10 Things I liked this week #132

Ce fut encore une semaine très fatigante : entre le retour d’Italie après trois jours assez intenses, la montagne de boulot qui n’a pas l’air de vouloir diminuer, et la Crevette qui a décidé de tomber malade (et de nous pourrir un peu les nuits et les matins), je suis un peu épuisée. Ajoutez à cela le stress de ce premier tour, et le tableau sera complet.
Néanmoins, cette semaine aura réservé de jolis moments.

  • Lundi, je découvre Pompéi, alors que cela faisait 25 ans que j’en rêvais. Nous y restons deux heures et j’ai l’impression frustrante de n’avoir rien vu. Il faudra y retourner, et à plusieurs reprises, je ne vois que ça.
  • Mardi, je reprends la natation après deux mois et demi de pause pour raisons médicales diverses. Alors que je m’attendais à couler comme une pierre au fond du bassin, j’ai la (bonne) surprise de découvrir que non seulement je n’ai pas trop perdu, mais en plus je tiens le choc beaucoup mieux que je ne m’y attendais.
  • Mercredi, la finale de Top Chef met en concurrence deux de nos candidats préférés : au moins, on ne sera pas déçus par le résultat !
  • Jeudi, contre toute attente, j’achève ma traduction en me laissant une journée et demie pour la relecture. Le grand luxe !
  • Malena m’a envoyé une gentille carte pour fêter Pâques.
  • Une copine traductrice m’envoie un SMS : “Je sors de chez XX Editeur, et j’ai fait ton éloge”. Roooh.
  • Vendredi, je retrouve Gasparde à l’Autre Thé pour une petite pause thé / papotage / gâteau. On discute de tout et de rien, et ça fait du bien !
  • Samedi, je découvre, amusée, que ma ville a été victime d’un yarnbombing : plusieurs éléments du mobilier urbain sont couverts de petits carrés en laine ou enveloppé dans du crochet. Au moins, ça met un peu de lumière.
  • Après la sieste, nous organisons une mini chasse aux oeufs en retard pour Mademoiselle : si elle a reçu une cloche en chocolat à l’hôtel pendant le week-end de Pâques, elle n’avait pas eu le plaisir de fouiller le salon pour trouver des friandises.
  • Dimanche matin, nous partons à la cueillette de Viltain. On est au début de la saison, et il n’y a pas énormément de choses, mais on rentre avec une énorme brassée de tulipes (plus de soixante) et des légumes pour la semaine.
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10 Things I liked this week #131

Ce fut une semaine à la fois brève et chargée : j’avais beaucoup de travail en retard (j’en ai toujours…) et, vendredi midi, nous sommes partis passer le week-end de Pâques en famille sur la côte amalfitaine. Comme il s’agissait d’une surprise pour ma belle-mère, vous comprendrez que je n’ai pas pu en parler ouvertement ici, des fois que. Du coup, j’ai vécu plein de chouettes moments mais de façon un peu décousue.

  • Acculée par le travail, je me suis retroussé les manches et j’ai bossé comme une folle. Résultat, j’ai abattu  55 pages en une journée (mon rythme habituel est de 20…). Autant dire que je ne voyais plus très droit en allant me coucher, mais c’est sans doute ce qui va me sauver les fesses.
  • En cherchant à utiliser tous les légumes achetés au marché, j’ai testé une recette de sauce tomate hyper facile et à tomber. A refaire d’urgence tout l’été, et à essayer de mettre en bocaux / congeler pour l’hiver.
  • La Crevette a reçu des cartes de Pâques de la part de la famille ; sa chambre est envahie de petits lapins.
  • Moi-même je n’ai pas été en reste, puisque j’ai reçu la jolie carte du Japon de Malena.
  • Au cours du week-end, Mademoiselle n’a pas hésité à nous lâcher en annonçant “Moi je vais avec mes cousins et cousines” (à l’avant du bateau, au fond du bus…). C’est agréable de la voir prendre son indépendance.
  • Une glace à la fraise à tomber dans les jardins de Capri (alors que normalement ce n’est pas mon truc).
  • Une découverte culinaire : la mozzarella fumée grillée entre deux feuilles de citronnier. Je ne dirai qu’un mot : miam.
  • Dénicher une romance (collaborative) de Julia Quinn que je n’avais pas lue, Four weddings and a sixpence. C’était très agréable, même si paradoxalement la partie de JQ n’est pas forcément celle qui m’a le plus plu.
  • Découvrir avec émerveillement la célèbre grotta azzura (grotte bleue) de Capri, plongée dans le noir avec ses eaux d’un bleu outremer incroyable.
  • Se délecter de la vue du balcon de la chambre, sur la baie de Naples, les montagnes, les citronniers et un bout du Vésuve.
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En ce moment… (Avril 2017)

Allez, je reprends cet instantané d’état d’esprit qui me plaît pas mal. Non que je n’aie rien à dire mais, encore une fois, j’ai réussi à me piéger toute seule comme une idiote et j’ai une traduction à rendre dans 10 jours et une autre dans moins de trois semaines (si). Autant vous dire que le temps manque un peu…

Je lis. La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald, reçu à l’occasion de la dernière ronde des poches d’Armalite. C’est sympathique et j’en lis deux ou trois chapitres le soir avant de dormir, c’est à peu près tout ce que supporte mon cerveau en ce moment.
Bon, j’avoue, je l’ai délaissé quelques jours pour une géniale romance écrite par quatre auteurs, Four weddings and a sixpence, que j’avais ratée en décembre dernier.

J’écoute. Pouët, un album pour enfants composé par François Hadji-Lazaro (oui, oui, le type des garçons bouchers). La Crevette en est dingue ; si vous avez des enfants, je recommande, c’est drôle, émouvant et très bien écrit.

Je mange. Du salé, surtout. Je suis dans une phase où le sucré ne m’attire pas plus que ça (attention, il va neiger). C’est sans doute à mettre sur le compte de ma fatigue – ou du retour du printemps et de tous ses délicieux légumes.

Je travaille. N’importe comment puisque je suis encore à la bourre dans mon planning alors que je m’étais juré, en novembre dernier, qu’on ne m’y reprendrait plus. Résultat des courses, j’abats 40 à 60 pages par jour au lieu de mes 20 habituelles (oui, je travaille le soir, aussi).

J’espère. Qu’on aura du beau temps ce week-end.

Je rêve. De sexualité, de violence et de politique. Parfois le tout ensemble. On n’est pas sortis des ronces, moi j’vous l’dis.

Je décide. De mieux m’organiser. Deux “mois de l’enfer” en moins de six mois, c’est intenable et idiot.

Je me sens. Fatiguée. Je l’ai déjà dit ? A ma décharge, je dors 7 à 8 heures par nuit et j’ai l’impression d’être une loque un matin sur deux. Vivement la semaine prochaine que je reprenne la natation.

Je me demande. Si je vais couler direct au fond du bassin après deux mois et demi sans nager mais à m’empiffrer. Hem.

Je me souviens. De toute la paperasse à abattre dans les semaines qui vient (Agessa, impôts, école… que du bon).

Je pense. A acheter un œuf de Pâques pour la Crevette (oui, un, de toute façon il y a encore des tonnes de chocolat à la maison et elle va être pourrie gâtée comme tous les ans).

J’ai du mal. A lever le pied. Après six mois de vie sociale réduite à son strict minimum, j’ai tout le temps envie de faire des trucs (au détriment, au hasard, de mon travail ou de mon repos).

J’essaie. De ne pas me ronger les ongles en attendant le résultat de la présidentielle. Franchement, c’est dur.

Je porte. Un tee-shirt à col bateau, un jean et des bas de contention (ce soir on prend l’avion, mais chut).

Je devrais. Continuer à ranger/traiter tout le bazar que nous ont laissé les punaises (motivation : zéro).

J’aime. Retrouver nos sorties, nos escapades européennes en couple ou chacun de son côté… C’est ce qui me motive.

Je veux. Organiser une braderie à la maison. Pas tout de suite, parce que j’en ai marre de trier / laver / ranger des fringues, mais d’ici quelques mois.

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10 Things I liked this week #130

Une semaine à la fois studieuse (j’ai énormément de retard dans mon planning, je ne sais pas comment je vais gérer) et animée. J’ai eu beau m’ordonner de lever le pied, j’ai quand même fait pas mal de choses…

  • Lundi, un déjeuner pro qui se passe bien et qui m’offre de nouvelles perspectives. Y’a plus qu’à !
  • Réaliser que, même si je ne vais les toucher qu’en juin, mon intéressement aux ventes de mes traductions et romans va m’apporter un peu de sous que je n’attendais pas.
  • Toute la semaine, profiter du temps clément, du soleil et des fleurs déjà ouvertes. Après les lilas, c’est au tour des glycines depuis ce week-end, on tient un record du genre. Mais le printemps est bel et bien là.
  • Passer au bureau et récupérer l’équivalent de deux mois de tickets resto d’un coup (même si je suis à temps partiel, c’est pas négligeable), et fêter ça avec des sushis. Me rendre aussi compte qu’il me reste une quinzaine de jours de congés à poser… et réfléchir sérieusement à la meilleure façon de les employer.
  • Jeudi, retrouver Leen pour le déjeuner et papoter de tout et de rien dans mon salon de thé-refuge à côté de la maison.
  • Vendredi, retrouver Isa à dîner alors qu’on ne s’était pas vues depuis septembre. L’endroit, Madame Shawn, place du marché Saint-Honoré, est très sympa, on mange bien et on discute à n’en plus finir (enfin, si, jusqu’à l’heure du train pour moi, quoi…).
  • Samedi, discuter une grosse demi-heure avec mon cousin suite à une histoire de faire-part, et échanger les dernières nouvelles.
  • L’après-midi, aller au goûter d’anniversaire d’un petit bout d’un an. Rencontrer des collègues, parler boulot, rencontrer des gens nouveaux et parler d’autre chose, me goinfrer régaler de pâtisseries orientales et de gâteau à étage.
  • Dimanche, organiser un pique-nique de hanami au domaine de Sceaux avec L & P et leur progéniture. Cadre agréable, grand beau temps, floraison magnifique et casse-croûte copieux, on passe un excellent moment.
  • Prolonger le plaisir en emmenant les petites à la fête foraine après la sieste (et s’offrir des gaufres en loucedé pendant que ces demoiselles font du canoë).

Cette semaine risque d’être un peu en dents de scie, entre un planning de boulot toujours aussi plein, une fatigue assez marquée (ça fait deux soirs d’affilée que je me couche avant 22h30 et m’endors avant 23h) et un week-end chargé en perspective. Récapitulatif dimanche ou lundi, selon mon état.

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Berlin 56

A Berlin, dans le quartier de Kurfürstendamm (dit, Ku’damm, d’où le nom originel de la série), l’école de danse de la famille Schöllack est l’une des plus renommées de la ville. Caterina, sa propriétaire sévère et vieux jeu, est secondée par ses filles. Trois jeunes femmes qu’elle mène à la baguette et pour lesquelles elle n’a qu’une obsession : de bons mariages. Helga va épouser un futur magistrat, Eva drague son chef. Monika, la benjamine, refuse de rentrer dans le rang…


J’ai imposé cette série hier soir à l’Anglais sans savoir si cela allait me plaire, et convaincue qu’il s’ennuierait. Mais souvent, Arte réserve de bonnes (voire d’excellentes) surprises.

Nous avons adoré les trois premiers épisodes de Berlin 56, à tel point que nous nous sommes sentis frustrés de ne pas pouvoir visionner toute la saison d’un coup. Les personnages sont bien dessinés, entre la mère tyrannique qui cache bien des choses, l’aînée parfaite qui lutte dans sa vie de femme au foyer, la cadette qui se sent obligée de courtiser un homme pour lequel elle n’a sans doute que peu d’attirance et la benjamine méprisée par sa mère… Ce sont vraiment les héroïnes de l’histoire, qui laisse la part belle aux femmes et à leurs façons d’échapper aux carcans sociaux et politiques d’une Allemagne en pleine reconstruction. Mais les personnages masculins ne sont pas en reste, complexes, faibles, imbus de leur supériorité, indécis, cyniques, optimistes… Aucun n’est monolithique ni caricatural.

En outre, le scénario fait la part belle à l’histoire allemande, aux secrets de famille et aux conséquences de la guerre. Même si nous avons vu venir certains rebondissements assez vite, d’autres nous ont laissés stupéfaits.

Il faut également souligner que la série est servie par une esthétique magnifique : des paysages et décor reconstitués sans doute à l’identique (certaines vues de Berlin évoquent une carte postale qu’on aurait animée), une lumière qui évoque la photographie de l’époque, des costumes superbes, une (excellente) bande originale qui respecte l’époque tout en soulignant la psyché des personnages et vous comprendrez que cette histoire a tout pour plaire ! Si vous n’étiez pas devant votre télé hier soir, vous avez encore quelques jours sur le site d’Arte pour revoir les trois premiers épisodes.

Berlin 56, Arte, jeudi 6 et 13 avril

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Otello

Au xvie siècle, à Chypre, dans le port de Famagouste, le général Otello arrive avec son navire après avoir vaincu la marine turque en Méditerranée et assuré l’autorité vénitienne sur Chypre mais la jalousie, le complot et la vengeance mènent à la tragédie.


Nous sommes allés voir cet opéra de Verdi, adapté de la pièce éponyme de Shakespeare, vendredi soir à Budapest. L’occasion nous permettait à la fois de voir nos amis – même si ces messieurs auraient sans doute préféré une soirée dans un bar – et de profiter d’un moment de musique. J’avoue que si nous avions eu le choix de la programmation, nous ne serions sans doute pas aller écouter Verdi, que je n’apprécie que moyennement, mais on n’allait pas faire la fine bouche.

L’opéra de Budapest est un très beau bâtiment, dont l’extérieur évoque un mélange entre le Palais Garnier et l’opéra de Vienne, et l’intérieur ressemble à une miniature du Palais Garnier. Des marbres colorés, des lustres, de vastes escaliers… n’en jetez plus. La salle, dorée et rouge, ornée d’une immense fresque au plafond, est tout en bois, ce qui offre une excellente acoustique. En plus, comme la vie est très peu chère en Hongrie, nous avons eu d’excellentes places au parterre pour une soixantaine d’euros (à comparer aux 150-200€ à Paris).

L’orchestre, dirigé par Balázs Kocsár, était à la hauteur de la partition, tout en puissance, sans pour autant surjouer les moments d’intensité. Comme toujours chez Verdi, ça fait “poum, poum, poum”, mais l’ensemble dégageait une belle énergie.
J’ai eu un coup de cœur pour Mihály Kálmándy dans le rôle de Iago. Une vraie présence, un air inspiré dans la malfaisance, et un beau timbre de baryton, c’était sans doute le meilleur interprète de la soirée, bien que les autres ne soient pas en reste. Rafael Rojas en Otello était bon, mais un peu en dessous de Iago. en Desdemona, qui remplaçait au pied levé la chanteuse programmée à l’origine, a su tirer son épingle du jeu, en particulier dans la deuxième partie et juste avant son agonie.

En revanche, la mise en scène m’a laissée… dubitative, dirons-nous. Très sombre, très lourde en symboles, elle nous a donné une impression de “pas fini” : comme si le metteur en scène avait eu plusieurs idées qu’il n’avait pas exploitées à fond (les cordes / nœud du destin ; la forêt de main ; les deux symboles au centre la scène…). Et puis, avouons-le, le côté “totalitaire” dans une mise en scène, ça commence à être archi-vu.

Au final, nous avons passé une très bonne soirée. Contrairement à mes craintes, l’Anglais n’a pas été rebuté et a accepté l’éventualité de reconduire l’expérience de l’opéra (victoire !).

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10 Things I liked this week #129

Oui, je suis encore en retard. A ma décharge, nous sommes rentrés dimanche soir d’un merveilleux week-end et il a fallu prendre le temps de redescendre. Ce fut une très belle semaine, pleine de bons moments et de soleil, et qui me laisse un beau souvenir.

  • Lundi, j’attaque une relecture de traduction qui se transforme vite en kamoulox vu le nombre de coquilles que j’ai laissées : “tu gâches tes talons”, “comme si elle avait tous les draps”… et j’en passe. Au moins, j’ai de quoi faire rire mon entourage.
  • Mercredi, je déjeune avec ma belle-mère dans mon salon de thé habituel. C’est le début d’un énorme quiproquo qui se dénouera dans les rires le lendemain.
  • Le soir, nous allons dîner chez des amis. Entre le retard de la baby-sitter et les horaires de train à surveiller, nous passons une soirée écourtée mais très sympathique.
  • Jeudi, nous fêtons une nouvelle fois l’anniversaire de la Crevette avec ses grands-parents. Mademoiselle est pourrie gâtée, et nous nous offrons un dîner sushis et pâtisseries.
  • Vendredi, départ très (trop) tôt pour Budapest, où nous allons passer quelques jours en amoureux pendant que belle-maman garde la Crevette (reconnaissance éternelle).
  • Nous retrouvons C&D, que nous n’avions pas vus depuis leur départ de Paris. D est hongrois et tous deux connaissent bien le pays et nous facilitent grandement les visites. Et puis on discute en rattrapant le temps perdu !
  • Vendredi soir, nous avons réservé un spectacle à l’opéra de Budapest, Otello, de Verdi. Salle magnifique, bons interprètes… cela en valait la peine.
  • Samedi, raison de notre présence à Budapest, nous allons au bal. Notre association de danse a en effet organisé un événement dans la salle de bal de l’hôtel où nous résidons. Accompagnés du même orchestre qu’à Vienne, nous dansons assez tard puis nous attardons pour quelques clichés et discussions.
  • J’ai découvert la gastronomie hongroise, et notamment cette fabuleuse idée de commencer un repas par une soupe. En plus ils ont de l’ail des ours, c’est un pays formidable.
  • L’Anglais s’est offert un Lomo d’occasion, qui fonctionne. On attend désormais les résultats développés.

Cette semaine, on va lever le pied ! Après plusieurs week-ends très intenses et en attendant la fin avril qui promet de ne pas être en reste, je vais essayer de me reposer (ah, ah, ah) et d’avancer dans mon travail (de nouveau en retard, soupir).

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10 Things I liked this week #128

Bon, cette semaine, je ne vais même pas faire semblant d’antidater mon article, je reconnais volontiers mon retard. En cause, un épuisement accablant suite aux trois jours de Salon du Livre – et des deux semaines qui l’ont précédé et où je ne me suis guère ménagée. C’était une chouette semaine, on a fait des choses sympas et j’ai pu profiter de la présence de Monsieur à la maison, même si on travaillait tous les deux.

  • J’ai déjeuné avec ma copine Isa pour la première fois depuis plusieurs mois, et j’ai passé un très agréable moment.
  • Nous avons emmené la Crevette rencontrer la directrice de sa future école maternelle et visiter les locaux. Bilan: Mademoiselle ne voulait plus repartir, hypnotisée par le toboggan dans la cour.
  • Jeudi, un déjeuner avec C.euh chez George Cannon et une après-midi entre copines nous ont permis de rattraper plein de discussions en retard et de ragots, bien qu’on discute sur Gmail toutes les semaines.
  • Le soir, l’Anglais a été héroïque : après 25mn à tourner sous une pluie battante sans trouver de place de parking, il m’a déposée à l’inauguration de Livre Paris et a attendu deux heures que je finisse mes mondanités pour me raccompagner à la maison. Je crois qu’il mérite une médaille.
  • En plus, j’ai rencontre Thibaud Villanova, à l’origine du concept Gastronogeek, et j’ai pu lui dire tout le bien que je pensais de son travail *instant fangirl*
  • Vendredi, déjeuner entre auteurs dans un délicieux restaurant japonais qui m’a rappelé bien des souvenirs (l’Anglais et moi le fréquentons depuis son ouverture car nous habitions à côté).
  • Nous avons organisé une soirée pour fêter “officiellement” la fin des punaises. Si les gens ne se sont pas attardés (merci la SNCF), on a bien rigolé et papoté, et c’était agréable de recommencer à accueillir du monde à la maison.
  • En plus, j’ai été gâtée : LeMari de Ioionette m’a apporté des fleurs, et Shermane m’a offert du thé Dammann. La Crevette n’était pas en reste puisqu’elle a reçu une peluche et un livre.
  • Samedi, j’ai rencontré une de mes éditrices et, après une énième discussion à bâtons rompus sur nos voyages, elle m’a confirmé que j’aurai de quoi travailler jusqu’au printemps prochain. Le luxe.
  • Dimanche enfin, grosse journée à Livre Paris, où j’ai participé à l’atelier d’Emma Foster, “Traduire et écrire de la romance”, et où j’ai dédicacé en compagnie de Marion Olharan, une copine de fac, et soutenue moralement par les ami-e-s. C’était très sympa.

Inutile de dire qu’après un programme pareil je suis vannée, d’autant que j’ai réussi, je ne sais trop comment, à parcourir 10 kilomètres dans la journée d’hier. Du coup, cette semaine risque d’être encore fort calme sur le blog, d’autant que nous partons à Budapest vendredi.

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Défi liste : les petits plaisirs du printemps

Suite à l’invitation de Zenopia sur son blog, à mon tour de réaliser une liste de ce que j’aime au printemps. Cela me semble presque trop facile, mais je vais essayer de ne pas enfiler trop de lieux communs.

  • C’est la saison de mon anniversaire, ça ne peut être que génial.
  • Après un long hiver plein de patates, de poireaux et de carottes, place aux légumes (et fruits) printaniers, qui vont mettre un peu de couleur et de changement dans l’assiette.
  • Il y a plein de ponts, surtout au mois de mai (enfin ça, c’était surtout mon opinion avant d’avoir la Crevette, aujourd’hui je me demande plutôt comment je vais l’occuper et rattraper tous ces jours de boulot en retard).
  • La ferme de Viltain rouvre, à nous les cueillettes.
  • Il y a du soleil et ça me met de bonne humeur.
  • Il fait encore jour quand je rentre de chez la nounou avec la Crevette. On pourrait même s’attarder un peu.
  • Pâques arrive bientôt, et avec lui la possibilité de manger des tonnes de chocolat.
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Trompe-la-Mort

Alors qu’il est sur le point de se jeter dans la Charente pour mettre fin à ses jours, Lucien de Rubempré est interrompu par l’abbé Herrera, qui se présente comme un prêtre espagnol. Ce dernier lui jure que, moyennant une obéissance aveugle, il effacera ses dettes et le fera marquis en trois ans. Lucien accepte, sans comprendre qu’il vient de signer un pacte avec Trompe-la-Mort…

J’attendais beaucoup de cette création mondiale qui puisait son inspiration dans l’oeuvre de Balzac – que j’apprécie énormément même si je suis moins fan que Zola – et augurait d’une belle réflexion sur l’ambition et la manipulation. Mais quand, une dizaine de jours avant la première, j’ai reçu un mail m’annonçant que l’interprète du rôle-titre se retirait de la production, j’avoue que j’ai un peu eu la trouille.

En fait, j’aurais dû avoir la trouille pour autre chose. La musique est extrêmement contemporaine et, même si la chef Susanna Mälkki est parfaite, dirigeant toujours avec justesse et rigueur, force est de constater que ce n’est pas ma tasse de thé. Dès les premières notes, j’ai compris que ce serait une soirée exigeante qui allait demander beaucoup de concentration. A ce stade (et même si les puristes vont me lancer des pierres), je préférerais presque parler d’habillage sonore que de musique, c’est dire.
Toutefois, il ne faut pas s’arrêter à cela. Le livret est magnifique et très bien porté par des interprètes qui surmontent les difficultés de diction imposées par le texte. La mise en scène, d’une grande inventivité, offre plusieurs degrés de lecture, illustrées par des images de différents endroits du Palais Garnier, chacun renvoyant à un niveau : les dessous pour les machinations, les ors et les marbres pour la bonne société…
En outre, la narration parvient, très bien soutenue par la mise en scène et les lumières, à s’offrir le luxe de plusieurs flashbacks qui interviennent à des moments-clés du récit : le voyage de Lucien et don Herrera d’Angoulême à Paris revient comme un leitmotiv et une explications aux différentes actions des protagonistes (je conseille toutefois fortement de lire l’argument avant le début du spectacle, sans quoi je pense qu’on se perd vite).

Quant aux interprètes, il y a à boire et à manger. Nous avons été malheureusement très déçues par Philippe Talbot en Rastignac, qui nous avait pourtant éblouies dans rôle-titre de Platée. Sans doute à cause des sonorités particulières, peut-être aussi en raison de ce registre très contemporain, sa voix était souvent couverte par l’orchestre, et l’on avait du mal à l’entendre, même quand celui-ci jouait en sourdine. Cyrille Dubois en Rubempré a eu à quelques reprises le même souci. Néanmoins, j’estime que c’est excusable, car la partition réserve des pièges incroyables aux chanteurs.
En revanche, j’ai eu un gros coup de cœur pour Marc Labonnette en Nuncingen, qui s’offre même le luxe de chanter avec un faux accent allemand et pour Julie Fuchs, qui s’est tirée de toutes les embûches semées sur son chemin. Point d’orgue et cœur du spectacle, Laurent Naouri en Herrera/Trompe-la-Mort/Vautrin est juste sublime, glaçant et inquiétant, un vrai méchant qui fait peur. Son timbre s’est prêté sans frémir à toutes les variations imposées, d’autant qu’il devait chanter avec un faux accent espagnol les trois quarts du temps.

Alors, que faut-il en penser ? C’est une très belle oeuvre, mais vraiment difficile d’accès. Les deux heures de spectacle sont tendues comme la situation exposée sur scène, et ne laissent aucun répit au public. La musique de Luca Francesconi peut dérouter (c’est le moins que l’on puisse dire !) mais, si vous vous sentez capable de passer outre, allez voir cet opéra, il en vaut la peine.

Trompe-la-Mort, Opéra national de Paris, jusqu’au 5 avril 2017

 

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