En huit lettres, commençant par “V”…

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Depuis 19h34 ce soir, je suis officiellement en vacances. Enfin, officiellement… disons que j’ai décidé, de façon unilatérale avec moi-même, que j’en ferai le moins possible niveau boulot pendant les deux prochaines semaines.
Nous ne nous sommes pas posés depuis août et, alors que décembre aurait dû nous permettre de reprendre notre souffle, c’est plutôt l’inverse qui est arrivé. D’autant que, pour rattraper un mois de boulot en retard, j’ai passé les six premières semaines de l’année à travailler 6 à 7 jours par semaine (et les soirées, bien évidemment). Du coup, dire que je suis au bout du rouleau est un doux euphémisme.
Pour ces congés – où je resterai à la maison, car je serai la seule à me la couler douce – j’ai prévu de rattraper mon retard :

  • De ménage. Ouais, je sais, pour des vacances, c’est pas terrible. Mais les carreaux sont tellement sales qu’on dirait qu’il pleut dès que les lampadaires sont allumés, et j’ai des plumes dans tout le salon parce qu’il a fallu nettoyer le canapé en catastrophe cette semaine (une sombre histoire de café sorti de sa tasse). Je prévois d’y consacrer une demi-journée et de m’estimer dédouanée pour le mois à venir.
  • De sommeil. Ahahahaha. Avec la Crevette, c’est pas gagné, mais je ne perds pas espoir de faire une petite sieste ou deux (et, surtout, de faire des nuits complètes et d’arrêter de cauchemarder/me réveiller en sursaut parce que je pense au boulot).
  • De vie sociale. Je veux voir mes amis, pas seulement leur envoyer des messages en leur disant “Promis, dans un mois, on en reparle, et on va prendre un verre d’ici fin juin”. Je ne plaisante même pas, c’est un peu la teneur de mes échanges avec mes proches depuis décembre.
  • De vie culturelle. Si je n’avais pas d’abonnement à l’Opéra, je ne mettrais pas les pieds hors de la maison. Aucun spectacle n’est programmé en mars ni en avril mais, qu’à cela ne tienne, j’ai (au moins) une demi-douzaine d’expos à rattraper et des films à la pelle.
  • De lecture. Je suis une lectrice compulsive et, surtout, une acheteuse de livres compulsive. Du coup, j’ai bien l’intention de faire descendre ma PAL – d’autant qu’avec le Salon du Livre, c’est pas mon problème de bouquins qui va s’arranger.

Bien évidemment, mon agenda se remplit à la vitesse de la lumière, alors je ne sais pas si j’arriverai à accomplir la moitié de ce que j’ai listé. Mais, promis, je vous raconterai.

10 Things I liked this week #23

Cette semaine ne fut pas simple ! Finir le travail dans les temps, m’endormir en sursaut dans le canapé tellement je tombe de fatigue… Heureusement, il reste des trucs à sauver.

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  • Cette semaine, nous avons célébré les anniversaires de la Crevette, en famille puis avec les grands-parents. Ce n’est d’ailleurs pas fini, une célébration (au moins) est encore au programme.
  • Parmi les cadeaux, il y avait… un panier pour ranger tous les jouets et éviter que le salon ne ressemble (trop) à un chantier. Merci belle-maman.
  • En jetant un coup d’oeil à des partitions (faciles !), je me suis surprise à les fredonner et à trouver le morceau auquel elles correspondaient. Vu que je n’ai pas touché un piano ni fait de solfège depuis bientôt vingt ans, je suis plutôt fière.
  • Mardi, j’ai déjeuné avec l’attaché de presse de mon éditeur (je pourrais même dire “mon” attachée de presse – histoire de me la péter) et la responsable marketing. Super déjeuner et discussion intéressante, qui n’a pas (trop) tourné autour de ma petite personne.
  • Au détour de ce déjeuner, Aurélia m’a même révélé qu’il existait non pas une mais deux suites à mon roman jeunesse préféré de tous les temps. J’ai cru défaillir de bonheur (et elle de stupéfaction : je suis capable de réciter des extraits du premier tome par cœur, sachant que je l’ai lu pour la première fois vers 11 ans).
  • Jeudi, à défaut de faire l’unanimité, mon article sur le mariage a au moins eu le mérite de faire parler mes lecteurs.
  • Vendredi, j’ai fini ma trad, grâce à l’aide généreuse de quelques copains (je déteste le vocabulaire technique militaire par moments). L’exercice a été complexe et épuisant, mais c’était génial, je recommence quand vous voulez (comment ça : “ça tombe bien, y’en a une autre qui t’attend, feignasse” ?)
  • Shermane et moi avons décidé de reprendre le flambeau des swaps. Je ne sais pas ce que ça donnera, mais nous sommes ravies (et les premiers inscrits aussi).
  • Au marché, je me suis offert une botte de mini-œillets (le mimosa qui orne cet article était pour ma mère).
  • Dimanche soir, ma mère m’a envoyé des messages enthousiastes pour me proposer de garder la Crevette à la fin du mois. Bien évidemment, on a accepté, pensez-vous : voici la perspective d’une grasse matinée !

Voilà, voilà. Ce n’était pas la meilleure semaine de l’année, loin de là, mais elle n’était pas si mal que cela en dépit de la fatigue et du boulot.

Swap : la résurrection

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Orphelines de swaps depuis fin 2014, Shermane (et moi avons souhaité reprendre le flambeau d’Armalite en en proposant nous-mêmes.

Le principe ? Selon vos goûts et vos centres d’intérêt, nous constituons des binômes qui apprendront à se connaître et s’échangeront un colis axé sur un thème préalablement défini.
Pour ce coup d’envoi, nous vous proposons le thème suivant : « Fais-moi découvrir un pays ».

Chaque participant choisit un pays qu’il connaît bien et envoie à son binôme un colis qui contiendra :
— un produit culturel représentatif dudit pays (livre, film, musique, art pictural…)
— un produit alimentaire
— un objet (décoration, affiche, tissu…)
— une surprise
+ une petite carte de présentation

L’idée vous intéresse ? Alors, envoyez un mail à Shermane (info.shermane(at)yahoo(point)fr) et moi-même (kleoinparis(at)gmail(point)com) avant le vendredi 27 mars 2015, minuit, en indiquant comme sujet « Swap pays » et en nous communiquant les informations suivantes :

  1. Une petite présentation : qui êtes-vous ? Comment avez-vous connu ce blog ? Qu’aimez-vous dans la vie ? Avez-vous un blog ?
  2. Des informations logistiques : où habitez-vous ? Êtes-vous prêt(e) à envoyer un colis dans l’Union européenne ? Et à l’étranger ?
  3. Quel pays ou quelle région souhaitez-vous représenter ? Pour quelles raisons ?
  4. Quels pays ou quelles régions vous attirent-ils ?
  5. À l’inverse, y a-t-il un pays ou une région qui ne vous intéresse pas dans le cadre de ce swap (parce que vous le connaissez trop bien, parce que vous envisagez de le découvrir par d’autres moyens, etc.) ?
  6. Pour les participants que nous connaissons un minimum : avec qui avez-vous déjà été apparié(e) ?

Après la clôture des inscriptions, nous formerons les binômes et vous communiquerons le nom et l’adresse de votre binôme.
Ensuite, vous aurez jusqu’au lundi 18 mai 2015 pour expédier votre colis à votre binôme.

Quelques règles :

  1. Pour ce premier swap, nous nous réservons le droit de refuser les inscriptions de personnes pour qui il est clair que seul le colis intéresse : le but d’un swap est avant tout l’échange.
  2. Malgré nos précautions, il est bien sûr possible qu’une personne mal intentionnée se volatilise après avoir réceptionné son colis. Nous ne pourrons pas en être tenues responsables mais personnellement, je ne suis jamais tombée sur un tel cas.
  3. Le nombre de participants est limité à 20. Si nous sommes en nombre impair, Shermane ou moi nous enngageons à swapper 2 personnes… à condition qu’il y en ait 2 intéressées par « nos » pays 😉
  4. Revenez nous dire ce que vous avez envoyé et ce que vous avez reçu 🙂

Envie de vous lancer ? Alors, c’est parti !

L’état d’esprit du vendredi #2

Je ne sais pas si je vais continuer longtemps mais, pour l’instant, ça me parle bien, alors… Toujours d’après une initiative de The Postman et Fedora, voici mon état d’esprit du vendredi.

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fatigue : bizarrement moins présente que la semaine dernière, mais toujours des réveils intempestifs
humeur : pas trop mal
estomac : lesté
condition physique : debout
esprit : ailleurs
boulot : on touche au but
reste : un peu plus d’une heure avant d’aller chercher la Crevette
penser à : commander un poulet rôti pour demain !
avis perso : pourquoi j’ai mal au crâne, d’un coup ?
message perso : Brunal, you’re the best
loulou(te) : une bougie au compteur
amitiés : électroniques
love : is in the air tonight
divers : je crois que je me suis endormie en sursaut
courses : ça n’arrête pas, je suis vraiment nulle pour m’organiser
sorties : deux visites à mon psy, ça compte ?
envie de : vacances (ça tombe bien, c’est pour bientôt)
zic : Paris en colère, de Mireille Mathieu (remerciez Brunal)
[youtube]https://youtu.be/6W6rjJjWNbw[/youtube]
Questionnaire rempli entre 16h et 19h30.

Pourquoi on se marie

Non, je ne vous annonce pas mes noces futures (vu qu’elles commencent à dater un peu), ni même mon divorce. Mais cette semaine, une discussion avec des amies et un article de blog m’ont fait réfléchir sur le mariage, et ce qui pourrait le motiver.

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Beaucoup de personnes autour de moi m’ont fait la remarque que, quand même, un mariage coûte cher, et quelle idée de dépenser autant d’argent pour une seule journée ou une robe qu’on ne mettra qu’une seule fois. Vu sous cet angle, personne ne dira le contraire (même si c’est pour nuancer après).

Toutefois, à titre personnel, j’estime qu’il faut considérer le jour du mariage comme un investissement sur l’avenir et non comme une perte sèche. Laissez-moi vous expliquer.

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Peut-être est-ce mon côté auteur de romance qui me fait tout voir avec des lunettes roses, mais je pense qu’un couple, pour exister, a besoin d’une sorte de “légende” (un storytelling comme diraient les Anglo-saxons) sur laquelle bâtir son histoire. Cela peut aller de la rencontre – le coup de foudre au premier regard, par exemple – à la façon dont le couple se vit – toi et moi contre le monde entier ; tu es mon double ; etc. – ou interagit.
Or le mariage – quoi que l’on décide de mettre dedans, pas du tout au sens restrictif de la cérémonie à la mairie et/ou à l’église – alimente ce storytelling. Au-delà de la mise en avant face aux autres, le couple se met surtout en scène pour lui-même. De cette journée (ou week-end, ou semaine, que sais-je encore), il tirera des souvenirs et des images qui alimenteront sa vie future.
Enfin, à condition que votre petit cousin ne vomisse pas sur les chaussures de madame ou que votre grand-oncle ne fasse pas un discours raciste à l’apéro, bien entendu.

J’ai l’impression de tenir un discours très réac, alors que ce n’est vraiment pas mon but. Libre à vous de ne pas vous marier, évidemment, jamais je n’irai vous juger pour cela, ou de le faire pour des raisons plus ou moins avouables. Mais soyez sympa, gardez-moi un peu de champagne.

Dans le bar…

Sur une proposition de Miss Sunalee qui était, je crois, un peu stupéfaite du contenu de notre bar, l’Anglais et moi avons établi cette liste. Outre son amour du whisky, assez évident, monsieur s’est pris de passion pour la préparation de cocktails lors de notre séjour à Seattle il y a deux ans et demi, et on m’offre régulièrement (pour mon plus grand plaisir) des alcools japonais. Voilà donc ce que ça donne.

Bar 4

Whisky

  • Aberlour 16 ans
  • BenRiach, heavily peated, 12 ans
  • Macallan Ruby (fût de xérès)
  • Islay Storm
  • Lagavulin, 16 ans
  • Knockando, 21 ans
  • Glenfiddich, 12 ans (cocktail)
  • Nikka pur malt red
  • Miyagikyô
  • Hibiki, 21 ans
  • Hibiki, 17 ans (bouteille sérigraphiée)
  • Tyrconnell (Irish whiskey)
  • Glenbreton (Canada, single malt), 10 ans
  • Lark (Australie)
  • Amrut (Inde)

Bourbon

  • Jack Daniel’s (cocktail)
  • Woodford Reserve
  • Jim Bean (rye, cocktail)

Bar 2

Autres : herbacés / brandy

  • Pastis émeraude, Jean Boyer
  • Vieux Carré, absinthe (Philadelphie)
  • Unicum
  • Calva (réserve perso des cousins)
  • Très vieux calvados
  • Schnaps à l’abricot, Hammerle
  • Eau-de-vie (?)
  • Eau-de-vie de framboise
  • Palinka au tokaji (tokay)
  • Palinka framboise miel
  • Stolichnaya gold
  • Jarzebiak (pré-chute du bloc communiste)
  • Cognac J. Antoine
  • Cognac VSOP, direct ligne de production
  • Rhum Dzama, 3 ans (Madagascar)
  • Rhum Diplomatico (Venezuela)
  • Iichiko, shôchu
  • Patron reposado, tequila

Gin

  • Hendrick’s
  • The Botanist
  • Beefeater

Bar 1

Apéritifs

  • Vin d’orange (mise en bouteille maison)
  • Eau de noix
  • Pineau des Charentes
  • Porto (tawny port)
  • Muscat de Lunel
  • Picon
  • Cidre de glace (Canada)
  • Vin de pêche (mise en bouteille maison)
  • Lillet blanc

Vins spécifiques

  • Vin jaune du Jura
  • Tokay
  • Tokay liquoreux
  • Hydromel (mead) épicé
  • Ichigo-ichie, saké
  • Vin pétillant hongrois
  • Choya, umeshû

Bar 3

Cocktail

  • Noilly-Part, dry vermouth
  • Vermouth del Professore
  • Dolin, vermouth de Chambéry
  • Amaretto
  • Heering, cherry liqueur
  • Chartreuse verte
  • Curaçao triple sec
  • Crème de cacao Gabriel Boudier

Bitters

  • Angostura
  • Peychaud’s bitter
  • Dandelion and Burdock bitter
  • Lavande, Scrappy’s bitter
  • Orange, Scrappy’s bitter
  • Céleri, Scrappy’s bitter

Ouf, on en voit le bout ! Bien entendu, le contenu change régulièrement, s’enrichit de nouvelles découvertes, en lien avec les expériences de monsieur (ou les miennes).
Et vous, il y a quoi dans votre bar ?

Mère indigne

La Crevette va bientôt avoir un an, et je ne peux m’empêcher de ressasser certaines choses. S’il s’agit sans conteste de la personne que j’aime le plus au monde (désolée Chéri), notre relation est quand même ambiguë (enfin, de mon côté – du sien, c’est plutôt amour inconditionnel et biberons pour l’instant).

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J’aime la regarder jouer, grandir, apprendre, mais je n’aime pas m’en occuper. Je ne suis jamais plus heureuse que quand elle part le matin avec son père pour passer la journée chez sa nounou. J’appréhende le vendredi soir qui, bien que synonyme de week-end (encore que, ces derniers mois…), veut surtout dire que nous allons devoir la garder pendant deux voire trois jours entiers !
Au fil du temps, je m’aperçois que je suis plus à l’aise dans les gestes “techniques” : laver, habiller, changer… c’est cadré et ça me convient. En revanche, l’amuser réclame une énergie que je n’ai pas toujours et une inspiration qui me fait défaut ! Certes, je grossis un peu le trait, et il y a des moments où je m’en sors plus ou moins, mais j’ai vraiment le sentiment de ne pas être à la hauteur.

Alors je m’interroge. Est-il légitime d’avoir envie de refaire un enfant (pas tout de suite, hein, là, j’ai pas le courage) ? Est-il normal d’éprouver une chose pareille ? Ma Crevette va-t-elle pâtir de la situation (pour l’instant, vu ce qu’elle se marre, elle n’a pas l’air) ?
Comme quoi, on croit avoir franchi le plus dur (les nuits sans sommeil et le baby blues), et paf, une nouvelle angoisse apparaît.

Edit : en fait, j’ai rédigé ce post pendant le week-end et, depuis hier, ça va mieux. Mais il me semblait quand même important de le partager, car je sais que ces interrogations vont resurgir à un moment ou un autre.

Gambettes Box – mars 2015

Samedi, alors que j’avais complètement oublié son existence, une Gambettes Box s’est matérialisée dans ma boîte aux lettres. Un peu douchée par l’expérience du mois dernier, je l’ai ouverte avec appréhension.

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Première bonne nouvelle : le changement de taille a bien été pris en compte, je suis désormais en L. Ensuite, même si les collants proposés sont, l’un noir à motifs, l’autre gris chiné, j’avoue que je suis satisfaite car, en cette fin d’hiver, la majeure partie de mon stock de collants noirs est trouée (la faute à mes gros orteils, sans doute), et j’étais en train de m’interroger sur le bien-fondé d’en racheter.
J’ai mis le noir à motifs géométriques hier, avec une robe rouge à motifs de fleurs et d’oiseaux. Étonnamment, les deux allaient très bien ensemble. Le collant était juste assez léger pour me protéger les jambes en allant au marché le matin et, même si j’aurais pu m’en passer dans l’après-midi, il est resté très confortable.

Pour le gris, je dois avouer que j’ai eu un (gros) moment d’agacement : en lisant le descriptif, il était question de… 50 Shades of Grey ! Mais va-t-on un jour nous lâcher la grappe avec ce truc ??? D’autant que le bondage avec un collant, je ne voudrais pas dire, mais ça me semble mal pratique (rien de tel qu’une ceinture… mais bon, je m’égare).
Toujours est-il que je l’ai mis ce matin, où le temps est moins ensoleillé que ce week-end… et c’est une bonne pioche ! Il est confortable et va à merveille avec ma robe verte.

Au final, la Gambettes Box a rempli son office ce mois-ci, et je poursuivrai donc mon abonnement le mois prochain. En espérant, peut-être cette fois, un peu plus de couleur.

10 Things I liked this week #22

Une semaine étrange : épuisement physique, mais moral au beau fixe, à la limite de l’euphorie (et pour plein de raisons). Mine de rien, je suis plutôt contente d’être à dimanche soir, il me tarde de débuter une nouvelle semaine…

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  • Mardi, c’était le hina-matsuri (photo), la fête des poupées, également considérée comme la fête des petites filles au Japon. J’avais sorti mes représentations de l’empereur et de l’impératrice depuis quelques jours pour célébrer le moment. Bon j’ai complètement oublié de les ranger le soir même, la Crevette risque de ne pas se marier très jeune…
  • Mercredi, journée très attendue, qui s’est conclue par une excellente nouvelle sur la santé de la Crevette. On n’est pas encore sortis des ronces mais ça s’améliore.
  • Du coup, l’Anglais et moi avons fêté ça dignement : champagne et sushis (même qu’on a remis ça le lendemain avec mes beaux-parents).
  • Jeudi, les billets de notre abonnement 2015-2016 à l’Opéra de Paris sont arrivés. Huit spectacles au programme et un gros trou dans le budget, mais c’est pour la bonne cause.
  • Dans la foulée, j’ai reçu mon invitation pour l’inauguration du Salon du Livre. A moi le champagne tiède et les chips !
  • Oh, les justificatifs de ma dernière trad sont arrivés aussi, et je suis très fan de la couverture.
  • Samedi, nous avons découvert par hasard l’auteur-illustrateur Robin, qui était en dédicace dans une librairie de notre ville. Ce fut une belle rencontre et un coup de cœur immédiat avec son dessin, confirmé par notre engouement à tous deux pour Poverello, dont je parlais hier.
  • En rentrant, la Gambette Box de mars m’attendait dans ma boîte aux lettres. Je vous en reparle demain.
  • Tout le week-end, le temps délicieusement printanier nous a invités à sortir et à prendre l’air. Comble du bonheur : une balade en fin d’après-midi aujourd’hui sans manteau.
  • Ce soir, Monsieur s’est remis en cuisine et a mis les petits plats dans les grands pour nous servir un consommé aux crustacés accompagné de ravioles à l’encre de seiche garnies de perles du Japon, crevettes et champignons noirs.
  • Bonus : j’en bave sur ma nouvelle trad, mais je m’éclate et je vais beaucoup plus vite que prévu. Il va me rester une semaine pour relire, bien plus que je ne pensais.

Voilà ! Sinon, je me suis un peu pris la tête ces deux derniers jours avec la Crevette et j’aimerais bien me réveiller à 7h (voire après) et pas entre 5h45 et 6h30. Bon, l’Anglais m’a laissé siester hier et aujourd’hui, heureusement, car je ne tenais plus debout.

Poverello

poverelloJohn Coal est une étoile montante du cinéma. Déjà riche et célèbre, il accepte à contrecœur un rôle dans le prochain film d’un réalisateur renommé. Le sujet  La vie du Poverello, François d’Assise… John va découvrir et incarner le personnage de François. Sa jeunesse frivole, ses doutes, sa conversion radicale… puis son rayonnement auprès de ses frères et de ceux qui l’approchent.
Huit cents ans les séparent. Mais les questions et les choix de François sont-ils pour autant si éloignés de ceux de John ?


Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur-dessinateur, Robin, mais il était en dédicace dans une librairie de ma ville aujourd’hui. Après avoir un peu feuilleté son travail (il y avait également des albums jeunesse), j’ai craqué et me suis offert cet ouvrage, sorti en octobre dernier.

La trop jolie dédicace
La trop jolie dédicace

Le trait, fin et parfois à la limite de l’esquisse, m’a beaucoup rappelé le travail de Sempé, même si l’on n’est pas du tout ici dans la caricature. Toute l’histoire est présentée de façon monochrome : noir et bleu, ou noir et jaune-brun. Ce procédé sert parfaitement la narration, qui alterne réalité et scènes tournées pour le film sur Saint François.
L’histoire est intéressante, on sent que l’auteur s’est bien documenté sur François d’Assise. J’aime le point de vue du réalisateur – qui est certainement celui de Robin – où celui-ci explique qu’il a choisi un personnage si particulier, non pour des raisons religieuses, mais parce que le message de dépouillement et d’abandon des biens terrestres peut trouver des résonances encore aujourd’hui chez beaucoup de gens. Ce propos est justement illustré par l’acteur qui, un peu malgré lui, sent “déteindre” sur lui le personnage qu’il doit incarner.
De façon plus accessoire, j’ai beaucoup apprécié le point de vue “depuis les coulisses” offert par les scènes de tournage, qui permettent de relier la “réalité” à la “fiction” (deux termes très poreux et une jolie mise en abîme dans cette phrase, tiens).

Au final, c’est une belle (et longue ! près de 600 pages) lecture, qui a fait le régal de ma soirée. Je l’ai refermé avec le sourire aux lèvres, avec l’impression d’avoir fait un joli voyage.

Poverello, Robin, Bayard BD, 22,90€
Site de l’auteur : http://robin-gindre.blogspot.fr/

Reading challenge 2015 : a graphic novel

Edit du dimanche matin : visiblement, cette histoire m’a tellement marquée que j’en ai rêvé cette nuit (bon, ça peut aussi être un effet de la fatigue).