10 Things I liked this week #89

Encore une semaine intense ! Entre la relecture et les obligations sociales, je n’ai pas vu le temps passer. Mais si je finis ce week-end sur les rotules, je suis tout de même ravie de ces derniers jours, alors autant vous en faire profiter.

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  • Mardi, à l’occasion de la fête du bruit de la musique, notre rue est fermée comme tous les ans pour accueillir une scène d’artistes locaux. Mais cette année, ils ne sont pas sous nos fenêtres mais 200m plus loin : on s’entend parler dans l’appartement, joie.
  • Bon public, la Crevette se met à danser sur un air jazzy avec son doudou et me permet de faire une courte vidéo dégoulinante de mignonnitude. Les grands-mères sont à fond.
  • Plus tard, j’assiste à mon dernier cours de natation. Notre prof est venue avec son nouveau-né (deux semaines à peine), et nous sommes tous attendris autour d’elle au bord du bassin.
  • Pour conclure l’année, elle nous propose un relais : je fais une remontée phénoménale en brasse, et m’attire des compliments en pagaille. Fière, je suis.
  • Mercredi, j’ai la chance de recevoir Bare à dîner. C’est un ami que je connais depuis une douzaine d’années, et même si on se voit rarement (il habite en Australie), chacune de nos retrouvailles est un moment agréable. Il nous rejoint pour dîner et nous passons la soirée à discuter à bâtons rompus et à manger et boire.
  • Vendredi, je croise un de mes cousins dans le métro ! Nous passons quelques minutes ensemble, à parler famille et boulot, puis nous nous séparons sur une super nouvelle.
  • Le soir ma mère récupère la Crevette pour le week-end, ce qui nous permet… de faire la grasse matinée samedi. Rare félicité.
  • Samedi, c’est aussi le jour du bal annuel de notre association. Cette édition est placée sous le signe de la Belle Epoque, qui n’est franchement pas la période que je préfère, mais j’ai réussi à dénicher une robe élégante dont tout le monde me fait des compliments.
  • Dimanche, le réveil est difficile, mais c’est pour la bonne cause : en route pour une journée de stage ! Parmi les invités du bal d’hier figurent six Australiens qui vont nous enseigner leurs versions des danses 19ème. Au programme : bonne humeur, danse, musique et fous rires.
  • Cette semaine fut aussi riche en langue anglaise : j’ai beau la pratiquer à l’écrit tous les jours, c’est toujours un plaisir de la parler, chose qui arrive plus rarement.
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Cuisinons nos livres #8

Après plusieurs semaines de calme (presque) plat, me revoici aux fourneaux ! Les occasions furent nombreuses cette semaine et, si j’ai ressorti des recette éprouvées, j’en ai aussi testé quelques-unes. Voilà ce que ça donne :

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Dimanche, au marché, j’ai été attirée par des filets de dorade, alors que je n’en fais jamais. C’est un poisson délicat, que j’aime beaucoup, mais la perspective de le cuisiner était un peu terrifiante… Finalement, j’ai réussi à dénicher une jolie recette dans La cuisine japonaise d’Emi Kazuko : la dorade en papillote de papier. Avouons-le franchement: les explications techniques pour plier une papillote sans schéma, c’est vraiment pas pour moi. Heureusement, j’avais une explications avec photos dans le livre Papillotes de Marabout et je m’en suis sortie.
C’est une recette assez simple, dans laquelle le poisson cuit avec des ciboules et du citron vert, avant d’être assaisonné d’un trait de shôyu au moment de servir. C’était délicieux, le poisson était très fin et se mangeait sans problème avec les baguettes. A refaire, surtout si on a du monde.

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Mercredi, nous recevions Barry, un ami australo-canadien rencontré au Japon (ouais, c’est compliqué), et aussi foodista que moi. Du coup, il fallait mettre les petits plats dans les grands, tout en gardant en tête qu’il faisait 30°… J’ai fini par préparer tout un tas de petites choses froides à grignoter, dont mes célèbres fraises au vin rouge, ainsi qu’un concombre glacé au miel et au thym. La recette est tirée du premier numéro de 180°C et est très simple à réaliser. Il s’agit d’une simple soupe froide de concombre assaisonnée. Facile, rapide et frais, idéal pour l’été, et ça en met quand même plein la vue.

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Jeudi, il fallait finir le contenu du frigo, parce que nous allons très peu manger à la maison ce week-end et que je ne voulais pas perdre mes légumes. Du coup, en puisant dans le livre Le meilleur de la cuisine italienne, j’ai choisi de préparer une frittata de courgettes (une grosse omelette, en quelque sorte). C’était très bon, même si j’ai raté ma manœuvre de retournement…

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Pour conclure, et parce que je voyais venir le moment où ils ne seraient plus bon, j’ai utilisé nos abricots pour préparer un mi-cuit mi-cru au basilic, dont la recette se trouvait dans le troisième numéro de 180°C. A une compote d’abricots, on ajoute des dés de fruit frais et un peu de basilic pour assaisonner. C’est très facile, là encore, et relativement rapide (une vingtaine de minutes). Comme on ajoute du sucre, on peut maîtriser l’acidité des fruits, qui est encore problématique à cette époque de l’année.
En tout cas, c’était très bon, on a tout mangé et on en refera sans doute pendant les vacances.

Voilà pour moi. Cette semaine, Sunalee et Ioionette ont participé au challenge.

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L’Heure tragique

Je sais que ça sonne franchement pompeux et grandiloquent, mais je reprends les mots de Winston Churchill (dans un tout autre contexte). Et pour être honnête, c’est un peu mon sentiment global ce matin, alors que je découvre, abasourdie, le résultat du vote britannique.

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L’Union Européenne n’est sans doute pas la meilleure des institutions, mais elle a été bâtie sur les décombres de la seconde guerre mondiale, dans le but de consolider l’entente entre les peuples. C’était une idée un peu folle, mais qui a su trouver sa voie et qui s’est concrétisée de plein de façons. Aujourd’hui encore, je suis fière d’être Européenne, d’avoir le droit de circuler librement dans une trentaine de pays, d’utiliser une seule monnaie de Helsinki à Athènes…
Or ce matin, j’ai un goût amer dans la bouche. J’ai l’impression qu’on a piétiné ce rêve, et qu’on vient d’en entériner la fin. Car je ne me fais guère d’illusions : sous la poussée des nationalismes et des populismes, d’autres pays vont emboîter le pas à la Grande-Bretagne, et vont réussir leur coup de poker. Un tabou vient de sauter et, avec lui, la haine de l’autre (car la campagne fut majoritairement axée sur l’immigration), l’égocentrisme triomphent.

Si l’on veut pousser le raisonnement, je ne serais guère surprise de voir l’Ecosse obtenir son indépendance dans les deux ans à venir, peut-être avec l’Irlande du Nord. Et alors que j’étais contre l’indépendance car j’estimais que cela répondait à une fièvre nationaliste, aujourd’hui, j’aurais tendance à dire “Allez-y, venez nous rejoindre, on se sentira moins seuls”.
En extrapolant un peu (j’ai le droit, c’est mon métier), je pense que la monarchie britannique a beaucoup de souci à se faire et que, d’ici 50 ans, l’Angleterre sera une république et la guerre sera de retour en Europe de l’Ouest. Je veux croire très fort que ce ne sera pas le cas (surtout pour le second, bien entendu) mais j’ai de moins en moins confiance en l’être humain.

Le seul point positif que j’entraperçois dans cette histoire c’est que, avec la chute de la livre, le shopping à Londres va redevenir abordable. Mais pas sûr que ça suffise à me rendre le sourire.

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Et puis, le silence

En théorie, je devrais être en train d’écrire comme une folle. J’ai beau avoir eu droit à une remise de peine un sursis de quelques semaines, j’ai toujours un roman à rendre à la fin de l’été. Mais ça n’avance pas. J’ai beau me placer devant mon ordinateur, me mettre en condition, bénéficier des encouragements (ou des réprimandes) de Monsieur, rien ne vient.

Dans ma tête, les voix de mes personnages se sont tues. Voilà plusieurs semaines que je suis environnée de silence, et c’est très déstabilisant.
Je connais les raisons à l’origine de cette panne d’écriture particulièrement longue et douloureuse. Elles tiennent en grande partie à une histoire que j’ai beaucoup de mal à m’approprier, à des personnages peut-être trop vite esquissés et pas assez travaillés, à une impression d’être laissée à moi-même (chose dont j’ai toujours eu horreur : je suis indépendante mais j’ai besoin d’avoir un retour sur mon travail, quel qu’il soit), mais aussi à la pression croissante que je mets sur moi-même. En gros, j’aimerais écrire le meilleur roman de sa catégorie et, bien entendu, je n’y arriverai pas.

Normalement, j’ai quelques “trucs” pour débloquer. Mais là, rien. Et j’ai un peu le sentiment que mes (discrets) appels à l’aide tombent à plat. Du coup, j’en suis à me demander si j’ai vraiment un talent pour écrire, voire s’il ne faudrait pas que je lâche l’affaire tout de suite pour éviter la catastrophe.
Si vous avez des conseils, je suis preneuse, parce que là, j’envisage le cierge à Sainte Rita.

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Envies estivales

Il paraît que c’est l’été (si, si, si, y’a une bande de djeunes qui joue des trucs bizarres sous ma fenêtre, ça veut dire qu’on est le 21 juin), même si la météo persiste à nous faire croire depuis un mois que nous sommes toujours en octobre. Vu qu’on annonce une canicule pour demain, je me suis dit que je pourrais lister les choses qu’il me tarde de faire en été…

  • M’habiller en trois minutes chrono avec une jupe, un tee-shirt et une paire de sandales.
  • Préparer des litres de thé glacé maison.
  • Me vautrer mollement dans le canapé en regard d’un œil vague des cyclistes suer sang et eau sur les petites routes de France.
  • Laisser les fenêtres ouvertes très tard, attendre qu’il fasse nuit noire pour allumer.
  • Etrenner toutes les nouvelles robes de la Crevette, et la voir crâner avec ses lunettes de soleil.
  • Nager tous les jours dans la piscine de mes beaux-parents. Plusieurs fois par jour. Voire pour remédier à une insomnie (bon, c’est plus les vacances, mais pour moi ça rime avec été).
  • Me goinfrer de tomates et de fruits d’été.
  • Essayer d’apercevoir le feu d’artifice du 14 juillet depuis ma fenêtre, avant de me rabattre sur la télé, parce qu’on voit quand même beaucoup mieux.
  • Faire la sieste alors qu’il fait un temps radieux dehors. Mettre un drap, voire une couverture.
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10 Things I liked this week #88

Ce fut une semaine crevante : après plusieurs jours de lutte, j’ai fini par attraper le virus rapporté de Provins par Monsieur et la Crevette, si bien que je me traîne lamentablement depuis mercredi soir. Et puis, la fatigue aidant, l’Anglais et moi avons eu une explication musclée qui, bien que nécessaire – et inévitable, comme dans tous les couples – m’a laissée sur les rotules. Pourtant cette semaine fut aussi placée sous le signe des sorties et des bonnes choses. Petit résumé.

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  • Lundi, j’effectue une razzia de livres chez mon dealer habituel, avec des ouvrages extrêmement joyeux comme Le chant du peuple juif assassiné ou Entre les murs du ghetto de Wilno.
  • Mercredi, Ioionette et SonMari nous rapportent notre tente médiévale (abandonnée au champ d’honneur à Provins pour cause de pluie battante et de Crevette épuisée), et on en profite pour dîner ensemble.
  • Jeudi, nous dînons avec des amis en ayant, pour une fois, la possibilité de laisser Mademoiselle à la maison. Nous rentrons alors que je suis dans un état proche de l’Ohio (mais ça ne m’a pas empêchée de picoler, parce que, bon).
  • Vendredi, je retrouve Angéla Morelli pour le déjeuner dans son bar/resto préféré. La discussion est enlevée, drôle et intelligente, comme toujours, et c’est un vrai plaisir.
  • En fin d’après-midi, je traîne mademoiselle à un cours de baby art pour qu’elle confectionne une surprise de fête des pères : une espèce de mobile auquel on peut accrocher une photo. Conclusion de cette nouvelle leçon : de toutes les matières, c’est la colle qu’elle préfère (surtout dans les cheveux).
  • Le soir, nous visitons enfin l’appartement de ma soeur et mon beau-frère (ça fait juste deux ans qu’ils ont emménagé) et rencontrons leurs nombreux chats. La Crevette est ravie, elle peut en approcher certains sans qu’ils prennent la fuite.
  • L’éclair de saison de Carl Marletti (fraises fraîches et compotées, poivre) est une pure tuerie.
  • Samedi midi, nous allons manger un tonkatsu en famille – grande première pour mademoiselle qui, si elle a snobé les udon, a plébiscité le porc pané.
  • Après la sieste, L & L nous rejoignent pour le goûter. C’est l’occasion pour les filles de jouer ensemble et pour les grand(e)s de papoter autour d’une tasse de thé.
  • Dimanche, Monsieur me laisse comater au fond du lit et emmène la Crevette au square pour l’occuper. Je les rejoins sur place, puis nous retrouvons Gni et Leen. Au final, l’escapade aura duré près de 3 heures et s’achève sous un grand soleil.

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Cuisinons nos livres #7

Cette semaine fut très calme, notamment à cause de notre escapade à Provins : je n’ai pas pu faire le marché, j’ai donc dû composer avec un frigo globalement vide et un congélateur rempli de trucs plus ou moins inspirants. Et puis on est sortis, aussi, ça n’aide pas à cuisiner.

C est pas photogénique, mais c est bon

C’est pas photogénique, mais c’est bon

Heureusement, mercredi soir, Ioionette et SonMari sont venus dîner. J’ai préparé des brochettes du barbare (onglet de bœuf mariné) d’après le livre Gastronogeek. Ce n’était pas la première fois que j’en faisais – c’est devenu un plat régulier à la maison – et je pense même en avoir déjà préparé pour nos invités, mais c’est très facile et très bon. Je sers ça avec du riz blanc à la vapeur, c’est idéal pour finir la sauce !

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En guise de dessert, j’ai ressorti les désormais classiques fraises au vin rouge. Rapide, facile, parfumé, frais sophistiqué tout en étant simple… c’est vraiment le dessert idéal, que l’on soit seuls ou que l’on ait du monde à régaler. Le plus long, c’est de laver les fraises !
Cette fois-ci et la précédente, nous avons utilisé un côtes de Gascogne rouge qui se mariait aussi très bien avec la viande.

Voilà pour cette maigre semaine. Promis, demain je fais les courses, et la semaine prochaine, je vous en révèle davantage !

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Vivre sa judéité quand on est goy

Attention, j’attaque avec des mots savants tout de suite, histoire de vous mettre dans le bain.
Comme certains le savent peut-être – vu que j’en parle souvent, ce doit être le cas de ceux qui me connaissent IRL, sinon je l’avais mentionné ici – je suis d’origine juive sans l’être. C’est-à-dire que je suis issue d’un mariage mixte, entre un juif et une non-juive ce qui, de fait, me prive de la “qualité” de juive (l’appartenance à la religion se transmet par la mère*).
Je suis donc goy (non juive).

Pourtant, au fond de moi, ces racines sont puissantes, plus peut-être que celles qui me lient à ma culture maternelle. Entendons-nous bien : je suis, avant toute chose, profondément française et européenne, mais le judaïsme a imprégné mon être et ma conscience. Difficile de faire autrement quand vous êtes, quelque part, rescapé d’un des génocides les plus documentés de notre siècle.

Concrètement, comment cela se manifeste-t-il ?
Toute ma famille paternelle étant juive – plutôt libérale – j’ai assisté à de nombreuses cérémonies et fêtes au cours de mon enfance et mon adolescence. Mes grands-parents me remettaient une enveloppe, non pour Noël, mais pour Hanoukkah (ça tombe quasiment en même temps, c’est pratique). J’ai de la famille en Israël et je m’y suis rendue à plusieurs reprises.
Mais surtout, je me suis beaucoup documentée. J’ai lu, regardé des vidéos, fait des recherches. Sur la Shoah, forcément, mais pas seulement. Sur le judaïsme, sur son histoire, sur Israël. J’ai vibré aux textes de Stefan Zweig et à sa façon de définir sa judéité, qui m’a semblé particulièrement juste.

Pourtant, je suis et je resterai goy. Je pourrais lancer la démarche d’une conversion – il y a quelques années, un de mes cousins m’avait suggéré de me convertir, non pour des raisons religieuses mais pour des raisons culturelles – mais il n’est pas certain que celle-ci aboutisse, et je ne suis franchement pas sûre d’avoir l’intention de respecter les interdits et obligation (faire shabbat, arrêter la charcuterie – seriously ?).
Me voilà donc au milieu du gué, à observer une partie de mon héritage me filer plus ou moins entre les doigts. Car je suis également convaincue de ne pas tout saisir, de ne pas avoir toutes les cartes en main. Parce qu’être exclue de ce que l’on considère comme ses racines (fussent-elles partielles) est assez étrange.

Si je raconte tout cela aujourd’hui, c’et parce qu’il y a quelques semaines, je me suis retrouvée face à un magnifique cas de goysplaining (le terme existe, si, si, si) : un type que je connais d’assez loin s’est mis à m’expliquer pourquoi et comment on pouvait être juif (ou ne pas l’être). Or, ne me considérant pas comme juive, je me suis tue. Et c’est pénible. Parce que je ne peux pas revendiquer mon appartenance au peuple juif – et précisément à cause de cela – je sais très bien ce qui constitue ou pas le fait d’être juif.


*Ceci est une conséquence des pogroms répétés en Europe centrale à partir du 17ème siècle, notamment ceux perpétrés par les cosaques. Leur but était de diluer le sang juif en violant les femmes, à quoi les rabbins ont rétorqué que de toute façon l’appartenance au peuple juif se transmettait par la mère.

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Trop c’est trop

Voilà des semaines – et même, en toute sincérité, plusieurs années – que le climat se tend et que la société se polarise. Voilà des semaines que, chaque jour, les réseaux sociaux me crachent leur mépris à la figure. Parce que je n’ai pas l’heur de penser la même chose que certains membres de mon entourage – ceux qui généralement s’expriment le plus fort, parce que j’ai la faiblesse de penser qu’il faut encourager les compromis, parce que je nourris une défiance viscérale à l’égard des mouvements de masse, quels qu’ils soient.

C’est insidieux, jamais frontal, mais la condescendance et le dégoût qui suintent de certains propos me frappent au cœur. C’est sans doute idiot, ce ne sont jamais que des “paroles” électroniques, hâtivement rédigées, hâtivement oubliées. Mais très franchement, vivre dans cette espèce de monde où si l’on n’est pas avec quelqu’un alors on est contre lui me fatigue.

Se rendent-ils compte, ces gens-là, du mal qu’ils font ? Outre que, personnellement, plus on me serine un truc, moins j’ai envie de l’écouter – ce qui leur porte sans doute préjudice – se rendent-ils compte que tous ces commentaires, toutes ces “plaisanteries” d’un goût plus ou moins douteux, toutes ces formules assassines se cumulent et finissent par blesser réellement ? Ces derniers jours, j’éprouve une sorte de souffrance morale sans cesse entretenue. C’est comme une plaie qui suppure et qu’on viendrait rouvrir systématiquement.

Vous me direz : rien de plus facile, il n’y a qu’à abandonner les réseaux sociaux, se protéger. Je pourrais, oui. Mais outre que je n’ai pas envie de céder le terrain, que je considère toujours Facebook comme ma fenêtre de divertissement, j’y suis aussi en contact avec des gens très bien et je peux y raconter plein de bêtises. Alors non, je ne me priverai pas de certains plaisirs à cause de quelques fâcheux.
Mais promis, dès demain, je recommencerai à me taire.

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X-Men : Apocalypse

X-Men ApocalypseDepuis les origines de la civilisation, Apocalypse, le tout premier mutant, a absorbé de nombreux pouvoirs, devenant à la fois immortel et invincible, adoré comme un dieu. Se réveillant après un sommeil de plusieurs milliers d’années et désillusionné par le monde qu’il découvre, il réunit de puissants mutants dont Magneto pour nettoyer l’humanité et régner sur la Terre. Raven et Professeur X vont joindre leurs forces pour affronter leur plus dangereux ennemi et sauver l’humanité d’une destruction totale.


Après avoir échoué à voir ce film le jour de sa sortie, Monsieur et moi avons pu nous y rendre tranquillement mercredi dernier, dans une salle assez petite, ce qui m’a un peu étonnée après seulement trois semaines d’exploitation.

C’est plutôt un bon opus de X-Men. J’avoue que je suis très fan du reboot, ne serait-ce que grâce à l’excellent casting. Cet épisode reprend l’histoire dix après Days of future past, où l’on avait pu découvrir Tyrion Lannister en méchant généticien. Les producteurs ne se sont d’ailleurs pas trop foulés en recrutant cette fois-ci Sansa Stark pour interpréter Jean Grey adolescente.
L’histoire du mutant Apocalypse est bien entendu couse de fil blanc, mais sert avant tout à introduire de nouveaux mutants et à souligner les failles, les doutes et les hésitations des autres. Si j’ai adoré James MacAvoy, digne successeur de Patrick Stewart, j’ai été assez déçue de la prestation de Michael Fassbender, très monolithique. Certes, son personnage est censé être en deuil, mais de là à ne pas desserrer les dents pendant 2 heures…
Par ailleurs, les anciens personnages ont globalement davantage trouvé grâce à mes yeux que les nouveaux. Sophie Turner m’a paru assez détachée du rôle – mais c’est sans doute inhérent à Jean Grey / Phénix – et Tye Sheridan est aussi insipide que le précédent cyclope. A l’inverse, gros coup de coeur pour Diablo, vraiment réussi.

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En revanche, on progresse dans la découverte des mutants, dans l’édification de leur légende et de la peur qu’ils suscitent. J’ai beaucoup aimé le statut d’héroïne gagné par Mystique et le fait qu’elle n’en veuille pas, j’ai apprécié le fait que l’existence des mutants n’est désormais plus un mythe mais une réalité pour la population.
Au final, j’ai passé un très bon moment, même si ce n’était pas le meilleur film de super-héros de l’année : le film reprend les ficelles des deux premiers opus, avec parfois quelques longueurs. Il y a bien entendu de très bonnes séquences, le retour du véritable grand méchant et une énième destruction de l’école Xavier sans laquelle il manquerait quelque chose à X-Men.

Mais ne boudons pas notre plaisir : c’est un bon divertissement pour préparer les vacances d’été.

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