Un petit deuxième ?

On m’avait prévenue. On m’avait dit “Tu vas voir, dès que tu auras fait le premier, très vite, tu en voudras un autre”. J’avais hoché la tête avec un sourire entendu en me disant qu’on aviserait quand on y serait et que, déjà, on allait voir ce que ça donnait pour celui-ci.
Bien évidemment, les gens avaient raison – c’est agaçant. Sitôt passée la douleur, en contemplant le premier sans me lasser, j’ai senti l’envie d’un second poindre le bout de son nez.

Addition du week-end : la branche
Addition du week-end : la branche

Si j’en parle aujourd’hui c’est parce que, la semaine dernière, l’Anglais s’est fait faire son quatrième tatouage, et qu’il a donc pris une certaine avance sur moi. J’ai très envie de m’en faire faire un (plusieurs !) autre(s), mais j’hésite beaucoup.
Non, pas à cause de l’aspect définitif de la chose – celui que j’ai a été mûrement réfléchi, et il en sera de même pour les autres. Pas à cause de la douleur – je me suis fait tatouer sur les côtes et je l’ai un peu senti passer mais, honnêtement, c’était pas insurmontable.

En revanche… Peut-être parce que j’ai un rapport particulier à mon corps, j’estime qu’il y a peu de surfaces “tatouables” chez moi. Etant une femme, mon corps va évoluer, sans doute pas en bien : outre les grossesses (oui, les, j’ai aussi prévu de refaire un ou deux nains), la vieillesse va faire s’affaisser deux-trois trucs (même que la chute a déjà commencé…). Du coup, je ne veux me faire encrer que sur le dos, les côtes et les avant-bras (éventuellement les pieds). Ouais, pas chiante, déjà.
Or le souci principal… c’est la reconstitution historique ! Qu’on aperçoive mes tatouages dans la vie de tous les jours ne me dérange pas, mais qu’on les distingue quand je suis en robe à crinoline ou lorsque je retrousse mes manches pour préparer à manger sur un campement, tout de suite, c’est moins raccord. C’est peut-être un faux prétexte, on m’arguera que je peux toujours les couvrir de maquillage professionnel, et je devrais tenter le coup, mais en même temps, je redoute toujours que ça se voie en transparence.

Du coup, j’attends encore. Peut-être que dans quelques années j’aurai abandonné ce loisir, ou alors l’envie aura été plus forte et je déciderai de passer outre. Pendant ce temps, je rêve à mes autres idées.
Et vous ?

La Ferme des Neshov

anne b ragdeAprès la découverte du terrible secret de famille qui lie les protagonistes de La Terre des mensonges, on retrouve dans La Ferme des Neshov les trois frères : Tor, Margido et Erlend. Tous sont confrontés à un moment de leur vie où ils doivent faire un choix important. Les Neshov parviendront-ils à surmonter leurs différences pour recréer des liens familiaux mis à rude épreuve depuis si longtemps ?


Ce roman est le second tome de la trilogie des Neshov. Il reprend l’histoire juste à l’endroit où celle-ci s’était arrêtée, après la révélation du secret familial. Chaque chapitre s’applique à suivre un des membres de cette famille : Tor, Margido, Erlend ou Torunn. On les retrouve dans leur vie quotidienne, on suit leurs réflexions sur les conséquences du premier tome. L’auteur reprend les thèmes qu’elle développait déjà dans La terre des mensonges : les secrets de famille, la transmission, le lien organique à la terre qui transcende le reste…
L’écriture est incisive. Pas de grandes descriptions ni de morceaux de bravoure, rien qu’une analyse très fine de la psyché des personnages. L’auteur est sans concession, ni complaisance, mais fait toutefois preuve de beaucoup d’humanité : le destin des héros la touche, nous touche. Elle ne s’érige pas en juge mais nous donne simplement à voir ce qui se passe. En outre, elle parvient à mettre en scène un couple homo à l’histoire émouvante bien que sans cliché et qui, paradoxalement, est la seule relation “saine” de tout le roman.

Un livre (une trilogie, même !) à lire d’urgence.

Reading Challenge 2015 : A book that was originally written in a different language (norvégien)

10 Things I liked this week #19

Cette semaine… ça n’a pas été simple, dirons-nous. J’ai compilé au fur et à mesure les choses qui me faisaient plaisir et, au fur et à mesure, celles-ci se sont plus ou moins dégonflées !
Donc ce n’était pas une mauvaise semaine, loin de là, mais avec des plaisirs en demi-teinte !

photo (17)

  • Ségolène, de Nanzouk Corsets, m’a envoyé une jolie carte de vœux ornée d’une de ses créations. On est déjà en février, mais je m’en fiche.
  • J’ai donc reçu ma première Gambettes box depuis bientôt deux ans. Malheureusement, si le contenu m’a plu, j’ai été déçue par la taille (et je n’ai toujours pas essayé le bleu marine, apparemment plus petit que l’autre)
  • J’avais commandé une robe vintage 1920 sur Etsy en vue de la soirée Prohibition de la semaine prochaine. Elle est superbe, tellement bien emballée que, malgré les dix jours de voyage, elle n’est même pas froissée. Malheureusement, le tissu a cédé au niveau d’une épaule alors que je la retirais après essayage. Groumf.
  • J’ai également reçu une commande Amazon que je n’attendais que la semaine prochaine. Dedans, il y a ma prochaine traduction, dont je n’ai que les fichiers pdf (je déteste travailler sur documents électroniques). J’ai un peu beaucoup la trouille, quand même.
  • Vendredi, l’Anglais s’est retourné se faire encrer (comment ça “encore” ?), et je suis très fan du résultat.
  • Samedi soir, concert des Dropkick Murphys. Certes ce n’était pas aussi bien qu’il y a deux ans, mais on a passé une soirée en amoureux pendant que ma mère gardait la Crevette. Priceless.
  • Dimanche, pendant que nos maris jouaient à D&D chez elle, Ioionette est passée prendre le thé à la maison. Comme nous avons toutes les deux des emplois du temps hyper remplis, c’était un peu un miracle.
  • En plus, comme elle rentrait d’Angleterre dont elle a rapporté du cheddar (du vrai !), elle s’est arrangée pour m’en donner un bout. J’aime les gens qui savent parler à mon estomac.
  • Par un miracle que je ne m’explique pas trop, je suis parvenue, et ce malgré les journées très chargées, à me ménager du temps pour lire et à achever trois romans, dont un que j’ai adoré (vous en saurez plus demain) et un que je voulais absolument finir pour certaines raisons mais que j’ai traîné comme un boulet (au moins, c’est ter-mi-né).
  • A force de bosser le week-end et le soir pour être certaine de finir dans les temps, j’ai quasiment fini ma trad du moment. Je vais pouvoir attaquer la suivante un tout petit peu plus tôt que prévu, ça me rassure.

Dropkick Murphys – Celtic punk invasion tour

Cette année encore, nous avons célébré la Saint-Valentin de façon peu conventionnelle, puisque nous allions au Zénith écouter les Dropkick Murphys (comme il y a deux ans, tiens). Cette fois-ci, la tournée n’était pas soutenue par un album mais réunissait, autour du thème “celtic punk invasion” les groupes Blood or Whiskey et The Mahones autour des têtes d’affiche.

dropkicks2

Le concert était annoncé pour 19h30 et a débuté avec un petit quart d’heure de retard avec… Bryan McPherson. Apparemment, c’est un ami des Dropkicks qui avait l’occasion de monter sur scène ce soir, et ce n’était pas forcément prévu. Quoi qu’il en soit, c’est bien : tout seul avec sa guitare mais doté d’une voix puissante, il envoie du très bon rock, aux accents très américains. Le set a été de courte durée, mais franchement appréciable.
Vient ensuite Lion’s Law. Contrairement à ce que pourraient laisser penser leur nom et leurs chansons, interprétées en anglais, ils sont français. C’est du bon punk “à l’ancienne” ai-je envie de dire et, de façon surprenante, j’ai beaucoup accroché. Les musiciens sont excellents et se donnent à fond, et le chanteur a plutôt un bon accent.

Puis c’est le début de la tournée à proprement parler. D’abord Blood or Whiskey, pas mal du tout, mais j’ai énormément de mal à comprendre ce que dit le chanteur, que ce soit pendant qu’il chante ou lorsqu’il parle. Y aurait-il un problème de son (ou aurais-je déjà des acouphènes) ? En revanche, leur set est relativement court (une demi-douzaine de chansons, je dirais). Mention spéciale à un “Je suis Charlie” pas super bien prononcé mais audible.
C’est ensuite au tour de The Mahones, très attendu, y compris par moi, car j’avais entendu une de leurs chansons récemment, et qu’elle m’avait beaucoup plu. Le groupe inclut par ailleurs la seule fille parmi tous les artistes, et celle-ci, à l’accordéon, fait preuve d’une énergie incroyable. Las ! Encore une fois, j’ai trouvé le son bizarrement réglé, on entendait assez peu les voix, quasiment pas l’accordéon… décevant ! Et je n’ai pas autant accroché que je m’y attendais.

Photo trouvée sur la page FB des Dropkick Murphys
Photo trouvée sur la page FB des Dropkick Murphys

Il est 22h30 et je bâille à me décrocher la mâchoire (oui, il y avait pédiatre ce matin, et rappels de vaccins) lorsque les stars de la soirée arrivent enfin. L’atmosphère change immédiatement, la foule hurle et trépigne, et moi avec eux. Au programme, un gros best of, qu’il s’agisse de titres originaux ou de reprises devenues légendaires : Rose tattoo, Johnny I hardly knew ya, Going out in style, Kiss me I’m shitfaced… Pour être honnête, je connais seulement entre un tiers et la moitié de la setlist par cœur, mais ça restait très bien et très pro. En revanche, il n’y a quasiment pas de temps mort entre deux chansons pour permettre aux chanteurs de s’exprimer (c’est dommage, moi j’aime bien qu’on me parle), et Al Barr, le chanteur principal, donnait l’impression d’être sur le point de perdre sa voix (celle-ci était bien plus rauque qu’en temps normal).
Au final, le groupe a assuré et mis l’ambiance, mais on sentait un peu la volonté de faire tenir le maximum de titres dans 1h30 de set, ce qui est un peu dommage.
Et franchement, quatre premières parties, c’est sans doute deux de trop…

Virage nord

Dans une petite ville du nord, l’équipe de foot au passé glorieux risque la relégation. Lors du match de la dernière chance, un ado est poignardé alors que l’équipe marque le penalty de la victoire et du maintien. Une jeune femme est arrêtée en possession d’un couteau : c’est la fille de l’entraîneur du club. Ce dernier va faire appel à son autre fille, Alexandra, inspectrice de la criminelle à Paris, pour lui demander de l’innocenter. Alexandra accepte et revient dans cette petite ville chargée de souvenirs, de non-dits et de misère.

virage nord

Les excellentes critiques de cette série en trois épisodes nous ont poussés, l’Anglais et moi, à nous caler devant Arte hier soir, et avec raison. Dès la séquence d’ouverture – des photos d’un match avec les commentaires sportifs et les cris du public en fond sonore – on découvre une image léchée, un soin apporté à la véracité et à l’ambiance. Et très vite, première bonne surprise : les acteurs jouent vraiment au lieu de “surjouer” comme c’est malheureusement l’habitude dans les séries françaises. Le générique, dans des nuances gris-vert, accompagné d’une musique pénétrante, rappelle celui de Broadchurch (énorme coup de cœur) auquel on a pas mal comparé cette série.

virage-nord_88838254_1Franchement, c’est bien. Les personnages sont tout en nuances, les acteurs aussi. Le propos est intelligent, le scénario souligne l’importance de l’équipe de foot dans cette petite ville que l’on devine sinistrée par la crise, les interactions entre les personnages sont intéressantes et pas forcément évidentes. Bon, j’avoue l’Anglais et moi avons levé un lièvre ou deux, mais peut-être aussi est-ce à force de regarder ce genre de programme ? Le seul reproche que l’on pourrait faire à la série, c’est de ne pas avoir exploité jusqu’au bout certaines pistes, mais trois épisodes d’une heure, c’est vraiment court. En outre, comme il était précisé “saison 1”, les auteurs se sont peut-être gardé des éléments pour une éventuelle suite.
Au final, c’est un coup de coeur, peut-être pas à la hauteur de Broadchurch, mais qui se regarde bien, qui exige même une certaine attention aux détails, aux personnages, aux décors. J’ai passé un très bon moment, et j’aimerais sincèrement voir plus de séries françaises de cette qualité !

Virage nord est disponible en replay sur le site d’Arte jusqu’à jeudi prochain.

Amour filial

Ce matin, au réveil, j’ai appris que mon père, ma belle-mère (pas celle-là, l’autre) et ma demi-soeur seraient en France une dizaine de jours courant juin. Outre que ça tombe, comme par hasard, en plein pendant les médiévales de Provins (et là je sens que pour aller camper ça va le faire moyen), je ne sais pas trop sur quel pied danser.

Je suis assez proche de mon père : nous partageons essentiellement les mêmes goûts et les mêmes idées. Notre relation, qui a eu beaucoup de hauts et de bas, a toutefois été plus simple qu’avec ma mère, sans doute parce qu’elle était plus distanciée et moins purement émotionnelle.
Pourtant quand, il y a bientôt cinq ans, mon père a choisi de s’expatrier avec sa femme, cela a été en quelque sorte une rupture. Alors que je lui parlais toutes les semaines, les contacts se sont espacés. Sans doute de mon fait, car je lui en voulais de quitter encore une fois le pays en laissant ses enfants derrière lui (plus trop moi, mais j’estime que pour les suivants, en particulier mon demi-frère, il n’aurait pas dû), et parce que je redoutais d’apprendre au détour de la conversation que ma belle-mère était enceinte (oui, je fais très bien l’autruche).

Source
Source

Aujourd’hui, c’est un peu un étranger. Je garde une distance polie, car je n’ai pas spécialement envie de l’impliquer dans ma vie : à quoi bon ? De toute façon il disparaîtra. Je ne lui parle que de l’essentiel – il ne sait toujours pas que j’écris, par exemple, et je n’ai pas l’intention de le lui dire – sans plus jamais entrer dans les détails.
C’est un peu triste non ? Je sais très bien qu’à l’origine il y a une profonde colère en moi, que j’ai beaucoup de mal à expulser et à laquelle je ne veux, semble-t-il, pas renoncer. Et me taire, c’est paradoxalement ma façon à moi d’exprimer cette colère.

Du coup, je ne sais vraiment pas comment réagir à cette visite familiale. Je sais que je ferai de mon mieux, que je serai souriante et aimable mais, au fond de moi, je traînerai des pieds.
Et je m’interroge : qu’adviendra-t-il si, plus tard, je me retrouve dans le rôle de mon père vis-à-vis de la Crevette ? Serai-je capable d’accepter qu’elle s’éloigne à ce point ? Et quand bien même, n’en demeurera-t-il pas une blessure quelque part ? Je n’ai malheureusement pas la réponse.

Enfin. La bonne nouvelle, c’est qu’il me reste quatre mois pour apprendre à respirer (discrètement) par le ventre.

Gambettes box – février 2015

J’ai fait partie des premières abonnées de la Gambettes Box, avec le titre très recherché (et très inutile) d’ambassadrice. Et puis au bout d’une demi-douzaine de colis environ, j’ai annulé mon abonnement : j’avais des collants à ne plus savoir qu’en faire, ça représentait une dépense un peu conséquente et je ne portais pas tant de robes que ça.

Et puis je suis tombée enceinte, et là c’était collants de grossesse obligatoires. Mais depuis mon accouchement (une césarienne), j’ai du mal à porter un jean plus de deux jours d’affilée à cause du frottement sur la cicatrice, et je me suis remise à porter des robes (également parce que je n’ai plus de t-shirt à assortir à mes jeans/jupes). A force de voir des copines (Isa, au hasard) en parler et chroniquer le contenu de leurs boîtes tous les mois, j’ai eu envie de renouveler l’expérience, et j’ai reçu la première box hier.

photo (17)

Bon, niveau contenu, vu que je l’avais déjà vu passer sur le net, je n’ai pas été très surprise. Le collant noir à petits pois bleu, blanc, rouge est plutôt sympa, même si je ne me serais jamais acheté un truc pareil. Je l’ai mis ce matin avec une robe noire, il était super confortable, brillant, avec cette petite touche qui twistait ma tenue. J’en parle au passé car, depuis 19h environ, il est troué. J’ai porté des chaussons toute la journée, sauf pendant une heure (grand max !) où j’ai déposé et récupéré la Crevette chez la nounou. C’est un peu agaçant.

Reste le collant bleu marine texturé qui me plaît beaucoup, et d’autant plus qu’il m’en fallait un pour aller avec ma robe orange. Je le mettrai à l’épreuve dans les jours qui viennent mais je redoute le résultat.

En fait, mon souci, c’est que depuis toujours je suis coincée entre deux tailles et que j’ai voulu me la péter en choisissant le M plutôt que le L. Vanité, tu as femme pour nom…
J’ai modifié mon abonnement en conséquence. Mais si le même genre de pépin m’arrive le mois prochain, adieu Berthe.

Saison 2015/16 à l’Opéra de Paris

Comme tous les ans, j’attendais avec impatience l’annonce de la nouvelle programmation à l’Opéra de Paris. Cette fois-ci, elle est tombée extrêmement tôt : le 4 février, soit avec plus d’un mois d’avance comparé à l’an dernier !
Je n’ai pas trop eu le temps de suivre la conférence de presse, tellement j’étais absorbée par le travail mais, ce week-end, j’ai reçu le programme et m’y suis un peu plongée. Comme on pouvait s’y attendre, l’arrivée de Benjamin Millepied dépoussière sacrément la danse, et il me semble évident que Philippe Jordan (mon chouchou absolu depuis que je l’ai entendu diriger Beethoven) a décidé de lui emboîter le pas. Les nouvelles productions proposées sont audacieuses et contemporaines, et ce que j’ai pu apercevoir m’a mise en appétit.
Du coup, je vous propose une petite sélection de ce que je voudrais voir (bien entendu, il me sera impossible de tout faire, pour de vulgaires questions budgétaires – j’aime être assise un peu confortablement et bénéficier du surtitrage, je m’embourgeoise…), sans la moindre prétention à l’exhaustivité ou à l’analyse.

saison 15-16

Opéra

  • Platée : musique baroque, opéra Garnier, Jean-Philippe Rameau et Marc Minkowski. Quarté gagnant. Plus sérieusement, j’adore la musique baroque et, même si j’adore aller en écouter à Versailles, c’est plus facile d’aller à Garnier. Et les places sont moins chères.
  • Moses und Aron, Schönberg : je n’y connais rien, mais Philippe Jordan himself a dit : “N’ayez pas peur de Schönberg”. Je pense que c’est un signe.
  • La damnation de Faust, Berlioz : “Je ne veux que Berlioz et moi !” Plus sérieusement, c’est un classique que je connais très mal et que j’ai très envie de découvrir.
  • Werther, Massenet : parce qu’un peu d’opéra en français, ça ne peut pas faire de mal.
  • Die Meistersinger von Nürnberg. J’accuse C.euh de m’avoir convertie à Wagner. En plus c’est Jordan qui dirige, et le voir tout faire de tête, ça promet d’être grandiose.
    Bon, ça dure 5h45 mais quand on aime, on ne compte pas.
  • Rigoletto, Verdi. Un peu de classique dans cet univers ultra-contemporain.
  • Lear, Reiman. Comme pour Schönberg, j’y connais rien, mais j’aime l’idée d’un opéra adapté d’une pièce de Shakespeare.

Et non, je ne retournerai pas voir Aïda dans la mise en scène d’Olivier Py. Bordel.

saison 15-16 2

Ballets
Avant toute chose, je tiens à préciser que je suis assez hermétique à la danse contemporaine. Je peux trouver ça très beau, mais le sens me passe parfois complètement au-dessus. Mais il faut vivre dangereusement, alors jetons-nous à l’eau.

  • Batsheva Dance Company. Depuis le temps que j’entends chanter les louanges de la danse contemporaine israélienne (je connais même le nom de la troupe, c’est dire), il faudrait que je jette un œil pour voir.
  • English National Ballet. Parce que j’ai très envie de retourner à Londres, et que je sens que c’est pas encore pour tout de suite, alors ça me permettra de faire comme si.
  • Giselle. Après La Sylphide, que j’avais adoré, et Paquita en mai prochain, qui devrait beaucoup me plaire, j’ai très envie de continuer ma découverte des grands ballets romantiques.
  • Dans l’absolu, j’assisterais volontiers au gala d’ouverture de la saison, mais quelque chose me souffle que ce sera hors de prix (l’événement dispose de son propre site internet, c’est mauvais signe).

Récitals
Les concerts proposés cette année ne me tentent qu’à moitié (mais je suis sûre que je ne dirais pas non si on m’offrait des places), en revanche les récitals, dont les deux que j’ai sélectionnés, vont mettre en avant du beau linge.

  • Diana Damrau / Helmut Deutsch. J’ai déjà eu l’occasion d’écouter la dame en récital à Garnier (accompagnée à la harpe par Xavier de Maistre) et j’avais été soufflée. Alors je suis plus que partante pour revivre ça !
  • Renée Fleming / Philippe Jordan. Je ne m’épancherai pas encore sur Jordan (je sens monter en moi la ferveur de la groupie…), mais j’ai découvert Renée Fleming dans Capriccio il y a… une bonne dizaine d’années, je crois. Pour vous donner une idée, c’est elle qui a interprété l’hymne américain en ouverture du Superbowl en 2014 (on a les références culturelles que l’on peut).

Voilà ! Ca en fait des choses et des sous à dépenser. Je vais peut-être ouvrir une cagnotte, des fois que. Ou épouser un banquier.
Oh wait…

10 Things I liked this week #18

Encore une semaine chargée ! Entre le boulot (encore), la nounou absente et l’escapade du week-end, on a à peine eu le temps de souffler. Mais sans plus attendre, voici les meilleures choses de la semaine.

photo (16)

  • Lundi matin, surprise au réveil : une tempête de neige ! Heureusement (car il aurait fallu manier la poussette dans ces conditions…) ça n’a pas tenu, mais c’était très joli à voir.
  • Mardi, n’écoutant que mon courage, je suis enfin allée à la poste pour envoyer mon colis de Noël au Canada. Oui, celui dont je vous parlais il y a deux semaines.
  • En faisant du rangement, j’ai redécouvert un sachet d’earl grey Prince William des thés d’Alex, acheté avec Isa à Rennes et que je croyais avoir perdu. Vu que j’arrive au bout de mes réserves, c’était une bonne nouvelle.
  • Mercredi, un de mes employeurs m’a envoyé un mail sur le thème “j’aimerais bien vous confier autre chose, si toutefois notre coopération vous convient”. J’ai été très polie mais intérieurement, j’ai hurlé “Tu penses !!”.
  • L’Opéra de Paris a annoncé sa nouvelle saison. Je n’ai pas encore eu le temps d’étudier tout ça en détail, mais je ne perds pas espoir d’y parvenir la semaine prochaine et de vous en parler plus longuement.
  • En milieu de semaine, Lou² m’a encore envoyé un colis surprise : cette fois-ci, un bouquin sur les joies d’être parents parce que “l’interview sur NPR était hilarante”.
  • Vendredi, au second jour d’arrêt maladie de la nounou, l’Anglais a posé une RTT pour s’occuper de la Crevette pendant que j’essayais de rattraper mon retard.
  • Jeudi, je me suis acheté une nouvelle boîte d’infusion “Super berries” d’English Tea Shop (c’est Shermane qui m’avait offert la première) et la vendeuse m’a donné un échantillon du “Green tea pomegranate”.
  • Vendredi et samedi soir, pour célébrer le week-end, j’ai bu (beaucoup) de (très) bon champagne.
  • La journée ensoleillée de samedi m’a permis de faire de très jolies photos malgré mon pauvre iPhone. Les paysages des bords de Loire sont vraiment sublimes.

Et vous ?

Liebster Award

liebster-awardIl y a dix jours, j’ai été taguée par Revan, ce que j’avais complètement oublié ! Du coup, je profite de ce soir pour répondre.

11 blogs que je conseille (sans ordre de préférence)
1. Au fil d’Isa : de la mode, des billets d’humeur, des coups de coeur… Isa et moi sommes amies et collègues. Forcément, ça rapproche.
2. Le rose et le noir : Armalite tient ce blog depuis une bonne dizaine d’années (et encore, je crois qu’elle a changé de plateforme). Il est beaucoup question de livres, de coups de coeur et de coups de gueule. L’écriture est belle et on n’est jamais indifférent.
3. In food we still trust : Shermane, une de mes rencontres virtuelles avant d’être réelle, mais une véritable amitié. Au programme : culture asiatique (chinoise, japonaise, coréenne), alimentation et chats.
4. Blog non identifié : J’ai découvert Titite par l’intermédiaire du blog précédent. Avec des photos, du DIY et des bestioles.
5. Béné no Fukuoka : Bénédicte est partie s’installer au Japon sur un coup de coeur pour le pays. Après un an de cours de langue, elle est désormais graphiste à Fukuoka. J’apprécie ses articles qui me font découvrir un coin de Japon que je connais pas, selon un angle qui n’est pas forcément le mien (beaucoup de kawaii-itude, notamment).
6. La taie d’oreiller : Angel raconte sa vie de mère célibataire et de professeur des écoles en maternelle. C’est (très) drôle et touchant.
7. Emmanuelle Nuncq : Manue et moi, c’est un coup de foudre amical qui n’a toujours pas été confirmé – j’entends par là qu’on ne s’est jamais rencontrées en vrai. Elle parle de costumes (beaucoup) et d’écriture (moins).
8. Ioionette : une copine en vrai, rencontrée au château de Versailles il y a… oh merde, bientôt dix ans. Du médiéval, de la photo, des lectures, de la musique… une vie, quoi.
9. Les crayons de Florine : en BD, Florine nous raconte sa vie, la vie des autres, mais publie également des dessins d’actualité et des jeux de mots pourris (le lundi). Accessoirement, elle a croqué ma Crevette alors je l’aime d’amour.
10. Popup Monsters : Miss Sunalee nous fait partager ses lectures, son amour pour les cocktails et ses voyages.
11. Boules de fourrure : un blog malheureusement moins mis à jour mais toujours passionnant. On suit les aventures du Dr. Fourrure, vétérinaire rural dans les Pyrénées. J’adore son regard bienveillant sur les bêtes comme sur les hommes et ses mises au point techniques.

1788_portrait_of_the_Princess_of_Lamballe_by_Anton_Hickel_at_the_Liechtenstein_Museum_Vienna-580x399

11 questions
1. Combien de langues étrangères parlez-vous ? Est-ce un choix, un hasard, une obligation ?
2. Si vous pouviez vivre dans un autre pays, lequel choisiriez-vous ?
3. Quel est votre talent caché inutile ? (A titre d’exemple, moi, c’est l’opéra-sprint : je suis devenue la reine pour arriver en courant 5 secondes avant le lever du rideau)
4. Quelle est votre chanson préférée de tous les temps ?
5. Dans l’absolu, quelle chose souhaiteriez-vous apprendre (nonobstant les contraintes matérielles, professionnelles ou personnelles) ?
6. Quel est l’endroit que vous préférez au monde ?
7. Plutôt du soir ou du matin ?
8. Quel est le défaut que vous trouvez rédhibitoire chez un autre ?
9. Qu’est-ce qui vous fait vous lever le matin ?
10. Quel est le truc le plus fou (en bien ou en mal) que vous ayez fait par amour ?
11. Thé noir ou vert ? Nature ou Parfumé ?

Martine-Fa

11 trucs sur moi
1. J’ai un pied plus grand que l’autre.
2. Je n’aime pas l’association alcool/sucre, ce qui fait que je ne supporte quasiment aucun alcool fort.
3. De la première année de maternelle à la 5ème, je n’ai été scolarisée que deux années dans le même établissement.
4. Je suis incapable de rester devant la télé sans faire autre chose (généralement lire ou glander sur le net).
5. Techniquement, je pourrais réclamer deux ou trois nationalités supplémentaires.
6. Alors que je pouvais me nourrir exclusivement de Galak dans mon enfance, je ne tolère plus que le chocolat (extra)noir.
7. J’ai longtemps refusé d’avoir un smartphone sous prétexte que je n’arriverais pas à vivre sans. Y’a des fois où je déteste avoir raison.
8. Si mes parents n’avaient pas divorcé, j’aurais vécu en Suisse, et je suis certaine que j’aurais fini par devenir une sale pétasse (ça n’a pas forcément de rapport avec le pays, plutôt avec l’éducation que j’aurais reçue, je pense).
9. Je n’ai pas le permis et je déteste faire du vélo, mais j’adore la F1 et le Tour de France.
10. Je ne crois pas au destin ou à la prédestination, mais il m’est quand même arrivé des trucs bizarres (un jour, je vous raconterai).
11. J’ai une passion (contrariée) pour la sieste.

DSCN3220

Les 11 questions de Revan
1. Qu’est ce qui vous donne l’envie d’une destination particulière ?
Une lecture, un compte-rendu, une image, une impulsion… le choix est vaste. Par exemple, nous sommes partis à Seattle suite à des lectures/traductions pour moi et par goût de la musique pour monsieur.

2. Avez-vous un film, livre, poème, ou une photo (traitant de voyage-s) préféré ?
“La chair est triste hélas et j’ai lu tous les livres…” (Mallarmé) (Oui, elle était facile)

3. Votre mot préféré dans l’absolu ? (En n’importe quelle langue bien sûr, mais avec explicage c’est toujours mieux 😀 )
Je crois que c’est “naruhodo”, un mot-valise japonais que veut dire grosso modo “ah oui, je vois”. Prononcé d’un ton dubitatif, je trouve que ça évoque beaucoup Thierry Lhermitte et son “C’est celâ, oui…” dans Le père Noël est une ordure. Je m’en sers beaucoup (trop).

4. Dans quelle étagère vous situez-vous ?
En haut à droite, avec les guides de voyage et l’intégrale de Zola.

5. La bande-son de votre journée ?
Généralement, les gens qui s’engueulent/se klaxonnent dans ma rue parce que tout le monde est garé n’importe comment et qu’il y a des travaux en permanence.

6. Ressources financières mises à part, quel peut être le plus gros obstacle à un départ en voyage ?
En ce moment, une Crevette de pas tout à fait un an. C’est sans doute une “mauvaise” excuse, mais c’est pas facile d’envisager de la trimbaler au bout du monde ou de partir de notre côté en la laissant à ses grands-parents.
Sinon, je pense que l’obstacle serait surtout le manque de temps.

7. Si vous le pouviez, comment amélioreriez-vous votre moyen de transport fétiche (avion, vélo, chaussures, cerveau, tapis volant, tire-fesse, etc.) ?
Je rêve de voyager en jet privé pour disposer d’un vrai lit et d’une douche dans l’avion. Et pour ne pas faire la queue aux toilettes, ni aux douanes, accessoirement.

8. Y a-t-il une musique, une odeur, une boisson ou autre sollicitation sensorielle qui vous associiez avec le voyage ?
Je crois que c’est la clim trop forte des aéroports ou des avions. Plus généralement, j’ai vraiment l’impression de partir quand je prends l’avion, sinon, ça me fait moins d’effet.

9. Si vous deviez définir l’idée de voyage, qu’écririez/dessineriez-vous ?
T’en as de ces questions !
Pour moi, le voyage, c’est une idée de l’infini. Repousser les limites et fixer l’horizon en se demandant ce qu’il y a derrière. Ouais, c’est gnangnan. J’assume.

10. Qu’est-ce que vous aimez partager ?
Un bon repas : nourriture, vin, mais aussi conversations… L’idéal, c’est quand tout est à l’unisson.

11. Bulbizarre, Carapuce ou Salamèche ? (Ceci est une question très sérieuse et détermine votre vision du monde ainsi que votre rapport à la science)
Je suis plutôt Tortues Ninja.

Ouf, on en voit le bout ! A qui le tour ? A qui veut !