Tag de Noël

Ce n’est un secret pour personne, ou presque : je n’aime pas Noël. Ca me stresse, me rend grognon, me hérisse… tout ce que vous voulez, mais je vous avoue que l’ambiance Jingle bells, paysages enneigés et Ferrero Rocher me gonfle, voire me pèse de plus en plus. On aurait pu croire que l’arrivée de la Crevette changerait la donne, mais pas pour l’instant.
Toutefois, quand j’ai vu le tag de Noël posté par Titite, je n’ai pas pu résister : car j’ai beau ne pas aimer Noël, il y a plein de choses qui me parlaient dans cet exercice de style. Pour la peine, voici mes réponses.

Quelle est ta chanson de Noël préférée ?

Indétrônable (et indétrônée à ce jour), il s’agit de Christmas time (don’t let the bells end) de The Darkness. J’ai aperçu le clip par hasard sur MTV il y a… facilement dix ans, et depuis, c’est mon hymne de décembre. J’adore le côté complètement décalé de la chanson, du décor… Et puis, bon, Justin Hawkins avec son string rouge et son pantalon à lacets, quoi.

[youtube]http://youtu.be/VQhuoY5h2kE[/youtube]

Toutefois, depuis deux ans, une autre chanson tient la corde, The Season’s upon us, des Dropkick Murphys. “Some families are messed up while others are fine. If you think yours is crazy, well you should see mine.”

[youtube]http://youtu.be/qTx-sdR6Yzk[/youtube]

Quelle est ta boisson préférée pour les fêtes ?

Champagne ! On ne se refait pas…

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Quel est ton film de Noël préféré ?

Love Actually, sans la moindre hésitation. Depuis le tube improbable de Billy Mack, Christmas is all around, aux écarts conjugaux d’Alan Rickman en passant par la danse mythique de Hugh Grant, ce film est un rituel de Noël. Ma grande chance, c’est que l’Anglais est également très fan, ce qui fait que nous le visionnons au moins une fois par an à cette époque.
(Je sais qu’il est passé lundi soir mais, assommés par la crève, nous sommes allés nous coucher à 22h en nous promettant de ressortir le DVD pendant le week-end.)

Love_Actually_movie

Quelle est ta tenue préférée pour Noël ?

La tenue, je ne sais pas, mais les chaussures, oui ! Sans hésitation, les Devil’s desire de Irregular choice, que je possède en vert, et dont les couleurs, les paillettes et les motifs sont parfaitement dans le ton. A porter avec un pantalon noir ou une robe verte.

devils desire

Préfères-tu jouer dehors dans la neige ou rester au chaud, à l’intérieur, avec une boisson chaude ?

De la neige, à Paris, sérieusement ? Pour être honnête, je penche très fort vers le canapé, surtout enveloppée d’un plaid et avec un bon livre et une tasse de chocolat chaud pour me tenir compagnie, mais je suppose que si je devais me trouver dans un coin vraiment enneigé à cette époque de l’année, j’en profiterais quand même un minimum.

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Emballer les cadeaux – plaisir ou galère ?

C’est plutôt un plaisir, tant que ça reste dans la limite du raisonnable (genre si j’ai pas 20 trucs à emballer en deux heures) et du faisable (oh, une sphère, il ne fallait pas !). J’aime bien me casser un peu la tête pour faire de jolis paquets, après je ne suis vraiment pas douée ni inspirée, alors mes efforts ont souvent l’air juste passables.

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Quel est ton plat préféré de Noël ?

Le foie gras ! C’est même à mes yeux un des meilleurs moments du dîner de Noël, avec le champagne. Je n’aime pas la bûche (sauf quand elle est glacée, et encore), et généralement je me suis tellement empiffrée à l’apéritif que, lorsqu’arrive le plat, je n’ai plus faim.

FOIE-GRAS

Ce que tu préfères à propos de Noël ?

Quand c’est fini. Non, j’déconne. Encore que.
Non, ce que j’aime à Noël, c’est qu’on mange super bien. Et souvent. Oui, je réfléchis avec mon estomac.

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10 things I liked this week #10

Dites donc, déjà la dixième édition ! Combien de temps tiendrai-je encore ? Suspense…
Cette semaine fut riche en émotions, mais essentiellement positives. Sans doute pour équilibrer tout ça, nous traînons, l’Anglais et moi, un virus carabiné gentiment refilé par la Crevette. Du coup, je préfère me concentrer sur le reste.

Painted in Waterlogue

  • Nous avons reçu quelques jolies lettres de saison, assorties de mots chaleureux de notre famille. C’est toujours un plaisir de découvrir autre chose que des factures dans la boîte !
  • Toute la semaine, on nous abreuvés de commentaires sur la beauté et la complaisance de notre Crevette. *Fierté immense*
  • Mardi soir, en dépit du début de crève, nous avons pu dîner avec deux couples d’amis et rire un bon coup pour évacuer la fatigue.
  • D’ailleurs, à cette occasion, j’ai découvert le plus joli sapin de Noël de l’année (et le plus inventif, accessoirement).
  • Mercredi, en dépit du peu de sommeil et du trop d’alcool de la veille, j’ai enfilé mon uniforme d’office lady et affronté les transports en commun pour entretien annuel. A l’heure où je vous parle, je suis toujours en vie, donc ça s’est bien passé.
  • D’ailleurs, j’ai eu un retour très positif sur un autre boulot, et mon planning 2015 a commencé à se remplir, ce dont je suis ravie.
  • Je sais que vous vous en fichez, mais la Crevette a découvert le bâton de pluie et c’est juste magique. Limite, la bouteille vide remplie de légumes secs à côté, c’est de la gnognotte.
  • J’ai encore reçu des compliments sur le fait que j’avais retrouvé ma ligne (quoi, un mummy tummy ? Je n’entends rien !).
  • Grande discussion téléphonique avec ma copine C.euh un soir, à raconter des trucs atroces et à bitcher sur nos boulots respectifs. Une demi-heure de marrade.
  • Dimanche midi, ma mère a gardé la Crevette pour nous permettre, à l’Anglais et moi, un déjeuner à deux.

Et vous, cette semaine ?

Ten things I liked this week #9

Quelle semaine, les amis ! Pour être honnête, je me suis même demandé si j’arriverai au bout en un seul morceau… Quoi qu’il en soit, voici ma compilation des trucs sympas de ce début décembre.

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  • Lundi soir, abandonnant nos mecs et nos enfants, je suis allée retrouver des copines pour boire un verre et picorer des frites. Ces messieurs ont eu les oreilles qui sifflent mais, comme on dit, qui aime bien châtie bien 😉
  • J’ai été ravie de découvrir que mon article sur Les gardiens du Louvre avait été choisi pour la sélection “Culture” d’Hellocoton. *Petite fierté*
  • Jeudi, j’ai emmené le chat chez le véto. Les vaccins sont à jour, rien d’autre à signaler à part un peu de tartre (mais pas assez pour passer tout de suite à l’action).
  • Jeudi toujours, j’ai déjeuné (en vitesse, certes) avec la Reine Mère.
  • Qui d’ailleurs, m’a apporté un nouveau manteau : un sublime truc noir avec une capuche, en laine et cachemire. Pour la cul-gelée que je suis, c’est l’idéal.
  • Jeudi soir (oui, c’était une grosse journée), j’ai réussi à boucler ma seconde trad, alors que j’étais convaincue que je ne m’en sortirais jamais. Même si le roman m’a franchement gonflée (alors que j’adore la série), je crois que j’ai réussi à m’en dépatouiller. Wait and see.
  • J’ai également eu confirmation que mon autre éditeur ne me détestait pas, mais qu’il avait simplement eu un contretemps et n’avait pas pu m’écrire. J’ai passé deux jours à être parano pour rien.
  • Ma mère m’a offert une boîte de chocolats signée la Maison du Chocolat (un de mes péchés mignons). Je me demande combien de temps celle-ci va durer…
  • Profitant d’une promo, je me suis offert quelques e-books, dont le très joli Bordemarge, d’Emmanuelle Nuncq (je recommande, c’est bien écrit et ça se lit vite).
  • A l’instant où je rédige ces lignes, il fait beau et j’ai une très jolie vue sur la Tour Eiffel.

Et vous, cette semaine ?

La première fois que je l’ai vue

On m’avait prévenue. Quelque part, je savais à quoi m’attendre. Pourtant, j’étais dans le déni, m’efforçant d’oublier sa simple existence, de faire comme si elle n’était – et ne serait jamais – là. J’avais vu les images, mais la voir bouger “en vrai”… ce n’était pas prévu En tout cas, pas par moi. Ni à ce moment-là.

Juan Gimenez, tous droits réservés
Juan Gimenez, tous droits réservés

La première chose que j’ai vue, c’était ses yeux. Si ronds, si bleus. Si semblables aux miens. Elle me dévisageait avec curiosité, sans doute aussi décontenancée que moi de cette rencontre.
Et puis il y avait cette bouille toute ronde qui me faisait des sourires en réponse à mes saluts. Ces petites mains qu’elle agitait lorsque j’entonnais une comptine qu’elle reconnaissait.

Et ces petites phrases lâchées négligemment : “Elle me rappelle quelqu’un, je ne sais pas qui…” “Elle adore telle ou telle chose, tu étais pareille” “Vous avez vraiment la même tête”. Oui. Je sais. Et c’est sans doute le plus perturbant.
Car au premier regard, notre lien de parenté est évident. Et je redoute le jour où l’on me posera la question. Et où je devrai répondre. Non, ce n’est pas ma fille. C’est ma soeur.

EVAK1

Ten things I liked this week #8

Je triche, je publie ce billet à la date de dimanche, comme il aurait dû l’être. Comme je l’ai déjà expliqué dans l’article précédent, ce fut une dure semaine, avec un dernier coup de bambou pour la route : l’Anglais s’est fait avaler sa carte bleue dimanche matin par le distributeur. Un complot, j’vous dis. Pourtant, tout n’était pas à jeter.

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  • J’ai réussi à venir à bout de la paperasse : déclaration CAF, attestation de salaire pour la nounou, sécu… Un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour ma tranquillité d’esprit.
  • En dépit de l’arrêt maladie de la nounou, ma mère et ma belle-mère m’ont sauvé la mise en venant baby-sitter la Crevette pour me permettre de bosser.
  • J’ai testé la recette du gratin de courge spaghetti de Guillaume Long, et c’était fort bon.
  • A force de recherches et d’interrogations, l’Anglais et moi avons découvert que les virements que je croyais envoyer sur notre compte joint arrivaient sur un compte à mon nom qui ne sert qu’à alimenter un type d’épargne dans une banque différente de celle où j’ai mes autres comptes. On a quand même retrouvé 500€, idéal pour reboucher l’énorme trou laissé par les impôts locaux.
  • A plusieurs reprises cette semaine, des personnes m’ont dit que j’avais retrouvé ma ligne (moi je trouve qu’il y a encore un peu de boulot au niveau des abdos). Comme je n’ai pas fait grand-chose en ce sens, c’est franchement gratifiant !
  • D’ailleurs, je me suis rendu compte que la Crevette avait passé autant de temps dedans que dehors, ça fait bizarre mais c’est plutôt sympa.
  • Samedi après-midi, nous avons eu notre cours de danse. Nous étions crevés tous les deux et n’avons pas été à la hauteur de la dernière fois, mais d’autres danseurs sont venus à notre rescousse.
  • J’ai (encore…) acheté des livres : une super version d’Au bonheur des dames pour enfants transformée en imagier, et (entre autres) le premier tome tiré du blog de Marion Montaigne et qui me fait rire comme une baleine. Ce n’est pas nouveau, certes, mais c’est une belle découverte.
  • Mon plaisir coupable du week-end : j’ai regardé la finale de Danse avec les stars, et c’est mon préféré qui a gagné.
  • Dimanche après-midi, nous avons visité le marché de Noël de notre ville. En dépit du froid, du monde et des gadgets made in China, nous avons quand même réussi à faire quelques emplettes de denrées alimentaires (pastels de nata, mince pies, charcuterie corse, vin…).
  • Dimanche soir, nous recevions Ioionette et son mari à dîner – d’ailleurs c’est la raison du retard de ce billet, nous avons fini bien trop tard pour que je me mette à écrire.

Quoi, déjà une semaine ?

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Vous n’aurez pas manqué de remarquer que je me fais particulièrement discrète ces derniers temps. Certes, j’ai un ou deux articles sous le coude, mais la semaine s’est visiblement ingéniée à être la plus pourrie possible. En vrac, la nounou est toujours en arrêt maladie, j’ai une seconde traduction à boucler pour le milieu de la semaine prochaine, j’ai fait un bouton de fièvre, puis une gastro, et (depuis hier) une tache bizarre sur la langue, la municipalité a enfin décidé de lancer l’ambiance Noël & fêtes et teste ses haut-parleurs avec la même compil’ années ’80 en boucle (en moyenne, j’entends “Boys, boys, boys” quatre fois par jour – et là vous l’avez dans la tête pour la soirée, ne me remerciez pas) ou des bruitages grandioses tels qu’un bruit de cascade ou des pépiements d’oiseaux parfaitement indus à cette époque de l’année… J’en passe, et des meilleures.
Du coup, j’avoue que je n’ai pas trop eu le courage de tenir l’endroit à jour et que la poussière s’est un peu accumulée. Mais promis, je reviens très vite. Genre demain. Stay tuned.

Ten (+1) things I liked this week #7

Quelle semaine, mes enfants ! Des hauts, des bas, des très hauts, des très bas… ça commence à bien faire, les montagnes russes, moi j’vous l’dis. Mais bon, voici les dix choses que j’ai appréciées cette semaine.

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  • Mardi midi, ma soeur, qui était en mission à proximité, est venue à l’improviste pour déjeuner avec moi. Au programme : quiche-salade et discussion familiale.
  • Le soir même, grâce à une amie, je suis allée à la Comédie-Française voir Tartuffe, et j’ai passé une excellente soirée, à me tenir les côtes de rire.
  • En plus, l’article que j’ai rédigé à ce sujet a été choisi jeudi pour la petite une de la rubrique “Culture” sur Hellocoton. Ca fait toujours plaisir.
  • Jeudi toujours, j’ai reçu une livraison : un petit fichu en coton et dentelle pour ma tenue Premier Empire (oui, quatre jours après Pontoise, et alors ?).
  • Jeudi encore (oui, jeudi était une journée chargée), j’ai reçu le mail d’Armalite pour son projet-secret-plus-si-secret : une ronde des cartes d’anniversaire.
  • Vendredi, catastrophe : la nounou est en arrêt maladie et c’est mon dernier jour de bouclage. Heureusement, super-belle-maman est venue à la rescousse pour s’occuper de la Crevette.
  • Et même qu’elle a fait mon repassage et ma vaisselle (super-belle-maman, pas la Crevette).
  • Du coup, j’ai réussi à boucler ma trad dans les temps ! (Enfin, non, pas tout à fait, mais j’ai préféré rendre plutôt que de passer le week-end à me prendre le chou… et j’ai bien fait.)
  • Vendredi soir, la Reine Mère (ma mère à moi, quoi) a embarqué la Crevette pour la soirée et la nuit, ce qui nous a permis de retourner au théâtre. C’était aussi bien et aussi drôle que mardi, quoique dans un registre différent.
  • Du coup, samedi matin, grasse matinée royale jusqu’à 8h15 (et lecture au lit pendant 1h30 ! Le luxe !).
  • L’après-midi, après avoir récupéré la Crevette, nous sommes allés voir un couple d’amis qui ont eux-mêmes une petite fille de quelques mois. On a passé un super moment entre musique, chocolat et discussions parentales.

Je crois même que j’en oublie… C’est pas grave, je les mets de côté pour dimanche prochain. Bonne semaine à tous.

Le jour où j’ai remis Nietzsche en question

Avertissement : je n’ai aucune prétention à faire une explication de texte de Nietzsche (pour tout vous dire, je n’ai toujours pas compris comment j’ai fait pour ramasser un 10/20 à l’épreuve de philo au bac…). Bien entendu, je m’inspire de sa célèbre phrase “Dieu est mort” (qui n’est pas complète) et de ce que cela signifie pour moi.


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Je suis issue d’une famille mixte : ma mère est catho sur le papier, mais rien du tout en réalité, mon père est juif (et je le soupçonne d’être croyant), mon demi-frère est orthodoxe. J’ai reçu une éducation absolument pas religieuse : je ne suis jamais allée au catéchisme, j’ai vaguement essayé le talmud sans conviction, et je ne me suis pas franchement intéressée au reste.
Je ne me suis jamais vraiment sentie concernée par la question, ou plutôt, j’aurais bien aimé me sentir concernée, mais je n’y parvenais pas. A plusieurs reprises, je me souviens avoir prié (sans conviction) pour avoir la foi. Autant dire que la réponse n’est pas venue !

Lorsque l’Anglais m’a demandée en mariage, nous avons décidé d’avoir une cérémonie religieuse, eu égard à ses croyances – monsieur est protestant. Nous avons pris contact avec un(e) pasteur, qui nous a invités à la rencontrer à l’issue d’un culte (c’est comme ça qu’on appelle la messe chez eux).
Ce jour-là, il s’est passé quelque chose de très bizarre. En plein milieu du service (c’était pendant la lecture de la Bible), un truc m’est littéralement tombé dessus : la certitude que Dieu existait. C’était comme si une immense vague de chaleur montait en moi et m’enveloppait. En même temps, j’étais parcourue de frissons et j’avais envie de pleurer – c’était une expérience à la fois spirituelle, émotionnelle et physique.
J’ai mis une bonne dizaine de jours à m’en remettre. Chez mon psy, j’en pleurais toutes les larmes de mon corps (“Mais vous vous rendez compte, je crois en Dieu, c’est atroce, ça remet tout en cause !” “Oui, ou pas”). Je n’ai même pas osé l’avouer à l’Anglais tout de suite tellement j’étais secouée. Pensez donc, après 27 ans à être convaincue du contraire…

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Et puis les choses ont commencé à se tasser. J’ai commencé à m’interroger sur cette foi tout juste découverte, ce qu’elle recouvrait et ce que j’allais en faire.
Alors que ma “révélation” avait eu lieu au cours d’une célébration chrétienne, je me suis rendu compte que le message du Christ me passait complètement au-dessus. Oui. Je sais. C’est un peu n’importe quoi.
En fait, je crois que ma vision est un peu influencée par mon côté juif : j’ai plus l’idée d’un Dieu unique tout-puissant, jaloux, vengeur et distant que d’un dieu tout d’amour et de douceur. Contrairement à beaucoup de gens croyants, je n’ai pas la conviction que “Dieu m’aime”, juste qu’il existe. D’ailleurs je ne dis même pas que je prie pour quelqu’un, simplement que je pense à lui de tout mon cœur.
Dieu nous a-t-il créés ? Je n’en sais rien et, en fait, ça ne m’intéresse pas de le savoir (indice : je crois à la théorie de l’évolution). Y a-t-il un enfer, un paradis ? Euh… bonne question, on verra le moment venu, hein. Et la notion de péché ? Ah ne me lancez pas sur le sujet, je vais devenir vulgaire. Et le libre-arbitre dans tout ça ? Voilà bien une chose dont je ne doute pas : c’est que nous conservons notre libre-arbitre et que Dieu n’a pas de plan tripartite tout tracé.

Vous me direz : ça te fait une belle jambe, mais à quoi ça sert ? La réponse est très complexe mais, concrètement, ça me donne une sorte d’ancrage. Je n’y pense pas tous les jours, généralement pas pendant des semaines, mais je trouve cette conviction étrangement réconfortante.
Après, je suis fondamentalement républicaine et viscéralement attachée à la laïcité : à mes yeux, la religion fait partie de l’intime et, à ce titre, n’a certainement pas lieu d’être déballée en place publique. Si j’en fais mention ici, c’est justement parce que, même ouvert à tous, ce blog est le reflet (incomplet, certes) de ce que je pense et vis. Il est hors de question de faire du prosélytisme et cet article n’appelle pas de commentaires de ce genre.
Mais j’avais juste envie d’en parler. Parce que ça a tout changé sans rien changer.

10 Things I liked this week #6

Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : cette semaine était quand même vachement mieux que la précédente (la preuve, je n’ai pas eu trop de mal à trouver dix choses qui m’ont plu).

Parce que le chocolat, c'est la vie
Parce que le chocolat, c’est la vie
  • Lundi, mes beau-parents sont passés nous voir, pendant que l’Anglais allait bosser. Ils ont embarqué mademoiselle en promenade, ce qui m’a permis de faire mon ménage d’urgence. Et le soir, c’était sushi.
  • Mardi soir, nous avons dîné avec plusieurs couples d’amis que nous n’avions pas vu depuis un bon moment. C’était fort sympathique, et la Crevette a pu draguer.
  • Ce même soir, nous avons appris une grossesse que j’espérais depuis deux ou trois ans. Je suis ravie pour les futurs parents.
  • Mardi encore, ma swapée a enfin reçu son colis ! Il était temps, je commençais à m’inquiéter.
  • D’ailleurs, mon article a fait sortir du bois d’autres blogueuses qui souhaiteraient poursuivre une activité qu’Armalite a décidé d’arrêter. On va attendre 2015, mais je pense que je vais reprendre le flambeau.
  • J’apprends avec beaucoup de joie qu’une de mes meilleurs amies a enfin rencontré le bonheur. Je croise les doigts, mais je pense que c’est en bonne voie.
  • Samedi, l’Anglais a embarqué la Crevette chez ses parents. J’avais prévu de bosser, mais en fait : j’ai vu mon psy, fait la sieste, fait du ménage, fait les courses et acheté plein (trop !) de livres.
  • Dimanche (aujourd’hui, donc), c’était le marché de l’histoire de Pontoise : nous avons eu beaucoup de succès en petite famille Premier Empire, je suis ruinée parce que je me suis offert une crinoline de bal, et comme d’habitude, on a rapporté plein de bouffe.
  • Mon estomac a également été contenté cette semaine, entre chocolat chaud improvisé et cidre anglais rapporté par une collègue de monsieur.
  • Après avoir beaucoup hésité, j’ai fini par valider mon inscription au Craft if forward de Ioionette. Vu comme je suis peu douée de mes dix doigts, ceux qui choisiront de rejoindre ma chaîne quand j’aurai reçu mon paquet ont intérêt à aimer les biscuits.

Et vous, votre semaine ?

Swap papeterie : le colis que j’ai envoyé

La semaine dernière, j’ai reçu (très rapidement) le colis de swap de Haychee, et j’étais impatiente qu’elle reçoive le mien. Mais les voies de La Poste sont impénétrables : posté lundi 3, le colis devait mettre 3 jours ouvrés à trouver sa destinataire ; il est donc arrivé… hier. Allez comprendre.
Haychee n’ayant pas de blog, je me permets de vous montrer ici le contenu de son paquet.

Papeterie 3

J’ai un peu choisi en fonction de ce que Haychee m’avait raconté d’elle, un peu en fonction de mes voyages (j’ai fait du shopping à New York) et un peu en fonction de mes propres goûts. Voici donc le détail :

  • Trois petits cahiers trouvés chez Greenwich Letterpress, le si joli imprimeur où j’ai failli dépenser l’équivalent d’un mois de salaire. A chaque couleur correspond un type de page : petits carreaux, lignes scolaires ou blanc.
  • Du même endroit, des petits stickers à pois bleus, qui peuvent aussi bien servir pour cacher le prix d’un objet que pour décorer une enveloppe ou un paquet (il y a une petite notice au dos !).
  • Du MoMA (dont les boutiques sont de véritables caches aux trésors), des petits Post-it en forme de chats. J’ai eu beaucoup de mal à m’en séparer, avouons-le.
  • Un rouleau de masking tape avec la skyline de New YorK, dégoté au même endroit.
  • Une carte postale avec un plan du sanctuaire d’Itsukushima (mais si, le sanctuaire avec le grand torii flottant en face de Hiroshima), éditée par l’office du tourisme japonais aux Etats-Unis en… 1941. Chinée aux puces de Brooklyn (genre, j’me la pète). J’ai un instant envisagé de la punaiser face à ma carte de la Tasmanie, mais elle aurait fait trop pâle figure, et Haychee m’a dit aimer les vieilles cartes.
  • Pour rester dans la thématique “Japon”, un petit o-mamori en washi (c’est du papier, j’ai le droit !).
  • De jolies gommettes pour mettre de la couleur et du brillant un peu partout, et qui me semblaient avoir un côté japonisant assez élégant (je peux être très chiante sur la question).
  • Haychee travaille le papier mais m’a confié n’avoir jamais essayé l’origami… Voilà qui est réparé, avec un set pour réaliser des pliages “animés”. Je suis un peu frustrée, car j’aurais aimé avoir le temps d’aller dans une librairie japonaise pour trouver du vrai beau washi, voire m’en faire envoyer par les copines, mais je me suis un peu ratée sur ce point.
  • Une mini-gomme japonaise en forme de fraisier. Parce qu’on est gourmande ou on ne l’est pas.
  • De petites cartes “Fifi Mandirac” (dont je suis de plus en plus fan – j’adore ses cartes de vœux) pour écrire “juste un petit mot”. Elles sont carrées et ont un tout petit format qui permet de les glisser n’importe où.
  • En guise de clin œil, car je suis allée au musée et Haychee m’a confié que c’était un des endroits qu’elle préférait à Paris, un marque-page souvenir du musée Gustave Moreau.

Papeterie 4

J’ai reçu un très joli mail de remerciement, et je suis ravie, tout comme j’ai adoré le paquet envoyé par Haychee.
A l’issue de ce swap, Armalite a annoncé qu’elle mettait un terme à cette pratique. Si je comprends ces raisons, je suis toutefois assez triste, car cela m’avait permis de faire de belles rencontres et de forger quelques amitiés solides. Du coup, je réfléchis à l’éventualité de reprendre le concept. Affaire à suivre…