10 Things I liked this week #82

Ce fut une semaine mal débutée mais qui s’est achevée joyeusement et sous le soleil. Entre les angoisses d’écrivain et les joies familiales, il y avait de quoi s’occuper !

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  • Lundi, j’ai déjeuné avec Angéla Morelly et Emily Blaine, deux collègues auteures avec qui je m’entends très bien. Karine du blog Mon coin lecture nous a rejointes pour le dessert, et je pense que le salon de thé George Cannon a rarement autant résonné de rires.
  • Mardi, reprise de la natation après les vacances. Le remplaçant de ma prof estime que je pourrai rejoindre le cours “normal” et non celui des aquaphobes / reprise d’activité après grossesse. Une petite victoire pour la non-sportive que je suis.
  • Jeudi, jour férié, Angéla Morelli et moi-même improvisons un brunch vers Montparnasse. Outre que je peux enfin rencontrer Miss Morelli Junior, la Crevette se comporte admirablement bien pendant les 2h que dure notre repas.
  • En fin d’après-midi, j’emmène mademoiselle à son seconde cours de “baby art” auquel elle s’amuse beaucoup et dont elle ressort scintillante de paillettes.
  • Le soir, je parviens tant bien que mal à Skyper avec mon père, en dépit des multiples coupures et de la grande fatigue de la Crevette qui réclame son bain / son biberon / son doudou.
  • Le beau temps est enfin arrivé et me donne le sourire, en plus de m’offrir l’occasion
  • Vendredi soir, l’Anglais rentre de son escapade londonienne les bras chargés de cadeaux. Je suis notamment très gâtée en matière de thé, avec du noir à la rose de chez Harrod’s (que j’avais réclamé à cors et à cris).
  • Samedi, nous partons squatter chez les parents de Florine pour le week-end, en Normandie. Dès notre arrivée, sa mère embarque la Crevette à la découverte du jardin, des animaux et du toboggan : une demi-heure de liberté totale.
  • Dimanche matin, nous partons faire une balade à trois dans la forêt. Au programme : marche et cueillette de jacinthes sauvages qui embaument à présent notre salon.
  • Deux soirées “ciné de canapé” amusantes : Ghostbusters en solo jeudi soir, et Flash Gordon vendredi en amoureux (parce qu’on a vu Ted la semaine dernière).

Voilà pour cette semaine ! En vrai, le week-end prolongé, les copines et le beau temps ont sacrément aidé à renverser la vapeur pour mon moral qui est un peu en dents de scie ces derniers temps.

Cuisinons nos livres #4

Je n’ai pas été inactive, cette semaine, et j’avoue que ce fut un plaisir ! Encouragée par Monsieur qui profite de mes bons petits plats et m’encourage avec ses cocktails, je me suis retroussé les manches.

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Dimanche soir, j’ai réalisé la tarte revisitée de Martha Kent, tiré du Gastronogeek-qu’on-ne-présente-plus. Il s’agit en fait d’une tarte tatin à la pomme et aux abricots, agrémentée de noisettes et d’amandes. C’est délicieux (quoi qu’un peu sucré à mon goût). En tout cas, elle a disparu en deux repas, et l’Anglais ne s’est pas fait prier pour la finir.

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Le même soir – le dimanche est jour de marché, je suis donc plus efficace aux repas qui suivent – j’ai préparé du sabre au four selon la recette de 180°C n°3, déjà testée l’an dernier. Le poisson est cuit avec des pommes de terre et des tranches de chorizo pour le relever. Même si je ne suis pas super fan du sabre, je dois admettre que cette façon de le cuisiner l’améliore considérablement. Seul point noir : ça a senti le poisson à la maison pendant deux jours, malgré l’aération et les bougies parfumées.

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Enfin, lundi soir, j’ai préparé les “pommes de terre du missionnaire” du dernier numéro de 180°C (le 7 si vous suivez un peu – celui qui s’est matérialisé tout seul dans ma boîte aux lettres). C’est une recette archi facile, régressive et drôlement bonne : des pommes de terre au lard au four un peu améliorées. Une vraie tuerie. Comme il me restait du lard fumé pendant le séjour londonien de Monsieur, j’en ai refait jeudi soir.

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L’Anglais, quant à lui, a ressorti ses grimoires – à savoir le Livre des potions Gastronogeek – pour me préparer un Crocodile Island, cocktail inspiré de Hook : une sorte mojito amélioré à la cannelle et au tonic. Moi qui trouve le mojito d’ordinaire trop sucré, laissez-moi vous dire que j’ai bu celui-ci comme du petit lait. C’est très, très bon. J’attends de pied ferme que Monsieur renouvelle l’expérience.

Pour le reste, ces derniers jours, j’ai vu passer les participations d’Isa, Sunalee et Discretissime, notre nouvelle venue.

Dans ma bibliothèque

Je n’arrête pas de parler de ma PAL qui ne descend pas – ou du moins pas assez vite à mon goût – mais je ne vous ai encore jamais montré où et comment je rangeais mes livres.
La bibliothèque principale se trouve dans notre salon : il s’agit d’un meuble hérité des grands-parents de Monsieur lequel, s’il est moche, a l’avantage d’avoir une grande contenance. On peut y ranger les livre sur deux, voire trois rangs, ce qui est bien utile pour stocker (entre autres) mes justificatifs de traduction.

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On y trouve la littérature générale, la littérature en anglais, la littérature japonaise (rangée à part), les polars historiques, les romances en anglais et en français, les livres d’art et les guides touristiques.
La petite Billy blanche à côté abrite les livres de cuisine et la SF / fantasy. Sur l’avancée de la grande bibliothèque, couchés à l’horizontale, sont les ouvrages qui composent (une partie de) ma PAL. Je sais, moi aussi ça me fout la trouille.

Les romances à l'horizontale font aussi partie de la PAL
Les romances à l’horizontale font aussi partie de la PAL

Il existe une autre bibliothèque très importante, construite exprès pour l’une des pièces de l’appartement : notre ancien bureau, aujourd’hui chambre de la Crevette. Alors que j’y stockais énormément d’ouvrages, j’en ai déplacé la majeure partie avait la naissance de mademoiselle (la romance, la fantasy, les livres que j’estimais nécessaires à mon travail, etc.). Néanmoins, vu l’expansion ininterrompue de ma collection, j’ai commencé à “recoloniser” l’espace dégagé.
C’est là qu’on trouve les BD et manga, ainsi que les ouvrages historiographiques et spécialisés pour la reconstitution, plus quelques livres de la Crevette que j’arrive à soustraire à son immense collection établie dans le salon.

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Allez, je vous fais grâce de l’autre Billy dans notre chambre (programmes d’opéra, livres d’art, Walking Dead et ouvrages d’économie), ainsi que de la table du salon qui croule littéralement sous le poids des albums jeunesse.
Et vous, à quoi ressemble votre bibliothèque ?

Brunch au Café de l’Atelier

L'atelierAfin de profiter du beau temps, du jour férié et de nos filles, Angéla Morelli et moi-même nous sommes retrouvées tôt ce midi pour un brunch à quatre (enfin, trois et demi). Parmi les critères de choix pour l’endroit, celui de l’emplacement a été primordial car trimbaler la Crevette dans la moitié de Paris n’est pas forcément le plus indiqué.

Le café est sis boulevard Montparnasse, non loin de la gare et à deux pas de la station Vavin. Le brunch est copieux : boisson chaude, jus de fruit, œufs brouillés, pain, croissant, jambon, poulet froid, brioche perdue, fromage blanc et compote. Les produits sont bons (j’ai beaucoup aimé les œufs au saumon fumé), bien que pas très inventifs. J’avoue avoir été un peu déçue par la prétendue salade César, qui n’est en réalité qu’un morceau de poulet froid posé sur de l’iceberg et surmonté de parmesan (mes croûtons, mon assaisonnement, mon poulet grillé !). Quoi qu’il en soit, aucune de nous n’a réussi à tout finir, tant il y en avait.

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Points très positifs : le prix très doux (20.90€ pour bruncher à Paris), le service aimable et souriant (et mignon !), et la grande tolérance à l’égard des enfants (personne n’a fait la moindre remarque quand mademoiselle a commencé à se balader dans la salle, et on nous a même apporté des crayons de couleur et des coloriages).

Café de l’Atelier, 95 boulevard du Montparnasse, Paris

Le temps qui file

Déjà début mai. Et tout un tas d’idées qui s’entrechoquent dans ma tête, de projets qui semblent se concrétiser ou qui nécessiteraient que je m’y attarde un peu, de copines à voir-promis-sans-faute, de vêtements de la Crevette qui deviennent inexplicablement trop petits (cette enfant mange trop), de boulot qui s’entasse…

Source
Source

Et moi, pendant ce temps, j’ai l’impression d’être statique. Engluée, même. Je regarde mon écran d’ordinateur d’un œil torve (ou vague, ça dépend des moments), j’observe presque nonchalamment le retard s’accumuler, j’apprends même à oublier la petite voix paniquée en moi qui me répète (à juste titre) que non je ne VAIS PAS pouvoir boucler cette trad dans le temps que je me suis imparti, que je ne VAIS PAS finir ce bouquin avant 2018 à ce rythme et que je ne VAIS PAS profiter de mes vacances en juillet puisque je les consacrerai à éponger ledit retard.

Je ne sais pas ce qui m’arrive. J’ai passé le premier quart de l’année à tourner en rond, à ne rien faire pour cause de pas de boulot (et à ne pas franchement avancer sur d’autres projets). Depuis que la situation s’est décantée en ma faveur, j’alterne les moments de grande activité et ceux de profonde apathie.
En ce qui concerne la traduction, je crois que je me dis que j’arriverai à tenir les délais et que je finirai sur la corde (en même temps, la semaine de maladie de la Crevette et la semaine de congés de la nounou ne m’ont pas franchement aidée à avancer – et les rares jours fériés de mai seront tout aussi problématiques).
Pour l’écriture, c’est plus retors. Plus j’avance, plus je suis paralysée par la conviction de mal faire. Par le sentiment que, peut-être, je me fourvoie. Par l’angoisse de ne pas rendre le truc parfait (indice pour vous chez vous : c’est impossible).

Il y a une seule chose qui semble avancer à la vitesse grand V : mon analyse. Il y a deux semaines, ma psy m’a annoncé que nous touchions au but. Si quelqu’un pouvait me filer le mot de passe pour arriver directement à la cinématique de fin, ça m’arrangerait quand même.

10 Things I liked this week #81

Ce fut une semaine éreintante. Avec les vacances de la nounou, il a fallu occuper la Crevette toute la semaine (et tirer un trait sur mes journées de boulot freelance, malheureusement). Néanmoins, c’était une bonne semaine, que je ne suis pas fâchée de voir terminée ! Tout de suite, une petite liste.

Tulipes

  • Lundi, le facteur m’apporte du courrier : une jolie carte de vacances de Malena, et un adorable petit mot assorti de goodies japonaises de Mayla (que je remercie ici, puisque je n’ai pas été foutue de lui envoyer un mail, honte sur moi).
  • L’après-midi, j’embarque la Crevette à la piscine : la pataugeoire est inaccessible, mais mademoiselle s’amuse bien à s’accrocher à mon dos pendant que je nage (en revanche, elle a de plus en plus peur de mettre la tête sous l’eau).
  • Mardi, l’Anglais prend sa journée à cause de la grève, et emmène mademoiselle à Viltain, ce qui me dégage la matinée pour bosser, joie, bonheur. En plus, ils me rapportent des tulipes !
  • Mercredi, L & L se joignent à nous pour une expédition à la bibliothèque. On erre, je me plante d’arrêt de bus, et on atterrit à la médiathèque (une autre), ce qui n’est pas mal et permet aux filles de sortir tous les livres des rayonnages pendant une heure.
  • Le soir, nous nous offrons une soirée en amoureux. Alors que nous avions d’abord prévu d’aller au cinéma, la foule nous fait fuir et nous allons dîner dans un restaurant russe pas mal du tout.
  • Jeudi, L & L nous retrouvent une fois de plus pour une géniale sortie au Musée des arts forains. Plus de détails ici.
  • Je profite d’une pause pour ouvrir le super colis envoyé par Lucy : outre des vêtements pour la Crevette, j’y trouve un livre pour mademoiselle, ainsi que du thé et des stickers pour moi !
  • En fin d’après-midi, j’emmène la Crevette à un cours de “baby art” : si mademoiselle est plus intéressée par le lavabo et l’escalier que par le tableau de coccinelles à réaliser, nous passons quand même un bon moment, et je pense renouveler l’expérience bientôt.
  • Vendredi, nous dînons chez mon oncle et ma tante. Le repas est, comme d’habitude, à tomber, et s’achève avec une sublime tarte aux fraises.
  • Samedi, L & P nous ont invités pour une soirée à l’improviste : risotto aux champignons, brownie au chocolat, et Crevette qui refuse de dormir. On repart relativement tôt car la semaine nous a tous épuisés.
  • Dimanche, nous profitons du beau temps pour faire une petite sortie au parc en famille.

Voilà pour cette semaine !

Cuisinons nos livres #3

Cette semaine a été assez peu productive. En cause : un week-end loin de la maison, plusieurs sorties et, surtout, une Crevette à demeure, ce qui m’a quand même pas mal vidée de mon énergie. J’ai réussi à cuisiner des choses plus ou moins neuves une seule fois. J’espère que la semaine prochaine sera plus productive !

Mardi soir, j’ai donc refait encore une fois la soussoupe de radis noir de Guillaume Long (en plein mois d’avril…). Je botte un peu en touche parce que j’ai déjà réalisé cette recette plusieurs fois dans l’hiver, mais j’ai introduit une nouveauté : il me restait du fond de lapin (bouillon de cuisson) de vendredi et je m’en suis servie pour faire cuire les légumes. C’était une bonne idée, car ça a ajouté un goût à la soupe. A refaire à l’occasion.

Betterave

Pour suivre, j’ai préparé une tarte à la betterave dont j’avais donné la recette l’an dernier sur le blog. Malheureusement, je n’ai pas trouvé de chèvre frais dans mon supermarché, et j’ai utilisé de la ricotta, ce qui a encore adouci le goût. En outre, l’une de mes betteraves n’était pas assez cuite et le mélange noisette / ricotta était trop épais, ce qui a donné un résultat franchement médiocre.
La prochaine fois que je trouve des betteraves crues, je fais un bortsch !

Et ailleurs ? Grâce au hashtage #cuisinonsnoslivres sur Instagram, on trouve des réalisations d’Isa (qui a fait un récapitulatif sur son blog), Sunalee et Pauline cette semaine.

Visite en famille au Musée des arts forains

Voilà plusieurs années que, pendant les fêtes, je vois passer sur Facebook des photos de copains partis s’amuser au musée des arts forains : montés sur des manèges, dansant dans les pièces, assistant à des spectacles… Si l’esthétique foraine en tant que telle ne m’attirait pas forcément plus que cela, l’idée d’un musée où tout est accessible m’attirait. En outre, la visite est fortement recommandée avec des enfants et, vu que la nounou de la Crevette est en congés cette semaine, c’était l’occasion rêvée. Embarquant au passage L&L, nous voilà parties…

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Le musée est privé – issu d’une unique collection particulière, celle de Jean-Paul Favant – et il faut obligatoirement réserver sa visite. Nous nous sommes donc présentées peu avant 11h, et nous sommes retrouvées en compagnie de nombreuses autres familles avec enfants en bas âge (peut-être un effet combiné “visite d’avant sieste” et “vacances scolaires” – nous étions une petite trentaine, à vue de nez). L’endroit est composé de trois espaces disposés autour d’une cour intérieure : les salons vénitiens, le théâtre du merveilleux et le musée des arts forains.

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Nous avons débuté à Venise et avons tout de suite été plongés dans l’ambiance. Sous nos yeux ébahis s’est animé le théâtre mécanique à motifs nautiques, mis en valeur par un tout nouvel éclairage et une bande-son. L’effet était magique, avec une véritable impression de relief ; le décor évoquait tantôt le jour, tantôt la nuit, tantôt Venise dans toute sa splendeur, tantôt sous la mer… Superbe.
Puis nous avons évolué dans les différentes ambiances avec un plaisir réel : toutes les attractions sont en état de marche, et nous avons pu monter sur la plupart d’entre elles. Nous avons ainsi testé trois manèges anciens, dont mon préféré, dans l’ambiance vénitienne, ainsi qu’un manège de chevaux de bois et un de vélocipèdes (assez marrant, je dois dire, puisqu’il faut pédaler pour lancer le mécanisme !).

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Les attractions alternent et ne lassent jamais : ici, un spectacle d’automates qui chantent de l’opéra, là une course de garçons de café qui avancent grâce à des lancers de balle, ailleurs un orgue mécanique ou une salle de bal…

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Je craignais que la visite, prévue pour durer 1h30, ne soit trop longue pour ma puce et que celle-ci montre des signes de fatigue. En réalité, la Crevette et L. étaient fascinées, s’exclamant “Encore !” à la fin de chaque attraction, se montrant particulièrement sages pendant les démonstrations musicales pourtant retentissantes… Nous sommes reparties au bout de quasiment 2h, et elles n’ont manifesté leur lassitude que pendant les 15 dernières minutes.

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Est-ce que je conseille ? Oui, et encore oui ! Ma Crevette n’a que 2 ans et n’est pas une grande marcheuse, mais la visite est très dynamique et peut intéresser les petits comme les grands. Le guide était agréable, alternant explications sociologiques ou mécaniques (j’ai ainsi découvert l’existence des carrousels-salons, un truc qu’il faudra réutiliser dans un roman un jour), d’une grande patience avec les enfants. J’ai déjà envie d’y retourner, et d’embarquer Monsieur au passage, qui ne manquera sans doute pas de s’amuser et de faire plein de photos.

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Musée des arts forains, à Bercy (M° Cour Saint-Emilion). Sur réservation.

Deux livres pour les 30 ans de Tchernobyl

Aussi étrange que cela puisse paraître, j’ai toujours nourri une espèce de fascination pour la littérature “atomique”, celle qui, au Japon, parle des bombardements de Hiroshima et Nagasaki. Récemment, j’ai commencé à m’intéresser au sujet de Tchernobyl et, en ce jour de commémoration, je voulais vous proposer les deux lectures qui m’ont le plus frappée sur le sujet.

Alexievitch_SupplicationLa Supplication, de Svetlana Alexievitch. Je me suis déjà étalée en long, en large et en travers sur l’admiration que je voue à cette femme, qui a obtenu le Nobel de littérature l’an dernier. Dans cet ouvrage, on retrouve tout ce qui faisait la force de La fin de l’homme rouge : les voix individuelles qui, ajoutées les unes aux autres, se transforment en une sorte de voix collective. Le plus poignant est sans doute que, à travers chaque témoignage, on distingue des fragments personnels du drame qui a touché des milliers de personnes. Ce qui est très intéressant, c’est que l’auteur ne s’arrête pas qu’aux populations civiles victimes des retombées nucléaires : liquidateurs, parents d’enfants malades, militaires, ingénieurs, responsables, agriculteurs, médecins… La palette des personnes rencontrées présente tous les visage de la Biélorussie de 1986 et d’aujourd’hui.
Un livre à lire, à faire lire, à découvrir absolument pour avoir une connaissance littéralement intime de Tchernobyl.


Printemps à TchernobylUn printemps à Tchernobyl, d’Emmanuel Lepage. Cette fois-ci, il s’agit d’une bande dessinée, la première que j’ai lue de cet auteur que j’admire énormément, et qui retrace son séjour à Tchernobyl en 2008. Le ton est tout aussi intime, car le dessinateur mêle ses propres souvenirs de la catastrophe vue de France, ses impressions sur place, et même des extraits d’Alexievitch (notamment, ce témoignage extrêmement poignant d’une épouse de pompier). Néanmoins, au-delà du personnel, Lepage fournit des données, des chiffres, qui donnent à réfléchir à la question du nucléaire civil.
Le dessin est, comme toujours, sublime. L’auteur alterne entre différentes techniques (le pastel, l’encre – je ne suis pas spécialiste), différentes approches (noir et blanc, couleurs, sépia…) qui ont chacune leur “raison d’être”. A l’hyper réalisme des paysage industriels répondent les couleurs explosives et quasi oniriques de la forêt. Un magnifique témoignage très fouillé, que je recommande autant pour ses qualités artistiques que pour son engagement.

Festival du Roman Féminin 2016

Je suis optimiste, je pars du principe que l’événement sera reconduit.
La semaine dernière – mercredi et jeudi – j’étais donc invitée à participer au Festival du Roman Féminin (que j’ai pas arrêté de nommer “Salon”) à la fois en tant qu’auteur et traductrice de romance. L’idée est de proposer, à l’image des conventions américaines ou de la convention allemande Love Letters, un espace qui permette le dialogue entre auteurs et lectrices de romance, assorti de contrepoints d’acteurs du livre.

Roman Féminin

Si j’ai déjà fréquenté la version réservée aux auteurs, je ne connaissais pas du tout le principe de la convention avec lectrices. Bon, j’ai beaucoup assisté aux conventions de japanime il y a une quinzaine d’années (je suis un dinosaure, j’ai fait Japan Expo 3ème Impact, pour vous donner une idée), ça se ressemble un peu, en fait.
Je devais participer à un “meet & greet” – rencontre informelle avec des lectrices (qui permet aussi de dédicacer tout un tas de supports) – une table ronde sur la romance historique, une autre sur la traduction, la présentation de ma maison d’édition, Milady Romance, et enfin un jeu avec des lectrices. La convention se clôturait, le jeudi soir, par deux heures de dédicaces avec des livres offerts (mon éditeur a offert 50 exemplaires de mon premier roman).
Je partais donc ainsi :

  • Je ne vais voir personne, de toute façon les auteures américaines seront prises d’assaut et nous, les Françaises, on sera là pour la figuration.
  • Oh punaise, je vais devoir parler en public. De ce que j’écris. En plus les questions ont l’air difficile, je vais passer pour une idiote.
  • Mais comment je vais m’habiller ? (Oui, j’ai des considérations très intellectuelles)
Le jeu organisé par le Boudoir : rédiger une fausse quatrième de couv à partir d'éléments imposés
Le jeu organisé par le Boudoir : rédiger une fausse quatrième de couv’ à partir d’éléments imposés

Au final, ça a donné ça :

  • Même si je ne suis pas une star de la romance comme Emily Blaine, j’ai quand même été arrêtée au détour d’un couloir ou d’une table ronde par des personnes qui m’ont dit qu’elles aimaient mon travail et/ou la façon dont je l’avais présenté.
  • Je me suis marrée comme une baleine pendant deux jours, entre les blagues débiles de mes collègues, les déclarations enflammées de certaines lectrices et le jeu du Boudoir écarlate où j’ai failli pleurer de rire.
  • J’ai réussi à parler en public. Presque sans trembler. Point supplémentaire : j’ai parlé en anglais et me suis auto-traduite à la conférence sur la romance historique.
  • J’ai pu échanger sur les pratiques du métier (ça se sent que je ressors du vocabulaire technique ?) avec d’autres auteurs, américaines ou françaises. Au final, on a un peu toutes les mêmes problèmes, entre crises d’inspiration, attaques de panique et trucs & astuces pour se mettre au travail.
  • J’ai pu expliquer et, je l’espère, démystifier mon métier de traductrice : non, le traducteur n’est pas un gros méchant qui trahit le propos de l’auteur en changeant les mots ; oui, il faut faire des choix ; non, nous ne sommes pas seuls maîtres à bord, généralement l’éditeur et le correcteur passent derrière nous, parfois davantage ; oui, nous nous retrouvons parfois dans des situations étranges quand il faut mimer une scène de cul ou de baston pour comprendre comment ça se passe.
  • J’ai (peut-être) conquis de nouvelles lectrices, qui ont profité de la dédicace pour embarquer mes livres.
  • Je manque cruellement de goodies. Je n’avais que des cartes de visite à offrir, alors que certaines sont terriblement organisées, avec cartes postales et badges. C’est un point à améliorer d’urgence.
  • J’éprouve le même sentiment de “gueule de bois post-convention” où je me demande ce que je fous là avec toutes ces filles si talentueuses.

Au final, je suis ravie de cette édition et j’espère de tout cœur qu’une édition 2017 aura lieu (puis 2018, etc.). Peut-être dans un autre lieu, parce que celui-là manquait de lumière naturelle et (surtout !) de toilettes pour autant de filles, mais qu’à cela ne tienne : passer deux jours au cœur du Marais, il y a pire comme pénitence.