Après une résurrection difficile, j’ai de quoi nourrir ce blog quelques jours, alors profitons-en. Dimanche soir, petite séance ciné avec les membres de KMO (l’un des deux groupes de l’Anglais si vous avez suivi). Après moult débats et malédictions à l’encontre de la 3D (qui nous pourrit toutes nos séances maintenant), notre choix s’est porté sur le dernier opus du Studio Ghibli.

Ghibli, en France, après Totoro et Princesse Mononoke, y’a plus besoin de décrire, tout le monde connaît. Que celui qui n’a jamais eu de bestiole en peluche estampillée « Made in China » me jette la première pierre (pas trop fort, sinon le prochain article se fera attendre). Malheureusement pour moi, vu nos possibilités horaires, nous sommes allés le voir en français. Bon, certes, c’est un dessin animé, donc on dira que c’est moins grave. Mais quand même. N’oublions pas que c’est quasiment ma dernière possibilité d’écouter du japonais et de me la péter alors que je suis en désintox en crise de flemme.
Bref. Arrietty appartient à une espèce distincte des humains : les chapardeurs. Elle vit avec son père et sa mère dans une maison faite de bric et de broc, souvent d’éléments volés aux humains, dans les fondations d’une vaste maison de campagne. Précisons au passage qu’Arrietty doit faire entre 5 et 10cm de haut. Le soir de son premier chapardage avec son père, Arrietty est surprise par un jeune garçon humain, alors qu’elle ne doit surtout pas être aperçue. Une relation un peu étrange et réticente commence à se nouer entre eux.

Bon, inutile vous faire languir, je pense que vous connaissez (ou soupçonnez) la fin, à base de bon sentiments, de décor magnifiques et de musique envoûtante. Le Studio Ghibli signe encore une jolie ode à la nature, à la tolérance et à la vie. Bien sûr, on peut être déçu du propos simpliste, mais il ne faut pas perdre de vue que ces films sont destinés à un public enfantin au Japon, contrairement à Shrek, par exemple.
A propos de la musique – j’y reviens parce qu’on m’a un peu bassinée sur ce thème – je dois reconnaître que Cécile Corbel illustre très bien l’histoire, qu’elle chante ou joue de la harpe. En revanche, j’ai été déçue de n’entendre que les versions anglaise et française des chansons, et pas la version en japonais (puisqu’on n’a pas arrêté de nous raconter qu’elle les avait apprises en phonétique). En tout cas, c’est très sympathique.

Ca alors, un post ! Un mois de silence, record battu. En même temps, j’ai fait de mon mieux, mais le retour des fêtes a été difficile – en exclusivité pour vous, j’ai testé le rôle de garde-malade le soir du 31 décembre – et janvier ne nous a pas vraiment épargné. Mais je suis de retour ! Avec un semblant de vie sociale, qui plus est.

Vendredi dernier, sous prétexte de voir Lou² et C.euh, je les accompagnées à l’exposition « Antiquité rêvée – Innovations et résistances au XVIIIème siècle ». Bon, en gros, c’est une exposition qui retrace l’évolution de l’art français vers le néo-classicisme, période qui finira en apothéose sous Napoléon.
Soyons francs, le néo-classicisme, ça m’a toujours emm***ée : à mes yeux, on reprend des sujets antiques (parce qu’on n’a plus d’idée) et on les adapte vaguement au goût du jour. S’ensuit une mode assez désespérante, où Madame de Staël finit par s’habiller à l’antique et à déclamer des vers avec sa lyre dans les salons. Je caricature à peine.

Heureusement, C.euh a fait sa thèse d’histoire de l’art sur cette période. Au moins, vais-je apprendre des choses. Oui, mais en fait, personne n’était vraiment d’humeur sérieuse, on a surtout passé l’expo à dire des bêtises (enfin, j’ai quand même appris des trucs sur la technique picturale de Boucher, hein, j’vous rassure, et j’ai même sorti une comparaison hyper intelligente sur Francis Blake). Et puis, C.euh m’a confessé qu’il fallait prendre cette période au deuxième degré sous peine de mourir d’ennui.
Nous avons quand même pu admirer des peintures de ruines (un des sujets que je préfère dans l’art du XVIIIème siècle, avec Boucher et Fragonard), des sujets tirés de Plutarque, Homère et les autres (à la recherche du prénom le plus crétin de l’expo) et un tableau proprement hallucinant, La marchande à la toilette, dite La marchande d’amours de Joseph Vien. On y voit une jeune femme proposer des amours ailés et joufflus entassés dans un panier. J’avoue que ce tableau nous a laissées songeuses et joyeuses pour le reste de la soirée.

Voilà, une fois n’est pas coutume, je ne fais pas de compte-rendu savant, juste une rapide présentation. Bon, allez, promis, au printemps j’irai voir Cranach au Sénat, ce sera sans doute plus efficace.

Flore

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Après la faune, la flore, c’est logique ! Comme je ne cesse de le répéter depuis quelques articles, les Japonais entretiennent une véritable histoire d’amour avec les végétaux, et donc il paraissait normal de leur rendre un petit hommage. Oui, j’ai aussi découvert comment utiliser la fonction macro pendant le séjour.

Après les vrais animaux hier, voici les animaux imaginaires ou fantastiques…

Un tanuki (version kawaii)

En plein Kyôto. Sur le chemin de la philosophie.

La souris est aussi une divinité shintô !

Le lapin est considéré comme le messager des dieux. Oui, ici, c’est une peluche géante, je sais.

Un autre tanuki (version tradi avec costume et grosses testicules)

 Suite de notre série sur le Japon, avec aujourd’hui une petite présentation des bestioles locales. Attention, y’a des ressemblants et y’a de vrais autochtones.

Lequel fait partie du bestiaire ?

 

Un tanuki (ou chien vivérin)

Le daim, animal sacré vivant en liberté dans les sanctuaires

Une grue en plein vol (et floue)

Un épervier

Les corbeaux. Les vrais. Ceux qui hurlent le matin.

Une carpe (koi)

Dimanche, grâce à l’heureuse initiative de C.euh, nous avons pu visiter l’exposition France 1500 (au Grand Palais) et profiter de ses talents de guide conférencière. Cette exposition est ce que l’on appelle une exposition « scientifique », qui permet de confronter les oeuvres entre elles (une bonne partie vient de diverses villes des Etats-Unis, de Londres ou d’Allemagne) et de faire avancer la recherche en histoire de l’art.
Le but de l’exposition est de présenter un panorama de la vie artistique en France au tournant du XVIème siècle, juste avant ce que l’on nomme la Renaissance, et surtout de démontrer que, malgré quelques croyances solidement établies, la renaissance artistique et culturelle française n’est pas sortie d’un chapeau italien en 1515 quand François Ier a remporté la bataille de Marignan.

Nous commençons par l’apparition d’une grande nouveauté artistique : l’autoportrait, et notamment celui du peintre Jean Fouquet, qui s’est représenté sur un retable (dont il ne reste qu’un médaillon émaillé). Puis l’exposition déroule la création artistique autour de plusieurs thèmes : les grands mécènes (la famille royale, les Bourbon…), les centres régionaux… Au fur et à mesure, l’image d’une France artistique non pas centrée sur le roi ou sur Paris, mais rayonnant de nombreux foyers différents et originaux émerge.
De toutes ces créations émane à la fois l’influence du nord (Pays-Bas, notamment) et du sud (Italie et ses multiples cités), les spécificités régionales (technique de l’émail à Limoges) et les traits caractéristiques de l’art français (architecture gothique flamboyante, tapisseries millefleurs…). Ainsi se forge la conviction que la Renaissance n’est pas un rejet en bloc du Moyen-âge, mais bien une continuité naturelle, en germe dès la fin du XVème siècle, et dont François Ier (entre autres) cueillera les fruits pour devenir le souverain par excellence de cette période.

L’autre grande force de cette exposition est qu’elle ne se cantonne pas à un ou deux arts « majeurs », mais offre une vision globale de la création artistique sous toutes ses formes. Ainsi que l’a très justement rappelé C.euh, si le peintre est au coeur de la création, car de lui rayonnent tous les autres arts (par les cartons pour les tapisseries, les modèles pour l’architecture), il ne peut exister sans les autres artistes qui font vivre ses idées sur différents supports. Ainsi, outre la peinture et la sculpture, sans doute les deux arts les plus admirés, on peut admirer des émaux, tapisseries, objets d’art, meubles, pièces d’orfèvrerie… Un vrai régal, et l’impression, à la sortie, de mieux saisir l’essence de l’art français à la charnière du Moyen-âge et de la Renaissance.

 

Le Japon, comme disait Roland Barthes (mon cauchemar de cours de lettres), c’est l’Empire des rites. Entendons par là que les rituels rythment la vie, qu’ils aient un lien avec la religion (fêtes des morts, nouvel an…), la vie civile (rentrée scolaire, pique-nique pour admirer tel ou tel végétal) ou la famille impériale (fête nationale, naissance…).
Pendant notre séjour, nous avons eu la chance d’assister un peu par hasard à des cérémonies de mariage, des célébrations pour les enfants, et même… de croiser des geisha (que je mets dans cette catégorie car elles sont un cérémonial à elles toutes seules). Revue de détail.

Momiji

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Chose promise, chose due, voici donc un premier assortiment de photos du Japon sur le thème des momiji, les feuilles d’érables rougissantes, symbole de l’automne. Depuis très longtemps (on en trouve déjà des preuves dans la poésie du VIIIème siècle), les Japonais entretiennent un rapport très particulier à la nature, empreint de révérence et de célébration. Les végétaux sont au centre de cette vision, particulièrement les fleurs – aujourd’hui, tout le monde sait que le printemps est symbolisé par les fleurs de cerisier et le pays par le chrysanthème. Ici, les momiji ont une place assez surprenante : alors que l’érable (et son feuillage) est parfaitement identifié comme un arbre, ses feuilles rouges sont considérées comme des fleurs. Je vous jure.
Du coup, je vous ai fait un petit florilège (ah, ah, ah).

Et oui, je suis de retour. Pour de bon, j’espère. Je pense que cette parenthèse était vraiment nécessaire, peut-être que j’exposerai mes raisons, peut-être que non, je ne sais pas encore.
Pour aujourd’hui, juste un petit mot pour vous dire que je me remets au travail. En revanche, pour le compte-rendu du séjour au Japon, je pense que je finirai pas me contenter de séries de photos thématiques, et ce très bientôt.

See you soon

Pour des raisons parfaitement dependantes de ma volonte, j ai decide d arreter la mise a jour sur le voyage, sans doute jusqu a mon retour. Comme la derniere fois, il faudra sans doute quelques semqines pour tout decanter.