est passé quoi ?

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  • Lundi, je découvre une jolie carte d’Emmanuelle dans ma boîte aux lettres. Elle m’avait prévenue que j’en recevrais à intervalles irréguliers, mais ça fait très plaisir.
  • Mardi, Pamplemousse est venue prendre le thé avec son crapaud de trois mois. Je n’aurais jamais cru dire ça un jour, mais c’est trop mignon de voir un bébé.
  • Jeudi, sur un coup de tête, je m’offre une nouvelle robe Emily & Fin. J’ai hâte de la recevoir !
  • Vendredi matin, je retourne chez le coiffeur pour la première fois depuis trois mois. Mes cheveux ressemblent à quelque chose.
  • L’après-midi, excursion mère-fille chez l’ophtalmo : après plus d’une heure d’attente (!!) mademoiselle est déclarée apte, tandis que j’apprends avec bonheur que rien n’a bougé depuis plusieurs années. J’en déduis que ma myopie est stabilisée.
  • Vendredi soir, je retrouve Isa pour un rapide dîner dans un barbecue coréen suivi d’un verre au Smoke. L’occasion de discuter à bâtons rompus et de faire un tirage de tarot totalement improbable sur un coin de table. Excellente soirée !
  • Samedi après-midi, nous nous rendons au traditionnel forum des associations pour la première fois depuis notre installation il y a trois ans (en ce qui me concerne, je pense même que c’est la première fois de ma vie). Bilan : je suis inscrite à la piscine (il va neiger, je pense), monsieur songe à joindre l’asso d’échecs et j’ai glané une ou deux idées pour la Crevette.
  • Samedi toujours, soirée d’anniversaire du BFF. Outre le fait que nous passons un excellent moment, Rafu et Jo sont très à l’aise avec la Crevette, et J. nous propose même de la leur laisser à l’occasion. Ceci n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde.
  • Dimanche midi, nous sommes invités à déjeuner par Ioionette et SonMari. Tomates farcies et mise à jour sur les vacances au programme.
  • La Crevette a lâché les mains ! Certes, pas plus de quelques secondes, mais on progresse.

Voilà, c’est tout ! Une bonne semaine, finalement, mais pas forcément digne de comptes-rendus détaillés.

L’Académie Jedi

photo (61)Roan Novachez est un ado de Tatooine rêvant de rejoindre l’académie de pilotage, comme son père, son frère et tous ses amis. Mais contre toute attente, sa candidature est rejetée ! En revanche, il reçoit une lettre d’un certain Yoda à l’Académie Jedi de Coruscant, lui proposant d’y poursuivre sa scolarité. Entre cela et le lycée agricole de Tatooine, le choix est vite fait… Sous la forme d’un journal, le héros retranscrit  les moments les plus ou moins drôles de la vie d’un collégien (nouveaux amis, rivalités, examens, notes, filles…).


Lorsque j’ai aperçu les deux premiers tomes de la nouvelle série de Jeffrey Brown, je les ai achetés sans trop regardé de quoi il s’agissait. J’ai beaucoup aimé “Darth Vader and son” et “Vader’s little princess” (une image de cet album sert d’ailleurs de profil à l’Anglais sur FB), Ce n’est qu’après que j’ai découvert l’histoire !
On retrouve le style de Jeffrey Brown, ses personnages mignons et son style dépouillé (cette fois-ci en noir et blanc), et c’est un plaisir de déambuler de nouveau dans l’univers de Star Wars. Toutefois, je dois reconnaître que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire : on est dans une version extrêmement américanisée de l’Académie Jedi, le héros est “seulement” un ado d’une douzaine d’années, et n’est pas J. K. Rowlings qui veut.
Du coup, c’est une BD sympathique, mais qui s’adresse, je pense, à un public beaucoup plus jeune – ou alors, j’ai définitivement perdu mon âme d’enfant, ce qui est possible.

L’Académie Jedi : Une nouvelle école et Le retour du padawan, Jeffrey Brown, Huginn & Muninn, 12,95€ pièce.

Saint-Martin-de-Londres et Saint-Guilhem-le-Désert

Lors de notre dernière semaine de vacances, monsieur a proposé d’explorer le village de Saint-Guilhem-le-Désert, qui abrite une magnifique abbaye de l’époque romane. Comme c’était sur notre route et que le guide nous conseillait un détour, nous avons d’abord fait escale à Saint-Martin-de-Londres.

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L’église Saint-Martin a été bâtie par les moines de l’abbaye de Gellone, sise à Saint-Guilhem. C’est un beau bâtiment roman très bien conservé. Ses murs épais et ses larges arcades offrent une ombre et une fraîcheur bienvenues dans la région (on est dans l’Hérault). En outre, cette église est “cachée” au coeur du vieux village, lui-même bâti en rond autour de l’édifice. Je m’explique : les ruelles forment un dédale circulaire qui enveloppe l’église, qui n’est en réalité accessible que par deux points, car la place est encadrée de maisons (en gros, c’est à cela que ressemblait le parvis de Notre-Dame-de-Paris au moyen-âge).
Les venelles sont charmantes, peuplées de chats, et les vieilles maisons sont pour la plupart en bon état, quoique de construction plus tardive que l’église. Il y a peu de monde en dehors des habitants et de quelques vacanciers égarés, et nous nous payons le luxe d’un café à côté d’une fontaine… où les locaux viennent remplir leurs bidons d’eau.

Saint Martin, donc
Saint Martin, donc
Les maisons sur la place et l'un des passages voûtés
Les maisons sur la place et l’un des passages voûtés
La vue depuis l'autre passage (oui, c'est étroit)
La vue depuis l’autre passage (oui, c’est étroit)
Encore des maisons...
Encore des maisons…
Je crois que ce chat nous fait bien savoir qu'on est sur son territoire...
Je crois que ce chat nous fait bien savoir qu’on est sur son territoire…

Quelques minutes de trajet supplémentaires, et nous arrivons à Saint-Guilhem-le-Désert. L’ambiance est radicalement différente : il s’agit d’un “grand site” Midi-Pyrénées et, malheureusement, cela se voit. Les parkings sont très limités (problème lié au site en lui-même : on est au bord des gorges de l’Hérault, à flanc de colline, il n’y a pas de place), les visiteurs sont nombreux et… les boutiques aussi, malheureusement.
Ma belle-mère et moi parvenons à nous installer avec la Crevette, attendant désespérément ces messieurs qui devront marcher près de deux kilomètres sous un soleil de plomb pour nous retrouver. Pas très engageant.

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Néanmoins, le site vaut vraiment le voyage. C’est beau, en excellent état de conservation, et relativement peu envahi compte tenu de la taille assez réduite de l’abbaye (l’heure du déjeuner y était-elle pour quelque chose ?).
Outre l’abbatiale qui justifie à elle seule de venir, le cloître à demi effondré, avec sa mare et ses arbustes, offre un bel espace de promenade, tantôt à l’ombre, tantôt au soleil. On peut également accéder à la crypte et aux fondations de l’église primitive, ainsi qu’au reliquaire de Saint-Guilhem (qui n’est pas le saint fondateur, mais un seigneur de la famille Trencavel retiré ici).
Enfin, le village en lui-même est ravissant, fait lui aussi de ruelles, de passages étroits (attention, la chaussée est glissante quand on redescend et que, comme moi, on porte des chaussures à semelle lisse), de maisons à un ou deux étages aux façades ocres, mais aussi de points de verdure particulièrement bienvenus… A faire absolument (mais hors saison).
Seul véritable point noir de la visite : le restaurant La Table d’Aurore, pourtant vanté par le guide, et dont le service laissait franchement à désirer (presque deux heures pour un plat et une bouteille d’eau).

Le cloître
Le cloître
La nef (oui, il y a une ouverture en forme de croix)
La nef (oui, il y a une ouverture en forme de croix)
On dirait le suuuud (le cloître, vu de l'autre côté)
On dirait le suuuud (le cloître, vu de l’autre côté)
Le cœur du village
Le cœur du village
Moi aussi je veux une cascade de lierre sur ma maison
Moi aussi je veux une cascade de lierre sur ma maison

10 Things I liked this week #46

Avec le retour à la maison et le wifi, je peux reprendre un rythme de publication normal. Cette semaine fut marquée du sceau de la reprise, mais qui s’est mieux passée que je ne le craignais, en particulier professionnellement. La météo nous a joué des tours pendables pour finalement nous offrir les dernières chaleurs estivales, ce dont nous avons profité… à l’intérieur !

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  • Lundi, la nounou de la Crevette nous a rapporté un souvenir de ses vacances : des cannelés bordelais !
  • Le même jour, je parviens à régler un souci de contrats qui traînait depuis le début de l’été.
  • J’ai trouvé quelqu’un (enfin, quelques-unes, en fait) pour m’accompagner à la visite de l’opéra Bastille mi-septembre.
  • Mercredi, je prends enfin mon courage à deux mains pour déposer mes déchets toxiques à la benne spécialisée. Dans la foulée, je redescends les valises et des cartons de vêtements à la cave.
  • Jeudi, temps de chien (et c’est peu dire !) mais une jolie journée égayée par un long coup de fil à Isa (oui, on s’est vues la semaine dernière, et alors ?).
  • Samedi, déjeuner de famille : ma mère, ma soeur et mon beau-frère viennent nous voir.
  • Ma soeur n’est d’ailleurs pas venue les mains vides, puisqu’elle m’a apporté une superbe robe que j’étrennerai lors d’une prochaine visite à l’opéra, ainsi qu’une peluche Super Mario en costume de tanuki pour la Crevette (toi-même tu sais).
  • Ce matin, nous sommes retournés à la ferme de Viltain pour la cueillette. Il y avait du monde et il faisait chaud, mais c’était bien quand même et on a fait le plein de légumes (et de quelques fruits).
  • Pour le goûter, nous avons reçu L. et P. ainsi que leur fille, qui a six mois de moins que la Crevette. Heureusement notre invitée est plus sociable que mademoiselle, qui a passé son temps l’éviter / lui reprendre ses jouets / se cramponner à moi parce que, bon, un bébé inconnu, quelle horreur.
  • Et ce soir, Monsieur a fait des frites que nous avons dégustées devant Star Trek.

Et vous, cette semaine ?

Liste des pays visités

Reprenant une idée de Sunalee, j’ai décidé de dresser la liste des pays que j’ai visités. Sans surprise, c’est l’Europe qui arrive en tête.

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  • France (hein, forcément) : beaucoup la Bretagne, le sud, un peu le centre et l’est, pas du tout le nord.
  • Belgique : Bruxelles uniquement pour un week-end.
  • Italie : la Toscane à deux reprises.
  • Espagne : Barcelone dans mon jeune temps (genre j’avais dix ans et je n’en ai aucun souvenir)
  • Andorre : quelques jours, je me rappelle surtout de la piscine de l’hôtel…
  • Suisse : beaucoup trop. Mon père a vécu en Suisse alémanique pendant 6 ans et j’y ai passé presque toutes mes vacances.
  • Royaume-Uni : Londres, la région de Birmingham, Bath, la région d’Édimbourg.
  • Suède : Stockholm, le temps d’un week-end. Un coup de cœur !
  • Autriche : un week-end à Vienne.
  • Grèce : Lefcade, mais surtout le club de vacances.
  • Israël : Tel-Aviv, la mer morte, Jérusalem, Eilat (la station balnéaire), la Judée, Haïfa, Saint-Jean-d’Acre…
  • Maroc : Agadir (c’est moche) et l’Anti-Atlas (c’est magnifique)
  • Etats-Unis : New York (trois fois), DisneyWorld, Seattle
  • Canada : Montréal, Québec, Trois-Rivières, Ottawa, Toronto, chutes du Niagara, Calgary, parcs nationaux des Rocheuses, Vancouver, Victoria.
  • Thaïlande : Phuket. Ouais, l’enclave à touristes.
  • Japon : le Kantô, le Kansai, les Alpes japonaises, Hiroshima et Miyajima, Shikoku.
  • Singapour : l’aéroport, ça compte ?
  • Australie : Adélaïde, Kangaroo Island, Great Ocean Road, Melbourne, Sydney, Tasmanie, Uluru.

Si je compte bien, ça fait 17. Le souci, c’est que j’ai très envie de retourner dans certains pays déjà visités ! Mais j’aimerais bien aussi me rendre en Corée du Sud, en Allemagne, en Islande, au Brésil ou en Afrique du Sud…

Son premier voyage en train

Bon, d’accord, je triche un peu car la Crevette a déjà pris le train de banlieue, mais 10mn de Transilien n’ont rien de commun avec 3h de TGV.
Samedi dernier, donc, nous rentrions à Paris en train, pendant que monsieur attendait la tombée de la nuit pour emprunter la route des Cévennes. Et je me suis dit qu’un petit résumé pourrait vous faire rire.

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Chien ! Chien ! (Repeat to fade)

T+5mn : oh, le précédent voyageur a oublié une bouteille vide ! Et si je chouinais pour l’avoir ?
T+6mn : trop facile, j’ai récupéré la bouteille.
T+15mn : il y a d’autres enfants dans ce wagon…
T+30mn : premier gadin
T+ 45mn : premier jouet porté disparu (a priori, sous un siège deux rangs plus loin)
T+55mn : arrêt en gare de Valence, il y a un chien sur le quai ! Du coup, tout le wagon est au courant puisque je répète “chien” à qui veut bien (ou pas) l’entendre.
T+1h10 : expédition changement de couche ; trois compartiments et un escalier plus tard, on se retrouve dans un minuscule réduit où il fait une chaleur à crever.
T+1h20 : le repos des braves, c’est l’heure du goûter
T+1h30 : le compote de pommes, c’est efficace comme gel capillaire ?
T+1h45 : des gommettes ! En forme d’animaux !
T+2h15 : la petite fille que j’espionne sans vergogne depuis le départ s’approche de moi, je feins la terreur et me réfugie dans les bras de môman (qui du coup se prend un coup de boule dans le menton).
T+2h30 : je ne sais pas encore marcher seule, mais il ne sera pas dit que je ne visiterai pas le compartiment (pieds nus parce qu’on m’a retiré mes chaussures dès mon arrivée, des fois que je voudrais me hisser sur les sièges).
T+2h45 : j’ai pas dormi, je suis grognon, je veux tout, je ne veux rien, j’ai soif, mais en fait non. Oh, un petit beurre.
T+3h : on est arrivées ! Aucun passager n’a demandé à ce qu’on me débarque, j’en déduis que j’ai été reçue à l’examen.

Il nous restera encore une heure de transports (bus et… Transilien) pour arriver à la maison, et la Crevette a été très compréhensive, heureusement. Ce voyage a confirmé mes craintes – mademoiselle ne dort pas ailleurs que dans son lit, elle est ultra remuante… – et mes espoirs – 3h ça se gère, mais il faut être organisé.
En revanche, c’est épuisant parce que ça demande une attention de tous les instants ! Mais entre ça et 7h de route avec “Scions, scions, scions du bois” en fond sonore, on a choisi.

Château-musée de l’Empéri

Lorsque j’ai découvert, en feuilletant mon Lonely Planet, que le musée de l’Empéri était sis à Salon-de-Provence, et non en Corse comme je l’avais toujours cru, nous avons fait une petite danse de la joie et nous sommes embarqués, Monsieur et moi, dans cette visite prometteuse.
Le musée de l’Empéri, c’est un peu le graal des reconstituteurs militaires, en particulier sur la Révolution et l’Empire. Issu d’une immense collection privée rachetée par l’Etat au milieu des années 1960, il présente toutes sortes d’armes, équipements, uniformes, documents, portraits… en lien avec l’histoire militaire de la France, du 17è siècle à la Grande Guerre. Géré directement par le musée des Invalides, l’endroit recèle des trésors, y compris l’un des deux seuls exemples de l’uniforme de capitaine du 5è Hussard que porte monsieur.

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Sis dans un ancien château des archevêques d’Arles (rattachés au Saint-Empire, d’où le nom d’ “Emperi”), le musée accueille les collections dans une vingtaine de salles (sachant qu’il en faudrait au moins trente pour tout montrer). Le bâtiment, une belle forteresse médiévale, est superbe, mais a sans doute pâti d’un manque d’entretien au 19è siècle, si bien que plusieurs tours et une partie des remparts se sont effondrées suite à des tremblements de terre. Ce qu’il en reste n’est pas moins impressionnant et bien entretenu ; dans la première salle, on peut même admirer quelques carreaux décoratifs retrouvés lors des travaux.

Ca, c'est de la cheminée
Ca, c’est de la cheminée

Mais le musée en lui-même, me direz-vous ? C’est un paradis pour reconstituteur, rempli du sol au plafond d’objets et de détails précieux. Toute la partie napoléonienne (au sens large) est d’ailleurs sublime et vaut le voyage si cette époque vous intéresse un tant soit peu. L’Anglais était aux anges et moi-même j’ai adoré déchiffrer les bulletins de santé militaire ou guetter les petites choses “authentiques” que l’on ne soupçonnerait pas forcément (mention spéciale à la veste d’uniforme réversible campagne / revue).

Et encore, c'est à peu près rangé
Et encore, c’est à peu près rangé

Toutefois, on sent que c’est un musée constitué dans les années 1960, et que peu de choses ont bougé depuis. Outre la muséographie particulièrement datée – cartels écrits à la main ou tapés à la machine, parfois avec des fautes, pas de grand panneau retraçant clairement les étapes et évolutions de l’armée, déroulé parfaitement linéaire année après année – tout ceci fleure bon le patriotisme à l’ancienne, voire le colonialisme… Dans les salles sur la conquête de l’Afrique du Nord, j’avoue que je me suis sentie très mal à l’aise, et que nous sommes volontairement passés très vite.
Au final, c’est une excellente visite, qui fait bien deux heures, mais il faut avoir un tant soit peu d’intérêt pour l’histoire militaire et/ou l’épopée napoléonienne pour accrocher. J’ignore quelles sont les conditions de la vente (le collectionneur a-t-il exigé que son classement et ses cartels soient conservés ?), mais je pense que le musée gagnerait à repenser la présentation et l’organisation de ses collections.

Musée de l’Empéri, Salon-de-Provence (attention, c’est fermé à l’heure du déjeuner, même l’été et ils ne prennent pas encore la carte bleue)