Master class Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech

Pour la première édition du Paris de la Danse, Éléonora Abbagnato, directrice du ballet de Rome et danseuse étoile de l’Opéra National de Paris dirigera avec Benjamin Pech, danseur étoile de l’Opéra National de Paris, la répétition des pas de deux des ballets, Le Parc d’Angelin Preljocaj et Carmen de Roland Petit. Ils sont accompagnés de quatre danseurs du ballet de Rome.


Cet événement était proposé au Théâtre de Paris dans le cadre de leur festival “Le Paris de la danse”, qui vise à ouvrir leur scène à la danse. Je n’en avais absolument pas entendu parler lorsque j’ai découvert, presque par hasard, des places à tarif réduit sur Vente Privée (j’ai déjà eu recours à ce service, je n’ai jamais été déçue). J’ai immédiatement envoyé un petit mot à Marion Olharan, une de mes acolytes de la danse, et banco, nous avions réservé au parterre pour une somme franchement modique.

Pendant que le public s’installe, les danseurs se chauffent à la barre sur scène, comme lors d’un vrai cours. Après une brève présentation de animateurs de la soirée et de leurs carrières, on débute par un extrait de “Carmen” de Roland Petit, interprété par Sara Loro et Michele Satriano. Les danseurs montrent leur travail aux deux Etoiles, qui les interrompent régulièrement, pour revenir sur la partie qui vient d’être dansée “ça c’est bien”, “plus souple”, “à l’espagnole”, etc. En dépit des apparences, Eleonora et Benjamin (allez, on a passé deux heures ensemble, on peut les appeler par leurs prénoms) font ça avec bienveillance et fermeté (dont un “rentre le ventre” qui suscitera un “quel ventre ?” unanime de Marion et moi), n’hésitant pas à souligner les forces et les faiblesses des danseurs, mais sans jamais se départir de leur humour et de leur bonne humeur. Leurs commentaires sont émaillés de souvenirs et de plaisanteries.
Eleonore Abbagnato a entretenu une relation personnelle très forte avec Roland Petit, qui se sent dans la façon dont elle transmet le rôle à Sara Loro. Elle évoque aussi Zizi Jeanmaire, épouse et muse du chorégraphe, qui créa le rôle en 1949, rappelle l’exigence absolue du maître et la façon dont la sexualité et la sensualité imprégnaient tous ses ballets.

On passe ensuite au troisième acte du Parc, intitulé “L’abandon”, et devenu extrêmement célèbre à cause de son porté-baiser (mais si, rappelez-vous la pub Air France ou, plus récemment, Danse avec les stars). Benjamin Pech a fait ses adieux à l’Opéra avec cette pièce, qu’il a justement dansée avec Eleonora Abbagnato. On sent une émotion encore plus palpable, un ballet qui a beaucoup compté dans la vie des deux danseurs, et un plaisir fou à raconter, transmettre ce qui fait l’essence de cette chorégraphie.
Cette fois-ci, ce sont Giorgia Calenda et Claudio Cocino qui présentent leur travail. Les gestes sont précisés, affinés, montrant, encore une fois, que rien n’est jamais parfait en danse et que le mouvement peut toujours évoluer – Eleonora se fend même d’une imitation de Claude Bessy (“Ca pourrait être mieux”). Benjamin Pech plaisante en expliquant que, dans cet adage, tout le boulot revient au danseur, sous l’air faussement choqué de sa binôme.
Pour conclure, Eleonora… propose qu’une spectatrice vienne essayer le fameux porté. Moment fébrile dans la salle : qui va oser ? Une jeune femme se propose – elle a fait de la danse, je vous rassure – la danseuse lui explique le placement des mains et des jambes, avant de conclure d’un : “C’est une figure qui donne de grosses crampes au dos, c’est normal”. Ahahaha. Moi, à la place de la fille, je me serais liquéfiée sur place. N’empêche que celle-ci s’en sort vraiment bien, sous une salve d’applaudissements.

Eleonora et Benjamin disparaissent pour laisser la scène à Giorgia et Claudio, qui interprètent l’adage dans son entier. Puis le rideau tombe quelques instants avant de se relever sur les deux stars de la soirée, en costume pour Le Parc.
Autant dire que c’est une autre dimension. D’un coup, on oublie tous les commentaires, les blagues et les explications pour se laisser happer par le plaisir de la danse. Les deux Etoiles sont à l’unisson, dans une sorte de corps à corps qu’ils connaissent parfaitement et transcendent (même les problèmes de pantalon de Benjamin Pech, pfff). Ils nous ont offert un moment de grâce, et prouvé, une fois encore, que l’Art et la Beauté (je mets des majuscules, je suis d’humeur lyrique) font du bien à l’âme.

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Une semaine… #13

  • Prendre le petit-déjeuner en terrasse le lundi matin, c’est pas mal. Non, en vrai, on est en avance pour le pédiatre.
  • “J’ai une surprise, ça commence par C et ça finit par yril Lignac.” Oh, ben mince alors.
  • Après pas mal de négociations, la Crevette accepte d’aller voir Casse-Noisette à Noël. En fait, elle cède parce qu’elle a vu les photos du ballet sur mon ordinateur. Cette enfant est corruptible par le tutu et les paillettes.
  • Bon, j’avoue, cette trad n’était pas terrible, mais j’étais enceinte jusqu’aux yeux, crevée, et j’ai renvoyé le texte 8 jours avant mon accouchement. On peut dire que c’est des circonstances atténuantes, non ?
  • Mon copain Barry a rencontré Netta et pris un selfie avec elle, je suis un poil jalouse.
  • Réveillée 4h30, levée 5h20. Au moins on sera pas en retard.
  • J’ai reçu mon corset ! Il est lourd mais confortable, j’ai même dîné avec sans souci (j’aurais même pu resserrer les liens après).
  • Deuxième tome de la série, deuxième scène de cul dans un ascenseur. Serait-il possible de varier les plaisirs ? (pun intended)
  • Combiner 95E et push-up, n’est-ce pas en faire trop ? (Monsieur dit que non)
  • Ces histoires de Coupe du Monde de foot et de victoire de 1998, ça me rappelle systématiquement la marionnette d’Aimé Jacquet aux Guignols (“Et ceux qui sont pas d’accord, dehors !”)
  • En un week-end, la Crevette a eu peur du spectacle de marionnettes dans le square, des aubergines pas assez fondantes et de “Pierre et le Loup” (mais elle l’a regardé jusqu’au bout, c’est déjà ça).
  • Comment ça, “une fermeture de classe” ? Ils sont en train de rénover l’école de fond en comble et la population du quartier va augmenter dans les trois ans à venir avec tous ces travaux.
  • J’ai rendez-vous mardi pour faire établir le passeport du Paprika (rendez-vous pris il y a trois semaines). A moins de 48h de l’instant fatidique, impossible de remettre la main sur les photos d’identité. Achevez-moi.
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Une semaine… #12

  • Oui, on est en juin, mais il fait gris, un peu frais et je suis crevée, alors j’ai bien mérité un chocolat chaud.
  • Débuter la semaine par un chapitre consacré à un match de foot US, c’est presque pire que de débuter par une scène de cul. Au moins, dans le deuxième cas, j’ai le vocabulaire technique !
  • On va faire l’escape game de l’Opéra ! On va faire l’escape game de l’Opéra !
  • La très, très bonne nouvelle de la semaine. Et peut-être même bien la seule.
  • Tiens c’est original, ce tableau de Van Gogh qui se balade entre le Met et le MoMA.
  • J’ai reçu une ultime carte d’anniversaire : un grand merci à toutes, il faut que je fasse un récapitulatif.
  • A force de moucher le Paprika depuis 15 jours et de partager le lit de l’Anglais, j’ai fini par récupérer les microbes divers et (a)variés. Je pense pouvoir affirmer que c’est une angine.
  • J’ai enfin amendé ma déclaration Agessa et reconduit l’abonnement de la Crevette à son magazine. On va arrêter là avec les corvées administratives pour cette semaine.
  • Effectivement, le sobacha azumino de Lupicia en thé glacé, c’était une idée géniale.
  • En allant renouveler le stock de lait maternisé (cher) du Paprika à la parapharmacie Monge (également connue comme Ze place to be pour tous les touristes coréens de la capitale), j’ai craqué pour un dentifrice de luxe. Alors que j’ai horreur de ça en temps normal, je prends plaisir à me brosser les dents. En revanche, je dois me retenir de ne pas boulotter le dentifrice au lieu de m’en servir.
  • La jolie dédicace de Fanny Ducassé. Avec un super bouquin sur les fruits et légumes qui va beaucoup nous servir, je pense.
  • J’ai trouvé un moyen détourné de faire manger des fruits à la Crevette : les pancakes à la banane ! Immense succès, Mademoiselle en a mangé à trois occasions et a demandé à en refaire. En revanche, le gâteau à la framboise est un échec, à cause des pépins.
  • Six soirées et presque l’intégralité du week-end seule avec les nains. Ah oui, je l’aurai méritée, ma place au Sénat.
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Une semaine… #11

Photo by David Di Veroli on Unsplash

  • J’attaque ma nouvelle traduction qui va nécessiter l’aide technique de l’Anglais, fin connaisseur des sports américains. On peut dire que je l’ai bien formé : sans que je lui demande, il se met à me préparer des jeux de mots entre termes techniques de foot NFL et sexe.
  • 5 minutes avant la fin du cours de natation, un orage dantesque éclate. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de se laver les cheveux ?
  • Une demi-heure d’angoisse pour remplir la déclaration d’impôts. Et se rendre compte en éteignant l’ordinateur qu’on a oublié un truc.
  • Comment ça “un risque de cystite” ? On avait dit “Pas de maladie avant novembre” !
  • Le marathon pédiatre-nounou-labo-square-opéra de Versailles, ou comment marcher 11 kilomètres en une journée.
  • Excellente place au balcon, programme gratuit, coupette de champagne, coucher de soleil psychédélique et français restitué : la soirée parfaite (bon, le retour, en revanche…).
  • Je veux bien modifier ma déclaration Agessa et vous la renvoyer par mail, mais dans ce cas-là, ne me l’envoyez pas en pdf…
  • Tiens, une modification à la déclaration d’impôts, ça faisait bien 48 heures.
  • Question pour un marathon : sachant qu’il s’est mis à pleuvoir, que notre train est annulé, que le Paprika pèse pas loin de 9 kilos et que la Crevette est épuisée, combien de temps allons-nous mettre pour traverser Paris ?
  • Passer la soirée à s’arranger pour que Mademoiselle ne voie pas les clichés de shibari… et la laisser boulotter des chips autant qu’elle veut (on fera des légumes ce week-end).
  • Récupérer deux enfants qui ne sont pas à toi et t’en occuper quelques heures. Même s’ils sont bien élevés, au bout d’un moment, tu te dis qu’un petit troisième n’est vraiment pas à l’ordre du jour !
  • Claireuh qui vient me soutenir moralement avec un cadeau de chez Popelini.
  • 45 minutes. C’est le temps que la Crevette aura tenu avant de réclamer un petit chou au chocolat (qui était délicieux) (et il n’y en avait que deux) (merci C.euh de ton héroïque sacrifice).
  • 100cm de tour de poitrine ? Ah non, je refuse.
  • J’avais oublié à quel point l’Atarax pouvait être efficace.
  • Attraper la plaque du four à main nue, mais quelle idée stupide.
  • Et pour conclure mon week-end de femme au foyer, un petit peu de repassage. Bree van de Kamp, sors de ce corps.
  • C’est décidé, l’an prochain, je vais à Vaux !
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Phaéton

Voici l’histoire de Phaéton, valeureux conducteur du char du Soleil, qui domine la voûte céleste de ses courses chaque jour renaissantes. Mais la Gloire, l’Honneur, l’Amour, portés à l’excès, feront chuter ce jeune Dieu… Destin foudroyé, mise en garde pour Louis XIV ?


Cet opéra tient une place toute particulière : c’est le premier CD de musique baroque que je me suis offert il y a bientôt vingt ans (avec entre autres Paul Agnew, Laurent Naouri et Marc Minkowski dans une chemise atroce). Je l’ai beaucoup écouté, je connais certains airs par cœur. Aussi, quand j’ai vu qu’il était programmé au château de Versailles cette saison, j’ai été ravie. Mais… j’ai complètement oublié de réserver (et puis Versailles c’est loin, et encore plus avec les grèves). Fort heureusement pour moi, ma marraine la bonne fée mon père m’a offert une place pour mon anniversaire.

Premier changement par rapport à l’enregistrement que j’ai écouté en boucle : la direction musicale est plus “ronde”, les attaques m’ont semblé plus douces. Deuxième (gros) changement : les chanteurs utilisent la prononciation restituée ! Ca consiste à parler comme au XVIIème siècle, c’est-à-dire en prononçant les “oi” à la québécoise (“oué”), en faisant chanter les “an” et “ain”, et en prononçant beaucoup de “s” finaux ainsi que le “r” de l’infinitif. Autant dire que ça décoiffe, et que clairement ça en a dérangé certains. J’ai mis une bonne vingtaine de minutes à m’habituer, mais c’est vrai que ça demande un petit effort d’adaptation. (Pour avoir une idée de ce que ça donne, vous pouvez cliquer ici.)

Et pour le reste ? La direction musicale est impeccable, mais on n’en attend pas moins de Vincent Dumestre, fondateur du Poëme Harmonique, et dont j’admire le travail. J’ai beaucoup aimé Mathias Vidal dans le rôle-titre, qui après un début en demi-teinte, sans doute lié à l’ambiguïté du personnage, déploie son talent dans la deuxième partie du spectacle. Le reste du cast, moitié français, moitié russe (le spectacle est co-produit avec l’opéra de Perm), est à la hauteur, avec une mention spéciale pour Eva Zaïcik (Libye), Victoire Bunel (Théone), Lisandro Abadie (Epaphus – entre autres) et Viktor Shapovalov (Protée).

La mise en scène, en revanche, est peut-être le point qui m’a moins convaincue. Si j’ai apprécié le recours aux mouvements des bras propres à la danse baroque, certains passages m’ont paru très figés (non sans rappeler Le couronnement de Poppée vu il y a quelques années). Les projections vidéos, tendance super 8 et images d’archive, avaient quelque chose d’amusant (avec une petit pique à notre Jupiter national), mais m’ont parfois semblé hors de propos. La meilleure utilisation fut pour illustrer les différentes métamorphoses de Protée – là, le procédé était à la fois pertinent et saisissant.
Après, il faut reconnaître que le “souci” de la tragédie lyrique à la française, ce sont les longs intermèdes musicaux originellement dévolus à la danse et qu’il n’est pas toujours facile de meubler. Et si la façon de les traiter m’a parfois déçue, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde.

Quoi qu’il en soit, c’était un spectacle qui en valait la peine et que je recommande.

Phaéton, Lully, Opéra royal de Versailles, jusqu’au 2 juin 2018

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Avengers : Infinity War

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.


C’est sur ce scénario “ticket de métro” que le nouveau blockbuster Marvel s’appuie. Difficile d’en faire une critique sans spoiler, mais je vais essayer. La première chose importante, c’est qu’avoir vu Thor 3 peut être utile – on a raté une partie des références dès la scène d’introduction.

Que dire d’autre ? C’est une grosse machine, mais j’ai trouvé que le film ne s’en tirait pas trop mal quand il “sautait” d’une planète / dimension / zone géographique à l’autre. On arrive à suivre l’action en dépit de tous les super héros qui se bousculent au portillon.
J’ai apprécié le côté “humain” de Thanos, que je n’avais perçu jusqu’à présent que comme un gros tas de muscles de mauvaise humeur (ah non, ça c’est Hulk). La justification qu’offre le personnage pour ses actes pose une vraie question.
Et puis, la fin est assez déroutante pour nous laisser sur notre faim et nous donner envie de voir la suite. Pour une fois, la scène post-générique est brève et unique (bon, j’ai dû chercher sur Google pour comprendre la référence).

Après, le film dure 2h20, c’est long. Même si l’action ne mollit pas, au bout d’un moment, on n’est pas toujours super bien assis, on a les jambes engourdies et la vessie pleine. La caméra n’arrête presque jamais de bouger, et avec les couleurs pétantes des effets spéciaux, je suis sortie du film avec un bon début de migraine.
On pourrait aussi reprocher à Marvel de faire dans la surenchère avec tous ces personnages qui se superposent et se marchent plus ou moins sur les pieds (si Captain America se met à ressembler à Obi-Wan Kenobi époque Ewan McGregor, je vais être encore plus larguée), d’autant qu’à cause de ce foisonnement, on n’a pas franchement le temps de s’attarder sur les héros qu’on aime bien. Enfin, il y a un arc narratif qui semble un peu là pour faire du remplissage.

 

Est-ce que ça m’a plu ? Oui, même si c’était long par moments. Est-ce que j’irai voir la suite ? Bien sûr ! Le cliffhanger m’a bien accrochée et je veux connaître la suite.
Reste une question cruciale : mais qui meurt dans Avengers ? Je ne vous le dirait pas !

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Une semaine… #10

  • “Je suis tombée dans les radis !” Ah bah ça valait bien la peine de sortir un short propre ce matin.
  • Le dîner au Shang Palace pour se régaler (entre autres) d’un poulet du mendiant, précédé d’un cocktail détonnant (le Volta) au Bar Botaniste, ça c’était un sacré cadeau d’anniversaire.
  • On va au cinéma ou pas ? Ah bah non, finalement (la communication).
  • Oh merde, j’ai complètement zappé les états-généraux du livre, ça la fout vraiment mal.
  • J’ai renoncé à la piscine avec un peu de mauvaise conscience, mais vu le déluge, c’est pas plus mal.
  • On va au cinéma, alors ? Ah bah non, toujours pas (la communication, encore).
  • Premier rendez-vous disponible pour faire établir le passeport et la CNI du Paprika : 19 juin. Pour un départ prévu le 8 juillet. Croisons les doigts.
  • On va au cinéma, à la fin ? Oui ! Pour la peine, on enchaîne deux séances (j’ai mal à la tête, comme c’est étrange).
  • Prenons ce maillot de bain à grosses fleurs exotiques roses, mais sur fond bleu (plutôt que le rose fluo à volants).
  • Je n’avais pas mis les pieds dans un Exki depuis au moins dix ans. C’est bien meilleur que dans mon souvenir.
  • Va mener une discussion en anglais toute la soirée en picolant alors que la migraine persiste (oui, j’avoue).
  • On va au… non, certainement pas, j’ai encore mal aux cheveux.
  • Grande découverte : les bâtonnets de fruit glacés Picard. Le kiwi-pomme verte-concombre est très rafraîchissant (et vu l’aphte que je me tape, je confirme qu’il y a du vrai kiwi dedans).
  • Contrairement à ce que je redoutais, ma vue n’a pas bougé (même si je suis toujours myope comme une taupe).
  • Tiens, la Crevette chante “Quand Fanny…”. Je n’avais pas entendu cette ritournelle depuis le début des années 1990. Il faut croire que certaines choses sont éternelles.
  • Le beau cadeau d’anniversaire d’Isa est arrivé ! Produits de beauté à la rose et calissons au chocolat, elle me connaît très (trop) bien.
  • Après la soupe de tomates l’hiver dernier, j’ai testé avec succès deux nouvelles recettes de Funambuline : le velouté d’épluchures d’asperges et les croissants à l’ail des ours. Goûté et approuvé !
  • Un cadeau de fête des mères ? Ah non : compte tenu des multiples situations familiales (familles monoparentales et homoparentales notamment), l’école de la Crevette a décidé de ne plus faire de cadeau de fête des mères / fête des pères, mais un cadeau pour les parents en fin d’année.
  • En deux jours, j’ai acheté des fournitures pour loisirs créatifs, aidé à peindre des pommes de pin (y compris avec de la peinture à paillettes), réparé des lettres magnétiques, joué à la balle, préparé un petit pot maison, gonflé un ballon, emmené la Crevette à un spectacle puis au square. Je mérite au moins une médaille.
  • Alors que je le prépare pour le bain, le Paprika me fait pipi dessus. #joyeusefêtedesmères
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Des gâteaux et du pain

Il y a quinze jours, au cours d’une excursion parisienne, j’ai enfin saisi l’occasion de goûter les pâtisseries de Claire Damon. La pâtissière a ouvert il y a plus de dix ans une boutique boulevard Pasteur, dont j’ai tout de suite entendu parler, mais où je n’ai jamais trouvé le temps de me rendre. Cette injustice est enfin réparée !

La première chose qui frappe, outre le décor intégralement noir qui met en valeur les produits, c’est la place faite aux pains et aux viennoiseries : dans une vitrine centrale et/ou contre le mur à côté de l’entrée. Tant et si bien que, si je n’avais pas effectué une petite vérification préalable, j’aurais sans doute tourné les talons, car je n’ai pas aperçu tout de suite les pâtisseries. En réalités, celles-ci sont conservées dans une vitrine juste à côté de l’accès au laboratoire, dans une sorte de recoin.
Deuxième point marquant : il y a… un seul gâteau au chocolat. Et c’est tout. A l’évidence, Claire Damon préfère travailler les fruits, et n’a sacrifié à la sacro-sainte fève que pour satisfaire les éternels râleurs (genre : moi, en général) qui ne peuvent vivre sans leur petit shoot de cacao. En outre, la saisonnalité est respectée, car lorsque j’ai demandé un gâteau aux fruits exotiques pour l’Anglais, il y avait une seule option car, début mai, ce n’était pas la période idéale.

Voici notre sélection

Le Lipstick citron vert-ananas, qui se présente sous la forme d’un dôme de crème au citron vert avec un cœur de compotée d’ananas, le tout posé sur un biscuit aux amandes. Monsieur a beaucoup aimé. J’ai goûté un peu la mousse, qui m’a paru bonne, mais le mélange agrumes / sucre peut souvent poser problème pour moi, et cela m’a paru un poil trop sucré.

Le Pamplemousse rosa, qui me faisait de l’oeil depuis un moment (on se demande bien pourquoi !). En dépit de ce que j’ai dit juste au-dessus, cette association agrumes / sucre est passée comme une lettre à la poste, d’abord parce que l’amertume du pamplemousse facilitait les choses, parce que les fruits étaient crus et parce que la crème au pamplemousse était à peine sucrée. De plus, la crème à la rose parfumait le tout et donnait une note florale à cette association (et puis j’adore la rose). Ce fut une véritable découverte pour moi, et je tiens à saluer Claire Damon qui doit être la première capable de me faire manger un gâteau aux agrumes sans que je me force ou que je sois déçue. A refaire dès que possible.

Le Chocolat, réclamé par Monsieur qui voulait du cacao (pour une fois que ce n’est pas moi !). Composé d’un biscuit au cacao, d’une mousse au chocolat et d’une ganache au chocolat amer, il tient les promesses de son intitulé. Visiblement, il était très bon, mais l’Anglais a tout de même souligné que ce n’était pas le meilleur gâteau au chocolat de sa vie (et je ne l’ai même pas goûté, tout fout le camp).

J’Adore la fraise. Si, si, c’est vraiment le nom de ce gâteau. Et contrairement à ce que la photo pourrait laisser croire, il s’agit bel et bien de fraise sous toutes ses textures, y compris les cubes de gelée (ou de compotée ? je ne sais plus trop). Dégusté le lendemain de l’achat, c’était un gâteau frais, fruité, très agréable et rafraîchissant. Je me dis que si je l’avais découvert lors de ma précédente grossesse (où j’ai passé l’intégralité du deuxième trimestre à manger des fraises), j’aurais dévalisé la boutique.

Conclusion ? Des gâteaux et du pain, ce n’est pas la première pâtisserie venue, il faut savoir un peu à quoi s’attendre. Mais ce fut un immense plaisir de découvrir ce que la cheffe propose, et je me suis mise à guetter les mises à jour de la carte. Figurez-vous que le Fragaria vesca, à base de fraise des bois, me fait de l’œil…

Des gâteaux et du pain, 63 boulevard Pasteur, 75015 Paris / 89 rue du Bac, 75007 Paris

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Le Foyer des mères heureuses

Elles n’auraient jamais dû se rencontrer : Priya, Américano-Indienne, mariée à un brillant homme d’affaires, à l’avenir tout tracé aux Etats-Unis, et Asha, petite paysanne indienne, mariée à un brave homme couvert de dettes, deux enfants, sans argent et sans avenir. Priya sait qu’elle ne sera jamais mère. Elle sait aussi qu’en Inde on peut facilement recourir aux “services” d’une mère porteuse, il suffit de payer. Et le mari d’Asha a entendu parler de ce qu’il faut bien appeler un “commerce”. La machine ne sera pas longue à se mettre en marche.


L’autre jour chez mon libraire, ce livre m’a immédiatement fait de l’œil. On parle beaucoup de PMA et de GPA, surtout en ces temps d’assises de la bioéthique, et c’est un sujet qui m’a toujours interpellée – je me suis longtemps crue capable d’être mère porteuse si jamais la pratique était légalisée en France.

Ce roman, découpé en courts chapitres, alternant les points de vue de Priya et d’Asha, se lit facilement. On plonge dans la réalité tout de suite, aussi bien celle de la souffrance de ne pouvoir avoir d’enfant que celle de la honte de devoir “se louer” pour faire vivre sa famille. Pour des raisons différentes, chaque femme perçoit la GPA comme seule issue à un problème accablant, et chacune a ses doutes et ses espoirs. L’auteure déroule le fil des pensées de ses personnages sans les juger, montrant les constructions mentales de chacune, comment elles vivent l’expérience, ce qu’elles pensent ou devinent de l’autre, leur rapport à la maternité… Le nom de “Foyer des mères heureuses”, celui réservé aux gestatrices, est bien entendu ambivalent, car de quelles mères parle-t-on ?
J’ai été immédiatement happée par ce très beau récit, très vivant, parfois drôle, où il est certes question de maternité, mais aussi d’amour, de la place des femmes dans la société, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Inde. Je me suis attachée et parfois identifiée aux deux héroïnes, et je n’ai bien évidemment pas manqué de verser une petite larme à la fin. Mais au-delà de l’émotion, l’auteure offre des clés de réflexion sur la GPA, sans juger ni condamner et propose, à mon sens, une lecture intéressante à celles et ceux que le sujet touche.

Le Foyer des mères heureuses, Amulya Malladi, Mercure de France

2018 Reading Challenge : a book about a problem facing society today (la GPA, donc)

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Une semaine… #9

Quelle semaine ! Entre mon anniversaire et la reprise d’un semblant de vie sociale, je suis épuisée ! Mais je pense que ça en valait la peine.

  • Alors que je râlais plus ou moins dans ma barbe parce que l’Anglais ne m’avait pas souhaité mon anniversaire, ce dernier est rentré à l’heure du déjeuner avec un bouquet de roses blanches et rouges. Motif ? “Je voulais te le souhaiter avec des fleurs.” Et moi ? Ben j’ai eu l’air con.
  • Isa a écrit un adorable billet à mon intention pour mes 35 printemps.
  • Toujours sur le même thème la “lettre” à l’adolescente que j’étais a rencontré pas mal de retentissement, de nombreuses personnes m’en ont parlé.
  • Mon agenda pro est officiellement rempli jusqu’en décembre 2019. En ces temps de disette, c’est un véritable luxe.
  • “Tu préfères des exercices type cardio avec les autres ou de la technique avec moi ?” Oh bah entre la peste et le choléra…
  • Bon, en même temps, ça fait des semaines que je soupçonnais un truc, et trois jours que j’en étais convaincue.
  • Le Paprika est retourné chez son assistante maternelle, je suis liiiiibre.
  • Je retourne à l’Opéra royal de Versailles dans deux semaines, joie !
  • Bientôt 18 mois que cette bouteille de Deutz blanc de blancs millésimée attendait au frais. L’occasion de l’ouvrir s’est enfin présentée, et comme on ne va pas boire ça avec une pizza surgelée, je prépare une soupe à l’ail des ours et des saint-jacques poêlées.
  • Entre Emily Blaine qui m’invite à déjeuner (avec champagne) et Shermane qui m’invite à goûter, je suis gâtée. Heureusement que j’ai marché un peu pour éliminer tout ça (mais qu’est-ce que c’était bon).
  • 4h dans le canapé et deux paquets de biscuits apéritif plus tard, j’ai confirmation de tout ce que j’avais supputé.
  • Oui, on mange des wagashi au petit déjeuner, et alors ? #breakfastofchampions
  • “Pourquoi ils chantent, les gens ?” “Parce qu’ils partent en pèlerinage” “C’est quoi un pèlerinage ?” “C’est quand tu fais un voyage pour prier” “Ca veut dire quoi prier ?”
    Bon sang, où est le bouton Stop ?
  • Du coup moi aussi j’ai envie de chanter. Naaaathaliiie, mon amour des JMJ…
  • Je ne suis que moyennement convaincue par l’arc-en-ciel, mais les colombes de dimanche me détrompent heureusement.
  • C’est moi ou la Crevette vient de lécher la vitre du bus…? Oh, p**** !
  • Oh, ma première Glory Book Box ! Les goodies ne me laissent pas forcément un souvenir impérissable, sauf la papeterie, mais le thème et le choix des ouvrages me plaisent beaucoup.
  • Une pluie de cartes d’anniversaire, qui n’est a priori pas encore tarie 🙂
  • Je suis déçue par cette robe, j’attendais un truc un peu plus rock’n’roll. Mais au moins, elle n’a pas fait voeu d’obéissance.
  • Du collyre antibiotique en guise de cadeau de baptême, je crois qu’on a rarement fait plus original.
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