10 Things I liked this week #80

Ce fut une semaine chargée mais très positive, même si j’en sors encore plus épuisée qu’avant, ce qui ne me semblait pas faisable. En fait, il y a eu beaucoup de bonnes choses mais globalement intenses, si bien que je suis à la fois rechargée et vidée, c’est assez étrange.
Allez, je ne vous fais pas languir davantage.

19042016

  • Lundi, je reçois le nouveau numéro de 180°C. Suite à mon article sur Man & Food, leur attaché de presse m’avait en effet gentiment proposé de m’envoyer l’édition printemps-été 2016, et je n’ai bien évidemment pas dit non.
  • Mardi, je dîne en compagnie d’Emma FosterAngéla Morelli (elle est toute seule), Lorelei James et Karine du blog Mon coin lecture. On parle (en anglais) de romance, d’écriture, de France et de bouffe. Yihaa.
  • Mercredi débute le Festival du Roman Féminin, convention de deux jours consacrée à la romance, à laquelle je suis invitée en tant qu’auteur et traductrice (j’y reviendrai). C’était génial, même si je me suis niqué les pieds sur mes talons hauts.
  • Le même jour, je m’aperçois avec bonheur que la banque m’a remboursé les 150€ que je m’étais fait voler lors du piratage de mes données de carte bleue en février.
  • Jeudi, Leen me tire une épine du pied en acceptant de s’occuper de la Crevette alors que je suis prise par mes “obligations” livresques.
  • Vendredi, je suis épuisée, vidée, mais je trouve quand même le courage de me donner un coup de pied aux fesses et d’effectuer ma déclaration Agessa – et de déblayer un peu mon bureau et ma paperasse au passage. Il ne me reste plus que les impôts (joie, souveraine joie).
  • Le soir, un ami de longue date – et témoin de Monsieur à notre mariage – vient dîner à la maison. Cela faisait longtemps, et les retrouvailles n’en sont que plus joyeuses.
  • Samedi, je déjeune avec ma mère et ma sœur dans un bon resto de Madeleine où nous avons nos habitudes.
  • A mon retour, nous partons à Orléans pour – entre autres – assister au très joli concert des Conteuses de pas, le groupe de Ioionette, et participer au bal.
  • Dimanche, journée à trois, toujours à Orléans, avec marché, détour aux balançoires, promenade pour nourrir les canards et bulles de savon. On se faufile entre les gouttes et on échappe de peu à la douche.
  • Ce soir, Ioionette et SonMari sont venus dîner avec nous et nous ont aidés à ranger la maison avant notre départ.

Au programme la semaine prochaine… peu d’articles, sans doute, car la nounou de Mademoiselle est en congés et je vais devoir l’occuper autrement qu’en lui faisant regarder des DVD à la chaîne…

Cuisinons nos livres #2

J’ai zappé cette rubrique la semaine dernière car je n’avais réalisé qu’une seule recette et que j’estimais que ça ne suffisait pas pour remplir un article. Mais cette semaine, je me suis rattrapée, alors même que j’ai passé deux soirées vautrée dans le canapé avec une pizza Picard. Allez, je vous montre.

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Jeudi de la semaine dernière, j’ai voulu refaire la tourte d’asperges du roman Natures mortes au Vatican de Michèle Barrière. Je l’avais déjà faite avec des petites asperges blanches, mais là j’en avais trouvé de jolies vertes. Malheureusement, j’ai eu la flemme de les éplucher et elles étaient pleines de fils ! Du coup, même si c’était bon, ce n’était ni facile ni agréable à manger. Un petit ratage, donc.

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Dimanche après-midi, emportée dans un élan incompréhensible, j’ai préparé le gâteau du marquis de Carabas (chocolat, amandes, cannelle) proposé par Christine Ferber dans son superbe ouvrage La cuisine des fées. C’est une recette que je fais régulièrement mais qui a un défaut : si on ne le recouvre pas de ganache, il rassit très vite.

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Le soir, j’ai préparé une recette du 180°C n°3 qui me faisait de l’œil depuis un moment : une côte de veau à la gremolata (servie avec des haricots verts). La gremolata, c’est une sauce italienne à base de citron, de piment et de persil. La cuisson éclabousse un peu mais je m’en suis sortie. Normalement, il fallait préparer une sauce avec les haricots verts, mais je ne suis pas fan des câpres ni de la pâte d’anchois, alors je me suis contentée de les arroser avec le reste de gremolata et c’était parfait.
Une recette à refaire prochainement.

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Enfin, hier soir, j’ai sorti mon grimoire Gastronogeek, dont je ne cesse de parler. Il y avait dedans une recette de mijoté de lapin à la bière (inspirée du Seigneur des Anneaux) qui nous tentait bien, mais que je n’avais jamais osé réaliser parce que Monsieur n’a jamais mangé de lapin pour des raisons émotionnelles. Comme nous recevions un ami qui aimait ça, je me suis lancée.
La recette n’est pas très bien expliquée (pourquoi allumer le four ? on en fait quoi ? et la garniture aromatique, on la fait revenir avec le lapin ou les pommes de terre ?  d’ailleurs, on la découpe d’une façon ou d’une autre ?), mais le résultat reste délicieux. J’ai supprimé le céleri-rave parce qu’il n’en fallait pas beaucoup et qu’on n’en trouvait pas de demi au supermarché. Il faut accompagner le ragoût de tranches de pain de campagne beurrées et parsemées d’herbes aromatiques, et il faut reconnaître que cela va bien ensemble.

Voilà pour cette semaine ! La suite samedi prochain si tout va bien.
En attendant, vous pouvez aller voir les blogs de LucySunalee et Isa, ou chercher le #cuisinonsnoslivres sur Instagram.

Au cœur de Fukushima

Fukushima1Depuis l’accident de Tchernobyl, la destruction d’une partie de la centrale de Fukushima est la plus terrible catastrophe nucléaire civile qui ait frappée la planète. Suite à cet événement, un auteur de manga s’est fait engager anonymement comme ouvrier pour travailler dans la centrale afin de raconter le quotidien de cette usine et de ses réacteurs endommagés.


Voilà un manga qui me fait de l’œil depuis un moment, ce qui n’est pas peu dire vu que j’ai quasiment arrêté d’en lire il y a quelques années. Je pense que le fait qu’il s’agisse d’un récit “réel” y est pour beaucoup.
C’est une oeuvre très intéressante. Même si, graphiquement, je l’ai trouvée un peu inégale – le design des personnages rappelle beaucoup le trait des mangas “à l’ancienne” de mon enfance, il me semble, alors que les décors sont très soignés – j’ai adoré la narration. Divisé en bref chapitres qui peuvent se lire indépendamment, ce tome nous plonge dans le quotidien des travailleurs de la centrale. Qu’il s’agisse des techniciens chargés de démonter les lieux, des employés des salles de pause ou des agents chargés de la sécurité, chacun a une tâche bien particulière.
Il n’est pas question, dans ce livre, de faire un exposé technique sur ce qu’est une centrale nucléaire, l’irradiation, les risques pour la santé, etc. Il s’agit vraiment d’une restitution au plus près de la vie de ces anonymes qui œuvrent en sous-main (voire en sous-sous-main) dans ce no man’s land. Mais justement, cette perspective différente donne une autre dimension à la catastrophe.

J’ignore combien de tomes la série comportera mais, une chose est sûre, je lirai volontiers la suite !

Au cœur de Fukushima – Journal d’un travailleur de la centrale 1F, TATSUTA Kazuto, Kana

En ce moment…

Preuve de mon manque de temps / d’inspiration, j’ai de nouveau recours à un tag aperçu chez Sunalee et Shermane. Promis, je vais réussir à publier de vrais articles, mais ces temps-ci, c’est compliqué.

Source
Source

Je lis. Plusieurs livres à la fois, comme d’habitude. En ce moment, Le malaise dans la civilisation de Freud, Le goût des rois de Jean-François Solnon. D’autres ouvrages traînent au fond de mon sac / ma table de nuit / autre, mais ce sont les deux principaux.

J’écoute. Chantal Goya. A mon corps (et mes oreilles !) défendant. La Crevette s’est prise de passion pour la chanteuse et la fille de sa nounou lui a offert une compilation (23 titres…) qu’elle nous inflige au moins une fois par jour. J’en rêve la nuit, c’est atroce.

Je mange. Tout et n’importe quoi. Je cuisine des trucs élaborés mais je boulotte des saletés en travaillant.

Je travaille. Beaucoup pour rattraper les trois premiers mois de vide (quasi) absolu. Et c’est pas près de changer, m’est avis.

J’espère. Réussir à boucler tout mon travail dans les temps. Verdict en fin d’année.

Je rêve. Je cauchemarde, surtout. Des histoires très alambiquées qui font les délices de ma psy (beaucoup moins de mes nuits, étrangement).

Je décide. De m’investir dans l’écriture. Je vais sans doute arrêter de dormir.

Je me sens. Epuisée. Crevée. Vidée. Vous voyez l’idée, quoi.

Je me demande. Comment je m’habille demain soir pour mon dîner.

Je me souviens. Qu’il faut que je fasse les courses cette semaine et le ménage dimanche, rapport au fait que je serai mère au foyer la semaine prochaine (enthousiasme, j’écris ton nom).

Je pense. Aux prochaines vacances. A tous mes voyages prévus d’ici la fin d’année.

J’ai du mal. A hiérarchiser mes envies. J’ai l’impression que mes pensées partent dans tous les sens, j’ai envie de tout et de rien.

J’essaie. De suivre la finale de Top Chef. Mais je n’y suis plus trop depuis l’an dernier.

Je porte. Un pull rose fuchsia et un tee-shirt bleu vif. Non, je n’ai pas peur des mélanges.

Je devrais. Arrêter de me mettre la pression sur l’écriture. Ahahaha.

J’aime. Nourrir ma vie intérieure.

Je veux. Dormir, lire, glander, et partir en vacances. Redondant, peut-être ?

Voilà, c’est un peu comme un “instantané d’état d’esprit”, je renouvellerai peut-être l’opération de temps à autre… Et vous ?

10 Things I liked this week #79

Si cette semaine ne fut pas très active sur le blog – j’ai bien des idées d’articles, mais la plupart nécessitent du temps, ce dont je manque cruellement – ma vie réelle fut bien chargée, et de façon positive. C’est donc l’heure de faire de le décompte…

chaussons

  • Lundi, je passe le début dela journée avec Isa, avant qu’elle reparte dans le Sud. Au programme : lèche-vitre sans rien acheter (!), déjeuner au salon de thé George Cannon et papotages.
  • A l’heure du déjeuner, l’Anglais m’informe qu’il a réservé nos vacances : c’est officiel, nous partons une semaine dans le Kerry en septembre. Ce sera le premier voyage à l’étranger de la Crevette, j’ai hâte.
  • Mardi, mon éditeur me confirme que je suis invitée, avec une collègue, à un salon littéraire en Suisse au mois de juin. Monsieur me dit qu’il est jaloux car il connaît le site – après vérification, c’est encore plus beau que je ne pensais, je suis sur un petit nuage.
  • Le soir, le cours de natation se passe rapidement, et se clôture par un pot pour le départ en congé maternité de ma prof. Du coup, on papote et grignote.
  • Mercredi, excellente nouvelle professionnelle : un éditeur pour lequel j’ai travaillé l’an dernier remplit d’un coup mon agenda pour les mois à venir. Je suis hyper soulagée, je commençais à beaucoup stresser d’avoir aussi peu de boulot depuis janvier.
  • Jeudi, ma voisine de palier m’invite à déjeuner au débotté : voilà plusieurs mois que nous blaguons autour de ses pommes de terre sautée et il faut bien reconnaîre qu’elles sont à tomber. Bon, les deux verres de rosé corse n’aident pas trop ma concentration l’après-midi, mais je parviens à boucler mon quota dans les temps.
  • Vendredi, je récupère le passeport de la Crevette ! Moins de dix jours après avoir déposé le dossier, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a été rapide.
  • Après ma séance chez le psy, je retrouve Shermane à l’Autre Thé de la rue Mouffetard, et ce malgré l’orage dantesque que j’essuie.
  • Samedi, c’est notre dernier cours de danse de l’année (le suivant aura lieu lorsque nous ne serons pas à Paris). Le quadrille américain commence à me rentrer dans la tête, la valse est de plus en plus aisée, et la gigue américaine achève la séance dans la bonne humeur. Rendez-vous fin juin pour le bal.
  • Dimanche, c’est le dernier jour de fête foraine dans notre ville : la Crevette est outrageusement gâtée vu qu’il faut finir les tickets collectés depuis trois semaines, et nous nous offrons chacun une gaufre pour affronter l’épreuve manèges + musique à fond.

La semaine prochaine promet d’être tout aussi riche et tout aussi chargée ! Je vais essayer de poster plus régulièrement, mais je ne garantis rien.

Comment voyagez-vous ?

RWA 1

Vu sur le blog de Sunalee, je reprends ce tag qui m’amuse…

1. Quel était votre premier voyage en avion ?

Je dirais vers 18 mois pour faire un Paris-Marseille, avec une otite en prime (mais je n’en suis pas sûre). Après, j’ai tellement pris l’avion que je serais bien incapable de donner davantage de détails.

2. Y a-t-il un endroit que vous re-visiteriez avec plaisir ?

Le Japon, encore et toujours. Mais j’ai aussi très envie de repartir à Seattle ou en Suède.

3. Vous partez demain, et l’argent n’est pas un problème. Où allez-vous ?

Je penche pour l’option tour du monde. En plus raisonnable, le Transsibérien en s’arrêtant partout, du Lac Baïkal à Vladivostok, puis le ferry jusqu’au Japon.

4. Quel est votre moyen de transport préféré pour voyager: avion, train ou voiture ?

L’avion, sans doute. Je n’ai pas le permis et le train me donne toujours l’impression de courir dans tous les sens. J’ai développé une sorte de “home feeling” dans certains aéroports.

5. Votre site de voyage préféré ?

J’évite les sites de voyage, ça me frustre tout en me donnant des envies irréalisables. A la rigueur, je traîne de temps à autre sur le site du Lonely Planet.

6. Où iriez-vous juste par attrait pour la nourriture locale ?

Partout ! La bouffe, c’est un peu ma raison de vivre et je suis capable de goûter beaucoup de choses. Mais s’il fallait choisir, je dirais l’Italie. Ou l’Autriche. Ou le Japon. Ou la Corée. Ou… Ouais, bon, partout sauf aux USA, en fait.

7. Y a-t-il un endroit dans lequel vous ne voudriez jamais retourner ?

Pour des raisons très personnelles, je crois que je ne remettrai plus les pieds en Suisse alémanique (encore qu’il ne faut jamais dire “fontaine…”). Surtout, j’aimerais éviter au maximum de repartir en hôtel-club avec option touristes (j’ai encore des frissons en repensant à la Baignoire de Joséphine en Martinique).

8. Pouvez-vous réciter votre numéro de passeport par cœur ?

Non, et je n’en ai jamais été capable.

9. Préférez-vous un siège fenêtre, couloir, ou milieu ?

Le couloir, quoi qu’il arrive. J’ai besoin de bouger et de marcher (j’ai eu quelques problèmes de circulation sanguine suite à un Paris-Singapour particulièrement chaud), et je vais souvent au petit coin. Autant emmerder le moins de monde possible.

10. Comment passez-vous le temps dans un avion ?

Je mange, je feuillette le magazine de bord, je lis un peu jusqu’à devoir arrêter pour cause de mal des transports, j’essaie de dormir et je finis par regarder la télé, les yeux injectés de sang.

Et vous, ça donne quoi ?

Swap Lumière : le colis que j’ai reçu

Il était temps, me direz-vous. Le swap Lumière est clôturé depuis fin janvier, et j’avais bien reçu le colis de Mayla, mais celui d’Isa manquait à l’appel. Tout fut une question de mauvais timing : un début d’année particulièrement agité pour elle, des finances en berne pour moi… nous avions fini par nous accorder sur une remise en avril, à l’occasion de son séjour à Paris.

Tasse

J’ai donc reçu :

  • Une jolie tasse blanche à motifs de fleurs bleues. Isa a associé l’idée des fleurs et du printemps à celle du renouveau de la lumière.
  • Une pierre de soleil, à la jolie couleur orange et pailletée, qui doit apporter de la lumière dans la vie de son possesseur.
  • Du thé earl grey à la lavande (la lavande, le sud, l’été, tout ça…).
  • Du beurre corporel Body Shop au parfum “English rose” pour donner un éclat instantané à la peau.
  • Une jolie carte inscrite d’un “You are brilliant” sur fond étoilé, je pense que ça se comprend tout seul.

Voilà ! Je suis ravie de ce colis car il ne prend pas trop de place et je sais que j’utiliserai l’intégralité de son contenu. Je suis très reconnaissante à Isa d’avoir pris le soin de rassembler ces objets malgré le manque de temps et les retards invraisemblables que nous nous sommes infligés.

10 Things I liked this week #78

Une semaine très fatigante, mais très stimulante et agréable. Il va quand même falloir lever un peu le pied, parce que je ressens les effets de l’épuisement. En attendant, voici mon récapitulatif.

robe

  • Lundi, je déjeuner avec A., mon ancienne éditrice. Il y a même assez de soleil pour qu’on mange en terrasse pour la première fois de l’année !
  • Mardi, je suis saisie d’une crise d’efficacité administrative. Bilan en fin de semaine : j’ai déposé les papiers pour établir le passeport et la CNI de la Crevette, bouclé mon adhésion à la SOFIA (après seulement un an de procrastination), monté le dossier pour la subvention du conseil général et… officialisé l’inscription de la Crevette et la mienne à la médiathèque municipale. Je dois couver un truc.
  • Jeudi, je retrouve Isa et Shermane au salon de thé George Cannon. Le temps passe trop vite mais on passe un excellent moment – et leur fondant au chocolat au rooibos est toujours aussi bon.
  • Le soir, Isa passe la nuit chez nous (et nous offre même le dessert). Au programme : de l’alcool, de la nourriture japonaise, de grandes discussions et des tarots.
  • Vendredi, je franchis le cap des 2500 commentaires sur ce blog ! Merci à tous de me suivre et de me donner votre avis.
  • Je n’ai pas eu beaucoup d’heures à consacrer à la traduction cette semaine, mais à chaque fois j’ai été d’une grande efficacité. En prime, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas autant éclatée avec un roman de cet auteur.
  • Samedi, c’est le marché de l’histoire – la dernière à Pontoise et la première pour moi depuis 18 mois. On est restés relativement sages, même si, comme d’habitude, on fait une razzia sur la nourriture et l’alcool.
  • Dimanche, j’ai célébré le grand retour de la braderie bisannuelle. Je me suis débarrassée de pas mal de fringues, et je suis rentrée avec deux jeans, une jupe et une robe. En prime, j’ai passé une excellente après-midi.
  • Lou² a même live-tweeté une partie de nos bêtises (mais on a bien rigolé).
  • Un dîner-grignotage à base de spécialités arméniennes.

Cuisinons nos livres #1

Allez, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait de compte-rendu de cuisine, je suis sûre que ça vous manquait. Cette semaine, j’ai repris doucement le chemin de la bibliothèque culinaire : j’ai envie de faire plein de choses, mais je suis parfois limitée par la fatigue ou les choses déjà prévues.

gratin

Lundi soir, sur une demande spéciale de l’Anglais, j’ai refait des saint-jacques flambées au whisky – et je me suis encore foutu la trouille avec la flamme, même si cette fois-ci la hotte était éteinte. A l’origine, j’avais prévu de tester une recette où les coquillages étaient flambés au calvados, mais il me manquait des éléments et je n’avais pas envie de me casser la tête. C’était toujours aussi bon.
Mercredi, grande innovation : j’ai ressorti un vieux 180°C (oh, ça va !) et j’ai concocté un gratin de courgettes aux amandes. Très facile et assez rapide à faire, ce fut une grande réussite, il n’en est rien resté (on l’a accompagné de jambon de Parme, c’était parfait).

Jeudi, à l’occasion de la venue d’Isa, j’ai refait un tekone-zushi (une espèce de chirashi au poisson mariné), à base de bonite – grâces soient rendues à Monsieur Picard qui les commercialise depuis quelques semaines.
Deux fois cette semaine, j’ai préparé la soupe de pain rassis dénichée dans un vieux Régal, et que je décline très souvent : ça me permet d’écluser le pain sec et de me faire une soupe ultra réconfortante en moins d’une demi-heure, c’est tout bénef.

Promis, je reprendrai de façon plus sérieuse dans les semaines à venir. Disons que je reprends des forces pour la suite du challenge.

Les rêveries d’un gourmet solitaire

Taniguchi-gourmetUne vingtaine d’années après Le gourmet solitaire, Taniguchi ressuscite son personnage qui nous avait fait baver devant tous ces plats aussi appétissants les uns que les autres. Moi qui avais adoré le premier tome, c’est peu dire que j’attendais ce nouvel opus comme le Messie, d’autant que je n’ai appris son existence qu’il y a très peu de temps.

Alors, qu’en est-il ? Déjà, on ne peut pas dire que l’éditeur se soit foulé sur la couverture : on dirait qu’ils ont oublié la jaquette en couleurs ! C’est peut-être (sans doute) un choix éditorial fait en concertation avec l’auteur, mais je trouve cela particulièrement malvenu : pour un peu, on passerait à côté car il en devient invisible au rayon BD.
Le contenu est toujours aussi agréable : de courtes histoires, des anecdotes du même personnage qui se promène dans les endroits où l’entraînent ses affaires et, toujours, ce rapport à la fois gourmet et gourmand à la nourriture. La traduction est superbe – en même temps Patrick Honnoré n’est pas n’importe qui – et les notes explicatives sont à la fois intéressantes et concises.
J’ai également beaucoup aimé le rapport de l’auteur à la France développé dans l’ouvrage : outre les anecdotes et souvenirs culinaires, je pense qu’il faut interpréter le titre comme un clin d’oeil à Rousseau et ses Rêveries du promeneur solitaire (le promeneur solitaire étant un autre personnage de Taniguchi).

Quoi qu’il en soit, c’est une excellente lecture, qui met en appétit… et donne envie de (re)partir au Japon !

Les rêveries d’un gourmet solitaire, Taniguchi & Kusumi, Casterman