
Je n’ai aucune originalité, je reprends la structure du post d’Armalite (et de Shermane, du coup), pour faire un rapide topo de mon état actuel.

Je n’ai aucune originalité, je reprends la structure du post d’Armalite (et de Shermane, du coup), pour faire un rapide topo de mon état actuel.
Au hasard de mes pérégrinations sur Instagram, j’ai découvert une pâtisserie spécialisée dans la meringue, et surtout dans la pavlova, ce dessert composé de meringue, crème fouettée et fruits frais (J’ai l’impression d’être la voix off dans “Le meilleur pâtissier”, là). Hier, profitant d’un rendez-vous à deux stations de métro de la boutique, je suis allée y faire un tour.
L’endroit n’est pas très grand, mais d’une blancheur immaculée. Les desserts, élaborés uniquement à partir de produits frais et de saison, évoluent constamment, avec un parfum différent par semaine en plus de quatre créations du moment. Ceux-ci se déclinent en plusieurs formats, de l’individuel au “gâteau” pour huit. Il est également possible de composer sa propre recette en passant commande à l’avance.
Malheureusement pour moi, je ne suis pas très fan des fruits d’automne cuisinés, je fais notamment une grosse allergie aux agrumes associés au sucre (si). Du coup, mon choix s’est restreint à deux “modèles”, Gwendoline et Pélagie.

Gwendoline est composée d’une crème fouettée au caramel au beurre salé, de pommes confites, d’éclats de noisette et de framboise. La texture de la meringue est hyper légère, à la fois craquante et fondante. Le caramel apporte un côté onctueux et un peu riche à la crème, mais ça passe très bien, surtout en cette saison. Les pommes sont fondantes sans ressembler à de la bouillie. J’ai beaucoup aimé !

Pélagie propose une crème fouettée au citron vert, associée là encore à des framboises et à du fruit de la passion. Sur le papier, j’avais très peur de la crème au citron vert, dont le parfum était assez prégnant (pas au point de tout couvrir, loin de là, mais assez pour que je le sente bien). En bouche, ça passe bien, c’est très frais, même si je ne suis pas certaine que je pourrais en manger des tonnes (mais c’est un goût personnel). Quelque part c’est dommage car l’association avec les fruits frais est délicieuse et rafraîchissante, et donne un dessert très léger, à consommer après un repas un peu lourd.
Au final, j’ai été ravie de cette découverte, et je vais guetter les prochains parfums. Petit bémol, j’avais vu sur le site que le magasin proposait aussi des “mookies”, petites meringues customisées comme des cookies, mais… ils n’en faisaient pas mardi, car c’était le premier jour d’ouverture de la semaine ! J’ai également découvert, en partant, qu’il existe une seconde boutique, beaucoup plus près de chez moi ! Qu’à cela ne tienne, j’ai une revanche à prendre, et j’y retournerai avec plaisir.
La Meringaie, 21 rue de Lévis 75017 Paris / 41 rue du Cherche-Midi 75006 Paris
Les photos ont été généreusement réalisées par l’Anglais, merci, cœur, bisous.
La semaine a été… fatigante, mais ce n’est pas nouveau. Disons que c’était aussi un challenge, puisque l’Anglais devait assister à tout un tas d’événement professionnels et artistiques, si bien que j’ai pas mal géré l’intendance avec les enfants (en ayant quelques sueurs froides par moments). Heureusement que ce n’est pas le mois de la photographie tous les jours !
Néanmoins, la semaine fut bonne et s’est achevée agréablement.
Je réponds à l’invitation d’Isa pour proposer des recettes qui ont faire leurs preuves auprès de nos enfants. Je précise tout de suite que la Crevette a des goûts un peu particuliers : elle ne mange rien de cru (parce que “ça croque”), ni fruits, ni légumes. En revanche, lorsque c’est cuit, beaucoup de choses passent, y compris des trucs qui pourraient paraître surprenants pour une enfant de 3 ans.
Je mets donc en ligne la recette de soupe (ou plutôt de crème) de chou-fleur récupérée lors d’un enterrement de vie de garçon / jeune fille l’an dernier, et qui a eu du succès tout l’hiver. J’ai recommencé à en faire ces dernières semaines, et même l’Anglais – qui déteste le chou-fleur – a daigné goûter et trouver ça bon. Je pense qu’on tient un truc.
Attention, ce n’est pas parce qu’il y a des légumes dedans que c’est bon pour la ligne 😉

Pour 2-3 personnes
1/2 chou-fleur
500ml de lait
20cl de crème liquide
Une pointe de curry
Echalote ou oignon finement haché
Sel et poivre
Huile d’olive
Découper le chou-fleur en bouquets (je pense qu’on peut utiliser du chou-fleur surgelé mais je n’ai jamais essayé) et le faire bouillir 5 minutes. Bien égoutter.
Dans la même casserole, faire suer l’échalote ou l’oignon dans un peu d’huile chaude.
Remettre le chou-fleur, ajouter le lait et le curry. Faire frémir un quart d’heure.
Ajouter la crème liquide, saler et poivrer. Mixer à l’aide d’une girafe ou d’un blender
Cette soupe se conserve très bien au congélateur, mais il vaut mieux la surgeler le plus vite possible.
Si la semaine avait bien débuté (avec notamment l’impression d’être reposée pour la première fois depuis longtemps…), elle s’est achevée de façon chaotique, entre problèmes de santé et soucis domestiques. Arrivera-t-on à 10 ce soir ? Suspense.
Je suis tombée par hasard sur ce recueil, alors que je cherchais les poèmes de Louise Labé chez le même éditeur. Jamais découragée par l’achat d’un nouveau bouquin, le peu que j’ai lu de l’introduction, relatant les origines et la formation morale de Charles Dobzynski a piqué ma curiosité, et j’ai fini par emporter ce petit volume qui me faisait de l’œil.
Juif polonais, Charles Dobzynski est arrivé en France à l’âge d’un an et vécu la guerre, échappant à la rafle du Vel’ d’Hiv’ et passant très jeune dans la clandestinité. Sa vocation de poète est précoce, il publie ses premiers textes à 19 ans dans des journaux résistants.
Je est un juif, roman, est un recueil qui revient sur sa vie entière en tant que Juif, Français, et poète. Les textes sont courts, incisifs, ciselés même. Charles Dobzynski revendique sa judéité sans jamais mettre de côté son esprit critique, évoquant cette ambivalence qui étreint beaucoup de Juifs dans leur rapport à Israël, par exemple. Il dit aussi, en des poèmes brefs mais poignants, l’horreur de la rafle, l’angoisse de la fuite, la dispersion de sa famille. la vie persécutée par les nazis.
Cette lecture, quoique courte, n’est pas facile et n’intéressera probablement pas tout le monde, mais je ne peux m’empêcher de la recommander pour tous les questionnements auxquels le poète tente d’apporter des réponses.
Je est un Juif, roman, Charles Dobzynski, NRF Gallimard
Ce fut une semaine un peu compliquée : Paprika qui nous en a fait voir des vertes des pas mûres, grosse fatigue générale… difficile de trouver à compiler dix bons moments de la semaine (sans parler du temps nécessaire !).
France et Espagne de la Renaissance. La princesse Elisabeth de Valois et son fiancé, l’infant d’Espagne Don Carlos, sont amoureux l’un de l’autre. Malheureusement, cet amour est voué à ne pas se concrétiser car le père de Don Carlos, le roi Philippe II, décide d’épouser lui-même Elisabeth. Les amants sont séparés par la raison d’Etat, mais aussi par le nouveau statut de “mère” de la nouvelle reine, tandis qu’en sous-main, la révolte des Flamands et les manœuvres de l’Inquisition menacent le trône…
J’ai raté Pelléas et Mélisande, qui devait ouvrir notre saison d’opéra, pour cause d’accouchement. Du coup, c’est par cette version française d’un opéra de Verdi (les deux livrets, français et italien, ont toujours existé) que j’ai entamé les réjouissances. Et pour être honnête, ça valait la peine d’attendre !
Le cast était impressionnant, alignant les grandes voix que nous avions déjà eu l’occasion d’entendre (ou presque). D’abord Jonas Kaufmann dans le rôle-titre, enfin remis de ses maux de gorge qui lui avaient fait annuler la plupart de ses spectacles la saison dernière, et qui livre une interprétation tourmentée et passionnée. Sonya Yoncheva, qui joue Elisabeth de Valois, et que j’adore depuis Iolanta. Là encore, une grande finesse d’interprétation et une diction quasi parfaite, encore, encore !
Ce couple est encadré de deux autres personnages d’importance, la princesse Eboli, chantée par Elina Garanca, à laquelle je reprocherai seulement une prononciation difficile du français (sans le surtitrage, difficile de comprendre ce qu’elle dit), mais qui compense par des notes magnifiques et une présence incroyable. Et enfin, Rodrigue, interprété par Ludovic Tézier avec sensibilité et nuance, et qui fut ovationné par la salle (après, c’est le régional de l’étape et un grand favori du public parisien).
Philippe Jordan dirigeait l’orchestre, comme toujours avec brio. J’ignore si c’est dû à l’emploi de la langue française, au fait que nous étions au fond du premier balcon (donc avec un son plus “mat”) ou simplement à la direction, mais cette oeuvre m’a paru moins “pompière” que d’autres opéras de Verdi (au hasard, Aïda). Bien sûr, il y a de grandes envolées, bien sûr, la phrase musicale principale reste en tête indéfiniment, mais quand même.
La mise en scène, signée Krzysztof Warlikowski, transpose l’action de la Renaissance à une Espagne vraisemblablement franquiste. Le décor est minimaliste, mais avec de belles trouvailles, notamment lors de la scène du couronnement et celle de la chanson des dames de compagnie de la reine (j’ai adoré la transposition dans une salle d’arme avec les suivantes habillées en escrimeuses, soulignant la nature particulièrement affirmée de la princesse Eboli). Le tout était agrémenté de projections de visages (l’infant, le roi, Elisabeth…) ou d’effets de “vieille pellicule”, assez douloureux pour les yeux, surtout quand on n’a pas assez dormi. Après, j’avoue ne pas avoir compris la présence du faux cheval pendant les deux premiers actes, et avoir été un peu rebutée par la projection du visage de l’hérétique, mi-Nabuchodonosor, mi-Raspoutine.
Au final, j’ai adoré cet opéra, et pas seulement parce que c’était un retour à ma vie culturelle. J’ai passé un excellent moment, malgré un surtitrage parfois défaillant et des voisines sans-gêne. En revanche, 4h40 de spectacle alors que le Paprika n’a pas encore un mois et ne fait pas ses nuits, c’était un peu optimiste !
Don Carlos, Opéra national de Paris, jusqu’au 11 novembre 2017.
Cette semaine a été marquée par la reprise de notre vie sociale (enfin, surtout la mienne, vu que l’Anglais a presque tous les jours des interactions avec des adultes qui n’impliquent pas les enfants) (le veinard). L’autre grand enjeu, en ce moment, consiste à lutter contre le manque de sommeil, ce qui n’est pas toujours simple. On fera mieux la semaine prochaine.

Puisque j’en ai parlé un peu, et que je vais beaucoup utiliser ces surnoms pendant encore pas mal d’années (jusqu’à ce que l’un d’entre eux me dise que c’est trop la honte, sans doute), je me dis que je vous dois quelques explications sur l’origine des pseudonymes dont j’ai affublé mes enfants.
Pour la Crevette, c’est très simple. Au début de ma grossesse (genre un mois et quelques), je me suis sentie mal en allant au bureau et j’en parlais avec l’Anglais par sms. A un moment donné, il insiste, flippé (je l’ai surnommé “papa-rano” à l’époque), et je réponds : “La Crevette et moi allons bien”. C’est resté. Notez que je ne savais pas encore qu’il s’agissait d’une fille.
Pour le Paprika, nous avions annoncé la nouvelle très tôt à notre famille proche (nous avons eu des soucis en tout début de grossesse), mais nous avons attendu le délai habituel pour en faire part à nos amis. Or ce délai s’est concrétisé lors de notre week-end à Budapest pour le bal Sissi organisé par notre association de danse (j’ai eu de la chance : à 15 jours près, je n’entrais plus dans ma robe).
J’avais déjà un peu de ventre et, au petit déjeuner, alors que la nouvelle se répandait progressivement, plusieurs personnes de l’association m’ont taquinée en disant que, quand même, ça se voyait. A quoi j’ai répondu que j’avais mangé trop de paprika, qui est le légume national hongrois, que l’on peut entre autres consommer le matin (ce qui était mon cas). J’ajoute au passage que, cette fois-ci, nous savions déjà qu’il s’agissait d’un garçon mais avons gardé cette information pour nous encore un mois.
Qu’est-ce que ça trahit, alors ? Que, quelle surprise, je suis obsédée par la bouffe, aussi (surtout ?) quand je suis enceinte. La blague étant que, dans la vraie vie, je n’appelle pas mes enfants ainsi mais plutôt “ma puce”, “mon lapin”, “mon canard”… Comme quoi.