Une semaine… #26

  • Un jour, je ferai une liste des mots que je déteste croiser dans une trad. En ce moment, “awareness” (dans un contexte érotique / sensuel) tient le haut du pavé.
  • Une surprise dans ma boîte aux lettres : Sarrousse m’a envoyé une sélection de sachets de thé après le concours remporté sur sa page Instagram en août.
  • “Ca va durer encore longtemps, les travaux ? Parce que là je pense que le type s’acharne sur un mur porteur” “Oh, jusque fin septembre, si tout va bien.”
    Achevez-moi.
  • “La couv’ est quand même sacrément kitsch” “Oui, mais elle parle à l’adolescente de 14 ans que j’étais, tu peux pas comprendre.”
  • Tiens, je crois que j’ai aperçu Pénélope Bagieu à une terrasse de café en bas de chez mon psy. Elle était pas à New York ?
  • Pour la première fois depuis un bon moment, s’offrir une soirée en amoureux au Théâtre national de Chaillot. Et là, dans le hall, tomber sur H & C qui, comme nous, ont cessé de sortir ces quatre dernières années.
  • Sinon, le spectacle de kabuki était à tomber, et l’Anglais a apprécié.
  • 1h50 d’attente pour rencontrer la prof de danse 5mn et inscrire la Crevette. Je ne sais pas si je suis très conne ou très dévouée à ma progéniture. Je dirais bien que je mérite une médaille, mais j’suis trop crevée et j’ai le déjeuner à préparer.
  • Mademoiselle est ravie de la fête d’anniversaire à laquelle elle était invitée : pour le sien, elle veut un bal costumé avec des masques. C’est pas notre fille pour rien.
  • Et le Paprika ? Il a dragué : il s’est retrouvé entouré par quatre gamines de 5-6 ans qui lui faisaient des câlins en s’exclamant “Il est trop mignon” et il s’est marré tout le temps.
  • A défaut de médaille, j’ai fini le saké.
  • Après ce week-end haut en couleurs, rien de tel qu’un gâteau ET un mini-plateau de petits fours pour se remettre.
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Le minimum vital

La semaine dernière, Armalite a parlé de son intention de vider ses placards de thé et les efforts qu’elle déploie depuis le début de l’été pour ce faire. Pour finir, elle détaille ses six essentiels théinés. Etant moi-même submergée de trucs divers et variés qui s’infusent, je me dis qu’une purge serait nécessaire (quand j’aurai le temps, vers novembre…), et voici les six (sortes de) thés que, dans l’idéal, je retiendrais.

  • Un Earl Grey : même si ça peut paraître étrange, c’est mon thé du matin, de l’après-midi… d’un peu n’importe quand, en fait. Après une assez longue période à boire autre chose, voilà bien deux ans que je suis revenue à mes premières amours. Oui, premières car c’est avec l’Earl Grey que j’ai débuté ma carrière de théïnomane. J’en bois chaud ou glacé, les deux me conviennent.
    Parmi mes préférés, il y a l’indétrônable Earl Grey Yin Zhen de Dammann, mais aussi l’Earl Grey flowery de Betjeman & Barton (qui s’évente malheureusement facilement).
  • Un genmaicha : le premier “vrai” thé japonais que j’ai découvert. J’aime beaucoup le thé vert mais je n’apprécie en général pas quand il est aromatisé (ou alors, il faut que ce soit bien fait). Parmi eux, j’aime beaucoup de celui de Jûgetsudô (qui coûte un rein), le macha-genmaicha de Lupicia et, pour les moments où j’ai moins de sous, celui du Palais des thés, qui fait très bien l’affaire.
  • Une infusion “soin”, à boire quand j’ai froid / mal à la gorge ou qu’il pleut dehors. Mes préférées sont Egyptian Nights de YumChaa (menthe, camomille), la tisane des merveilles de Dammann, ou encore l’infusion Meditate (épices chaï) de Lemon canary, offerte par Isa il y a fort longtemps et dont j’économise la dernière dose.
  • Un thé ou une infusion gourmande pour le dimanche après-midi en famille, ou pour les moments où j’ai envie de sucre et où j’essaie de ne pas en consommer (c’est compréhensible ?).
    Un de mes grands favoris est “Un après-midi chez grand-mère”, un thé noir à la saveur cookie de Chakai Club. Je suis aussi très fan des infusions Top of the Pops (malheureusement une édition limitée) et Blueberry Muffin de David’s Tea, qui sont exactement à la hauteur du parfum annoncé. Dans le même registre, le oolong caramel au beurre salé ou celui à la fleur d’oranger de George Cannon sont très réconfortants.
  • Un thé fumé, que nous buvons en général l’hiver en fin de journée (l’Anglais aime encore plus le thé fumé que moi). Si autrefois il y avait toujours une boîte de lapsang souchong à la maison, c’est devenu un peu compliqué (à voir dans les prochains mois). En attendant, le plus couramment utilisé est le smoky lapsang de Dammann, qui peut même évoquer la sauce barbecue !
    Un autre thé fumé beaucoup moins courant et beaucoup plus surprenant fait l’unanimité entre nous : l’iribancha en sachets de Ippôdô, rapporté de notre dernier séjour au Japon (oui, ça remonte). Ca a le goût et l’odeur du tabac, une sorte de fumage végétal très prononcé, qui peut toutefois en rebuter certains.
  • Le thé noir à la rose de Harrod’s. Le seul, l’unique, l’irremplaçable, celui qui n’a pas un goût de plante séchée quand on l’infuse, et que je me fais rapporter chaque fois qu’un membre de mon entourage part à Londres.
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Martha Graham Dance Company

Vendredi dernier, Leen et moi avons repris le chemin de l’opéra. Et pour ouvrir la saison, quoi de mieux qu’un ballet ? Ou plutôt, qu’une compagnie invitée, celle-ci mondialement célèbre ?
Je connaissais Martha Graham de nom, mais c’est à peu près tout. La lecture de Martha ou le mensonge du mouvement, de Claude Pujade-Renaud, m’a ouvert son univers créatif et m’a, je pense, permis de mieux savoir à quoi m’attendre en termes de danse et de technique. Mais à mon sens, même un novice absolu un peu intéressé par la danse pourrait y trouver son compte.


Le programme présentait quatre pièces : Appalachian Spring, peut-être la plus connue des créations de Martha Graham, Ekstasis un solo de 1933, dont la chorégraphie a été ré-imaginée par Virginie Mécène, trois variations autour du ballet Lamentation, et enfin The Rite of Spring, qui fut, je crois, la dernière création de Martha Graham à 89 ans.

Appalachian Spring était une commande de la Bibliothèque du Congrès de Washington pour remonter le moral de la population américaine à la fin de la guerre. Il met en scène un jeune couple de pionniers le jour de son mariage. Ceux-ci sont entourés de quatre jeunes filles censées incarner la foi, d’un pasteur qui les bénit et d’une pionnière supposément plus âgée. Le ballet est beaucoup plus “doux” que nombre d’œuvres de Martha Graham, avec des robes longues pour les femmes, des mouvements plus fluides et une atmosphère réellement enjouée.
J’ai beaucoup aimé cette pièce, sans doute une des plus “faciles” pour entrer dans l’univers de la chorégraphe.

Ekstasis était un solo créé par Martha Graham considéré comme perdu : il n’existe aucun enregistrement vidéo et seulement quelques brèves descriptions. De même, la partition originale a disparu. Virginie Mécène, ancienne danseuse et actuelle directrice de la compagnie, a donc ré-imaginé cette chorégraphie à partir de ces fragments, s’inspirant de ce que les témoins de l’époque et la créatrice elle-même en disaient. Le résultat est effectivement à la hauteur, très technique, et interprété cette fois-ci par Aurélie Dupont.
Rendons à César… la Patronne est bel et bien une danseuse incroyable (même s’il y a eu un énorme blanc dans le public quand sa participation a été annoncée).  J’avoue toutefois avoir été moins touchée par cette pièce, peut-être par l’effet un peu hypnotique d’une scène presque entièrement plongée dans l’obscurité qui m’a empêchée de réellement me concentrer ?

Viennent ensuite les variations autour du solo Lamentation. La première variation a été conçue en 2007 pour une soirée hommage aux victimes des attentats du 11-septembre. Devant le succès de cette réinterprétation, cette pratique s’est répétée, au point que l’on compte désormais une quinzaine de variations, dont trois étaient présentées ce soir (notamment la n°1).
La première est celle qui m’a le plus émue, et j’ai trouvé qu’elle résonnait vraiment avec le titre et les conditions de création de l’oeuvre. Les deux suivantes m’ont moins parlé (la fatigue, peut-être ?).

Après l’entracte, la compagnie revient avec Rite of Spring, soit la chorégraphie de Martha Graham pour le Sacre du Printemps, sur la célèbre musique de Stravinski. Le ballet raconte le sacrifice d’une jeune femme, l’Elue, en guise de rite propitiatoire pour le printemps.
Cette version était ma première de ce ballet, chorégraphié par de nombreux artistes. C’est un spectacle tout en tension, en force, en opposition, la danse est presque “brutale”, elle est en tout cas brute et implacable. La chorégraphie ne laisse pas de repos aux danseurs comme aux spectateurs, et on en sort le souffle court. Vous l’aurez compris, cette pièce a été un vrai coup de cœur, peut-être l’archétype de ce que je m’attendais à vivre lors de cette soirée.

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Une semaine… #25

  • Jour de rentrée. En bonne mère indigne, j’oublie complètement de prendre une photo commémorative de la Crevette (et de sa tenue que je lui ai fait changer trois fois : la première était sale, la deuxième moche et pas repassée).
  • Donc le rectorat a fermé la neuvième classe en juin, et Mademoiselle se retrouve dans une classe 35 élèves, tout va bien. En plus les travaux de mise aux normes ne sont pas finis : il y a encore des sols en béton brut et les portemanteaux ont clairement été accrochés par quelqu’un qui ne visualise pas la taille d’un enfant de 4 ans (dans les 100-105cm pour ceux qui savent pas).
  • L’Anglais part à Visa pour l’image, me laissant avec la marmaille jusqu’à la fin de semaine. Faut qu’on m’explique pourquoi les festivals de photo trouvent toujours les pires créneaux pour leur organisation (les rencontres photographiques d’Arles, c’est la première semaine de juillet).
  • Merde alors, ma prof de natation a été nommée Ministre des sports. En revanche, ça va pas arranger l’organisation des cours (mais notre maître-nageur chouchou accepte de sacrifier son entraînement de water-polo pour nous coacher, vive lui).
  • Isa a reçu mon cadeau d’anniversaire ! Je respire, car j’avais demandé une livraison pour lundi, et visiblement ça a un peu traîné. J’imaginais déjà devoir trouver une solution alternative et m’engueuler avec la fille de la boutique (moi, stressée ? allons donc).
  • Punaise, heureusement que j’étais assise, sinon je tombais à la renverse.
  • Ils rouvrent la 9ème classe, victoire ! La Crevette sera désormais dans une classe à… 29 élèves. C’est toujours mieux que rien.
  • Pour me changer les idées entre deux lectures sérieuses, j’ai attaqué le second tome d’une série de romance med-fan dont le premier m’avait subjuguée. Même motif, même punition, je dois me forcer à lâcher le bouquin à 1 heure du matin.
  • Martha Graham Dance Company, c’était beau. En revanche, à 25€ la place et 60€ le baby-sitting, j’ai un peu l’impression de me faire avoir.
  • Le Paprika, cette catastrophe ambulante : au cours de la visite de deux heures, il a réussi à creuser trois fois la terre des plantes en pot, à passer sous la table basse, à ouvrir les tiroirs du meuble télé (et à se les refermer sur les doigts) et… à repérer les bouteilles d’alcool, qu’il a essayé quinze fois d’attraper. Fils d’alcooliques.
  • Bilan du forum des associations : mon inscription à la natation est confirmée (en même temps j’ai payé en juin), celle de la Crevette au yoga aussi, mais y’a plus de place aux bébés-nageurs et l’inscription à la danse doit se faire samedi de la semaine prochaine à l’autre bout de la ville. Genre on n’a que ça à faire.
  • En revanche, Mademoiselle fait son baptême de slackline de façon très détendue et concentrée, je suis sciée.
  • J’ai succombé. Sur les recommandations dithyrambiques de ma libraire, j’ai acheté un roman YA. Ca n’a pas dû m’arriver depuis que Rafu m’a prêté Hunger Games (dont je n’ai fini que le premier tome).
  • La pharmacie centrale de la rue du commerce (et Ju venue garder les enfants) me sauve la vie. Ca m’apprendra à ne pas avoir de tête.
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Une semaine… #24

  • 3h de TGV avec un Paprika très réveillé et très enthousiaste, c’est long. Surtout quand c’est le trajet où tout le monde dort.
  • Déposer les enfants, filer sous la douche et ressortir aussi sec(he) pour retrouver ma soeur et aller déjeuner ensemble. En revanche, on n’aura pas le temps de prendre le dessert.
  • Un tonkatsu en compagnie de Shermane et Malena, à se raconter comment notre été s’est (difficilement) passé.
  • Un jour, le Paprika sera ado. Et ce jour-là, ma vengeance sera terrible, probablement sous forme concert de trombone à 5 heures du matin.
  • Il m’aura à peine fallu cinq jours pour poster les cartes postales de vacances et une semaine pour les cartes d’anniversaire. Un jour, je serai dans les temps.
  • Je t’en donnerais, moi, du “Big Apple” en VF et de la “danse carrée” ! Soyons au moins cohérents, quoi.
  • L’Anglais et moi à la librairie, c’est un vrai carnage.
  • C’est la fin du Vintage Summer Challenge. Je n’aurai pas réussi à faire tout ce que j’avais prévu, mais je me suis bien amusée quand même, parfois avec les moyens du bord, parfois en ressortant des souvenirs de mes dossiers.
  • Reconnaître la scène d’introduction du Donjon de Naheûlbeuk dès les premières secondes et me marrer toute seule, en essayant de rester discrète.
  • A la lecture de la première épître de Paul aux Corinthiens, échanger un regard avec l’Anglais et penser très fort à Béatrice HB, qui nous a mariés.
  • Après le mariage végétarien (et un délicieux korma de légumes), un barbecue d’anniversaire (avec saucisse, andouillette, travers de porc et entrecôte). Au moins, ça équilibre le week-end.
  • Et le gagnant du concours du prénom le plus bobo de l’école maternelle est… Zadig (même si on me souffle dans l’oreillette que c’est un prénom arménien répandu, et il y a une importante communauté arménienne dans ma ville).
  • Conclure cette semaine épique par le visionnage de Le sens de la fête : à voir !
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Une semaine… #23

  • Naturellement, avec une journée de liberté presque complète devant moi, j’ai fait le ménage.
  • Trois trains en trois jours, trois retards, de 10 à 25 minutes.
  • Ici, les moustiques attaquent en piqué et font carton plein à chaque tentative. Bienvenue dans le Sud.
  • La piscine est à 32°, mais vu la chaleur on dirait presque qu’elle est froide (je vous rassure, je me suis fait violence).
  • J’ai été interviewée par Camille du blog Lectures gourmandes pour parler de mon rapport à l’autrice Claude Pujade-Renaud, que j’aime d’amour. Si vous avez envie de vous exprimer sur le sujet, je vous recommande chaleureusement de la contacter pour participer à la rubrique “Cette autrice et moi” !
  • Hey ! Toi qui est traductrice et qui parles bien anglais, tu ne voudrais pas nous faire une traduction technique du français vers l’anglais pour ce soir ? Non.
  • J’ai gagné le concours de Sarrousse ! Mais je triche, moi aussi j’ai lu la série du Monde sur Karl Lagerfeld.
  • “Comment elle s’appelle, la tortue gonflable ?” “Tartiflette !” Certains ont le sens des priorités, dans cette famille.
  • C’est quoi, cette énorme bestiole dans la chambre ? Un criquet. Ah.
  • Je soupçonne fortement le chat de ma belle-soeur d’être bipolaire : après m’avoir mordu le mollet, elle se colle contre moi en ronronnant pour que je la caresse.
  • En une journée au parc zoologique, la Crevette a parcouru pas loin de 6 kilomètres et monté une bonne dizaine d’étages. Sans râler et en étant attentive à ce qui l’entourait. Chapeau.
  • Donc le silence de la campagne m’empêche visiblement de dormir : au moindre oiseau qui crie un peu fort ou au moindre DJ merdique, je me réveille en sursaut.
  • Le grand plaisir du Paprika ? S’échapper de sa piscine gonflable pour tenter de se noyer nous rejoindre dans la grande piscine. Pour la peine, il a fini à poil dedans.
  • Moins de 5 minutes dehors pour admirer la lune rousse, deux piqûres au poignet, une au sourcil et une au bras. Saletés de moustiques.
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Une semaine… #22

  • L’Anglais n’est pas rentré d’Ukraine les mains vides : il a rapporté une couronne de fleurs à rubans à la Crevette (une coiffe traditionnelle, quoi). Je suis ultra jalouse.
  • Pour noyer ma jalousie, il a aussi rapporté du kvas. C’est comme de la bière, mais en plus léger (et normalement élaboré à partir de pain rassis), et donc j’en bois (j’ai horreur de la bière).
  • Ma sauce tomate déchire tout. Ou plutôt, déchirait tout : en voulant stériliser les bocaux, j’ai failli faire exploser la cocotte dont toute l’eau s’était évaporée. On a frôlé la catastrophe, et j’ignore si la sauce est aussi bonne qu’au début.
  • Oh, une nouvelle sortie au square, ça m’avait manqué. Ou pas.
  • En faisant les yeux doux au chef de train, je décroche le droit d’accompagner Monsieur jusqu’à sa voiture. Ben oui, quoi, il a qu’à se démerder tout seul avec les deux enfants, les sacs à dos, la poussette et la valise (ou réserver un porteur 48h à l’avance, la bonne blague).
  • Se réveiller en sursaut à 7h20 parce que le réveil n’a pas sonné. Constater qu’on est seule. Se rendormir deux heures.
  • Super déjeuner avec Queen Mum à la Grande Epicerie (mais le dessert n’était pas tout à fait à la hauteur du plat).
  • Ah bah on a un tel trop-perçu avec le fisc qu’on n’aura pas de troisième tiers à payer (première fois depuis dix ans).
  • J’ai la matinée pour préparer ma valise. J’ai donc oublié le chargeur du téléphone et l’étui à lentilles de contact.
  • Ca faisait bien trois semaines que je n’avais pas bu d’alcool (non, le kvas ça compte pas), mais comment résister aux cocktails de Sunalee ?
  • Gasparde et moi mettons 1h30 à nous préparer, et elle parvient même à me bidouiller une coiffure pas trop mal (et pourtant, vu ma nature de cheveux, c’est une grosse galère).
  • Et soudain, sur le parking du château de Seneffe, le drame : j’avais prévu de mettre ma robe au dernier moment pour ne pas la froisser pendant les 30 minutes de trajet en voiture. Je l’ai donc tout naturellement… oubliée dans la salle de bain de Gasparde et Bohémond. Ahahahaha. (Je vais donc me balader toute la journée en sous-vêtements histo.)
  • Mais sinon l’anniversaire était très sympa, le château magnifique, et la reine de la fête charmante dans son costume de bergère de fantaisie.
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Une semaine… #21

  • Je vais le payer cher en temps de travail, mais ce déjeuner avec Angéla et Emily était salvateur. Oui, même s’il fait 35° et que je me régale de pommes de terre caramélisées au pied de cochon.
  • Et j’en profite pour perdre ma Carte Orange, merveilleux.
  • C’est ballot, les voisins du dessus ont décidé d’abattre les cloisons cette semaine. Dommage, la plus importante est située au-dessus de mon bureau. En revanche, ils ont été réglo, ils ont arrêté à 18h dernier délai chaque soir pour me permettre de rentrer dans le calme avec les enfants.
  • Deux jours plus tard, les mêmes voisins ont dû avoir un aperçu plutôt coloré de mes goûts musicaux.
  • Bitcher, c’est mal. Avec trois personnes différentes, c’est pire. Mais j’avoue, ça soulage. On recommence quand ?
  • Je me suis lâchée chez Accessorize, et Mademoiselle est ravie : diadème rose à strass, barrettes multicolores ou à paillettes… Ca brille !
  • Grâce à César, j’ai enfin l’occasion de regarder Captain EO sur YouTube. Oui, je suis une grande fan de Michael devant l’Eternel, et je regretterai toute ma vie de ne pas l’avoir vu en live. Non, je n’avais jamais pensé à fouiller le net, je suis un cas désespéré.
  • Mardi, je survis grâce à une intraveineuse de thé glacé ; jeudi, je me fais un chocolat chaud.
  • C’est la semaine des photos ressorties des dossiers, notamment une série avec Marion Olharan. Et même une où j’avais encore de l’acné.
  • Réservation de billet de train pour l’Anglais sur le site des chemins de fer ukrainiens : un grand moment (en vrai, ça va, le site est en anglais, j’ai surtout galéré avec la vérification du paiement).
  • Incroyable mais vrai, je réussis à boucler ma trad du moment et à me laisser une (petite) semaine de relecture.
  • J’ai fait un gâteau en forme de tête de pirate, avec des pièces d’or en chocolat. Mais animer un atelier “peinture au chocolat sur gâteau” en donnant la becquée au petit dernier, c’est sport (et salissant).
  • Pourquoi y’a jamais deux gamins qui font la sieste en même temps ?
  • Toute la semaine j’ai reporté le passage d’aspirateur en me disant que je refourguerais la corvée à Monsieur à son retour. Et forcément, samedi à 15h30, devant l’état du salon et l’arrivée imminente de L et ses enfants, j’ai craqué.
  • J’interviens à l’ultime seconde avant que le Paprika s’envoie ma canette de Coca (ouverte) dans la figure, voire dans le gosier. Cet enfant prend beaucoup trop d’assurance, c’est moi qui vous le dis.
  • Sortir au square à deux adultes, c’est quand même beaucoup moins chiant. Et l’avantage en ce moment, c’est qu’il n’y a pas trop de monde donc que les gamines peuvent faire les jeux qu’elles veulent.
  • Plus de 2kg de tomates, trois variétés différentes, cette sauce a intérêt à tout déchirer.
  • Dimanche soir, je télécharge le sixième (et dernier paru) tome de la série Colorado High Country de Pamela Clare débutée il y a deux semaines. Vous avez dit “addictif” ?
  • L’Anglais a bien atterri, victoire !
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Une semaine… #20

  • Ah, le bonheur de déposer les enfants chez la nounou… et si je fêtais ça en bossant d’arrache-pied ?
  • J’aurais dû m’en douter, mais après deux ans et demi à traîner des pieds, j’ai acheté le premier roman de la série Colorado High Country de Pamela Clare, et forcément je suis complètement accro.
  • Et soudain, à 16h, me souvenir que je dois retrouver Ioionette au cinéma à 18h dans Paris. Il n’y a aucun train (souvenez-vous, il y a eu un incendie qui a coupé l’alimentation électrique à Montparnasse), il fait une chaleur à mourir et l’Anglais est au golf. Oups.
  • Lancement du Vintage Summer Challenge, qui sera en grande partie alimenté par des photos d’archives, vu le peu de sorties historiques ces derniers mois (en fait aucune depuis le bal à Budapest il y a un an et demi). Le reste sera shooté par Monsieur, que j’exploite.
  • Alors que je vérifie le statut de mon compte en banque, je découvre que le fisc m’a remboursé une somme assez conséquente. Je suis à deux doigts d’appeler la DGFIP pour être certaine qu’il ne s’agit pas d’une erreur.
  • J’ai reçu ma robe de bal 1830. Et mes escarpins 18ème. Ce fut une semaine assez folle.
  • Réveillée à 5h30 pour dire au revoir à l’Anglais qui part à la bataille en reportage dans une contrée lointaine, je suis bien entendu incapable de me rendormir, et il fait 34° aujourd’hui. Bizarrement, à 21h, la fatigue me tombe dessus d’un coup.
  • Le nombre de visites sur mon blog a explosé, notamment l’article consacré aux punaises de lit. Après une rapide vérification, il s’avère que j’apparais sur la première page des résultats Google quand on tape “J’ai des punaises de lit chez moi”. C’est la gloire.
  • Je zone devant Baby boom, mon péché mignon télévisuel lorsque Monsieur n’est pas là, quand je vis un grand moment “Ligue des officiers d’état-civil” : un couple qui s’apprête à accueillir son troisième garçon cherche le prénom. Après “Djason” et “Djezy” (j’ai un doute sur celui-ci), ils hésitent entre Djames, Djohnny et Djohn. Djommage (pardon).
  • Certes, c’est sympa pour les enfants de faire un atelier pizza, la Crevette est ravie. En revanche, niveau gustatif, je pense qu’on est un cran au-dessus de la pizza Boulet. Mais guère plus.
  • Deux fois le parc en deux jours, avec tour de manège en sus. Héroïque, je suis.
  • J’aurai réussi à ne pas dépasser les 30° dans l’appartement cette semaine, mais ce fut une lutte de tous les instants.
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Bajirao Mastani

Inde, au début du 18ème siècle. La cour du roi hindou marathe Chhatrapati Shahu a besoin d’un nouveau Peshwa, équivalent du 1er ministre. Le jeune Bajirao, guerrier émérite doté d’une grande sagesse spirituelle, est choisi. Quelques années plus tard, durant un de ses voyages, Bajirao rencontre Mastani, fille du roi rajpoute hindou Chhatrasal et de sa conjointe musulmane perse Ruhani Bai. Elle lui demande son aide pour combattre l’envahisseur musulman qui menace leur fort. Bajirao, impressionné par ses qualités de guerrière, accepte de l’aider et ils réussissent à vaincre les ennemis. Chhatrasal, reconnaissant, insiste pour que Bajirao passe Holi (la fête des couleurs) avec eux à Bundelkhand. Mastani et Bajirao tombent amoureux. Il lui offre sa dague, inconscient du symbole de mariage que cela représente pour les rajpoutes de Bundelkhand. Bajirao repart pour Pune, où Kashi Bai, son épouse dévouée qui l’attendait impatiemment, l’accueille. Mastani, déterminée à suivre son cœur, arrive à Pune.


Quand j’ai découvert, un peu par hasard grâce à un article de Slate, que ce film sortait en France, je me suis ruée sur mon téléphone pour proposer une séance ciné à Ioionette, qui a bien entendu accepté (je rappelle que c’est à son mariage qu’on a fait une choré Bollywood). Ensuite, avec ma mémoire de poisson rouge et les déboires de la gare Montparnasse, j’ai failli ne jamais venir à la séance, mais ceci est une autre histoire.

De ce même réalisateur, Sanjay Leela Bhansali, j’avais vu et adoré Devdas, même si au bout de trois heures, l’histoire s’essoufflait un peu. L’idée de départ est la même : s’appuyer sur un grand classique de la littérature indienne, lui-même inspiré d’une légendaire histoire d’amour, et l’adapter façon grand spectacle. Franchement, on a pris notre pied. Les costumes sont magnifiques, les décors intérieurs somptueux (les extérieurs souffrent en revanche d’un trop-plein d’effets spéciaux), les chansons et les chorégraphies entraînantes.
L’histoire en elle-même est intéressante car elle traite de l’intolérance religieuse, sujet ô combien brûlant en Inde ces temps-ci, et qui est ici beaucoup exprimé par la thématique des couleurs (safran, vert, noir). Au travers de la romance, le film tente de faire passer un message de coexistence pacifique, les héros revendiquant systématiquement la force de leur amour face aux impératifs de leurs religions respectives. Les personnages secondaires sont fouillés, en particulier celui de la première épouse de Bajirao, Kashi, coincée entre sa jalousie, son amour pour son mari et le poids des traditions.

Après, le film n’est pas exempt de défauts : le recours aux effets spéciaux est trop visible, devenant parfois ridicule ; les scènes de combats stylisées ne sont guère crédibles (on se doute que ce n’est pas le but), et fortement inspirées de l’esthétique de Frank Miller (pourquoi pas, mais ça fait bizarre). La fin se traîne en longueur, on sent que le réalisateur cherchait à atteindre les 3 heures réglementaires.
Ioionette et moi nous sommes également amusées à comptabiliser les ressemblances entre Devdas et Bajirao Mastani à l’occasion des chansons, et force est de constater que “Dola re” et “Pinga” se ressemblent énormément.

Quoi qu’il en soit, nous avons passé un excellent moment et n’avons pas boudé notre plaisir ! Si vous aimez les grandes fresques en costumes, ou si vous êtes fan de films de Bollywood, c’est à voir.

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