Shermane vient de répondre à ce petit questionnaire et de me taguer, et je me suis dit que ça pourrait être intéressant. D’autant que… je suis en train de siroter ma théière du matin.
1. Comment a commencé ton amour pour le thé ?
Comme je le disais en parlant de l’earl grey chocolat de Lupicia, le thé est pour moi un souvenir d’enfance dans lequel je trempais, non pas une madeleine, mais un mikado (il faut vivre avec son temps). On a toujours bu du thé chez mon père, surtout noir, et c’était la tradition du week-end : théière pour le brunch, théière en fin de journée pour le goûter. Quand j’ai commencé à m’intéresser au Japon, je me suis tournée vers le thé vert, et ai commencé à “fréquenter” certaines boutiques comme le Palais des thés qui n’était pas très loin de chez moi.
Et dès que je me suis installée seule (il y a dix ans), j’ai commencé ma collection.
2. Bien chaud ou glacé ?
Je le bois chaud toute l’année, mais j’adore préparer du thé glacé lorsque la saison s’y prête. Là encore, c’est un héritage de mon père, qui préparait du thé noir qu’il refroidissait au congélateur en cas de fortes chaleurs. L’autre avantage du thé glacé, c’est qu’il me détourne au moins temporairement des sodas.
3. Tu es plutôt thé noir, vert, blanc, oolong, pu-erh ?
La question qui tue. Je dirais que je reste une fervente adepte du thé noir, notamment de l’earl grey, pour lequel je me (re)découvre une passion ces derniers mois.
4. Parle-moi de tes 3 thés préférés ! Et de celui que tu détestes !
Seulement trois ? Mais c’est impossible ! D’autant que mes goûts évoluent en permanence.
Alors, en ce moment, on va dire… le “hanami” de Betjeman & Barton, un thé noir au goût fleuri très prononcé, le “thé mon amour” de George Cannon, un oolong aux fleurs et aux fruits, et le genmaicha du Palais des thés.
Pour ce qui est de détester… le thé vert à la rose de Kusmi, très certainement : il sent la rose séchée (alors que selon moi il faudrait que ça sente l’huile de rose ou la rose fraîche) et n’a aucun goût.
5. S’il y a un moment thé dont tu ne peux pas te passer, ce serait lequel ?
J’en consomme tout au long de la journée, mais c’est ma théière du matin qui m’est indispensable ! C’est le moment qui me permet de faire la soudure entre le lever et le travail, d’autant que je bosse à la maison, et encore plus depuis la naissance de la Crevette. Sans ce “moment thé”-là, il me serait bien plus difficile de me plonger dans le travail.
6. Thé en vrac ou en sachets ?
J’ai quelques thés en sachets, des échantillons glanés ça et là qui me sont tout de même bien utiles quand j’ai la flemme de me faire une théière entière, souvent l’après-midi. Il m’arrive aussi de confectionner moi-même des sachets, par exemple lorsque monsieur a envie d’un parfum et moi d’un autre. Mais pour l’essentiel, je suis thé en vrac (et boîtes à thé).
7. Sucre, miel, citron, lait ? Tu pimpes ton thé ou jamais ?
Il fut un temps où je mettais du sucre dans mon earl grey, mais c’était il y a longtemps et je ne le ferai plus, promis. Aujourd’hui, je n’ajoute du miel que dans une tisane, en cas de maladie. A la rigueur, je veux bien boire du thé noir au lait sucré froid qu’on trouve dans les distributeurs au Japon. Mais en général, je serai morte d’hyperglycémie avant.
8. Quel est ton dernier craquage ?
Après des courses presque indécentes chez Betjeman & Barton avec Shermane, j’ai remis ça deux semaines plus tard chez George Cannon. Je suis faible.
9. Tu nous montres ton accessoire de thé préféré ?
Ces tasses japonaises m’ont été offertes par ma sœur pour un anniversaire. Elles sont superbes, en céramique dorée à la feuille à l’intérieur, et gardent parfaitement la chaleur du thé. Je ne m’en sers pas beaucoup, mais je les adore.
10. Tu bois un thé en ce moment ? Lequel ?
Là, tout de suite, un “goût russe Douchka” de Dammann Frères, parce que la nuit (et le réveil !) a été compliqué et que j’ai besoin d’un coup de fouet.
11. Tu as une petite anecdote à nous raconter en rapport avec le thé ?
Plein ! Parmi elles, je me souviens de la première fois où j’ai assisté à une démonstration de cérémonie du thé japonaise. J’avais traîné ma mère et ma sœur à une présentation de culture japonaise à Versailles (c’était il y a plus de quinze ans…). On nous avait offert une pâtisserie, que j’avais trouvée atrocement écœurante tant elle était sucrée, puis le fameux breuvage qui m’avait paru très étrange… Aujourd’hui, j’adore l’un comme l’autre !
12. Une boutique à nous conseiller ?
Si vous ne vous y connaissez pas ou peu en thé, mais que vous voulez découvrir le sujet, je recommanderai les boutiques du Palais des thés ; j’ai toujours trouvé le service aimable et souriant, sans vous prendre de haut, et capable de vous orienter vers ce qui pourrait vous plaire. En outre, ils ont une jolie collection d’accessoires.
En matière de thé japonais, deux adresse. A Paris, Jûgetsudô, où nous avions fait l’initiation à la cérémonie du thé avec Shermane en juillet dernier. Au Japon, à Kyôto, Ippodô, d’où j’ai rapporté de très belles choses (et où on parle un peu anglais, c’est important de le préciser).
Voilà un exercice amusant, et qui m’a donné envie de faire (enfin) l’état des lieux de mes placards. En attendant, je propose à Another shade of purple, Ioionette et Sarrousse de reprendre le flambeau (ou pas), ainsi qu’à ceux qui pourraient être intéressés.