Une semaine… #11

Photo by David Di Veroli on Unsplash
  • J’attaque ma nouvelle traduction qui va nécessiter l’aide technique de l’Anglais, fin connaisseur des sports américains. On peut dire que je l’ai bien formé : sans que je lui demande, il se met à me préparer des jeux de mots entre termes techniques de foot NFL et sexe.
  • 5 minutes avant la fin du cours de natation, un orage dantesque éclate. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de se laver les cheveux ?
  • Une demi-heure d’angoisse pour remplir la déclaration d’impôts. Et se rendre compte en éteignant l’ordinateur qu’on a oublié un truc.
  • Comment ça “un risque de cystite” ? On avait dit “Pas de maladie avant novembre” !
  • Le marathon pédiatre-nounou-labo-square-opéra de Versailles, ou comment marcher 11 kilomètres en une journée.
  • Excellente place au balcon, programme gratuit, coupette de champagne, coucher de soleil psychédélique et français restitué : la soirée parfaite (bon, le retour, en revanche…).
  • Je veux bien modifier ma déclaration Agessa et vous la renvoyer par mail, mais dans ce cas-là, ne me l’envoyez pas en pdf…
  • Tiens, une modification à la déclaration d’impôts, ça faisait bien 48 heures.
  • Question pour un marathon : sachant qu’il s’est mis à pleuvoir, que notre train est annulé, que le Paprika pèse pas loin de 9 kilos et que la Crevette est épuisée, combien de temps allons-nous mettre pour traverser Paris ?
  • Passer la soirée à s’arranger pour que Mademoiselle ne voie pas les clichés de shibari… et la laisser boulotter des chips autant qu’elle veut (on fera des légumes ce week-end).
  • Récupérer deux enfants qui ne sont pas à toi et t’en occuper quelques heures. Même s’ils sont bien élevés, au bout d’un moment, tu te dis qu’un petit troisième n’est vraiment pas à l’ordre du jour !
  • Claireuh qui vient me soutenir moralement avec un cadeau de chez Popelini.
  • 45 minutes. C’est le temps que la Crevette aura tenu avant de réclamer un petit chou au chocolat (qui était délicieux) (et il n’y en avait que deux) (merci C.euh de ton héroïque sacrifice).
  • 100cm de tour de poitrine ? Ah non, je refuse.
  • J’avais oublié à quel point l’Atarax pouvait être efficace.
  • Attraper la plaque du four à main nue, mais quelle idée stupide.
  • Et pour conclure mon week-end de femme au foyer, un petit peu de repassage. Bree van de Kamp, sors de ce corps.
  • C’est décidé, l’an prochain, je vais à Vaux !

Phaéton

Voici l’histoire de Phaéton, valeureux conducteur du char du Soleil, qui domine la voûte céleste de ses courses chaque jour renaissantes. Mais la Gloire, l’Honneur, l’Amour, portés à l’excès, feront chuter ce jeune Dieu… Destin foudroyé, mise en garde pour Louis XIV ?


Cet opéra tient une place toute particulière : c’est le premier CD de musique baroque que je me suis offert il y a bientôt vingt ans (avec entre autres Paul Agnew, Laurent Naouri et Marc Minkowski dans une chemise atroce). Je l’ai beaucoup écouté, je connais certains airs par cœur. Aussi, quand j’ai vu qu’il était programmé au château de Versailles cette saison, j’ai été ravie. Mais… j’ai complètement oublié de réserver (et puis Versailles c’est loin, et encore plus avec les grèves). Fort heureusement pour moi, ma marraine la bonne fée mon père m’a offert une place pour mon anniversaire.

Premier changement par rapport à l’enregistrement que j’ai écouté en boucle : la direction musicale est plus “ronde”, les attaques m’ont semblé plus douces. Deuxième (gros) changement : les chanteurs utilisent la prononciation restituée ! Ca consiste à parler comme au XVIIème siècle, c’est-à-dire en prononçant les “oi” à la québécoise (“oué”), en faisant chanter les “an” et “ain”, et en prononçant beaucoup de “s” finaux ainsi que le “r” de l’infinitif. Autant dire que ça décoiffe, et que clairement ça en a dérangé certains. J’ai mis une bonne vingtaine de minutes à m’habituer, mais c’est vrai que ça demande un petit effort d’adaptation. (Pour avoir une idée de ce que ça donne, vous pouvez cliquer ici.)

Et pour le reste ? La direction musicale est impeccable, mais on n’en attend pas moins de Vincent Dumestre, fondateur du Poëme Harmonique, et dont j’admire le travail. J’ai beaucoup aimé Mathias Vidal dans le rôle-titre, qui après un début en demi-teinte, sans doute lié à l’ambiguïté du personnage, déploie son talent dans la deuxième partie du spectacle. Le reste du cast, moitié français, moitié russe (le spectacle est co-produit avec l’opéra de Perm), est à la hauteur, avec une mention spéciale pour Eva Zaïcik (Libye), Victoire Bunel (Théone), Lisandro Abadie (Epaphus – entre autres) et Viktor Shapovalov (Protée).

La mise en scène, en revanche, est peut-être le point qui m’a moins convaincue. Si j’ai apprécié le recours aux mouvements des bras propres à la danse baroque, certains passages m’ont paru très figés (non sans rappeler Le couronnement de Poppée vu il y a quelques années). Les projections vidéos, tendance super 8 et images d’archive, avaient quelque chose d’amusant (avec une petit pique à notre Jupiter national), mais m’ont parfois semblé hors de propos. La meilleure utilisation fut pour illustrer les différentes métamorphoses de Protée – là, le procédé était à la fois pertinent et saisissant.
Après, il faut reconnaître que le “souci” de la tragédie lyrique à la française, ce sont les longs intermèdes musicaux originellement dévolus à la danse et qu’il n’est pas toujours facile de meubler. Et si la façon de les traiter m’a parfois déçue, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde.

Quoi qu’il en soit, c’était un spectacle qui en valait la peine et que je recommande.

Phaéton, Lully, Opéra royal de Versailles, jusqu’au 2 juin 2018

Avengers : Infinity War

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.


C’est sur ce scénario “ticket de métro” que le nouveau blockbuster Marvel s’appuie. Difficile d’en faire une critique sans spoiler, mais je vais essayer. La première chose importante, c’est qu’avoir vu Thor 3 peut être utile – on a raté une partie des références dès la scène d’introduction.

Que dire d’autre ? C’est une grosse machine, mais j’ai trouvé que le film ne s’en tirait pas trop mal quand il “sautait” d’une planète / dimension / zone géographique à l’autre. On arrive à suivre l’action en dépit de tous les super héros qui se bousculent au portillon.
J’ai apprécié le côté “humain” de Thanos, que je n’avais perçu jusqu’à présent que comme un gros tas de muscles de mauvaise humeur (ah non, ça c’est Hulk). La justification qu’offre le personnage pour ses actes pose une vraie question.
Et puis, la fin est assez déroutante pour nous laisser sur notre faim et nous donner envie de voir la suite. Pour une fois, la scène post-générique est brève et unique (bon, j’ai dû chercher sur Google pour comprendre la référence).

Après, le film dure 2h20, c’est long. Même si l’action ne mollit pas, au bout d’un moment, on n’est pas toujours super bien assis, on a les jambes engourdies et la vessie pleine. La caméra n’arrête presque jamais de bouger, et avec les couleurs pétantes des effets spéciaux, je suis sortie du film avec un bon début de migraine.
On pourrait aussi reprocher à Marvel de faire dans la surenchère avec tous ces personnages qui se superposent et se marchent plus ou moins sur les pieds (si Captain America se met à ressembler à Obi-Wan Kenobi époque Ewan McGregor, je vais être encore plus larguée), d’autant qu’à cause de ce foisonnement, on n’a pas franchement le temps de s’attarder sur les héros qu’on aime bien. Enfin, il y a un arc narratif qui semble un peu là pour faire du remplissage.

 

Est-ce que ça m’a plu ? Oui, même si c’était long par moments. Est-ce que j’irai voir la suite ? Bien sûr ! Le cliffhanger m’a bien accrochée et je veux connaître la suite.
Reste une question cruciale : mais qui meurt dans Avengers ? Je ne vous le dirait pas !

Une semaine… #10

Source
  • “Je suis tombée dans les radis !” Ah bah ça valait bien la peine de sortir un short propre ce matin.
  • Le dîner au Shang Palace pour se régaler (entre autres) d’un poulet du mendiant, précédé d’un cocktail détonnant (le Volta) au Bar Botaniste, ça c’était un sacré cadeau d’anniversaire.
  • On va au cinéma ou pas ? Ah bah non, finalement (la communication).
  • Oh merde, j’ai complètement zappé les états-généraux du livre, ça la fout vraiment mal.
  • J’ai renoncé à la piscine avec un peu de mauvaise conscience, mais vu le déluge, c’est pas plus mal.
  • On va au cinéma, alors ? Ah bah non, toujours pas (la communication, encore).
  • Premier rendez-vous disponible pour faire établir le passeport et la CNI du Paprika : 19 juin. Pour un départ prévu le 8 juillet. Croisons les doigts.
  • On va au cinéma, à la fin ? Oui ! Pour la peine, on enchaîne deux séances (j’ai mal à la tête, comme c’est étrange).
  • Prenons ce maillot de bain à grosses fleurs exotiques roses, mais sur fond bleu (plutôt que le rose fluo à volants).
  • Je n’avais pas mis les pieds dans un Exki depuis au moins dix ans. C’est bien meilleur que dans mon souvenir.
  • Va mener une discussion en anglais toute la soirée en picolant alors que la migraine persiste (oui, j’avoue).
  • On va au… non, certainement pas, j’ai encore mal aux cheveux.
  • Grande découverte : les bâtonnets de fruit glacés Picard. Le kiwi-pomme verte-concombre est très rafraîchissant (et vu l’aphte que je me tape, je confirme qu’il y a du vrai kiwi dedans).
  • Contrairement à ce que je redoutais, ma vue n’a pas bougé (même si je suis toujours myope comme une taupe).
  • Tiens, la Crevette chante “Quand Fanny…”. Je n’avais pas entendu cette ritournelle depuis le début des années 1990. Il faut croire que certaines choses sont éternelles.
  • Le beau cadeau d’anniversaire d’Isa est arrivé ! Produits de beauté à la rose et calissons au chocolat, elle me connaît très (trop) bien.
  • Après la soupe de tomates l’hiver dernier, j’ai testé avec succès deux nouvelles recettes de Funambuline : le velouté d’épluchures d’asperges et les croissants à l’ail des ours. Goûté et approuvé !
  • Un cadeau de fête des mères ? Ah non : compte tenu des multiples situations familiales (familles monoparentales et homoparentales notamment), l’école de la Crevette a décidé de ne plus faire de cadeau de fête des mères / fête des pères, mais un cadeau pour les parents en fin d’année.
  • En deux jours, j’ai acheté des fournitures pour loisirs créatifs, aidé à peindre des pommes de pin (y compris avec de la peinture à paillettes), réparé des lettres magnétiques, joué à la balle, préparé un petit pot maison, gonflé un ballon, emmené la Crevette à un spectacle puis au square. Je mérite au moins une médaille.
  • Alors que je le prépare pour le bain, le Paprika me fait pipi dessus. #joyeusefêtedesmères

Des gâteaux et du pain

Il y a quinze jours, au cours d’une excursion parisienne, j’ai enfin saisi l’occasion de goûter les pâtisseries de Claire Damon. La pâtissière a ouvert il y a plus de dix ans une boutique boulevard Pasteur, dont j’ai tout de suite entendu parler, mais où je n’ai jamais trouvé le temps de me rendre. Cette injustice est enfin réparée !

La première chose qui frappe, outre le décor intégralement noir qui met en valeur les produits, c’est la place faite aux pains et aux viennoiseries : dans une vitrine centrale et/ou contre le mur à côté de l’entrée. Tant et si bien que, si je n’avais pas effectué une petite vérification préalable, j’aurais sans doute tourné les talons, car je n’ai pas aperçu tout de suite les pâtisseries. En réalité, celles-ci sont conservées dans une vitrine juste à côté de l’accès au laboratoire, dans une sorte de recoin.
Deuxième point marquant : il y a… un seul gâteau au chocolat. Et c’est tout. A l’évidence, Claire Damon préfère travailler les fruits, et n’a sacrifié à la sacro-sainte fève que pour satisfaire les éternels râleurs (genre : moi, en général) qui ne peuvent vivre sans leur petit shoot de cacao. En outre, la saisonnalité est respectée, car lorsque j’ai demandé un gâteau aux fruits exotiques pour l’Anglais, il y avait une seule option car, début mai, ce n’était pas la période idéale.

Voici notre sélection

Le Lipstick citron vert-ananas, qui se présente sous la forme d’un dôme de crème au citron vert avec un cœur de compotée d’ananas, le tout posé sur un biscuit aux amandes. Monsieur a beaucoup aimé. J’ai goûté un peu la mousse, qui m’a paru bonne, mais le mélange agrumes / sucre peut souvent poser problème pour moi, et cela m’a paru un poil trop sucré.

Le Pamplemousse rosa, qui me faisait de l’œil depuis un moment (on se demande bien pourquoi !). En dépit de ce que j’ai dit juste au-dessus, cette association agrumes / sucre est passée comme une lettre à la poste, d’abord parce que l’amertume du pamplemousse facilitait les choses, parce que les fruits étaient crus et parce que la crème au pamplemousse était à peine sucrée. De plus, la crème à la rose parfumait le tout et donnait une note florale à cette association (et puis j’adore la rose). Ce fut une véritable découverte pour moi, et je tiens à saluer Claire Damon qui doit être la première capable de me faire manger un gâteau aux agrumes sans que je me force ou que je sois déçue. A refaire dès que possible.

Le Chocolat, réclamé par Monsieur qui voulait du cacao (pour une fois que ce n’est pas moi !). Composé d’un biscuit au cacao, d’une mousse au chocolat et d’une ganache au chocolat amer, il tient les promesses de son intitulé. Visiblement, il était très bon, mais l’Anglais a tout de même souligné que ce n’était pas le meilleur gâteau au chocolat de sa vie (et je ne l’ai même pas goûté, tout fout le camp).

J’Adore la fraise. Si, si, c’est vraiment le nom de ce gâteau. Et contrairement à ce que la photo pourrait laisser croire, il s’agit bel et bien de fraise sous toutes ses textures, y compris les cubes de gelée (ou de compotée ? je ne sais plus trop). Dégusté le lendemain de l’achat, c’était un gâteau frais, fruité, très agréable et rafraîchissant. Je me dis que si je l’avais découvert lors de ma précédente grossesse (où j’ai passé l’intégralité du deuxième trimestre à manger des fraises), j’aurais dévalisé la boutique.

Conclusion ? Des gâteaux et du pain, ce n’est pas la première pâtisserie venue, il faut savoir un peu à quoi s’attendre. Mais ce fut un immense plaisir de découvrir ce que la cheffe propose, et je me suis mise à guetter les mises à jour de la carte. Figurez-vous que le Fragaria vesca, à base de fraise des bois, me fait de l’œil…

Des gâteaux et du pain, 63 boulevard Pasteur, 75015 Paris / 89 rue du Bac, 75007 Paris

Le Foyer des mères heureuses

Elles n’auraient jamais dû se rencontrer : Priya, Américano-Indienne, mariée à un brillant homme d’affaires, à l’avenir tout tracé aux Etats-Unis, et Asha, petite paysanne indienne, mariée à un brave homme couvert de dettes, deux enfants, sans argent et sans avenir. Priya sait qu’elle ne sera jamais mère. Elle sait aussi qu’en Inde on peut facilement recourir aux “services” d’une mère porteuse, il suffit de payer. Et le mari d’Asha a entendu parler de ce qu’il faut bien appeler un “commerce”. La machine ne sera pas longue à se mettre en marche.


L’autre jour chez mon libraire, ce livre m’a immédiatement fait de l’œil. On parle beaucoup de PMA et de GPA, surtout en ces temps d’assises de la bioéthique, et c’est un sujet qui m’a toujours interpellée – je me suis longtemps crue capable d’être mère porteuse si jamais la pratique était légalisée en France.

Ce roman, découpé en courts chapitres, alternant les points de vue de Priya et d’Asha, se lit facilement. On plonge dans la réalité tout de suite, aussi bien celle de la souffrance de ne pouvoir avoir d’enfant que celle de la honte de devoir “se louer” pour faire vivre sa famille. Pour des raisons différentes, chaque femme perçoit la GPA comme seule issue à un problème accablant, et chacune a ses doutes et ses espoirs. L’auteure déroule le fil des pensées de ses personnages sans les juger, montrant les constructions mentales de chacune, comment elles vivent l’expérience, ce qu’elles pensent ou devinent de l’autre, leur rapport à la maternité… Le nom de “Foyer des mères heureuses”, celui réservé aux gestatrices, est bien entendu ambivalent, car de quelles mères parle-t-on ?
J’ai été immédiatement happée par ce très beau récit, très vivant, parfois drôle, où il est certes question de maternité, mais aussi d’amour, de la place des femmes dans la société, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Inde. Je me suis attachée et parfois identifiée aux deux héroïnes, et je n’ai bien évidemment pas manqué de verser une petite larme à la fin. Mais au-delà de l’émotion, l’auteure offre des clés de réflexion sur la GPA, sans juger ni condamner et propose, à mon sens, une lecture intéressante à celles et ceux que le sujet touche.

Le Foyer des mères heureuses, Amulya Malladi, Mercure de France

2018 Reading Challenge : a book about a problem facing society today (la GPA, donc)

Une semaine… #9

Source

Quelle semaine ! Entre mon anniversaire et la reprise d’un semblant de vie sociale, je suis épuisée ! Mais je pense que ça en valait la peine.

  • Alors que je râlais plus ou moins dans ma barbe parce que l’Anglais ne m’avait pas souhaité mon anniversaire, ce dernier est rentré à l’heure du déjeuner avec un bouquet de roses blanches et rouges. Motif ? “Je voulais te le souhaiter avec des fleurs.” Et moi ? Ben j’ai eu l’air con.
  • Isa a écrit un adorable billet à mon intention pour mes 35 printemps.
  • Toujours sur le même thème la “lettre” à l’adolescente que j’étais a rencontré pas mal de retentissement, de nombreuses personnes m’en ont parlé.
  • Mon agenda pro est officiellement rempli jusqu’en décembre 2019. En ces temps de disette, c’est un véritable luxe.
  • “Tu préfères des exercices type cardio avec les autres ou de la technique avec moi ?” Oh bah entre la peste et le choléra…
  • Bon, en même temps, ça fait des semaines que je soupçonnais un truc, et trois jours que j’en étais convaincue.
  • Le Paprika est retourné chez son assistante maternelle, je suis liiiiibre.
  • Je retourne à l’Opéra royal de Versailles dans deux semaines, joie !
  • Bientôt 18 mois que cette bouteille de Deutz blanc de blancs millésimée attendait au frais. L’occasion de l’ouvrir s’est enfin présentée, et comme on ne va pas boire ça avec une pizza surgelée, je prépare une soupe à l’ail des ours et des saint-jacques poêlées.
  • Entre Emily Blaine qui m’invite à déjeuner (avec champagne) et Shermane qui m’invite à goûter, je suis gâtée. Heureusement que j’ai marché un peu pour éliminer tout ça (mais qu’est-ce que c’était bon).
  • 4h dans le canapé et deux paquets de biscuits apéritif plus tard, j’ai confirmation de tout ce que j’avais supputé.
  • Oui, on mange des wagashi au petit déjeuner, et alors ? #breakfastofchampions
  • “Pourquoi ils chantent, les gens ?” “Parce qu’ils partent en pèlerinage” “C’est quoi un pèlerinage ?” “C’est quand tu fais un voyage pour prier” “Ca veut dire quoi prier ?”
    Bon sang, où est le bouton Stop ?
  • Du coup moi aussi j’ai envie de chanter. Naaaathaliiie, mon amour des JMJ…
  • Je ne suis que moyennement convaincue par l’arc-en-ciel, mais les colombes de dimanche me détrompent heureusement.
  • C’est moi ou la Crevette vient de lécher la vitre du bus…? Oh, p**** !
  • Oh, ma première Glory Book Box ! Les goodies ne me laissent pas forcément un souvenir impérissable, sauf la papeterie, mais le thème et le choix des ouvrages me plaisent beaucoup.
  • Une pluie de cartes d’anniversaire, qui n’est a priori pas encore tarie 🙂
  • Je suis déçue par cette robe, j’attendais un truc un peu plus rock’n’roll. Mais au moins, elle n’a pas fait voeu d’obéissance.
  • Du collyre antibiotique en guise de cadeau de baptême, je crois qu’on a rarement fait plus original.

A celle qui avait 15 ans

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Vingt ans aujourd’hui que tu as eu quinze ans, et que de chemin parcouru depuis. Je sais que je ne peux pas remonter le temps, mais il y a 2-3 choses que je voulais te dire.

  • Tu crois aimer le Japon ? Attends de voir la suite.
  • Lâche ce bouquin et va prendre un peu l’air. Genre, essaie de voir de gens.
  • Tu as raison, se teindre les cheveux en noir, ça fait ressortir tes yeux (et ton teint de lavabo). Mais le mieux, c’est le roux (en revanche, c’est une chierie à entretenir).
  • Arrête de fantasmer sur ce garçon, il est gay.
  • Il y a une vie en dehors de la sainte trinité prépa-grande école-bac +5. Tu vas mettre du temps à le comprendre, mais ça viendra.
  • Oui, tu vas faire les études que tu veux, et même mieux que ça. En revanche, c’est pas comme ça que tu vas trouver un boulot.
  • Oublie cette idée de roman. Et celle-ci aussi. Quant à celle-là, ça a déjà été vu plein de fois. Mais tu vas quand même réussir à écrire (et publier) une trilogie, tout espoir n’est pas perdu.
  • Ca va s’arranger avec papa et maman. Enfin, disons que tu vas apprendre à composer avec leurs caractères, et que tu vas arrêter de croire qu’ils peuvent changer (spoiler : non).
  • Il existe d’autres modèles féminins que maman et A.
  • Oui, tu vas rencontrer l’amour. Oui, tu vas te marier et avoir des enfants (même si certains jours tu te demanderas pourquoi tu en as voulu).
  • S’il te plaît, intéresse-toi un tout petit peu à ce qui se fait comme musique en ce moment, parce que ton mari ne va pas te lâcher avec ça.
  • Si tu pouvais t’organiser maintenant pour obtenir la nationalité canadienne, ce serait cool. Parce que 20 ans plus tard, c’est pas gagné.
  • Tu vas te mettre au sport. Même que tu vas te mettre à aimer ça. Je sais, ça paraît incroyable.
  • Te casse pas à t’inscrire à la conduite accompagnée. 20 ans plus tard, t’as toujours pas le permis.
  • Les dix années à venir seront agitées mais te construiront en tant qu’adulte. Les dix suivantes seront plus calmes, mais très belles.

Une semaine… #7-8

  • Dans le genre lecture coup de poing, Eugenia de Lionel Duroy se pose là.
  • Mon éditeur m’envoie un relevé de droits pour l’année 2017, sans me préciser à quelle date je vais toucher lesdits droits. J’attends toujours une réponse, notez.
  • Remonter la moitié de la rue Nationale juste le jour où il fait 24° alors que je suis en retard pour déjeuner, j’aime.
  • Festival du roman féminin : j’en aurai monté, des marches ! Les conférences s’enchaînent, je parle anglais une bonne partie de la journée et je rentre à la maison épuisée.
  • Des gâteaux, encore des gâteaux, toujours des gâteaux ! Avec des déceptions et des succès.
  • Le Paprika est quand même vachement plus usant que sa sœur : quand il est réveillé, il faut tout le temps l’occuper ; quand il dort, je suis crevée.
  • Je suis rhabillée des pieds à la tête jusqu’à l’automne. Il était temps, plus rien ne m’allait. Merci maman <3
  • Word qui plante alors que j’étais enfin lancée. A 23h30, je fulmine mais j’éteins tout, je ne suis pas d’humeur à poursuivre. Grmf.
  • C’est pas que je m’emmerde, mais bon.
  • On a été extrêmement sages, cette année. En même temps, on n’a plus besoin de refaire le salon.
  • “I’m not your toooooy”
  • On a payé les impôts. Il reste plus qu’à déclarer (ahahaha).

Principe(s) de réalité

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Comme tout le monde, j’ai des principes, des règles plus ou moins souples que je me fixe en m’efforçant de les respecter. Et puis, il y a la réalité, la vie, la vraie…

A la maison, on mange sain, équilibré et de saison.
Dans l’ensemble, je m’y tiens : j’aime cuisiner, j’ai la chance d’avoir un marché bien achalandé (pas de producteurs, mais on sait globalement d’où ça vient) et de pouvoir emmener les enfants cueillir des fruits et légumes de saison (d’ailleurs j’ai un kilo de poireaux dans mon congélateur à l’heure actuelle).
Après, je cède facilement aux sirènes du Picard / Sushi shop, en particulier quand la journée a été longue et que je n’ai strictement aucune envie de me mettre aux fourneaux. Et puis quand à 18h45 le dîner de la Crevette n’est toujours pas prêt et que je n’ai aucune inspiration, c’est plus facile de lui faire des coquillettes au beurre qu’une timbale de petits pois au mascarpone.

Chaque chose est rangée dès qu’on a fini de s’en servir.
Voilà un principe auquel j’avais du mal à me conformer avant d’avoir des enfants. Désormais, c’est carrément mission impossible, entre les Legos qui roulent sous le canapé et ressortent au moment inopportun, les jouets qui jonchent le sol et les tables, les livres qui semblent se reproduire tous seuls sur les bords de la bibliothèque et les vêtements qui apparaissent sur toutes les surfaces, on a de la chance quand c’est à peu près dégagé.

Je respecte le droit d’auteur. Je ne télécharge pas illégalement, je paie mes bouquins et ma redevance télé, même si ça me fait mal.
Celui-là, c’est une règle d’or. Je peux difficilement râler sur le statut des auteurs et me gaver de séries récupérées illégalement en même temps. On m’objectera que les scénaristes de GoT sont sans doute mieux payés que les auteurs du livre (c’est certainement le cas), mais tant pis.
En vrai, je suis très nulle en matière de téléchargement, je serais foutue de récupérer une flopée de virus et un épisode parodique. Et puis je préfère y aller mollo sur les séries, parce que ça finit par m’ennuyer au bout d’un moment (et je ne veux pas d’abonnement Netflix, ça pourrait flinguer le peu de vie sociale qu’il me reste). Quant aux bouquins, je ne sais même pas mettre un epub sur mon Kindle, alors…

Le droit du travail, c’est sacré.
Par principe, je boycotte Uber et consorts (soyons francs, j’ai pas compris comment fonctionnait l’appli – irrécupérable, je vous dis !). En revanche, on a passé plusieurs fois des vacances dans des logements AirBnB, même si ça commence à remonter.
Je mets un point d’honneur à respecter les horaires / jours de congé / récupération / formation / autres de mon assistante maternelle même si ça me saoule, je déclare ses salaires même si je me plante un mois sur deux (heureusement qu’elle est compréhensive…). Bon, en même temps, si je ne le faisais pas, je serais dans l’illégalité, hein.
En revanche, la baby-sitter du samedi soir n’est pas déclarée. Oui, je sais, c’est mal.

La production et la consommation de vêtements sont l’un des premiers points sur lesquels nous pouvons agir pour lutter contre la pollution et le réchauffement climatique.
En pratique, c’est la catastrophe. Certes, j’organise (ou je participe) de temps à autre à une braderie de vêtements avec mes copines, en général avec des résultats très positifs, mais je viens de remplir mes placards de fast fashion. Et puis, avec les enfants, on craque très facilement sur des petites choses mignonnes / pratiques / pas chères.
J’aimerais bien acheter davantage éthique, mais je ne suis pas certaine que ça m’aille / ça me plaise (si vous avez des noms de marques, je suis preneuse). Quant au vintage, c’est une vraie alternative qui me plaît, mais ça nécessite de trouver une boutique ou de bien connaître mes mensurations et de prier pour que telle robe repérée sur Etsy m’aille en vrai.