Le lac des cygnes

Difficile de se prétendre amatrice de danse classique sans avoir jamais vu ce ballet iconique – or c’était mon cas. J’avais quelques souvenirs d’une diffusion télévisée que j’avais fait enregistrer à ma mère il y a pas loin de 25 ans (à vue de nez, ce devait être une troupe russe, genre le Bolchoï), mais sans plus.

En voyant les réserves émises par Danses avec la plume sur le choix du cast, et notamment sur l’interaction entre les danseurs, j’étais un peu inquiète, je le reconnais, mais le problème du ballet, c’est qu’on ne peut pas savoir un an à l’avance quel rôle sera attribué à qui. Hier soir, il y avait donc Amandine Albisson en Odette/Odile, Mathieu Ganio en Siegried et François Alu en Wolfgang/Rothbart. Si j’avoue mal connaître la danseuse, Ganio ne m’est pas inconnu (surtout que la Crevette est fan de la version de Coppélia qu’il a dansée quand il était élève à l’Ecole de Danse), et je suis un peu groupie de François Alu depuis une Bayadère incroyable.

Le ballet est très beau, même si je l’ai trouvé un peu daté dans certains costumes (ah ces harmonies de violet et d’orange qu’on n’oserait plus aujourd’hui…). La relecture de Noureev, très freudienne, qui souligne l’importance du refoulé et du rêve, m’a beaucoup parlé, et apporte de la profondeur à ce classique des classiques.
Mathieu Ganio est d’une très grande élégance, il a tout du prince de ballet (ou de conte de fées), mais en parvenant à instiller le doute et l’ambiguïté. Ses duos (peut-on parler de pas de deux ?) avec François Alu étaient remarquables, car soulignant la dépendance psychologique et émotionnelle du prince à cette figure tutélaire parfois maléfique du précepteur/sorcier.


François Alu, justement, est très bien, proposant une danse affirmée et maîtrisée, qui colle aux personnages qu’il incarne. Son unique grand pas (j’espère que j’utilise le terme à bon escient…) est magnifique et lui a valu une ovation parfaitement justifiée.
Amandine Albisson, quant à elle, m’a un peu laissée sur ma faim. Si elle a eu de véritables moments de grâce, il me semble l’avoir vue trébucher au début du deuxième acte, et avoir mis du temps à s’en remettre. Etrangement, elle m’a semblé plus à l’aise dans le rôle du cygne noir, où sa danse avait une nuancé légèrement “cassante” et agressive qui convenait davantage au personnage. L’impression globale de la soirée est que, sans démériter, elle a été très appuyée par les deux danseurs qui semblaient plus à l’aise dans leurs rôles.

Parmi les autres temps forts de la soirée, il y a eu le pas de quatre des petits cygnes, absolument époustouflant : les danseuses ne semblaient faire qu’une. Les danses de caractère, quant à elles, ont apporté une touche de lumière à ce ballet plongé dans les teintes froides quasi éblouissante (le deuxième acte a un côté hypnotique contre lequel il est difficile de lutter !).

Au final, j’ai passé une très bonne soirée, mais peut-être que d’autres interprètes auraient permis une représentation exceptionnelle.

Le lac des cygnes, Opéra Bastille, jusqu’au 31 décembre

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Les dames de Kimoto

Hana a vingt ans et c’est le jour de son mariage, arrangé comme le veut la coutume, alors qu’elle n’a vu son fiancé qu’une seule fois. Sa grand-mère, Toyono, qui l’a élevée, incarne la tradition, immuable, ancestrale et veut que sa petite-fille la respecte. Mais on est à l’aube du XXe siècle et déjà le monde change. Hana va vite se retrouver déchirée entre le carcan des obligations familiales et sociales et ses aspirations personnelles. Mère à son tour, elle devra affronter la génération montante en la personne de Fumio, sa fille qui, après de violents conflits, saura prendre des temps anciens et des temps nouveaux ce qu’ils ont de meilleur.


J’ai eu un coup de coeur pour ce livre dès le début : jolie couverture, beau papier, promesse d’une histoire comme je les aime… et le résultat a été à la hauteur de mes attentes.
Avec un style très élégant, Ariyoshi Sawako nous entraîne dans ce Japon en profonde mutation, que l’on connaît relativement mal en Occident. Entre l’ère des samouraïs, déjà achevée, et celle du militarisme, encore en gestation, que s’est-il passé, comment la vie des gens a-t-elle été modifiée ?
Surtout, ce roman est un beau portrait de famille incarnée par les femmes. De la mère à la fille, de la tradition à la modernité, comment concilier les usages, les désirs et le changement ? Ariyoshi explore ces liens parentaux, le rapport à la mère et le conflit inhérent à celui-ci.

J’ai beaucoup aimé ce roman. La première partie est une très belle évocation de la vie aisée en province au début du 20ème siècle, avec ses rites et ses traditions, et qui pourrait se suffire à elle seule. Mais les deux suivantes apportent une profondeur au récit à mesure que le personnage principal vieillit.
En quelque sorte, j’ai eu l’impression de lire un ouvrage à mi-chemin entre Un amour insensé de Tanizaki Junichirô et Chemins de femmes, d’Enchi Fumiko (je recommande les deux, c’est très, très bien). Un portrait de femme(s), une profonde évolution de la société, et la question de la place des femmes dans celle-ci.
Par ailleurs, la traduction est fine, quoique un tout petit peu datée, même si cela ajoute du charme au récit (aujourd’hui, on ne prendrait plus la peine de traduire “miso”, par exemple).

Si je devais émettre deux petites critiques, ce serait d’abord concernant le titre français : le titre original (Kinogawa, Le fleuve Ki), me semble plus adapté car le Ki sert de fil conducteur tout au long du récit. En outre, j’ai relevé deux ou trois coquilles qui, dans la mesure où il s’agit en plus d’une réédition, n’ont rien à faire là : Harimi au lieu de Harumi, Kazuhiko qui devient Kasuhiko… Rien de grave mais cela montre que personne n’a relu ce texte depuis un moment.
Mais que cela ne soit pas un frein, c’est un très joli roman qu’il n’est pas facile de lâcher et qui fait voyage. J’ai moi-même envie de visiter Wakayama lors de mon prochain séjour au Japon, du coup !

Les dames de Kimoto, Ariyoshi Sawako, Mercure de France

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Envies de fin d’année

J’aurais pu intituler ça “envies de décembre”, mais le mois est déjà bien entamé, alors soyons réalistes. A présent que j’ai un peu de temps devant moi (et des sous ! grâces soient rendues à mon éditrice !), j’ai bien envie d’en profiter, alors voici une petite wishlist qui ne peut pas faire de mal.

  • Lire. Beaucoup. Tout le temps. Autant que possible. Les étagères sont tristement dégarnies, mais le risque de contagion ne nous empêche pas de racheter des bouquins qui recommencent à s’entasser (mais dans des caisses hermétiques, cette fois).
  • En profiter pour lire le livre choisi par mon nouveau “book club” (j’ai hâte !).
  • Sortir, prendre l’air, voir du monde. J’ai passé un mois recluse et les deux mois précédents assez éloignée de la civilisation, j’ai envie d’interactions entre adultes.
  • Profiter de la dernière semaine de l’année pour finir le tri/rangement…
  • …et se récompenser avec des sorties en amoureux !
  • Me remettre sérieusement en cuisine et manger plein de bonnes choses.
  • Trouver le temps de caler une sortie avec Shermane.
  • Ranger mon bureau. Il doit y avoir six mois de paperasses diverses entassés dessus, en sus d’une imprimante qui a rendu l’âme.
  • Me trouver un habit de lumière pour les fêtes !

Et vous, vous avez envie de quoi pour cette fin d’année ?

 

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Youpidoo’s swap

Afin d’alléger un peu l’humeur déprimante de fin d’année 2016 pourrie, Zenopia et Pom de Pin ont eu l’excellente idée d’organiser un petit swap pour nous remettre en train. L’idée était d’envoyer un truc à boire, un truc à manger, une petite carte et une surprise à la destinataire de notre colis (en formant une chaîne : A envoie à B qui envoie à C et ainsi de suite, le dernier envoyant son colis à A).
Si je n’ai pas encore eu le temps de m’atteler au mien (d’autant qu’il y a à mes yeux une contrainte supplémentaire) pour cause d’avalanche de boulot, j’ai reçu un joli paquet vendredi soir qui m’a permis de démarrer le week-end de boulot du bon pied.

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Il y avait donc :

  • De la tisane Carcadet Samba de Dammann Frères. A l’heure où j’écris ces lignes, nous avons dû en consommer plus de la moitié. Nous sommes de grands buveurs d’eau chaude, et la tisane est généralement la boisson de 22h-23h, surtout en ces temps de bronchite.
  • Des “butterscotch biscuits”, soit des biscuits au caramel anglo-saxons. Monsieur les a goûté, il les a trouvés très bon. Je crains qu’ils ne soient un peu sucrés pour moi, mais il est évident que ce ne sera pas perdu pour tout le monde !
  • Un calepin couleur sable et rose vif. Moi qui passe mon temps à écrire des listes, je suis certaine que ce sera vite utilisé.
  • Une jolie carte rose ornée de fruits, avec un petit mot très gentil de Ridée Rieuse, ma bienfaitrice.

J’ai été ravie de participer à cet échange, et je remercie chaleureusement les organisatrices de leur initiative. C’était exactement ce qu’il me fallait pour affronter la fatigue, le trop-plein de boulot, le froid et la crève.

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10 Things liked this week #112

Non, je n’ai pas du tout une semaine de retard, d’ailleurs cet article est daté du dimanche, c’est un signe. Plus sérieusement, j’ai bouclé ma trad dans des conditions assez exécrables et n’ai pas trop eu le temps de m’attarder ici. La bonne nouvelle, c’est que la semaine était quand même très sympa.

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  • J’ai attaqué un roman génial – maintenant, si je pouvais juste trouver le temps de le lire…
  • Mardi soir, un échange complètement improbable sur nos lectures respectives se termine en fou rire au lit sur cette superbe remarque de Monsieur : “Schoppenhauer aurait adoré Facebook”.
  • C’est le 1er décembre, c’est le début des calendriers de l’Avent ! Kinder pour Mademoiselle (plus le calendrier des bisous pour le soir), thés Chakai Club pour moi. Monsieur réclame toujours son calendrier Lego StarWars.
  • Vendredi, je reçois mon colis du swap Youpidoo, je vous en reparle très vite. Autant dire que c’était une jolie surprise qui ouvrait agréablement le week-end.
  • Samedi après-midi, petite sortie en famille. Au programme : librairie, tours de manège et chocolat chaud.
  • Dimanche, nous retrouvons ma mère pour une séance de shopping assortie d’un déjeuner. La Crevette est ravie de choisir plein de décos de Noël qui, en plus, ont le bon goût de ne pas être (trop) kitsch.
  • En prime, une escale chez Marks & Spencer (tant qu’ils sont ouverts) pour faire le plein d’alcool (ben oui, trouver du cidre anglais, ici, c’est parfois compliqué).
  • L’Anglais a fait imprimer certaines de ses photos, et commence à nous préparer un album pour l’année 2016.
  • J’ai retrouvé le chemin des fourneaux pour notre plus grand plaisir à tous les trois.
  • Un échange de textos très marrant avec L. autour d’une histoire de prénoms et de fiançailles au berceau (non, je n’ai rien à déclarer).
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Cuisinons nos livres, S02, ep. 4

Un mois d’absence pour cette rubrique, quand on connaît ma passion pour la bouffe, c’est assez inquiétant. A ma décharge, entre la mégatonne de boulot qui s’est abattue sur moi et les week-ends où je n’ai pas pu me ravitailler au marché, ça n’a pas été simple. Mais la semaine dernière, dans un élan de masochisme d’abnégation de folie furieuse d’enthousiasme, j’ai décidé de me retrousser les manches et de m’y remettre. Sans plus tarder, le récapitulatif de ces derniers jours.

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Dimanche après-midi, il faut occuper la Crevette, ce qui devient compliqué entre la sieste et le soleil qui se couche de plus en plus tôt. Nous avons donc préparé des biscuits sablés, d’après une recette tirée du livre Le meilleur de la cuisine italienne. Mademoiselle est comme moi et n’aime pas trop patouiller (ça se pétrit à la main), mais on s’est bien amusées, surtout avec les emporte-pièces. Il me reste à peu près la moitié de la pâte que j’ai dû me résoudre à congeler en attendant des jours meilleurs.
Pour décorer, j’ai eu l’idée saugrenue de préparer une glace royale et d’en orner les petits biscuits – la recette vient de La cuisine des fées, de Christine Ferber. Triple nouveauté : je n’avais jamais fait  de glace royale, jamais utilisé de colorant alimentaire (ma cuisine est restée rose pendant deux jours), jamais utilisé de poche à douille (y’a des progrès à faire).
Au final, ces biscuits sont plutôt bons, meilleurs avec leur décoration ou saupoudrés de sucre glace (comme dans la recette) et on en refera sûrement.

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Ce n’était pas prévu mais il me restait plein de glace royale (sucre glace, blanc d’oeuf et jus de citron). Comme ça ressemblait plus ou moins à de la meringue, je l’ai pochée et fait sécher au four et… j’ai obtenu des meringues magnifiques, rondes et lisses comme des coques de macarons. Le goût de citron est devenu plus prononcé à la cuisson (dommage pour moi), et elles croquaient beaucoup sous la dent mais le résultat était concluant. Bonus : j’ai apparié les plus régulières avec la confiture (framboise-lavande ou pétales de rose) pour faire de faux macarons, et c’était bon.

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Samedi, nous avions acheté le dernier ouvrage Gastronogeek, Star Wars Cantina. Il fallait donc l’étrenner et notre choix s’est porté sur le “gornt mijoté et barq de qilura crémeux”, soit de la joue de boeuf braisée avec de la polenta. J’avoue, la polenta, j’ai pris du Picard, et grand bien m’en a pris : Monsieur est tombé malade le soir prévu de la dégustation et nous avons patienté jusqu’à mardi pour goûter. C’était délicieux, même si les proportions de viande me semblent assez énorme. En tout cas, c’est un plat pile de saison, qu’on recommencera sans doute.

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Enfin, hier soir, après avoir soutiré à S. une recette réalisée lors de son enterrement de vie de garçon, j’ai préparé un velouté de chou-fleur. Bon, je n’ai fait la recette jusqu’au bout (je n’ai réalisé ni le pesto d’herbes, ni la papillote croustillante de crevette) et j’ai dû remplacer les épices colombo par du curry, mais le résultat était délicieux. A garder et à refaire, même si je suis la seule à en manger !

Ces dernières semaines, d’autres ne sont pas restés inactifs : S. n’a pas arrêté de cuisiner des trucs incroyables, Pauline et Isa se sont également prêtées au jeu. Si jamais je vous ai oublié, faites-moi signe !

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10 Things I liked this week #111

La semaine a été compliquée, pour ne pas dire pourrie : découvert abyssal (et perspective de paiement lointaines quoique réelles), du boulot jusque par-dessus la tête, une Crevette qui a décidé de nous em****er, en particulier samedi, des cauchemars, des douleurs au dos et, à l’heure où j’écris ces lignes, un Anglais au lit avec de la fièvre. N’en jetez plus, la coupe est pleine.
Alors, on sauve quoi dans cette semaine ?

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  • Lundi, je prends le temps de jeter un oeil à mon calendrier de l’Avent du ChakaiClub. Vivement le 1er décembre!
  • De magnifiques teintes orangées qui se diffusent dans les nuages quand le soleil se couche.
  • Jeudi, Monsieur rentre d’un voyage professionnel en Autriche avec une Sachertorte (gâteau au chocolat avec une fine couche de confiture d’abricots enrobé d’une couche de chocolat croquant) et des gaufrettes choco-noisettes. Miam.
  • Le soir, ma belle-mère vient dormir à la maison : la Crevette est tellement ravie de la voir qu’elle nous snobe (ce qui me permet de finir mon quota de pages plus vite). Au-delà de cet aspect purement intéressé, je suis ravie de voir à quel point ces deux-là s’entendent bien.
  • En prime, nous avons droit au traditionnel dîner sushis (arrosé de vin autrichien, c’est une soirée très internationale).
  • Entre deux commentaires Instagram, Shermane et moi arrivons à nous caler une sortie pour décembre/janvier. Vu que cela fait quinze jours que je ne vois plus personne pour boucler mon planning dans les temps, cela me fait chaud au cœur.
  • Samedi, après une tentative avortée d’assister à notre cours de danse (pour cause de Crevette particulièrement chiante), nous finissons par relever le niveau en allant à la librairie. Bon, la sortie s’achève en énorme craquage “bouquins” mais on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a.
  • Le soir, nous déblayons enfin les caisses de bouquins attardées dans notre intérieur. Incroyable toute cette place, d’un seul coup !
  • Dimanche, après-midi cuisine avec la Crevette. Après avoir lancé le dîner (qui ne sera finalement pas consommé, voir introduction), nous préparons des sablés. Mademoiselle s’amuse comme une folle et je suis à la fois heureuse de partager ce moment avec elle et plutôt satisfaite de me relever ce genre de défi (je ne suis pas très bonne pâtissière, je me cantonne à des trucs simples et pas trop salissants en général).
  • Vu qu’il me reste plein de glace royale, je décide de la faire cuire comme des meringues. Je ne sais pas comment j’ai fait mon compte mais, à la sortie du four 2h plus tard, celles-ci sont parfaitement rondes et lisses, on dirait des coques de macarons.
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Doctor Strange

doctor-strangeAprès un tragique accident de voiture,le docteur Stephen Strange, talentueux neurochirurgien doit mettre son ego de côté et apprendre les secrets d’un monde caché de mysticisme et de dimensions alternatives. Basé à New York, dans le quartier de Greenwich Village, Doctor Strange doit jouer les intermédiaires entre le monde réel et ce qui se trouve au-delà, en utilisant un vaste éventail d’aptitudes métaphysiques et d’artefacts pour protéger l’Univers.


J’avais très envie de voir ce film. Outre que je dis rarement non à un film de super-héros, je connaissais un tout petit peu le personnage de Doctor Strange – grâce au comic 1602 – et j’avais bien envie d’en apprendre davantage. En plus, toutes les personnes de mon entourage étaient enthousiasmées et chantaient les louanges de ce divertissement à gros budget.

C’était bien. L’histoire des origines est bien amenée, quoique prévisible, l’humour bien dosé avec quelques séquences très marrante (j’aime bien le manteau), le tout servi par un casting quatre étoiles : Benedict Cumberbatch est quand même entouré de Tilda Swinton (dont le côté androgyne et décalé sert parfaitement le personnage), Chiwetel Ejiofor (que j’apprécie beaucoup depuis Serenity), Rachel McAdams (qui interprète une héroïne forte et intelligente) et Mads Mikkelsen en méchant de luxe. Les effets spéciaux à la Inception étaient magnifiques ; bien que clairement conçus pour la 3D, le résultat en 2D était quand même époustouflant.

Marvel's DOCTOR STRANGE..New York City..Photo Credit: Film Frame ..©2016 Marvel. All Rights Reserved.

©2016 Marvel. All Rights Reserved.

Après… j’ai passé un bon moment mais je n’ai pas eu l’énorme coup de cœur auquel je m’attendais (j’ai éprouvé ça ces dernières années pour Les gardiens de la galaxie et Deadpool). C’était sympa, j’irai bien entendu voir la suite, mais ce n’est clairement pas le meilleur film de super-héros de ma vie.

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10 Things I liked this week #110

Et oui, déjà une semaine, et je suis toujours aussi peu présente. Il faudrait pourtant que je vous raconte notre séance de cinéma, ou que je vous parle de mes réflexions du moment mais… je n’ai vraiment pas le temps. Je vais maintenir cette rubrique et essayer de me cramponner au challenge “Cuisinons nos livres”, mais je ne garantis pas grand-chose d’autre pour l’instant. Sans transition, les bonheurs de la semaine écoulée !

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  • Lundi, la nounou de la Crevette est en congés, et je dois déjeuner avec Shermane. Nous nous retrouvons donc toutes les trois chez George Cannon, où Mademoiselle me pique mes lasagnes aux épinards et siffle mon oolong “Toit du monde”. Ah bah merci, hein.
  • Au passage, nous en profitons pour créer les binômes du swap “Voyage dans le temps”. Si vous n’avez pas reçu de mail, vérifiez vos spams et/ou contactez-nous. Et que ma swapée se rassure : je n’ai pas du tout eu le temps de lui écrire.
  • Mardi, ma sœur passe déjeuner avec moi dans mon QG habituel. Au programme, notre épuisement au boulot et des nouvelles du bureau (et aussi des projets de déménagements et de week-end).
  • Mardi toujours, je rends la première de mes deux traductions dans les temps. Pas le temps de souffler, il faut attaquer la suite.
  • Dans la semaine, je reçois le courrier officiel m’informant que je suis membre de la Sofia (une société d’auteurs), ce qui devrait me permettre de mieux défendre mes droits.
  • Un week-end à Toulouse pour le très joli (et émouvant) mariage de ma copine C.euh, qui a eu le bon goût de se marier en bleu vif.
  • Hurler de rire avec Marion en évoquant nos souvenirs les plus épiques de mariage, notamment les quatre heures de cérémonie au mariage indien ou l’absence de bar et de nourriture à la soirée.
  • Exploiter ladite Marion qui, avec une brosse et trois épingles, parvient à réaliser deux chignons, un pour le matin, un pour le soir.
  • Découvrir le marché Victor-Hugo de Toulouse, son jambon cru, ses petits choux à la chantilly et ses huîtres…
  • En rentrant de week-end, trouver la Crevette endormie dans son lit (merci la Reine-mère) et le frigo rempli pour le début de la semaine.

Et vive les mariés !

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Récital Dmitri Hvorostovsky

dmitri-hvorostovsky-theatre-du-chatelet-paris-01Quand votre binôme d’opéra (coucou Leen !) commence à vous surnommer “partner in crime”, c’est sans doute que vous tirez un peu sur la corde. Il y a 10 jours, au sortir des Contes d’Hoffmann, nous sommes passées devant une affiche annonçant le récital de Dmitri Hvorostovsky au théâtre du Châtelet la semaine suivante, et Leen s’est mise à faire des bonds de cabri en disant qu’il fallait absolument qu’on essaie de dénicher des places. Coup de bol, grâce à une opération spéciale sur le site de la Fnac, elle nous en a dégoté deux en première catégorie à moitié prix. Jeudi dernier, donc, nous voilà très bien placées en corbeille, sans poteau, et c’est parti.

Dmitri Hvorstovsky est un baryton russe originaire de Sibérie, qui a remporté de nombreux prix, notamment celui de “Singer of the World” en 1989. Surtout, son histoire récente est une belle leçon de vie : diagnostiqué à l’été 2015 d’une tumeur au cerveau, il accomplit actuellement son retour sur scène. On pouvait donc se poser la question de sa prestation et son endurance sur scène…

Le programme du récital appuie son nouvel album, et est consacré à des pièces de Glinka, Rimski-Korsakov, et Tchaïkovski, ainsi qu’à des lieder de Richard Strauss. Le thème récurrent en est l’amour, la tristesse, la beauté… A certains égard, cela m’a rappelé le concert de Diana Damrau de mars dernier.
Sur scène, Hovrostovsky a une présence imposante, à la fois due à sa carrure et sa chevelure toute blanche, mais aussi à l’espèce de calme et de maîtrise qu’il dégage. Passée la première adaptation nécessaire (pour moi) d’entendre un baryton chanter accompagné du seul piano, on est complètement happé par cette voix grave capable de susciter des émotions incroyables. De la tristesse à l’élan de joie, de l’introspection à l’exubérance, on tremble, on vibre, on sourit, on pleure au gré de ses notes.
Hovrostovsky est un personnage en soi, qui joue un peu de cette image, mais sans non plus trop en faire. A titre personnel, j’ai été transportée sur la dernière pièce de Tchaïkoski, “Première rencontre”. Rien que pour cet air, le concert en valait la peine. L’ultime rappel, un air de Iago dans l’Othello de Verdi m’a confirmé ce que je soupçonnais depuis le début du récital : il faut absolument qu’on aille l’écouter dans un opéra.

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