Comment, vous ne vous êtes pas encore inscrits au swap « Souvenirs de vacances » ?
Allons, même si vous êtes plutôt en train de récupérer de l’année qui s’est écoulée ou de faire vos valises, c’est l’occasion de gâter celles d’entre nous qui ne partent pas (ou pas tout de suite) ou de (re)découvrir une ville à votre retour, en septembre.
Petits rappels :
Vous avez jusqu’au 10 juillet pour vous inscrire.
Vous aurez jusqu’au 30 septembre pour envoyer votre colis.
Vous aurez sûrement des choses à raconter sur votre ville même si vous restez cloîtré chez vous.
Nous sommes sympas et généreuses.
Attention !
Si vous nous avez envoyé votre participation mais que nous ne vous avons pas encore répondu, manifestez-vous dans les commentaires, vous êtes peut-être passé dans les spams.
Après la présentation de mes objectifs et le rapport d’activité à 3 mois, voici donc un bilan à mi-course. Du bon, du moins bon, du “complètement passé à la trappe”…
Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans. Depuis que je m’en suis occupée, je n’ai toujours pas évacué les cartons et sacs… Donc le placard est (à peu près) trié, mais il reste du bordel dans la chambre. Hem.
En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*. On s’en est occupées dès janvier, quand belle-maman est venue m’aider à débroussailler l’appartement.
Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014. C’est fait ! Joie, bonheur ! J’en ai même profité pour passer au prélèvement mensuel avec l’Agessa.
Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre. Ca, c’est bon, ça n’a pas bougé. Marché presque tous les dimanches, alimentation familiale plus équilibrée… Seule ombre au tableau ; j’ai été prise de fringales ces deux derniers mois, et elles commencent tout juste à s’apaiser.
Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes. Finalement, je ne pense pas consacrer d’article à la question, mais je crois bien que je me suis trouvée. Bon, j’ai un peu percé mon porte-monnaie au passage, mais je ferai attention les mois qui viennent.
Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie. Encore raté. Je n’ai pas pu assister à la braderie de juin pour cause de réunion de famille. Mais je ne désespère pas d’une nouvelle date vers octobre-novembre.
Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si). Ah, ah, ah. Ce point a même été l’objet d’un peu de friction entre l’Anglais (qui veut à toute force que j’y retourne) et moi (qui ai passé les mois de mai et juin à m’endormir dans le canapé sans prévenir). Soit je me mets un coup de pied aux fesses en juillet, soit je reprendrai pendant les vacances d’août (option bien plus probable).
Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine. Là, c’est carrément mal barré, compte tenu du budget qu’il faudrait y allouer. Et j’ai la vague impression qu’en plus notre matelas ne vaut plus grand-chose…
Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents… Si nous n’avons effectivement rien pu programmer en début d’année, nous avons profité à fond de notre séjour à Vienne et, la semaine dernière, de notre week-end plus ou moins impromptu à Bath. Avec les vacances d’été qui s’annoncent, on respire enfin.
Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen. Je n’y croyais pas vraiment moi-même mais j’ai réussi. Ce fut un travail épuisant mais gratifiant (j’avais même 8 minutes d’avance sur ma deadline, la classe ultime).
Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge. Ca se dégage : après Vienne, nous avons pu partir à Bath pour le bal Jane Austen, et nous aurons sans doute un autre événement de ce style en décembre. En outre, des amis nous ont proposé de les rejoindre une journée en septembre pour un campement médiéval, il sera donc temps d’étrenner les affaires de la Crevette.
Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir. Objectif rempli jusqu’à présent : après avoir repris mon abonnement à l’Opéra, j’ai réservé deux spectacles supplémentaires (un pour mi-juillet, un pour septembre). Mais ce serait bien d’aller voir autre chose que du ballet/de l’opéra.
Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire. Là encore, un échec, et c’est mal barré pour aller mieux. Affaire à suivre
Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit. Six mois plus tard, on y est ! Je suis enfin passée chez le dentiste pour un détartrage laissé en souffrance depuis trois ans, j’ai rendez-vous chez le gynéco ce mois-ci (je suis joie…) et chez l’ophtalmo à la rentrée. La sécu ne me dit pas merci, mais tant pis.
Voilà, c’est tout pour cette fois ! Rendez-vous début octobre pour le dernier bilan intermédiaire avant le grand récapitulatif de l’année.
Dimanche, c’est sous un ciel gris et légèrement pluvieux que nous poursuivons notre (rapide) découverte de la ville en nous attaquant au monument qui lui donne son nom : les thermes romains. Classés au patrimoine mondial de l’Unesco, ceux-ci ont été bâtis par les Romains au moment de la conquête de la Bretagne. Contrairement à la plupart de ces ensembles de bains que l’on retrouve dans toutes les cités romaines, ceux de Bath ont ceci de particulier qu’ils avaient une dimension religieuse : en effet, une source chaude naturelle (46°) jaillit des entrailles de la terre à un débit très soutenu, et la source fut dédiée à Minerva Sulis (d’où le nom d’Aquae Sulis que portait Bath).
On accède aux bains par le bâtiment construit autour au 19ème siècle, lorsque le thermalisme a connu un regain de popularité, et que Bath est devenue une destination touristique. Comme dans tous ces lieux, l’audioguide fait la loi et, échaudés par la mésaventure de Schönbrunn, nous l’avons pris. Sauf qu’on n’est pas obligé de le suivre pour y comprendre quelque chose, si bien que les combinés sont restés dans nos poches pendant la visite.
Après une présentation de l’ancienne disposition des lieux, le musée présente une foule d’objets retrouvés dans les thermes, éclairant ainsi la vie quotidienne des habitants et des visiteurs – la ville d’Aquae Sulis était un lieu de pèlerinage. Compte tenu de la fonction religieuse de la source, de nombreux Romains y faisaient ériger des autels en pierre (mes cours d’épigraphie se sont rappelés à mon bon souvenir) et y jetaient des objets en guise d’ex voto. On peut admirer de très belles choses : des restes de mosaïques, des bijoux, de la verrerie (mon péché mignon), mais aussi un squelette et des explications sur les rites funéraires.
Parmi mes objets de prédilection, il y avait les malédictions : des petits rouleaux sur lesquels les gens maudissaient ceux qui leur avaient porté préjudice (vols, notamment). Celles-ci étaient rédigées dans des termes à la fois imagés et ne portant guère à la confusion !
Mais le clou de la visite, c’est sans nul doute le bassin central orné de colonnes, ainsi que le “réservoir” d’où on peut voir l’eau remonter à la surface, à grand renfort de bulles et de vapeur. Comme les deux bassins sont à ciel ouvert et qu’il pleuvait un peu, l’effet était vraiment frappant.
Autour du bassin, des guides en costumes incarnent différents personnages que l’on pouvait croiser aux bains. Ce matin-là, on trouvait un centurion (qui proposait de recruter des jeunes gens) et une esclave attendant sa maîtresse en préparant des cosmétiques. Si le militaire n’avait pas grand-chose d’intéressant à dire (vu qu’il passait son temps à se faire mitrailler avec les gens), la jeune femme était passionnante, nous racontant comment on fabriquait du maquillage, quels étaient les critères de beauté, comment on entretenait et parfumait son corps… Franchement, j’ai appris plein de choses et j’ai beaucoup apprécié cette initiative, que je trouve très ludique.
En enjambant la rigole qui alimente le bassin central en eau, nous avons pu sentir la chaleur qui s’en dégageait, c’était assez impressionnant ! Ensuite, la visite redevient plus “classique” avec les traditionnelles salles chaude, tiède et froide, le grand bassin où on allait nager et… la boutique de souvenirs.
Au total, et sans traîner, nous avons passé plus d’une heure et demie dans les thermes, complètement sous le charme. C’est une visite incontournable, et à juste titre.
Autre visite incontournable à Bath – surtout vu les raisons qui nous avaient poussés à venir – le Jane Austen Centre. Le célèbre auteur a en effet séjourné à de multiples reprises dans la ville, qui sert de décor à plusieurs de ses romans, Northanger Abbey et Persuasion, et où plusieurs films et séries télé inspirées de ses œuvres ont été tournées.
Le centre est surtout connu pour organiser tous les ans, en septembre, un festival autour de l’auteur avec conférences, projections, promenades et événements costumés. Situé dans une petite maison de Gay Street, non loin de celle qu’occupa Jane Austen en 1805, il retrace grâce à une petite exposition permanente, la vie de l’auteur ainsi que la vie quotidienne à Bath à cette époque, notamment la vie mondaine. Des extraits de lettres ou de romans de Jane Austen ponctuent cette présentation.
Que dire ? Je m’y attendais, et la visite a enfoncé le clou : c’est très décevant. On apprend peu de choses, ne serait-ce que parce que les connaissances sur Jane Austen sont relativement maigres, et surtout, on aurait pu trouver le même contenu sur la page wikipedia. L’exposition est un bric-à-brac de portraits supposés de l’auteur, de vêtements d’époque (mal) reconstitués, de quelques gravures et de films promotionnels à la gloire de Bath et du Jane Austen Centre.
A l’issue de la visite, le musée propose de se costumer (mal, mais ceci est une autre histoire), sachant que les vêtements ne sont pas très beaux et que les quelques accessoires (ombrelle, éventail…) sont en mauvais état. En fait, nous avons eu la très nette impression que tout ceci n’était qu’un prétexte à la (minuscule) boutique dédiée à Jane Austen – où bien évidemment j’ai claqué mes sous.
Au dernier étage, un salon de thé, apparemment très coté, propose thé, pâtisseries et sandwiches. Nous avons envisagé de nous y rendre, avant de renoncer à cause du temps qui nous était compté. Toutefois, si nous revenons à Bath, ce sera mon unique raison de revenir !
9£ (soit pas loin de 15€) pour deux vidéos et une expo qui prend la poussière, ça n’en vaut vraiment pas la peine. Je crois que j’aurais préféré visiter une maison aménagée dans le style de l’époque et qu’on nous en dise plus sur la vie quotidienne en effectuant des parallèles avec l’oeuvre et la vie de Jane Austen.
Hanté par un lourd passé, Mad Max estime que le meilleur moyen de survivre est de rester seul. Cependant, il se retrouve embarqué par une bande qui parcourt la Désolation à bord d’un véhicule militaire piloté par l’Imperator Furiosa. Ils fuient la Citadelle où sévit le terrible Immortan Joe qui s’est fait voler un objet irremplaçable. Enragé, ce Seigneur de guerre envoie ses hommes pour traquer les rebelles impitoyablement…
J’hésitais à aller voir ce film, à la fois parce que la violence me crispe beaucoup plus depuis la naissance de la Crevette (appelez-moi bisounours) et parce que j’avais entendu de très bonnes et de très mauvaises critiques, et que j’étais un peu dubitative.
Pourtant, j’ai vraiment pris mon pied devant ce film. Comme les précédents opus (je n’ai pas vu le troisième, je l’avoue), et sans doute encore plus, l’histoire est dopée à la violence, à la vitesse et aux cascades invraisemblables. Certes, le scénario ne casse pas trois pattes à un canard – en même temps c’est pas forcément ce qu’on demande à ce genre de film – mais le rythme est haletant, et il existe quelques bonnes idées. J’ai adoré le personnage Furiosa (sublime Charlize Theron) qui, en VO sous-titrée, a conservé son titre d’imperator (général en chef) et non “impératrice” comme je l’ai entendu en VF (arrrg). L’univers complètement barré de George Miller est effarant, effrayant et profondément chaotique, mais on plonge la tête la première.
J’ai néanmoins quelques regrets. Comme le disait mon amie Isa dans sa chronique au vitriol, les jeunes filles – qui m’ont semblé faire écho à celles de Pique-nique à Hanging Rock, classique du cinéma australien – n’ont pas une seule seconde l’idée de s’habiller de façon pratique / d’enfiler des chaussures / de nouer leurs lacets. Le réalisateur pose également une ambiance spirituelle qui n’est malheureusement pas suffisamment détaillée ou exploitée, et j’espère qu’on en saura plus dans une éventuelle version longue. Et j’ai trouvé la fin trop optimiste (oui, moi je dis ça).
Mais j’aurais plutôt tendance à vous le conseiller, du moment que vous n’êtes pas allergique à la violence et aux voitures.
Ce week-end, nous sommes donc partis à Bath, dans le Sommerset. La ville est un lieu de villégiature prisé depuis l’Antiquité en raison de ses sources thermales et, depuis quelques années, grâce au retour en grâce de Jane Austen et de ses œuvres.
Great Pulteney Street, où nous logionsPulteney Bridge, surnommé “le Ponte Vecchio de Bath” à cause des maisons qui le bordentEt la vue sur l’Avon, de l’autre côté
Samedi, nous sommes partis à pied découvrir le centre historique. Bath est une très belle ville dotée de beaux bâtiments de l’époque géorgienne, en pierre claire, ce qui la rend très lumineuse – et encore plus quand le soleil brille. La ville est au fond d’une vallée encaissée et environnée de collines très verdoyantes, non loin de Cheddar (oui, comme le fromage) et Bristol.
Bath Abbey, qu’il est difficile de mitrailler avec beaucoup de reculLa même, sous un autre angleJuste derrière, le mur des thermes romains
A part l’hyper centre qui est relativement plat, la ville est vallonnée ! On monte, on descend, le sol est parfois inégal… Idéal pour faire du sport tout en visitant. Bath est célèbre pour son architecture typique de l’époque géorgienne, en particulier pour ces groupes d’habitations agencés en cercle ou en demi-cercle, et qui apparaissent souvent dans des films historiques (et la version BBC de Persuasion, me semble-t-il).
The Circus, place circulaire que j’ai tant bien que mal essayé de shooter…La même, cadrée différemment pour ne pas voir les touristesVictoria Crescent, qui donne sur une jolie esplanade gazonnée et bordée d’arbres
Bath, ce sont aussi de petites rues et galeries où le temps semble parfois s’être arrêté, ainsi qu’une certaine inventivité de la part des commerçants pour retenir votre attention !
Une galerie marchande couverteVu et revu, mais ça me fait toujours autant rireComment ne pas résister à un tel descriptif ? (Réponse : en n’ayant plus de sous et une PAL énorme)
Notre visite s’est conclue au Guildhall, ce dont je vous reparlerai dans un billet ultérieur.
Ah, l’été, ses trajets interminables en voiture, ses aéroports et ses gares bondés, ses plages brûlantes et grouillantes de monde, ses villes envahies de touristes… Stop ! Pour rester de bonne humeur, Shermane et moi vous proposons un nouveau swap sur le thème des souvenirs de vacances.
Vous partez comme tous les ans trois semaines au fond de la campagne profonde chez mémé ? Rapportez-nous sa recette de confiture de fraises, et une vieille carte postale dentelée de la mairie-école. Vous êtes bloqué chez vous parce que vous n’avez pas d’argent/de jours de congés ? Envoyez-nous une photo d’expo et votre carnet de bonnes adresses. Vous avez la chance de partir à plein d’endroits différents ? On vous en voudra moins si vous glanez des souvenirs au fil de votre périple. Vous détestez juilletistes et aoûtiens et ne jurez que par septembre ? Pas de souci, la date limite pour envoyer votre paquet est le 30 septembre.
Votre colis devra contenir au moins cinq éléments :
• Des photos et/ou carte(s) postale(s) de votre lieu de séjour (on ne vous demande pas de poser devant la piscine – mais libre à vous si vous en avez envie).
• Un objet trouvé sur place (sable, galet, artisanat local…).
• Une spécialité locale (parce qu’on a beau dire, c’est aussi les vacances pour notre estomac).
• Un produit culturel en rapport.
• Un petit mot de présentation.
Intéressé(e) ? Envoyez-nous un mail à info.shermane [at] yahoo [point] fr et kleoinparis [at] gmail [point] com pour nous préciser un peu vos goûts, vos envies, et si vous êtes prêt ou non à envoyer un colis à l’étranger. Vous avez jusqu’au 10 juillet pour vous inscrire, après quoi nous constituerons les binômes.
Bonnes vacances !
Voilà une semaine très particulière ! Débutée dans la douleur – et surtout les rendez-vous ratés – elle s’est achevée en apothéose ce week-end. Je ne vous fais pas languir davantage.
Lundi, nous avons reçu une livraison de pièces anciennes de la part de Monsieur Gasparde, assortie d’une jolie carte.
Lundi toujours, j’ai pris le temps d’installer le porte-porte-clés offert par Ioionette pour mon anniversaire. Et alors que je redoutais de sortir le marteau et les clous, j’ai eu la joie de découvrir qu’un système de fixation collante était déjà prévu. J’aime quand la technologie me simplifie la vie.
Le facteur nous a aussi apporté un doudou fabriqué par la femme de mon père pour la Crevette : une chouette dans les tons fuchsia avec des paupières tombantes, aussitôt adoptée.
Jeudi, j’ai appris que les droits de mon premier roman avaient été vendus à un éditeur tchèque. Ce n’est certainement pas ainsi que je ferai fortune, mais c’est un premier pas vers la gloire, je n’en doute pas un instant.
La Crevette a reçu sa première invitation à un anniversaire… de la part d’un jeune homme portant un prénom ô combien seyant !
Vendredi soir, l’Anglais et moi sommes partis en week-end en amoureux, pendant que ma belle-mère gardait la Crevette. But de notre voyage : l’Angleterre et, plus précisément, Bath, sur les traces de Jane Austen.
Samedi et dimanche, la visite de la ville fut un excellent moment. Nous avons découvert un magnifique centre historique et les thermes romains sont de toute beauté – j’y reviendrai.
Point d’orgue de notre séjour : samedi soir, nous avons assisté à un bal sur le thème Regency. Coiffés, rasés, habillés de pied en cap, nous avons eu l’immense chance de danser dans l’une des salles historiques de la ville, le Guildhall.
D’ailleurs, la perruquière qui m’avait confectionné les postiches pour la coiffure a eu l’extrême gentillesse de reprendre le corsage de ma robe de bal (et gratuitement en plus !).
Qui dit séjour en Angleterre, dit courses : nous avons assez de bières, de cidres et de chips pour ouvrir une annexe de Waitrose dans notre cuisine.
Voilà ! Ca tourne beaucoup autour de notre week-end, je le reconnais, mais croyez-moi quand je vous dis que c’est à juste titre. Je vous fais le compte-rendu de tout cela dans la semaine.
Vous vous souvenez du conte de fée ? Blanche-Neige et la méchante reine, Cendrillon et son horrible marâtre et ses non moins horribles belles-sœurs, la Belle au bois dormant piquée au doigt par un rouet ?
A présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire…
J’ai toujours adoré les contes de fée. Qu’il s’agisse des classiques de Perrault, des (très) moralisateurs contes de la comtesse de Ségur, de la version presque baroque de Mme d’Aulnoy, de l’excellent travail de collecte des frères Grimm ou de la réécriture féministe d’Angela Carter, j’ai toujours autant de plaisir à les lire et découvrir leurs univers (paradoxalement, j’ai plus de mal avec les séries consacrées à ce thème, mais c’est sans doute une question de support).
Du coup, je me suis plongée avec délectation dans les trois réécritures de Sarah Pinborough (à lire dans l’ordre énoncé en titre !). Le format est court et se lit tout seul, l’histoire ne connaît pas de temps mort, et le livre en lui-même est agrémenté de très belles illustrations de Noëmie Chevalier. L’auteur mêle intelligemment différents contes, et pas seulement les trois proposés, que ce soit par de simples allusions ou en les intégrant à la trame du récit. Les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être, et Sarah Pinborough prend visiblement plaisir à fracasser les clichés et à mettre en avant des héroïnes tout sauf passives. Un excellent moment de lecture !
Poison, Charme, Beauté, Sarah Pinborough, éditions Milady
J’inaugure une série d’articles sur le tourisme au Japon, du haut de ma (relative) expérience. En septembre, cela fera 12 ans que je m’y suis rendue pour la première fois ; j’y ai effectué en tout six séjours – dont un de huit mois – où j’ai visité, arpenté, vécu, rencontré… Loin de moi l’idée d’être exhaustive ou absolue – je ne suis pas un guide de voyage – mais je vous propose mon point de vue si vous souhaitez préparer votre premier séjour là-bas.
Généralités
Tokyo est sans doute un des premiers endroits qui nous vienne à l’esprit quand on pense au Japon : les gratte-ciels, les néons, l’immense passage clouté de Shibuya… Oui, c’est tout cela. Mais c’est aussi une mégalopole où prendre les transports en commun peut s’avérer compliqué et où marcher entre deux stations de métro peut prendre un bon quart d’heure.
Surtout, Tokyo est une ville moche. Il n’y a pas de plan d’occupation des sols, la ville a été quasiment rasée à deux reprises au 20ème siècle – le grand tremblement de terre du Kantô et l’incendie qui s’en suivit en 1923, le bombardement allié de mars 1945 – et tout a été reconstruit de façon anarchique. Les grands pôles d’attraction se concentrent autour des gares mais, dès que l’on s’éloigne de quelques centaines de mètres (voire moins), on se retrouve dans des endroits très calmes (voire déserts) faits de maisonnettes, de petits immeubles d’habitation et d’échoppes de quartier, ce qui peut être un peu déstabilisant.
Si c’est votre premier séjour au Japon et que vous partez deux semaines (la moyenne), j’aurais tendance à vous conseiller de n’y séjourner que trois ou quatre jours, au risque d’être frustré de ne pas avoir assez de temps pour voir le reste. Mais alors, me direz-vous, que voir à Tokyo ?
Shibuya
Impossible d’y échapper. On y trouve le fameux Shibuya crossing, la statue de Hachikô, le chien fidèle, les (rares) kôgaru (filles ultra bronzées et maquillées), des boutiques à n’en plus finir et… beaucoup de pollution sonore. En fait, Shibuya, c’est le Japon tel qu’on se le représente et qu’on le fantasme, mais c’est surtout un lieu où les jeunes (15-25 ans) sortent. Néanmoins, c’est incontournable. Une fois que vous aurez fait les principales artères autour de la gare, vous pouvez :
Boire un macha latte au Starbucks qui domine le croisement, si possible assis devant le mur de verre. (Personnellement, j’ai une sainte horreur du Starbucks, mais sait-on jamais)
Fouiner dans les boutiques à la recherche de souvenirs (je ferai un article spécial à ce sujet).
Manger un McDo quand vous serez en manque de viande et/ou quand vous voudrez goûter le McTeriyaki (ici, ils baragouinent l’anglais).
Faire un tour à l’énorme Tower Records pour dégoter les trucs les plus kitsch de la pop ou de l’enka (chanson traditionnelle).
Shinjuku
Vous avez déjà lu City Hunter (Nicky Larson) ? Bah voilà, vous y êtes. Shinjuku, c’est très grand, très haut, très fréquenté, très lumineux la nuit… Mais il faut essayer de voir derrière le cliché !
Dans les ruelles derrière les buildings, il y a souvent des petits restaurants que vous pourrez repérer grâce à leurs panneaux montrant de la nourriture. Même sans parler japonais, vous devriez réussir à vous faire comprendre en montrant le plat qui vous fait envie et avec 2-3 mots d’anglais.
Si vous avez envie de voir à quoi ressemble un grand magasin japonais, c’est ici qu’il faut tester. Je vous encouragerais même à faire ça “à la japonaise” : on monte tout de suite au dernier étage (ou l’avant-dernier, car souvent le dernier est consacré aux restaurants – très recommandables, d’ailleurs), puis on visite étage par étage jusqu’au sous-sol, consacré à la nourriture. Entre le 5è et le 7è, vous trouverez souvent le rayon kimono. Arrêtez-vous pour baver un peu. C’est aussi dans ces boutiques que vous pourrez trouver des boîtes et accessoires à bentô plus ou moins chers.
Ma recommandation personnelle serait de vous éloigner un peu soit en marchant soit en métro (arrêt Shinjuku sanchôme) pour le sanctuaire Hanazono (Hanazono-jinja). C’est un petit refuge très calme et agréable, où se tient parfois un marché du kimono d’occasion (mais je ne saurais vous dire quand, j’ai l’impression que ça dépend un peu du sens du vent et de l’âge du capitaine).
Ueno
Ueno, c’est d’abord et avant tout un immense parc arboré, un véritable “poumon” au cœur de la mégalopole (vous me sentez enfiler les clichés ?). Plus sérieusement, on pourrait y passer une journée entière sans tout voir. Allez, une petite sélection :
Le musée national de Tôkyô. Parce que si vous ne devez en faire qu’un, ce sera celui-là : dans le pavillon central, vous trouverez une introduction rapide et bien faite sur l’histoire de l’art du Japon des origines au 19è siècle, disponible en anglais. Présentation de nombreuses pièces remarquables et variées, comme des paravents, des rouleaux (emaki), des dessins à l’encre de Chine, des kimonos, des sabres… C’est là qu’on s’aperçoit que la nuance entre art et artisanat n’existe pas.
Les autres pavillons sont plus pointus, certains réservés aux expositions temporaires (souvent bondées) ou à des artistes en particulier. Attention aux jours et horaires d’ouverture, qui peuvent changer en fonction des jours fériés.
Sinon, c’est le royaume des musées : le musée d’art occidental, le musée des sciences, le musée d’art contemporain… Il y en a pour tous les goûts.
Le zoo d’Ueno. Si vous aimez voir des animaux, vous aimerez visiter ce zoo, l’un des plus anciens au monde, plus vaste qu’il n’y paraît au premier abord.
Fouiner et découvrir tous les petits sanctuaires dissimulés sous les arbres, ornés de grues en papier coloré.
Caresser les chats ! Il y en a plein en liberté dans le parc, qui se laissent volontiers approcher. Si vous êtes en manque de ronrons, c’est par là que ça se passe.
Eviter – si possible – l’étang de shinobazu, à moins d’être armé d’un lance-flammes/d’une raquette de tennis. Les moustiques font des ravages (mais les lotus sont impressionnants, c’est vous qui voyez).
Harajuku/Omotesandô
Avec Shibuya (qui n’est qu’à 2-3 stations de métro sur la ligne Yamanote) c’est devenu l’un des autres grands pôles d’attraction touristique de la capitale. D’un côté, Harajuku et sa célèbre Takeshita Street, autrefois l’antre des boutiques à gothic lolita (moins maintenant), de l’autre Omotesandô, la grande avenue abritant les enseignes occidentales et japonaises les plus luxueuses. Chapeautant le tout, le sanctuaire Meiji.
Un des endroits que je préfère à Tokyo, c’est précisément le sanctuaire Meiji (Meiji-jingû). Niché au coeur du parc Yoyogi, on parvient à y trouver le silence (relatif, hein), ce qui est très appréciable près d’un lieu aussi bondé. En franchissant le pont pour gagner le parc, n’oubliez pas de photographier les goth-lolis.
Admirez les tonneaux de saké et de vin (français !) consacrés au sanctuaires, l’architecture et… ouvrez l’oeil ! Avec un peu de chance, vous pourrez croiser une noce ou des enfants venus célébrer une des fêtes du 7-5-3 (shichi-go-san), généralement à l’automne. Vous en prendrez plein les yeux.
Takeshita street… Disons que j’ai passé l’âge mais que, la première fois, ça rend un peu hystérique 🙂
Sur Omotesandô, vous trouverez plein d’endroits pour assouvir votre folie dépensière et creuser votre découvert : Kiddy’s land (énorme magasin de jouets où la moindre babiole Ghibli coûte une blinde), Oriental Bazaar (pour les beaux kimonos d’occasion et les objets type céramique que vous ne sauriez/pourriez pas trouver ailleurs), et quelques boutiques vintage où vous pourrez chiner de vieux maillots de baseball et des kimonos.
Au détour d’une petite rue, vous trouverez le musée Ota, spécialisé en estampes de l’époque d’Edo. Le musée n’est pas immense, on s’y promène en chaussons, mais il vaut vraiment la peine d’y faire un tour.
Asakusa
Le quartier est surtout réputé pour son temple, dont la porte est ornée d’un gigantesque lampion. C’est presque un point de passage obligé pour les visiteurs à Tokyo, mais… ça a un petit côté Disneyland quand même. Jamais l’expression “marchands du temple” ne vous paraîtra plus vivante. Toutefois, cet endroit vaut le coup pour plusieurs choses.
Profitez des boutiques de l’allée centrale pour déguster une “soft ice” à un parfum exotique (attention, interdit de manger dehors, il faut le faire dans l’échoppe).
Sur la contre-allée, à droite face au temple, on trouve une très belle papeterie qui propose du washi et de jolies cartes postales.
L’intérieur du temple ne se visite pas franchement, mais c’est assez marrant d’imiter les Japonais : attirez à vous les vapeurs d’encens pour vous porter chance et tirez un “omikuji”, une bonne fortune, pour savoir ce que l’avenir vous réserve (chacun est agrémenté d’un petit texte en anglais). Si vous tirez une petite, moyenne ou grande chance, gardez le papier dans votre portefeuille. Sinon, accrochez-le aux filins métalliques prévus à cet effet pour que la malchance ne vous suive pas.
Quand vous avez fini votre visite, empruntez les ruelles à votre gauche. On y trouve quelques boutiques, dont une de kimonos qui vend parfois des coupons de tissu, et quelques “cantines”, des restaurants sans prétention où la carte est en japonais, mais où vous pourrez désigner le plat en plastique qui vous fait de l’œil.
Si vous avez le temps, explorez un peu Kappabashi, le quartier qui jouxte le temps, où on peut dénicher tout et n’importe quoi en rapport avec la cuisine. Nous y avons trouvé des bols, une boîte à thé et un (génial) couteau de cuisine.
Autres
Je regroupe ici les quartiers que je connais moins…
A Ikebukuro (où je ne suis pas allée depuis trèèès longtemps), il y a un aquarium réputé. On y trouve aussi les grands magasins Parco, inaugurés à grand bruit il y a une quinzaine d’années, antres de la mode branchée. Je garde le souvenir d’un fou rire mémorable avec Lou² lors de notre premier séjour.
A Ryogoku, je conseille fortement le musée Edo-Tokyo, qui retrace l’évolution de la capitale depuis qu’elle fut désignée comme siège du gouvernement shogunal par les Tokugawa au début du 17è siècle. L’exposition permanente est très bien faite et interactive : on peut enfiler des vêtements, soulever un palanquin, franchir une réplique de Shinbashi…
Dans le quartier de Ginza, prenez des places pour aller au kabuki (enfin si ça vous tente – moi j’adore) : vous pouvez soit prendre un ticket pour toute une représentation (3 à 4h) soit pour une heure. On vous fournira une espèce d’audioguide avec commentaire/traduction du texte en anglais.
En sortant, allez déguster une pâtisserie traditionnelle chez Toraya, la maison mère de la boutique parisienne.
A Odaiba, l’île artificielle construite dans les années 1980-90, vous pouvez admirer l’architecture de Fuji TV, déambuler dans l’un des centres commerciaux les plus kitsch du monde et emprunter la grande roue qui domine la baie de Tokyo et le Rainbow Bridge.
Mais surtout, je vous engage à aller au Oedo Onsen monogatari, un complexe de bains japonais. Moyennant une somme modique, on vous remettra un yukata coloré et on vous passera un bracelet pour régler vos achats (un peu comme les perles au Club Med), puis à vous de découvrir les joies du thermalisme dans un décor inspiré d’Edo, l’ancienne Tokyo. Si vous mettre à poil devant tout le monde n’est pas votre truc, je vous engage quand même à essayer le trajet pieds nus qui permet de sortir et d’observer les avions en approche sur Narita (dans le ciel nocturne, ça vaut son pesant de cacahuètes).
Voilà ! Ce n’est bien entendu pas exhaustif, j’ai fait selon mes souvenirs et mes goûts. Certains sont plus branchés visites, d’autres découverte d’une ambiance, paysages… à vous de composer. N’hésitez pas à me poser des questions en commentaire si je n’ai pas été assez claire ou si vous souhaitez des précisions sur un point.
Si ça vous dit, je recommence bientôt avec le Kansai. Mata ne !
Je suis passée à plusieurs reprises devant ce très joli salon de thé, sans voir le temps de m’y poser alors que sa façade et ses promesses de cuisine “du jour” me faisaient de l’oeil. Et puis vendredi, j’ai enfin pu m’y poser pour déjeuner, et je n’ai pas été déçue du voyage.
Je suis arrivée juste avant midi, soit un peu tôt, d’autant que la boutique a souffert d’une panne d’électricité jusqu’à 10h. Qu’à cela ne tienne, je déambule un peu, on me propose plusieurs endroits où m’installer et je jette mon dévolu sur une petite table d’où je peux observer à la fois la salle et une partie de l’espace boutique. L’endroit est encore désert, j’ai le temps de faire quelques photos.
La carte propose essentiellement des quiches accompagnées de salade (dont une option sans gluten), mais aussi deux plats du jour : des lasagnes (indiquées comme “nos lasagnes traditionnelles”) et du poisson sauce vierge. Ne sachant résister à l’appel de la pasta, je commande des lasagnes, ainsi qu’un thé noir “Jardin de Monet” (fraise, rhubarbe, vanille).
Très vite, on me dépose une carafe d’eau et une corbeille de pain, puis la théière sur son plateau. Le thé est délicieux, assez parfumé sans être trop prégnant, même si je m’aperçois que j’aurais mieux fait de commander ça pour agrémenter un dessert.
Les lasagnes arrivent… et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on en a pour son prix ! La portion est généreuse et c’est vraiment très bon. Je dévore mange tout le contenu de mon assiette, ainsi que le grand bol de mesclun qui l’accompagne. Je n’ai plus faim, mais j’ai vu passer un gâteau qui me fait de l’oeil… Il s’agit d’un moelleux au chocolat sans farine. Bonne pioche ! Servi tiède avec de la crème fouettée (pas assez à mon goût, mais bon), un peu coulant au centre, un peu trop cuit au bord, c’est carrément décadent, mais je ne regrette pas un instant.
Au moment de payer, j’en ai eu pour 25€, notamment à cause du thé et du gâteau, mais je ne vais pas chipoter, car tout était frais et fait maison. Cerise sur le gâteau (ah, ah) : la carte du restaurant est en forme de marque-page !