Fleurs de courgette farcies à la gardoise

J’adore les fleurs de courgette. D’une manière générale, j’adore les fleurs en cuisine (rose, violette, souci…), mais il n’est pas toujours facile de les accommoder en salé. En outre, trouver des fleurs de courgette en région parisienne, c’est parfois toute une histoire. Alors quand j’en ai découvert par hasard chez le primeur de notre lieu de vacances (dans le Gard, donc), j’ai décidé de les préparer avec des produits locaux.

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Pour 6 fleurs de courgette (oui, il y en a 7 sur la photo)
Un pélardon (fromage de chèvre local) frais
Des tomates séchées (entières – ça fait plus de boulot – ou en purée)
Herbes de Provence
Huile d’olive
Sel, poivre

Dans un bol, préparer une farce à base de tomates séchées écrasées/coupées en petits morceaux et de pélardon. Assaisonner selon votre goût avec des herbes de Provence, du sel et du poivre.
Farcir les fleurs avec une petite cuillère, ou du bout des doigts, en veillant à ne pas les déchirer.
Faire chauffer de l’huile dans une grande poêle, puis faire dorer les fleurs 2-3 minutes de chaque côté.
Égoutter sur du papier absorbant et servir immédiatement.

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10 Things I liked this week #93

Ce fut une semaine riche, marquée par le début de nos vacances. Entre les sorties, les visites et les après-midi farniente, nous avons été très occupés. Sans plus attendre, voici un petit récapitulatif des meilleurs moments.

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  • Lundi, nous sommes partis pour 650km de voiture à trois. Grâce à une logistique certaine, nous parvenons à effectuer la distance, malgré une Crevette qui n’aime pas ce mode de transport et un Anglais qui déteste s’arrêter. Arrivée à destination en fin d’après-midi sans drame, vive nous.
  • Mardi, Isa, son chéri et ses enfants nous rejoignent pour la journée. On profite de la terrasse ombragée et du panorama sur la campagne, de la piscine et du vin local. Une excellente journée en excellente compagnie.
  • Mercredi, nous renouons avec les traditions : à nous le marché d’Uzès, les fraises à tomber du petit producteur (il faut arriver tôt), le filet-mignon fumé et le pélardon à la lavande.
  • Jeudi, en route pour les Cévennes ! Nous choisissons de faire découvrir à la Crevette le petit train à vapeur qui relie Anduze à Saint-Jean-du-Gard. Le trajet est agréable et le paysage superbe, je vous en reparle bientôt.
  • Vendredi, il a plu toute la nuit et l’orage continue de gronder une bonne partie de la matinée. Après une tentative avortée de faire quelques courses, nous nous replions à la maison pour manger des glaces.
  • L’après-midi, le temps se dégage et nous permet de faire une longue balade (4km, quand même) pour acheter du pain, traîner au toboggan et cueillir des fleurs.
  • Dimanche, alors que mes beaux-parents nous ont annoncé qu’ils auront 24h de retard, nous organisons un déjeuner à l’improviste chez Isa.
  • En plus, j’ai reçu mon cadeau d’anniversaire !
  • Après pas mal d’atermoiements, Mademoiselle ose enfin décramponner un peu dans la piscine pour apprendre à flotter et à faire le “petit train”.
  • Toute la semaine, le ciel a été magnifique, nous offrant des couleurs incroyables et des panoramas à perte de vue.

Et vous, cette semaine ?

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Musée d’art et d’histoire du Judaïsme

Jeudi dernier, nous avions prévu de zoner dans le canapé en regardant d’un oeil morne les programmes du 14 juillet (en mode “parents qui n’ont pas d’enfant à gérer et qui en profitent à fond). C’était sans compter Free et sa gigantesque panne sur le sud-ouest parisien qui nous a privés d’internet et de télé pendant… 17 heures. Autant dire qu’on risquait fort de mourir d’ennui à petit feu.
Or, Monsieur s’est souvenu qu’il voulait visiter l’exposition dédiée à Lore Kruger (“Une photographe en exil”) qui se tenait au musée d’art et d’histoire du Judaïsme. Après une rapide vérification (heureusement, il restait la 3G), nous voilà partis.

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Le musée est installé dans l’ancien hôtel Saint-Aignan, au cœur du Marais, dans un bâtiment absolument somptueux. Celui-ci, bâti au 17ème siècle, fut “découpé” à la fin du 20ème siècle et accueillit de nombreuses familles juives réfugiées d’Europe de l’Est pendant l’entre-deux-guerres. La restauration est superbe, tout est impeccable (et le grand ciel bleu ne gâchait rien).

Les collections permanentes présentent, au premier étage, le peuplement juif en France et en Europe du moyen-âge au 20ème siècle. C’est sans doute l’endroit que j’ai préféré : grâce à quelques vestiges d’une grande rareté (dont une menorah du 14ème siècle), on peut avoir un aperçu de la vie des Juifs, à la fois au ban de la société et au cœur de la cité. Les panneaux expliquent de façon succincte et claire les différents mouvements migratoires liés aux expulsions et aux persécutions (où l’on apprend entre autres que la France fut le seul pays à se soumettre au décret pontifical appelant à expulser les Juifs – merci Saint Louis).
A mesure qu’on avance dans le temps, des œuvres plus “tangibles” (livres imprimés, bijoux, gravures…) viennent illustrer la vie juive et la réflexion que celle-ci suscite au sein même de la communauté tout au long de l’époque moderne.

Fragments de stèles funéraires juives (où l'on découvre que l'assimilation est un concept ancien, vu que certain-e-s portaient des noms très français, comme Belle)

Fragments de stèles funéraires juives (où l’on découvre que l’assimilation est un concept ancien, vu que certain-e-s portaient des noms très français, comme Belle)

Le second étage, consacré aux traditions juives, m’a moins intéressée. C’est très fouillé, mais je commençais à en avoir plein les pieds et le folklore au sens large n’a jamais trop été ma tasse de thé. Néanmoins, les pièces présentées sont superbes – j’ai notamment beaucoup apprécié les costumes traditionnels du 19ème siècle et la série de photographies d’une famille de notables parisiens.

Edouard Moyse (1827-1908)

Edouard Moyse (1827-1908)

Enfin, les expositions temporaires (deux pour le prix d’une !). D’abord celle sur Edouard Moyse (jusqu’au 15 août), peintre de la seconde moitié du vingtième siècle, présenté comme un “peintre israélite” (ainsi qu’on les décrivait à l’époque). Grâce à quelques oeuvres majeures et à des esquisses, croquis, pastels… on entre dans l’univers de cet artiste qui a eu à coeur de représenter la vie religieuse et privée de ses coreligionnaires. Par ailleurs, le peintre exploite la veine orientaliste, très en vogue à l’époque, d’une façon toute personnelle, en représentant des Juifs d’Afrique du Nord, par exemple avec une scène dans la yeshiva ou dans des synagogues locales.
C’est aussi un artiste engagé qui voulait mettre en lumière l’histoire de son peuple en France, comme en témoigne son tableau sur la convocation du Sanhédrin par Napoléon, que l’on peut assimiler à de la peinture d’histoire, mais aussi dénoncer les persécutions, en déplaçant la critique sur une autre époque (en particulier le moyen-âge).

Lore Krüger par son professeur, Florence Henri

Lore Krüger par son professeur, Florence Henri

Seconde exposition, dédiée à Lore Krüger, traductrice allemande de romans anglo-saxons, mais aussi photographe pendant une dizaine d’années, de son arrivée à Paris, chassée par l’arrivée d’Hitler au pouvoir, à son retour à Berlin-Est après la guerre (son mari et elle étaient communistes, la destination était choisie).
Peu de tirages demeurent de son oeuvre, redécouverte à la fin de sa vie par deux étudiantes allemandes. Pourtant, l’artiste a vécu tous les soubresauts de la seconde guerre mondiale, d’abord en France, où elle fut internée plusieurs mois, puis à Majorque, où vivaient ses parents et où elle assista au massacre de résistants par les forces franquistes, et enfin aux Etats-Unis où elle contribua par ses portraits à la revue The German American, qui visait à montrer un autre visage de l’Allemagne aux Américains.
Son oeuvre, malheureusement brève, est intéressante à la fois comme témoignage de choses vues (elle a réalisé quelques reportages photographiques) mais aussi comme engagement politique, visant à dénoncer le nazisme et le franquisme. Certains clichés ont beaucoup résonné en moi, tandis que ses explorations artistiques, notamment avec les photogrammes, m’ont laissée un peu plus froide.

Quoi qu’il en soit, ce fut une visite très enrichissante, et je pense que nous retournerons volontiers au mahJ à l’occasion d’autres expositions ou pour approfondir la partie historique.

Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, 71 rue du Temple, 75003 Paris (fermé le samedi)

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La musique en costumes – Ré

Allez, je profite de la route du sud pour vous poster un nouvel article de la Musique en costume – c’est rapide et ça ne nécessite pas trop d’explications. Après Don Giovanni, j’ai donc décidé de vous présenter un personnage de mon opéra préféré : la Reine de la Nuit, soit la grande méchante ultime de La flûte enchantée (Die Zauberflöte). C’est un personnage absolument noir, qui s’exprime peu mais dont l’ombre plane sur toute l’histoire.
C’est également un personnage extrêmement connu car ses deux arias sont parmi les plus dures du répertoire, montant si haut dans les aigus que très peu de chanteuses peuvent l’interpréter et, surtout, que certaines notes ne paraissent plus humaines. Moi, ça me donne toujours des frissons…

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Avoir l’air digne quand on prend la pose à 2 mètres du parking…

 

"Si tu ne tues pas ton père, plus jamais je ne te considérerai comme ma fille" Sympa.

“Si tu ne tues pas ton père, plus jamais je ne te considérerai comme ma fille” Sympa.

Alors, vous en pensez quoi ? L’avantage de faire de la reconstitution, c’est que j’ai pu mélanger une robe saxonne et une dague 15ème et hop, ça fait une tenue un peu fantasmagorique.
Je vous laisse avec l’extrait qui va bien.

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10 Things I liked this week #92

Ce fut une semaine avec des hauts et des bas. Le drame de Nice m’a profondément secouée, en grande partie par identification, et le début de la semaine a été marqué par les allers-retours à l’hôpital pour faire soigner la Crevette (qui va mieux, hein). Mais je veux m’accrocher aux bons moments, parce que sinon je vais plonger.

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  • Mardi, la Crevette est officiellement sur le chemin de la guérison et échappe à sa troisième perfusion d’antibiotiques. Pour fêter ça, nous nous offrons pleiiin de pâtisseries (ma belle-mère et moi avons eu la même idée chacune de son côté).
  • La présence de ma belle-mère m’a permis de (beaucoup) mieux gérer le début de semaine à la maison, même si j’ai accumulé un retard de travail démentiel.
  • Mercredi, je déjeune avec S., alias la Couturière, pour préparer un projet de costume. J’ai hâte !
  • C’est aussi le début d’une mini-semaine en amoureux ! Pour fêter ça, nous allons boire un coup dans un bar à vin près de la maison.
  • Jeudi, pas d’Internet ni de télé de toute la journée. Adieu, perspective de glande devant le Tour de France. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, nous partons en virée dans Paris.
  • On en profite pour visiter le Musée d’art et d’histoire du judaïsme, où je n’avais jamais mis les pieds.
  • Vendredi, nous sortons dîner pour… célébrer notre anniversaire de mariage dans un resto très sympa dont je reparlerai.
  • Samedi, on ne fait rien. D’après mon téléphone, j’ai parcouru moins de 100 mètres dans la journée, soit à peu près la distance chambre-canapé et canapé-cuisine puisqu’il a bien fallu manger.
  • Dimanche soir, on retrouve Mademoiselle, et on profite de la terrasse pour faire des bulles, siroter un verre de vin et grignoter des bretzels.
  • C’est le début des vacances – enfin, pas tout à fait pour moi, vu le retard de travail et le fait que je vais être en TAD tout juillet. Mais au moins je pourrai piquer une tête pour me changer les idées.
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Et verser des larmes, encore

Pour moi, comme pour sans doute beaucoup d’enfants, le 14 juillet a toujours marqué le “vrai” début des vacances. C’est le soir où on va voir les feux d’artifice, on peut se coucher tard, on a peut-être droit à une glace… Il fait chaud, le ciel est dégagé, on est au spectacle, et la vie est douce.

Hier, pendant que j’admirais le feu d’artifice de Paris depuis le quai de ma gare de banlieue, je me suis dit que ce serait sympa d’emmener la Crevette voir ça d’ici un an ou deux… Et puis le retour à la maison, la nouvelle qui tombe, qui assomme. Encore. Et dans des circonstances pareilles, la première chose qui m’est venue à l’esprit, c’est : il y aura des enfants parmi les victimes.
Comment faire pour supporter l’angoisse quand on se dit que ça pourrait être le sien, qu’on aurait pu se trouver là ? Cette photo d’une poupée gisant sur l’asphalte à côté d’une poussette me hantera toute ma vie, je pense : cela aurait pu être la poupée de ma fille, cela aurait pu être sa poussette, ç’aurait pu être elle. Comment élever nos enfants, envisager de fonder une famille dans un contexte aussi ahurissant ? J’ai envie d’y croire, d’entretenir l’espoir, la foi en l’être humain, et puis je vois des horreurs pareilles…

Je n’ai pas la réponse à ces questions. Je ne peux que me blinder un tout petit peu, couper au maximum la télé et Internet pour éviter les nouvelles anxiogènes, les images épouvantables, les commentaires à vomir des uns et des autres. Je ne peux qu’essayer, avec l’Anglais, d’élever notre fille dans des idéaux de tolérance et d’ouverture d’esprit. Mais parfois, la tâche semble immense, et le vide sous nos pas d’une profondeur insondable.

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La musique en costume – Do

J’arrive un peu tard, car Emmanuelle a lancé l’idée il y a déjà quinze jours, mais je rattrape le train en marche. Comme l’été dernier, nous avons décidé de nous amuser un peu avec le contenu de nos armoires – les esprits perspicaces n’auront pas manqué de remarquer que j’ai définitivement calé à la lettre R, j’en suis navrée, je vais essayer de reprendre mais je ne suis pas certaine de m’en sortir.

Bref, débutons par la première note de la gamme, le Do. Comme je suis joueuse, j’ai décidé de m’imposer une contrainte supplémentaire et de piocher mes idées… dans le répertoire de l’opéra. Si. Du coup, je vous propose “Don Giovanni”, et je vous propose un extrait à la fin de cet article.
Bon, à contre-jour devant un ciel pareil, je ressemble plutôt à Casanova, mais l’idée est là. Qu’est-ce que vous en pensez ?

Karl Lagerfeld, sors de ce corps

Karl Lagerfeld, sors de ce corps

Je précise que la fenêtre donne sur la rue et qu'il faisait encore assez jour pour qu'on me distingue très bien...

Je précise que la fenêtre donne sur la rue et qu’il faisait encore assez jour pour qu’on me distingue très bien…

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Kosyuen

Ce midi, je retrouvais une amie pour déjeuner non loin du Louvre. Vu qu’elle travaille dans le quartier, elle m’a proposé de tester un nouvel endroit, qui propose de la cuisine japonaise, en particulier des onigiri. Ni une, ni deux, je dis oui (tu me proposes de manger japonais, je dis rarement non, sauf si c’est des sushis industriels – et encore).
Or en arrivant devant les lieux, je me suis rendu compte qu’il s’agissait du Kosyuen, dont Shermane s’était déjà fait l’écho et que j’avais très envie de tester.

L’endroit est tout en longueur, assez étroit. Il propose quelques tables de deux ou quatre au rez-de-chaussée, et dispose semble-t-il d’une salle au sous-sol. La carte est simple ; à emporter : des bentôs, des onigiris ; sur place : un menu onigiri ou ochazuke (le menu temaki à faire soi-même est en cours d’élaboration).
J’ai choisi un ochazuke au saumon – mélange de riz, d’algues, de poisson arrosé de thé chaud – tandis que mon amie a commandé deux onigiris, l’une aux algues, l’autre aux courgettes et miso blanc. Le menu comporte en outre un morceau de tofu au sésame, quelques légumes marinés et un dessert.

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Le plat était délicieux, bien salé, avec le goût réconfortant que l’on pourrait attendre de cette recette (normalement, ça se sert en fin de soirée ou quand on est malade). Les accompagnements sont bons – il faut vraiment aimer le sésame, sans quoi le tofu ne passe pas – les légumes bien croquants.
En dessert, on nous a apporté une petite mousse de fromage blanc agrémentée d’un coulis de yuzu maison, ainsi qu’un mini cake au matcha. Je ne suis pas fan des agrumes, surtout en version sucrée, mais heureusement le fromage blanc était léger et frais et équilibrait bien la préparation. Quant au gâteau, je n’en ai fait que deux bouchées.

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Pour arroser le tout, j’avais commandé un genmaicha (thé vert au riz grillé), qui était très bon, parfumé comme il se doit. Kosyuen est, me semble-t-il, une marque de thé japonaise, et je pense que la boutique propose ses propres thés. Toujours est-il que c’était très bon. La formule est à 12€ ce qui, dans le quartier, est remarquablement bon marché. En outre, on sort rassasié sans avoir l’impression de s’être goinfré.

Kosyuen fait aussi salon de thé, il faudra donc que j’y retourne goûter d’autres gâteaux et boissons.

Kosyuen, 258 rue Saint-Honoré, Paris

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Défi listes : mes envies

J’emboîte le pas à plusieurs blogueuses pour suivre Zenopia dans sa quête de l’harmonie intérieure. Si les précédents défis m’ont amusée, celui-ci m’a tout de suite parlé. En cette période de fin d’année / rush intense, quoi de mieux pour se regonfler le moral que de détailler tout ce qui nous fait envie ? Allez, je me lance.

  • Etre publiée aux Etats-Unis.  A moi la gloire.
  • Participer aux journées Grand Siècle à Vaux-le-Vicomte. Idéalement dans une tenue qui m’appartient (pas que j’aurai faite, je reste réaliste).
  • Apprendre la danse baroque (j’ai mal aux mollets rien que d’y penser).
  • Réaménager convenablement mon intérieur : dégager le foutoir bordel fouillis qui s’entasse dans les coins, trier, jeter, ranger, m’offrir un nouveau canapé (depuis le temps que j’en parle !) et de jolis éléments de décoration.
  • Prendre de vraies vacances. Des vacances où je n’ai rien à écrire / traduire / corriger. Ca ne m’est pas arrivé depuis notre lune de miel. (Allez, j’avoue, j’ai pas foutu grand-chose pendant mon séjour en Crète.)
  • Lutter contre ma technophobie, par exemple en apprenant à me servir de wordpress (c’est mon beau-frère qui a tout fait), en n’ayant plus peur de mettre à jour mon iPhone (si), voire en apprenant quelques trucs basiques en code (gros objectif dont on reparlera dans quelques années).
  • Passer une journée entière à lire, bien installée dans mon canapé.
  • Faire de la plongée sous-marine.
  • Repartir au Japon. Encore et encore.
  • Monter d’un cran en cuisine : réaliser de meilleurs dressages, maîtriser la pâtisserie, ne plus avoir peur de faire des trucs qui me paraissent insensés.
  • Assister à un concert de Michael Jackson. Je n’ai jamais osé dire à mes parents que j’étais super fan et que je voulais le voir à Bercy au moment du “Dangerous Tour”. (Comment ça, ça va être compliqué ? Oh, ça va, hein.)
  • Prendre l’Orient-Express jusqu’à Venise et assister au Carnaval.
  • Lâcher prise. Accepter que tout ne va pas comme je veux / j’aimerais / j’ai décidé.
  • Reprendre mes études. Diverses pistes à étudier.
  • Me réconcilier avec mon corps.
  • Faire des voyages, en amoureux et en famille. Découvrir, faire découvrir, apprendre.
  • Plein de nouvelles robes. Histo ou pas.
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Et puis après

Et puis aprèsCe matin-là, Yasuo, directeur syndical des pêcheurs du village, perçoit immédiatement l’inhabituelle violence des premières secousses. Tout près de lui sur la plage, les hommes penchés sur leurs filets sont inquiets. Et quand brusquement la mer semble reculer à l’extrême, quand Yasuo n’écoutant que son intuition se met à hurler, tous obéissent, le suivent, s’échinent à pousser leur navire sur le sable ; puis, comme lui, s’élancent, passent la vague encore accessible et atteignent ainsi l’au-delà du tsunami.
À près de dix kilomètres au large, Yasuo coupe le moteur, jette l’ancre et se retourne. Le paysage qui s’offre à lui est effrayant. À l’endroit où s’étendait la plage se dresse maintenant un mur noir et luisant.


J’avais repéré ce livre à plusieurs reprises et, sur un coup de tête, me le suis offert cette semaine. C’est un très court récit (moins d’une centaine de pages) qui suit le cheminement de Yasuo, patron pêcheur respecté, depuis le tsunami jusqu’à son retour à une vie “normale”.
J’ai beaucoup aimé l’écriture, fine et évocatrice, qui permet de plonger dans la psyché de cet homme ordinaire frappé par une catastrophe invraisemblable, quasi indescriptible. L’histoire se lit très vite ; il n’y a pas de chapitre, on change simplement de temps narratif de temps à autre. Le portrait à petites touches de ce personnage qui se révèle peu à peu donne envie d’en savoir plus, les pages se tournent toutes seules.

Néanmoins, je suis restée un peu sur ma faim : même si le récit s’achève de façon “satisfaisante”, j’ai un léger goût de trop peu. J’aurais aimé en savoir davantage sur les motivations et les ressorts intérieurs de Yasuo, et notamment ce qui le pousse brusquement à rebondir.

Quoi qu’il en soit, si la question du tsunami de 2011 et de ses conséquences humaines et psychiques vous intéresse, je vous recommande cette lecture, car elle apporte un éclairage sur la façon dont les survivants ont vécu cette période transitoire. Soulignons au passage que l’auteur sait de quoi elle parle, puisqu’elle s’est rendue sur place au moment de la catastrophe en tant que volontaire, mais qui nous livre aussi des observations et faits en tant que journaliste.

Et puis après, Actes Sud

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