10 Things I liked this week #84

Ce fut une semaine relativement tranquille, entre le jour férié et la préparation des vacances. Bien sûr, il a fait un temps de chien, j’ai eu l’impression de ne pas avoir assez de temps pour tout boucler, qu’il s’agisse du boulot ou des corvées ménagères, mais au final, c’était plutôt une jolie semaine.

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  • Lundi, nous emmenons la Crevette à Viltain, essentiellement pour cueillir des fleurs (les dernières tulipes et les premiers oeillets) et quelques légumes. Mademoiselle a appris à déterrer des radis.
  • Dans la foulée, l’Anglais s’amuse à réaliser une fausse affiche de propagande pseudo-soviétique avec une photo prise dans la matinée. Grosse crise de rire.
  • Mercredi, la poste m’apporte une belle surprise : mon père m’offre une place pour aller écouter Cecilia Bartoli à l’opéra de Versailles fin mai. En plus, c’est une place avec coupe de champagne offerte.
  • Jeudi soir, nous dînons avec des amis. La soirée se passe agréablement, ponctuée de discussions sérieuses sur le couple et entrecoupée d’éclats de rire.
  • Vendredi : j’en ai fini avec ma trad ! Alléluïa !
  • Pour fêter ça, je propose un verre à l’improviste à Angéla Morelli, qui consent à s’arracher à son manuscrit pendant deux heures pour boire un café en ma compagnie.
  • Le soir, Leen passe à la maison récupérer des livres. J’ai fait une nouvelle adepte…
  • Samedi, je quitte Paris et ses menaces d’orages pour arriver en Crète où il fait un temps radieux.
  • Dimanche, première balade, première rencontre avec la mer, première visite de site archéologique, premier repas face aux vagues.
  • Au fait, c’est les vacances. Je vous l’avais dit ?

Le reste de la semaine risque d’être compliqué à bloguer : le wifi passe très mal dans les chambres, et je ne sais pas si j’aurai le courage de m’installer dans ce qui tient lieu de lobby tous les soirs pour vous raconter nos aventures. Affaire à suivre.

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Cuisinons nos livres #5

Je profite de ce billet pour réunir les recettes des deux dernières semaines. En effet, je n’ai pas été très productive la première semaine – une seule recette nouvelle – mais j’ai mis à profit un de mes cadeaux d’anniversaire : un (gros) livre de cuisine italienne. Monsieur s’est de nouveau joint à moi, vous retrouverez sa réalisation en fin d’article.

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Juste avant notre départ en Normandie, j’ai préparé ce “myrchoco”, fondant au chocolat aux myrtilles, dont j’ai trouvé la recette dans le 180°C n°7. Outre que c’est facile et plutôt rapide à faire (le plus long, c’est la cuisson), le résultat était délicieux. J’ai emporté le gâteau chez Florine, et je suis rentrée avec un plat vide.

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Cette semaine, j’ai testé deux recettes tirées de l’ouvrage Cuisine italienne – 200 recettes, offert par ma mère. D’abord des pâtes aux courgettes, olives et dés de thon. Il fallait théoriquement utiliser des farfalle mais j’ai remplacé par des fusili. C’était à tomber : un peu de préparation (couper le tout en dés et faire revenir avec les épices), mais l’effort, somme toute minime, en vaut la peine.

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Seconde recette : des fraises au vin rouge. Pour un peu c’est trop facile : des fraises, du sucre, du vin rouge, on fait macérer le tout au moins une heure au réfrigérateur, on sert avec un peu de menthe, et hop. A tomber. Du coup, il me restait des fraises, j’en ai refait mercredi soir, et c’était toujours aussi bon.

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Enfin, Monsieur a décidé d’utiliser les citrons verts rapportés de Normandie avant que ceux-ci ne soient plus bons. Sur une suggestion de ma part, il a préparé une essence de citron vert, dont la recette était proposée dans le premier numéro de 180°C (encore eux). il faut faire macérer du jus et des zestes de citron vert dans du rhum avec du sucre, avant de filtrer et d’utiliser, par exemple pour parfumer un grog ou une pâte à gâteau. Nous en avons goûté une gorgée hier soir, et 1/ c’est fort 2/ c’est bon.

La semaine prochaine, pas de recette pour cause de vacances. En attendant, vous pouvez nous suivre sur Instagram grâce aux hashtags #cuisinonsnoslivres et #letscookourbooks.

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Noël en mai

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Comme je l’ai déjà indiqué, j’ai fêté mon anniversaire la semaine dernière, et de fort belle façon. Conformément à la tradition familiale, ce fut aussi l’occasion de recevoir une pluie de cadeaux, et non des moindres… Jugez plutôt :

  • Dîner en amoureux au restaurant japonais.
  • Saut en parachute
  • Plein d’accessoires de cuisine dont je parlais dans ma wishlist il y a quelques semaines.
  • Un nouveau téléphone (gloire!)
  • Last but not least : des vacances en Crète ! Je pars demain, en abandonnant l’Anglais et la Crevette l’un à l’autre (on va rire).

Voilà, je suis en train de faire mes valises. Je vais essayer de préparer quelques articles, mais je ne garantis pas d’être très régulière. Quoi qu’il en soit, vous aurez un compte-rendu d’ici une dizaine de jours.

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Grododo

GrododoAprès une journée bien remplie, César s’apprête à faire un gros dodo. Il pose un verre d’eau sur sa table de nuit, range ses pantoufles sur son tapis, vérifie qu’il n’y a pas de monstre caché sous son lit, serre son doudou fort, très fort contre son cœur, puis s’endort sur ses deux oreilles…


Ce livre a rejoint la bibliothèque de Mademoiselle il y a plus de deux mois, à l’initiative de l’Anglais. J’avoue que les graphismes, en tons sépias assez sombres, ne me convainquaient pas pour un enfant en bas âge. Et force est de reconnaître que je me trompais complètement !
L’histoire de ce lapin que tout le monde semble avoir décidé d’empêcher de dormir est hilarante avec ses onomatopées, ses rencontres improbables et sa routine qui dégénère peu à peu. Les dessins, malgré ces couleurs en apparence sombres, ne sont ni tristes, ni sinistres, et apportent au contraire une note de poésie : on devine un César inventeur et astucieux – quoique fort ronchon quand on le réveille.

La Crevette ne s’y est pas trompée : pendant 6 bonnes semaines, nous avons lu ce livre tous les soirs avant de la coucher ! D’abord très attentive, se cachant parfois les yeux à un moment donné de l’histoire, elle a fini par se l’approprier, imitant les bruits qui réveillent notre héros, décrivant la scène, et hurlant, à l’unisson d’un César désespéré, un tonitruant “Silence !” qui la fait rire à gorge déployée.
La chute, en outre, ne manquera pas de faire rire les adultes. Un ouvrage que je recommande donc volontiers, surtout si vous avez du mal à coucher votre petit bout.

Grododo, Michaël Escoffier et Kris di Giacomo, éditions Frimousse

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Si Nancy m’était conté…

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Il y a quelques semaines, j’ai reçu un paquet de la part de Lucy. Celui-ci contenait, outre des vêtements pour la Crevette, une jolie surprise parfumée pour moi : un sachet de thé. Et pas n’importe lequel : du Si Nancy m’était conté, une création de Betjeman & Barton que j’avais pu sentir dans leur boutique l’an dernier et que je m’étais retenue d’acheter.

Il s’agit d’un thé vert créé en hommage à la boutique de la marque sise à Nancy. Le sencha est aromatisé au coquelicot et à la bergamote, avec des notes de mirabelle et de macaron, deux grandes spécialités lorraines. L’odeur est un peu sucrée sans être écœurante et, une fois infusé, le thé est très agréable. Le goût est subtil et, même si l’amande domine, elle n’écrase pas pour autant le reste.
Même si c’est plutôt un thé à boire au goûter avec une pâtisserie, il m’est arrivé d’en consommer au petit déjeuner avec beaucoup de bonheur. Ceci est sans doute dû à la présence de bergamote, car j’adore l’earl grey et en bois tous les matins ou presque.

Une très jolie découverte, donc.

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Baptême de chute libre

Jeudi soir, pour mon anniversaire, Monsieur m’a emmenée dîner dans un très bon restaurant. Mais il ne s’agissait que – si j’ose dire – de l’apéritif, car il m’a ensuite annoncé la nature de mon “vrai” cadeau : un saut en parachute, programmé pour… le surlendemain !

Même si je n’en parle pas vraiment, j’ai toujours rêvé de sauter en parachute (et à l’élastique, aussi). Contrairement à certaines personnes qui ont le vertige, j’éprouve l’appel du vide et me trouver en haut d’un building, de préférence en extérieur, me grise. Autant dire que l’Anglais avait tapé dans le mille.

vol

Pendant les 36h qui ont précédé, je suis restée d’un calme olympien. Chaque fois qu’on me demandait si j’avais peur, je répondais (avec sincérité) que non, pas du tout. J’ai même dormi comme un bébé la veille.
Nous nous sommes rendus à l’aérodrome de Péronne, dans la Somme, par un matin assez frais et couvert. Passées les diverses formalités – certificat médical, paiement du solde, explications diverses – commence… l’attente. En effet, il faut patienter jusqu’à qu’on nous appelle. Du coup, nous nous sommes repliés à la buvette, d’où nous avons même pu voir les premiers sauteurs décoller… et revenir à terre, nous gratifiant d’un ballet aérien coloré.

affiche

Vient donc mon tour. Pour ceux qui se demandent, on saute en tandem, c’est-à-dire, attaché à un professionnel. On est sanglé dans un harnais des cuisses aux épaules et, une fois que tout est serré, j’aime autant dire qu’on est un peu comme à la parade.
C’est enfin le départ ! On gagne l’avion sur fond de Take my breath away qui va nous emmener tout là-haut, à 4.000m d’altitude : c’est un petit coucou dans lequel on s’entasse littéralement les uns sur les autres. Relégués tout au fond, mon binôme et moi avons le temps de voir chacun s’installer comme il peut (impossible de se tenir debout, l’avion n’est pas prévu pour ça, on est assis par terre). On ferme l’abattant le volet en plexiglas et… en route !

préparation

On monte, on monte… c’est un décollage tout ce qu’il y a de plus normal, je dois même me déboucher les oreilles à deux reprises. Plus on s’élève, plus le paysage est beau, plus j’ai le sourire. On franchit la couche nuageuse et, comme me l’avait promis Alexandre, mon sauteur, la lumière est superbe. J’éprouve une sorte de vertige exalté, et la réalité s’insinue enfin dans ma tête : ça y est, je vais sauter !

dangerL’avion est à l’horizontale, il décélère… Ce sont les tout derniers préparatifs : je suis définitivement reliée à mon binôme, mes lunettes sont plaquées sur mon visage, le voyant passe au vert…
De ma position, je vois tout : les photographes qui sortent avant leur groupe et patientent accrochés à la carlingue, les départs qui s’enchaînent, l’air parfois crispé de certains dont c’est, comme moi, le premier saut… J’ai beau passer en avant-dernière position sur une quinzaine de tandems ou de singletons, je n’ai pas du tout le temps de réfléchir.

Et nous y voici, les pieds dans le vide, le monde 4000m plus bas… J’adopte la position recommandée par Alex, et nous basculons. Ces deux-trois secondes où mon univers s’est littéralement renversé m’ont arraché un cri – de réflexe plus que d’angoisse – puis c’est parti pour 50 secondes de chute vertigineuse à 200km/h. C’est sublime.
Le vent me fouette le visage, mes mains me font mal tellement j’ai froid, et pourtant… c’est une des plus belles expériences de ma vie. Et c’est trop court. Déjà, nous traversons les nuages, la voilure s’ouvre, l’allure ralentit d’un coup.

en vol

Et là, c’est le drame : je continue à regarder en bas, à me régaler du paysage, quand soudain… la nausée ! Punaise, je n’ai pas eu peur, je suis restée calme et limite impassible tout du long (à part l’énorme sourire quand on a commencé à monter) et il faut que j’attrape le mal des transports à quelques secondes de l’arrivée. Car le secret, c’était de regarder l’horizon, chose à laquelle je n’ai pas pensé.
C’est donc très blanche et un peu sonnée que j’atterris, il faut même qu’on m’aide à me tenir debout car j’ai les jambes en coton. Mademoiselle se précipite vers moi dès qu’elle le peut. Moi, j’ai besoin d’un coca pour me remettre de mes émotions.

Apressaut

A l’arrivée : transie, nauséeuse, mais ravie !

Je ne dirait qu’un mot : encore ! La prochaine fois, promis, je regarderai droit devant moi.

PS : si vous vous posez la question, je n’ai pas pris le forfait photo/vidéo (cher parce qu’il implique un sauteur supplémentaire) car je voulais surtout vivre la chose à fond. Tous les clichés qui illustrent cet article sont l’oeuvre de Monsieur, dont je vous conseille d’aller voir le blog.

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10 Things I liked this week #83

Cette semaine fut placée sous le signe de l’épuisement ! Entre le contrecoup du week-end en Normandie et le boulot qu’il faut boucler d’ici vendredi prochain (car je pars en vacances), je n’ai pas franchement eu le temps de souffler… Pourtant, il y a pas mal de choses à en retenir.

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  • Mercredi, mon éditrice, qui a dû avoir vent de ma détresse via les réseaux sociaux, a eu pitié de moi et m’a rajouté deux mois de deadline pour mon prochain roman. Dire que je suis soulagée est un doux euphémisme.
  • Le midi, j’ai déjeuné avec Imihel pour mon anniversaire en avance : une bonne crêpe dans le quartier breton de Paris et une discussion agréable autour des vacances et du boulot.
  • Jeudi, la Crevette et moi avons fait un crochet chez Gni et Leen pour prendre le thé avec eux. Mademoiselle était ravie de voir les “gros chats” et moi de prendre l’air après une journée à bourriner.
  • Le soir, après mon appel à l’aide sur Facebook, E. a eu la gentillesse de venir garder la Crevette pour nous permettre de sortir dîner en amoureux.
  • J’ai mangé un sukiyaki ! Pour la première fois depuis bientôt 3 ans !
  • Vendredi, j’ai enfin pris le temps de discuter avec Isa. Nous nous étions promis un coup de fil d’une demi-heure parce qu’on avait du boulot, on a raccroché difficilement au bout d’1h10. Incorrigibles (mais ça nous a fait du bien).
  • L’après-midi, j’ai reçu une carte et un petit cadeau inattendus de la part d’Elanor ! L’idée du mini-stylo/porte-clé est assez géniale, je trouve.
  • Samedi matin… j’ai sauté en parachute ! Un vieux rêve s’est réalisé. Je vous en reparle très vite (genre demain).
  • Pour mon anniversaire, j’ai été inondée de messages et de petits mots qui m’ont fait très plaisir. J’espère avoir réussi à répondre à tout le monde mais c’est pas forcément sûr.
  • Aujourd’hui, pour conclure la semaine, nous avons fêté nos anniversaires – je dis “nous” car ma soeur et moi avons la même date d’anniv à trois ans d’écart – en famille. Au programme : gueule de bois, champagne, charcuterie italienne qui tabasse, salade de patates légendaire et saint-honoré traditionnel.

Et vous, cette semaine ?

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Un sukiyaki chez Takara

Depuis quelques années, l’Anglais a pour tradition de m’emmener dîner dans un bon restaurant pour mon anniversaire. Il y a deux ans, il avait prévu de m’emmener au Takara mais a dû trouver une solution de rechange en catastrophe (Kei, ne nous plaignons pas !) car ils avaient un problème de dégât des eaux.
Cette année, c’est la bonne, on y est allés  ! Vous me direz : pourquoi tant d’acharnement à vouloir manger dans (encore) un restaurant japonais du quartier de l’Opéra ? Parce que celui-ci, outre d’avoir la réputation d’être le plus ancien établissement de cuisine nippone à Paris, propose… du sukiyaki et du shabu-shabu.

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Quésaco ? Il s’agit dans les deux cas d’une fondue de boeuf (vaguement sur le principe de la fondue bourguignonne). Le sukiyaki fait revenir les différents éléments (légumes, nouilles, tofu) dans un peu de graisse avant de faire mijoter le tout dans un bouillon à base de shôyu, puis d’ajouter les tranches de viande. On mange ensuite chaque élément trempé dans de l’oeuf battu cru. Souvent, c’est le plat japonais préféré des Occidentaux.
Le shabu-shabu, quant à lui, fait cuire les ingrédients dans un bouillon clair (ou de l’eau, je ne sais plus) et ceux-ci sont ensuite accommodés de ponzu, une sauce acide au yuzu. J’avoue, ce n’est pas ce que je préfère, alors j’ai pu me tromper.

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Le restaurant est beau, orné d’estampes et de washi, avec une décoration en bois sombre qui évoque à merveille le Japon traditionnel. C’est bien simple : on se croirait là-bas. Petit bonus : une grosse peluche de Totoro gardait l’une des tables juste derrière nous, c’était plutôt mignon.

Nous avons jeté notre dévolu sur un menu sukiyaki (pour des raisons pratiques, les fondues ne peuvent pas être commandées à moins de deux personnes) car c’était un peu le but de notre visite. Il comprenait deux hors d’oeuvres, une petite assiette de sashimi, le sukiyaki et un dessert.
Les hors d’œuvres étaient bons et en quantités raisonnables. Une salade d’algues hijiki au chikuwa (pâté de poisson), dont j’ai d’habitude horreur mais qui est passé tout seul cette fois-ci ; et un émietté de soja avec des petits légumes. Les sashimi (poulpe, saumon, thon rouge, maquereau) étaient frais et fondants. A la rigueur, le thon était moins intéressant que le reste, mais c’était délicieux.

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La fondue était à tomber par terre. La simple odeur des légumes qui mijotaient nous a renvoyés au Japon et à notre précédent repas de sukiyaki, à Hiroshima, il y a bientôt trois ans. Tout était goûteux, beau et bon. La jeune femme qui nous a servis maniait ses baguettes avec une élégance et un doigté que j’ai rarement vus, même sur place.
Le plat nous a été servi en quatre ou cinq fois, le personnel venant régulièrement remettre des ingrédients à cuire et nous préparer nos bols. Un délice pour les yeux et pour les papilles ! C’était fort copieux et, si le dessert n’avait pas été inclus dans le menu, jamais nous n’en aurions commandé.

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Monsieur a choisi une crème brûlée au thé vert, très bonne mais un peu trop sucrée à mon goût après ce repas, tandis que j’ai opté pour un daifuku de saison. Le daifuku, c’est de la pâte de haricots rouges enveloppée dans un mochi (une espèce de pâte préparée à base de riz gluant : ça colle aux dents mais c’est super bon). Le goût de saison était, je pense, à l’aojisô (shisô vert) et le parfum était à la fois subtil, piquant et rafraîchissant, idéal en fin de repas.

photo 3 (30)Un mot encore des boissons : nous avons arrosé le dîner d’un très bon saké, et la carte du restaurant est bien fournie, que ce soit au verre ou à la bouteille (on peut même commander un peu de saké chaud). Il est également possible de commander du thé, et pas seulement du thé vert sencha ou du thé au jasmin : j’ai jeté mon dévolu sur un hôjicha, mais il y avait aussi du genmaicha.
Enfin, si vous n’êtes pas branchés viande, il est tout à fait possible de commander des sushi ou sashimi, des hors d’oeuvres, de la tempura, des nouilles…

Voilà. Comme vous vous en doutez, non seulement j’ai passé une délicieuse soirée à tous les égards, mais en plus je recommande chaleureusement l’adresse. Attention, ce n’est pas hors de prix, mais ça vous coûtera plus cher qu’un menu râmen et gyôza à quelques rues de là.

Takara, 14 rue Molière, 75001 Paris

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Dragon’s Loyalty Award

Je ne sais plus si je n’avais pas déjà répondu à un tag de ce genre, mais le fait est que Lucy m’a proposé de le reprendre. Et vu que j’ai les neurones à plat ces temps-ci, je la remercie de m’aider à remplir ce blog.
Normalement, il faut faire tout un tas de trucs (poster l’atroce logo, taguer d’autres blogs…) mais je n’ai pas envie de m’y coller, alors je me contenterai de vous raconter sept petites choses sur moi.

  • Je chante comme une casserole alors que, a priori, j’ai l’oreille musicale (au solfège, la dictée de notes était toujours l’épreuve la plus simple).
  • Je sais remuer les oreilles. Encore un talent de société totalement ignoré et inutile.
  • J’ai une playlist de la honte (très) conséquente.
  • Si je ne regarde pas une série en entier d’un seul coup, je n’irai sans doute jamais au bout, ça me gonfle (exemples au hasard : Heroes, Game of Thrones, Warehouse 13…).
  • La folie autour de Harry Potter m’a toujours laissée pantoise : j’ai lu les romans avec plaisir (encore que j’ai eu envie de baffer Harry pendant tout le tome 5 et je n’ai jamais fini le 7 – j’ai lu le résumé sur Wikipédia) et vu la plupart des films, mais j’ai sans doute découvert cet univers trop tard pour que ça me fasse plus d’effet que ça.
  • Quand je procrastine, je fais le ménage, comme ça j’ai quand même l’impression de travailler.
  • Je suis incapable de garder mon vernis à ongles impeccable plus de 24h (12h généralement).

Allez, je passe la main à qui ça intéresse !

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Parler, se taire

Disons-le tout net : j’aime parler. J’aime papoter, discuter, échanger, converser, râler (encore plus sur les réseaux sociaux que dans la vraie vie), m’épancher, bavasser… J’apprécie la conversation comme un des plaisirs de la vie, un de ces moments où l’on communique avec l’autre, où l’on tente de percevoir ce qu’il dit et ne dit pas.
Il y a des personnes avec qui je pourrais parler des heures tout en ayant le sentiment de n’avoir pas évoqué le quart de la moitié du début de ce que je veux dire. Il y a des sujet sur lesquels je peux être intarissable.

Pourtant, il arrive souvent que je me taise. Chez moi, le silence est un mécanisme de protection. Parce que j’ai peur de trop en dire, en révéler sur moi. Parce que je suis en colère et que j’ai peur de l’exprimer – j’ai horreur du conflit, des voix qui s’élèvent, du ton qui monte. Parce que je sais que je sais que mon opinion diffère et que je n’ai pas envie de me justifier ou de m’expliquer. Je suis la majorité silencieuse, souvent. Et je me tais parce que je n’éprouve pas forcément le besoin de faire changer d’avis mon interlocuteur (et aussi parce que c’est souvent mort d’avance).
Parfois, aussi, je me tais parce qu’on ne m’interroge pas, tout simplement. Ainsi, j’adore parler de la Crevette, mais je conçois tout à fait que ça n’intéresse pas tous mes interlocuteurs (alors que c’est le plus beau bébé du monde, et tout, et tout), donc je me force au silence. De même, j’ai souvent envie de parler de mon travail, mais je pars du principe que si le sujet ne “tombe” pas dans la conversation, c’est que ce n’est pas le moment ni le lieu de l’aborder.

Vous me direz que, pour quelqu’un qui s’exprime beaucoup, notamment à l’écrit, c’est paradoxal. Oui et non. Se taire peut aussi être un moyen de se mettre en retrait, de passer de la position d’acteur à celle d’observateur. Ce qui est quand même bien pratique ensuite pour insuffler un peu de vérité à mes mots.

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