Y’a des jours tous les jours

Eric Hérenguel, tous droits réservés
Eric Hérenguel, tous droits réservés

Y’a des jours comme ça, où c’est pas la fête. La Crevette fait ses dents depuis la semaine dernière et, si jusqu’à présent cela se manifestait pas une tendance à mordre dans tout ce qui lui passait sous la main, aujourd’hui cela s’est traduit par un réveil à 5h du matin et un lever avant 6h. Autant dire qu’on a attaqué la journée au ralenti. Personnellement, j’avais la bouteille de coca vissée à la main dès 9h.

J’ai peu travaillé (j’ai envie de dire “pas assez”) et je commence à reprendre du retard sur mon retard (oui, c’est un concept que j’ai décidé de tester…), avant d’aller récupérer mademoiselle chez sa nounou. Et là… le drame a commencé.
Parce que les dents, c’est douloureux, parce que je suis crevée et que j’ai une très faible résistance aux cris, parce qu’elle était visiblement crevée mais hurlait dès que je la posais dans son lit (ou dans son transat, hein), j’ai vécu deux heures d’apocalypse parentale : l’impression que rien ne va, que l’enfant ne se taira jamais, la vague (mais tenace) envie de balancer le bébé par la fenêtre et soi avec…
Pour couronner le tout, j’ai, par un geste malencontreux, “explosé” le biberon rempli à ras bord sur le canapé, mon trench, le tapis, le sol… Je sens que ça va sentir le vieux fromage dans l’appartement pendant quelques jours !

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Et puis, le miracle : la Crevette s’est endormie, j’ai fait une petite sieste, l’Anglais a réussi à rentrer plus tôt et il m’a fait livrer des sushis. A l’heure où j’écris ces lignes, je suis vautrée dans le canapé, les neurones débranchés, prête à passer une soirée tranquille.
Ce n’est pas tous les jours, et fort heureusement, mais ça fait partie de ces moments où je suis bien contente d’avoir quelqu’un sur qui me reposer, et je mesure ma chance par rapport à d’autres.

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Sailor Moon Short Stories, tome 1

J’ai eu une relation passionnelle avec le manga jusqu’à mon séjour au Japon en 2004-2005. A mon retour, j’ai tout revendu et je n’ai quasiment plus acheté ni ouvert de manga, alors que le marché explosait en France et que, pendant quelques années, cela avait représenté une bonne partie de ma vie.

L’autre jour, en faisant des courses à la Fnac, je suis tombée par hasard sur un recueil de nouvelles tirées de l’univers de Sailor Moon, mon manga préféré quand j’étais ado, celui par lequel tout a commencé ou presque (c’est l’heure du coup de vieux : à l’époque, je payais le tome 38 francs ; oui, des francs). Le tome était scellé, ce que je peux comprendre vu que beaucoup de gens lisent sur place sans acheter le livre. Ni une, ni deux, poussée par un élan de nostalgie, j’embarque la chose : voilà une lecture idéale pour le bord de la piscine.

SailorMoon1Sauf que. En l’ouvrant le lendemain, je le feuillette rapidement (l’aspirateur à passer et l’urgence de faire les valises m’empêchent de me vautrer dans le canapé) et je découvre… que j’ai déjà lu toutes les histoires ! En fait, elles ont été publiées par Glénat au fur et à mesure de la série originelle pour compléter les tomes, et j’ai une excellente mémoire, surtout pour les choses inutiles, donc je me souviens des histoires (et même de la plupart des répliques – forcément, quand on relit cinquante fois le même tome…).

C’est une très grosse déception. L’éditeur (Pika, qui aurait racheté les droits de la série ? Ou peut-être seulement ceux des recueils de nouvelles ?) a-t-il volontairement mis le tome sous blister pour empêcher les gens de savoir de quoi il retournait, ou s’agit-il d’une pratique courante pour protéger les ouvrages ? Quoi qu’il en soit, je ne retenterai pas l’expérience, c’est une évidence !
Le seul point positif, à mes yeux, est la traduction qui a été remaniée pour, je pense, être plus proche du texte original. Néanmoins, il est assez étrange de voir que les noms des personnages ont été francisés pour certains et sont revenus à leur nom originel pour d’autres.

La bambouseraie de Prafrance à Anduze

Dans la série des visites de vacances, celle-ci, fait un peu partie des passages “obligés” car elle est très renommée dans la région (le Lonely Planet du Languedoc-Roussillon lui consacre même une pleine page avec photo, c’est dire). A l’origine, c’est un jardin botanique fondé il y a 150 ans par un passionné d’horticulture d’Anduze qui y a consacré tout son héritage.
J’avoue, moi, on m’annonce bambouseraie, surtout en insistant sur le fait que c’est un paysage grandiose et tout, je m’attends un peu à ça :

La bambouseraie d'Arashiyama, à Kyôto
La bambouseraie d’Arashiyama, à Kyôto

En fait, ça donne plutôt ça :

La bambouseraie de Prafrance, au plus touffu
La bambouseraie de Prafrance, au plus touffu

La différence est subtile, me direz-vous. Oui, mais non : à Kyôto, il y a tellement de bambous qu’on ne voit pas forcément le jour, là, il y a des allées bien dégagées et pas tant de bambous que ça (je raffine ? c’est mon blog, et puis c’est tout).
Plus sérieusement, je pense que “bambouseraie” est un nom un peu pompeux : il y a certes beaucoup de bambous, beaucoup de très belles espèces (des noirs, des blancs, des verts à feuilles jaunes, etc.) mais cela tient plutôt du jardin botanique.

Ceci n'est pas un nénuphar mais une fleur de lotus
Ceci n’est pas un nénuphar mais une fleur de lotus

La visite s’articule autour de divers aménagements paysagers, parmi lesquels : le village laotien (bondé, on est passés en vitesse, j’avoue), le labyrinthe (en fin de visite, sous un soleil de plomb… on n’a pas eu le courage), l’allée des séquoias (impressionnante, le plus haut culmine à 37m) et… le vallon du dragon.
Ben rien que pour ce dernier, en fait, la visite vaut vraiment le coup. Le vallon du dragon est le nom donné au jardin de style japonais : une petite rivière serpente au milieu d’un jardin vallonné, orné d’un magnifique ginkgo biloba (il ne lui manque que les cordes shintô, dites, donc), de conifères, d’érables du Japon en train de rougir… On s’y croirait ! Pour couronner le tout, un très joli pavillon, dit “pavillon du phénix” (soit) se dresse à l’une des extrémités et permet d’apprécier le paysage dans son ensemble.

Le vallon du dragon vu depuis le pavillon
Le vallon du dragon vu depuis le pavillon

On entre là en franchissant des torii, ces portes symboliques et physiques qui enclosent les sanctuaires au Japon. Pour le coup, il est évident qu’elles n’ont qu’une présence décorative, mais de loin, l’effet est saisissant.

L'un des torii
L’un des torii

A dire vrai, ce jardin m’en a rappelé un autre, en beaucoup plus petit et en moins grandiose bien entendu, que nous avons eu l’occasion de visiter au Japon l’an dernier : le Ritsurin-Kôen, sur l’île de Shikoku. La seule différence, à mon grand dépit, c’est que là-bas, on pouvait se reposer dans le pavillon et déguster un thé vert et un petit gâteau, mais pas à Anduze. Oui, même en vacances, je ne pense qu’à mon ventre.

Les carpes, pour faire couleur locale
Les carpes, pour faire couleur locale

Parmi les autres endroits à découvrir, on peut noter le “jardin d’eau” où sont conservées les plantes aquatiques, les serres début de siècle, dont une remplie d’orchidées (grosse pensée pour Isa, mais non, ça ne rentrait pas dans la valise), une exposition de magnifiques bonsaïs et de lotus…

L'une des serres
L’une des serres

Enfin, un dernier point qui m’a beaucoup plu : le jardin accueille des artistes qui créent des oeuvres plus ou moins éphémères afin de mettre en valeur les espèces. Si certaines installations m’ont laissée de marbre ou m’ont un peu foutu la trouille (les phasmes géants en métal, ou comment avoir la frousse quand on est une phobique des insectes), mais d’autres m’ont parlé voire m’ont émue, en particulier toute la série de bambous gravés (textes, motifs, dessins…).

Les gravures sur bambous
Les gravures sur bambous

Est-ce que je recommande cette visite ? Oui, surtout si vous avez des enfants, ça les occupera une bonne demi-journée, voire un peu plus, et ils dormiront comme des loirs le soir à force de courir partout !
Si vous êtes sans enfant / allergique à la foule, n’y allez pas en haute saison, on se marche dessus. Je pense que mai/juin ou septembre sont beaucoup plus indiqués.

Si quelqu'un retrouve le nom de cette fleur, il a droit à ma gratitude éternelle
Si quelqu’un retrouve le nom de cette fleur, il a droit à ma gratitude éternelle

Un gros, gros bémol néanmoins : le prix d’entrée. Comptez 9.60€ pour un adulte, 5.40€ pour un enfant de 4 à 11 ans (en gros, à partir de 12 ans, c’est tarif adulte) et 30.40€ pour une famille 2 adultes + 3 enfants. Ce n’est franchement pas donné, mais ça s’explique sans doute par le fait que la bambouseraie est un jardin botanique privé.

La Bambouseraie – 552 rue de Montsauve 30140 Générargues

Visite au mas des Tourelles

Juste à côté de Beaucaire (de triste renommée depuis quelques mois), se trouve une ancienne villa gallo-romaine dont le terroir est toujours exploité par un vigneron, et qui propose une découverte de la vigne et du vin à l’époque romaine. Vous me direz : vu comme ça, ça sent un peu le petit musée poussiéreux dans un coin du bâtiment, avec trois vestiges exhumés du terrain. Sauf que…

Le bois sacré
Le bois sacré

Je pense que le propriétaire des lieux est un passionné car il a non seulement reconstitué un petit bout d’exploitation viticole avec des techniques antiques, mais il a carrément, avec l’aide du CNRS, recréé un pressoir antique d’après une description de Columelle et produit trois cuvées de vins romains. On appelle ça de l’archéologie expérimentale et, franchement, c’est une façon ludique d’appréhender l’histoire.

La visite se fait en trois parties : une promenade dans le jardin et les vignes, une petite exposition autour de la vigne et du vin à l’époque romaine, et enfin un petit film sur les vendanges et la vinifications effectuées tous les ans à l’exploitation.
La promenade sous le soleil, juste à l’ouverture à 10h du matin avait quelque chose de presque féerique : on traverse le bois sacré avant d’arriver aux vignes, plantées sur des pergolas, cultivées à ras de terre, voire accrochées aux oliviers. Petit avantage : on avait le droit de grappiller des grains de raisin (du muscat petit grain) à même la pergola.

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L’exposition est sympathique mais sans plus : des explications sur comment fonctionnait une villa à l’époque (une villa n’est pas qu’un lieu de résidence, c’est aussi et avant tout une exploitation agricole), la production d’amphores, plus quelques ajouts sur la vie quotidienne.
La dernière partie est impressionnante : le pressoir est immense et, surtout, a été reconstruit à l’identique. On y foule le raisin aux pieds, ce que nous explique un petit film (à la narration assez artisanale quoique bien documentée).

Le pressoir
Le pressoir

Enfin, la partie dégustation : à l’époque antique, on mélangeait le vin avec du miel ou des épices, voire avec quelque chose de plus exotique comme de l’eau de mer, du musc, du sucre de fruit (et j’en passe).
Le mas des Tourelles produit trois cuvées : du mulsum, un vin rouge miellé qui ressemble fort à l’hypocras, du turriculae, un vin blanc résiné et légèrement salé, qui peut rappeler le vin du Jura (cette recette est la plus précise, elle est donnée par Columelle – encore lui), et du carenum, un blanc liquoreux aux reflets presque rouges.

Cuvée Turriculae
Cuvée Turriculae

En tout cas, ça se boit très bien à l’apéritif ou en fin de repas.

Mas des Tourelles, route de Saint-Gilles, 30300 Beaucaire

Journal d’une accoucheuse

Journal d'une accoucheuseJusqu’à ce cours de sciences naturelles où il lui a fallu disséquer une grenouille, Mrinalini avait décidé de devenir actrice, mais cette expérience a suscité en elle une tout autre vocation : elle sera médecin et mettra des enfants au monde.
Après des années d’études à Delhi puis en Angleterre, Mrinalini retourne à Madras afin d’y ouvrir une clinique de gynécologie. C’est à travers son récit que le lecteur fait connaissance avec six de ses patientes aux origines, âges et aspirations différents.
Zubeida, qui porte la burqa et regarde Jules et Jim en cachette, est, en effet, bien éloignée de Megha, la mère en souffrance dans une famille patriarcale, ou de Leela, la jeune beauté ultra-protégée. Quant à Pooja, la lycéenne, violée par “le beau capitaine de l’équipe de cricket”, elle n’a rien à voir ni avec Tulsi, l’insatisfaite publicitaire qui vit en union libre, ni avec Anjolie, la performeuse franco-indienne au lourd passé.
Au fil des consultations, Mrinalini s’implique toujours plus dans leur vie, car depuis que l’inconstant Sid l’a abandonnée pour épouser une surfeuse, la jeune femme n’a plus qu’un seul désir : donner des ailes à ses patientes.


J’ai aperçu ce livre en librairie peu après la naissance de la Crevette, attirée par la magnifique photo de couverture, et encore plus par le résumé. Néanmoins, grâce aux deux neurones qui n’étaient pas totalement court-circuités par le baby-blues, j’ai sagement décidé d’attendre avant de l’acheter, me disant que le contenu serait peut-être un peu difficile dans mon état. Du coup, j’ai profité de mes vacances pour m’y atteler avec bonheur.
L’histoire, racontée par le médecin, est poignante, parfois drôle, toujours vraie, émouvante parfois… Sa propre vie croise celle de ses patientes, abordant ainsi tous les aspects de la condition féminine en Inde, des castes inférieures aux plus privilégiées.
J’ai beaucoup aimé ce roman. C’est très bien écrit, on plonge dans le quotidien pas toujours rose, parfois même sordide, de ces Indiennes dont on finit par se sentir proche en dépit de toutes les différences culturelles. On essaie de comprendre pourquoi certaines ne se rebellent pas contre leur condition, avant de découvrir comment elles contournent les interdits et les tabous. Ce livre est en fait une vraie leçon d’espoir, selon moi, une ode aux femmes indiennes et à leur courage, et je le recommande très chaleureusement.

“Journal d’une accoucheuse” est publié aux éditions Actes Sud

Majesthé

Quand nous sommes arrivés dans la maison de famille de l’Anglais quelques jours avant ses parents, j’ai dû fouiller dans les placards pour trouver de quoi boire le matin. Malheureusement, ma récolte fut maigre : un tout petit fond de thé des moines du Palais des thés, un peu de thé vert au jasmin non identifié mais très bon et du thé du hammam (que je n’aime pas). Comme en plus j’aime bien le thé noir au petit déjeuner, j’aime autant vous dire que j’ai été fort dépourvue quand la soif fut venue.

Je me suis donc mise en quête d’une boutique qui me permettrait de remédier à la situation. C’est à Nîmes que j’ai trouvé mon bonheur. Il y a certes une succursale du Palais des thés, mais j’ai préféré découvrir un lieu moins impersonnel, et poussé la porte de Majesthé. J’ai bien fait.

La boutique
La boutique

Première bonne surprise : il y a un salon de thé à l’étage. Celui-ci ferme dans une demi-heure, mais on nous laisse quand même nous installer. Les commandes sont prises de façon intéressante : pas de carte, mais quelques questions pour cerner nos goûts (plutôt du vert, du noir, du blanc ? Floral, fruité, nature…?) avant de nous faire sentir une petite sélection. Après avoir écarté un “coquelicot gourmand” de Dammann, j’ai opté pour un “Earl Grey Deluxe Lady Star”, un nom à rallonge pour un thé qui m’a ravie. Une vraie découverte. L’Anglais, quant à lui, a choisi un thé fumé dont je ne me rappelle bien entendu plus le nom…

Une petite tasse ?
Une petite tasse ?
Un coin cosy...
Un coin cosy…

Nous sirotons nos tasses sans être poussés vers la sortie, ce qui est appréciable (avantage: le salon ferme une demi-heure avant la boutique, cela laisse un peu de temps), profitant de la musique discrète et de la déco qui mêle influences méridionales et asiatiques. Comme nous sommes les seuls clients, on nous offre en plus une cuillère de chocolat à tartiner chacun, selon nos goûts : cerise pour l’Anglais, violette pour moi. Un délice !

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Une fois cette entrée en matière achevée, direction la boutique. Le conseil est attentif et personnalisé, on renifle les contenus des sachets, on nous fait même goûter une infusion froide… Il y a en outre de beaux objets liés au thé : théières, carafes pour thé glacé, boîtes à thé… Un très joli choix et une belle introduction à cet univers.
Je finis par emporter un sachet du fameux Earl Grey Lady Star qui m’a tant plus, ainsi qu’une boîte d’Anastasia de Kusmi (j’étais en service commandé), un ceylan nature et une infusion de fruits à dominante de pêche et d’ananas. Pendant que je règle mes achats, le vendeur me glisse cinq échantillons différents : lapsang souchong, pu-erh, thé noir “Balade en Flandres”, infusion “Promenade en Provence” et… j’ai oublié le dernier. Mais par “échantillon”, il ne faut pas comprendre “infusette individuelle pré-emballée” mais “réplique miniature d’un sachet étiqueté main”.

Majesthé, 1 rue Sainte-Eugénie
30000 Nîmes
Ouvert du mardi au samedi, de 10h30 à 19h (18h30 pour le salon de thé)

Enfin de retour !

A se demander ce que j’ai fait pendant tout ce temps : comme tout le monde, j’ai disparu pour les vacances en août, chose qui ne m’était pas arrivée depuis bien 5 ans. Oui, car moi, madame, je vais à l’encontre des conventions, je pars à l’automne.

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Nous avons passé le temps à lire, siester, nager dans la piscine, manger en terrasse, faire des courses de bouffe (très important), prendre l’apéro, visiter, ne RIEN faire, ramer pour avoir une pauvre connexion 3G au bout du jardin en équilibre sur un pied, ne plus avoir la télé dès le deuxième soir, du coup jouer au tarot jusqu’à pas d’heure en mangeant beaucoup trop de glace dans des bols beaucoup trop grands, coacher la Crevette pour qu’elle s’asseye ou se retourne (on y vient mais c’est pas encore ça)…

Cheers
Cheers

Surtout, on s’est reposés. Je dois un immense coup de chapeau à mes beaux-parents, et en particulier à ma belle-mère, pour avoir géré la Crevette quand je voulais dormir / écrire / bouquiner ou quand on partait se balader en amoureux. Du coup, j’ai lu plein de bouquins, déniché des coins sympas et ça va me faire de quoi vous rédiger des articles pendant un petit bout de temps

Message de service

Holidays reading

Pour cause de vacances sans connexion internet fixe, ce blog risque d’être mis à jour de façon très aléatoire. J’essaierai peut-être de raconter ma vie, mais je risque d’être trop occupée à lire au bord de la piscine.

Fée Nature

Mardi, j’ai retrouvé des collègues d’Editeur Chéri pour déjeuner, et j’y ai embarqué ma soeur pour faire bonne mesure. Trouver un endroit où manger à 4 vers 13h fin juillet, c’est parfois assez compliqué, mais nous avons réussi.
Sur les conseils d’A. dénicheuse de bonnes adresses – et végétarienne – nous avons poussé la porte de Fée Nature, un resto bio-végé-sans gluten (limite certifié ISO 9001).

Jolie déco épurée
Jolie déco épurée
Et sous un autre angle
Et sous un autre angle

(On ne le voit pas sur la photo, mais le sol est couvert d’un beau carrelage multicolore pas trop flashy du plus bel effet.)
Nous avons opté pour le risotto aux légumes (ne me demandez pas ce qu’il y avait dedans je ne saurai pas vous le dire) nappé d’une sauce à la crème de soja, tandis qu’A. optait pour l’assiette Fée Nature : un mélange de céréales, de salade composée, galette de légumes et poêlée. Tout était délicieux et coloré.

Assiette Fée nature
Assiette Fée nature
Le risotto
Le risotto

En grosse gourmande que je suis, j’ai également choisi un dessert, en l’occurrence un cookie maison au chocolat. Je ne sais pas s’il était sans gluten, mais il était très bon.
Dans l’ensemble, j’ai beaucoup aimé cette escale, même si j’en aurais volontiers repris. Les prix sont à la hauteur du concept et du quartier : 9,5€ l’assiette, 11€ la formule plat (risotto + cookie). Alors certes, tout est fait maison et on se régale, mais quand on a des tickets resto à 7€, difficile d’en faire sa cantine tous les jours !

Quoi qu’il en soit, je recommande vivement si vous voulez vous dépayser en vous donnant bonne conscience.

Fée Nature : 40bis rue du Faubourg Poissonnière, Paris 10ème et 69 rue d’Argout, Paris 2ème.

To-do list d’avant les vacances : le bilan

Deux semaines plus tard, que sont devenues mes bonnes résolutions ?

to-do list

  • Aller voir les expositions “Tatoueurs, tatoués” et “Indiens des plaines” au musée du quai Branly (pour la seconde, c’est mal barré, ça finit cette semaine).
    C’est effectivement mort pour “Indiens des plaines”, et nous n’avons pas trouvé le temps pour “Tatoueurs, tatoués”. L’avantage c’est que cette dernière a lieu jusqu’à octobre, on y arrivera peut-être.
  • Essayer mes maillots de bain et devoir sans doute m’en trouver un autre en catastrophe.
    Non seulement je les ai essayés, mais ils me vont encore (la magie du Lycra). Flawless victory !
  • Venir à bout de la paperasse (j’ai reçu un rappel de l’Agessa, j’ai semble-t-il oublié de leur envoyer mon justificatif fiscal et je dois exhumer un justificatif de droits sécu “normale”).
    Incroyable, mais vrai, je me suis (normalement) dépêtrée de tout ce bazar. On verra à notre retour si c’était bien le cas ou si je me suis trompée.
  • Attaquer ma traduction, histoire de me donner du coeur à l’ouvrage, sinon je vais prendre beaucoup trop de retard.
    J’ai réussi à faire le prologue et le premier chapitre, soit une vingtaine de pages. En temps normal, j’en ai pour une journée. Là, il m’en a péniblement fallu trois. Et comme on n’aura pas le net en vacances, ça s’annonce mal pour continuer.
  • Achever le chapitre 10 de mon prochain roman (genre je viens de finir le 7, j’y crois à fond…).
    Ah, ah, ah. Genre. J’ai à peine fini le chapitre 8. Achevez-moi.
  • Réserver l’abonnement à l’Opéra pour l’an prochain. Et réserver des places à l’Opéra-Comique. Adieu mes économies.
    Ratage total. Leen et moi avons prévu de revoir les choses à mon retour. Pour l’instant, j’ai toujours des sous.
  • Trier les affaires de la Crevette, rapport au fait que ça pousse vite, ces bêtes-là
    J’ai tout fait ! Encore un joli carton estampillé “Crevette 3 mois”.
  • Réserver l’initiation à la cérémonie du thé pour Shermane et moi.
    Fait et consommé !
  • Ranger mon bureau (il paraît que, sous le bordel, se trouve un plan de travail… il paraît) et la table basse (avant qu’elle ne s’effondre pour de bon sous le poids des livres).
    Non seulement je n’ai rien fait, mais en plus j’ai reçu une commande de bouquins qui encombrent un peu plus mon bureau.
  • Commander des cartouches d’encre pour l’imprimante : depuis qu’elles sont vides, la machine refuse obstinément de bosser, même pour scanner des documents. Je suis obligée d’envoyer les pièces à l’Anglais sur son adresse pro pour qu’il s’en charge à son boulot. Pratique. Et éthique, aussi.
    Cf. point au-dessus. Encore un ratage.
  • Trouver le livre pour la ronde des poches organisée par Armalite. Je sais qu’on a jusque fin août, mais je sens bien que si je ne m’y mets pas rapidement, ça va être une vraie galère.
    Normalement j’ai trouvé le livre, mais je l’enverrai à mon retour, là j’ai pas le temps.