Week-end à 1000 : le bilan

Ce week-end, profitant d’une relative solitude/liberté, j’ai décidé de participer au challenge “Week-end à 1000” qui revient régulièrement sur les réseaux sociaux. Le but ? Lire 1000 pages ou plus entre vendredi 19h et dimanche minuit. Pour cette première tentative, je dois avouer que je n’ai pas réussi. Entre la Crevette, quelques heures de vie sociale et les siestes impromptues dans le canapé, j’ai quand même lu un peu plus de 600 pages, soit deux romans et une grosse nouvelle. Petite revue de détail.

Le dernier des Camondo, Pierre Assouline
Cela faisait un moment que j’avais envie de lire un autre ouvrage de cet auteur, et j’ai hésité avec Sigmaringen, mais j’ai fini par jeter mon dévolu sur celui-ci, notamment car je pensais en apprendre davantage sur le musée Nissim de Camondo. La seule chose à laquelle je n’avais pas songé, c’est qu’Assouline est autant romancier que biographe… et que Le dernier des Camondo est une biographie (dans un style journalistique). Du coup, j’ai été un peu déçue de cette erreur d’aiguillage, même si j’ai passé un bon moment. Le style est agréable, l’écriture fluide, et on se laisse emporter par le destin des Camondo, ces commensaux des Rotschild à la fin du 19ème siècle mais au destin beaucoup plus tragique. Et effectivement, j’ai désormais (encore plus) envie de visiter le musée éponyme.
Reading challenge 2017 : A book with a title that’s a character’s name

Tous les matins du monde, Pascal Quignard
La semaine dernière, j’ai lu mon premier opus de Quignard, et je suis restée un peu sur ma faim. Si le style était beau, presque poétique, j’avais eu du mal à entrer dans l’histoire. Du coup, j’ai choisi un récit que je connais par cœur, car étant très fan du film – à voir absolument, tout est beau – je savais que le sujet me plairait. J’ai bien fait : cette nouvelle est un véritable bijou, c’est magnifique. Me voilà donc réconciliée (pour le moment) avec Pascal Quignard.
Reading challenge 2017 : A book that takes place over a character’s life span

Le bateau-usine, Kobayashi Takiji
Ce livre, publié par les éditions Allia, me fait de l’œil depuis sa parution en juin dernier. J’ai fini par l’embarquer vendredi sous le prétexte du week-end à 1000, et j’ai bien fait. Mais… cette lecture a été tellement marquante que je préfère vous en reparler dans un prochain article, affaire à suivre !
Reading challenge 2017 : A bestseller from a genre you usually don’t read

Au final, je suis ravie de cette expérience, qui m’a en outre permis de rayer trois catégories du Reading Challenge 2017. J’espère pouvoir recommencer avec autant, sinon plus, d’efficacité lors de la prochaine édition.

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10 Things I liked this week #119

La semaine n’a pas franchement bien démarré : mardi, j’ai reçu un avis de l’Ircec pour le nouveau calcul de nos cotisations retraite, et celles-ci vont exploser ; vendredi, l’avis pour le premier tiers prévisionnel est arrivé, et ça nous a bien flingué le moral aussi. Mais pour faire face à toute cette déprime fiscale, il y avait quand même des choses sympa…

  • Lundi, je teste ma bougie “Dune après la pluie” rapportée de Marrakech l’an dernier. Je n’aurais pas dû attendre, le parfum est agréable et subtil, c’est parfait pour équilibrer avec mon achat chez Dyptique la semaine dernière.
  • Mardi : l’avantage de se défoncer à la natation, c’est qu’après mes soucis de cotisations retraite me paraissent très lointains.
  • Le ratage de la semaine : Shermane et moi devions nous voir jeudi pour un massage mais elle a annulé pour cause de maladie, je lui ai proposé de nous rattraper samedi pour un thé avant d’annuler quelques heures avant pour cause d’épuisement… Au moins on se raconte plein de bêtises par SMS interposés.
  • Encore des cartes de voeux dans ma boîte aux lettres, et des remerciements.
  • Il fait froid (c’est rien de le dire) mais il fait beau et les jours rallongent enfin : terminé le départ chez la nounou dans la nuit noire à 17h30.
  • Jeudi soir, on zone devant Arte à la demande de l’Anglais qui a repéré un film qui l’intéressait dans le programme. Bonne pioche, “L’exercice de l’Etat” est un excellent film sur le pouvoir et la fascination que celui-ci exerce. En plus, Michel Blanc est à contre-emploi, et ça en vaut la peine.
  • Samedi, ma mère embarque la Crevette pour environ 24h. A moi la vie sociale ! Sauf qu’en fait non, je m’écroule à deux reprises dans le canapé : de toute évidence, je ne me détends vraiment que loin de ma fille, c’est moche.
  • L’après-midi, je parviens à me traîner chez Leen (10mn à pied, grand soleil) pour discuter de notre abonnement à l’opéra pour la saison prochaine. On coche, on choisit, on fait les comptes… et on hurle. Il va falloir revoir nos ambitions à la baisse et supporter les places à l’Amphithéâtre, mais ça s’annonce quand même très bien.
  • Profitant de l’absence de la Crevette et de celle de Monsieur (en reportage tout le week-end), je tente de relever le défi “week-end à 1000”, soit lire 1000 pages entre vendredi 19h et ce soir minuit. Je n’y arriverai pas mais je parviens tout de même à avaler deux romans et une grosse nouvelle, soit un peu plus de 600 pages.
  • L’une de mes éditrices m’a renvoyé ma traduction, rendue en août, et j’ai été heureuse de constater qu’il n’y avait pas trop de corrections. Le métier finit par rentrer…
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La maison au toit rouge

La vieille Taki rédige pour son neveu les souvenirs de ses années de service, avant guerre, dans la petite maison de style occidental que M. Hirai, sous-directeur d’une entreprise de jouets florissante, a fait construire à Tokyo pour sa femme. Taki se souvient avec ferveur de son quotidien dans le foyer de Tokiko, de l’intimité qui se noue entre les deux femmes, pendant ce qui fut, pour elle, un long moment de bonheur. Elle évoque l’amour platonique entre les époux Hirai puis les sentiments de Tokiko pour un jeune dessinateur de la fabrique de jouets, Jôji Itakura. L’atmosphère se tend, le commerce périclite tandis que les préparatifs de la guerre envahissent peu à peu le quotidien. Les amants auront-ils le temps de s’aimer ?


J’ai acheté ce livre quelques jours après avoir fait l’acquisition de Les dames de Kimoto, pour lequel je m’enthousiasmais déjà. Le résumé de ce roman, qui me proposait une histoire d’amour “à la japonaise” (regards en biais, effleurements, silences…), m’a interpellée, ainsi que la période de l’entre-deux-guerres, un moment de l’histoire du Japon qui me fascine. Quoi qu’il en soit, je m’attendais à une lecture sympathique et plutôt lente.
Quelque part, je ne me suis pas trompée : la narratrice use d’un langage simple, décrit sa vie à la première personne et fait revivre l’atmosphère du foyer au sein duquel elle travaillait, ainsi que le Tokyo des années 1930. Les nombreuses descriptions de repas, les menus incidents de la vie domestique, tout cela concourt à créer un rythme un peu ronronnant et apaisant.
Toutefois, la dernière partie du livre, consacrée à la guerre, ainsi que l’épilogue, situé au moment de la rédaction des mémoires, apporte une dimension nouvelle au récit, éclaire certaines choses et ajoute une légère dimension tragique. Au final, si je me suis un peu forcée pour reprendre cette lecture arrêtée au tiers au moment des fêtes, je me suis replongée dedans avec délices et l’ai terminée en deux jours. L’écriture est agréable, la traduction fluide, et l’on ne peut que s’attacher à ces personnages qui évoluent dans la maison au toit rouge comme dans un théâtre.
Le roman a été adapté en film, primé au festival de Berlin, et j’ai du coup très envie de le voir.

La maison au toit rouge, Nakajima Kyoko, Seuil

Reading challenge 2017 : A book set in two different time periods

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Sully

Le 15 janvier 2009, le monde a assisté au “miracle sur l’Hudson” accompli par le commandant “Sully” Sullenberger : en effet, celui-ci a réussi à poser son appareil sur les eaux glacées du fleuve Hudson, sauvant ainsi la vie des 155 passagers à bord. Cependant, alors que Sully était salué par l’opinion publique et les médias pour son exploit inédit dans l’histoire de l’aviation, une enquête a été ouverte, menaçant de détruire sa réputation et sa carrière.


J’aime beaucoup les films de Clint Eastwood, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Comme tout le monde, je me souviens de cette histoire incroyable, mais je n’avais pas connaissance des détails (je ne me rappelais même pas que cela avait eu lieu en plein hiver !).
La narration, entre “ce qui aurait pu arriver”, flashbacks sur ce qui s’est réellement passé et présent de l’enquête, est bien construite et fluide. On suit le cheminement intérieur de Sully qui, de pilote ordinaire, est propulsé héros de l’Amérique mais, dans le même temps, professionnel incapable et dangereux. L’histoire est servie par d’excellents acteurs, Tom Hanks, naturellement, et Aaron Eckhart (que j’ai mis beaucoup de temps à reconnaître à cause de sa moustache).
Néanmoins, j’aurais tendance à reprocher à Clint Eastwood son net parti pris “anti-institution” : l’enquête de la sûreté aérienne américaine, contrairement à ce qui est présenté, est une procédure normale et obligatoire pour tout accident. Par ailleurs, le film s’ingénie à nous montrer un pilote seul face à ses accusateurs, obligé de défendre son point de vue et d’exiger des conditions particulières des simulateurs, conditions en fait décidée par les enquêteurs.

Donc, si c’est un bon film qui reconstitue bien l’accident et dépeint des héros très humains, avec leurs failles et leurs interrogations, l’orientation clairement politique (surtout en 2016) me laisse beaucoup plus dubitative. Mais si on ne prend pas pour argent comptant tout ce qui est raconté, on passe un très bon moment.

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Les Larmes

“Je n’ai jamais ressenti aucun sentiment de nation. Aucun sentiment de territoire. Seules les langues m’émerveillent.
Rare l’instant où on voit sur les lèvres d’un enfant l’instant où le son devient un mot.
Très rares les humains qui ont pu voir filmée, ou dessinée, ou enregistrée, ou narrée la scène exacte où ils ont pris origine juste avant l’instant x où ils sont conçus.
Mais plus encore l’instant de bascule d’un système symbolique dans un autre: la date de naissance de leur langue, les circonstances, les lieux dans l’espace, le temps qu’il faisait dans le site, la rivière, les arbres, la neige…. C’est une chose extraordinaire que d’être resté en contact avec la contingence de l’origine.” Pascal Quignard


J’ai reçu ce livre à Noël, ne sachant pas du tout à quoi m’attendre. Si je connais l’auteur de nom (quand même), je n’avais jamais rien lu de lui. La quatrième de couverture (qui n’est pas le texte retranscrit plus haut) propose un extrait du roman sur la fuite en avant du personnage de Hartnid, héros et fil rouge de ce récit.
L’écriture est magnifique, empreinte de poésie, d’une précision méticuleuse : chaque mot est là pour une raison, chaque mot a sa place. Le contexte évoqué de la naissance de langue française est celui de l’époque carolingienne et m’a fortement rappelé mes années de prépa. En peu de phrases, Quignard est capable d’évoquer le froid des monastères, l’opulence de Byzance, l’exotisme de Bagdad, la terreur inspirée par les Normands et, toujours, en filigrane, le rapport à la langue en tant que signifiant (“Il se plaisait à donner des noms sans voir les apparences car telle est la fonction du langage”).

En revanche, j’avoue avoir été déroutée par la forme du récit. Des parties conçues comme des “livres”, de brefs chapitres à chaque livre, un point de vue sans cesse changeant, mêlant merveilleux et réalité, termes populaires et savants, citations latines et dialogues. Il m’a semblé difficile d’entrer dans l’histoire de Hartnid, ce personnage dont on ne sait, au fond, ce qu’il fuit et ce qu’il pourchasse. J’ai suivi le récit d’un œil, captivée par la langue mais moins par ce que l’auteur avait à nous raconter.

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10 Things I liked this week #118

Je n’ai pas été présente cette semaine (ahem), mais c’était pour la bonne cause : je préparais le passage des techniciens pour désinsectiser la maison. J’ai donc passé la majeure partie du temps la tête dans le guidon, ce qui n’a pas empêché quelques (très) bons moments.

  • Mardi, Leen nous décroche des places pour “Eugène Onéguine” en juin. Encore un spectacle, cette année sera considérablement musicale !
  • Mercredi, le Figaro publie une longue enquête sur les punaises de lit dans laquelle j’apparais (pour de bon, on voit ma tête, mes sacs poubelle et mes caisses de livres), ce qui me vaut une gloire instantanée auprès de mes contacts Facebook.
  • Jeudi, mon Snoopy d’amour roussit lors d’un tour de sèche-linge trop chaud (toujours la faute des punaises), mais IG me console et ma voisine me souffle une éventuelle solution : le bain d’après-shampoing.
  • Vendredi, c’est le grand jour : le technicien chargé de la désinsectisation arrive à la maison (tellement dégagée de son bordel que les voix résonnent dans le salon et la chambre). Nous ne pourrons pas remettre les pieds dans l’appartement avant le lendemain mais, en fermant la porte, c’est le soulagement : on tient le bon bout, plus que quelques semaines de patience.
  • Le midi, je retrouve ma mère et ma sœur pour déjeuner et acheter des chaussures. Je déniche deux paires de bottines de ville, que je n’étrennerai peut-être pas la semaine prochaine vu les températures annoncées.
  • Vu le contexte, je franchis le pas et m’offre, pour la première fois de ma vie, une bougie Diptyque. Le parfum “Rosamundi” est à tomber et l’habillage signé A Paris chez Antoinette Poisson très joli.
  • Le soir, nous sommes accueillis pour la nuit chez ma mère, qui nous offre le champagne et l’apéro-saucisson pour célébrer le début de la fin.
  • Au final, j’aurai parcouru plus de 10 kilomètres à pied ce jour-là. Je l’aurai méritée ma coupette !
  • J’ai encore reçu des cartes de vœux – et j’ai réussi à envoyer (presque) toutes les miennes. Ainsi que quelques colis.
  • Une petite balade en centre-ville avec la Crevette pour lui acheter des bottes et lui faire faire un tour de manège.
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10 Things I liked this week #117

Semaine de reprise, mais en douceur. Je me suis un peu laissée vivre sur le front de la traduction (pas franchement sur le reste, avouons-le) et je me suis autorisé quelques sorties. Un petit récapitulatif rapide.

  • Encore une sélection d’article en petite une de Hellocoton pour ma critique de “Passengers”. Je vais finir par m’habituer (d’autant que j’ai encore un film à chroniquer).
  • Mardi, après trois semaines de pause et quinze jours d’agapes, c’est le retour tant redouté à la piscine. L’eau est fraîche, le temps brumeux et humide, mais je tiens les deux fois 7 minutes imposées sans trop souffrir, et ne fais qu’une crampe mineure. On progresse.
  • Mercredi, sur le conseil d’Angéla, je contacte le Figaro pour parler de mes punaises. Vu la longue interview téléphonique (et en vis-à-vis le lendemain), je serai bientôt une star.
  • Jeudi soir, je retrouve pour la première fois les filles du book club que j’ai rejoint. On parle lecture, on boit, on mange, on rigole, le tout en anglais et (un peu) en français. Unesoirée extrêmement stimulante et satisfaisante. Vivement la prochaine en février !
  • Vendredi, je retrouve A. pour déjeuner. Comme toujours, elle se révèle d’une grande écoute et de bon conseil. Notre dernière entrevue remonte à bien trop longtemps, il faudra vite recommencer.
  • Le soir, nous allons dîner chez Ioionette et SonMari. Le repas est bon, la discussion agréable, et la Crevette tient le choc jusqu’à près de minuit, essayant même d’amadouer le chat.
  • Samedi, c’est notre cours de danse en couple pour préparer le bal de début avril. Alors que nous nous y rendions un peu à reculons par flemme, nous passons deux très bonnes heures à réviser des bases et apprendre des pas (quadrille des lanciers, cercle Terpsichore…).
  • Toute la semaine, j’ai reçu des cartes de voeux (merci à toutes !) et j’ai commencé à répondre / écrire moi-même (mais la Poste ne coopère pas, je n’ai plus de timbres et ils ne sont ouverts que l’après-midi).
  • J’ai cuisiné, l’Anglais a cuisiné, et la Crevette a mangé du tofu, de la soupe de panais et des frites. La diversité de ses goûts m’étonne toujours.
  • J’ai lu quatre livres dans la semaine (dont trois romans Harlequin Azur, j’avoue). Ca ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
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Bilan culturel 2016

Puisque c’est encore l’heure des bilans et des cartes de voeux, et à l’imitation de Sunalee, je dresse le récapitulatif culturel de 2016. Cette année fut moins sous le signe de la lecture que les précédentes (voir mon précédent article), mais a brillé par sa richesse musicale – notamment grâce à Leen qui m’a entraînée dans un tourbillon d’événements. J’ai aussi effectué quatre voyages à l’étranger et découvert de nouveaux coins de France. Enfin, à ma grande surprise – mais sans doute grâce à la cure de salles obscures de fin décembre – le bilan cinéma n’est pas si mauvais que ça.

Lecture
Mon décompte s’est arrêté à 32 bouquins, mais je pense qu’on tourne autour d’une cinquantaine d’ouvrages, peut-être plus avec les livres électroniques (que je ne consigne pas forcément). Grande évolution de l’année : j’ai délaissé la fiction pour d’autres genres, j’ai abordé des sujets complexes et parfois durs (la Shoah, l’époque communiste…) et je me suis enfin (re)mise à la lecture psychanalytique (ce qui explique le moindre nombre d’ouvrages, car c’est une littérature longue à lire et déchiffrer).
En fiction, mes livres préférés ont été Les dames de Kimoto et La part des flammes. Point commun : des destins de femmes entrecroisés au basculement du 19ème au 20ème siècle.
En non-fiction, j’ai pris une énorme claque avec Le chant du peuple juif assassiné (poésie yiddish), adoré (dans la douleur) Svetlana Aléxiévitch, en particulier La fin de l’homme rouge et me suis délectée de Le malaise dans la civilisation de Freud, qui a répondu à beaucoup de mes angoisses du moment.

Musique
J’écoute de moins en moins de musique, hormis en voiture et en traînant sur YouTube. Il faut croire que c’est un art que j’apprécie davantage en live qu’en boîte à présent. J’ai assisté à sept opéras, une comédie musicale et trois récitals/concert classiques, ainsi qu’à deux concerts/bals des Conteuses de pas.
Enorme coup de cœur cette année pour Eliogabalo en septembre dernier l’Opéra de Paris. C’était parfait.
Une magnifique découverte aussi lors du récital de Dmitri Hvorostovsky, où Leen m’a embarquée quasiment du jour au lendemain.

Spectacle vivant
J’aurais pu mettre la comédie musicale dedans, mais c’était compliqué. J’ai assisté à trois ballets, dont La belle au bois dormant a eu ma préférence, et une pièce de théâtre, Cyrano de Bergerac à la Comédie-Française, un grand moment.

Cinéma
Dix films, soit quasiment un par mois, c’est un exploit ! J’entends par là des films à l’affiche au cinéma, pas des découvertes à la télé (je trouve que ça n’a pas le même impact). Beaucoup de blockbusters et de films de super-héros, mais deux œuvres qui se détachent nettement : Les délices de Tokyo de Naomi Kawase et Premier Contact de Denis Villeneuve.

Expositions
Un total de six expositions ou musées (hors voyages) cette année. J’ai beaucoup aimé Le roi est mort au château de Versailles en début d’année et, dans un autre registre, notre visite au Musée des arts forains avec la Crevette.

Voyages
J’ai donc visité quatre pays : la Grèce (en Crète), la Suisse (au château de Chillon) et le Canada où je m’étais déjà rendue mais pas forcément à cet endroit précis, et l’Irlande, que je découvrais. A chaque fois le dépaysement et l’émerveillement ont été au rendez-vous, j’espère que 2017 sera tout aussi riche !
J’ai également découvert brièvement Toulouse, à l’occasion du mariage de C.euh, Lyon (et l’atroce musée des confluences…) et de magnifiques coins encore inconnus des Cévennes.

Pour l’instant, 2017 s’annonce (un peu) plus calme, mais j’ai encore cinq opéras programmés d’ici au mois de mai (peut-être davantage ?), des voyages en préparation et des expositions qui me font envie. Quant aux livres, eh bien… en avant pour le Reading challenge.

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Reading challenge 2017 (et bilan 2016)

Source (J’avoue, j’ai aussi un grand dressing – infesté de punaises pour l’instant)

Pour la troisième année consécutive, je vais me lancer dans le Reading challenge proposé par Popsugar et Goodreads. Si j’étais partie pleine d’espoir pour 2016, j’ai été stoppée net dans ma progression par la découverte des punaises de lit dans notre intérieur : outre que cela m’a littéralement bouffé le cerveau, cela m’a fait prendre du retard dans mon travail et, partant, j’ai dû rattraper tout ça sur les dernières semaines de l’année. Pendant quelques semaines, j’ai quasiment cessé de lire, et j’avais en outre cessé de noter mes lectures courant juillet. D’après mon décompte, j’ai donc lu 32 ouvrages au premier semestre (sans les BD, comics, magazines et assimilés). Vu que l’an dernier, j’en avais lu 76, on peut dire que c’est mon nouveau rythme de croisière (“nouveau” au sens de : “depuis que j’ai un boulot prenant et une Crevette”).

C’est donc reparti pour 2017 ! Petite nouveauté cette année, la liste ne comprend plus 50 propositions, mais 40, assorties de 12 supplémentaires pour les personnes “avancées”. Comme l’an dernier, je fais quelques aménagements (surtout un car la catégorie m’a profondément dérangée).

  • A book recommended by a librarian
  • A book that’s been in you TBR list for much too long
  • A book of letters (ou un roman épistolaire ?)
  • An audiobook
  • A book by a person of color Comme je pars du principe que je me fiche de la couleur de peau d’un auteur, je préfère choisir un livre sur la condition (et la discrimination) des personnes de couleur (mouvement des droits civiques, Black Lives Matter, etc.)
  • A book with one of the four seasons in the title
  • A book that is a story within the story
  • A book with multiple authors
  • An espionnage thriller
  • A book with a cat on the cover
  • A book by an author who uses a pseudonym
  • A bestseller from a genre you normally don’t read
  • A book by or about a person who has a disability
  • A book involving travel
  • A book with a subtitle
  • A book that’s published in 2017
  • A book involving a mythical creature
  • A book you’ve read before that never fails to make you smile
  • A book about food
  • A book with career advice (ma carrière professionnelle ou celle de quelqu’un d’autre ?)
  • A book from a nonhuman perspective
  • A steampunk novel
  • A book with a red spine
  • A book set in the wilderness
  • A book you loved as a child
  • A book by an author from a country you’ve never visited
  • A book with a title that’s a character’s name
  • A novel set during wartime (n’importe quelle guerre ?)
  • A book with an unreliable narrator
  • A book with pictures
  • A book where the main character is a different ethnicity from you (y’a un thème global sur l’inclusion, cette année ?)
  • A book about an interesting woman
  • A book set in two different time periods
  • A book with a month or day of the week in the title
  • A book set in a hotel
  • A book written by someone you admire
  • A book that’s becoming a movie in 2017 (catégorie déjà vue en 2015)
  • A book set around a holiday other than Christmas (challenge !)
  • The first book in a series you haven’t read before
  • A book you bought on a trip

Advanced

  • A book recommended by an author you love
  • A bestseller from 2016
  • A book with a family-member term in the title
  • A book that takes place over a character’s life span
  • A book about an immigrant or a refugee
  • A book from a genre/subgenre you’ve never heard of
  • A book with an eccentric character
  • A book that’s more than 800 pages (dommage, le second tome des Misérables est dans une caisse à la cave…)
  • A book you got from a used book sale
  • A book that’s been mentioned in another book
  • A book about a difficult topic
  • A book based on mythology
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Passengers

Alors que 5000 passagers endormis pour longtemps voyagent dans l’espace vers une nouvelle planète, deux d’entre eux sont accidentellement tirés de leur sommeil artificiel 90 ans trop tôt. Jim et Aurora doivent désormais accepter l’idée de passer le reste de leur existence à bord du vaisseau spatial. Alors qu’ils éprouvent peu à peu une indéniable attirance, ils découvrent que le vaisseau court un grave danger. La vie des milliers de passagers endormis est entre leurs mains…


Autant le dire tout de suite : malgré tout ce que la bande-annonce a voulu vous faire croire, il ne s’agit pas d’un film d’action. Celle-ci est en effet concentrée sur la dernière demi-heure d’un opus qui dure 2 heures.
Non, Passengers est avant tout l’histoire d’un naufragé et de sa façon de faire face à la solitude. Que faire lorsqu’on se retrouve seul au milieu de 5000 âmes endormies, comment peut-on ne pas basculer dans la folie ? Comment surmonter le désespoir, se confronter à l’autre et à soi-même ? A ce titre, la première moitié du film est la meilleure ; les acteurs sont justes, l’histoire plutôt crédible et pas forcément manichéenne, les effets spéciaux offrent un décor de luxe à l’idylle naissante (ces vues du vaisseau !).

Néanmoins, la dernière partie du film, faite d’explosions, de danger mortel et de remises en cause est plus artificielle. Les facilités scénaristiques s’enchaînent, entre un Deus ex machina, des gros “boum” et une fin beaucoup trop hollywoodienne à mon goût (c’est dommage, il y avait matière à faire mieux sans plonger dans la dépression).
Du coup, je suis partagée : si j’ai beaucoup aimé le début du film, aussi bien au plan de l’histoire qu’au plan de l’image, je suis assez contrariée par les trente dernières minutes qui auraient mérité d’être moins bâclées. En somme, Passengers est un bon divertissement qui ne va pas jusqu’au fond de son sujet.

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