Prendre de la hauteur : un déjeuner à la CN Tower

La CN Tower qui domine Toronto est une institution locale. D’un point de vue architectural, on sent bien les années 60, l’endroit rappelle la Space Needle de Seattle, en beaucoup plus haut : elle culmine à plus de 550 mètres de hauteur. La plateforme située aux deux tiers environ de l’édifice accueille un espace d’observation, un plafond transparent (sensations fortes assurées), et un restaurant tournant. C’est dans ce dernier lieu que mon père m’a emmenée déjeuner.

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Coup de chance, il faisait un temps radieux, et nous avons pu nous régaler de la vue grandiose sur Toronto et ses environs. Le temps était parfaitement dégagé, le restaurant tourne lentement, on a tout le temps d’en profiter et de jouer à reconnaître les différents quartiers ou bâtiments emblématiques de la ville.

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Le menu déjeuner est à “prix fixe”. Les plats proposés sont une bonne version de cuisine “fusion” élaborés avec des produits canadiens (champignons, saumon, maïs…). Pour ma part, j’ai pu déguster un gaspacho à base de tomate jaune et de maïs doux à la fois doux et rafraîchissant (et aussi un cœur coulant au chocolat mais chut).

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Alors que j’avais peur de tomber sur un truc très touristique faisant payer très cher la nourriture pour jouir de la vue, j’ai été agréablement surprise : outre les inévitables voyageurs, nous avons relevé la présence de plusieurs familles visiblement du coin. Le repas était bon, les cocktails et le vin aussi, le service efficace “à l’américaine” sans être obséquieux ou pressant.
A noter que la réservation au restaurant permet de zapper la file d’attente au pied de la tour, et offre également l’accès à la promenade circulaire et au plancher de verre. Si vous visitez la ville, je vous recommande l’endroit – mais vérifiez la météo : les jours de mauvais temps, le brouillard empêche de voir quoi que ce soit.

Vous n'avez pas le vertige ?

Vous n’avez pas le vertige ?

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10 Things I liked this week #102

Ce fut une semaine haute en couleurs, marquée par de (très) bons moments et des accès de poisse désormais caractéristiques. Je pourrais me vexer et croire que l’Univers m’en veut, mais je vais essayer de me convaincre que c’est surtout un gros truc qui m’emm*rde et m’empêche de prendre les petits inconvénients avec légèreté et/ou détachement. Quoi qu’il en soit, il y avait beaucoup de choses à sauver cette semaine.

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  • J’ai reçu un faire-part de mariage pour cet automne. Je suis joie (et un peu en panique rapport au fait que je n’ai ni tenue, ni moyen de transport, ni logement à l’heure où je vous parle).
  • Arte a diffusé une très jolie version de “La flûte enchantée” (encore disponible sur Arte+7), que j’ai regardée en boulottant du très bon chocolat noir.
  • Jeudi, j’ai retrouvé Emily Blaine et Angéla Morelli pour notre déjeuner-pinard. Après m’être fait traiter de tous les noms parce que j’ai arrêté d’écrire, on a parlé ERDF et gynécologie. Nos vies sont tellement glam.
  • Le soir, nous avons retrouvé des amis pour notre dîner mensuel, en accueillant deux nouveaux venus. Ambiance chaleureuse, blagues et bon vin étaient au programme.
  • Vendredi, je retrouve Shermane après ma séance sur le divan, pour un goûter chez l’Autre Thé, décidément une adresse pratique et agréable. On papote, j’offre son cadeau d’anniversaire à Shermane et en reçois un orné d’un paon (j’aime les paons).
  • Nouveau dîner en ville, cette fois-ci chez la sœur et le beau-frère de Ioionette, accompagnés de celle-ci et SonMari. Il est question de préparer leur voyage au Japon mais, à un moment donné, le whisky et la fatigue aidant, la conversation tourne en débat sociologique (j’ai décroché et suis allée cuver dans le canapé).
  • Tout le week-end, l’Anglais et moi avons trié, empaqueté, jeté des tonnes d’affaires – en particulier des livres – pour préparer la future désinsectisation. Ce n’est pas fini (hélas), mais on a bien avancé.
  • Pour nous aider, mes beaux-parents ont gardé la Crevette tout le week-end et nous ont offert les sushis ce soir.
  • Samedi, pour me récompenser de tant d’efforts, pendant que Monsieur faisait une partie de jdr, je suis allée voir le dernier Star Trek au cinéma.
  • Pour conclure, l’excellente nouvelle de la semaine : après consultation chez l’orthopédiste, Mademoiselle a officiellement une hanche “parfaite”. Prochain rendez-vous dans un an !

 

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Privé de dessert

Pour notre anniversaire de mariage, Monsieur et moi avions décidé de nous offrir une soirée au restaurant en amoureux. Comme ce n’est pas tous les jours que cela arrive et que nous voulions renouveler un peu nos habitudes, j’ai proposé de tester le Privé de dessert. J’avais entendu parler de ce restaurant, spécialisé dans les trompe-l’œil, sur Instagram. Le principe est simple : proposer des plats salés dressés comme des plats sucrés et vice versa. Une réservation en ligne plus tard, et nous avions notre table pour une belle soirée de juillet.

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La salle est jolie et plutôt lumineuse malgré l’étroitesse de la rue, en revanche, on est assez proches les uns des autres. Le service est efficace et souriant, les tables réservées à votre seul prénom, l’ambiance est gentiment régressive.
En entrée, j’ai opté pour un millefeuille, soit un tartare de daurade, et Monsieur pour un Paris-Brest, à base de haddock et de crème de lentilles. Le tartare était frais et la fine pâte feuilletée apportait du croquant, tandis que le Paris-Brest était très bon.

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Nous avons enchaîné avec un Saint-Honoré pour moi (dans la vraie vie, c’est un de mes desserts préférés, là il s’agissait d’une réinterprétation du burger) accompagné d’un cornet de churros, et un baba au rhum (fish cake aux gambas) pour l’Anglais. Là encore, même si c’était bon, j’ai trouvé le plat de Monsieur un peu plus inventif et goûtu (mais je n’ai pas de photo). En revanche, les churros-frites sont une excellente idée.

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Pour conclure, nous avons jeté notre dévolu sur le même dessert : le fish and chips, soit de l’ananas rôti accompagné de mangue fraîche et d’une sauce “tartare” à la menthe. C’est le plat pour lequel j’ai eu un coup de cœur, car il était frais, goûteux et franchement inventif.

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En résumé, Privé de Dessert est un restaurant sympa et agréable, on y mange correctement : c’est frais, ça a du goût, c’est créatif et c’est marrant. Je pense que c’est une adresse à tester avec des enfants/ados sans les prévenir, ou pour se faire un petit délire retour en enfance.
Petit bémol pour moi : après avoir enchaîné avec la pâte feuilletée de l’entrée et la pâte à chou du plat, je n’avais plus franchement faim pour le dessert. Un comble !

Privé de Dessert, 4 rue Lallier, 75009 Paris

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Toronto Island : calme et détente à 15 minutes du centre-ville

Vue du ferry

Vue du ferry

Que faire avec un bout de chou quand on est à Toronto ? Parmi les activités envisagées, l’une d’entre elles a retenu mon attention, d’autant qu’elle peut très bien convenir aux grands enfants !
Face au port de Toronto, se dressent trois petites îles. Autrefois presqu’île, l’endroit a été complètement modifié et en partie submergé par une tempête au 19ème siècle et, depuis, il a été décidé d’y interdire toute circulation. Aujourd’hui, les îles sont gérées par le service des espaces verts municipaux. On s’y rend en ferry (un toutes les demi-heure) ou en bateau-taxi (certains sont colorés ou décorés), et l’on débarque à Centre Island.

Taxi tiki

Taxi tiki

De l'eau et de la verdure

De l’eau et de la verdure

Et après ? L’île est un grand parc, avec quelques habitations, mais l’essentiel du terrain est réservé aux promeneurs. De grands espaces verts, des barbecues en libre accès (on est en Amérique du Nord)… voilà un pique-nique tout prêt. La rive sud de l’île abrite également une petite plage, et vu l’immensité du lac, on peut regarder à l’horizon sans rien distinguer, ce qui donne un sacré goût de vacances à l’escapade. Pour y parvenir, on traverse un joli jardin fleuri et agrémenté de bassins.

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Là-bas, au loin, les Etats-Unis...

Là-bas, au loin, les Etats-Unis…

Mais le principal attrait de Centre Island, c’est… son parc d’attraction. Ou plutôt, Miniville, un parc où les attractions sont conçues à hauteur d’enfant, et où l’on paie en tickets (achetés au guichet, bien entendu), comme au jardin d’acclimatation.

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Nous nous y sommes rendus un lundi matin, à la fin des vacances scolaires : il y avait donc du monde, mais ce n’était pas blindé, et nous avons pu profiter. Au programme : un petit tour en tasses comme à Disneyland, un tour en carrousel, qui a effrayé Mademoiselle (alors que c’est un beau carrousel du début du 20ème siècle, avec chevaux de bois et musique à l’orgue de barbarie), une mini grande-roue (qui monte quand même assez haut), une promenade en bateau-cygne sur l’une des pièces d’eau (gilet de sauvetage obligatoire), et un tour du parc dans un mini-train sur rails.

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La Crevette en a pris plein les yeux et était ravie, mon père nous a accompagnées sur la majorité des attractions. Dans la grande roue, j’en ai même entendu une rire à gorge déployée, je crois qu’elle a récupéré mon gène des manèges, et pas celui du vertige de l’Anglais…

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L’ambiance est très familiale et détendue, même s’il peut bien sûr y avoir un peu d’échauffement chez les petits face à tant de sollicitations. On peut apporter son casse-croûte ou s’offrir une cochonnerie à l’un des différents stands. Quant à nous, nous nous sommes un peu éloignés pour déjeuner dans le restaurant donnant sur un bras du lac, et j’ai pu manger ma première poutine.
Nous sommes repartis fourbus, mais quand Mademoiselle sera plus grande et comprendra un peu l’anglais, je compte bien l’inscrire au bateau pirate !

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Eclipses japonaises

eclipses-japonaisesEn 1966, un G. I. américain s’évapore lors d’une patrouille dans la zone démilitarisée, entre les deux Corées. Il est considéré comme “missing”. A la fin des années 1970, sur les côtes de la mer du Japon, hommes et femmes, de tous âges et de tous milieux, se volatilisent. Parmi eux, une collégienne qui rentrait seule de l’école, un archéologue qui s’apprêtait à poster sa thèse, une future infirmière qui voulait s’acheter une glace. “Cachées par les dieux”, ainsi qualifie-t-on en japonais, ces victimes qui ne laissent aucune trace, pas un indice, et qui mettent en échec les enquêteurs. Une à une, les affaires sont classées, les familles abandonnées à l’incompréhension, les disparus oubliés. En 1987, le vol 858 de Korean Air explose en plein vol. Une des terroristes, descendue de l’avion lors d’une escale, est arrêtée. Elle s’exprime dans un japonais parfait. Pourtant, la police finit par identifier une espionne venue tout droit de Corée du Nord. Vingt-cinq ans après, les Japonais “cachés par les dieux” réapparaissent tels des spectres, sur les terres de Kim Jong-un. Puis, c’est au tour du G. I. de resurgir dans un téléfilm nord-coréen de propagande, où la CIA le voit interpréter un rôle d’Américain honni. Toutes ces affaires ont-elles un lien ?


J’ai découvert ce livre quelques jours après sa sortie chez mon dealer libraire préféré. Si la couverture n’avait pas grand-chose pour elle, le titre et, surtout, le résumé, m’ont interpellée. En effet, je connais cette histoire dont j’ai entendu parler à l’époque où je fréquentais un séminaire de recherche à l’INALCO – c’était le sujet de mémoire d’une de mes camarades.
Pendant les années 60 et 70, le régime nord-coréen a bel et bien commandité des enlèvements, notamment de Japonais, pour enseigner la langue et la culture à ses espions. Cela paraît totalement hallucinant, voire sorti tout droit d’un mauvais roman d’espionnage, et pourtant.

Le talent d’Eric Faye consiste à nous livrer un récit “de l’intérieur”, par la voix des différents protagonistes, hommes ou femmes, quelle que soit leur nationalité. On est happé par cette histoire passionnante, et il est très difficile de reposer le livre. La libraire m’avait dit : “Ca se lit comme un polar”, et il y a certainement de cela. Mais il y a aussi, en filigrane, une connaissance approfondie du sujet, ainsi que des cultures japonaise et coréenne, et des enjeux politiques autour de ces vies individuelles.
Une excellente lecture, rapide et captivante.

Eclipses japonaises, Eric Faye, Seuil

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Une journée à Niagara : des chutes au lac

J’avais admiré – peut-on dire “visiter” pour un paysage ? – les chutes du Niagara lors de mon premier séjour au Canada, il y a… 18 ans. Si. J’en gardais un souvenir à la fois confus (comment sommes-nous arrivés, à quoi est-ce que ça ressemblait autour… c’était très flou) et émerveillé : mon oncle nous avait embarqués sur la “Maid of the Mist”, le bateau qui emmène les touristes jusqu’à la base des chutes.
Pourtant, c’était une des choses que j’étais absolument certaine de vouloir revoir à l’occasion de mon nouveau voyage, et j’ai eu raison.

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Le site des chutes est très fréquenté, et assez bétonné. Outre la promenade qui longe le fleuve en amont et en aval, les deux côtés (américain comme canadien) sont un peu dévisagés par des hôtels très hauts et très moches. Le tout avec un petit air désuet genre “70’s qui ont mal vieilli” : autant le dire tout de suite, Niagara n’a aucun charme. Mais on s’en fiche, on n’est pas venus pour ça.
Le site naturel est splendide, le bruit fracassant, les eaux d’un bel émeraude parfois limpide, tandis que la cataracte forme une volute d’eau perpétuelle, fort bienvenue le jour de notre visite où nous frôlions les 31°C. Les touristes s’agglutinent aux rambardes pour prendre le meilleur selfie possible, mais qu’importe, ça reste un endroit exceptionnel. Il faut s’accorder un peu de temps pour contempler le spectacle, et je suggère de commencer en amont, avant les chutes en elles-mêmes, et de suivre le courant.

Au premier plan, un bout de Horseshoe Fall (côté canadien), au fond Bridal Veil (côté américain)

Au premier plan, un bout de Horseshoe Fall (côté canadien), au fond Bridal Veil (côté américain)

Après cet arrêt, direction les jardins botaniques ! En suivant le tracé du fleuve, on arrive à joli endroit, déjà plus épargné bien qu’un peu fréquenté tout de même. Ici, nous avons visité la serre aux papillons, qui propose une belle promenade pas trop longue qui ravira petits et grands. Le long d’un chemin balisé, dans un décor tropical, on peut admirer des papillons exotiques et colorés : des rouges, des noirs, des jaunes, des verts, des bleus… mais aussi d’énormes papillons qui m’auraient sans doute effrayée s’ils s’étaient posés sur moi ! Attention où vous mettez les pieds : les bestioles se posent parfois sur le sol et il faut les contourner. Il est également interdit de les toucher, mais autant dire que les gens font ce qu’ils veulent.

Celui-ci est mignon et pas trop flippant

Celui-ci est mignon et pas trop flippant

Nous avons poursuivi vers un autre recoin du jardin botanique, beaucoup moins fréquenté celui-ci : le jardin anglais. Il s’agit d’un petit jardin d’agrément avec ifs taillés et massifs de fleurs colorées, idéal pour faire une petite pause. Juste à côté se trouvait le jardin utilitaire, avec notamment les plantes potagères. Bien tenu et intéressant, quoique relativement petit (surtout si vous avez visité les jardins de l’abbaye de Fontevraut).

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Oui, l’orage a menacé une bonne partie de la journée

Après une rencontre avec un écureuil peu farouche – comme partout dans le pays – direction Niagara-on-the-Lake, petite station balnéaire située… bravo, sur le lac du même nom. La rue principale de la ville a beaucoup de charme, avec vitrines anciennes conservées “dans leur jus” et boutiques diverses et variées, même si cela a un petit côté Disneyland :  tout est propre, bien tenu et au cordeau !
Les boutiques – en dehors de celles consacrées aux inévitables souvenirs – sont souvent des petits commerces locaux, qui proposent des choses en rapport avec la région : des produits de beauté (j’avoue, j’ai investi), du fudge (l’adresse préférée de mon père), mais pas de vin, alors que la région est réputée pour sa production viticole (ayant eu l’occasion de goûter, je confirme qu’ils ont de très bonnes choses). La raison est toute simple : la vente d’alcool est un monopole d’Etat, seules les boutiques licenciées ont le droit d’en stocker.

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Un dernier coup d’œil rapide aux berges du lac, dans lequel je me serais bien baignée, vu la température, et nous avons repris la voiture. Après la chaleur accablante de la journée, nous avons été pris dans un orage dantesque pendant la moitié du retour, tandis que la Crevette, après avoir proclamé que les Chutes “ça sent bon” (allez comprendre), a dormi du sommeil du juste.

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C'est là qu'on voit que la lumière a sérieusement décliné à mesure que la journée avançait.

C’est là qu’on voit que la lumière a sérieusement décliné à mesure que la journée avançait.

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10 Things I liked this week #98 #99 #100 #101

Soyons fous, je vais essayer de rattraper un mois de bilans d’un coup. Pour la peine, je ferai de mon mieux, mais il se peut 1/ que je sois répétitive et 2/ que ma mémoire me joue des tours. Si ce que je raconte n’est pas clair, n’hésitez pas à me le dire !

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  • Je bénis cinquante fois ma mère d’avoir proposé de nous emmener, la Crevette et moi, à l’aéroport : le jour de mon départ correspond à un méga incident technique sur ma ligne qui m’aurait grandement compliqué la tâche.
  • Mademoiselle et ma demi-sœur (mais si, suivez, un peu !) s’entendent très bien dès le premier abord. Au bout de quelques heures, elles en sont carrément à se faire des câlins.
  • Les chutes du Niagara, c’est toujours aussi beau et impressionnant.
  • Il fait chaud à Toronto, mais on parvient à échapper à la canicule qui écrase Paris (ironie du sort).
  • La Crevette est invitée à un goûter de fin d’été à l’école de sa tante (moi, j’en profite pour faire une insolation, total glam).
  • Des sushis au comptoir qui resteront dans les annales (non, ils ne sont pas au caribou).
  • Une soirée au stade avec mon père, dans le genre moment ubuesque – mais sympa – je crois qu’on n’a jamais fait mieux.
  • Un dîner très agréable avec des amis de la famille. Certaines personnes ont clairement un fluide particulier avec les enfants, je ne vois que ça.
  • Une matinée avec ma belle-mère et les filles, dans une ambiance détendue et amicale que je n’aurais pas espérée. On en profite pour manger un croissant et explorer une sublime papeterie.

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  • Il faut avouer que, depuis le lac, la skyline de Toronto est quand même impressionnante et a de l’allure.
  • Passer la matinée au parc d’attractions, c’est avoir la permission de retomber en enfance : carrousel et (mini) grande roue au programme.
  • Un déjeuner en altitude, à admirer le paysage depuis le restaurant tournant de la CN Tower.
  • La visite de la très jolie expo consacrée à Dale Chihuly au ROM.
  • Après une attente interminable à l’enregistrement, l’employé nous octroie trois places côte à côte, ce qui permettra à Mademoiselle de passer le vol allongée à dormir.
  • Retrouver Monsieur, commencer à déballer les divers machins achetés sur place.
  • Le plaisir de déposer la Crevette chez son assistante maternelle (mauvaise mère inside) : après 10 jours en quasi tête-à-tête, on en avait clairement marre toutes les deux !
  • Veillée contée chez Ioionette et SonMari, même si relativement abrégée pour nous – la Crevette n’est pas inusable et souffre un peu du décalage horaire.
  • Une très belle après-midi à l’opéra pour la reprise de la saison, avec un ballet dépaysant.

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  • Après deux jours de crise d’angoisse, réussir à passer outre le fait que nous faisons face à une infestation de punaises de lit et s’autoriser à respirer un peu.
  • Trouver le temps de lire un génial bouquin.
  • Passer la nuit dans un sublime hôtel à Roscoff pour profiter un peu de la ville – en prime, nous avons droit à un dîner froid délicieux.
  • Emmener Mademoiselle à la plage pour la première fois de sa vie : succès assuré et baignade jusqu’aux épaules (même qu’elle a réclamé “encore”).
  • Découvrir Roscoff, une très jolie ville en bord de mer, et se rendre compte que ça fait bientôt dix ans qu’on n’a pas mis les pieds en Bretagne – exception faite du mariage de Ioionette et SonMari. Se jurer qu’on n’attendra pas dix ans pour remettre ça.
  • Débarquer en Irlande (enfin !) et visiter Cork, qui a des allures de petite ville de province avec un joli marché et une très jolie cathédrale (qui sera un peu notre arlésienne).
  • Laisser Monsieur gérer la Crevette, en fait il fait ça très bien.
  • S’offrir une première Guiness et un premier cidre pour célébrer notre arrivée.
  • Journée de grand vent, lutter tellement pour marcher que mon podomètre m’assure que j’ai gravi 24 étages (c’est bon pour les cuisses).
  • Se perdre sur les petites routes et profiter du paysage somptueux.

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  • Faire contre mauvaise fortune bon cœur face à la pluie et s’organiser en conséquence (ça a super bien marché).
  • Bénéficier d’une journée de grand soleil et de deux jours d’éclaircies pour nos trois périples les plus longs.
  • Tomber sous le charme de l’Irlande et de ses habitants, malgré l’accent et l’omniprésence de l’église catholique.
  • M’offrir une magnifique écharpe tissée aux couleurs chatoyantes (on ne risque pas de me perdre cet hiver).
  • Acheter des CD de musique locale pour la voiture.
  • Un délicieux dîner en famille au restaurant pour le dernier soir.
  • Rester en admiration devant les ruines de Muckross Abbey.
  • Avoir la grande chance d’observer des biches et un cerf lors de notre petite escapade à Innisfallen.
  • Etre super fiers de la Crevette qui réclame à visiter des églises pour voir les vitraux et qui aura tenu toute la semaine à visiter sans barguigner, voire en s’enthousiasmant vraiment.
  • Ne pas être malade pendant la traversée du retour !

Voilà ! Comme vous pouvez le constater, il y a eu une grosse anicroche en troisième semaine : la découverte de nos indésirables. Après dix jours loin de la maison, la nuit risque d’être moyennement reposante, mais il va falloir se retrousser les manches.

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L’American Ballet Theatre à l’Opéra de Paris

Cette année, pour la reprise de la saison, nous avions décidé d’innover sur deux points : d’abord en ouvrant 2016-2017 par un ballet (nous n’allons en voir qu’un ou deux par an), lequel était en outre interprété par une compagnie invitée, l’American Ballet Theatre. Cette compagnie de danse américaine est très réputée et ne s’était pas produite en France depuis longtemps.
Au programme, un ballet très classique à l’histoire forcément connue : La Belle au bois dormant.

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Sur une musique de Tchaïkovski, le chorégraphe Alexei Ratmansky a décidé de revenir au plus près de la chorégraphie et de la mise en scène de Marius Petipa, à l’origine de La Belle au Bois dormant. Les costumes et décors sont, quant à eux, très inspirés de ceux créés par Léon Bakst en 1921.

Le résultat est superbe à tous points de vue. La musique est belle et, pour ceux qui ont visionné le classique de Disney dans leur enfance, a un air de déjà entendu (il est évident que des phrases musicales ont été “prélevées” dans l’oeuvre pour accompagner le dessin animé). Les décors sont magnifiques et les costumes à couper le souffle, avec une forte inspiration de la France de Louis XIV (le roi s’appelle Florestan XIV), en hommage à Charles Perrault.
L’interprétation, enfin, est parfaitement maîtrisée. Isabella Boylston en Aurore est à la fois touchante et joueuse, appuyée par une technique époustouflante. Josef Gorak en prince n’est pas en reste, avec quelques solos magnifiques. Le reste de la compagnie a été à la hauteur de l’enjeu, chacun évoluant avec grâce, légèreté et maîtrise malgré parfois une foule nombreuse sur scène, qui aurait pu donner une impression d’écrasement. Mention spéciale à Marcelo Gomes en Carabosse et à Jeffrey Cirio en Oiseau Bleu, mes deux coups de cœur de la soirée.
Mon seul regret : ne pas avoir vu danser Misty Copeland dont j’entends parler depuis des années.

Si vous aimez la danse classique dans ce qu’elle a de plus traditionnel et flamboyant, de coloré et de joyeux, courez-y, vous ne serez pas déçus.

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Vacance

Non, je n’ai pas fait de faute d’orthographe. Après l’espèce de surcharge mentale de ces derniers mois, qui s’est notamment concrétisée par l’arrêt de mon roman, j’éprouve le besoin, la nécessité de faire le vide dans ma tête. Prendre des vacances de moi-même. Voilà qui ne sera pas aisé.

J’ai une vie intérieure très – trop ? – riche. Il se passe toujours quelque chose, il y a toujours un bruit de fond (de la musique, des pensées plus ou moins parasites, voire une sorte de voix off qui raconte ce que je suis en train de vivre). Il est d’ailleurs fréquent que je me raconte des histoires pour m’endormir (c’est souvent ainsi que naissent les scènes de mes romans).
Mais parfois, je pense à un milliard de choses en même temps. Je fais ma liste de courses tout en traduisant un texte tandis que mon cerveau me chante un truc plus ou moins débile et qu’une scène impromptue apparaît dans un autre coin de ma tête. Franchement, c’est épuisant. Et à force de vivre dans cet état de surchauffe quasi permanent depuis des mois, je suis arrivée à la conclusion qu’il fallait que ça s’arrête.

Je pars demain pour une grosse huitaine au Canada. Je vais voir mon père, retourner aux chutes du Niagara, assister à un match de baseball… et surtout, surtout, je ne vais pas prendre mon ordinateur. Je garde mon téléphone, bien entendu, ne serait-ce que pour bombarder l’Anglais de messages, mais je doute d’avoir le temps (ou l’énergie) de faire autre chose.
Qui sait, ce lavage de cerveau me permettra peut-être de repartir du bon pied ?

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10 Things I liked this week #97

Ce fut une semaine chargée, entre deadline à tenir, sorties et préparatifs en vue du départ pour le Canada. J’avoue que cette suractivité m’a complètement achevée, ce qui explique en partie mon silence ici et sur Instagram (même si sur ce dernier l’obligation de se reconnecter avec son mot de passe joue aussi – je suis infichue de m’en souvenir). Mais c’était tout de même une bonne semaine. La preuve par 10.

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  • Lundi, c’est férié, on est rentrés à Paris après un super mariage et un dimanche glandouille, il va falloir occuper mademoiselle. Direction la ferme de Viltain pour cueillir des fleurs. Une bonne heure de balade sous un ciel un peu couvert, on a pris l’air et on a plein de bouquets dans la maison.
  • Mercredi, je rends ma traduction dans les temps, et plutôt contente du résultat. J’ai comme d’habitude dû traquer les répétitions telles que “regard” et “quand”, mais j’ai le sentiment de faire de mieux en mieux mon travail (bon, je dis ça, si ça s’trouve, mon éditrice va trouver ça nul).
  • Jeudi, je déjeune avec ma sœur. Le repas très sympa, et Roxy me remet un petit caftan cousu par notre belle-mère pour la Crevette (adorable, dans un tissu japonisant noir à motifs de prunier).
  • Nous déambulons dans le quartier et découvrons un cabinet de curiosité un peu creepy où il faut nous retenir de ne pas tout acheter. Je repars avec un sublime carnet fait main (le prix aussi est sublime…), des savons et une bougie (offerte par Roxy), ma sœur avec un sablier contenant de la limaille de fer qui crée des motifs quasi cristallins, et nous repérons le (probable) cadeau d’anniversaire de notre mère. Excellente adresse pour de futurs cadeaux, je pense.
  • Le soir, A., mon ancienne éditrice, vient dîner à la maison : chahut avec la Crevette (qui a un coup de foudre immédiat), repas japonais et discussion intéressantes sont au programme.
  • Vendredi, je déjeune avec mon éditeur (oui, mes semaines se ressemblent un peu). On parle enfants, édition, perspectives d’avenir et kouign-amann (si, si).
  • Samedi, à l’initiative de Ioionette et SonMari, nous allons faire de l’accrobranche. Ou plutôt : je rejoins les aventuriers après la sieste de la Crevette, tandis que l’Anglais prend des photos sans pouvoir convaincre Mademoiselle de monter sur un poney. J’ai atrocement mal aux bras, mais je m’amuse comme une folle.
  • On embraye sur une soirée barbecue et chants. La Crevette se gave de chips et de saucisse, on va dire que je n’ai rien vu.
  • Dimanche, je Skype avec mon père pour préparer mon séjour au Canada. Surprise : non seulement il m’a pris des billets pour aller au stade de base-ball, mais il a en plus décidé de m’accompagner (pour vous donner une idée de ma surprise, je suis beaucoup plus sportive que mon père…).
  • Les cartes postales continuent d’arriver à la maison, alors que j’ai snobé consciencieusement tout le monde pendant l’été (mais j’ai envoyé plein de messages de Crète).

Voilà pour cette semaine ! Je pars sans mon ordinateur (donc sans mon mot de passe WordPress – oui, c’est la honte), donc je risque de ne pas donner beaucoup de nouvelles. Rendez-vous début septembre.

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