Il faudrait que…

  • Je réponde à ce mail de Myrrdhin qui pourrit dans ma boîte de réception depuis début septembre.
  • Je range mon bureau, on ne retrouve plus rien.
  • On fasse un grand ménage avant notre départ au Canada (j’y crois absolument pas).
  • J’achète une carte pour le mariage. Ca va encore se faire à l’arrache.
  • On déballe les premières caisses de livres…
  • …et qu’on constate l’étendue des dégâts (il y a de l’humidité dans le garage).
  • Je refasse ma garde-robe d’hiver. Il me reste des tee-shirts de grossesse ou des tee-shirts trop petits, au choix.
  • Je profite de mon planning un peu allégé et de mes soirées en solo pour me remettre à écrire.
  • Je rédige tous ces articles en souffrance (le kabuki, le dernier salon de thé visité…).
  • On retourne chez Ikea avant la fin de l’année. Vu qu’il est hors de question d’y aller en décembre et qu’on sera absent une dizaine de jours, je pense que c’est fichu.
  • Je refasse des crinkle cookies, parce que c’est trop bon.
  • Je pense à embarquer mes jumelles de théâtre samedi, sinon je ne retrouverai jamais Clara sur la scène.
  • Je commence à songer sérieusement au contenu des valises…
  • …et que j’arrête de stresser à la perspective des 8 heures de vol avec un Paprika très remuant.

En fait, il faudrait surtout que je lâche prise. C’est pas gagné, je sens.

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Une semaine… #30

  • J’ai rendu ma trad ! J’ai fini ! A moi la glande et le repos pour au moins une semaine ! (Deux jours plus tard, après avoir regardé mon ordinateur dans le blanc des yeux pendant 48h, je me suis remise au boulot…)
  • Sur les quatre semaines de cours jusqu’à la Toussaint, j’aurai raté la moitié des séances de natation.
  • Oh, un reportage sur les punaises de lit. C’est gentil, fallait pas.
  • En apprenant le retour catastrophe du Soyouz en mode balistique, se ruer sur Dans la combi de Thomas Pesquet de Marion Montaigne pour relire l’explication technique.
  • Encore une fois, je ne suis pas franchement convaincue par la robe de la mariée… et encore moins par son choix de tenue pour la soirée (mais ce diadème !).
  • Organiser, sur l’impulsion de Claire, une rencontre surprise avec une de mes lectrices qui… fait sa thèse sur mon oeuvre (si) (j’ai les chevilles qui enflent, vous n’imaginez pas) (et j’ai totalement la pression, aussi).
  • Au square, rencontrer un petit garçon répondant au doux prénom de Sun. Se retenir très fort de demander “Comme le sel régénérant?” (je suis héroïque).
  • Un délicieux curry vert de poulet, et une vraie discussion entre adultes. Le bonheur, ça tient parfois à peu de chose.
  • Mince alors, j’ai gagné le concours organisé par Le Monde pour ses abonnés : à moi les deux entrées gratuites pour l’exposition Meiji à Guimet.
  • Entendre le Paprika tousser une partie de la nuit et se mettre immédiatement à envisager une bronchiolite qui se déclencherait pendant le vol. Stressée, moi ? Allons.
  • Pester très fort contre la Poste, qui apparemment égaré la carte envoyée à Isa dans sa nouvelle maison.
  • “Alors comme ça tu likes mes photos un dimanche à 6h du matin ?” “Alors comme ça t’es déjà levé un dimanche à 6h du matin ?”
  • Quand même, ces dernières semaines, la thématique de mes lectures pourrait être “Femmes et identité juive au regard de la Shoah” (vous avez quatre heures).
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Une semaine… #29

  • “Si la scène est soft, tu devrais pouvoir la faire lire à ta mère” “Ah bah là y’a pénétration, ma bonne dame” “Ce sont des choses qui arrivent, j’ai envie de te dire”
  • Alors que je chantonne du Aznavour en mémoire du grand Charles, l’Anglais entonne une version “chant de supporter” de “Emmenez-moi”. Bizarrement, c’est celle qui reste.
  • Oui, j’me la pète en lisant Sylvia Plath au centre socio-culturel. (En vrai, mon roman jeunesse du roman est trop gros et trop lourd pour que je le trimbale)
  • La reprise de la natation est à la fois un plaisir (effort accompli, copines) et une corvée (j’ai avalé de l’eau par le nez, il fait nuit, je veux pas sortir…). En plus mes crampes n’apparaissent qu’au bout de 48 heures, les fourbes.
  • Oui, j’ai cassé les plaques en vitrocéramique. Oui, ça implique une courge spaghetti. Non, je n’en dirai pas plus.
  • “Je te préviens, ce soir je cuisine pas, c’est pâtes.” Et de passer l’heure suivante aux fourneaux en catastrophe parce que le congélateur a été mal refermé et qu’on risque de perdre beaucoup de trucs.
  • Vingt minutes après avoir bouclé la relecture de ma dernière trad, je m’assieds dans le canapé… et je m’endors comme une loque.
  • Tiens, la taxe d’habitation a baissé ? C’est marrant, j’ai toujours l’impression du contraire.
  • C.euh a réussi un alignement de planètes absolument invraisemblable, vu que nous sommes cinq à table, et que ça n’avait pas dû arriver depuis 2014.
  • Ca finit quand, les dents ? Parce qu’on dirait qu’il les perce depuis ses trois mois, et il en manque encore plein (je veux dormiiiir).
  • Combo grosse crève et siège auto pas homologué pour cette voiture : ma mère ne peut finalement pas prendre les enfants en mini week-end. Adieu veaux, vaches, cochons et grasse matinée.
  • En revanche, elle vient quand même les garder l’après-midi pour nous permettre une remise en jambes.
  • “Mais pourquoi tu enchaînes deux pas de polka du pied gauche ?” “Euh… parce que ça fait 18 mois que je n’ai pas pratiqué ?”
  • Pfff, Clara a mis en ligne avant moi la vidéo hommage ultime à Montserrat Caballé.
  • J’avoue, ce déjeuner d’anniversaire n’était pas extrêmement léger, mais on a été très sages sur l’alcool. Et les bougies pailletées ont toujours autant de succès.
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Bilan culturel – Troisième trimestre 2018

Ce ne sera une surprise pour personne si je dis que ma vie culturelle a été réduite à portion congrue ces trois derniers mois. Entre les vacances scolaires (et celles de la nounou), l’avalanche de boulot qui m’est tombée dessus (je reprends à peine mon souffle) et la reconversion de l’Anglais, mon temps a été plus qu’occupé. Si j’ai pu lire, bien que pas assez à mon goût, les sorties diverses sont quasiment inexistantes (et ont demandé pas mal de contorsions organisationnelles – oui, je parle novlangue, c’est un dommage collatéral).

Livres

  • Juste quelqu’un de bien, Angéla Morelli
  • Le jardin forteresse, Claude Pujade-Renaud
  • Bleu de Sèvres, Jean-Paul Desprats
  • La nuit des béguines, Aline Kliner
  • Barely breathing, Pamela Clare
  • Slow burn, Pamela Clare
  • Falling hard, Pamela Clare
  • Tempting fate, Pamela Clare
  • Close to heaven, Pamela Clare
  • Holding on, Pamela Clare
  • La coiffure de la mariée, Seray Sahiner
  • Cette nuit, Joachim Schnerf
  • La danse océane, Claude Pujade-Renaud
  • Les fleurs d’Hiroshima, Edita Morris
  • Les liens du mariage, J. Courtney Sullivan
  • The sea king, C. L. Wilson
  • Un monde à portée de main, Maylis de Kerangal
  • La papeterie Tsubaki, Oagawa Ito

Beaucoup de bonnes lectures ces derniers mois. Mon score explose grâce au mois d’août et à la série Colorado high country de Pamela Clare, une très bonne romance contemporaine qui m’a occupée pendant le séjour de l’Anglais en Ukraine. Pour le reste, j’ai lu les deux ouvrages de la Glory Book Box sur le mariage, et des choses picorées çà et là. Pas de gros rejet ni de mauvaise lecture, mais quelques petites déceptions d’ouvrages dont j’attendais sans doute beaucoup et qui n’étaient “que” bons.

Films

Grâce à Ioionette, j’ai pu faire une sortie ciné (que j’ai failli oublier…). Pour le reste, on a acheté des DVD et tenté d’éponger notre retard de films. Pari gagné avec Le sens de la fête qui nous a beaucoup fait rire, et Kingsman qui était une suite amusante au premier volume des aventures gore et rigolotes d’Eggsy.

Spectacles

Heureusement qu’il y a l’abonnement à l’Opéra de Paris et la reprise de la saison en septembre, sans quoi on risquait le désert absolu. De façon assez rigolote, les deux magnifiques spectacles de la rentrée (je dois toujours écrire un article sur le kabuki, mais je sens que c’est mal barré) étaient donnés par des compagnies étrangères invitées, l’une à Garnier, l’autre au théâtre de Chaillot. En plus l’Anglais m’a accompagnée au kabuki et a bien accroché, c’était parfait.

Sorties

  • Château de Seneffe

Cette brève visite d’un ravissant château 18ème en Belgique, dans le cadre de l’anniversaire d’Emmanuelle Nuncq, était très agréable. Bon, le guide racontait en partie des conneries et s’est foutu de notre gueule parce qu’on était en costumes, mais le cadre en valait la peine.

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Une semaine… #28

  • Soirée karaoké entre filles : je suis la seule à chanter comme une casserole (en même temps entre une chanteuse d’opéra, une chanteuse folk et une copine qui a pris des cours, je fais tache), mais je beugle de tout mon cœur sur Bon Jovi et Sardou.
  • “Nan mais parfois t’es dans la note, et puis t’as une belle couleur.” Merci de me remonter le moral, Clara.
  • Et donc Dolly Parton n’est pas la grand-mère mais la marraine de Miley Cyrus. On en apprend tous les jours.
  • Forcément, c’est Mademoiselle qui se met à jouer avec les cadeaux d’anniversaire de son frère. Entre les livres musicaux et le circuit à billes, elle est à fond.
  • J’ai reçu la reddition des droits sur ventes pour 2017… c’est pas encore cette année que je vais devenir riche avec la traduction.
  • Je jette l’éponge, j’ai ressorti mon châle à franges pour le soir.
  • Que j’aime cette robe de Lady GaGa…
  • Ah mais quand arrive la fin du roman et qu’il n’y a plus de scène de cul, ça va tout de suite beaucoup plus vite !
  • Certes, il existe des gâteaux d’anniversaire en forme d’appareil photo plus réalistes. Mais peu doivent être aussi bons, car cet entremet chocolat noir déchire tout.
  • Ce pyjama Dark Vador rapporté de Disney est juste adorable. Il faut juste accepter l’idée que Dark Vador est blond et se marre tout le temps.
  • “Après mon anniversaire, je ne bois plus jusqu’aux vacances au Canada.” Vu le nombre de bouteilles reçues en cadeau, c’est ballot.
  • Alors que le Paprika crispe au maximum les pieds dès qu’on essaie de lui enfiler une chaussure, il se laisse sagement faire par le vendeur de la boutique, que je venais de mettre en garde. L’arnaque.
  • C’est la reprise de Danse avec les stars ! Je regarde d’un œil et surtout d’une oreille, parce que Camille Combal est insupportable.
  • Le jour où tu es heureuse d’avoir déniché des Playmobil, une tente/piscine à balles et une barrière de sécurité pour enfants au vide-grenier, tu sais que tu as basculé du côté obscur de la force.
  • Retrouver un peu par inadvertance Gni, L et P au square avec tous les enfants, ou comment embellir ma fin de week-end alors que je partais affronter le parc voisin seule.
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Une semaine… #27

  • Prendre rendez-vous avec un médecin commence à être compliqué : première disponibilité de l’ophtalmo pour Monsieur, fin décembre, première disponibilité de la gynéco, courant janvier (mais finalement ce sera fin décembre parce que c’est pressé), premier créneau libre à l’hôpital pour la visite de contrôle de la Crevette, mi-février.
  • En arrivant au déjeuner, Angéla prononce cette phrase historique : “Pas d’alcool, je fais une détox”.
  • Et la chanteuse du métro qui après avoir chanté du Bourvil, se met à  beugler sur “Libérée, délivrée” avec un vibrato pourri. Pourquoi tant de haine ?
  • On a pris les billets et le logement pour le Canada. On est pauvres.
  • Pour notre anniversaire de rencontre, l’Anglais nous a acheté un junmai daiginjô (saké de très bonne qualité) et un shôchu (alcool distillé) au sésame grillé. A la vôtre !
  • Et puis il a aussi fait les courses au supermarché asiatique. On va pas manquer de nouilles, c’est évident.
  • Je ne sais pas si cette comparaison entre les seins de l’héroïne et des pêches mouillées par la pluie est très heureuse… En tout cas, elle n’ai rien d’érotique.
  • Vers la fin de la réunion parents-profs, la maîtresse nous informe qu’elle fera un cycle sur le moyen-âge qui se conclura à Provins. D’un côté c’est cool, de l’autre je redoute les poncifs à la noix. Suspense.
  • Alors qu’on reçoit Gni et L. (pas celle-là, l’autre) pour l’apéro, Florine puis V. arrivent avec… une semaine d’avance. On a trouvé encore plus crevés que nous, dis donc.
  • Tiens, l’administration a encore décidé de me faire ch***. Et n’a rien compris à ma situation, comme d’hab.
  • Qu’on m’explique comment je m’écroule à 22h30 alors que la journée n’a pas été particulièrement fatigante et qu’on n’a qu’un seul gamin ce week-end.
  • Je tente la recette des crinkle cookies de Caro from Woodland. C’est une tuerie (et ça cale).
  • J’appréhende un peu le séjour à Toronto, mais j’ai quand même ressorti mon Lonely Planet avec un frisson d’impatience. Comme quoi les voyages me font toujours de l’effet.
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Une semaine… #26

  • Un jour, je ferai une liste des mots que je déteste croiser dans une trad. En ce moment, “awareness” (dans un contexte érotique / sensuel) tient le haut du pavé.
  • Une surprise dans ma boîte aux lettres : Sarrousse m’a envoyé une sélection de sachets de thé après le concours remporté sur sa page Instagram en août.
  • “Ca va durer encore longtemps, les travaux ? Parce que là je pense que le type s’acharne sur un mur porteur” “Oh, jusque fin septembre, si tout va bien.”
    Achevez-moi.
  • “La couv’ est quand même sacrément kitsch” “Oui, mais elle parle à l’adolescente de 14 ans que j’étais, tu peux pas comprendre.”
  • Tiens, je crois que j’ai aperçu Pénélope Bagieu à une terrasse de café en bas de chez mon psy. Elle était pas à New York ?
  • Pour la première fois depuis un bon moment, s’offrir une soirée en amoureux au Théâtre national de Chaillot. Et là, dans le hall, tomber sur H & C qui, comme nous, ont cessé de sortir ces quatre dernières années.
  • Sinon, le spectacle de kabuki était à tomber, et l’Anglais a apprécié.
  • 1h50 d’attente pour rencontrer la prof de danse 5mn et inscrire la Crevette. Je ne sais pas si je suis très conne ou très dévouée à ma progéniture. Je dirais bien que je mérite une médaille, mais j’suis trop crevée et j’ai le déjeuner à préparer.
  • Mademoiselle est ravie de la fête d’anniversaire à laquelle elle était invitée : pour le sien, elle veut un bal costumé avec des masques. C’est pas notre fille pour rien.
  • Et le Paprika ? Il a dragué : il s’est retrouvé entouré par quatre gamines de 5-6 ans qui lui faisaient des câlins en s’exclamant “Il est trop mignon” et il s’est marré tout le temps.
  • A défaut de médaille, j’ai fini le saké.
  • Après ce week-end haut en couleurs, rien de tel qu’un gâteau ET un mini-plateau de petits fours pour se remettre.
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Le minimum vital

La semaine dernière, Armalite a parlé de son intention de vider ses placards de thé et les efforts qu’elle déploie depuis le début de l’été pour ce faire. Pour finir, elle détaille ses six essentiels théinés. Etant moi-même submergée de trucs divers et variés qui s’infusent, je me dis qu’une purge serait nécessaire (quand j’aurai le temps, vers novembre…), et voici les six (sortes de) thés que, dans l’idéal, je retiendrais.

  • Un Earl Grey : même si ça peut paraître étrange, c’est mon thé du matin, de l’après-midi… d’un peu n’importe quand, en fait. Après une assez longue période à boire autre chose, voilà bien deux ans que je suis revenue à mes premières amours. Oui, premières car c’est avec l’Earl Grey que j’ai débuté ma carrière de théïnomane. J’en bois chaud ou glacé, les deux me conviennent.
    Parmi mes préférés, il y a l’indétrônable Earl Grey Yin Zhen de Dammann, mais aussi l’Earl Grey flowery de Betjeman & Barton (qui s’évente malheureusement facilement).
  • Un genmaicha : le premier “vrai” thé japonais que j’ai découvert. J’aime beaucoup le thé vert mais je n’apprécie en général pas quand il est aromatisé (ou alors, il faut que ce soit bien fait). Parmi eux, j’aime beaucoup de celui de Jûgetsudô (qui coûte un rein), le macha-genmaicha de Lupicia et, pour les moments où j’ai moins de sous, celui du Palais des thés, qui fait très bien l’affaire.
  • Une infusion “soin”, à boire quand j’ai froid / mal à la gorge ou qu’il pleut dehors. Mes préférées sont Egyptian Nights de YumChaa (menthe, camomille), la tisane des merveilles de Dammann, ou encore l’infusion Meditate (épices chaï) de Lemon canary, offerte par Isa il y a fort longtemps et dont j’économise la dernière dose.
  • Un thé ou une infusion gourmande pour le dimanche après-midi en famille, ou pour les moments où j’ai envie de sucre et où j’essaie de ne pas en consommer (c’est compréhensible ?).
    Un de mes grands favoris est “Un après-midi chez grand-mère”, un thé noir à la saveur cookie de Chakai Club. Je suis aussi très fan des infusions Top of the Pops (malheureusement une édition limitée) et Blueberry Muffin de David’s Tea, qui sont exactement à la hauteur du parfum annoncé. Dans le même registre, le oolong caramel au beurre salé ou celui à la fleur d’oranger de George Cannon sont très réconfortants.
  • Un thé fumé, que nous buvons en général l’hiver en fin de journée (l’Anglais aime encore plus le thé fumé que moi). Si autrefois il y avait toujours une boîte de lapsang souchong à la maison, c’est devenu un peu compliqué (à voir dans les prochains mois). En attendant, le plus couramment utilisé est le smoky lapsang de Dammann, qui peut même évoquer la sauce barbecue !
    Un autre thé fumé beaucoup moins courant et beaucoup plus surprenant fait l’unanimité entre nous : l’iribancha en sachets de Ippôdô, rapporté de notre dernier séjour au Japon (oui, ça remonte). Ca a le goût et l’odeur du tabac, une sorte de fumage végétal très prononcé, qui peut toutefois en rebuter certains.
  • Le thé noir à la rose de Harrod’s. Le seul, l’unique, l’irremplaçable, celui qui n’a pas un goût de plante séchée quand on l’infuse, et que je me fais rapporter chaque fois qu’un membre de mon entourage part à Londres.
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Martha Graham Dance Company

Vendredi dernier, Leen et moi avons repris le chemin de l’opéra. Et pour ouvrir la saison, quoi de mieux qu’un ballet ? Ou plutôt, qu’une compagnie invitée, celle-ci mondialement célèbre ?
Je connaissais Martha Graham de nom, mais c’est à peu près tout. La lecture de Martha ou le mensonge du mouvement, de Claude Pujade-Renaud, m’a ouvert son univers créatif et m’a, je pense, permis de mieux savoir à quoi m’attendre en termes de danse et de technique. Mais à mon sens, même un novice absolu un peu intéressé par la danse pourrait y trouver son compte.


Le programme présentait quatre pièces : Appalachian Spring, peut-être la plus connue des créations de Martha Graham, Ekstasis un solo de 1933, dont la chorégraphie a été ré-imaginée par Virginie Mécène, trois variations autour du ballet Lamentation, et enfin The Rite of Spring, qui fut, je crois, la dernière création de Martha Graham à 89 ans.

Appalachian Spring était une commande de la Bibliothèque du Congrès de Washington pour remonter le moral de la population américaine à la fin de la guerre. Il met en scène un jeune couple de pionniers le jour de son mariage. Ceux-ci sont entourés de quatre jeunes filles censées incarner la foi, d’un pasteur qui les bénit et d’une pionnière supposément plus âgée. Le ballet est beaucoup plus “doux” que nombre d’œuvres de Martha Graham, avec des robes longues pour les femmes, des mouvements plus fluides et une atmosphère réellement enjouée.
J’ai beaucoup aimé cette pièce, sans doute une des plus “faciles” pour entrer dans l’univers de la chorégraphe.

Ekstasis était un solo créé par Martha Graham considéré comme perdu : il n’existe aucun enregistrement vidéo et seulement quelques brèves descriptions. De même, la partition originale a disparu. Virginie Mécène, ancienne danseuse et actuelle directrice de la compagnie, a donc ré-imaginé cette chorégraphie à partir de ces fragments, s’inspirant de ce que les témoins de l’époque et la créatrice elle-même en disaient. Le résultat est effectivement à la hauteur, très technique, et interprété cette fois-ci par Aurélie Dupont.
Rendons à César… la Patronne est bel et bien une danseuse incroyable (même s’il y a eu un énorme blanc dans le public quand sa participation a été annoncée).  J’avoue toutefois avoir été moins touchée par cette pièce, peut-être par l’effet un peu hypnotique d’une scène presque entièrement plongée dans l’obscurité qui m’a empêchée de réellement me concentrer ?

Viennent ensuite les variations autour du solo Lamentation. La première variation a été conçue en 2007 pour une soirée hommage aux victimes des attentats du 11-septembre. Devant le succès de cette réinterprétation, cette pratique s’est répétée, au point que l’on compte désormais une quinzaine de variations, dont trois étaient présentées ce soir (notamment la n°1).
La première est celle qui m’a le plus émue, et j’ai trouvé qu’elle résonnait vraiment avec le titre et les conditions de création de l’oeuvre. Les deux suivantes m’ont moins parlé (la fatigue, peut-être ?).

Après l’entracte, la compagnie revient avec Rite of Spring, soit la chorégraphie de Martha Graham pour le Sacre du Printemps, sur la célèbre musique de Stravinski. Le ballet raconte le sacrifice d’une jeune femme, l’Elue, en guise de rite propitiatoire pour le printemps.
Cette version était ma première de ce ballet, chorégraphié par de nombreux artistes. C’est un spectacle tout en tension, en force, en opposition, la danse est presque “brutale”, elle est en tout cas brute et implacable. La chorégraphie ne laisse pas de repos aux danseurs comme aux spectateurs, et on en sort le souffle court. Vous l’aurez compris, cette pièce a été un vrai coup de cœur, peut-être l’archétype de ce que je m’attendais à vivre lors de cette soirée.

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Une semaine… #25

  • Jour de rentrée. En bonne mère indigne, j’oublie complètement de prendre une photo commémorative de la Crevette (et de sa tenue que je lui ai fait changer trois fois : la première était sale, la deuxième moche et pas repassée).
  • Donc le rectorat a fermé la neuvième classe en juin, et Mademoiselle se retrouve dans une classe 35 élèves, tout va bien. En plus les travaux de mise aux normes ne sont pas finis : il y a encore des sols en béton brut et les portemanteaux ont clairement été accrochés par quelqu’un qui ne visualise pas la taille d’un enfant de 4 ans (dans les 100-105cm pour ceux qui savent pas).
  • L’Anglais part à Visa pour l’image, me laissant avec la marmaille jusqu’à la fin de semaine. Faut qu’on m’explique pourquoi les festivals de photo trouvent toujours les pires créneaux pour leur organisation (les rencontres photographiques d’Arles, c’est la première semaine de juillet).
  • Merde alors, ma prof de natation a été nommée Ministre des sports. En revanche, ça va pas arranger l’organisation des cours (mais notre maître-nageur chouchou accepte de sacrifier son entraînement de water-polo pour nous coacher, vive lui).
  • Isa a reçu mon cadeau d’anniversaire ! Je respire, car j’avais demandé une livraison pour lundi, et visiblement ça a un peu traîné. J’imaginais déjà devoir trouver une solution alternative et m’engueuler avec la fille de la boutique (moi, stressée ? allons donc).
  • Punaise, heureusement que j’étais assise, sinon je tombais à la renverse.
  • Ils rouvrent la 9ème classe, victoire ! La Crevette sera désormais dans une classe à… 29 élèves. C’est toujours mieux que rien.
  • Pour me changer les idées entre deux lectures sérieuses, j’ai attaqué le second tome d’une série de romance med-fan dont le premier m’avait subjuguée. Même motif, même punition, je dois me forcer à lâcher le bouquin à 1 heure du matin.
  • Martha Graham Dance Company, c’était beau. En revanche, à 25€ la place et 60€ le baby-sitting, j’ai un peu l’impression de me faire avoir.
  • Le Paprika, cette catastrophe ambulante : au cours de la visite de deux heures, il a réussi à creuser trois fois la terre des plantes en pot, à passer sous la table basse, à ouvrir les tiroirs du meuble télé (et à se les refermer sur les doigts) et… à repérer les bouteilles d’alcool, qu’il a essayé quinze fois d’attraper. Fils d’alcooliques.
  • Bilan du forum des associations : mon inscription à la natation est confirmée (en même temps j’ai payé en juin), celle de la Crevette au yoga aussi, mais y’a plus de place aux bébés-nageurs et l’inscription à la danse doit se faire samedi de la semaine prochaine à l’autre bout de la ville. Genre on n’a que ça à faire.
  • En revanche, Mademoiselle fait son baptême de slackline de façon très détendue et concentrée, je suis sciée.
  • J’ai succombé. Sur les recommandations dithyrambiques de ma libraire, j’ai acheté un roman YA. Ca n’a pas dû m’arriver depuis que Rafu m’a prêté Hunger Games (dont je n’ai fini que le premier tome).
  • La pharmacie centrale de la rue du commerce (et Ju venue garder les enfants) me sauve la vie. Ca m’apprendra à ne pas avoir de tête.
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