1943. L’aviation fasciste française livre son dernier combat lors du débarquement allié. Alors que les derniers prototypes d’avions à réaction mis au point en France ne parviennent à s’opposer à l’armada aérienne anglo-américaine, Léo profite de la pagaille générale pour traquer le commissaire Lafont.
Ce n’est pas un secret, j’adore la série “Jour J” et sa façon de réenvisager l’histoire (de France la plupart du temps) selon l’idée du “et si…?”. Ce tome-là est en réalité le troisième de la série “Oméga” (“Oméga” et “Opération Charlemagne”), qui part du principe que ce n’est pas l’Allemagne, mais la France, qui a basculé dans le fascisme dans les années 30 (Oméga étant le nom de sa police secrète). Alors que j’étais dubitative, force est de constater que les auteurs ont très bien géré leur récit.
La France est sur le point de perdre la guerre contre l’Angleterre et les Etats-Unis, et la démocratie sera bientôt rétablie. Mais plutôt que de se concentrer sur une seule piste, l’histoire propose différents points de vue : celui de Léo, héros des deux premiers tomes, qui poursuit sa vengeance, celui de Pierre Mendès-France, résistant puis homme de pouvoir, de Simone de Beauvoir, collaboratrice… Ce récit à plusieurs voix offre un tableau à la fois saisissant et contrasté de ce qu’aurait pu être la débâcle, non en 1940, mais en 1943.
Vous l’aurez compris, ce tome m’a beaucoup plu, et j’en suis ravie car, après avoir essuyé quelques déconvenues, je craignais que la série ne s’essouffle. Vivement la suite !
Jour J, tome 21, Le crépuscule des damnés, Delcourt
Attention, j’inaugure une série d’articles dans laquelle je compte relater notre expérience de parents d’un enfant atteint d’une luxation congénitale de la hanche. Il ne s’agit en aucun cas d’une démarche médicale. Je ne suis pas médecin, je n’y connais rien, et rien ne vaut l’avis d’un professionnel. J’ai simplement l’intention de parler d’un ressenti et de la façon dont cette affection impacte sur la vie quotidienne.
La luxation congénitale de la hanche, c’est quoi ? Comme son nom l’indique, c’est une affection de naissance qui concerne la hanche. Pour schématiser très grossièrement, c’est quand la tête du fémur n’est bien placée dans sa cavité articulaire (vous visualisez ?). Si elle n’est pas ou mal traitée, elle peut engendrer boiterie, douleurs à la jambe et/ou au dos (j’ai une collègue qui s’est trouvée incapable de marcher du jour au lendemain car elle n’a pas été dépistée – je précise qu’elle est née en Afrique dans les années 70).
Cela peut être héréditaire (la fameuse “hanche bretonne” ou les origines auvergnates en France) ou postural (lié à la position du bébé dans l’utérus). Dans le cas de la Crevette, c’est la seconde option, car elle était en siège décomplété (fesses en bas, tête en haut, jambes tendues) pendant le dernier trimestre de grossesse.
Siège décomplété (image empruntée sur le formidable site Cesarine.org)
Comment ça se dépiste ? Toutes les femmes ayant eu un enfant ont vu, lors de la consultation du pédiatre du troisième jour, le médecin faire tourner les jambes de leur bébé de façon qui peut paraître spectaculaire : on guette le “ressaut”, qui permet de sentir si l’os est bien dans sa cavité ou pas.
Dans le cas de mademoiselle, on n’a rien trouvé. Quand je dis “rien”, ça signifie que ni le pédiatre de la maternité, ni la sage-femme chargée du suivi à la maison ni notre généraliste n’a rien vu. Mais comme elle était “à risque” compte tenu de sa posture fœtale, une échographie du bassin lui a été prescrite à un mois de vie. Bon en fait, c’est un mois de vie théorique (date de naissance prévue + 1 mois) et elle est née avec un peu d’avance, l’hôpital ne fait ça que le lundi matin et il y a eu le lundi de Pâques, si bien que la Crevette avait 7 semaines au moment du dépistage.
Le verdict est tombé : luxation totale à gauche (rien à droite), indétectable à la manipulation. On nous a calé un rendez-vous en urgence avec un orthopédiste, et en voiture Simone.
Le lendemain, donc, on n’en menait pas large dans le cabinet du médecin. Qui en gros nous a expliqué, au vu des clichés, qu’on partait sur un traitement orthopédique sans intervention chirurgicale, au moyen d’un harnais dit harnais de Pavlik. Nous avons commandé la bête en pharmacie et sommes revenus la bouche en coeur quelques jours plus tard pour la pose du truc. La Crevette avait alors 8 semaines.
Le harnais de Pavlik, c’est ça.
Le principe est de maintenir l’enfant en position “grenouille” pour que la tête du fémur creuse elle-même sa cavité articulaire grâce aux mouvements du bébé. La pose n’a pas été de tout repos (en même temps, j’peux comprendre les hurlements), et la suite s’annonçait moyennement pour nous : interdiction de retirer le harnais une seule seconde pendant… dix jours, le temps de stabiliser. Car si on a pu mettre la “bonne” jambe en position tout de suite, celle affectée a dû être remontée peu à peu pour ne pas créer de traumatisme et permettre la détente des muscles.
Comment laver et habiller un bébé dans ces conditions ? Déjà, le bain, on oublie. On déplaçait la table à langer dans la salle de bain et on faisait une toilette de chat au gant. Pour le change, interdiction de soulever par les jambes, on passait donc une main sous les fesses pendant qu’on plaçait la couche propre de l’autre. Ca demande un tout petit peu d’entraînement, mais on s’y fait très vite.
Pour l’habillage, il fallait glisser le body centimètre par centimètre sous le harnais. Un peu pénible, mais on s’y fait. Pour changer les chaussettes, l’un de nous maintenait la Crevette en position pendant que l’autre (généralement moi) défaisait le bottillon et procédait à l’échange chaussette puante / chaussette neuve (parce que bon, on ne faisait pas ça tous les jours). Après, on mettait des robes et des gilets une taille au-dessus parce que ça prend de la place. En revanche, on n’a pas pu lui remettre de pantalon.
A mesure que les règles de port du harnais (genre tu peux retirer le harnais 5mn le soir et le matin pour procéder à l’habillage, puis 1h par jour – oh on va reprendre les bains, etc.) se sont assouplies, nous avons ajouté des jambières (les collants ne permettent pas de changer la couche). J’en ai trouvé de très jolies sur ce site.
Robe Petit Bateau, taille 6 mois sur Crevette de 3 mois. On voit un bout de l’étrier
Et pour les déplacements ? Quasi au même moment, l’ascenseur de notre immeuble a été coupé pendant 6 semaines pour travaux de rénovation. Du coup, même si je le pratiquais déjà pas mal, je suis passée de façon presque exclusive au portage en écharpe (position grenouille face à moi), qui m’avait été validée par l’orthopédiste. Il faut prendre le coup de main pour glisser un bébé un peu “statique” dans l’écharpe, mais ça vient très vite.
Pour la coque de la poussette, qui nous servait aussi de siège auto, il a fallu rembourrer le fond avec un grand lange plié, sans quoi l’effet du harnais était annulé (coque profonde = jambes resserrées).
Comment on fait quand on a un mode de garde ? La Crevette n’a commencé à être gardée qu’à partir de 6 mois, mais ça ne change pas grand-chose. Son assistante maternelle a bien regardé comment je procédais pour mettre et retirer le harnais, pour habiller/déshabiller et pour le change, et a très vite compris. C’est assez “bête”, il faut juste veiller à adapter ses gestes et bannir certains réflexes.
Et le moral, dans tout ça ? Ben au début, franchement, c’est pas très, très drôle. Personne n’aime apprendre que son enfant est malade, encore moins quand il est si petit. Après, on a réfléchi : la Crevette n’était “handicapée” (je n’aime pas trop ce terme, mais à défaut…) que de façon temporaire, mieux valait intervenir tout de suite durant quelques mois plutôt que de lui infliger des complications inévitables et douloureuses…
Mademoiselle, de son côté, n’en avait clairement pas grand-chose à faire, hormis lors des visites à l’hôpital : elle hurlait de peur au moment de la radio et lors de l’auscultation, mais cela se comprend. Le reste du temps, elle se comportait comme un bébé normal de 3 à 6 mois, n’hésitant pas à régurgiter sur son harnais ou à le tartiner de purée de carotte (oui, le harnais était juste dégueu à la fin). Son développement moteur a bien évidemment été un peu retardé, mais à la place, elle a beaucoup regardé et joué avec ses mains. Et vu le nombre de photos sur lesquelles elle apparaît souriante, je ne pense pas qu’elle ait été traumatisée.
Le plus important, selon moi, c’est de ne pas faire sentir à l’enfant que c’est horrible, affreux: à cet âge-là, ce sont des éponges, ils sentent notre malaise. Nous avons donc inclus le harnais à sa routine quotidienne au même titre que le bain, la sieste ou le repas.
Est-ce que ça a marché ? Oui, la cavité articulaire s’est creusée suffisamment pour envisager un sevrage à la fin de l’été. Malheureusement, la visite de contrôle nous a appris que, sans harnais, la hanche se reluxait, et rebelote pour trois semaines de port total et trois semaines de sevrage. A l’issue de cette période, le problème persistait : en gros, la Crevette fait partie des 10-15% (je ne me rappelle plus les chiffres exacts) d’enfants pour qui le traitement est insuffisant. Dans son cas, la butée n’était pas suffisante pour empêcher l’os de se balader un peu comme il le sentait.
Un beau jour de novembre, donc, le médecin m’a annoncé qu’il envisageait d’opérer. Avant de me rappeler le lendemain pour me dire que, après consultation avec ses collègues, il préférait opter pour une traction. A l’hôpital. Pendant un mois. (Cliffhanger de merde, je sais)
Si vous avez des questions à poser, des expériences à partager, n’hésitez surtout pas !
Je ne sais pas vous, mais voilà une dizaine de jours que je gèle à mon bureau et que j’avale litres de thé sur litres de thé. Mais parfois, surtout l’après-midi, une envie de salé pointe le bout de son nez, et je me dis qu’il faudrait que je rachète des soupes instantanées. Toutefois, la perspective de m’avaler du sel et des arômes naturels (ou pas) ne m’enchante guère…
La semaine dernière, je traînais sur le site du Chakaiclub en cherchant à compléter ma commande de mignons sachets en papier et de thé Un après-midi chez grand-mère (une tuerie, un jour je vous en reparlerai). Et au détour d’une page, je découvre une infusion, L’invité surprise, à base de tomate séchée, thym, poivre, basilic, plantain et fleurs de bleuet. Certes il est recommandé de l’utiliser en cuisine plutôt que de la boire, mais j’ai des goûts parfois étranges…
Et bien m’en a pris ! L’invité surprise est la réponse à mes prières : une infusion qui évoque des goûts salés (il y a un peu de sel dans les tomates séchées, mais c’est très léger), qui se boit comme une soupe, mais sans toutes les saletés qu’on y trouve d’ordinaire. Je pense que cette infusion et moi allons passer un bout d’hiver ensemble… Et peut-être même que je m’en servirai en cuisine.
Je déteste utiliser un savon sur lequel il reste des traces de mousse.
A la maison, les DVD sont classés par genre et par ordre alphabétique (en théorie).
Je préfère avoir 10 minutes d’avance qu’une minute de retard.
Je range toujours les livres de la Crevette selon le même ordre, qui prend en compte, leur taille, leur genre et leur éditeur. Si.
Je déteste me coucher quand il y a quelque chose sur le lit (à part le livre que je vais lire).
Si je m’écoutais, je passerais l’aspirateur tous les jours. Mais j’ai la flemme, et de toute façon j’ai pas que ça à faire.
L’un de mes métiers consiste (parfois) à supprimer les espaces surnuméraires entre deux mots. Et j’y prends un plaisir fou.
Quand j’ouvre mon navigateur, je mets toujours les quatre premières pages web dans le même ordre : Facebook, mes deux messageries principales, la page administrateur de mon blog.
D’ailleurs j’ouvre toujours mon navigateur avant d’ouvrir un document Word ou Excel, sinon ça me perturbe.
Je pousse des cris d’orfraie quand un éditeur change le look de ses tranches au beau milieu d’une série (ça casse la symétrie).
Je dois me nettoyer les mains environ 15 fois par jour et les ongles une à deux fois.
J’ai ma place dans le canapé. Et je ne poserai pas les fesses ailleurs (sauf s’il y a la Crevette, mais même le chat est prié de dégager).
Une semaine fatigante mais très satisfaisante ! Il est clair que je vais bien dormir cette nuit, mais ce sera pour de bonnes raisons (pas de bébé malade, le pied). Allez, je vous fais un petit résumé.
Lundi, Monsieur avait pris sa journée mais… avait un vieux fond de crève. Du coup, au lieu du programme que nous nous étions concocté, j’ai beaucoup bossé et on s’est offert des sushis à déjeuner.
Mercredi, j’ai envoyé au tout dernier moment mon colis de swap à Elanor. J’ai hâte qu’elle le reçoive, j’espère que ça lui plaira.
Jeudi, j’ai réalisé la recette de lasagnes au poulet et aux courgettes des Cahiers de Delphine (de la revue 180°C) et, comme dirait l’Anglais, ça avait un goût de trop peu.
Vendredi, j’ai réussi à attraper Shermane juste avant son départ pour le Japon. Nous avons passé un moment très sympa à l’Autre Thé.
Vendredi toujours, j’ai reçu ma commande Chakaiclub, alors que je l’avais passée la veille, avec en prime un échantillon de thé, deux mini biscuits et un petit mot gentil. Je pense que je vais renouveler l’expérience !
Nous avons décidé d’écluser notre collection de bons films : après Ran de Kurosawa (excellent) vendredi, nous avons regardé Alexandre Nevski d’Eisenstein ce soir (et on a regardé le rugby le reste du temps, oui).
Samedi, on est allés racheter des chaussures à la Crevette (il était temps, les anciennes commençaient à se trouer), avant de faire une petite promenade qui s’est achevée au salon de thé.
DImanche matin, nous avons retrouvé L. et P. ainsi que leur fille pour une longue cueillette à la ferme de Viltain. 3h en plein air, au soleil avec, au final, moins de 40€ de fruits et légumes pour deux familles, ça en valait la peine.
Second effet kiss cool de la balade : la Crevette a fait une sieste de 2h30 fort appréciable pour ses parents vannés.
Après quoi, nous sommes ressorties ensemble pour faire un tour au grand vide-grenier de la ville (elle était tellement claquée qu’on l’a couchée à 19h).
Voilà une semaine comme je les aime : chargé, intense mais très satisfaisante. Espérons que les suivantes seront dans la même veine !
Hier après-midi, j’ai eu le temps de croiser Shermane juste avant qu’elle s’envole pour le Japon (je suis jalouuuuse – ravie pour elle, hein – mais jalouuuuse). Bref, nous avions une bonne heure devant nous et avions décidé d’aller à la boutique l’Autre Thé, qui s’avère située non loin de chez mon psy.
L’endroit est assez étroit mais plein de charme : parquet, gros comptoir en bois, diverses tables, chaises, fauteuils, banquettes… il y en a pour tous les goûts. Les murs accueillent en ce moment une petite exposition photo sur le thème de la porte ouverte en Inde (grosso modo, je me rappelle pas tout).
Je commande un chaï ainsi qu’un fondant au chocolat sans gluten (le sans gluten, je n’en ai honnêtement rien à faire, mais le chocolat…), tandis que Shermane choisit un kiocha et un muffin macha-chocolat blanc. Tout était délicieux (pour le chaï, bien entendu, faut aimer la cannelle, mais elle n’était ni écœurante, ni “chimique”).
Le service est très aimable, sans être intrusif, il y a du wifi gratuit, et nous passons notre temps à parler, surtout du Japon. Quand vient l’heure de partir, j’ai des regrets car l’endroit est vraiment accueillant !
Point positif : outre les thés et tous les accessoires, on trouve aussi des biscuits de la marque “Mademoiselle Proust” qui portent tous des prénoms d’héroïnes de la Recherche. J’ai failli me laisser tenter, mais je décide de rester forte (rapport au fait qu’on a toujours plein de biscuits anglais à la maison).
L’Autre thé, 40, rue Mouffetard, 75005 Paris.
Il existe deux autres adresses parisiennes, ainsi que des revendeurs un peu partout en France, vous trouverez la liste ici.
L’été est fini, les neuf premiers mois de l’année sont écoulés, que reste-t-il de nos amours de mes objectifs ? Pour rappel, vous pouvez trouver la description ici, ainsi que les bilans à 3 mois et 6 mois.
Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans. Non seulement c’est fait, mais j’ai mis les cartons à la cave. En revanche, deux nouveaux défis se posent : j’ai croisé des mites dans le carton des gambisons (veste matelassée pour le combat médiéval) de l’Anglais et la Crevette ne s’arrête pas de grandir, je vais donc bientôt devoir ranger ses affaires d’été.
En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*. On s’en est occupées dès janvier, quand belle-maman est venue m’aider à débroussailler l’appartement.
Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014. J’en était venue à bout en juillet. Sauf que c’est comme le tonneau des Danaïdes: sans fond. J’ai rien fichu de l’été, donc j’ai trois mois de paperasse en souffrance. J’envisage de m’y coller ce week-end.
Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre. Je suis prise de la flemme du cuistot depuis deux-trois semaines, sans doute parce qu’on a été très occupés les week-ends et que je n’ai pas pu me ravitailler comme j’aime.
Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes. Finalement, je ne pense pas consacrer d’article à la question, mais je crois bien que je me suis trouvée. Bon, j’ai un peu percé mon porte-monnaie au passage, mais je ferai attention les mois qui viennent.
Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie. L’objectif maudit, apparemment. J’attends pieusement le prochain appel de dates pour la braderie, en priant pour que ça tombe un jour où je serai disponible.
Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si). C’est fait, alléluïa ! J’ai renoué cet été dans la piscine de mes beaux-parents et, n’écoutant que ma balance mon courage, je me suis inscrite à un cours à la rentrée. Je bois la tasse pendant la moitié du cours, mais j’apprends enfin autre chose que la brasse (et même ça, je suis en train de le réapprendre).
Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine. Ca n’a pas changé, on n’a toujours pas avancé, et vu que les impôts nous sont tombés dessus il y a quinze jours, ça attendra encore, m’est avis.
Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents… Comme je le disais en juillet, nous avons pu souffler à Vienne et à Bath, puis pendant les vacances d’été. En revanche, si monsieur a prévu de partir en Ecosse à la fin du mois (j’vous raconterai un peu), il n’y a rien à l’horizon avant les fêtes.
Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen. Je n’y croyais pas vraiment moi-même mais j’ai réussi. Ce fut un travail épuisant mais gratifiant (j’avais même 8 minutes d’avance sur ma deadline, la classe ultime).
Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge. Nous avons eu notre premier campement médiéval depuis… ouh là, longtemps, et avec la Crevette. Si les débuts furent un peu laborieux pour la demoiselle qui avait du mal à me lâcher, on a quand même passé un bon moment, et on est, a priori, les bienvenus dans l’association.
J’ai également pu reprendre la danse, quoique sans monsieur – qui gardait le bébé crevé – pour le premier cours.
Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir. Objectif rempli, avec un bémol : j’ai dû annuler en catastrophe la sortie de juillet, parce que je n’étais pas bien. J’envisage une sortie au théâtre avec une amie, ainsi qu’une ou deux expos (mais avec les horaires de monsieur et les tarifs de baby-sitter, c’est parfois galère).
Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire. Je n’ai pas commencé, mais j’ai intérêt à me remuer le popotin, vu qu’elles sont valables jusqu’en mars. Comme toujours, le souci est le temps (et le fait que cette formule n’est sans doute pas pour moi, car j’oublie toujours l’existence de ces box).
Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit. Après le dentiste, j’ai vu le gynéco qui m’a dépisté plein de trucs sans rien trouver (c’était l’année), et l’ophtalmo qui m’a appris que ma vue n’avait pas bougé. Ce qui signifie que ma myopie est enfin stabilisée vu que cela fait plus de cinq ans que j’ai la même correction. En revanche, si je vois flou quelquefois, c’est parce que mon astigmatisme est trop léger pour être corrigé par des lentilles.
Voilà donc où j’en suis. C’est quand même pas mal, avouez. Je m’aperçois tout de même que ce qui me manque le plus, c’est le temps de faire (tout) ce que je veux, mais ça, c’est malheureusement logique avec un enfant en bas âge et un job à plein temps (et encore, je m’estime très chanceuse).
Rendez-vous le 31 décembre pour le bilan de l’année !
Attention ! Si vous êtes inscrit au swap “Souvenirs de vacances“, et sauf arrangement avec votre binôme, vous avez jusqu’à ce soir pour envoyer votre colis.
D’ailleurs, c’est mon cas.
Vous l’avez déjà envoyé ou reçu ? Dites-nous dans les commentaires ce qu’il en est !
Vous pouvez déjà trouver quelques comptes-rendus ici, ou là.
Ellen Cohen rêve de devenir chanteuse. Sa voix est incroyable, sa personnalité aussi excentrique qu’attachante, son besoin d’amour inextinguible. À l’aube des années 1960, elle quitte Baltimore pour échapper à son avenir de vendeuse de pastrami et tenter sa chance à New York.
Sous le pseudonyme de Cass Eliott, elle deviendra chanteuse dans le groupe The Mamas & the Papas, mondialement connu pour leur chanson California Dreamin’.
Je suis fan de Pénélope Bagieu depuis son blog, mais je dois avouer que, ces derniers temps, j’avais un peu laissé tomber l’affaire. Cadavre exquis m’avait laissée sur ma faim, les critiques de La page blanche m’avaient refroidie et je n’ai même pas eu envie de lire Star of the stars.
Toutefois, lorsque j’ai pu découvrir les premières pages de ce nouvel opus dans Le Monde, je suis tombée sous le charme. L’auteur utilise désormais le crayon à papier, qui permet de discerner toutes les nuances du trait. Le style de Pénélope Bagieu se retrouve, même si le dessin a évolué, ce qui est normal.
Mais la grande force de ce livre, c’est sa narration. Visiblement passionnée par son sujet, l’auteur fait parler tour à tour des témoins de la vie d’Ellen, qui donnent leur point de vue sur le personnage, la chanteuse, la femme… Le sujet est saisi sur le vif, avec tendresse, mais sans complaisance, ne cachant ni ses luttes ni ses défauts ni ses déboires.
En somme, c’est un excellent cru que nous sert Pénélope Bagieu, et je ne peux que vous encourager à le découvrir. De plus, cela m’a donné envie d’aller voir du côté de la discographie de The mamas & the papas, dont je ne connais, bien entendu, que California Dreamin’.
California Dreamin’, Pénélope Bagieu, Gallimard, 24€
J’aurais aimé garder cet article pour la fin de ma série sur le tourisme au pays du soleil levant, mais plusieurs ami(e)s ayant prévu de partir dans les semaines qui viennent, je pense que ce sera tout aussi pertinent.
Non monsieur, n’insistez pas, puisque je vous dis qu’on est fermés !
On le dit et on le répète, le Japon est le pays du shopping et – partant – du cadeau. Si trouver des choses à rapporter ne sera pas un problème, je vous propose tout de même une petite liste d’objets ou produits sympathiques et qui font toujours un peu d’effet.
Des omamori. Ces porte-bonheur, que l’on trouve dans tous les temples et sanctuaires du Japon, vous protègent de tout et n’importe quoi. Les plus fréquents sont pour le mariage, le couple, les trajets en voiture (avec une particularité “trajet à l’école” pour les enfants), la santé et… l’accouchement. Ils se présentent généralement sous la forme d’un sachet en tissu retenu par un petit cordon qui permet de le nouer à son sac/téléphone/rétroviseur…
De la papeterie. Les grands magasins ont tous un rayon consacré à la papeterie, mais il existe aussi des boutiques spécialisées. Attention, ça s’accumule très vite !
Du thé. Il existe quelques excellentes adresses pour acheter du thé – en particulier Ippodô à Kyôto, où le personnel parle anglais. Attention, si vous cherchez du soba-cha (de l’infusion de sarrasin grillé), vous en trouverez plutôt dans les supermarchés.
Galets effervescents au cerisier et au camélia, poudre de bain au saké, aux gâteaux ou aux minéraux issus des sources thermales.
Des produits pour le bain. C’est une sorte d’institution dans ce pays, et j’en achète dès que j’en vois, privilégiant bien entendu les fragrances locales (thé vert, glycine, cyprès…) ou délirantes (vin rouge, chocolat à paillettes, saké…) aux parfums “exotiques” que nous connaissons bien (rose, lavande ou orange). On en trouve dans les boutiques type Loft, mais aussi… dans les boutiques de certains sanctuaires, en particulier le sanctuaire Meiji, à Tôkyô.
Des timbres. La poste japonaise édite de très belles séries, que ce soit avec des paysages célèbres, des fêtes traditionnelles ou… des personnages de manga.
Des baguettes et/ou des boîtes à bentô. On en trouve dans les grands magasins ou dans les boutiques spécialisées. Il existe une super boutique de baguettes sur l’île de Miyajima, face à Hiroshima.
KitKat à la mandarine de Shikoku (édition régionale) et Pocky “tropical”
Des Pocky (le nom originel des Mikado) et des KitKat à tous les parfums possibles et imaginables : tropical, ananas, wasabi, chocolat noir, mousse au thé vert… plus les parfums saisonniers (potiron, cerisier…).
Du washi. Le papier traditionnel japonais ravira les fans de scrap et de travaux manuels, ou les amateurs de jolies choses. En revanche, c’est assez chiant à rapporter sans l’écraser dans la valise.
De l’alcool. Attendez le duty free si vous avez la chance de faire le retour en vol direct (aux dernières nouvelles, l’aéroport de Narita n’était pas équipé en sacs hermétiques), et faites-vous plaisir : saké (je vous jure que c’est bon !), shôchû (vodka locale, qui tire à seulement 25°), umeshû (alcool de prune – j’ai horreur de ça, mais beaucoup de gens apprécient) ou… whisky, il y en a pour tous les goûts (et toutes les bourses).
Il ne faut pas oublier que le Japon est aussi le pays du omiyage, c’est-à-dire le petit quelque chose qu’on rapporte de voyage en guise de souvenir pour les gens de son entourage. Cela va du très cher et très extravagant au tout simple (pour les collègues de bureau, par exemple). En général, ce sont des gâteaux ou une spécialité locale, mais on trouve d’autres choses, comme des mouchoirs, des miroirs de poche et autres futilités. N’hésitez pas à jeter un œil dans les boutiques à touristes, ne serait-ce que pour le divertissement !
Et si vous êtes déjà partis, que conseilleriez-vous de rapporter ?