10 Things I liked this week #116

Bonne année ! Et oui, il s’agit du premier bilan hebdomadaire de 2017, essentiellement consacré à… 2016. Le calendrier est facétieux. Donc, en cette semaine traditionnellement consacrée à la digestion, que s’est-il passé dans ma vie ?

  • Lundi, après un dernier repas de famille d’anniversaire (si), l’Anglais et moi rentrons à Paris en laissant mademoiselle à ses grands-parents. Pour fêter ça, on s’offre pas moins de quatre séances de cinéma dans la semaine. C’est bombance.
  • Mardi, on se retrousse les manches pour le nettoyage. Il y a encore du linge, des vinyles, des livres à ranger / jeter / traiter en attendant les désinsectiseurs.
  • J’en profite pour faire le grand rangement de mon bureau : incroyable, sous la couche de papiers se trouvait un meuble. Je dégage l’imprimante encombrante et désormais obsolète : en fait, j’ai un immense espace de travail.
  • Mercredi, je rends une brève traduction qui m’a occupée un peu en décembre. C’est une façon agréable de renouer avec le travail et d’éprouver le sentiment du devoir accompli sans trop se tuer à la tâche.
  • Jeudi, je déjeune avec mon éditeur pour faire le point de 2016 et ébaucher mes projets pour 2017. Ca se présente bien. Maintenant, comme on dit, y’a plus qu’à.
  • Vendredi, mon article sur le film “Premier Contact” est en petite une de Hellocoton. Je ne m’y attendais pas, cela fait plusieurs mois que je n’ai pas été sélectionnée, et ça fait plaisir.
  • Le soir, après 5 jours tranquilles en amoureux, nous récupérons la Crevette, épuisée par ses vacances familiales, mais quand même heureuse de nous faire des câlins. C’est vrai, au bout d’un moment, ça manque, ces petites choses.
  • Samedi, c’est soirée du réveillon chez L & P. Les filles hurlent de joie et galopent dans toute la maison, au moins ça ne devrait pas être difficile de leur faire faire une grasse matinée demain (8h40 pour la Crevette, un record du genre). La soirée est agréable, mais nous sommes assez fatigués, Monsieur et moi (la faute au ménage intensif et aux sorties ciné, je pense), si bien qu’après 2 heures de musique, nous finissons par rentrer. C’est officiel, on est vieux.
  • Sur la route du retour, les arbres sont saupoudrés de blanc. Au milieu de la brume, cela a un côté irréel.
  • Dimanche, c’est le traditionnel concert du Nouvel An de l’orchestre philharmonique de Vienne, que je regarde pendant que l’Anglais est alitée avec une migraine carabinée et que la Crevette s’ennuie un peu .
  • Bonus de début d’année : pour respecter nos habitudes, je prépare les célèbres pâtes de la fin du monde de Guillaume Long, recette un peu adaptée cette année pour cause de pas de truffe fraîche.

Sur ce, je vous souhaite une belle année 2017 pleine de joie(s) et de découvertes !

Premier contact

Lorsque de mystérieux vaisseaux venus du fond de l’espace surgissent un peu partout sur Terre, une équipe d’experts est rassemblée sous la direction de la linguiste Louise Banks afin de tenter de comprendre leurs intentions.
Face à l’énigme que constituent leur présence et leurs messages mystérieux, les réactions dans le monde sont extrêmes et l’humanité se retrouve bientôt au bord d’une guerre absolue. Louise Banks et son équipe n’ont que très peu de temps pour trouver des réponses. Pour les obtenir, la jeune femme va prendre un risque qui pourrait non seulement lui coûter la vie, mais détruire le genre humain…


La bande-annonce (ainsi que l’injonction dityhyrambique de Joann Sfar) m’avait donné envie d’aller voir ce film si bien que, au lendemain de la séance Rogue One, j’y ai traîné l’Anglais, qui ne savait pas du tout à quoi s’attendre.
C’est un film que nous avons adoré, le meilleur des (quelques) opus visionnés en salle obscure cette année. L’histoire est intelligente, interrogeant notre rapport à l’autre et à soi sous toutes ses formes, notre rapport au signifiant et au signifié, mais qui pose aussi la question de la foi (pas en tant que religion, attention). La photographie est belle, avec une lumière très travaillée, des effets spéciaux légers mais parfaitement intégrés à l’image, le tout pour un film qui joue beaucoup avec la symétrie.

Mais surtout, bon sang : l’héroïne est une femme. Linguiste. Qui s’efforce de surmonter ses démons intérieurs pour mettre son savoir au service de tous. Qui ne manipule aucune arme. Je suis très fan d’Amy Adams, et elle est absolument parfaite dans le rôle. Les deux personnages masculins incarnés par Jeremy Renner et Forrest Whitaker (dont c’est le mois au cinéma, vu qu’il apparaît également dans Rogue One) ne sont pas en reste, et à aucun moment l’un d’entre eux ne rabaisse l’héroïne parce qu’elle est une femme. Honnêtement, si ce film ne passe pas le test de Bechdel pour la bonne et simple raison qu’il n’y a qu’un seul rôle féminin, il me semble toutefois cocher plein d’items sur la liste “Raisons pour lesquelles je ferai regarder ce film à ma fille un jour”.
Après, il faut reconnaître quelques limites : la bande-annonce, aussi bien foutue soit-elle, m’avait spoilé la première moitié du film, et l’histoire repose sur un twist que j’ai vu venir dès les premières secondes. Néanmoins, à aucun moment cela n’a gâché mon plaisir ni même remis en question la “suspension d’incrédulité” réclamée au spectateur. J’ai plongé tête baissée, et j’en ai redemandé.

Bref. Oubliez Rogue One et allez voir Premier Contact. C’est certainement le meilleur film de SF de l’année.

PS : le réalisateur Denis Villeneuve est à l’oeuvre pour le reboot/suite de Blade Runner, et serait en pourparlers pour (re)faire un Dune. Du coup, j’ai un peu moins la trouille pour ces deux univers.

Pour te dire adieu

Tout le monde l’a dit et répété, 2016 fut une mauvaise année. Et ma foi, au vu de ma propre expérience, je ne pourrais qu’abonder : chômage technique quasi-total au premier trimestre qui a engendré pas mal de difficultés financières, arrêt de l’écriture, invasion de punaises de lit, allers-retours aux urgences pédiatriques (rien de grave mais beaucoup de stress)… Ca n’a pas été simple, et je suis bien tentée de jeter le bébé avec l’eau du bain. Pourtant, ce ne serait pas rendre justice à 2016 que de décréter qu’elle a été pourrie de bout en bout. Alors je préfère faire la liste de ce que j’y ai gagné.

  • Les problèmes de hanche de la Crevette sont officiellement terminés. Certes, les médecins sont obligés d’attendre ses quatre ans révolus pour écarter définitivement l’opération, mais sauf catastrophe, elle est débarrassée des traitements.
  • Paradoxalement, je n’ai jamais autant travaillé, et des collaborations se sont confirmées. Mon agenda professionnel est désormais plein jusqu’en mai 2017, ce que je considère comme un luxe.
  • Le bilan de compétences de l’Anglais a été concluant et lui a permis de dégager une voie professionnelle nouvelle. 2017 sera l’année de la concrétisation. Croisons les doigts !
  • Des bonnes nouvelles familiales : mariages, naissances, accomplissements…
  • Après pas mal de secousses en 2015 et en début d’année, je pense qu’on peut dire aujourd’hui que notre couple est de nouveau sur les rails.
  • J’ai vu mon père pendant 10 jours et je n’ai tué personne. On a même amorcé un semblant de dialogue. Nos filles s’entendent à merveille. Je pense qu’on va recommencer.
  • Contrainte et forcée, j’ai fait un tri assez drastique dans mes affaires. Au moins, ça dégage.

Et vous, que retiendrez-vous de positif de 2016 ?

Rogue One : a Starwars story

Situé entre les épisodes III et IV de la saga Star Wars, le film nous entraîne aux côtés d’individus ordinaires qui, pour rester fidèles à leurs valeurs, vont tenter l’impossible au péril de leur vie. Ils n’avaient pas prévu de devenir des héros, mais dans une époque de plus en plus sombre, ils vont devoir dérober les plans de l’Étoile de la Mort, l’arme de destruction ultime de l’Empire.

Plus le temps passe, plus je me dis que j’ai un comportement bizarre avec Star Wars : je n’ai découvert la franchise qu’à la sortie de la “prélogie” en 1999, et je m’étais déjà fait spoiler le “Je suis ton père” ; j’avais bien aimé (mais je suis bon public), sans plus ; à mes yeux, la trilogie originelle avait énormément vieilli (c’était avant que George Lucas repeigne tout à la palette graphique). Et pourtant, chaque fois qu’un nouvel épisode sort, je vais le voir, à la fois pleine d’enthousiasme et de réticence, en me demandant ce que je vais découvrir.

Je partais voir Rogue One avec un a priori plutôt positif : pas de Skywalker et assimilé, un spin-off juste avant ce qui est considéré comme la meilleure trilogie à l’heure actuelle… ça s’annonçait plutôt bien. Et franchement, c’est un film agréable. Il y a de l’action, des bons sentiments mais pas trop, une héroïne bad ass, un casting de fou, des effets spéciaux qui déboîtent, un fin pas forcément attendue (en fait si, mais quand même) et quelques clins d’œil à la saga que j’ai moi-même remarqués. On passe un bon moment, on retrouve un univers-doudou, on note les références politiques, la musique évolue dans le respect de la tradition, c’est bien.


Après, le film n’est pas exempt de défauts. Si j’ai beaucoup aimé les personnages principaux (et Alan Tudyk en droïde!), j’ai trouvé le foisonnement des personnages secondaires un peu de trop. En particulier, le duo “gros dur en armure d’Iron man et moine shaolin jedi” m’a paru assez caricatural. Il y a quelques trous dans le scénario et quelques distorsions qui ne collent pas forcément à ce que l’on connaît jusqu’à présent. Enfin, chose qui m’a un peu dérangée, deux acteurs de la première trilogie ont été “collés” en motion capture sur le visage d’autres acteurs. J’ignore si cela a été fait avec leur consentement – normalement, depuis l’affaire Crispin Glover, c’est obligatoire – mais je pense qu’on aurait pu éviter la chose.

Au final, Rogue One est un bon divertissement, même si ce n’est pas le film de l’année. Je pense que, malheureusement, à moins d’un coup de génie, aucun film de la franchise ne parviendra jamais à être qualifié de chef-d’oeuvre, vu que les attentes sont immenses et que le public s’est totalement approprié l’univers.

Bakst : des Ballets russes à la haute couture

Peintre, décorateur et théoricien, Léon Bakst (1866-1924) a été l’un des chefs de file de l’avant-garde des artistes russes réunie au sein du groupe « Le Monde de l’art ». Principal collaborateur des Ballets russes lors de leurs premières saisons, il dessine les décors et les costumes de plusieurs chefs-d’œuvre : Shéhérazade, Le Spectre de la rose, L’Après-midi d’un faune, Daphnis et Chloé… Son œuvre révolutionne non seulement la décoration théâtrale, mais aussi la mode et les arts décoratifs.


C’est à l’instigation de Malena, et en compagnie de Shermane, que nous avons visité cette exposition. Chose que j’ignorais, le billet donne aussi accès la visite libre du Palais Garnier qui, il faut bien le dire, vaut le détour. Quelques costumes sont exposés dans les allées de l’opéra, ce qui enrichit la promenade.

Décor pour “Shéhérazade”

L’exposition proprement dite est située juste à côté de la bibliothèque et offre un retour sur l’oeuvre de Léon Bakst, décorateur et costumier des Ballets russes qui a ensuite rejoint l’Opéra de Paris. Les cartels sont intéressants et pas trop longs, lisibles, et les œuvres exposées assez diverses : photographies, dessins préparatoires, extraits de ballets, esquisses de décors… Si la majeure partie de la visite est consacrée au travail de Bakst en tant que tel – et à son caractère touche-à-tout – la fin se concentre davantage sur son héritage, notamment dans le milieu de la mode. En effet, dès les années 20, il devient évident que les Ballets russes, et le style qu’il a inventé pour ceux-ci, influencent considérablement la haute couture. Le lien est visible grâce aux motifs, aux coupes, aux silhouettes…

Trois vierges, ballet “Saint Sébastien”
Costume d Anna Pavlova pour la création du ballet “La Belle au Bois dormant”

Bien entendu, il s’agit avant tout d’une exposition sur un artiste qui travailla pour le ballet, et non d’une exposition de costumes ou de textile. Néanmoins, c’est un moment agréable, avec de très belles pièces (de toute évidence, le fonds de la bibliothèque de l’Opéra est riche), et l’on ressort avec l’envie de (re)voir les Ballets russes !

Bakst, des Ballets russes à la haute couture, Palais Garnier, jusqu’au 5 mars 2017

10 Things I liked this week #115

Voilà, c’est déjà le dernier récapitulatif de l’année (et oui…) ! En même temps, vu les catastrophes qui se sont accumulées, j’ai bien envie de dire “ouf” et “bon débarras”. En attendant samedi soir, cette semaine fut très chouette, et je ne vous en épargnerai pas le détail.

  • Lundi, je retrouve Emily Blaine et Angela Morelli pour dîner. On boit des coups, on mange bien, on discute boulot, famille, trucs cons et trucs intelligents, et on finit dans une crise de fou rire dans les rues de Paris. Une très belle soirée.
  • Le jour même, j’ai fini ma trad “intercalaire” de décembre. Plus qu’à relire cette semaine et à renvoyer à l’éditrice, je suis libre pour quelques jours.
  • Mardi, c’est la visite médicale des deux-ans-et-demi-en-retard de la Crevette. Mademoiselle fait le show pour sa pédiatre, et j’ai la surprise de découvrir dans les observations du carnet de santé “langage remarquable”. Fière je suis.
  • Mercredi, je retrouve Malena et Shermane pour la visite de l’exposition Bakst au Palais Garnier (article en cours).
  • En plus, on prend le temps de déjeuner dans une cantine japonaise, où je commande un de mes plats fétiche, le katsudon.
  • Vendredi, je suis contrainte de finir mes cadeaux de Noël un peu en catastrophe (genre la Crevette est tombée malade hier). Ô joie, il n’y a que très peu de monde dans les magasins et j’ai le temps de faire les grands magasins parisiens et ma librairie de quartier avant le déjeuner.
  • En plus, le Bon Marché bradait ses décorations de Noël. J’ai un peu craqué. J’avoue.
  • Toute la semaine, j’ai reçu des cartes de vœux. Merci à toutes, je m’efforcerai de vous répondre rapidement (on y croit).
  • C’est Noël ! Deux soirées de distribution de cadeaux plus tard, la Crevette croule sous les jouets, et je suis fort contente de mes nouveautés (ça vous intéresse, un petit article en détail ?).
  • L’énorme point positif de Noël c’est, comme toujours, la bonne bouffe et le (très) bon vin !

Sur ce, je vous souhaite une bonne récupération avant de remettre ça samedi. Je vais sans doute publier quelques articles d’ici la fin d’année.

Le livre de Noël

Au fil de ces récits, aussi charmants que des contes dits à la veillée, on fera la connaissance d’une petite fille suédoise qui reçoit un livre d’étrennes… en français. On découvrira l’origine de la légende de sainte Luce, très prisée en Suède. On saura ce que font les animaux durant la nuit de Noël et comment le rouge-gorge devint rouge.


Selma Lagerlöf est une auteure suédoise qui fut la première femme à recevoir le prix Nobel de littérature. J’avais déjà lu un de ses recueils de nouvelles, Les reines du Kungahälla (si vous aimez la mythologie scandinave, les contes et les Poèmes barbares de Leconte de Lisle, foncez), et j’avais beaucoup aimé sa plume, très évocatrice. Je n’ai donc pas hésité longtemps avant d’embarquer ce petit recueil sur le thème de Noël.

Ca se lit vite (quelques heures) et facilement, et les histoires sont très prenantes. J’ai particulièrement aimé Le livre de Noël et La légende de Sainte Lucie, qui m’ont vraiment parlé (la première nouvelle parlera certainement à tout amateur de lecture). En revanche, si cela ne m’a pas du tout dérangée, il ne faut pas perdre de vue que presque toutes les histoires sont fortement teintées de christianisme luthérien, et ont souvent une dimension édifiante, sans être pontifiant.
A titre personnel, j’ai passé un excellent moment, et je trouve que ce petit recueil est une belle façon de se mettre dans l’ambiance des fêtes ou de patienter avant la distribution des cadeaux !

Le livre de Noël, Selma Lagerlöf, Actes Sud

Corps en mouvement

Vendredi soir, profitant d’une invitation de Leen, qui avait des tickets à utiliser avant la fin de l’année, nous sommes allées au Louvre, en compagnie de Ioionette. L’exposition “Corps en mouvement” nous intéressait bien, et nous avons pu profiter d’un musée quasi désert en nocturne pour la visiter.

La Petite Galerie est, comme son nom l’indique, un lieu d’exposition de dimensions restreinte – sans doute par opposition aux expositions-fleuves du Louvre – où l’idée est de creuser un thème de façon moins “linéaire” qu’à l’accoutumée. La présentation porte relativement mal son sous-titre, “la danse au musée” car, si c’est un thème prépondérant, ce n’est pas le sujet principal.
En effet, l’exposition s’attache à décortiquer les techniques et conventions pour recréer ou suggérer le mouvement dans l’art, que ce soit la peinture, la sculpture ou le film. Chaque œuvre est accompagnée à la fois de son cartel “traditionnel” (type d’œuvre, époque, lieu d’origine…), mais aussi d’une seconde explication sur la façon dont le mouvement est mise en scène, souvent avec des schémas mettant en valeur les “lignes de force”. C’est concis et bien fait, très lisible même pour quelqu’un qui ne s’intéresse pas beaucoup à l’art.

Parmi les autres bons points, on peut relever la présence des élèves de l’Ecole du Louvre qui, les soirs de nocturnes, proposent à certains visiteurs de les accompagner dans leur visite, ou s’attachent à commenter une oeuvre en particulier.
Enfin, nous avons apprécié la diversité des œuvres présentées, tant au niveau du support que de la période (qui couvrait la haute antiquité jusqu’au 20ème siècle). Au final, on aurait presque regretté la brièveté de la présentation, même si c’était le but recherché !

Corps en mouvement, Musée du Louvre, jusqu’au 3 juillet 2017

10 Things I liked this week #114

Une semaine plus calme sur les sorties, car je me suis remise au travail (j’ai une traduction à rendre à la fin du mois). Néanmoins, j’ai pu profiter de bons moments entre amies, en couple ou en famille, et ce malgré un déficit de sommeil qui ne cesse de se creuser…

  • Mardi, dernier cours de natation de l’année (déjà !). Pour marquer le coup, nos profs nous proposent des relais en trois équipes. Au moment de la brasse, alors que je m’élance dernière avec pas mal de retard, je parviens à remonter mes concurrents en nageant comme une folle. Bon, il ne faudra pas me demander grand-chose de plus après.
  • Le cours terminé, on célèbre la fin d’année avec un pot/apéro qui se prolonge. Petite rétrospective de l’année 2016 et annonce des projets.
  • Ce fut également la semaine où j’ai rencontré ma nouvelle dentiste. 18 mois après mon dernier détartrage (mal fait, je pense), je ressors avec des dents nickel, c’est agréable (oui, j’aime bien aller chez le dentiste, je suis un peu folle).
  • Jeudi, l’Anglais et moi nous retrouvons pour déjeuner et, surtout, lui acheter son cadeau d’anniversaire, un nouveau jean. Mission accomplie ! J’en profite pour faire un peu de shopping de Noël, mais il est clair que cette année j’ai beaucoup de mal à m’y mettre.
  • Vendredi, je retrouve Leen et Ioionette pour la visite de l’expo “Corps en mouvement” au Louvre. Une sortie intéressante et agréable, j’y reviendrai.
  • En plus, Ioionette m’a rapporté des souvenirs du Japon : produits pour le bain bizarres et baguettes d’apprentissage pour la Crevette.
  • Mon colis pour le youpidoo’s swap a fini par arriver chez sa destinataire, qui m’a affirmé que tout lui plaisait. Ce n’était pas gagné, alors je suis assez fière de moi (ou alors, elle a juste été sympa).
  • Dimanche, on déjeune en écoutant l’interview-concert des Conteuses de Pas sur Radio Libertaire. C’est l’occasion de discuter musique avec l’Anglais, un sujet qu’on aborde relativement peu, et de confirmer qu’on considère cet art un peu de la même façon.
  • Après quoi, je file chez Lou² pour son goûter d’anniversaire. J’arrive naturellement les mains vides, ayant complètement oublié de chercher un cadeau décent (il est très difficile de trouver quelque chose qui lui convienne, je trouve, car elle a des goûts assez pointus). Promis, je me rattraperai bientôt. L’après-midi est très agréable, entre papotages, jeu du post-it et grignotage invétéré.
  • Pour clôturer cette semaine et nous mettre dans l’ambiance de Noël, Monsieur propose une soirée DVD : ce sera Love Actually, notre classique de la saison que nous n’avons toujours pas revu cette année. On se balance les répliques en buvant du bon vin blanc et en mangeant des sushis, voilà une soirée idéale.

Voilà pour cette semaine ! Pour le dernier dimanche de l’année, j’aurai très certainement du retard pour cause de digestion en famille. A très bientôt 🙂

Un mot, un lieu

J’ai raté le concours d’Elanor pour l’anniversaire de son blog, et j’en ai été fort marrie, d’autant que le thème était intéressant. Comme souvent, cela tournait autour du voyage. Elanor nous proposait d’associer un lieu à un mot. Après Malena, j’ai décidé de me prêter moi aussi à l’exercice.

Source

Gourmandise – Vienne. Un de mes séjours les plus gastronomiques côté sucré. En trois jours, j’ai dû goûter à la moitié des gâteaux locaux (soyons francs, le salé est beaucoup moins intéressant). Lors de son dernier séjour en Autriche, j’ai exigé de l’Anglais qu’il me rapporte une sachertorte.

Tristesse – Uluru (également nommé Ayers Rock), au centre de l’Australie, l’un des endroits les plus sacrés pour les aborigènes. J’ai été triste parce que certaines explications, trop tardives ou trop restreintes, nous ont empêché, à mon sens de respecter le lieu autant qu’on l’aurai voulu. Et aussi parce que ce fut la première fois que j’ai éprouvé un malaise à être le sale colon blanc.

Réconfort – Le Japon, mon “deuxième foyer”. J’y ai connu des très hauts et des très bas, et aujourd’hui je pense vraiment être en paix dans ma relation à ce pays. M’y retrouver me donne toujours le sentiment d’aller mieux.

Orange – Marrakech et les ateliers de teinture, au milieu des habitations ocres. Un vrai paysage de carte postale.

Frisson – Les Rocheuses canadiennes. Des paysages à couper le souffle, des eaux d’un bleu incroyable, une faune majestueuse et relativement peu farouche. Des souvenirs très vifs, presque vingt ans plus tard.

Sorcière – Edimbourg, et le souvenir d’une balade sur le thème des fantômes et de la sorcellerie au cours d’un séjour linguistique.

Famille – La Bretagne, notamment la Bretagne Sud. Mes grands-parents maternels nous y emmenaient en vacances avec mes cousins et, à leur retraite, ont décidé de s’y établir. Pendant pas mal d’années, les grandes fêtes de famille se déroulaient là-bas.

Rires – Tokyo. Un fou rire irrépressible de près de 10 minutes avec Lou² pendant notre premier séjour au Japon.

Aventure – L’Australie. Pas tant parce qu’on est partis le nez au vent (c’était notre voyage de noces, donc organisé), mais parce que ce fut la destination la plus lointaine et le séjour le plus long effectué en couple.