10 Things I liked this week #152

Une semaine haute en couleurs et en aventures, c’est le moins que l’on puisse dire ! Entre la reprise et le boulot en souffrance, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Mais au bout du compte, c’était une semaine stimulante.

  • Lundi, alors que je m’échine depuis une semaine à travailler sur mon vieux PC portable, l’Anglais et moi décidons d’aller m’en acheter un neuf, avec un budget relativement conséquent. La lutte avec les vendeurs Fnac et leur incompétence (des bugs en série depuis le matin, parait-il) nous font rebrousser chemin après une heure de patience, mais Monsieur – gloire à lui – finit par aller m’acheter ma nouvelle machine à Vélizy. Joie et bonheur intenses.
  • Mardi, c’est la première rentrée des classes de la Crevette (oui, déjà). Elle n’est pas franchement ravie, mais il faudra bien qu’elle s’y fasse.
  • Nous effectuons (encore) une virée à Ikea pour compléter les courses d’il y a quinze jours, notamment des paniers pour la nouvelle étagère et le sommier à lattes du lit “de grande”. Parcours effectué en un temps record.
  • Jeudi, j’amuse la galerie (et Facebook) en publiant une citation de ma traduction du moment. Une sombre histoire de grâce lunaire et de fellation, qui a clairement titillé les imaginations !
  • Vendredi, nous recevons une très jolie carte faite maison de la part d’amis qui nous remercient de notre présence à leur mariage il y a un an. L’idée est jolie et nous fait très plaisir.
  • Samedi, nous avons bravé la météo incertaine pour assister au forum des associations de notre ville. Bilan : je suis réinscrite à la piscine, on va continuer l’initiation avec la Crevette, et Mademoiselle aura même un cours d’éveil corporel.
  • J’ai reçu mon cadeau d’anniversaire de la part d’Isa – oui, on a un peu de retard, je suis née en mai ; mais c’est quasiment devenu une tradition, alors c’est pas grave, et au moins ça tombe quand on s’y attend le moins !
  • L’Anglais et moi avons été pris d’une frénésie de montage de meuble / rangement / nettoyage de l’appartement. Il manque encore des choses, il y a encore pas mal de boulot, mais ça prend forme. Après plus de cinq ans passés ici, on dirait qu’on prend enfin nos marques.
  • Malgré le manque total d’envie et la nécessité de jongler avec les horaires de la Crevette, j’ai réussi à garder le cap du boulot, en sacrifiant une soirée et un bout d’après-midi.
  • Nous avons passé la semaine à (re)voir des films de notre adolescence : Matrix, X-Men et L’armée des 12 singes (j’ai découvert ce dernier, j’ai mal dormi la nuit suivante, ça alors quelle surprise).
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Vintage summer challenge

Ceux d’entre vous qui me suivent sur Instagram l’auront sans doute suivi tout au long du mois d’août : à l’invitation de deux “instagrameuses”, j’ai tenté de relever le défi consistant à publier chaque jour une photo évoquant un thème vintage. Ce ne fut pas toujours simple car j’étais au fin fond de la campagne sans connexion internet digne de ce nom et donc sans ma base de données photos (j’ai souvent dû jouer avec Facebook et des captures d’écran depuis mon téléphone). Je n’ai pas pu remplir toutes les catégories, mais je me suis bien amusée et j’ai hâte de recommencer. Peut-être avec de meilleures photos, en réquisitionnant l’Anglais (dont j’espère qu’il relèvera le défi de son côté).
Sans plus attendre, un petit résumé en images.

1. Moi : photo prise par Monsieur lors du bal Second Empire à Budapest en avril dernier.
2. La campagne : photo prise par Ioionette à Loches il y a… quelques années, lors d’une animation 13ème siècle. La coiffe ne convient pas tout à fait à la période, mon costume a évolué depuis.
3. La ville : photo de 2011 prise à Laressingle lors d’un rassemblement 15ème off avec des copains. Super week-end, mais très venteux ! (Je suis en jaune tout à gauche)

 

 

 

 

 

 

 

 

 


5. Floral : bottines 1830, vues à l’exposition “Le pouvoir des fleurs” au musée de la vie romantique
6. Fruits et légumes : nos provisions sur fond de catapulte lors de ce même week-end à Laressingle.
10. Famille : l’Anglais et la Crevette jouant aux échecs le dimanche matin à Provins en 2016. On voit de qui Mademoiselle tient ses bouclettes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


11. Jouets : la Crevette exhibant fièrement ses poupées 13ème (et son doudou 21ème…) lors dudit week-end à Provins.
12. Hobby : la danse historique ! Comme je le disais, je ne sais pas trop si je suis venue à la reconstitution par la danse ou si je suis venue à la danse par la reconstitution, mais les deux sont étroitement mêlées. Photo prise par mes soins lors du bal à Budapest en avril.
16. Amis : l’Anglais et moi en compagnie de deux amis hongrois dans les fossés de Provins en 2010. Tenues 15ème.

 

 

 

 

 

 

 

 


17. Patrimoine / traditionnel : pas facile, celle-là ! J’ai vu passer plein de super jolies photos de filles en costume traditionnel de leur pays ou de leur pays d’origine. Le souci avec mes origines à la fois vagues et mélangées (insérer ici un refrain de George Moustaki), c’est que je n’ai pas d’héritage culturel bien défini. J’ai botté en touche avec une photo de moi petite participant à ma première reconstitution, à l’occasion de la fête du village où j’habitais (paysanne courant 19ème siècle).
18. Fête : quel meilleur moyen de faire la fête qu’en dansant ? Voici une photo (mal éclairée au flash…) de notre bal Second Empire à Vienne, en 2015.
20. Couleurs primaires : j’ai fait avec les moyens du bord, en allant repêcher une photo prise il y a deux ans à l’occasion de l’Alphabet costumé proposé par Emmanuelle Nuncq. En fait, j’avais surtout très envie de crâner en kimono, et je n’ai pas eu beaucoup d’occasions de le faire dans ce challenge.

 

 

 

 


21. 18ème siècle : je n’ai pas de tenue d’époque (un jour, un jour…), du coup j’ai ressorti une photo de l’exposition “Siège en société” présentée au Mobilier National au printemps dernier.
22. Empire : alors là, c’était plus facile. J’ai cherché de belles photos de notre bal Jane Austen à Bath en 2015, sans malheureusement en trouver de formidables (je dois contacter le photographe qui était présent à l’événement), mais celle-ci est plutôt mignonne, et l’Anglais a la classe dans son uniforme de hussard.
23. Victorien : c’est vaste ! Du coup, j’ai encore une fois choisi une photo du bal de Budapest, prise par Monsieur à la fin de l’événement. J’aime beaucoup cette photo dans la salle de bal, je la trouve très réussie.
24. Belle Epoque : heureusement qu’on a eu un bal sur ce thème l’an dernier ! J’avoue que ce n’est pas une période qui me plaît outre mesure, je trouve que la ligne fin 19è n’est pas très flatteuse. J’avais choisi une tenue 1910 plutôt que 1890, mais ça me va quand même moins bien que d’autres époques. Photo prise au Théâtre des Variétés, à Paris.

 

 


25. Garçonne : années 20, quoi. Je désespérais un peu, avant de me rappeler que la robe que je portais pour notre mariage civil (et la coiffure) étaient inspirées par cette époque. En vrai, il vaut mieux être toute fine pour bien porter les tenues des années 20, mais là le résultat n’était pas mal du tout.
26. 1930-1940 : l’Anglais et moi en costume pour la soirée Prohibition de Ioionette et SonMari en 2015. Je porte une robe vintage malheureusement trop petite à présent (j’ai pris des épaules avec la natation), et Monsieur a revêtu sa tenue de joueur de golf hickory (c’est une discipline qui existe vraiment), avec notamment le pantalon plus-four, immortalisé par Tintin.
27. 1950 : J’avais des choses pour illustrer cette catégorie, mais rien sous la main. Puis je me suis rappelé de ce portrait de ma grand-mère réalisé en 1957 (on dirait pas comme ça, mais elle avait déjà deux enfants…). J’ignore si la robe existe encore (j’aurais bien aimé même si je ne rentrerais sans doute pas dedans), mais j’ai vu passer la bague en vrai et, oui, elle est aussi grosse que ça.
28. 1960-1970 : Un mauvais selfie pris à l’appareil numérique en 2012 dans notre couloir ! Je porte une robe vintage chinée dans une boutique de Sydney lors de notre voyage de noces. J’aurais voulu acheter tout le magasin, j’ai été héroïque (et puis il y avait les valises à traîner, aussi). Elle est transparente, donc je la porte avec une chemise de corps 19ème réalisée pour mes tenues Empire (et une ceinture rouge H&M récupérée dans une braderie entre copines). Le vintage, c’est l’art du recyclage.

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10 Things I liked this week #151

Ce fut une semaine assez intense, entre reprise du boulot, corvées diverses et variées (j’ai déjà dit que je détestais l’administratif ?) et fortes chaleurs les deux premiers jours. Mais étrangement, j’ai réussi à m’en sortir et, ce soir, je garde globalement un sentiment de bien-être – c’est que ça ne devait pas être si terrible que ça !

  • Lundi, après une soirée aux urgences, l’Anglais a eu confirmation qu’il n’avait rien de cassé après une rencontre pour le moins intense avec un vélo dans les îles anglo-normandes le week-end précédent. Soulagement.
  • Mardi, j’ai vu mon père (qui habite au Canada, je rappelle). Nous avons passé une bonne partie de la journée ensemble, entre un resto japonais devenu italien et une balade dans ma ville de banlieue. En revanche, c’est pas cette année que je verrai ma demi-sœur.
    En plus, il m’a fait quelques courses à l’épicerie coréenne à côté de là où il séjournait, il a donc de nouveau du riz et de la sauce pour soba à la maison !
  • Jeudi, L&P sont venus à la maison avec leurs enfants. Pendant que ces messieurs effectuaient quelques courses, L et moi avons emmené les filles à l’atelier de baby art que fréquente la Crevette de temps à autre. C’était une grande première pour Miss L, qui a semble-t-il bien aimé. La Crevette était à fond, comme souvent quand il faut barbouiller quelque chose. Quant à moi, j’ai découvert que je connaissais quand même vachement de monde dans mon bled, à force.
  • J’ai reçu une très belle carte postale de Malena avec une vue ancienne de Nice. Merci !
  • En même temps, j’ai reçu mon livre de la ronde des poches organisée par Armalite : Comment braquer une banque sans perdre son dentier, de Catharina Ingelman-Sundberg. En revanche, ma swapée avait déjà lu Du domaine des murmures, de Carole Martinez (mais je m’y attendais un peu)
  • Vendredi, après avoir essayé (en vain) de commander Fécondité d’Emile Zola chez mon libraire préféré, j’ai décidé de nous offrir des pâtisseries de Carl Marletti pour faire contre mauvaise fortune bon cœur. Au moment où j’entre, l’Anglais m’envoie un message : “Tu envisages de passer chez Marletti ?”. Grands esprits, dix ans de vie commune, tout ça. Et l’éclair de saison figue-menthe était tomber.
  • Samedi matin, Monsieur a emmené Mademoiselle se défouler au parc, et j’en ai profité pour me reposer écluser les corvées ménagères. Moi et mon obsession de la maison bien tendue…
  • Nous avons pris le temps d’ouvrir les deux colis envoyés par Elise, pleins de vêtements de petite fille. Gros succès auprès de la principale intéressée, qui aurait voulu annexer les chaussons (un peu trop grands) tout de suite.
  • Le soir, avec des amis venus de l’Est assister à un match de baseball (cherchez pas), nous sommes allés dîner au Korean barbecue. Une découverte pour nos invités autant que pour la Crevette, et tout le monde a adoré.
  • Ce matin, Monsieur est parti avec Mademoiselle assister au second match de baseball du week-end, me laissant les coudées franches pour me balader au vide-grenier à côté de la maison. Je n’ai rien acheté, mais j’y ai quand même passé pas loin de deux heures.
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Challenge PAL de vacances : le bilan

Début juillet, à l’initiative de Miss Sunalee, je m’étais lancée dans ce challenge avec bonheur, songeant que cela m’aiderait à désengorger ma PAL toujours croissante. Certaines catégories étaient vouées à l’échec dès le départ (la numéro 3, par exemple), car rien ne correspondait, d’autres avaient un ou plusieurs titres associés, mais je n’ai pas eu le temps de les combler. En cause, une météo très chaude, des vacances passées à lézarder et… l’achat de nouveaux livres (forcément).


Voici où j’en suis :

1. le titre contient un nom de lieu géographique (pays, ville, région, fleuve…), Notes de Hiroshima, Ôe Kenzaburô
Un livre dur, qui n’est pas un roman mais un recueil d’articles à l’époque où cet écrivain japonais était journaliste. Rédigés au milieu des années 1960, les articles offrent une vision sans fard de la situation à la fois politique et sanitaire de Hiroshima et de la question nucléaire.
En discutant avec des amis japonais, j’ai découvert que c’était un classique étudié en classe là-bas.

2. le titre doit être un vrai jackpot au Scrabble. En reprenant l’idée de Lire sous la contrainte, il s’agit d’additionner les points de chaque lettre du titre et de l’auteur selon les règles du Scrabble: A,E,I,L,N,O,R,S,T,U : 1 point; D,G,M : 2 points; B,C,P : 3 points; F,H,V : 4 points; J,Q : 8 points; K,W,X,Y,Z : 10 points (l’exemple est ici)
J’avais le titre : Tout ce qui est solide se dissout dans l’air, de Darragh McKeon, mais je n’ai eu ni le temps, ni le courage de m’y mettre. Vu que ce roman traîne dans ma PAL depuis l’été dernier, je commence à m’inquiéter un peu…

3. le titre contient soit “chant/chanson”, soit “musique” ou est le titre d’une chanson, ou s’en inspire très fort, ou contient le nom d’un musicien/chanteur
Comme dit plus haut, aucun livre de ma PAL n’entrait dans cette catégorie.

4. le titre contient un prénom ou un nom de personne, Mousseline la Sérieuse, Sylvie Yvert
Seul titre correspondait à la catégorie, ce court roman historique, construit comme des mémoires posthumes de Marie-Thérèse-Charlotte de France, fille de Louis XVI et Marie-Antoinette, m’avait été prêté par Malena il y a quelques mois. Si le style est beau, j’ai été agacée par le royalisme sous-jacent de l’oeuvre (ce qui est normal, vu le personnage) et je n’ai pas appris grand-chose, ayant lu à plusieurs reprises le roman Fille de roi dans ma jeunesse, qui traite exactement du même sujet.

5. le titre est composé d’un seul mot
Paris, d’Emile Zola, dernier tome de la trilogie des villes. Il est en cours, j’en ai lu la moitié à peu près, et je vais sans doute le finir dans les jours qui viennent, mais je ne serai pas dans les temps pour l’inclure dans le défi !
Comme toujours avec Zola, c’est génial, mais il faut s’accrocher. Ce roman a en outre la particularité, à mes yeux, de trouver un écho très moderne dans son analyse, plus d’un siècle après sa publication.

6. le titre ne contient pas d’article
Derniers témoins de Svetlana Alexiévitch, sur lequel je bute depuis plusieurs mois (non parce que c’est mauvais mais parce que c’est une lecture très, très dure et que je souffre).
Ou Moderne, sans être occidental de Pierre-François Souyri, génial essai sur la naissance du Japon moderne, par un professeur dont j’ai suivi les cours et que j’ai toujours admiré. Il me reste une centaine de pages, j’en viendrai à bout bientôt, je pense. Fait étrange, ce livre m’a fait rêver en japonais, une première depuis bien dix ans?

7. le titre contient un mot lié à la nourriture ou à une boisson, A boire et à manger avec Sonia Ezgulian, Guillaume Long
Je me suis retrouvée dans la critique d’Armalite. La lecture était plaisante, le dessin toujours agréable, et l’ensemble donnait faim, mais on était plus dans le livre-hommage à une cuisinière que l’auteur admire beaucoup que dans le livre-recette moins ambitieux mais plus abordable. J’ai passé un agréable moment, mais je ne suis pas certaine de reproduire une des recettes de ce tome, contrairement à d’autres qui sont devenus des classiques de la maison (la soussoupe de radis noir, l’aubergine au four, les tagliatelles de la fin du monde…).

8. le titre contient un mot désignant un animal, Le Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa
J’en ai déjà parlé plus tôt, je vous renvoie à l’article que je lui ai consacré. Une très belle lecture, que je recommande.

Le bilan est en demi-teinte pour ce qui est du niveau de ma PAL (dans le même temps, j’ai dû lire au moins 3 livres qui n’étaient pas dedans au début du challenge), mais je suis quand même contente d’avoir lu des titres qui poireautaient depuis un moment.
J’ai hâte de lire le récapitulatif des autres participants.

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10 Things I liked this week #150

Première semaine parisienne complète depuis fin juillet, et reprise de quelques habitudes (autant que faire se peut, puisque la nounou de la Crevette était encore en congés).

  • Lundi, j’ai retrouvé ma mère pour la visite de l’exposition David Hockney, à Beaubourg. C’était bien, intéressant, coloré et drôle. Et puis l’avantage des grandes toiles, c’est qu’on ne peut pas forcément en accrocher 200, même dans une immense rétrospective comme celle-ci.
  • Le soir, nous avons récupéré la Crevette qui était avec son autre grand-mère. Ce fut l’occasion de lui faire découvrir les makis (elle a bien aimé ceux au saumon et au fromage frais, pour le reste, il y a encore du boulot).
  • Mardi, nos amis japonais sont venus à la maison avec leurs enfants avant de rentrer au Japon le soir. Longue après-midi au cours de laquelle les trois petits ont joué chacun dans son coin, avant que la Crevette et M. se mettent à jouer au docteur. Là encore, on peut parler de première approche !
  • Mercredi, l’Anglais s’est occupé de Mademoiselle : matinée de cueillette à Viltain (avec pleiiiin de framboises), après-midi au square.
  • Le même jour, j’ai reçu ma nouvelle cocotte Staub (ovale 33cm, bleu intense). Je sais, ça n’intéresse pas grand-monde, mais je sais que je vais pouvoir mitonner des trucs cet hiver sans me demander en permanence si ça va tenir dans les casseroles.
  • Jeudi, direction Ikea pour l’acquisition d’un lit “de grande” pour la Crevette. Cette dernière a bien aimé la visite, du moins au début, et se serait assise sur chaque lit / canapé / siège / autre qui passait si on l’avait laissée faire. En prime, on n’a quasiment pas dévié de ce qu’on voulait acheter, un exploit.
  • Le soir, nous avons repris les séances de “baby art” avec la confection d’une fleur assez rigolote, qui m’a en plus valu des compliments sur les compétences plastiques de Mademoiselle.
  • Vendredi, alors que Monsieur s’est levé à point d’heure pour partir dans les îles anglo-normandes, la Crevette et moi avons retrouvé ma mère pour un déjeuner entre filles, avant d’aller voir ma sœur. Les deux cousines ont fait connaissance (enfin, Mademoiselle a regardé Bichette dormir et manger). Puis les trois générations de filles sont parties faire du shopping, ça n’a pas été triste.
  • Samedi matin, j’ai emmené la Crevette à la piscine, espérant éviter le monde et l’occuper de façon amusante. Deux heures de pataugeoire / petit bain / grand bain plus tard, elle n’a même pas daigné s’assoupir au moment de la sieste. Quelle arnaque.
  • Au cours du week-end, j’ai (un peu) cuisiné pour essayer de désengorger le frigo. Bon, j’avoue, je ne suis pas certaine que le quatre-quarts était une priorité absolue…
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J’ai testé pour vous : avoir la gale

Début juillet, je me suis mise à avoir des démangeaisons aux pieds, selon moi à cause d’une mycose persistante. Après un premier diagnostic (erroné) de mon médecin traitant qui a cru à un herpès (miam), il s’est avéré que je cumulais une mycose et un champignon. Au moment de commencer le traitement, j’ai rappelé mon dermato en lui disant que mes mains commençaient à me démanger également, à quoi elle m’a répondu que c’était très certainement une réaction au traitement (ça arrive souvent) et qu’il ne fallait pas m’inquiéter.

Idées reçues

Image tirée du site “J’ai pas la gale”, généreusement sponsorisé par les laboratoires MSD

Dix jours plus tard, ça me gratte toujours autant sur les pieds que sur les mains, au point parfois de me réveiller la nuit et me faire des marques (j’avais beau gratter au sang, ça démangeait encore). Retour chez le dermato et, cette fois, le diagnostic tombe : c’est sans doute la gale.
Sans doute ? Oui parce que comme je suis “très propre” (je cite le médecin), il n’a pas été possible d’observer de parasites sur ma peau, mais je correspondais à tous les autres symptômes.

Comment j’ai attrapé ça ? Mystère et boule de gomme. Dans mon cas, le plus probable était une contamination par l’intermédiaire de la Crevette (contact peau à peau prolongé) ou de l’Anglais, mais ni l’un ni l’autre n’avait de symptôme.

Mais c’est une maladie de gens sales ! En fait, pas tant que ça, semble-t-il. Il y a de fortes résurgences depuis quelques années, notamment, me disait la dermato, parce qu’à une époque le traitement n’était plus remboursé. Je me demande si le stigmate attaché à cette maladie n’est pas aussi le fait des campagnes hygiénistes de la première moitié du 20ème siècle.

Comment ça se traite ? Monsieur est un petit chanceux, il a eu droit aux comprimés. Mademoiselle et moi avons en revanche dû nous badigeonner intégralement de crème insecticide. Quand je dis intégralement, c’est vraiment partout, jusqu’à la racine des cheveux et entre les orteils. La crème ne sent heureusement pas trop fort, mais elle est très grasse, et il faut la porter au moins 8 heures (donc s’enduire au coucher), c’est merveilleux.
Ensuite, il faut traiter l’environnement : passer le linge des 8 derniers jours à 60°, de même que le linge de lit et de toilette, asperger les matelas et canapés de bombe insecticide, passer un grand coup d’aspirateur.
Et… rebelote dix jours plus tard.

Et au final ? Très sincèrement, si j’avais attrapé ça il y a un an ou avant, j’aurais certainement flippé / pété un plomb / fait une crise. Après l’épisode des punaises de lit, néanmoins, je me suis trouvée remarquablement zen. Ma première réaction quand le médecin m’a détaillé le traitement a été “Ah bah ça va être rapide, au moins”, et à la fin j’en ai fait des blagues.
Un seul bémol : comme beaucoup de gens, j’ai fait une réaction après la deuxième application du produit, alors même que les parasites étaient morts (je me suis gratté les bras pendant 48h). Il paraît que c’est normal et fréquent (mais pour le coup, on devient un peu parano).

Je m’en serais volontiers passée, mais puisque ce fut rapide à régler et circonscrit, je n’ai pas trop eu le temps de cogiter (et puis quel soulagement de ne plus se gratter). Tout est bien qui finit bien !

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Fille de joie

L’histoire que voici se déroule au Japon à l’orée du XXe siècle. A quinze ans, Ichi est vendue au tenancier d’une maison close par ses parents, seule possibilité de survie pour cette famille de pêcheurs. Pas vraiment belle, sauvageonne, l’adolescente parle une langue insulaire proche du chant des oiseaux, mais elle est néanmoins placée dès son arrivée sous la tutelle de la courtisane la plus recherchée du quartier réservé. Devenue l’une de ses suivantes, Ichi reçoit de la part de cette dame des leçons d’élégance, de savoir-vivre, elle est initiée aux rites de la séduction, à ceux de la soumission. Et malgré la violence de leur condition, il se trouve néanmoins en ces lieux une chance inestimable pour les prostituées, une possibilité d’échappées qu’Ichi va saisir : la loi oblige les tenanciers de maison close à envoyer leurs filles de joie à l’école. Assidue, Ichi apprend à lire, à compter, à écrire, elle peut ainsi consigner sa nostalgie, décrire ses peurs quotidiennes. Avec le temps et soutenue par une institutrice, elle prend conscience du pouvoir que lui procure le savoir et, comme d’autres autour d’elle, décide de se rebeller.


Je connaissais déjà Murata Kiyoko pour avoir lu Le Chaudron il y a quelques années, et dont j’avais adoré l’atmosphère. Du coup, lorsque j’ai découvert ce nouveau roman, je me suis jetée dessus (après quelques hésitations à base de “Oui mais tu as déjà 30 bouquins en attente”).

C’est un très beau roman, qui met presque exclusivement en scène des femmes dans ce “monde à l’envers” qu’est le quartier réservé. De l’institutrice à la courtisane de haut vol, de la servante à l’apprentie, toutes cherchent à s’élever, à s’arracher à leur condition selon leurs armes. Située à un tournant politique de l’ère Meiji, l’histoire met en exergue la situation à la fois précaire et détestable des prostituées, considérées comme du bétail et non comme des êtres humains, insistant sur la nécessité de leur éducation.
J’ai adoré ce livre, qui m’a happée. La traduction est en outre excellente (malgré deux ou trois coquilles), et le personnage d’Ichi, qui ne rentre dans aucune case, truculent. C’est un roman résolument féministe, dont on ressort à la fois ébranlé et ravi.

Murata Kiyoko, Fille de joie, Actes Sud

Reading challenge 2017 : A book about a difficult topic

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Crash Test Aglaé

L’histoire d’une jeune ouvrière psychorigide dont le seul repère dans la vie est son travail. Lorsqu’elle apprend que son usine fait l’objet d’une délocalisation sauvage, elle accepte, au grand étonnement de l’entreprise, de poursuivre son boulot en Inde. Accompagnée de deux collègues, elle va entreprendre un absurde périple en voiture jusqu’au bout du monde qui se transformera en une improbable quête personnelle.


Nous avions vu la bande-annonce de ce film avec Monsieur il y a quelques semaines, et elle nous avait fait beaucoup rire. Toutefois, lorsqu’il m’a suggéré samedi dernier d’aller le voir, j’ai eu un moment d’hésitation : et si on avait vu tous les gags dans la bande-annonce ? et si c’était plombant ?

En fait, non, rien de tout ça. Aglaé est une jeune femme qui ne vit que pour son métier de technicienne pour crash-tests, et dont le monde s’écroule lorsque l’usine est délocalisée en Inde. Sa décision absolument inébranlable de conserver son emploi et, du coup, de partir dans la nouvelle usine, déclenche une succession de situations burlesques, fantasques ou tendres, qui s’enchaînent avec beaucoup de fluidité. Au-delà du caractère bien entendu improbable de la situation, le réalisateur offre un récit picaresque au féminin, servi par de grandes actrices. India Hair, dans le rôle principal, est éblouissante, parvenant à faire aimer un personnage mal à l’aise avec elle-même et les autres. Elle est épaulée par Julie Depardieu (avec des parasols en papier dans son chignon) et Yolande Moreau (en vieille fille obsédée du ménage) qui campent toutes deux des personnages hauts en couleurs et attendrissants.

Ce film est une vraie bouffée d’oxygène. Il donne une vision satirique du monde du travail, chacun en prenant pour son grade, sans verser dans le pamphlet ou la mièvrerie. Les seconds rôles sont tordants (j’ai eu un faible pour Eric Berger en liquidateur d’usine), les situations cocasses ou parfois ridicules, mais évoquant néanmoins le monde de l’entreprise dans lequel nous vivons.
De plus, j’ai apprécié le côté coloré de la mise en scène, ce personnage principal entêté et concentré sur un objectif unique, les paysages grandioses, la musique…

Un excellent moment de cinéma, idéal pour se remonter le moral avant la rentrée.

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10 Things I liked this week #147 #148 #149

Vous l’aurez remarqué compte tenu de l’énooorme activité de ce blog, j’étais en congés, et c’est donc un résumé un peu condensé que je vous propose pour les trois dernières semaines. Notamment parce que mes journées se sont globalement résumées à piscine + marché + sieste, le tout arrosé d’un peu de lecture. Du coup, je vous livre mes meilleurs moments pêle-mêle.

  • Avant le départ, recevoir Ioionette à dîner. En plus elle a apporté les (délicieuses) tomates du jardin de sa soeur, c’est merveilleux.
  • Après un énième rendez-vous chez le médecin, m’octroyer une nouvelle pause chez KL Pâtisserie – et m’entendre dire qu’il n’y a plus de croissants ni de brioches au sucre à 10h du matin, tristesse.
  • Repartir avec des gâteaux parce que, bon, on va pas se laisser abattre.
  • Après un trajet sans heurts de Paris à Nîmes, arriver sous une chaleur écrasante (36°…) mais découvrir que ça a bien profité à la piscine : il y fait 29°, on y entre sans souci et on peut y rester une heure à barboter.
  • M’offrir deux soirées de natation sous la lune, dans une eau parfaitement tiède, bercée par les bruits de la campagne.

  • Apprendre la naissance de ma nièce, Bichette (oui, ceci est son nom de code), juste au moment où je laisse mon téléphone traîner loin de moi pendant une demi-heure.
  • Prendre le temps de lire, et finir trois livres. Pas du tout ceux que j’avais prévus, d’ailleurs, mais il ne faut pas chercher.
  • Du coup, rayer un item de plus sur le défi PAL Vacances de Sunalee.
  • Célébrer (en pensée) le mariage de mon cousin, dont les photos témoignent qu’il fut grandiose (le mariage, pas mon cousin) (encore que).
  • Visiter comme tous les ans la foire aux vins d’Uzès et rentrer avec (quelques) bouteilles cartons.
  • Faire un tour au festival de la céramique d’Anduze et craquer pour un magnifique vase d’un bleu soutenu totalement hors de prix. M’offrir le petit modèle pour me consoler, et me faire offrir un photophore de la même série par ma belle-mère, dans des teintes céladon.
  • Recevoir via Instagram et Facebook des critiques positives de lectrices… brésiliennes (mon premier roman a été publié au Brésil il y a 2-3 mois). Ca fait chaud au cœur !

  • Passer deux jours à jardiner en famille : taille de la lavande, expulsion des vieux arbustes et des mauvaises herbes, plantations… chacun a mis la main à la pâte.
  • Voir avec fierté la Crevette surmonter ses appréhensions et “découvrir” qu’elle flotte avec ses brassards. L’entendre revendiquer qu’elle apprend à nager (il y a de l’idée), et la voir même retirer avec décision ses bouées pour se lancer dans l’eau (avec nous, bien sûr).
  • Emmener la petite à la découverte de la bambouseraie de Prafrance, à Anduze, et constater une fois encore que le jardin japonais est le plus bel endroit du parc (surtout quand on y va tout de suite à l’ouverture).
  • Rentrer à la maison et profiter de quelques jours en amoureux car Mademoiselle reste avec sa grand-mère.
  • Retrouver des amis japonais et leurs enfants pour un dîner “en famille”, échanger sur nos vies professionnelles et personnelles, les différences culturelles…
  • Consacrer plusieurs jours à faire le ménage à fond : les températures sont suffisamment clémentes fraîches pour que j’aie envie de m’agiter avec l’aspirateur et les lingettes dépoussiérantes.
  • S’offrir une sortie au cinéma qui nous a enchantés (bientôt un article), et rire toute la soirée.
  • Découvrir qu’une nouvelle blogueuse parle de moi car nous avons en commun d’avoir des filles dysplasiques.
  • Rencontrer enfin Bichette (mais si, voyez plus haut) et s’apercevoir qu’en fait, on ne perd pas trop la main quand il s’agit de tenir un bébé (très calme, d’ailleurs). Après-midi de mignonnitude totale.

Voilà, c’est tout ! Dès la semaine prochaine, je reprendrai un rythme de publication “normal”, mais je ne me sentais pas capable de trouver 10 choses différentes par semaine.

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10 Things I liked this week #146

La dernière semaine de juillet fut haute en couleurs. Si les températures moins étouffantes nous ont encouragés à multiplier les activités et sorties, ce fut aussi le moment où j’ai appris que j’avais peut-être… la gale (si) (je suis maudite des parasites cette année). Néanmoins, elle fut aussi l’occasion de bons moments.

  • Lundi, j’ai réquisitionné Mademoiselle pour m’aider à éplucher un gros kilo de cocos de Paimpol. Elle s’est amusée, et j’ai pu avancer plus vite que prévu (bon, en revanche, niveau dégustation, elle n’a pas trop apprécié – à réessayer).
  • On a reçu le nouvel aspirateur ! Six mois que je me débattais avec l’iRobot, très bien en appoint mais pas du tout pour nettoyer un assez grand appart de façon régulière. Joie, bonheur, et mort à la poussière.
  • Mardi, c’était la consultation annuelle de la Crevette à l’hôpital Necker (si vous avez raté le début, c’est ici). Les nouvelles sont bonnes, même si c’est long. On y retourne au printemps prochain, en attendant Mademoiselle a le droit de faire toutes les activités sportives qui lui chantent.
  • Je suis tellement captivée par ma lecture du moment (Moderne sans être occidental, de Pierre-François Souyri, un essai sur la modernisation du Japon à partir de la fin du 19ème siècle) que je n’arrive à rien lire d’autre et que j’ai rêvé en japonais. Ca ne m’était pas arrivé depuis au moins dix ans.
  • Jeudi, puisque Mademoiselle voulait à toute forcer emporter ses moules à cupcakes chez la nounou, on a fait de la pâtisserie, histoire de ne pas arriver les mains vides. Je suis impressionnée de la voir gagner en autonomie, même si c’est parfaitement normal.
  • Vendredi, j’ai cueilli une courgette dans notre ascenseur ! Nos voisins partant en vacances et n’ayant pas eu le temps de la cuisiner, ils l’ont laissée à disposition des autres résidents pour qu’elle ne soit pas perdue. Voilà une façon originale de faire les courses.
  • Le midi, j’ai déjeuné avec ma mère. On a parlé de tout et de rien autour d’une pizza, c’était très sympa.
  • Je me suis enfin prise par la main pour appeler ma mutuelle d’entreprise et mettre plusieurs points au clair. Notre situation va changer dans les mois qui viennent et je voulais savoir comment m’organiser.
  • Samedi, Monsieur a emmené la Crevette faire du golf, m’accordant près de deux heures de détente.
  • Dimanche, malgré l’énorme problème technique gare Montparnasse (notre ligne de Transilien dépend de Montparnasse), nous avons pu nous rendre au Muséum d’histoire naturelle pour une visite d’exposition (Photos du National Geographic) et un bout du musée (la grande galerie de l’évolution, qui a beaucoup plu à Mademoiselle, en dépit d’une ou deux frayeurs).
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