10 Things I liked this week #14

Vous ne manquerez pas de noter le retard dans la publication de cet article. Je me suis beaucoup demandé s’il fallait publier mon billet hebdomadaire. Se réjouir des petits bonheurs de ma petite vie, n’était-ce pas indécent ? Et puis, je me suis dit que nous avions besoin de bonne humeur et, à l’instar d’Isa, quoique d’une façon différente, j’ai décidé de me jeter à l’eau.

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  • Lundi, j’ai reçu une commande de robes. Après quelques hésitations (comment se fait-il que je ne rentre pas dans une taille 12 anglaise, bon sang ? ne serais-je pas en train d’imiter une pub Comptoir des cotonniers ? aurais-je passé l’âge pour porter ça ?), j’ai fini par me laisser séduire, grâce à l’œil aguerri de l’Anglais.
  • Du coup, j’en ai profité pour (ré)essayer la moitié de mon dressing. Résultat : de nouvelles tenues à porter et des vêtements à mettre de côté pour la prochaine braderie.
  • Prise d’un élan de désespoir face à la montagne qui s’appelle mon prochain roman et que je dois rendre dans 8 jours, j’ai envoyé un mail à mon éditrice dont le contenu pourrait se résumer par “Un balai, pas trop lourd” (les fans d’Astérix comprendront). Elle m’a répondu par un long message dithyrambique, ce qui fait toujours du bien.
  • Mardi soir, nous avons reçu des amis à dîner, et c’était fort sympathique. Surtout quand la discussion a dérapé sur le générique des “Entrechats” (toi-même tu sais).
  • J’ai reçu une commande passée sur un coup de tête, et que je trouve fort jolie. Vous en saurez plus bientôt.
  • J’ai enfin pris le temps d’écrire mes cartes de vœux (pas toutes, certes, mais au moins ça a avancé).
  • Ma belle-mère est venue m’aider à faire le ménage mercredi. Compte tenu de l’actualité, je l’ai lâchement abandonnée pour suivre mon fil d’info pendant qu’elle récurait ma salle de bain. J’ai un peu honte, mais je suis bien contente que l’appartement soit nickel.
  • Samedi après-midi, nous avons eu notre cours de danse. S’il est clair qu’on n’est pas les plus doués, on n’est pas trop ridicules non plus et on s’amuse bien.
  • D’ailleurs, en rentrant, on s’est tapé un énorme fou rire avec deux copains américains en dissertant pendant un quart d’heure sur les accents en anglais (chacun y allant de sa plus belle imitation). Sachant que tout ceci était parti d’une anecdote sur l’emploi du subjonctif en anglais. Call us language geeks.
  • Samedi soir, nous avons fêté Noël en famille. C’est toujours bien agréable de recevoir plein de cadeaux en portant une jolie robe (et j’ai une cocotte en fonte !).

Voilà ma semaine, côté futile. Et même si je ne me suis que brièvement exprimée, j’ai eu très mal de mercredi à samedi et j’ai été extrêmement émue dimanche.

Assez

J’avais prévu de ne rien dire. Parce que je ne sais pas dessiner. Parce que d’autres avaient su mettre des mots sur ma colère, mon indignation, mon chagrin, ma souffrance, ma sidération. Parce que je voulais faire comme si on allait reprendre une vie normale, sans oublier, non, mais parce qu’il faut avancer.
Mais ça n’en finit pas. De traque en fusillade, de fusillade en prise d’otages, ce soir le bilan est trop lourd, et j’ai le sentiment de me noyer dans ma tristesse. Comment ne pas s’identifier à ces gens qui ont perdu un proche, un enfant, un conjoint…? Comment ne pas s’insurger contre cet aveuglement, cette bêtise, cette lâcheté ? Ce soir, j’ai le cœur vrillé, et je mesure ma chance d’être en vie et entourée de ceux que j’aime.

Il y a quelques semaines, j’avais révélé que je croyais en Dieu. J’avais aussi affirmé que je croyais, par-dessus tout, au libre-arbitre. Mais aujourd’hui, je veux encore plus fort croire en l’Humain. Parce que si je perds cette foi-là, alors ils auront gagné.

Joann Sfar, tous droits réservés
Joann Sfar, tous droits réservés

Opération Pièces jaunes

Piècesjaunes Kanako-2015-239x300Quand tu lis “Opération pièces jaunes”, tout un tas de souvenirs te reviennent en tête : Bernadette Chirac avec son tailleur et sa permanente, David Douillet à l’époque où il ne faisait que du judo, le TGV repeint en jaune qui grouillait de postiers manipulant de gros sacs de pièces. Et puis la tirelire en carton qu’on récupérait dans le Journal de Mickey et qu’on s’efforçait de remplir – pas trop, le fond pouvait céder sous le poids ! – en raclant les fonds de tiroirs et les poches de nos parents.
De cette époque, j’ai gardé l’habitude de thésauriser mes pièces jaunes puis cuivrées, en me disant que, promis, cette année, j’irai les déposer à la Poste – après tout, j’ai six semaines pour ça. Bien entendu, ça ne marche jamais, je retrouve mes pièces trop tard, j’oublie ce que j’avais prévu de faire… Mais bon, c’est pas grave, l’opération a lieu tous les ans.

Et puis en décembre, la Crevette a été hospitalisée. Un certain temps. Rien de grave, je vous rassure, mais suffisamment important pour que ça nécessite un suivi particulier. Et j’ai pu constater les effets concrets de ce genre de campagnes d’appel aux dons : des couloirs, des salles d’attente et d’examen ornés de fresques colorées, des salles de jeux, des animations, une bibliothèque, une garderie pour les frères et sœurs… Et même si on n’a pas forcément pu bénéficier de tous ces équipements, c’était un formidable soutien de savoir que notre enfant ne serait pas dans un lugubre bâtiment gris, ne voyant défiler que du personnel soignant et s’amusant avec les jouets que nous pourrions bien lui fournir. Croiser un train rouge sur les murs du service me donnait le sourire, emprunter des jouets nous a permis d’occuper la Crevette, bénéficier d’un couchage décent dans la chambre nous a aidés à passer des nuits plus sereines…
Alors cette année, c’est juré, je vais collecter mes pièces et j’irai les déposer. Et je ne peux que vous inviter à faire de même.
Pour plus d’informations : le site de la fondation des hôpitaux (dont j’ai également récupéré les images pour illustrer ce billet)

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10 Things I liked this week #13

Quelle semaine ! Avec l’arrivée de 2015, c’est une page blanche qui se tourne, et ce fut encore plus symbolique pour nous. Sans plus tarder, les dix choses qui valaient le coup cette semaine.

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  • Vous vous en êtes sans doute aperçu – mais je suis sûre que vous êtes très perspicaces – j’ai pu reprendre un rythme de publication normal sur ce blog, et j’en suis ravie.
  • Le 1er janvier, j’ai reçu une adorable carte de vœux de la part d’Isa, qui m’a fait chaud au cœur (en fait, elle est arrivée le 31, mais je n’étais pas à la maison).
  • Plus généralement, plein de gens ont appelé ou envoyé des messages pour me souhaiter une bonne année et me demander des nouvelles, alors que j’étais un peu à côté de mes pompes.
  • Hier matin, j’ai reçu la très jolie surprise de Shermane, et ça, c’était franchement génial.
  • J’ai relu Au bonheur des dames pour la… trentième ? quarantième ? fois, et je suis toujours aussi transportée.
  • Même si nous avons fêté la nouvelle année en amoureux avec un peu de retard, j’ai, comme tous les ans, préparé la recette de fin du monde de Guillaume Long et, comme tous les ans, ça avait un goût de trop peu.
  • La saison de la galette des rois est officiellement ouverte ! J’en suis déjà à deux, dont une fève, et je ne compte pas m’arrêter en si bon chemin.
  • Nous avons pu profiter de quelques belles journées et de jouir d’une très belle lumière certains matins, rien de tel pour se mettre en train.
  • J’ai réussi à trier six mois de papiers en retard (au moins). D’un coup, j’ai l’esprit plus libre.
  • Last but not least : j’ai pu prendre la Crevette dans mes bras pour la première fois depuis bientôt un mois.

Un colis surprise

Ce matin, alors que je rentrais sous la pluie d’une visite chez le pédiatre (pour la Crevette, hein, pas pour moi !), rêvant à une tasse de thé, j’ai eu le plaisir de découvrir un petit paquet dans ma boîte aux lettres. Arrivée à la maison, je me suis empressée de déchiqueter la chose, et voici ce qu’elle contenait :

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Dans une magnifique boîte en métal ornée d’un paon stylisé – ai-je déjà mentionné que le paon était mon animal totem ? – j’ai découvert des shortbreads, des sachets de thé et une très jolie carte. Shermane, car c’était elle, a eu la délicate attention de m’envoyer tout cela pour me remonter le moral après un mois de décembre assez compliqué.
Il y avait deux thés Théodor, “Mélange du jardin d’Alix” et “Je ne sais quoi”. Si je n’ai pas encore goûté le premier, j’ai immédiatement lancé la bouilloire pour tester le second. Je n’ai pas été déçue : un thé vert à la légère odeur de biscuit, au délicat goût de caramel… c’était parfait par ce temps pluvieux ! J’ai adoré ce mélange, même si je pense qu’il m’aurait encore plus ravie en noir.

En conclusion, j’ai vraiment les meilleures amies du monde ! Après Lou² il y a 15 jours, j’ai été incroyablement touchée de découvrir ces (pas si) petites attentions dans ma boîte aux lettres. En voilà une bonne façon de débuter l’année.

Et sinon, des résolutions ?

Pour être honnête, je trouve l’idée des résolutions de début d’année assez peu réaliste, car il me semble qu’on se force à en trouver, que ce soit pour alimenter la conversation, faire comme tout le monde ou se dire que, cette fois-ci, on commencera du bon pied.
Du coup, je préfère vous présenter une liste de vœux pieux, dont on verra en cours d’année si j’arrive à les tenir, s’ils m’ont permis d’orienter mon année ou s’ils sont restés au fin fond d’un tiroir !

Source
Source
  • Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans.
  • En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*.
  • Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014.
  • Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre.
  • Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes.
  • Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie.
  • Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si).
  • Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine.
  • Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents…
  • Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen.
  • Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge.
  • Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir.
  • Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire.
  • Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit.

Vaste programme, me direz-vous. Et encore, je suis certaine que j’en oublie. J’essaierai de faire un petit bilan en cours d’année. Sinon, rendez-vous au 31 décembre prochain !

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A l’image d’Armalite et Shermane, j’ai décidé de faire une rétrospective de l’année “trois par trois”. Je pense que j’oublierai certaines choses, mais on va quand même tenter le coup.

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3 moments entre amis

  • Une après-midi avec deux amies dans un ravissant salon de thé du quartier latin.
  • La cérémonie du thé avec Shermane.
  • Retrouver ma copine Angela à l’occasion d’un match de baseball à New York.

3 moments en amoureux

  • Ma soirée d’anniversaire, quelques semaines après la naissance de la Crevette.
  • Nos petites escapades pendant les vacances d’été.
  • Notre pseudo-soirée de Noël du 26 décembre.

3 événements (très) joyeux

3 choses dont je me serais bien passée

  • Les pépins de santé de la Crevette. Rien de grave, mais on préférerait toujours que ça n’arrive pas.
  • Avoir autant de mal à trouver un mode de garde (et me battre avec la CAF, l’Urssaf…).
  • Ne pas avoir de retour pour un éventuel boulot après avoir annoncé mes (maigres) prétentions de rémunération. Silence volontaire ou simple oubli ? Je ne sais pas.

3 endroits où manger

  • Kei, où l’Anglais m’a emmenée pour mon anniversaire. Je ne suis pas sûre de m’en être remise.
  • B&M, Burger restaurant. Dans un autre style.
  • Fée nature, cantine végétarienne près de mon bureau

3 événements culturels

3 “premières fois”

  • Ma première dédicace au Salon du Livre
  • Mon premier soin du visage en institut (à 30 ans passés, il était temps)
  • Mon premier “Eton mess”

3 choses apprises

  • Changer une couche (riez, mais je ne l’avais jamais fait avant)
  • La danse Bollywood !
  • “Take me out to the ball game”, que j’ai pu reprendre en chœur avec tous les spectateurs du Yankee Stadium.

3 bonnes idées

  • Rouvrir mon blog
  • Démarcher une éditrice avec mon gros ventre et mon plus beau sourire
  • Me faire poser un DIU

3 essais peu concluants

  • Reprendre le japonais. C’était peut-être pas l’année.
  • Partir à New York la semaine de la grève des pilotes d’Air France
  • Limiter la quantité de cadeaux de Noël de la Crevette : ce fut un déluge, et ce n’est pas fini.

3 livres

3 thés

  • Toupet de légumes, de Théodor, reçu lors d’un swap.
  • Earl Grey Deluxe Lady Star, même si je n’ai pas trouvé qui le produisait.
  • Rose Pouchong, Fortnum & Mason

 Et vous, qu’est-ce qui résumerait votre année ?

10 Things I liked this week #12

Ah ben elle est gonflée, celle-là, me direz-vous… Pas un signe de vie pendant une semaine et là, paf, elle se pointe la bouche en coeur. Déjà, c’est mon blog et je fais ce que je veux avec mes cheveux (désolée). Ensuite, que celui qui n’a pas agonisé sous la table du réveillon me jette le premier pilon de dinde.
Mais comme c’est l’esprit de Noël et tout, et tout, je vais quand même vous raconter les trucs sympas de ma semaine.

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  • Nous avons appris une excellente nouvelle concernant la Crevette. Tout doit être officialisé demain, mais du coup, ça nous a mis de sacrément bonne humeur.
  • Cette année, pour des raisons franchement indépendantes de notre volonté, l’Anglais et moi avons réveillonné tous les deux. Du coup, on a fait ça à deux reprises : le 24 au soir avec un dîner aux petits oignons et le 26 avec un second dîner et des cadeaux.
  • D’ailleurs, en matière de cadeaux, monsieur m’a offert une sublime bague avec laquelle j’ai crâné sur les réseaux sociaux.
  • Et à chaque fois, on a célébré ça soit avec du très bon champagne, soit avec un excellent vin blanc.
  • Lou², qui fêtait son anniversaire la semaine dernière et dont je n’ai toujours pas trouvé le cadeau, est venue me faire une petite visite. Et elle m’a donné un des meilleurs arguments en faveur de Noël qu’il m’a été donné d’entendre jusqu’à présent.
  • J’ai lu les deux comics que la même Lou² avait casé dans son colis surprise de la semaine dernière, et je n’ai pas été déçue : chacun dans son style m’a beaucoup plu. Articles à venir.
  • Vendredi soir, abandonnant la Crevette à mes beaux-parents (ou l’inverse…?), l’Anglais et moi nous sommes offert notre première sortie au cinéma depuis… juillet.
  • Hier, nous avons décidé de faire un détour par les grands magasins et, profitant des rabais post-Noël, de faire le plein de jolies décorations pour notre sapin de 2015. Oui, on est prévoyants dans cette famille.
  • Un de mes oncles et sa femme (qui donne des cours de cuisine) sont venus nous voir, et avec une offrande de paix : de sublimes macarons maison, au caramel au beurre salé ou au citron vert.
  • J’ai enfin pris le temps de déclarer les salaires de la nounou pour novembre et décembre. Je hais les corvées administratives, mais je me sens toujours plus légère quand je les ai faites (mais je soupçonne parfois l’Etat d’avoir inventé ça pour nous rendre dingues…).

Voilà pour moi. Et vous, cette semaine ?

10 Things I liked this week #11

Ouh là, déjà tard dimanche soir et je n’ai toujours rien publié ! Sans plus attendre, voici le résumé de la semaine.

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  • Lundi soir, l’Anglais et moi nous sommes offert une escapade dans un resto coréen que j’avais déjà testé… avant notre rencontre ! C’était toujours aussi bon.
  • En milieu de semaine, nous avons reçu une carte de remerciement de la part de Ioionette et Amaël, avec un petit mot adorable (genre limite on avait la larme à l’oeil).
  • En plus, la carte était accompagnée de photos de nous pendant leur mariage – si celle où j’apparais risque de finir enterrée dans une boîte, les deux autres où on ne voit que l’Anglais sont très réussies et ornent désormais l’appartement.
  • Vendredi soir, j’ai reçu un double colis surprise de la part de Lou² (dont c’était l’anniversaire juste après…) pour me remonter le moral. Au programme : le Cosmo US, des Bourbon cream, un bouquin sur le 18ème siècle, des comics et des petits mots comme Lou² en a le secret.
  • Ce midi, j’ai brunché avec C.euh pour fêter un événement très joyeux.
  • Et en plus, elle avait apporté du champagne ! En revanche, je me suis endormie dans un fauteuil à 17h, terrassée par tant d’alcool et de folie…
  • Hier soir, l’Anglais et moi nous sommes enfin fait notre soirée canapé-Love Actually, comme tous les ans en décembre. Voir Bill Nighy interpréter la rock star sur le retour et Hugh Grant se déhancher dans Downing Street a toujours le même effet bonne humeur.
  • J’ai obtenu un délai supplémentaire exceptionnel pour remettre mon manuscrit. J’ai intérêt à mettre les bouchées doubles sinon je vais quand même me faire tirer les oreilles.
  • Suite à mon article sur le nénuphar qui se tapit dans mes poumons, j’ai reçu plein de commentaires et de messages adorables, de gens qui prenaient des nouvelles. Je vous rassure, je vais bien, mais parfois, y’a des trucs qui doivent sortir (mon nénuphar aussi va un peu trop bien à mon goût, je vous tiens au courant dimanche prochain).
  • J’ai dormi 9h d’affilée cette nuit. Je crois que ça ne m’était pas arrivé depuis la naissance de la Crevette.

Voilà. Une semaine pas forcément palpitante, mais pleine de bons sentiments et de bonnes surprises ! Et vous ?

Un nénuphar dans le poumon

L'Ecume des jours, réalisé par Charles Belmont
L’Ecume des jours, réalisé par Charles Belmont

Voilà une bonne dizaine de jours que je traîne une crève très virulente récupérée à force de moucher la Crevette. Depuis une semaine, je suis même l’incarnation de la poitrinaire : je tousse à n’en plus pouvoir, et même *instant glam* au point de me déclencher des nausées. Hier, cela m’est arrivé à chaque fois que j’ai avalé un médicament.
Et du coup, la situation m’a interpellée.

J’ai la chance de jouir d’une excellente santé. Le pire truc qui me soit jamais arrivé, c’est la varicelle, et je ne suis passée sur le billard qu’à deux reprises : les dents de sagesse et ma césarienne. En règle générale, j’attrape deux ou trois grosses rhinos par an, souvent quand j’ai fini une période de travail intense : c’est de bonne guerre, j’estime que mon corps me signifie ainsi qu’il doit récupérer et que ce serait bien que je passe un jour ou deux sous la couette à dormir (s’il pouvait me le signifier sans le mal de gorge, ça me conviendrait encore mieux, mais on ne choisit pas).

Pourtant, je somatise, et pas qu’un peu. Il y a bientôt dix ans quelques années, j’ai pris un job d’hôtesse d’accueil que j’estimais profondément débile et réducteur (un jour j’en reparlerai, tiens). Tout me déplaisait, mais j’avais besoin de sous pour payer mon dealer mon loyer. Et là catastrophe : la veille de mon premier jour, j’ai attrapé un gros rhume et je suis devenue aphone. Plus rien ne sortait. En voilà une coïncidence !
Or depuis quelques semaines, j’enchaîne les pépins qui, pris isolément, ne seraient imputables qu’à la fatigue mais, reliés à une nouvelle désagréable apprise à cette époque, prennent tout leur sens. Parce que cela ne me concerne pas personnellement et parce que j’estime qu’il y a une certaine pudeur à respecter, je n’ai pas abordé le sujet publiquement. Mais j’ai commencé par faire un bouton de fièvre : cela me brûlait les lèvres. Puis, dans la foulée, une espèce de brûlure ronde est apparue sur ma langue : je l’avais sur le bout de la langue. Puis le lendemain, gastro carabinée (la dernière que j’ai faite, c’est le jour où mon père est parti vivre au Canada…) : je ne le digérais pas. Et là, cette toux qui traîne et se fait de plus en plus violente : j’ai besoin d’évacuer un trop-plein.

Cette nuit, alors que je me réfugiais dans le salon pour éviter de réveiller toute la maison avec mes quintes, j’ai pris conscience de la situation. Je n’ai pas l’intention de déroger à la règle que je me suis fixée sur le sujet : ne pas en parler publiquement, du moins pas tant que ce ne sera pas résolu. J’ai même énormément de mal à m’épancher auprès de mon entourage ; d’instinct, j’ai décidé de faire bloc et d’encaisser, quitte à m’effondrer (de fatigue, notamment) plus tard. Parce que je n’ai pas vraiment le choix. Mais étrangement, depuis que j’ai mis des mots sur mon malaise, le nénuphar qui m’envahissait les poumons a commencé à se ratatiner.
Et du coup, j’ai envie de relire L’écume des jours.