10 Things I liked this week #50

Ce fut une semaine compliquée, pleine de hauts et de bas. Nous sommes tous un peu malades, et la Crevette fait en plus ses dents, ce qui nous a valu un week-end un peu compliqué. Ajoutez à cela des journées bien remplies mais pas assez de sommeil, et nous terminons sur les rotules. Pourtant, c’était globalement une bonne semaine.

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  • Lundi, l’Anglais était en mission pour la journée à Londres. En dépit des horaires extensibles, il a trouvé le temps de passer chez Marks&Spencer et Fortnum&Mason à Saint-Pancras. Parmi les trouvailles, des gâteaux “chocolossus” à tomber, et du cidre vintage qui déboîte.
  • J’ai fini le premier tome des Misérables de Victor Hugo ! Bon, j’ai lu les premières pages du second tome, et… je vais attendre un peu avant de m’y remettre.
  • Jeudi, j’ai reçu la fin de ma commande Polabox, dont je vous reparlerai sans doute bientôt, mais qui m’a fait très plaisir.
  • J’ai ensuite retrouvé Shermane, Malena et Lucie pour un chouette déjeuner chez George Cannon.
  • Le soir, je suis allée écouter Madame Butterfly à l’opéra Bastille, et ça m’a rappelé bien des choses.
  • Vendredi, j’ai eu l’excellente surprise de découvrir une adorable lettre dans ma boîte, pleine de gentillesse, de joie et de mots d’amitié. J’ai souri comme une idiote pendant le quart d’heure suivant.
  • Nous avons ensuite reçu des amis pour la fête d’anniversaire de Monsieur, qui a été très gâté.
  • Samedi, abandonnant mari et enfant, j’ai rejoint ma mère et ma soeur pour une session shopping. Outre les basiques qui commençaient à me faire crullement défaut, j’ai également trouvé une jolie veste en “tweed” (je mets des guillemets, parce que l’Anglais porte du vrai tweed et que ça n’a pas grand-chose de commun).
  • Cerise sur le gâteau – si j’ose dire – ma mère nous a offert des gâteaux de la Pâtisserie des rêves de Philippe Conticini : un saint-honoré et un éclair au chocolat. Miam !

Voilà pour cette semaine ! Et vous ?

Thé à la fleur d’oranger – George Cannon

Jeudi midi, j’ai retrouvé Shermane, Malena et Lucie (à ne pas confondre avec Lucy) au salon de thé George Cannon pour le déjeuner. Si ce fut pour moi l’occasion de tester un nouveau thé, le Paris est une fête (thé vert à la rose et au champagne), j’en ai surtout profité pour goûter celui commandé par Lucie.

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Il s’agit d’un thé parfumé à la fleur d’oranger sur une base d’oolong. Cru, le parfum est fort sans être trop entêtant et, infusé, c’est une merveille : le dosage est juste, ni trop puissant, ni insignifiant. Je m’en suis donc offert un sachet, et le mélange a tenu ses promesses à la maison. On a un thé réconfortant, chaleureux, parfumé, sans être écœurant. Une très belle découverte.

Madame Butterfly

L’univers est parfois étrange. La première fois que je suis allée à l’opéra, c’était au début de mon année de 1ère où, encouragée par la lecture de Zweig, j’avais demandé à mon père de m’y emmener. Une semaine plus tard, nous étions au parterre pour écouter “Madama Butterfly” donc je ne savais rien. Hier soir, j’ai accompagné ma belle-mère, qui n’avait jamais vu cette oeuvre en “live”, à une nouvelle représentation… dans la même mise en scène (celle de Robert Wilson) !

Cheryl Barker (Cio-Cio San) Carl Tanner (F. B. Pinkerton)

Début du 20ème siècle. B. F. Pinkerton, officier de la marine américaine en séjour à Nagasaki, contracte un “mariage” temporaire avec Butterfly (aussi appelée Cio-cio-san – prononcez à l’italienne, ça donne tcho-tcho-san ; en japonais, “chô” veut dire “papillon). Cette dernière, âgée d’à peine 15 ans, est une geisha un peu naïve, très amoureuse, et s’est convertie au christianisme pour se conformer aux moeurs de son “époux”. Mais sa famille l’apprend et la renie. Le couple vit néanmoins dans le bonheur.
Nous retrouvons Butterfly plus tard, alors que Pinkerton est reparti aux Etats-Unis depuis trois ans. Vivant dans le déni, refusant de reconnaître que son mari l’a abandonnée et qu’elle n’est donc plus mariée, elle persiste à croire à son retour, d’autant qu’elle a eu un fils de lui. Le jour tant désiré arrive, mais l’officier ne se montre pas…

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Dix-sept ans (et oui…) après avoir vu cet opéra pour la première fois, je dois vous avouer un truc : je ne suis pas hyper fan de Puccini. Il faudrait que j’essaie d’autres œuvres, mais là, je l’ai trouvé assez pompier, à grand renfort de “poum-poum-poum” très caractéristiques de son époque. Toutefois, certains airs sont assez remarquables, imitant parfaitement la musique japonaise – ou du moins l’idée que l’Occident s’en fait – sans avoir recours à des instruments exotiques. On s’aperçoit aussi que le compositeur s’est amusé à insérer des phrases musicales tirées de la marche nuptiale ou de l’hymne américain, et cela marche. On est désormais dans de la musique exclusivement narrative, l’âge des grandes arias est clairement révolue, mais il y a tout de même des morceaux de bravoure.
Oksana Dyka en Butterfly est très bien, et tient toute la seconde partie sur ses épaules, bien plus que Piero Pettri en Pinkerton, qui était à la ramasse pendant le premier acte (ça s’est amélioré). J’ai en revanche beaucoup apprécié Gabriele Viviani en Sharpless, le consul américain, dont le timbre n’était pas noyé par l’orchestre (qui jouait fort).

Source
Photo Florian Kleinefenn – Source

Côté mise en scène… je suis plus partagée. Si les décors sont toujours magnifiques d’épure et de suggestion, j’ai tiqué sur les costumes, en particulier ceux du chœur. En effet, je les ai trouvés… datés, et j’ai clairement eu l’impression de me trouver face à une interprétation “zen” du Japon des années 80 (je ne sais pas si je suis très claire).
De plus, le jeu continuel de lumière projeté sur l’écran du fond, servant à la fois à illustrer les heures du jour et de la nuit, mais aussi les sentiments et les tensions dramatiques, m’a un peu fatigué les yeux ! Il me semble qu’on pourrait y apporter plus de subtilité.

Au final, il est assez drôle de constater que les adaptations de cet opéra reflètent généralement l’image exotique que l’Occident se fait du Japon. Il ne serait pas surprenant de découvrir, d’ici quelques années, une version totalement modernisée avec gadget électroniques et cosplay.
Cet opéra, bien qu’il ne fasse pas partie de mes préférés, tient néanmoins une place assez symbolique à mes yeux, quand on sait de quelle passion j’ai été prise pour le Japon, et que j’ai étudié l’image du Japon en France à partir de ce genre de représentations…

Madame Butterfly, Opéra Bastille, jusqu’au 13 octobre

Visite de l’Opéra Bastille

Il y a dix jours, à l’occasion de la journée des abonnés, l’Opéra de Paris m’a offert deux places pour visiter Bastille. Entendons-nous bien, elles ne sont pas tout à fait tombée toutes crues dans ma boîte aux lettres, il a fallu que je m’inscrive assez longtemps à l’avance.

J’avais choisi un horaire qui me semblait “neutre”, 13h, soit généralement en plein repas dominical, mais c’était sans compter l’acharnement des gens : pour un groupe de 30 maximum, nous avons fini à… 34. Notre guide était très gentille mais avait mal à la gorge, ce qui nous forçait à la coller au maximum pour ne rien perdre de ses explications.

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Première partie dans la salle, vide, immense, qui peut accueillir 2700 spectateurs. Je suis déjà venue, mais ça n’en reste pas moins impressionnant de découvrir l’endroit (quasi) désert, rideau relevé et décor en place. Bon, je suis tellement absorbée par cette visite que je rate une marche et m’explose le tibia dans un coin de fauteuil (en poirier de Chine, s’il vous plaît). Dix jours plus tard, j’ai encore des marques bleuâtres du meilleur effet.

L'arrière-scène (les clichés sont mauvais, c'est à cause de la lumière)
L’arrière-scène (les clichés sont mauvais, c’est à cause de la lumière)

Puis nous passons de l’autre côté du miroir du rideau, et découvrons l’arrière-scène, monumentale. En effet, celle-ci fait six fois la surface de la scène “visible”, ce qui permet de stocker le décor d’un autre spectacle (j’ai donc pu voir ceux de “Madame Butterfly” que j’irai écouter demain), mais aussi d’accueillir une seconde scène de répétition. On nous explique la machinerie, la façon dont les décors sont placés sur des chariots et descendus au -6, si bien qu’il faut à peine une heure pour changer la scène du tout au tout.
Nous poursuivons dans les ateliers “Matériaux composites”, “Menuiserie”, “Peinture” et “Sculpture”. Si, à mon grand regret, nous ne pourrons pas accéder aux ateliers costumes et perruques, je suis ravie de découvrir ces endroits où se crée une partie de la magie de scène. Nous sommes quasi sous les toits et, en dépit du temps maussade, les verrières déversent une lumière claire.

L'envers du décor...
L’envers du décor..

Il ne faut pas avoir le vertige, car nous allons désormais au fameux -6, l’endroit où l’on assemble les décors avant de les remonter jusqu’à la scène. Au détour de couloirs, nous entrapercevons des salles de répétition, des espaces relativement confinés… jusqu’à débarquer dans une sorte de hangar à avion. Au-dessus de nos têtes, le plafond (le sol de la scène) se situe à 12m de hauteur.
L’endroit se divise en deux parties : d’un côté, brillamment éclairé, l’espace de réception et d’assemblage des décors (ceux-ci sont stockés hors de Paris) ; de l’autre, le vide technique (le monte-charge), plongé dans l’obscurité. C’est sur cette dernière note un peu irréelle, où le silence et la pénombre prennent le dessus, que nous achevons cette visite.

C’était bien, beau, instructif, et en même temps très frustrant. On a fait si peu de choses en 1h30 ! Du coup, je me demande si je ne vais pas m’offrir une nouvelle visite.

Challenge estival 2015 : le bilan

Fin juin, je vous parlais d’un challenge consistant à vider sa PAL (pile à lire) pendant l’été. Après avoir dressé un état des lieux assez inquiétant, je m’étais interdit de racheter des livres tant que le défi ne serait pas achevé.

Source
Source

Trois mois plus tard, force est de constater que le résultat est mi-figue mi-raisin. Si j’ai pu éliminer une douzaine de bouquins de ma PAL, je n’avais pas prévu que j’en rapporterais 17 (dix-sept) de mon voyage aux Etats-Unis, ni qu’on m’en prêterait d’autres. De plus, après avoir établi ma liste, je me suis rendu compte que j’avais encore oublié d’autres ouvrages sous mon lit, dans mes toilettes (oui, et alors ?) ou dans un coin de sac à main. Et puis, je l’avoue, j’ai parfois cédé aux sirènes de la librairie : j’ai dévoré les nouvelles de ma copine Angéla Morelli (je vous en reparlerai sans doute), me suis offert quelques romances supplémentaires (des fois que ça manque) et un ou deux bouquins qui me faisaient de l’oeil.

Au final, si seuls 13 titres ont disparu de ma pile, ce ne sont pas les seuls que j’ai lus. Et puis il existe une certaine “injustice” : s’il est facile d’écluser un petit recueil de nouvelles, avaler les 600 pages en souffrance des Misérables m’a pris une dizaine de jours. De même, j’ai pu avancer dans certains ouvrages mais pas forcément les terminer parce que leur lecture exige une concentration qui me fait parfois défaut depuis la rentrée.
En revanche, j’ai bien aimé l’idée de se constituer une PAL et d’en rayer au fur et à mesure les titres qui ont été lus. Du coup, j’ai créé une page dédiée.

10 Things I liked this week #49

Quelle semaine ! Je ne vous en ai pas trop parlé ici en raison de divers problèmes techniques, mais je n’ai pas arrêté, en fait. J’vous fais un p’tit résumé ?

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  • Mardi, pour la première fois depuis mes années de primaire, je commence un cours de sport. J’ai choisi la natation, à un horaire très tardif (21h-22h30), et je bois la tasse en apprenant à faire le dos crawlé mais, pour l’instant, ça m’éclate.
  • Mercredi, il fait un temps pourri, et les nuages sont tellement épais qu’il fait nuit en plein jour. Pour me remonter le moral, je fais appel aux deux cadeaux offerts par Isa en août : une bougie très agréablement parfumée et un délicieux thé, tous deux estampillés Lemon Canary.
  • Jeudi, plusieurs amis viennent dîner à la maison. Comme toujours, la conversation est animée et joyeuse, et la soirée passe trop vite.
  • Vendredi, la Crevette, malade, nous fait une espèce de caprice en pleine nuit : elle hurle dès qu’on fait mine de la recoucher. Vers 5h30 du matin, l’Anglais l’embarque en voiture pour la calmer, tandis que je peux me rendormir un peu.
  • Samedi matin, je reçois (déjà !) une partie de la commande Polabox passée jeudi matin.
  • Samedi toujours, suite à notre nuit franchement tronquée, j’appelle ma mère, qui propose volontiers de garder mademoiselle pour la nuit.
  • En attendant, je fais la rentrée du cours de danse toute seule. Je passe une excellent moment – qui sera également ma seconde séance de “sport” de la semaine, il faut que je me méfie.
  • Samedi soir, une fois la Crevette avec ma mère, monsieur et moi nous rendons à l’anniversaire de Leen, puis à celui de mon beau-frère. Au programme : cookies, rugby et… jus de pomme (on est morts).
  • Dimanche matin, nous avons pu faire la grasse matinée jusqu’à 9h. Le bonheur a un nom.
  • Dimanche midi et après-midi, nous participons à notre premier camp médiéval depuis… bien trois ans. Il s’agit donc de la première sortie historique de la Crevette, qui est à croquer dans sa tenue (en revanche, les chaussures sont encore trop grandes). Ca nous a fait un bien fou !

J’peux pas, j’ai piscine

Source
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Incroyable mais vrai, je me suis inscrite pour faire partie d’une association sportive. La dernière fois que ça m’est arrivé, ça devait être en CM1, lors de ma dernière année de judo.
J’ai toujours détesté le sport. D’abord, sans doute, parce que mes parents n’étaient pas sportifs : ma mère a pratiqué l’athlétisme jusqu’au bac mais ne s’éclatait visiblement pas, et à mon avis, mon père a toujours estimé que cette pratique était trop “prolo” (exceptions notables : le ski, le golf et le ski nautique). En outre, le sport implique qu’il faut faire des efforts pour obtenir des résultats et ça… je n’y suis pas habituée. Attention, je ne veux pas me vanter, mais c’est juste que je n’ai jamais eu la culture de l’effort. A l’école, ça s’est longtemps fait tout seul sans que je me casse la tête et, quand j’ai commencé à galérer (en maths, au hasard), j’ai choisi une autre filière où je ne risquais surtout pas de me trouver face à l’échec.

Mais là, j’ai décidé de me mettre un coup de pied aux fesses. Pour faire du sport, j’ai besoin de “croire” que ce n’en est pas et que je m’amuse. J’aime beaucoup danser en couple (mais c’est pas trop la tasse de thé de monsieur) et barboter dans une piscine. Me voilà donc embarquée dans un cours pour grands débutants (ce que je ne suis pas, mais j’ai pas le niveau pour le cours au-dessus). J’ai enfin découvert la vraie technique du dos crawlé (en même temps, ma prof est une vice-championne olympique de la discipline) et j’ai bu la tasse plus souvent qu’à mon tour.

Pourtant, je vais y retourner. Le mardi soir, maintenant, j’peux pas, j’ai piscine.

10 Thing I liked this week #48

Ce fut une semaine chargée, dont je n’ai pas trop pu me faire l’écho ici : entre les occupations multiples et les problèmes avec wordpress, j’ai moins posté que prévu. Raison de plus pour faire une mini-rétrospective.

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  • J’ai reçu la robe Emiliy & Fin commandée la semaine dernière ! Comme prévu, elle est très jolie, même si elle est taillée dans une étoffe plus fine que je n’aurais cru – je risque de ne pas beaucoup la porter avant le printemps prochain.
  • Mercredi, nous nous sommes retrouvés pour une cousinade impromptue. J’ai dû partir plus tôt que les autres, mais c’était sympa quand même.
  • Raison de mon départ : je suis allée voir Platée à l’opéra Garnier, et c’était drôlement bien !
  • Jeudi soir, nous avons fêté l’anniversaire (en avance) de l’Anglais avec ses parents, avec du champagne, des sushis et un super gâteau du chocolat.
  • Vendredi, la nounou de la Crevette est venue prendre l’apéritif à la maison ; outre une petite demoiselle ravie d’avoir la permission de 21h (ce pour quoi nous avons été mal récompensés, vu qu’elle s’est réveillée à 7h le lendemain…), j’ai reçu de magnifiques orchidées rouges.
  • Samedi, pendant que Monsieur prenait l’eau au golf, la Reine mère est venue passer l’après-midi avec la Crevette et moi. Nous sommes allées déjeuner au resto avant de faire un peu de shopping.
  • Au passage, nous avons pillé le rayon nourriture de Marks & Spencer. J’ai fait le plein de chips et de boissons alcoolisées.
  • Le soir, j’ai discuté sur Skype avec mon père.
  • Dimanche, dans le cadre de la journée des abonnés, j’ai eu la chance d’aller visiter l’opéra Bastille en compagnie d’une amie. Je vous en reparle bientôt.
  • Nous avons découvert que la Crevette aimait le thé fumé (elle trempe les doigts dans la tasse, les met dans sa bouche et s’exclame “miam miam”).

Voilà pour cette semaine ! Espérons que la suivante sera plus facile à suivre.

Garde à vous

Hier soir, nous recevions du monde – et pas n’importe qui : la nounou de la Crevette. Dont la maison rutilante me fout la honte chaque fois que je fais une comparaison avec notre appartement. Et je ne peux même pas arguer du fait que, moi, j’ai un mari, un chat et un bébé pour foutre le bordel chez nous ; vu qu’elle a elle-même un mari et une fille en plus des enfants qu’elle garde.

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Du coup, vendredi midi, ce fut le branle-bas de combat : aspirateur, lingettes, détartrant, chiffon à poussière, cartons, allers-retours à la cave et au local poubelles… J’y ai passé près de trois heures mais, enfin, la maison était (à peu près) digne de voir du monde. Il ne fallait pas trop fureter dans les coins ni s’attarder sur les détails.
Ce soir, je suis dans le canapé – où étaient installés nos invités – à regarder une série quand soudain, vision d’horreur : toutes les fenêtres du salon sont maculées de traces de doigts. Des doigts très petits et très baveux, je dirais.

Ca m’apprendra à faire le ménage.

Platée

Mercredi soir, c’était la reprise de la saison d’opéra avec Leen. Pour bien commencer l’année, nous avions jeté notre dévolu sur une oeuvre de Jean-Philippe Rameau, compositeur français du 18ème siècle.

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Après un prologue où l’on assiste à la naissance de la Comédie, on décide de présenter un divertissement sur la façon dont Jupiter guérit Junon, son épouse, de sa jalousie maladive. Pour ce faire, le roi des dieux entreprend de séduire Platée, reine des grenouilles réputée pour sa laideur, et de le convaincre de l’épouser. Au dernier moment, Junon, furieuse, arrache le voile de la fiancée et éclate de rire, définitivement remise de ses accès de colère. Platée, quant à elle, regagne son marais sous les quolibets.

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Non, ce n’est pas une histoire gentille, et de nos jours, on pourrait estimer qu’elle est franchement cruelle. Toutefois, on rit beaucoup dans cet opéra, aux dépens de tous les protagonistes.
La mise en scène est vive et drôle, le décor – un théâtre qui évolue au fur et à mesure de l’histoire – joue sur l’ambiguïté de la musique baroque en France (spectacle pour le roi ou roi qui se donne en spectacle ?) tout en mettant en valeur la modernité de la musique de Rameau. Les costumes sont bien trouvés, les chorégraphies des parties dansées (très présentes dans ce genre d’oeuvre) rappelant des “scènes de la vie conjugale” soulignent le propos sans l’alourdir… Une vraie réussite.
Quant aux interprètes, ils rivalisent d’excellence. C’était la première fois que j’entendais vraiment Julie Fuchs, dans le rôle de la Comédie et, surtout, de la Folie, et elle est à couper le souffle. La virtuosité avec laquelle elle enchaîne les notes plus aiguës les unes que les autres donne le vertige, d’autant que je suis convaincue qu’une partie de son interprétation laisse place à l’improvisation. Enfin, j’ai une mention spéciale pour Philippe Talbot (oui, c’est un homme), dont la Platée est drôle, touchante, grotesque, comique… et sacrément sportive ! J’avoue être restée en admiration en le voyant sauter les marches deux à deux sans perdre son souffle en plein milieu d’un air.

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Au final, c’est un petit bijou de bonne humeur et de bonne musique, et je ne peux que vous conseiller d’y aller.
Platée, Opéra national de Paris, jusqu’au 8 octobre

Note : en dépit de mes recherches, j’ai été incapable de trouver des photos du spectacle sur le site de l’Opéra, les rares illustrations viennent donc du site opera-online.