Une semaine… #40

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  • C’est pas à tout le monde que je peux envoyer un “Joyeux Noël” accompagné d’un verset.
  • Je suis franchement fière de ma table pour fêter le réveillon à trois (le Paprika est couché), d’autant que je n’avais pas prévu grand-chose.
  • Le dîner est un succès – le saumon sauvage, c’est quand même pas pareil que celui d’élevage. En revanche, comme je le prévoyais, la bûche glacée est “trop glacée” pour Mademoiselle.
  • Comme les enfants sont claqués par deux jours de festivités, on a fait une grasse matinée jusqu’à 8h15. Joyeux Noël !
  • Après l’avalanche de cadeaux du 23 (ça vous intéresse un récapitulatif, ou ça vous emmerde ?), je reçois une sublime théière en porcelaine.
  • Patin à glace et gaufre, une petite habitude bien sympathique pour ces vacances.
  • On a poireauté près de vingt-cinq minutes dans le froid, mais on a pu goûter le ramen de Noël de Kodawari : dashi aux saint-jacques, bœuf wagyû, yuzukocho, feuille d’ail et œufs de saumon. Une tuerie.
  • J’ai dû déployer des trésors d’imagination pour que Monsieur ne devine pas ce que j’allais lui acheter comme dernier cadeau de Noël (vu qu’on avait prévu de se rendre dans la boutique ensemble, j’ai dû y passer seule le matin et planquer le paquet au fond de mon sac). Ca a parfaitement marché. Sauf quand j’ai oublié ledit cadeau dans ma table de nuit avant de partir chez mes beaux-parents pour le dernier réveillon… #epicfail
  • Super soirée en compagnie de Clara et Ioionette, à boire du Pécharmant et manger de la caponata et des fromages. Quand la compagnie est bonne, le temps file !
  • Le chocolat d’urgence envoyé le 8 décembre par Gasparde est enfin arrivé. Je ne sais pas quels détours l’enveloppe a faits, mais heureusement que le chocolat n’est pas périssable (c’était très bon).
  • Passer à la poste pour envoyer un contrat oublié dans un coin de mon bureau depuis une semaine (oui, je sais) et un colis de Noël en retard. Est-ce que tout arrivera dans les temps ?
  • Avoir l’idée géniale de visiter l’installation “Espèces en voie d’illumination” avec les enfants à 18h pendant les vacances scolaires. Je vous en reparle très vite.
  • Après 5 minutes de route, je m’aperçois qu’on a oublié la gigoteuse. Une fois sur place, je me rends compte que j’ai oublié le cadeau de l’Anglais. Comme tous les ans, mon cerveau est décédé dans les vapeurs de champagne et les relents de saumon fumé.
  • Je me suis encore fait avoir comme une bleue : trois coupes de champagne, deux verres de vin au déjeuner et, paf, deux heures de sieste. Du coup, je vais lever le pied ces prochains jours.
  • Le père Noël a mis du temps à passer, les enfants ne se sont pas tous levés à 7h45 comme Mademoiselle qui trépignait, mais le grand déballage a eu lieu.
  • Je crois qu’avec les idées réparties dans les deux familles, on a fait un strike pour les cadeaux de la Crevette. Elle aime tellement ses rollers qu’elle pourrait dormir avec.
  • Une chute (d’une marche) dans l’escalier, une boule de Noël cassée, une demi-douzaine de visite dans l’âtre (plein de cendres) de la cheminée… le Paprika est en pleine forme (jetons un voile pudique sur le nombre de Légo éparpillés).

Casse Noisette

Le soir de Noël, Clara reçoit un casse-noisette en cadeau. Pendant la nuit, alors qu’elle se relève pour admirer son nouveau jouet, celui-ci prend vie et l’entraîne dans des aventures extraordinaires…


Ce ballet extrêmement connu est devenu une tradition de Noël, en particulier dans les pays anglo-saxons. Je ne l’ai vu “en vrai” qu’une seule fois, dans l’oubliable version de Tcherniakov, et j’avais envie d’une version plus classique. En outre, la Crevette aime beaucoup regarder des extraits de ballets sur YouTube, et a débuté la danse classique cette année, donc cela me semblait une bonne façon de nous faire plaisir à toutes les deux. La version proposée par le théâtre des Champs Elysées est celle du ballet de l’opéra national de Kiev, d’après la version original de Marius Petipa.

La salle du TCE est relativement petite, surtout quand on est habitué à Bastille ou Garnier, et la scène a paru un peu encombrée quand l’ensemble du corps de ballet était présent – j’ai vu quelques danseurs ralentir pour maintenir l’harmonie des diagonales – mais sinon c’était en place. Les solistes étaient impressionnants de puissance dans les sauts, Yuliia Moskalenko en Clara était très juste, un peu espiègle, un peu innocente, mais sans tomber dans la mièvrerie.
Il y a eu quelques très beaux moments : la valse des fleurs, l’ensemble des rats, les variations du prince et de Clara. Bien entendu, regarder Casse-Noisette aujourd’hui, c’est aussi s’interroger sur les clichés véhiculés par certaines variations (au hasard, la danse du thé). En outre, le gros bémol (ah, ah) de cette représentation était le recours à une musique enregistrée et non jouée en direct : sincèrement, on y perd pas mal, d’autant que le son ne “montait” pas suffisamment dans la salle.

Au final, nous avons passé un bon moment. La Crevette a beaucoup aimé, même si elle n’en pouvait plus de fatigue dans le dernier quart d’heure (deux fois 50 minutes dans une salle surchauffée, c’est très long) et qu’elle a eu peur des souris. Mais c’était une jolie façon de lui présenter la danse classique autrement qu’au travers d’un écran, et peut-être d’instituer un début de tradition familiale.
(En revanche, pour Le lac des cygnes, on attendra encore un peu.)

Casse-Noisette, ballet de l’Opéra national de Kiev, Théâtre des Champs Elysées, jusqu’au 6 janvier 2019

Une semaine… #39

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  • On fête Noël dimanche, et je n’ai rien pour l’Anglais ni pour le Paprika. C’est la lose.
  • Lundi soir, 20 heures. Mon cerveau a trouvé particulièrement urgent de préparer des kipferl pour la première fois de ma vie. Il y a des fois où je me fatigue toute seule.
  • N’empêche qu’ils sont à tomber – et que j’ai réalisé un beurre pommade toute seule avec mes petits bras pas trop musclés et sans robot ménager.
  • 39°8 de fièvre, ça  sent mauvais.
  • Une longue discussion avec Anaïs pour aborder le sujet de la dysplasie et de la traction.
  • Miracle, je ne suis presque pas en retard pour le dernier cours de natation. Et malgré ce que le Doodle faisait craindre, nous sommes largement plus d’une demi-douzaine pour le désormais traditionnel pot de Noël.
  • Oh, Arte rediffuse Cyrano de Bergerac. Ce film est toujours aussi sublime. Je crois même qu’il se bonifie avec le temps.
  • L’Anglais a fait une razzia de nourriture en allant faire son shopping de Noël. Je crois qu’on a des chips à tous les parfums de la terre (mention spéciale à celles au parmesan et au basilic.
  • “Eh, j’ai trouvé le sac que je guignais, tu veux que je le prenne pour que tu me l’offres ?” “Bah oui, tant qu’à faire.” “Pour la peine, c’est toi qui fais le paquet-cadeau.”
  • Premiers pas sur la patinoire pour la Crevette. Bon, c’est pas de la vraie glace mais visiblement ça glisse autant.
  • Le spectacle-projection de Noël est pas mal du tout et la playlist s’écoute avec plaisir (même si elle est un peu trop “dance” par moments).
  • Les enfants sont couchés, on peut emballer les dix cadeaux en souffrance planqués à divers endroits de la maison. Ca nous aura pris pas loin de deux heures, cette histoire.
  • Je crois que c’est ma meilleure carbonara depuis que j’ai appris à la faire correctement.
  • “Allez, maman, on va dans la salle !” “Mais tu veux pas écouter les gens chanter avant ?” “Non !” On a donc poireauté une bonne vingtaine de minutes dans la salle du théâtre des Champs Elysées surchauffée.
  • “J’emporte les coquilles d’huître. Tout le monde a eu du foie gras et du saumon fumé ?”
  • Et Joyeux Noël, bien sûr !

Une semaine… #38

Source
  • Ce fut le plus bel opéra sprint de ma carrière, fruit d’une poisse invraisemblable : la baby-sitter, en avance, s’est trompée de train et est arrivée plus tard que prévu ; les trains circulaient mal ; quand je suis enfin arrivée au métro, un incident technique ralentissait le trafic. A Bastille, j’ai dû monter au deuxième balcon à pied et en courant – ceux qui connaissent savent combien j’ai souffert – et, persuadée qu’on me refoulerait, me suis retrouvée placée debout dans un recoin pour le premier acte. Pfiou.
  • L’Anglais est rentré ! Gloire et grasse matinée (ou pas, en fait, mais quand même).
  • Et c’est un retour chargé : du thé, du cidre de glace, des souvenirs pour les enfants (dont de magnifiques “chaussons d’ours polaire” pour la Crevette).
  • Soudain, par un miracle que je ne m’explique pas, une proposition de boulot pour 2019 tombe dans ma boîte mail. Et un truc bien, en plus.
  • Gros incendie dans le quartier. J’apprendrai un peu plus tard qu’une maison a entièrement brûlé.
  • Dernier déjeuner de l’année avec Emily et Angéla !
  • Une excellente soirée de Noël chez Marion, où j’ai appris à jouer à Time’s Up (je pense qu’on se souviendra longtemps de certains mimes).
  • Et j’ai rencontré une danseuse du corps de ballet de l’Opéra de Paris. Je me suis retenue très fort de faire ma fan girl, mais ça n’a pas été une totale réussite.
  • Un conseil : si vous tenez à vos clémentines, tenez-les éloignées de l’Anglais.
  • Il fait un froid de canard, et on poireaute une bonne vingtaine de minutes pour permettre à Mademoiselle de se faire maquiller au marché de Noël.
  • Atelier sablés de Noël avec la Crevette. Cette année, on tente de les faire au chocolat, et le résultat est délicieux. Mais ce sera pour la maîtresse / la nounou (j’avoue, il en est resté).
  • “Vous avez vu, Paprika adore qu’on lui court après.” Le père, épuisé après 1h de course-poursuite : “Oui, j’ai cru remarquer.”
  • Après des incertitudes, Rafu passe prendre l’apéro. Heureusement qu’avec les fêtes, Picard est encore ouvert !

Simon Boccanegra

A Gênes, au 14è siècle, le corsaire Simon Boccanegra est porté au pouvoir par la plèbe, contre les patriciens, et devient doge. Alors qu’il avait accepté cette charge dans le but d’épouser sa bien-aimée, Maria, il apprend que cette dernière est morte et révèle que la fille née de leurs amours est portée disparue.
Vingt-cinq ans plus tard, le même Boccanegra, usé par le pouvoir, croit retrouver sa fille et ainsi être en mesure de régler les querelles incessantes entre les deux partis.


Ce fut l’opéra que j’ai failli ne pas voir. Après un trajet épique et un placement rocambolesque, j’ai passé la première heure et demie debout dans un recoin de la salle de Bastille, avant de gagner enfin mon siège. La dernière fois que j’en ai autant sué pour un spectacle, c’était pour assister à Lear d’Aribert Reimann, et j’étais partie à l’entracte. Alors, qu’est-ce que ça donne cette fois-ci ?

N’ayant pas eu le temps d’acheter le programme et donc de lire l’argument, j’ai eu un mal de chien à comprendre qu’il s’était écoulé vingt-cinq ans entre le prologue et la suite du récit. Pas de changement de décor, peu de changements des personnages, à ceci près que Boccanegra se lisse les cheveux en arrière et troque sa veste en cuir pour un costume et des lunettes.
Ludovic Tézier tient parfaitement son rôle, déchiré entre la politique et l’amour paternel. Les autres chanteurs sont également à la hauteur, en particulier Mika Kares en Fiesco (grande découverte de la soirée). A titre personnel, j’ai trouvé Maria Agresta un tout petit trop dans le vibrato (mais c’est peut-être parce que j’ai passé le premier acte à un endroit bizarre).
La direction musicale de Fabio Luisi est précise, et retranscrit toutes les nuances sans tomber dans le “poum-poum-poum” qu’il est facile d’attribuer à Verdi. Quant aux chœurs, comme toujours, ça envoie du lourd, et j’ai même senti le plancher vibrer à un moment, c’était très cool. Oui, je vais à l’opéra pour en prendre plein les oreilles.

Parlons des choses qui fâchent : la mise en scène. J’avoue que je ne suis pas très fan du travail de Calixto Bieito à la base, mais j’essaie de garder l’esprit ouvert.
J’ai apprécié l’idée de l’épave de cargo symbolisant le passé de corsaire du héros, et éventuellement le choix de costumes évoquant l’Italie populaire des années 1960 (même si, dans ce genre, Le barbier de Séville fait ça beaucoup mieux…).
En revanche, le décor intégralement noir, le bateau gris métallique sombre dont la carcasse est soulignée de néons, et qui tourne sur lui-même pour on ne sait quelle raison, le sol noir… ça fait mal aux yeux et c’est pas bien joyeux. On a compris que c’était un drame, était-il nécessaire d’en faire des tonnes ? Par ailleurs, je commence à en avoir marre de ces recours systématiques et pas forcément heureux à la projection vidéo (pourquoi une jeune femme à poil sur laquelle courent des rats à l’entracte ? pourquoi forcer Ludovic Tézier à regarder fixement la caméra pendant 10 minutes tandis que ses petits camarades poursuivent l’intrigue ?). Je pense que je vais finir par éditer un bingo de l’opéra de Paris, ce sera rigolo.
Enfin, j’aimerais qu’on m’explique la présence de la figurante incarnant le spectre de Maria. On se doutait bien qu’elle pesait sur l’histoire… Et pourquoi l’amener dans une bâche en plastique, se débattant faiblement comme si elle avait été agressée et la faire agoniser en scène ? Pourquoi fallait-il qu’elle se balade seins nus à partir du deuxième acte ? 

Bref, si j’ai passé une bonne soirée, que j’ai été emportée par le chant et la musique, j’avoue que le reste n’a pas été à la hauteur à mes yeux…

L’âge d’or

La légende parle d’un “âge d’or, où vallées et montagnes n’étaient entravées d’aucune muraille. Où les hommes allaient et venaient librement…” Mais ce temps lointain est bien révolu. Le royaume est accablé par la disette et les malversations des seigneurs de la cour. À la mort du vieux roi, sa fille Tilda s’apprête à monter sur le trône pour lui succéder. Avec le soutien du sage Tankred et du loyal Bertil, ses plus proches conseillers et amis, elle entend mener à bien les réformes nécessaires pour soulager son peuple des maux qui l’accablent. Mais un complot mené par son jeune frère la condamne brusquement à l’exil. Guidée par des signes étranges, Tilda décide de reconquérir son royaume avec l’aide de ses deux compagnons. Commence alors un long périple, où leur destin sera lié à “L’âge d’or”.


J’ai découvert cette bande dessinée par hasard, en traînant chez mon dealer libraire. La couverture m’a attirée, le résumé m’a intriguée, du coup je suis repartie avec, en dépit de son prix assez élevé (32€ quand même).

Ce fut un coup de cœur. J’ai adoré le dessin de Cyril Pedrosa, à la fois nerveux et somptueux, sa façon de jouer avec les couleurs qui apporte vraiment une touche “enluminure” à l’ouvrage. Les teintes dominantes expriment, autant que le dessin, l’émotion qui domine dans la case. En quelques traits, l’artiste parvient à suggérer le mouvement, le rêve, la confusion, l’action…
Le scénario développé par Roxanne Moreil n’est pas en reste. L’oeuvre aborde des sujets comme le pouvoir et ses effets sur l’être humain, la justice, la place des femmes, et questionne sans cesse les motivations de ses personnages. Tout n’est pas ce qu’il semble être, et on prend beaucoup de plaisir à découvrir cet univers médiévalisant et fouillé, auréolé d’une touche de magie.

Alors certes, ce n’est pas donné. Mais en cette période de fête, c’est une excellente BD à (faire) glisser sous le sapin. Je recommande chaleureusement !

L’âge d’or, tome 1, Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, Dupuis, 32€

Une semaine… #37

  • Donc, si je lève le bras droit pour me coiffer… ça bloque la nuque et l’épaule côté gauche. Logique. En tout cas, ça fait mal.
  • “Vous avez peut-être trop de choses sur les épaules ?” suggère mon psy, l’air de pas y toucher. C’est marrant, j’aurais pas deviné seule.
  • Une soirée entière pour papoter avec Isa, quel bonheur !
  • Je sais, le reïki c’est toujours spectaculaire sur moi.
  • Le déluge de 8h à 8h45 un jour d’école, c’est pas rigolo du tout. La pauvre Isa en a découvert que son manteau n’était pas tout à fait étanche, et c’est sans doute ainsi qu’elle est tombée malade (mais merci à elle de m’avoir accompagnée).
  • “Tu me conseillerais quel artiste spécialiste du clair-obscur, à part Rembrandt et Caravage ?” “George de La Tour.”
  • L’Anglais a une publication dans le Figaro !
  • Avant ma deuxième grossesse, je ne croyais pas trop à l’ostéopathie. Aujourd’hui je serais prête à ériger un autel à mon ostéopathe : j’arrive à tourner la tête.
  • J’ai reçu mon premier cadeau de Noël de l’année : mon colis de Secret Santa.
  • Je suis complètement larguée dans la nouvelle interface WordPress. Ca se veut plus intuitif, moi je trouve ça plus compliqué.
  • En revanche, il est toujours impossible de justifier un texte.
  • Samedi, 11h45. Ce week-end s’annonce quand même très long.
  • On n’a même pas attaqué mes cookies et je dois rentrer, tsss.
  • Il m’a fallu pas loin de 48h pour retrouver un sac de fournitures achetées il y a 15 jours. J’ai vraiment besoin de vacances.
  • Les gaufres froment-sarrasin, ça tue. Le Paprika est du même avis.
  • Mon premier téléfilm sentimental de Noël, Christmas at Pemberley Manor. C’est mauvais, et je m’ennuie.

Secret Santa : le colis que j’ai reçu

Sur une idée d’Armalite, j’ai participé cette année encore au Secret Santa. Le principe : envoyer une gourmandise, une carte de Noël, un livre sur le thème de Noël / l’hiver et un objet à une personne qu’on ne connaît pas forcément et qui se sera inscrite juste avant ou juste après nous (selon le principe de la chaîne).

Mercredi, j’ai reçu le colis de Sabine, mais je ne l’ai ouvert que ce matin (la fatigue, les enfants, et tout le reste…). En l’ouvrant, j’ai été accueillie par une odeur gourmande et… un peu plus de paquets que prévu !

Mon colis contenait donc :

  • Non pas un mais trois livres : Pourquoi je déteste Noël de Robert Benchley (qui risque de devenir un classique chez moi), Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (lu il y a fort longtemps mais dont je garde un très bon souvenir), et Hiver à Sokcho d’Elise Shua Dusapin que je voulais lire depuis un moment (en plus l’autrice devrait être en dédicace dans ma librairie de quartier prochainement, c’est l’occasion!).
  • Du chocolat noir ! Des petites gourmandises “Sensation fruit” à la framboise et aux airelles, et une tablette myrtille et airelles, le tout signé Lindt. Je sens qu’il y aura de quoi accompagner la tisane du soir pendant le mois de décembre.
  • Du thé. Outre des infusettes d’Earl Grey Yin Zhen de Dammann Frères (un de mes préférés – il n’y a jamais assez d’Earl Grey à la maison), Sabine a ajouté un Thé du Roi-Soleil (thé noir mandarine, bergamote, pamplemousse, mangue, jasmin, coco, fruit de la passion) de Marion Costero. Je ne connais absolument pas la marque, mais outre que cela semble prometteur, il y a un clin d’œil (voulu ou non ?) à ma vie et mes passions : j’ai vécu à Versailles, travaillé au château et je suis passionnée par le Grand Siècle.
  • Un joli carnet orné d’un chat qui dort sur une pile de coussins, et un stylo où le même chat joue du piano (clin d’oeil bis : j’ai utilisé un cahier avec le motif du chat au piano pour servir de cahier de correspondance entre la nounou de mon fils et moi).
  • Une ravissante carte de Noël ornée de chats (hmm, je sens comme un motif) avec un gentil mot.

C’était une belle surprise, surtout pour conclure une semaine assez chargée et avant d’attaquer un week-end tout aussi compliqué. Encore merci à Sabine pour tous ces cadeaux, et à Armalite pour l’organisation.

Une semaine… #36

Source

  • 1000€ de révision pour la voiture. La semaine débute bien.
  • 15mn de retard sur un cours d’une heure… à ce rythme, à la fin de l’année, je change de jour.
  • Je connais peu de gens capables d’écrire une critique de bouquin en alexandrins… alors si en plus c’est drôle !
  • On a enfin trouvé un créneau pour aller goûter les ramens au potimarron de Kodawari. On a bien fait, elles sont à tomber.
  • Le Cendrillon de Noureev a quand même vieilli. Et puis les costumes, oups.
  • Jeudi, impossible d’imprimer le document. Vendredi, impossible de trouver l’assistante chargée de me le faire signer. Serait-ce une conspiration ?
  • C’est officiel, je suis devenue la référence “punaises de lit” de tout mon entourage.
  • “Alors ?” “Bah j’ai tué personne.” “C’est déjà ça.”
  • Et si on achetait des gâteaux pour fêter le début du week-end et le départ de Monsieur en mission ? Notez que ça aurait été bien de se consulter, vu qu’on a eu la même idée.
  • “Ca me fait chier de l’admettre, mais tu avais raison.”
  • L’Anglais est parti, me voilà seule pour dix jours avec les enfants, j’ai pas franchement hâte.
  • C’est officiel, on peut ouvrir le calendrier de l’Avent !
  • “Y’a Machin de ma classe qui m’a dit que j’étais jolie.” Et moi je rigole en imaginant la tête du paternel quand il apprendra l’histoire.
  • Visite de L et ses enfants, ou comment avoir presque deux heures de tranquillité en gardant un œil vague sur notre progéniture.
  • Comment ça Angéla Morelli efface son compte Instagram ? Mais noooon !

Cendrillon

Qui ne connaît pas le conte de Cendrillon ? Dans cette version de Rudolf Noureev, Cendrillon est exploitée par sa méchante belle-mère et ses deux belles-sœurs dans le bar familial. Un producteur de cinéma qu’elle soigne à l’occasion d’un accident joue le rôle de sa bonne fée et lui accorde le premier rôle dans une nouvelle production. Cendrillon fera la connaissance de son prince en la personne de l’acteur-vedette, mais ne devra pas oublier les douze coups de minuit…


Je ne connaissais pas ce ballet, ni même la musique qui l’accompagne – contrairement à beaucoup de ballets classiques, la partition n’a pas été reprise dans le dessin animé éponyme de Disney. Mais pour moi ballet classique + Noureev + opéra de Paris, ce ne pouvait être qu’une bonne surprise. Ayant récupéré la place de Leen qui ne pouvait assister à la représentation, j’ai même réussi à convaincre l’Anglais de m’accompagner.

Force est de constater que ça a un peu vieilli. Transposer l’histoire de Cendrillon dans le Hollywood des années 1920 n’est pas une mauvaise idée, mais Noureev a semble-t-il voulu se faire plaisir sans trop de cohérence. Au-delà des pas classiques, on trouve aussi un numéro de claquettes (en partie couvert par l’orchestre) et des variations plus contemporaines (notamment les Heures).
Si la danse conserve la plupart du temps un côté intemporel, l’aspect visuel du ballet a pas mal souffert : c’est une oeuvre de 1986, et les costumes comme les décors sont très marqués par leur époque – je précise que je suis presque en train de commettre un crime de lèse-majesté familial puisque les décors sont l’oeuvre d’un cousin de mon père. Dès qu’on s’éloigne des tenues 1920s/flapper, on bascule dans le kitsch d’un goût un peu douteux. Si j’avais déjà noté ce problème dans Le lac des cygnes, cette fois-ci ça saute aux yeux. Pour un art aussi visuel que la danse, c’est mortel.

Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Et la danse, qu’en est-il ?
Justement… Le ballet de l’Opéra de Paris est en crise, on le sait, mais ce soir, on l’a senti sur scène. Rien de dramatique, mais il y a eu des imprécisions à plusieurs reprises, des petits décalages… Ludmila Pagliero et Germain Louvet, dans les rôles principaux, sont d’excellents danseurs, mais force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose entre eux – seul leur pas de deux dans le deuxième acte a su me toucher.
En réalité, ce sont surtout les seconds rôles qui m’ont plu : Emilie Cozette et Ida Viikonski en belles-sœurs bouffonnes et, surtout, Alexandre Gasse en belle-mère (bravo pour le travail sur pointes !).

Alors faut-il jeter Noureev avec l’eau du bain (et Aurélie Dupont…) ? J’ai l’impression que l’ancien directeur de la danse est devenu une statue du Commandeur encombrante qui sclérose le ballet et l’empêche, à l’heure actuelle, d’évoluer vers le 21ème siècle. Je n’ai pas la prétention de m’y connaître en profondeur, mais c’est un ressenti global.

(Et bordel, qu’on nomme François Alu étoile, quoi.)