Quel vilain oiseau !

Vilain oiseauUn vilain oiseau survole le monde, faisant caca sur d’autres animaux, jusqu’au jour où il va trop loin…
Ce vilain oiseau retiendra-t-il la leçon, une bonne fois pour toutes ?


Samedi après-midi, en nous promenant dans notre librairie fétiche, j’ai embarqué ce livre pour la Crevette (qui réclamait un T’choupi à cors et à cris). Vu que mademoiselle est en phase d’acquisition de la propreté, je me suis dit qu’une histoire qui dédramatiserait la question ne pourrait pas nous faire de mal.
Les graphismes sont beaux : colorés, simples sans être simplistes, expressifs. L’histoire, racontée à la première personne, est rigolote : sous ses dehors un peu scatos, ce vilain oiseau se révèle franchement sympathique.
Quant à la chute, que j’attendais plutôt morale, elle m’a complètement prise par surprise (je n’ai pas feuilleté jusqu’au bout), et m’a fait beaucoup rire. Mademoiselle aussi, d’ailleurs, qui hurle de rire à chaque fois que nous arrivons à la fin.

Un vrai coup de cœur, donc, que ce vilain oiseau-là !

Quel vilain oiseau !, Sean Taylor, Dan Widdowson, Circonflexe, 13€

10 Things I liked this week #73

Ce fut une semaine avec des hauts et des bas : l’Anglais a été arrêté quatre jours pour grippe, je me suis fait pirater ma carte bleue comme une idiote, on a beaucoup couru… Et pourtant, ça reste une semaine plutôt positive. Démonstration.

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  • Lundi, je me prends le chou à de nombreuses reprises sur un paiement Paypal que je dois absolument effectuer avant la fin de la journée. Au moment où je suis sur le point de renoncer, je réessaie, et le paiement passe. Gloire ! (En revanche, c’est en partie à cause de ça que je me fais pirater mes données)
  • Mardi, le facteur m’apporte un énorme colis : ma commande de pâtes Rummo est enfin arrivée. Je sens qu’on va manger des nouilles pendant pas mal de temps.
  • Mercredi, Monsieur nous rapporte des bentôs et du thé.
  • Jeudi, suite à une illumination survenue sous ma douche, je modifie mon scénario avec l’aide de mon éditrice. Maintenant y’a plus qu’à.
  • Le soir, après une journée exténuante pour tous les deux, nous commandons une plâtrée de sushis pour nous remettre de nos émotions.
  • Vendredi, Isa et moi sacrifions à la tradition du coup de fil hebdomadaire. Celui-ci fut long, mais notre record est encore loin d’être égalé.
  • Samedi midi, la Crevette étrenne ses baguettes pour enfant et refuse catégoriquement la cuillère et la fourchette. C’est un peu le massacre dans l’assiette mais on part sur de bonnes bases.
  • Dans l’après-midi, L. nous rejoint avec bébé L. pour une sortie à cinq. Au programme : thé, gâteaux et tours de manège.
  • Dimanche, après la sieste, nous embarquons la Crevette au domaine de Sceaux. Cela fait près de dix ans que je n’y ai pas mis les pieds, mais c’est toujours aussi beau. Coup de chance, les bassins sont déjà en eau et les fontaines fonctionnent. Mademoiselle refuse de partir, visiblement hypnotisée par la perspective et les jets d’eau.
  • Le soir, l’Anglais se met en cuisine et propose sa participation au Winter cookbook challenge (à retrouver samedi prochain).

Winter cookbook challenge #12

Voilà donc trois mois que nous avons débuté ce challenge, et je sens qu’il va beaucoup me manquer quand il s’achèvera. Il faudra que je trouve de quoi le remplacer. Cette semaine fut inspirée par deux choses : des envies de recettes marines et une grosse commande de pâtes Rummo qui est enfin arrivée à la maison alors que j’avais oublié son existence.

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Dimanche soir, sur proposition de Monsieur, j’ai réalisé des saint-jacques flambées au whisky, d’après le livre Le whisky, dix façons de le préparer paru aux éditions de l’épure. C’est d’ailleurs dans ce livre que j’avais trouvé la recette des escalopes de veau au whisky. Au moment de flamber, j’ai eu un peu la trouille car la flamme était assez conséquente et attisée par la hotte, mais tout est vite rentré de l’ordre, et nous nous sommes régalés. La recette proposait de servir avec des tagliatelles fraîches et, en effet, c’était une réussite.

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Lundi soir, l’Anglais m’avait demandé un cullen skink, une soupe écossaise à base de haddock et de pommes de terre, sur laquelle il lorgnait depuis un moment. La recette est tirée du livre God save the cook, une excellente (et plutôt simple) introduction à la cuisine des îles britanniques, où je pioche régulièrement des idées. C’était très bon et nourrissant.

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Mercredi, j’avais trop envie de goûter mes fameuses pâtes Rummo, mais j’ai découvert – ô rage, ô désespoir – que je ne possédais aucun livre de cuisine italienne. Si. Du coup, je me suis rabattue sur The Eagle cookbook, le livre de cuisine du premier “gastropub” londonien, The Eagle, où nous avons mangé à une ou deux reprises. Leur cuisine est très teintée d’inspirations méditerranéennes, notamment italiennes, espagnoles et portugaises. J’ai donc choisi de faire des orrechiette au beurre de sauge. Il aurait fallu retirer l’ail avant de mettre la sauce, mais je pensais n’avoir que l’ail surgelé en morceaux et je n’étais pas d’humeur à faire le tri. Il n’empêche que c’était très bon.

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Hier soir, plus grand-chose dans le frigo. J’aurais bien fait des pâtes, mais je voulais un semblant de recette pour ne pas avoir l’impression de “gâcher” (la contrainte insoupçonnée d’acheter un truc de marque). En fouillant dans le Petit livre des pâtes n°2 dont j’avais déjà parlé, j’ai trouvé une recette à base de poulet (il y avait aussi un reste de poulet rôti dans le frigo) et d’herbes aromatiques. C’était pas mal du tout, mais pas photogénique pour un sou.

Au programme la semaine prochaine… je n’ai qu’une recette de gâteau en tête, et rien d’autre pour le moment. Mais je suis certaine qu’on trouvera de quoi s’occuper en cuisine.

Energy Tea de Tekoe

Alors que cela fait des semaines mois que je résiste pour ne pas racheter de thé, Monsieur s’en est chargé à ma place quand, en allant nous chercher des bentôs, il a également rapporté un paquet de thé après un arrêt à la boutique éphémère Tekoe de la gare de Lyon (ainsi qu’une jolie photo que vous pouvez retrouver sur son compte Instagram).

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Le choix de l’Anglais s’est porté sur un Energy Tea : un mélange de thé vert, de maté, de gingembre et d’hibiscus. Cela ne correspond pas du tout à ce que j’aurais pris, ni forcément à ce que j’aurais aimé goûté, mais ce n’est pas plus mal, ça permet d’élargir les horizons.
energy-teaL’odeur est “fraîche”, légèrement fruitée (j’ai d’abord cru à de l’acérola) et acide, mais pas du tout écœurante ni étouffante (toujours mon grand reproche avec certains thés parfumés). Nous en avons bu hier et ce matin, songeant qu’on avait bien besoin… d’énergie, justement. Surprise : avec la présence d’hibiscus, le thé est rouge-rosé, une couleur qui s’intensifie à mesure qu’on laisse infuser.
En bouche, le goût est léger mais agréable, avec une petite pointe d’acidité qui réveille. Est-ce que ça donne vraiment de l’énergie ? Compte tenu de la présence de maté, je dirais que oui. Pour le reste, vu que je carbure au coca, je ne saurai pas trop dire… Quoi qu’il en soit, malgré la nuit pourrie et les aléas d’hier, je ne me suis écroulée de fatigue qu’en fin d’après-midi, ce qui est plutôt un exploit.

La boutique de la gare de Lyon est éphémère, mais la marque (suisse) envisage de s’établir définitivement à Paris une fois son implantation à Londres achevée, d’ici quelques mois.

Ekiben à la Gare de Lyon

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Tous ceux qui ont un jour visité le Japon ont dû s’arrêter dans une boutique Ekiben : cette enseigne est en effet spécialisée dans la vente de bentô dans les gares (eki), et la tradition veut qu’un voyage en Shinkansen (le TGV japonais) s’accompagne d’un de ces délicieux plateaux-repas. Du coup, lorsque j’ai appris qu’une boutique éphémère ouvrirait Gare de Lyon en décembre dernier, j’étais déterminée à m’y rendre. Et puis, avec les attentats, cela m’est totalement sorti de l’esprit. Jusqu’à ce matin, où un de mes contacts Facebook a relayé la bonne nouvelle : le comptoir Ekiben a rouvert pour deux mois, toujours Gare de Lyon. Ni une, ni deux, j’ai envoyé l’Anglais aux commissions, et il nous a rapporté de quoi déjeuner…
(Toutes les photos sont donc de lui)

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ekiben3La petite boutique est installée dans le Hall 2 et, muni de ces maigres informations, Monsieur a apparemment trouvé sans problème. Le service est très japonais : discret, poli, efficace. Cinq bentôs sont proposés : onigiri, maki, Paris-Lyon, Omotenashi et Makuno-uchi. J’avais demandé à tester l’un des deux derniers, et nous avons donc… essayé les deux !

Dès l’extérieur, les boîtes sont belles, avec un joli papier à motifs traditionnels donnant le nom du bentô. Sur le verso, on a même droit au détail du contenu, voire à l’explication du nom (“makuno-uchi” c’est le bentô qu’on mange entre deux actes au kabuki).

A l’intérieur, c’est un régal pour les yeux : de petits compartiments, chacun rempli d’aliments différents, colorés, mêlant viande, poisson, crustacé, légumes, riz, cru, cuit, frit, bouilli… Et c’est délicieux, pour ne rien gâcher. On picore l’air de rien, on se délecte de ce navet au goût de bouillon, de ce riz au thé vert, de ce champignon en tempura… Jolie note finale, deux petites parts de dorayaki (crêpe fourrée à la pâte de haricot rouge) permettent d’achever avec un dessert, ce qui n’est pas l’usage au Japon.

Bentô omotenashi
Bentô omotenashi
Bentô makuno-uchi
Bentô makuno-uchi

Outre les plateaux-repas, la boutique propose aussi quelques à-côté, comme des boissons japonaises (Monsieur s’est rapporté un jus de pomme bien trop sucré à mon goût), des biscuits salés, des gâteaux et des bonbons dans de très jolis emballages.

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Verdict ? C’était bon comme là-bas ! Attention, bon comme un bentô acheté en gare, pas comme un restaurant trois étoiles… Ca se mange froid, à la rigueur un peu réchauffé, et la tempura en souffre un peu. Par ailleurs, je déteste toujours autant le pâté de poisson rose fluo, mais les goûts et les couleurs…
Donc je recommande chaleureusement. Que vous aimiez les bentôs, que vous soyez nostalgiques du Japon ou que vous souhaitiez faire une expérience dépaysante, allez-y. La boutique est ouverte jusque fin avril, j’espère sincèrement qu’ils s’installeront définitivement !

Ekiben, Gare de Lyon, Hall 2

Croquettes de poisson [recette islandaise]

Comme je l’ai mentionné dans mon compte-rendu de samedi, j’ai préparé la semaine dernière un menu islandais grâce au livre Into the North offert par Ioionette. C’est une vraie mine, avec de très belles photos et des textes explicatifs intéressants mêlant souvenirs personnels et généralités sur l’Islande.
Bref, vu que ma recette de croquettes de poisson a eu l’air de séduire et qu’elle n’est pas bien difficile à faire, je vous propose de la partager.

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Oui, mes photos de plats sont souvent ratées parce que je cuisine le soir.

Ingrédients (pour 3 environ)
500g de filet de cabillaud ou de haddock (j’ai choisi le cabillaud parce que le haddock, il faut le dessaler)
1 oignon
1 œuf
2 càs de flocons d’avoine
1 1/2 càs de farine
1 càc de fécule de pomme de terre
1 càc de sel
Poivre
De l’huile ou du beurre pour la cuisson

  1. Découper le poisson et émincer grossièrement l’oignon. Mettre le tout dans le bol d’un robot et mixer.
  2. Transvaser le mélange dans un saladier et ajouter les autres ingrédients (sauf l’huile/le beurre).
  3. A l’aide d’une cuillère à soupe, former des boulettes ovales (rincer la cuillère à l’eau froide entre deux).
  4. Faire chauffer la matière grasse dans une sauteuse et faire revenir les boulettes jusqu’à ce que celles-ci brunissent de chaque côté.
  5. Baisser le feu, ajouter un peu d’eau, couvrir pendant 5 minutes.
  6. Servir avec des pommes de terre bouillies et du beurre à l’aneth.

Voilà une recette simple et franchement bonne quoique roborative (il faut tenir dans l’hiver islandais). En tout cas, vous pourrez épater vos convives en leur disant que c’est un plat qui vient de très loin !

Cyrano de Bergerac à la Comédie-Française

cyranoCyrano de Bergerac est un soldat, un cadet de Gascogne, bretteur, hâbleur, poète et rebelle, toujours enclin à épingler les gens d’un bon mot ou d’un coup d’estoc. Seule à échapper à ses foudres, la précieuse Roxane, sa cousine, dont il est secrètement amoureux. Toutefois, cette dernière n’a d’yeux que pour Christian, un jeune cadet, malheureusement dénué de tout esprit.
Cyrano, qui a promis à Roxane de protéger son amant, propose à ce dernier un marché : “Je serai ton esprit, tu seras ma beauté”. Tous deux courtiseront la belle, l’un avec ses mots, l’autre avec ses traits…


C’est l’histoire d’une pièce que nous avons failli ne jamais voir. La veille de la représentation, notre baby-sitter a dû annuler pour cause d’urgence urgentissime. Heureusement, Leen a pu nous dépanner. Las, le jour même, Monsieur était malade et coincé dans la salle d’attente du médecin (qui avait 1h30 de retard, un record), Leen est arrivée juste à temps pour cause de véto en retard… par un miracle inattendu, nous sommes arrivés à l’heure au théâtre, mais le retour nous a réservé une dernière surprise : travaux sur la voie, bus de remplacement, près de 25mn d’attente… on a pris un taxi.

Bon, c’est bien joli, me direz-vous, et la pièce ?
Comme presque tous les gens de ma génération (je dis “presque”, car ce n’était pas le cas de l’Anglais), je connais Cyrano de Bergerac grâce à l’interprétation de Gérard Depardieu dans le magnifique film de Jean-Paul Rappeneau. Celui-ci m’a transportée quand je l’ai vu au cinéma – j’étais petite – et m’a toujours fait un effet incroyable, au point que j’en connais toujours des vers par cœur (je n’ai lu l’oeuvre originale qu’une seule fois).
Compte tenu du nombre de personnages et de décors, je m’interrogeais sur la façon de représenter cela au théâtre (surtout le premier acte), mais j’ai été ravie : la transposition du sujet dans l’époque même de Rostand, émaillée de références aux Comédiens-Français m’a emportée. C’est drôle, intelligent, bien fichu, l’espace est parfaitement occupé, y compris les sous-sols et les hauteurs (si, si).

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Quant à l’interprétation, elle est exceptionnelle. Michel Vuillermoz utilise toute la palette des émotions humaines et fait de son Cyrano un héros juste et entier, sans pour autant donner dans la caricature. Le personnage se met à nu, expose ses faiblesses autant que ses torts, mais parvient à rester magnifique jusqu’au bout.
N’oublions bien évidemment pas le reste de la distribution (c’est l’avantage, au Français, les comédiens sont toujours bons) : Françoise Gillard en Roxane aveugle jusqu’au bout, et Hervé Pierre en Ragueneau tantôt truculent, tantôt désabusé soutiennent parfaitement son jeu. Même Loïc Corbery, pourtant dans un rôle moins flamboyant, parvient à communiquer le mal-être et l’angoisse de son personnage de plus en plus en décalage avec celle qu’il aime. Didier Sandre me fait toujours de l’effet depuis son interprétation de Louis XIV dans L’allée du roi, alors je suis partiale (mais il était aussi génial).

J’ai adoré les lumières, l’ambiance sonore et musicale, les décors (ah, la rôtisserie des poètes ! le siège d’Arras, mélange de radeau de la Méduse et tranchées de la Grande Guerre !), l’évident enthousiasme des comédiens de s’emparer de ce texte, la musicalité et l’intelligence des vers de Rostand, le rire, bien sûr, mais aussi l’émotion palpable.

Bref, c’était génial. Je vous dirais bien d’y courir, malheureusement, toutes les places sont vendues, il vous reste à prier pour que la pièce soit remontée à la saison prochaine.
En revanche, après avoir vu la pièce, je ne sais pas de quel œil je reverrai le film…

10 Things I liked this week #72

Ce fut une semaine assez contrastée, entre travail à la maison, vie sociale dynamique et week-end à jouer les garde-malades. Alors, que faut-il en retenir ?

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  • Lundi, je parviens enfin à boucler mon premier chapitre, après des mois de difficultés. On va s’en sortir !
  • Pourtant, j’ai perdu une partie de la journée à lire dévorer le premier roman d’Angéla Morelli, L’homme idéal (en mieux). Même que c’était vachement bien.
  • Mardi, nouvelle longue conversation avec Isa. Oui, comme toutes les semaines.
  • Le soir, je retrouve Shermane et Paulette pour un bon dîner aux accents italiens (et un sprint de fou furieux dans la gare Montparnasse pour rater mon train à 30 secondes…).
  • Mercredi, je retrouve A. pour un déjeuner un café. Le temps est malheureusement trop court, mais nous décidons quand même de nous organiser un dîner à l’occasion (depuis le temps qu’on en parle). Dans la foulée, je signe le contrat pour mon prochain roman. Je suis officiellement au travail.
  • Le soir, je surprends la Crevette à danser devant la fenêtre. Croyant d’abord qu’elle admire son reflet, je m’aperçois qu’elle fait une démonstration aux voisins d’en face, qui ne manquent ni de l’applaudir, ni de jouer avec elle. C’est un moment à la fois drôle et mignon.
  • Jeudi, alors que notre baby-sitter nous annonce qu’elle ne peut pas être là le lendemain pour cause d’énorme urgence familiale, je réussis à mobiliser Facebook, et Leen accepte de venir garder notre canapé vendredi soir. Ouf !
  • Vendredi soir, donc, l’Anglais et moi assistons à une représentation de Cyrano de Bergerac à la Comédie-Française (article à venir). Spoiler : c’était très bien.
  • Samedi soir, Ioionette et SonMari viennent dîner à la maison.
  • En plus, ils nous ont apporté des chocolats !

Winter cookbook challenge #11

Ce fut une semaine particulièrement productive en cuisine. Je ne sais pas si c’est de l’enthousiasme ou de l’inconscience, mais j’ai sorti mes livres et fait chauffer mes casseroles ! Je me suis même posé des défis plus ou moins idiots…

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Dimanche soir, pour finir mes bananes trop mûres, j’ai préparé des bananes de Sainte-Lucie, recette tirée du 180°C n°2, dont je ne chanterai sans doute jamais assez les louanges. J’avais déjà testé la recette, mais apparemment sans trop de succès, vu que Monsieur ne s’en souvenait pas. C’est une version simple et rapide de bananes rôties à la poêle avec des épices. Je n’avais pas de jus d’orange, j’ai donc utilisé du pamplemousse à la place, mais quand même trouvé ça un peu trop sucré à mon goût (l’Anglais, pas du tout). La prochaine fois, je mettrai moins de sucre, même s’il n’y en a déjà pas beaucoup.

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Lundi soir, pour regarder la fin de la série Trapped, j’ai eu l’idée saugrenue de préparer un repas islandais. Comment donc ? Grâce au livre de cuisine Into the North offert par Ioionette et SonMari à leur retour de voyage de noces. C’est un très bel ouvrage, avec de magnifiques photos, des explications sur les traditions culinaires islandaises… je recommande vivement si le pays vous intéresse (après, ne soyez pas choqués de voir des recettes de baleine, macareux et cheval…).

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J’ai donc choisi de préparer des croquettes de poisson avec des pommes de terre, c’était un délice. Comme dessert, j’ai fait des petits pains sucrés fourrés à la confiture (rose, pour nous) et à la chantilly (je n’avais pas envie de me casser la tête à faire une crème fouettée maison, je l’avoue), surmontés de chocolat fondu. Ils étaient très bons, tirant plus sur le pain que sur le chou contrairement à ce que je pensais, et se sont conservés plusieurs jours sous un torchon (même si vendredi matin, ils étaient un peu rassis).

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Jeudi soir, j’ai décidé de me retrousser les manches pour tester une recette du livre La cuisine japonaise d’Emi Kazuko : les croquettes de tofu. Malheureusement, j’ai dû me planter quelque part car ma pâte avait une consistance trop liquide et, plutôt que des boulettes, je me suis retrouvée avec un genre d’abura-age. C’était quand même très bon, surtout avec la sauce acide, et le riz a aidé à absorber l’excédent de gras, mais il faudra que je réessaie.

Vendredi soir, pour remercier Leen (qui est végétarienne) d’avoir remplacé au pied levé la baby-sitter, j’ai ressorti une recette éprouvée : la tourte aux petits pois. Il s’agit d’une recette de la Renaissance italienne, tirée une fois de plus du roman Natures mortes au Vatican de Michèle Barrière. Vu que ce n’est pas encore trop la saison des petits pois, je les ai achetés surgelés, ce qui m’a épargné le temps d’écossage. Aucune nouveauté, c’est une recette que je fais très souvent, et c’est fort bon (et nourrissant). Bon, j’ai oublié de prendre une photo, alors il faudra vous contenter d’imaginer.

Pour l’instant, en revanche, j’avoue ne rien avoir prévu pour la semaine prochaine. Advienne que pourra !

Lâchetés parentales

Source
Source
  1. Attendre que la Crevette dorme pour sortir le dessert.
  2. Voire ne sortir les gâteaux du placard que les jours où elle est chez la nounou.
  3. Faire disparaître planquer le jouet de l’enfer (mais si, celui qui fait du bruit / clignote / est affreux / chiant à ranger / tout ça à la fois) en feignant de ne pas savoir où il est.
  4. Dire “Tu feras ça chez Tata (aka, la nounou)” quand elle demande un truc qu’on n’a pas envie de faire. Au choix du dessin, des gommettes, de la pâte à modeler…
  5. Finir par céder à la cinquième dixième quinzième demande de grignotage parce que, vraiment, elle est soûlante.
  6. Acheter la paix sociale (notamment en voiture) à coups de petits beurres.
  7. La laisser vider intégralement la table basse de ses livres juste pour avoir la paix dix minutes.
  8. Faire semblant de ne pas entendre diverses réclamations.
  9. Se contenter de répondre “Oui” quand mademoiselle exprime la même chose pour la troisième fois et que je n’arrive toujours pas à comprendre ce qu’elle dit.
  10. Prétendre que j’ai mal au dos pour ne pas la porter (indice : ça ne marche pas très bien).
  11. Lui donner la becquée le soir en semaine pour que ça aille plus vite.
  12. Lui faire des guilis pour gratter un câlin en douce.