California Dreamin’

California DreaminEllen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible. À l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.
Sous le pseudonyme de Cass Eliott, elle deviendra chanteuse dans le groupe The Mamas & the Papas, mondialement connu pour leur chanson California Dreamin’.


Je suis fan de Pénélope Bagieu depuis son blog, mais je dois avouer que, ces derniers temps, j’avais un peu laissé tomber l’affaire. Cadavre exquis m’avait laissée sur ma faim, les critiques de La page blanche m’avaient refroidie et je n’ai même pas eu envie de lire Star of the stars.
Toutefois, lorsque j’ai pu découvrir les premières pages de ce nouvel opus dans Le Monde, je suis tombée sous le charme. L’auteur utilise désormais le crayon à papier, qui permet de discerner toutes les nuances du trait. Le style de Pénélope Bagieu se retrouve, même si le dessin a évolué, ce qui est normal.
Mais la grande force de ce livre, c’est sa narration. Visiblement passionnée par son sujet, l’auteur fait parler tour à tour des témoins de la vie d’Ellen, qui donnent leur point de vue sur le personnage, la chanteuse, la femme… Le sujet est saisi sur le vif, avec tendresse, mais sans complaisance, ne cachant ni ses luttes ni ses défauts ni ses déboires.
En somme, c’est un excellent cru que nous sert Pénélope Bagieu, et je ne peux que vous encourager à le découvrir. De plus, cela m’a donné envie d’aller voir du côté de la discographie de The mamas & the papas, dont je ne connais, bien entendu, que California Dreamin’.

California Dreamin’, Pénélope Bagieu, Gallimard, 24€


Challenge estival 2015 : le bilan

Fin juin, je vous parlais d’un challenge consistant à vider sa PAL (pile à lire) pendant l’été. Après avoir dressé un état des lieux assez inquiétant, je m’étais interdit de racheter des livres tant que le défi ne serait pas achevé.

Source
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Trois mois plus tard, force est de constater que le résultat est mi-figue mi-raisin. Si j’ai pu éliminer une douzaine de bouquins de ma PAL, je n’avais pas prévu que j’en rapporterais 17 (dix-sept) de mon voyage aux Etats-Unis, ni qu’on m’en prêterait d’autres. De plus, après avoir établi ma liste, je me suis rendu compte que j’avais encore oublié d’autres ouvrages sous mon lit, dans mes toilettes (oui, et alors ?) ou dans un coin de sac à main. Et puis, je l’avoue, j’ai parfois cédé aux sirènes de la librairie : j’ai dévoré les nouvelles de ma copine Angéla Morelli (je vous en reparlerai sans doute), me suis offert quelques romances supplémentaires (des fois que ça manque) et un ou deux bouquins qui me faisaient de l’oeil.

Au final, si seuls 13 titres ont disparu de ma pile, ce ne sont pas les seuls que j’ai lus. Et puis il existe une certaine “injustice” : s’il est facile d’écluser un petit recueil de nouvelles, avaler les 600 pages en souffrance des Misérables m’a pris une dizaine de jours. De même, j’ai pu avancer dans certains ouvrages mais pas forcément les terminer parce que leur lecture exige une concentration qui me fait parfois défaut depuis la rentrée.
En revanche, j’ai bien aimé l’idée de se constituer une PAL et d’en rayer au fur et à mesure les titres qui ont été lus. Du coup, j’ai créé une page dédiée.

L’Académie Jedi

photo (61)Roan Novachez est un ado de Tatooine rêvant de rejoindre l’académie de pilotage, comme son père, son frère et tous ses amis. Mais contre toute attente, sa candidature est rejetée ! En revanche, il reçoit une lettre d’un certain Yoda à l’Académie Jedi de Coruscant, lui proposant d’y poursuivre sa scolarité. Entre cela et le lycée agricole de Tatooine, le choix est vite fait… Sous la forme d’un journal, le héros retranscrit  les moments les plus ou moins drôles de la vie d’un collégien (nouveaux amis, rivalités, examens, notes, filles…).


Lorsque j’ai aperçu les deux premiers tomes de la nouvelle série de Jeffrey Brown, je les ai achetés sans trop regardé de quoi il s’agissait. J’ai beaucoup aimé “Darth Vader and son” et “Vader’s little princess” (une image de cet album sert d’ailleurs de profil à l’Anglais sur FB), Ce n’est qu’après que j’ai découvert l’histoire !
On retrouve le style de Jeffrey Brown, ses personnages mignons et son style dépouillé (cette fois-ci en noir et blanc), et c’est un plaisir de déambuler de nouveau dans l’univers de Star Wars. Toutefois, je dois reconnaître que j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire : on est dans une version extrêmement américanisée de l’Académie Jedi, le héros est “seulement” un ado d’une douzaine d’années, et n’est pas J. K. Rowlings qui veut.
Du coup, c’est une BD sympathique, mais qui s’adresse, je pense, à un public beaucoup plus jeune – ou alors, j’ai définitivement perdu mon âme d’enfant, ce qui est possible.

L’Académie Jedi : Une nouvelle école et Le retour du padawan, Jeffrey Brown, Huginn & Muninn, 12,95€ pièce.

All joy and no fun – The paradox of modern parenthood

AllJoyDes milliers de livres ont étudié les effets des parents sur leurs enfants. Mais presque aucun n’a songé à demander: quels effets les enfants ont-ils sur leurs parents?
Jennifer Senior tente de répondre à cette question, en isolant et analysant les nombreuses façons dont les enfants modifient la vie de leurs parents, qu’il s’agisse du couple, du travail, des habitudes, des loisirs, de l’amitié ou de la perception de soi.


Je crois avoir déjà parlé de mon amie Lou², la fille au super-pouvoir : celui de m’offrir des bouquins dont j’ignore l’existence mais qui vont me parler. Celui-ci ne fait pas exception à la règle : je l’ai reçu en début d’année, alors que je me posais (encore) (et toujours) plein de questions sur ma place et mon rôle de mère, avec en guise d’explication : “l’interview de l’auteur était réjouissante, j’espère que le livre le sera aussi”.
Le postulat de base de Jennifer Senior, journaliste de formation, est que l’arrivée d’un enfant dans la vie de ses parents bouscule de nombreuses choses. On perd en sommeil, en autonomie, le mariage et la vie sociale en prennent un coup, l’adolescence est généralement un moment difficile à passer… voilà pour la partie “no fun”. Mais elle souligne aussi le bonheur que procurent les enfants à ceux qui prennent soin d’eux, qu’il s’agisse d’assister à leurs progrès, de ressentir de la fierté pour leurs réussites ou juste de faire l’imbécile en leur compagnie (la partie “all joy”, si vous avez suivi).

Cet ouvrage est assez intéressant et facile à lire, même si je trouve que l’auteur puise à un peu trop de sources différentes pour étayer à tout prix son propos. En outre, et c’est normal, elle s’intéresse essentiellement au modèle américain, faisant l’éloge notamment des systèmes scandinaves et français (en revanche, j’aimerais que son amie me file les coordonnées de sa crèche à 100€/mois en plein Paris…).
Toutefois, j’ai apprécié cette lecture parce qu’elle remet en perspective certaines choses : l’enfance telle que nous la concevons aujourd’hui est une invention moderne, issue de la seconde guerre mondiale. C’est donc un modèle neuf où nous n’avons guère de repères. Elle résume aussi le concept d’enfant devenu “inutile” et paradoxalement couvé, comparativement à l’enfant autrefois “utile” et autonome. Et j’avoue que ces rappels et ces explications des bases de notre rapport à l’enfance et à l’éducation ont été plus que bienvenus pour moi.

All joy and no fun, The paradox of modern parenthood, Jennifer Senior, Ecco

Reading Challenge 2015 : a book publilshed this year

Adèle et les noces de la Reine Margot

AdèleAdèle a 13 ans. Elle est perdue depuis le décès de sa grand-mère six mois plus tôt. Ses parents ont toujours été très pris par leur carrière et ne comprennent plus rien à leur fille, en pleine crise d adolescence. À l’école, Adèle est une élève moyenne, plus intéressée par les histoires avec les garçons que par le livre qu elle va devoir pendant les vacances : La Reine Margot, d’Alexandre Dumas. Préférant l’imaginaire à la réalité, Adèle se met à rêver la nuit qu elle est un personnage du roman. Elle rencontre au cours de ses rêves le beau Samuel, dont elle tombe amoureuse. Elle va assister au mariage de Margot, danser pendant les noces, constater les problèmes entre Catholiques et Protestants Mais Adèle commence à perdre pied. Ce qu’elle vit dans ses rêves est tellement plus intense que son quotidien qu’elle n a plus très envie de se réveiller.


J’avais découvert avec ravissement 14-14 co-écrit par Silène Edgar, auteur de ce nouveau roman, et je vous en avais fait part dans ces pages. C’est donc les yeux fermés que j’ai acheté ce nouveau tome, profitant au passage de la présence de Silène aux Imaginales pour me le faire dédicacer. Et je n’ai pas été déçue.
Exploitant de nouveau le thème de l’uchronie, le roman nous fait suivre en parallèle l’histoire d’Adèle, collégienne un peu paumée du XXIè siècle, et celle de son alter ego, transportée par la magie du rêve à la cour de Charles IX en 1572. La reconstitution proposée est bien plus celle du roman de Dumas que l’histoire réelle, toutefois l’auteur rétablit la vérité historique grâce aux recherches effectuées par l’héroïne pour tâcher de comprendre le nouveau monde qui l’entoure.
Confrontée aux jeux de pouvoirs et à l’intolérance religieuse, Adèle pose un regard neuf sur cette époque complexe tout en laissant aux lecteurs le soin de juger la situation et d’établir des parallèles (ou non) avec notre actualité. L’écriture est fine, et le roman se lit d’une traite, si bien que je vous le conseille vivement (il m’a fallu quelques heures pour le dévorer).
En bonus, la fin assez inattendue est très touchante et m’a tiré quelques larmes.

Adèle et les noces de la Reine Margot, Silène Edgar, Castelmore

Le fil des souvenirs

Hislop1917, Thessalonique. Le jour de la naissance de Dimitris, un terrible incendie détruit la ville. Sa famille doit déménager dans les quartiers populaires. C’est là aussi que viennent s’installer des réfugiés turcs quelques années après. Parmi eux, Katerina. Le destin réunit les deux enfants, l’un héritier d’un empire textile, l’autre couturière prodige. Ensemble, ils seront les témoins d’une Grèce tourmentée, de l’occupation allemande aux révolutions civiles et à la dictature, qui défigureront leur cité autrefois multiethnique et fraternelle. Presque un siècle plus tard, de quels secrets sont-ils les gardiens ? Comment les transmettre avant qu’il ne soit trop tard ? Le temps est venu de dérouler le fil de leurs souvenirs…


J’avais entendu beaucoup de bien de l’auteur sans en avoir jamais rien lu. Du coup, lorsque j’ai aperçu un de ses romans chez mes beaux-parents, j’en ai profité pour l’emprunter (en plus, je respectais mon vœu de ne pas racheter de livre d’ici septembre).
J’ai été immédiatement happée par l’histoire. Victoria Hislop a un véritable don de conteuse et nous entraîne dans la cité de Thessalonique, à l’image d’un guide mais sans jamais être pédante ni misérabiliste. S’appuyant sur l’histoire de ce couple emporté par les soubresauts de l’histoire, elle nous dresse le magnifique portrait d’une ville et, partant, d’un pays au carrefour de l’orient et de l’occident. Le sujet est prétexte à aborder la question de l’autre, du rapport à l’étranger et de la persistance de l’humanité aux pires moments. C’est une excellente lecture, à la fois prenante et intelligente, que je recommande à tous les amateurs de fresques historiques.

Reading Challenge 2015 : a book with more than 500 pages

Désir de chocolat

Non, il ne s’agit pas de ma dernière lubie – encore que… – mais bien du titre de ma dernière lecture, qui fut un véritable coup de cœur. Je vous raconte pourquoi.

Désir de chocolatTrois femmes intrépides, trois siècles et une chocolatière de porcelaine : la folle aventure du chocolat en Europe.Désir de chocolat, c’est l’histoire de Sara, de Cándida et de Mariana, trois jolies femmes qui, à trois époques différentes, ont un jour croisé le chemin d’une chocolatière de porcelaine fabriquée pour Madame Adélaïde de France au XVIIIe siècle. La première entretient une liaison sulfureuse avec l’inventeur de trois chocolats parfumés aux épices. La deuxième, en quête de sensations plus fortes qu’un délicat breuvage, s’enfuit avec un ténor napolitain. La troisième devient la cible d’une série de complots quand les rois de France et d’Angleterre veulent s’approprier sa merveilleuse machine à broyer les fèves de cacao.


Passées les cinquante premières pages dans lesquelles j’ai eu du mal à me plonger (mais peut-être était-ce dû à la période qui n’était pas idéale pour moi), j’ai littéralement dévoré ce roman. Découpé comme une pièce de théâtre ou un opéra, en trois actes, deux intermèdes et un finale, il retrace l’histoire de la chocolatière (l’ustensile) en porcelaine de Madame Adélaïde, fille de Louis XV.
Chaque acte correspond à une héroïne, à des périodes différentes, et l’auteur prend le parti de nous faire remonter le temps : de nos jours jusqu’à la conception de l’objet. Les intermèdes sont là pour expliciter les marques laissées par le temps sur la chocolatière. Outre la délicieuse évocation du chocolat qui imprègne littéralement les pages, ce récit fait la part belle à trois femmes déterminées qui cherchent à établir leurs propres règles dans un monde qui voit leurs pratiques d’un mauvais œil, et nous livre de beaux portraits.
A titre personnel, j’ai eu un gros faible pour le deuxième acte, qui mêle amour, chocolat et opéra (le livre parfait, quoi), mais tous se valent autant par l’histoire qu’ils racontent que par le choix de l’auteur de changer de style selon l’héroïne et la période envisagée. On sent que Care Santos s’est follement amusée à faire évoluer sa plume au gré des situations, et on prend énormément de plaisir à la suivre.
Mais je vous mets en garde : assurez-vous d’avoir du (bon) chocolat à disposition, car vous serez vous-même étreint d’un “désir de chocolat”.

Un petit bémol : à la fin de l’édition française, j’ai relevé deux coquilles à la suite, ce qui m’a un peu chagrinée. Et dans le finale, l’auteur s’est légèrement emmêlé les pinceaux dans la filiation de Madame Adélaïde, mais je pense que la plupart des lecteurs ne remarqueront rien.

Désir de chocolat, Care Santos, Robert Laffont, 22€

Reading Challenge 2015 : a book with a love triangle

Poison, Charme, Beauté

Poison Charme Beauté

Vous vous souvenez du conte de fée ? Blanche-Neige et la méchante reine, Cendrillon et son horrible marâtre et ses non moins horribles belles-sœurs, la Belle au bois dormant piquée au doigt par un rouet ?
A présent, ouvrez ce livre et plongez dans la véritable histoire…


J’ai toujours adoré les contes de fée. Qu’il s’agisse des classiques de Perrault, des (très) moralisateurs contes de la comtesse de Ségur, de la version presque baroque de Mme d’Aulnoy, de l’excellent travail de collecte des frères Grimm ou de la réécriture féministe d’Angela Carter, j’ai toujours autant de plaisir à les lire et découvrir leurs univers (paradoxalement, j’ai plus de mal avec les séries consacrées à ce thème, mais c’est sans doute une question de support).
Du coup, je me suis plongée avec délectation dans les trois réécritures de Sarah Pinborough (à lire dans l’ordre énoncé en titre !). Le format est court et se lit tout seul, l’histoire ne connaît pas de temps mort, et le livre en lui-même est agrémenté de très belles illustrations de Noëmie Chevalier. L’auteur mêle intelligemment différents contes, et pas seulement les trois proposés, que ce soit par de simples allusions ou en les intégrant à la trame du récit. Les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être, et Sarah Pinborough prend visiblement plaisir à fracasser les clichés et à mettre en avant des héroïnes tout sauf passives. Un excellent moment de lecture !

Poison, Charme, Beauté, Sarah Pinborough, éditions Milady

2015 Reading Challenge : a trilogy

Challenge estival 2015 : je vide ma PAL

Hier après-midi, j’ai vu passer ce défi sur mon fil d’actualité Facebook et, compte tenu de la montagne de livres qui s’accumule à divers endroits de la maison, j’ai décidé d’y prendre part. L’idée est d’écluser un maximum de livres entre le 21 juin et le 20 septembre.
Pour être tout à fait honnête, j’ai décidé d’arrêter d’acheter des livres (hors BD, cadeaux et craquages pour la Crevette) début mai quand je me suis aperçue du désastre, et mes trois dernières lectures avaient déjà pour but de désengorger ma PAL. Le souci, c’est que je suis une acheteuse compulsive de livres, mais que ma vitesse de lecture (et surtout le temps que je peux y consacrer !) a considérablement chuté depuis mon accouchement. Et puis, parfois, je suis juste trop crevée pour ouvrir un bouquin, la vie est moche.

PAL1 Challenge de l'été 2015

J’ai donc dénombré 50 livres, plus les quelques ouvrages de ma liseuse, que j’ai classés en différentes catégories. Certains sont en cours de lecture, parce que je suis passée à autre chose, parce que je lis beaucoup d’ouvrages en même temps, parce qu’ils sont trop gros/encombrants/fragiles pour les lire ailleurs qu’au lit (ni dans le métro, ni à proximité de la Crevette), ou parce qu’ils sont chiants (non, 15 ans après le bac, je n’aime toujours pas Victor Hugo).

Romans
Collectif, Romans terrifiants (anthologie du roman gothique anglais)
Michèle Barrière, Meurtres au Potager du Roy
Olivier Barde-Capuçon, Casanova et la femme sans visage
Alessandro Baricco, Soie (version illustrée, en cours)
Arthur Conan Doyle, L’interprète grec et autres aventures de Sherlock Holmes
Kenneth Cook, Le blues du troglodyte
Julio Cortazar, Marelle
Fanny Deschamps, La bougainvillée, tome 1, Le jardin du Roi (en cours)
Silène Edgar, Adèle et les noces de la Reine Margot
George Eliot, The mill on the Floss (en cours)
Victoria Hislop, Le fil des souvenirs
Victor Hugo, Les Misérables, tome 1 (en cours)
Kevin Kwan, Crazy rich Asians (en cours)
Henry James, Les Bostoniennes
Sarah Pinborough, Charme (en cours)
Sarah Pinborough, Beauté
Carmen et Gervasio Posadas, Aujourd’hui caviar, demain sardines (en cours)
Jean-Christophe Rufin, Le grand Cœur
Care Santos, Désir de chocolat
Hope Tarr, Opération Cendrillon (en cours)
Kim Thuy, Ru
Cindy Van Wilder, Les Outrepasseurs, tome 1, Les héritiers
Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit
Charles Yu, How to live safely in a science fictional universe

Romances
Jane Ashford, Scandaleuses fiançailles
Mary Balogh, Only a promise (Bon, celui-ci, c’est l’exception, je l’ai commandé il y a dix jours)
Sklaerenn Baron, Le lys pourpre, tome 1, Le contrebandier
Loretta Chase, Sur la soie de ta peau
Emma Foster, Péché exquis, tome 1, Les nuits tentatrices (en cours)
Jennifer Haymore, Confession d’une duchesse rebelle (en cours)
Jennifer Haymore, Confessions d’une femme séduite
Eloisa James, Once upon a tower (en cours)
Sabrina Jeffries, When the rogue returns
Joann Ross, Celui qui m’est revenu (Shelter Bay, tome 1)
Nina Rowan, A study in seduction
Rainbow Rowell, Fangirl
V. K. Sykes, Hardball (Philadelphia Patriots, 2)

Histoire (historiographie et mémoires)
Collectif, Histoire des femmes en Occident, tome II, 16è-18è siècle
Scipion de Castries, Souvenirs maritimes (en cours)
Benjamin Franklin, The autobiography of Benjamin Franklin
Jacques Levron, Les inconnus de Versailles – Les coulisses de la Cour
Jean-Christian Petitfils, Le Régent
Thierry Sarmant, 1715 – La France et le monde
Emily Shore, Journal of Emily Shore
Toussaint-Jean Trefcon, Carnet de campagne du colonel Trefcon, 1793-1815 (fini ce midi)
Michel Vergé-Franceschi, Ninon de Lenclos, libertine du Grand Siècle
Stefan Zweig, Magellan (version illustrée)

Essais
Saint Augustin, La Création du monde et le Temps
Saint Augustin, Les Confessions
Sandra M. Gilbert et Susan Gubar, The Madwoman in the attic – The woman writer and the nineteenth-century literary imagination (en cours)
Charles Melman, Nouvelles études sur l’hystérie
Akira Mizubayashi, Petit éloge de l’errance (en cours)
Jennifer Senier, All joy and no fun – The paradox of modern parenthood

Divers
Collectif, Le goût de Nancy
Saint-John Perse, Amers suivi de Oiseaux

Et vous, il y a quoi dans votre PAL ?

Esthétiques du quotidien au Japon

esthétiquesAu Japon, encore plus étroitement qu’ailleurs, l’esthétique se conjugue au quotidien. De l’espace au corps, de la gastronomie à la mode, de la cérémonie du thé aux jardins, le Japon est le lieu même où se manifeste un art de produire et de vivre parfaitement original. Au travers d’articles écrits par des spécialistes de la culture japonaise, accompagné de dessins de Nicolas de Crécy et ponctué d’un entretien avec l’architecte Tadao Ando, cet ouvrage met en lumière les fondements et les ressorts de l’esthétique japonaise, de la vie de cour aux pratiques contemporaines, de l’artisanat à bien d’autres expressions de raffinement et de luxe.


J’ai acheté cet ouvrage sur une impulsion il y a quelques mois, attirée par les noms sur la couverture – en matière d’études japonaises, Jean-Marie Bouissou est un peu une référence – et par le dessin qui me semblait si appétissant (parlez-moi de nourriture et, tout de suite, je suis corruptible). Puis je l’ai posé sur un coin de mon bureau, attendant qu’il prenne la poussière.
Cela a pas mal duré et, mi-mai, j’ai été saisie d’une envie de me plonger dans ce que les Anglo-saxons appellent la “non-fiction”, en gros tout ce qui n’est pas le récit ou le roman. Du coup, c’était l’occasion parfaite.
C’est un ouvrage extrêmement intéressant. Constitué d’articles d’universitaires assez fouillés, il aborde la question du rapport au luxe, à la beauté, à l’art et à l’artisanat des Japonais, avec beaucoup de finesse. En plus des aquarelles qui viennent égayer une lecture un peu austère, de courts textes explicatifs sur certaines notions en rapport avec l’esthétique japonaise – wabi/sabi, l’iki, la création…. – clôturent chaque grande partie.
Si j’ai parfois eu l’impression de replonger dans mes cours ou de m’offrir des révisions à moindre coût, j’ai néanmoins beaucoup aimé suivre la réflexion autour du quotidien japonais qui est donnée à voir dans cet ouvrage. Et je recommande sincèrement ce livre, que ce soit pour approfondir sa connaissance du pays ou en guise d’introduction un peu “musclée” à un prochain voyage.

Esthétiques du quotidien au Japon, sous la direction de Jean-Marie Bouissou, IFM / Editions du regard