Le secret

En ce moment, je mène (ou tente de mener) trois projets de front, mais sans en parler ici, ou alors par de vagues allusions.

  • Un projet vieux de presque vingt ans, qui est un peu mon Everest personnel, et qui m’angoisse beaucoup.
  • Un projet en forme de remise en selle, mais qui est loin d’être gagné.
  • Un projet que je mûris depuis longtemps, et qui se concrétisera bientôt (dommage que ce soit le seul pour lequel je n’ai pas réel effort à fournir).

Si je n’en parle pas sur cette page, j’ai abordé le sujet “en vrai” avec très peu de personnes (5 au total si j’ai bien compté). Plus le temps passe, plus je me rends compte que j’ai du mal à évoquer mes plans, surtout lorsqu’ils me tiennent à cœur. C’est bien entendu à cause de ma peur panique de l’échec – si je n’en parle pas et que je me plante, personne ou presque n’en saura rien. C’est sans doute aussi devenu, au fil du temps, une sorte de superstition : si j’en parle avant, ça va planter.
Je crois que la première fois que j’ai caché un gros truc à mon entourage tant qu’il n’était pas “réel” c’est mon semestre d’études à Tokyo. Oui, c’est pas n’importe quoi. Mon père avait une vague idée que j’étais en train de monter un dossier, ma mère l’a appris le jour où j’ai eu ma réponse (positive) de l’université. Dans le cas contraire, je suis convaincue que nul n’aurait été au courant.
Depuis, j’ai pris le pli : mon premier roman (et un gros bout du deuxième), notre longue attente pour concevoir la Crevette, ma réorientation professionnelle… A chaque fois, j’ai mis mon entourage devant le fait accompli.

Je ne vis pas cette tendance au secret comme un handicap – je l’ai accepté, je sais que je suis comme ça – mais j’ai également conscience que c’est symptomatique : si je n’étais pas aussi terrorisée par le jugement de l’Autre, je ne prendrais pas autant de précautions pour ne pas me trahir. Car l’autocensure est permanente : parfois, j’ai envie d’aborder le sujet, mais je me ravise, me disant que trop de personnes finiront par connaître mes intentions.
Par moments, j’aimerais bien ne rien en avoir à faire et crier sur tous les toits que je vais reprendre des études de médecine pour découvrir un vaccin contre la connerie. Mais affirmer ce genre de chose, c’est aussi se mettre en avant, ce qui reste une gageure.

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Une semaine… #16

  • Je suis encore bien au radar, mais j’arrive à aller déjeuner avec Leen et même à manger sans me sentir (trop) malade. En revanche, les frites, non, ça va pas être possible.
  • 5h30, c’est tôt quand même…
  • 10 jours que j’ai annoncé que je clôturais la collecte pour la maîtresse vendredi dernier et que j’achèterai le cadeau le week-end suivant. Forcément, quelqu’un me demande si on peut encore donner aujourd’hui. A ton avis ?
  • Ma missive pour la ronde des cartes d’anniversaire est partie le jour même, on s’améliore.
  • 4h ? Bon, attendons une petite heure, et au boulot. (Je veux dormiiiir)
  • J’ai le passeport du Paprika ! C’est bon, on peut partir.
  • Et si j’en profitais pour racheter une paire de Tropéziennes en soldes ? Ma première paire est réellement usée jusqu’à la corde.
  • Je suis ressortie de la librairie les mains vides. Incroyable.
  • Je suis tellement crevée que j’ai regardé le foot tous les soirs. Sauf ce soir, je regarde “Fauteuils d’orchestre” animé par Anne Sinclair avec la fine fleur des chanteurs lyriques français. En mangeant des fraises parce que, bon, merde.
  • Miracle, Hellocoton a mis à peine 7 jours à supprimer mon compte. Vu les mésaventures d’Armalite pour faire effacer ses articles, j’ai estimé que leur politique de gestion des données ne convenait plus à ce que j’attendais de ce genre de service.
  • Comment ça, Chris Froome est réintégré ?
  • Oh, une carte et un cadeau d’anniversaire en retard ! Inutile de s’excuser, je suis ravie.
  • Les droits numériques de la Sofia sont tombés. Disons que ça paiera les courses des deux prochaines semaines.
  • L’appartement n’a pas été aussi propre depuis des mois et je ne vais même pas pouvoir en profiter alors que j’ai mis la main à la pâte, pfff.
  • Et cette fois-ci, des marque-pages surprise m’attendent dans ma boîte aux lettres ! Je crois que les copines ont compris que j’étais au bout du rouleau.
  • Bagages ? OK. Ravitaillement en vol ? OK. Passeports et papiers divers ? O… comment ça ma carte d’embarquement est introuvable ?
  • Je craignais l’énervement et l’excitation, mais les enfants sont plutôt calmes, quoique claqués. Le Paprika daigne même roupiller une grosse demi-heure après le décollage (et moi avec). En revanche, à un rang de distance en diagonale, j’ai tout suivi de la conversation de Mademoiselle.
  • Scandale : je n’ai bu ni vendredi, ni samedi, et dimanche je ne finis pas mon verre.
  • Il fait beau, il y a un petit souffle de vent, ça sent les pins et le soleil, et la maison est sublime. Je sens que ça va être un calvaire, ce séjour.
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La fille mal gardée

Lise et Colas, jeunes laboureurs, s’aiment malgré la mère de Lise, qui ambitionne de marier sa fille à Alain, un jeune citadin ridicule mais sans doute plus riche. Les deux amoureux vont user de stratagèmes, jusqu’à détourner une ruse de la mère, pour parvenir à leurs fins et passer leur vie ensemble.


On est d’accord, c’est un ballet “classique”, l’argument est très léger – il s’agit du plus vieux ballet au répertoire, puisqu’il date de la fin du 18ème siècle. Toutefois, la chorégraphie dépoussiérée de Frederick Ashton, qui date des années 1960, tout en conservant la légèreté, le comique, et l’alternance avec les scènes de pantomime, offre de vrais défis aux solistes, en particulier aux interprètes de Lise et Colas.

Jeudi soir, avec Marion, nous avons eu la chance d’admirer Alice Renavand (que j’adore depuis que je l’ai vue – il y a longtemps – dans Kaguya Hime de Jiri Kilian) et François Alu (notre idole) (sans mauvais jeu de mots) (quoique). C’était drôle, enlevé, juste. Le couple s’entend bien et prend visiblement plaisir à danser ensemble. Allister Maddin dans le rôle d’Alain et Simon Valastro dans celui de la mère donnent toute son ampleur au comique de l’histoire.
J’ai beaucoup apprécié cet hymne à la soi-disant simplicité authentique campagnarde face à la sophistication fallacieuse de la ville (Rousseau, sors de ce corps), et à la façon dont il était si bien mis en scène : le fil rouge du ruban, que l’on retrouve en particulier dans la scène du maypole, la danse des sabots (ou comment faire entrer les claquettes à l’Opéra), la danse du coq et des poules…

Au final, c’est un spectacle très divertissant, porté par des artistes talentueux, et vraiment ouvert à tous les publics. L’histoire est simple et ne cherche pas à être moralisatrice, on rit beaucoup, les décors et les costumes sont beaux, la musique enjouée… C’est sans doute par ce ballet-là que j’aurais pu commencer l’éducation de la Crevette ! En tout cas, je l’emmènerai lorsqu’il sera remonté.

En revanche, et malgré nos prières, François Alu n’a toujours pas été nommé Etoile. Ca devient ridicule.

La fille mal gardée, Palais Garnier, jusqu’au 13 juillet 2018

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Bilan culturel – Deuxième trimestre 2018

Deuxième volet de cette série consacrée à ma vie culturelle. Soyons honnête, la fin du trimestre a été très difficile à tous les niveaux, et le peu de temps de cerveau disponible a surtout été consacré à (essayer de) dormir.

Livres

  • Eva Luna, Isabel Allende
  • Eugenia, Lionel Duroy
  • 6m² de cuisine plus tard, Sonia Ezgulian
  • Cartes postales de Grèce, Victoria Hislop
  • Révoltée, Evguenia Iaroslavaskaïa-Markon
  • La péninsule aux vingt-quatre saisons, Inaba Mayumi
  • Repose-toi sur moi, Serge Joncour
  • Le foyer des mères heureuses, Amulya Malladi
  • La note secrète, Marta Morazzoni
  • Olivia, Marion Olharan
  • La rose noire, Nora Roberts
  • Le lys pourpre, Nora Roberts
  • Le petit prince, Antoine de Saint-Saint-Exupéry
  • Guitel Pourishkevitsch et autre héros dépités, Sholem-Aleikhem
  • Les délices de Tokyo, Durian Sukegawar
  • Le temps gelé, Mikhail Tarkovski
  • Mãn, Kim Thuy

Poursuivant sur ma lancée du mois de mars qui avait été particulièrement fructueux, j’ai également beaucoup lu en avril et mai. Las, des choix malheureux en mai (trois livres à la suite qui m’ont plus ou moins ennuyée) et un mois de juin particulièrement éprouvant ont ralenti ma belle progression. Je compte sur l’été pour me replonger dans les livres, on y croit.

Films

C’est moins bien qu’au premier trimestre, mais il s’agissait d’un cru exceptionnel. Cette fois-ci, entre les ponts, les congés de la nounou, les obligations professionnelles de l’un et l’autre, il nous a été quasiment impossible d’aller au cinéma. Pour preuve : nous avons enchaîné ces deux séances le même jour (quand on aime…). Et je n’ai toujours pas rédigé le compte-rendu de Deadpool 2, qui m’a pourtant fait bien meilleure impression que le dernier Avengers.

Spectacles

J’inclus la masterclass dont je n’ai cessé de vous rebattre les oreilles, même si on était à mi-chemin entre le cours et la démonstration, car j’ai vraiment passé un moment hors du temps. Pour La fille mal gardée, je ne désespère pas de mettre ma critique en ligne (en priant très fort pour que François Alu soit nommé Etoile ce soir – même si j’aurai la haine parce que je n’y assiste pas).

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Une semaine… #15

  • Dernier cours de natation de l’année. Initiation au water-polo. C’est encore plus crevant en vrai que ça en a l’air à la télé, laissez-moi mourir.
  • J’ai fini ma trad ! Bon j’en ai encore deux sur le feu, mais c’est plutôt pas mal, hein ? Hein ?
  • Kermesse de fin d’année à l’école de la Crevette. Le plus beau ? Ce sont les enseignants et les animateurs qui organisent et c’est réservé aux enfants. Comprendre : pas de gâteau à faire, pas de stand à tenir, pas de spectacle à admirer par 30° à l’ombre. Ils ont tout compris, et Mademoiselle est ravie de sa journée de jeu.
  • D’ailleurs, son maquillage “de princesse” a de faux airs d’Eternelle Sailor Moon…
  • Dernier déjeuner avant les vacances en compagnie d’Emily et Angéla. Je jure solennellement avoir entendu Angéla dire : “Pas d’alcool, il fait trop chaud”.
  • “La fille mal gardée” en compagnie de Marion (jamais on ne se sera vues aussi régulièrement) : très chouette moment, beaucoup de rigolade et une ovation du public pour les interprètes.
  • Et François Alu n’est toujours pas Etoile. #scandale #remboursez #dehorsAurélieDupont
  • Une demi-heure après avoir regardé sur le site de l’ANTS pour apprendre que le passeport du Paprika était “en cours de fabrication”, je reçois un SMS m’invitant à aller le retirer en mairie.
  • Voilà 10 jours que j’ai reçu ma commande “Le mouton à soie” attendue depuis cet hiver. J’ai ouvert la robe de la Crevette, mais ne la lui ai pas encore fait essayer. J’ai laissé la mienne dans son emballage (la trouille de savoir qu’elle est certainement trop petite et va souligner tous mes bourrelets).
  • Super dîner en compagnie de Ioionette et SonMari, pour lesquels je tente la cuisine romaine antique, associée à du vin produit selon des méthodes antiques. C’est très bon et se marie très bien.
  • En revanche, dommage pour l’intoxication alimentaire qui s’abat sur moi dans la nuit et me tient éveillée presque en permanence. En plus, la fatigue et l’état de zombie verdâtre, ça fait faire des conneries.
  • La Crevette rentre de chez ma mère avec un bout de garde-robe en plus mais sans son maillot de bain. Oups.
  • Raison de me consoler d’avoir refusé l’invitation d’Elise : je n’ai pas émergé avant 15h, et j’ai mal partout. Heureusement que Monsieur est là pour gérer les enfants, sans quoi j’aurais été mal.
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Eva Luna

Elle s’appelle Eva, qui veut dire vie, sa mère ayant voulu qu’elle y morde à belles dents ; Eva Luna, parce qu’elle fut conçue par un Indien de la tribu des Fils de la Lune piqué par un aspic, que sa mère arracha à l’agonie en lui faisant l’amour. Petite bonniche rebelle et émerveillée, écoutant aux portes et abreuvée de feuilletons radiophoniques, elle a le don d’inventer des histoires rocambolesques, improbables, renversantes, drôles et dramatiques comme la vie même, ce qui lui vaudra plus tard de sortir de la misère, de la servitude et de l’anonymat. Entre-temps, son destin aura croisé celui de dizaines de personnages plus hauts en couleur les uns que les autres – grand-mère Elvira, qui couche dans son cercueil et sera sauvée par cette arche de fortune lors d’une inondation catastrophique; la Madame, puissante maquerelle de la capitale, et Mimi, travesti promu star de la télévision nationale; Huberto Naranjo, gosse de la rue qui grandira dans les maquis de la guérilla; oncle Rupert et tante Burgel, aubergistes et fabricants de pendules à coucous dans un village danubien au cœur des montagnes tropicales;  et un dictateur, un tortionnaire au gardénia à la boutonnière, un commerçant moyen-oriental au cœur tendre et aux caresses savantes, sa femme Zulema, vaincue par la fatigue de vivre, l – sans oublier Rolf en qui Eva reconnaîtra l’homme de sa vie, puisque à en vivre une, il lui faut bien concevoir que certaines histoires finissent bien.


C’est une amie grecque qui m’a parlé de ce livre et me l’a offert peu après. D’Isabel Allende, je n’avais rien lu, même si j’avais entendu parler d’elle et que je connaissais le titre de son roman le plus célèbre, La maison aux esprits. Pour tout dire, je la croyais même apparentée à Salvador Allende (la Française qui n’y connaît rien en histoire de l’Amérique du Sud, c’est moi).

A lire le résumé, on pourrait craindre le fouillis total et l’absence de fil conducteur dans ce récit. D’ailleurs, on ne comprend pas trop de quoi ça va parler. En fait, c’est Eva Luna elle-même qui nous guide dans cette histoire, son histoire, tissée de milliers d’anecdotes, de détails, de sensations. Et on se laisse happer avec facilité, et même passion, dans ce roman aux multiples rebondissements.
Isabel Allende a un talent incroyable pour faire se rejoindre tous les détails émiettés tout au long du récit, les personnages se croisant parfois sans se (re)connaître, les souvenirs de telle anecdote trouvant un dénouement plusieurs dizaines voire centaines de pages plus loin. Le style est foisonnant sans être lourd, et entraîne dans une espèce de flot le lecteur, pour peu qu’il accepte de se laisser porter (personnellement, je n’ai eu aucun mal, je voulais à tout prix connaître la suite des aventures d’Eva Luna).
Mais surtout, j’ai adoré le personnage principal, cette petite fille qui devient femme sans jamais se renier, en apprenant de tout ce et tous ceux qui l’entourent, qui revendique sa liberté aussi bien intellectuelle que physique, qui trouve dans la magie des mots et de l’écriture de quoi se construire, s’affirmer. C’est un personnage presque épuisant par son énergie, mais formidable par le modèle qu’il offre.

2018 Reading challenge : A book you borrowed or that was given to you as a gift

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Une semaine… #14

  • Comment bien débuter la semaine :  avec un Paprika fiévreux, bien sûr. Rien de grave, mais je perds une journée de travail.
  • Bon, ma théière aura résisté à 10 ans de vie commune mais pas à ma séance de psy, pfff.
  • Je retiens une chose de la sublime masterclass d’Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech : l’Art a le pouvoir d’embellir la vie.
  • Ben voilà, j’ai vu la chorégraphie de Roland Petit sur Carmen, maintenant je veux aller à Glyndebourne (si, si, il y a une logique).
  • Je tremble jusqu’à la dernière seconde que le dossier de demande de passeport du Paprika ne passe pas à cause d’une sombre histoire de signature, mais le souci est réglé tout de suite. Résultat dans 15 jours, croisez les doigts pour moi, on part dans deux semaines et demie.
  • J’veux pas alleeeeer nageeeeer, j’ai pas enviiiiie, je vais couleeeeer, je suis nuuuuulle. Résultat, c’est ma meilleure séance de l’année et, comme j’ai pensé à emporter une bouteille d’eau,  c’est la première fois depuis des semaines que je ne fais pas de crampe (de la bouteille d’eau comme talisman ?).
  • La Crevette a renversé sa tasse de lait au petit-déjeuner, je renverse le plat de petits pois au déjeuner… vivement ce soir qu’on aille dormir.
  • Le super déjeuner avec Malena chez Violetta et Alfredo (bientôt une critique, promis, promis).
  • Je crois que c’est la première fois depuis plusieurs années qu’une réunion est cadrée, constructive et tient dans la tranche horaire imposée. Oui, c’est la semaine des premières fois.
  • La Crevette qui me tend le bouquet de fleurs en papier réalisé au centre de loisirs : “C’est pour toi, maman”. Oooooh. On va dire que c’est mon cadeau de fête des mères (non je n’ai pas été frustrée DU TOUT).
  • Sérieux, la nana qui a siégé au conseil d’administration du RAAP de 2012 à 2018 elle voudrait qu’on vote pour elle ?
  • Chorale de l’école : Mademoiselle se prend un coup sur la tête du gamin derrière elle et se met à pleurer. Je me retiens très fort de ne pas aller lui coller une gifle, à ce malotru, mais je le maudis sur une bonne dizaine de générations.
  • T’as déjà essayé d’écrire un SMS en japonais alors que ça fait bien dix ans que tu n’as pas pratiqué ? Bon sang que je souffre : 5 à 10 minutes pour déchiffrer le texte, une demi-heure pour composer la réponse (et m’apercevoir juste après que j’ai fait une énorme faute de grammaire).
  • Et la fermeture de classe est officielle, putain.
  • La Crevette découvre le vélo (à petites roues), et se lâche.
  • Mon cerveau, ce gros troll qui m’empêche de dormir alors que je comptais justement profiter de ce week-end pour me reposer. Epic fail.
  • Comment rendre le Paprika hystérique ? Agitez-lui une cerise sous le nez.
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Master class Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech

Pour la première édition du Paris de la Danse, Éléonora Abbagnato, directrice du ballet de Rome et danseuse étoile de l’Opéra National de Paris dirigera avec Benjamin Pech, danseur étoile de l’Opéra National de Paris, la répétition des pas de deux des ballets, Le Parc d’Angelin Preljocaj et Carmen de Roland Petit. Ils sont accompagnés de quatre danseurs du ballet de Rome.


Cet événement était proposé au Théâtre de Paris dans le cadre de leur festival “Le Paris de la danse”, qui vise à ouvrir leur scène à la danse. Je n’en avais absolument pas entendu parler lorsque j’ai découvert, presque par hasard, des places à tarif réduit sur Vente Privée (j’ai déjà eu recours à ce service, je n’ai jamais été déçue). J’ai immédiatement envoyé un petit mot à Marion Olharan, une de mes acolytes de la danse, et banco, nous avions réservé au parterre pour une somme franchement modique.

Pendant que le public s’installe, les danseurs se chauffent à la barre sur scène, comme lors d’un vrai cours. Après une brève présentation de animateurs de la soirée et de leurs carrières, on débute par un extrait de “Carmen” de Roland Petit, interprété par Sara Loro et Michele Satriano. Les danseurs montrent leur travail aux deux Etoiles, qui les interrompent régulièrement, pour revenir sur la partie qui vient d’être dansée “ça c’est bien”, “plus souple”, “à l’espagnole”, etc. En dépit des apparences, Eleonora et Benjamin (allez, on a passé deux heures ensemble, on peut les appeler par leurs prénoms) font ça avec bienveillance et fermeté (dont un “rentre le ventre” qui suscitera un “quel ventre ?” unanime de Marion et moi), n’hésitant pas à souligner les forces et les faiblesses des danseurs, mais sans jamais se départir de leur humour et de leur bonne humeur. Leurs commentaires sont émaillés de souvenirs et de plaisanteries.
Eleonore Abbagnato a entretenu une relation personnelle très forte avec Roland Petit, qui se sent dans la façon dont elle transmet le rôle à Sara Loro. Elle évoque aussi Zizi Jeanmaire, épouse et muse du chorégraphe, qui créa le rôle en 1949, rappelle l’exigence absolue du maître et la façon dont la sexualité et la sensualité imprégnaient tous ses ballets.

On passe ensuite au troisième acte du Parc, intitulé “L’abandon”, et devenu extrêmement célèbre à cause de son porté-baiser (mais si, rappelez-vous la pub Air France ou, plus récemment, Danse avec les stars). Benjamin Pech a fait ses adieux à l’Opéra avec cette pièce, qu’il a justement dansée avec Eleonora Abbagnato. On sent une émotion encore plus palpable, un ballet qui a beaucoup compté dans la vie des deux danseurs, et un plaisir fou à raconter, transmettre ce qui fait l’essence de cette chorégraphie.
Cette fois-ci, ce sont Giorgia Calenda et Claudio Cocino qui présentent leur travail. Les gestes sont précisés, affinés, montrant, encore une fois, que rien n’est jamais parfait en danse et que le mouvement peut toujours évoluer – Eleonora se fend même d’une imitation de Claude Bessy (“Ca pourrait être mieux”). Benjamin Pech plaisante en expliquant que, dans cet adage, tout le boulot revient au danseur, sous l’air faussement choqué de sa binôme.
Pour conclure, Eleonora… propose qu’une spectatrice vienne essayer le fameux porté. Moment fébrile dans la salle : qui va oser ? Une jeune femme se propose – elle a fait de la danse, je vous rassure – la danseuse lui explique le placement des mains et des jambes, avant de conclure d’un : “C’est une figure qui donne de grosses crampes au dos, c’est normal”. Ahahaha. Moi, à la place de la fille, je me serais liquéfiée sur place. N’empêche que celle-ci s’en sort vraiment bien, sous une salve d’applaudissements.

Eleonora et Benjamin disparaissent pour laisser la scène à Giorgia et Claudio, qui interprètent l’adage dans son entier. Puis le rideau tombe quelques instants avant de se relever sur les deux stars de la soirée, en costume pour Le Parc.
Autant dire que c’est une autre dimension. D’un coup, on oublie tous les commentaires, les blagues et les explications pour se laisser happer par le plaisir de la danse. Les deux Etoiles sont à l’unisson, dans une sorte de corps à corps qu’ils connaissent parfaitement et transcendent (même les problèmes de pantalon de Benjamin Pech, pfff). Ils nous ont offert un moment de grâce, et prouvé, une fois encore, que l’Art et la Beauté (je mets des majuscules, je suis d’humeur lyrique) font du bien à l’âme.

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Une semaine… #13

  • Prendre le petit-déjeuner en terrasse le lundi matin, c’est pas mal. Non, en vrai, on est en avance pour le pédiatre.
  • “J’ai une surprise, ça commence par C et ça finit par yril Lignac.” Oh, ben mince alors.
  • Après pas mal de négociations, la Crevette accepte d’aller voir Casse-Noisette à Noël. En fait, elle cède parce qu’elle a vu les photos du ballet sur mon ordinateur. Cette enfant est corruptible par le tutu et les paillettes.
  • Bon, j’avoue, cette trad n’était pas terrible, mais j’étais enceinte jusqu’aux yeux, crevée, et j’ai renvoyé le texte 8 jours avant mon accouchement. On peut dire que c’est des circonstances atténuantes, non ?
  • Mon copain Barry a rencontré Netta et pris un selfie avec elle, je suis un poil jalouse.
  • Réveillée 4h30, levée 5h20. Au moins on sera pas en retard.
  • J’ai reçu mon corset ! Il est lourd mais confortable, j’ai même dîné avec sans souci (j’aurais même pu resserrer les liens après).
  • Deuxième tome de la série, deuxième scène de cul dans un ascenseur. Serait-il possible de varier les plaisirs ? (pun intended)
  • Combiner 95E et push-up, n’est-ce pas en faire trop ? (Monsieur dit que non)
  • Ces histoires de Coupe du Monde de foot et de victoire de 1998, ça me rappelle systématiquement la marionnette d’Aimé Jacquet aux Guignols (“Et ceux qui sont pas d’accord, dehors !”)
  • En un week-end, la Crevette a eu peur du spectacle de marionnettes dans le square, des aubergines pas assez fondantes et de “Pierre et le Loup” (mais elle l’a regardé jusqu’au bout, c’est déjà ça).
  • Comment ça, “une fermeture de classe” ? Ils sont en train de rénover l’école de fond en comble et la population du quartier va augmenter dans les trois ans à venir avec tous ces travaux.
  • J’ai rendez-vous mardi pour faire établir le passeport du Paprika (rendez-vous pris il y a trois semaines). A moins de 48h de l’instant fatidique, impossible de remettre la main sur les photos d’identité. Achevez-moi.
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Une semaine… #12

  • Oui, on est en juin, mais il fait gris, un peu frais et je suis crevée, alors j’ai bien mérité un chocolat chaud.
  • Débuter la semaine par un chapitre consacré à un match de foot US, c’est presque pire que de débuter par une scène de cul. Au moins, dans le deuxième cas, j’ai le vocabulaire technique !
  • On va faire l’escape game de l’Opéra ! On va faire l’escape game de l’Opéra !
  • La très, très bonne nouvelle de la semaine. Et peut-être même bien la seule.
  • Tiens c’est original, ce tableau de Van Gogh qui se balade entre le Met et le MoMA.
  • J’ai reçu une ultime carte d’anniversaire : un grand merci à toutes, il faut que je fasse un récapitulatif.
  • A force de moucher le Paprika depuis 15 jours et de partager le lit de l’Anglais, j’ai fini par récupérer les microbes divers et (a)variés. Je pense pouvoir affirmer que c’est une angine.
  • J’ai enfin amendé ma déclaration Agessa et reconduit l’abonnement de la Crevette à son magazine. On va arrêter là avec les corvées administratives pour cette semaine.
  • Effectivement, le sobacha azumino de Lupicia en thé glacé, c’était une idée géniale.
  • En allant renouveler le stock de lait maternisé (cher) du Paprika à la parapharmacie Monge (également connue comme Ze place to be pour tous les touristes coréens de la capitale), j’ai craqué pour un dentifrice de luxe. Alors que j’ai horreur de ça en temps normal, je prends plaisir à me brosser les dents. En revanche, je dois me retenir de ne pas boulotter le dentifrice au lieu de m’en servir.
  • La jolie dédicace de Fanny Ducassé. Avec un super bouquin sur les fruits et légumes qui va beaucoup nous servir, je pense.
  • J’ai trouvé un moyen détourné de faire manger des fruits à la Crevette : les pancakes à la banane ! Immense succès, Mademoiselle en a mangé à trois occasions et a demandé à en refaire. En revanche, le gâteau à la framboise est un échec, à cause des pépins.
  • Six soirées et presque l’intégralité du week-end seule avec les nains. Ah oui, je l’aurai méritée, ma place au Sénat.
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