10 Things I liked this week #106

Ce fut une semaine relativement paisible. Je cravache comme une folle pour terminer mes deux traductions dans les temps (vous avez bien lu), du coup mes sorties se réduisent un peu. En outre, l’Anglais est part deux jours en déplacement professionnel, si bien que mes interactions avec des adultes ont encore diminué (vive les Gtalk avec C.euh). Bref, voici le résumé des bonnes choses de la semaine.

img_5422

  • Lundi, je retrouve Emily Blaine sans son pseudonyme pour un déjeuner au délicieux restaurant Pirouette. En réalité, la rencontre a été organisée pour me permettre de faire restaurer un tableau auquel je tiens beaucoup. Affaire à suivre, mais j’ai passé un excellent moment.
  • J’ai ouvert un compte Instagram à mon nom d’auteur. Bon, j’ai toujours pas compris comment le lier au compte Facebook dudit auteur, mais on progresse.
  • Mercredi, je reçois une commande de livres des éditions Usborne pour la Crevette : deux livres musicaux et un recueil de contes. Je lui offre L’histoire de Coppélia, adapté du ballet et avec des extraits de la musique, mais je garde les deux autres sous le coude pour plus tard. En tout cas, Mademoiselle est ravie et s’amuse beaucoup – du coup, on en profite pour regarder des extraits du ballet sur YouTube.
  • Après la publication de mon billet quelque peu dépressif de lundi, Isa m’envoie un adorable message de réconfort qui me fait le plus grand bien.
  • J’ai recommencé à cuisiner ! Depuis le début de l’épisode “punaises”, je me limitais au strict minimum parce que ça me prenait toute mon énergie. Je n’ai pas miraculeusement rechargé les batteries, mais cuisiner me rend heureuse, alors je m’y suis remise et ça fait du bien.
  • Vendredi, je déjeune avec déjeuner Rafu au burger joint Five Guys. Les burgers sont bons et je digère le mien sans aucun souci, preuve de la qualité des ingrédients, mais la forte affluence (les vacances de la Toussaint ont débuté) et la musique très forte me convainquent que c’est trop “djeuns” pour moi. Je suis une sale bourgeoise qui aime son confort (et passer commande sans se casser la voix).
  • Samedi matin, Mademoiselle et moi avons passé une petite heure à la médiathèque à lire plein d’histoires (je ne veux rien emprunter pour l’instant, pas envie de contaminer quelqu’un).
  • Un malencontreux détour chez Dammann Frère, et me voici lestée d’oolong au caramel au beurre salé (une tuerie) et de smoky lapsang (leur thé “aromatisé” à la fumée puisque la plupart des maisons de thé ont cessé d’importer du vrai lapsang souchong depuis la découverte de forts taux de pesticides).
  • Monsieur n’est pas rentré les mains vides d’Edimbourg : un kilt violet pour la Crevette (ça lui donne un petit air 90s) et des shortbreads.
  • Je suis bloquée dans le jeu Sailor Moon Drops parce que… les niveaux supérieurs n’ont pas encore été débloqués par le concepteur. C’est la deuxième fois que ça m’arrive *petite fierté*

Cuisinons nos livres S02, Ep.01

Après un hiatus de fin d’été et de vacances multiples, je reprends cette série d’articles hebdomadaires. Si vous voulez me rejoindre, n’hésitez pas à utiliser le mot-clé #cuisinonsnoslivres sur Instagram (que je n’ai pas employé cette semaine).

img_5404

Dimanche soir, après pas mal d’hésitations, je me suis lancée dans la réalisation d’un bortsch (pot-au-feu russe à base de betterave). Bien évidemment, il a fait un temps magnifique ce jour-là alors que c’est clairement un plat d’hiver ou d’automne froid, mais j’étais malade, alors, hein zut. La recette est tirée de livre Les petites recettes modèles, inspiré par l’oeuvre de la comtesse de Ségur. C’était à tomber. Il en est resté juste un peu pour faire goûter à la Crevette le lendemain soir.

img_5416

Mardi, il me restait du chou, j’ai donc décidé de faire une embeurrée de chou, tiré de A la table de Marie-Antoinette, offert par ma soeur l’an dernier (même si la recette originelle était à base de chou cabus). C’est extrêmement simple bien qu’un peu long et… on s’est jetés dessus comme des morts de faim. C’est assez riche mais parfumé grâce à toutes les herbes aromatiques (et ma photo est moche).

img_5420

Jeudi, Monsieur était en déplacement, et je cherchais une idée qui 1/ soit rapide et puisse convenir à Mademoiselle comme à moi et 2/ me permette d’utiliser un des légumes qui traînait dans mon frigo. Sur une suggestion de C.euh j’ai suivi une recette de gratin de potimarron sur marmiton. Je n’ai pas eu le temps de faire gratiner pour la Crevette, mais celle-ci s’est régalée de potimarron à la crème. Quant à moi, j’ai tout mangé par gourmandise…

Sinon, j’ai célébré le retour des grands classiques de la saison, la soupe de pain (deux fois) et le cock-a-leekie (soupe poireaux-riz-poulet), déjà souvent mentionnés l’an dernier.

Et vous, il y avait quoi à manger, cette semaine ?

Voyage en Irlande #1 – Cork

Pour la plupart des Français qui partent en voyage familial en Irlande, Cork est un peu un passage obligé : après une nuit plus ou moins calme dans le ferry (je n’ai pas du tout le pied marin, j’arrive à avoir la nausée dans un mastodonte comme le Pont-Aven), une petite balade à l’air libre avant de prendre la voiture pour le Kerry est un excellent moyen de se revigorer. Enfin, normalement.
Parce que notre premier contact avec la légendaire amabilité des Irlandais a eu lieu, bien malgré nous, moins de 10km après la sortie du port : victimes d’une crevaison lente, nous avons dû nous arrêter en catastrophe et trouver un moyen de faire changer la roue. (Incroyable mais vrai, non seulement on nous a aidés avec le sourire, mais on était repartis moins d’une heure plus tard.)

img_4933

Bref, je m’égare. Cork est la deuxième ville d’Irlande après Dublin, et beaucoup plus petite en termes de population (dix fois moins). On peut tout faire à pied, rien n’est loin, et le centre historique est très mignon.
Notre première destination, la cathédrale Saint Finbar, a été notre arlésienne : nous n’avons pas eu le temps de la visiter à l’aller et, au retour, c’était la messe. Néanmoins l’extérieur est superbe, tout en architecture néogothique (c’est plein de néo-trucs dans ce pays, il y a clairement un hiatus culturel entre le 16ème et le 19ème siècle).

img_5327

Bon, en fait, on s’est surtout rués sur l’English Market, les très belles halles de la ville. D’une taille relativement modestes, elles accueillent le marché couvert de la ville. Nous y avons fait quelques courses car nous arrivions les mains dans les poches, mais surtout, nous nous sommes arrêtés pour déjeuner (il y a un joli café-restaurant avec galerie à l’étage). J’ai fait ma morfale, et j’ai immédiatement commandé un Irish stew, le plat national, et c’était fort bon.

fullsizerender

La fontaine de l'English Market
La fontaine de l’English Market

Après cette pause gastronomique, direction le quartier de Shandon, sur la rive nord de la Lee. Si on ne se trouve pas très loin de l’extrême centre, ça se mérite : il faut grimper des petits escaliers ou des ruelles bien pentues et, avec la poussette, c’était moyennement drôle. Néanmoins, la vue sur la ville en vaut la peine, de même que les rues étroites et colorées.
Nous avons visité l’église Sainte Anne, avec son célèbre clocher aux quatre horloges marquant quatre heures différentes. Et nous avons pu admirer Firkin Crane, l’ancien marché au beurre devenu un centre de danse.

img_4940

Mine de rien, l’heure avançait, nous avions encore deux heures de route jusqu’au cottage et la pluie tombait, alors on est repartis pour de nouvelles aventures.

En ce moment… (Octobre 2016)

Je m’aperçois que je ne poste plus grand-chose par ici, non parce que je n’ai rien à raconter, mais parce que je cours après le temps (j’ai deux traductions à rendre pour avant-hier, un truc dans ce goût-là). Du coup, je me prête de nouveau à l’exercice de l’instantané, que je renouvellerai sans doute dans quelques mois.

Source
Source

Je lis. En raison de l’emballage de tous nos livres pour cause de punaises, je lis un seul bouquin à la fois. Si. Un vrai scandale. En ce moment, Derniers témoins de Svetlana Alexievitch, qui est aussi le dernier de ses ouvrages que je n’ai pas encore lu. Pour être honnête, je vais peut-être craquer avant la fin.
Oh, et Le Monde aussi, vu que je me suis abonnée.

J’écoute. Tout et n’importe quoi, un mélange improbable de Bon Jovi, de chansons Renaissance ou baroques et de pop anglo-saxonne.

Je mange. Étonnamment équilibré. J’ai réduit mon apport en sucre (bon, ça dépend des jours), je mange des protéines au petit déjeuner et je crois qu’on n’a jamais autant consommé de légumes.

Je travaille. Beaucoup, pour éponger le retard qui se creuse à chaque événement : invasion de nuisibles, Crevette malade ou pétage de plombs chez le psy.

J’espère. Survivre à cette fin d’année. Si début décembre je ne réponds plus, le boulot aura eu raison de moi.

Je rêve. De Marine Le Pen et d’accident de voiture. Les deux ensemble. Je crois que mon cerveau a un message à me faire passer…

Je décide. De lâcher prise. Mais c’est pas gagné.

Je me sens. Un peu à bout, avouons-le. Non, on n’en a pas fini avec les punaises ; non je n’ai pas rattrapé mon retard de boulot.

Je me demande. Si j’arriverai à m’organiser un jour pour ne pas tout faire dans l’extrême urgence.

Je me souviens. Que je dois passer chez le teinturier demain. Et sans doute aussi à la laverie.

Je pense. Je ne pense plus, mon cerveau a court-circuité fin septembre.

J’ai du mal. A souffler dans le rythme actuel. A avancer chez le psy. A trouver les raisons de l’énorme colère que je sens sourdre en moi et qui m’envahit littéralement.

J’essaie. De me coucher à une heure raisonnable. Ahahaha.

Je porte. La même chose depuis 6 semaines et j’en ai très, très marre. En gros, je tourne avec deux jeans, une petite dizaine de t-shirts et autant de sous-vêtements, tout le reste est lavé, emballé et stocké en attente de jours meilleurs.

Je devrais. Me remettre à écrire. Eventuellement. Un jour.

J’aime. Boire du bon vin avec Monsieur. Sortir déjeuner / prendre le thé avec les copines. Chahuter et lire des histoires avec la Crevette.

Je veux. Etre à la fin de l’année et me dire que j’ai survécu, et qu’en plus les punaises ont disparu.

10 Things I liked this week #105

La semaine n’a pas été très drôle, entre grosse fatigue, avalanche de boulot, et Crevette malade (devinez qui tousse maintenant ?). Néanmoins, tout n’était pas noir, et il y a même eu de très bons moments !

img_5394

  • Lundi, nouvelle soirée à l’opéra avec Leen, j’ai passé un excellent moment, complètement transportée par la musique (bon, la mise en scène…).
  • Mardi, Leen me contacte pour m’annoncer qu’elle a déniché des places pas trop chères pour “Les contes d’Hoffman” sur la bourse aux billets. Cette année sera musicale, c’est dit.
  • Le soir, malgré l’absence du prof, je me mets un coup de pied aux fesses pour aller nager à mon horaire habituel. J’ai un peu l’impression de faire les trois mêmes exercices, et j’ai sans doute un peu trop forcé (car j’ai mal au dos le lendemain), mais je suis sacrément fière de moi. A ce rythme, je vais devenir sportive…
  • Malgré l’interdit posé sur les achats de livres à cause des punaises, j’ai craqué et me suis offert le troisième tome de “L’Arabe du futur”, de Riad Sattouf. C’est toujours aussi génial.
  • Vendredi, je déjeune chez George Cannon avec l’Américaine, qui quittera Paris dans quelques semaines. On papote et on commence à faire des projets pour se voir à Budapest début à avril (ouais, on est snobs comme ça).
  • Samedi, Monsieur se dévoue pour emmener la Crevette chez le pédiatre, pendant que je vais à la danse. Ca aussi, ça m’avait manqué.
  • Danse avec les stars a repris ! A moi les soirées télé, chips et statuts bizarres sur Facebook.
  • Mon abonnement à la formule week-end du Monde débute officiellement, et je suis ravie d’avoir un peu de lecture intelligente à me mettre sous la dent.
  • Une jolie promenade en famille sous des températures quasi-printanières dimanche après-midi. Mais le tricycle, c’est une vraie plaie.
  • En l’honneur de ma crève, soupe tout le week-end, en particulier une tentative de bortsch ce soir, qui était délicieuse.

Swap – Voyage dans le temps

Source
Source

Déjà octobre ! Bientôt, ce sera l’heure des festivités, des pulls moches de Noël et des bilans. Mais avant de vous plonger dans cette frénésie, que diriez-vous de remonter le temps ? En tout cas, c’est ce que Shermane et moi vous proposons de faire avec ce nouveau swap d’hiver.

L’idée, c’est de faire découvrir une période historique à votre binôme, des Années folles en Amérique au Moyen-Âge occidental, sans oublier les samouraïs de l’époque d’Edo : on ratisse large ! Et n’ayez crainte de ne pas être « calé(e) » : l’une de nous deux est résolument ignare dans à peu près toutes les époques… Seule contrainte : la période doit être dans le passé, pas d’uchronie (du moins, pour cette fois).

Les axes de cet échange de cadeaux seront – par exemple – la culture (romans, essais, ouvrage historique…), l’alimentation (nourriture, boissons, recettes…), les traditions (musique, contes, danses…), les rites et rituels, l’habillement, bref, tout ce qui vous semblera bien !

Pour les dates, nous serons larges : jusqu’au dimanche 13 novembre pour vous inscrire et jusqu’au samedi 14 janvier (2017 !) pour envoyer votre paquet.

Côté conditions, il suffit de nous envoyer un mail à kleoinparis[at]gmail[point]com et info.shermane[at]yahoo[point]fr pour nous indiquer la ou les périodes historiques que vous souhaiteriez traiter et qui vous intéressent, celles qui ne vous intéressent pas du tout et si vous êtes prêt(e) ou non à envoyer un colis à l’étranger. Si nous ne vous connaissons pas, profitez-en pour vous présenter J

On attend vos mails !

Défi listes : ce que je n’aime pas en automne

J’emboîte le pas à titite et pomdepin, qui ont déjà repris cette suggestion de Zenopia : faire la liste, non de ce qu’on aime, mais de ce qui ne nous plaît pas dans l’automne. Alors à moi…

automne

  • L’humidité. En soi, ce n’est pas un problème, mais ça accentue la sensation de froid et je suis une sale frileuse.
  • Les rhumes et autres petits virus saisonniers, en particulier quand ils touchent la Crevette. Si j’ai du bol, j’ai une gamine qui râle pendant trois jours ; sinon, c’est deux jours de fièvre cloîtrée à la maison…
  • Le changement d’heure, et surtout l’obligation de se lever quand il fait encore nuit.
  • Remettre le chauffage. C’est-à-dire me coltiner les télécommandes de notre chauffage ultra-perfectionné auquel je ne comprends rien.
  • Les feuilles mortes un jour de pluie : idéal pour faire un salto arrière sur la chaussée.
  • Finis les fruits rouges et les tomates.
  • Le chat perd encore plus ses poils…

Bon, en vrai, j’adore l’automne, c’est une saison qui me plaît beaucoup : feuillages mordorés, air plus vif, reprise de l’activité culturelle, nouveaux livres, garde-robe (en partie) remise à neuf… sans compter le super prétexte pour boire des litres de thé.

Samson et Dalila

En Palestine, les Israélites sont réduits en esclavage par les Philistins, mais cherchent à se libérer de ce joug. Samson, l’un des guerriers israélites, mène un soulèvement qui s’avère dangereux pour leurs oppresseurs. Ces derniers se tournent alors vers Dalila, qui fut autrefois l’amante de Samson, pour apprendre le secret du héros et le réduire à l’impuissance…

samsondalila

Tout le monde connaît l’histoire de Samson et Dalila, donc inutile que je continue de poursuivre le résumé. Cet opéra de Camille Saint-Saëns effectue son grand retour à l’Opéra de Paris après vingt-cinq ans d’absence. Je n’y connais rien à l’oeuvre du compositeur (c’est un peu un leitmotiv de la saison cette année, j’y vais le nez au vent), mais le propos semblait intéressant et Leen était très enthousiasmée par la voix de la mezzo qui interprète Dalila.

Allez, pas de suspense : c’est très beau. La musique est magnifique et très bien dirigée par Philippe Jordan qui confesse, dans le programme, son coup de foudre pour le compositeur et sa capacité à synthétiser différentes influences. Et force est de constater le génie de Saint-Saëns, qui charme, raconte, suscite toute une palette d’émotions qui m’ont transportées.

samsondalila1
Anita Rachvelishvili dans le rôle de Dalila est superbe. Outre que c’est agréable d’entendre une mezzo dans un rôle principal, il faut surtout souligner sa voix tour à tour puissante, légère ou vive, capable d’accents enjôleurs comme de la froideur la plus cruelle. Face à elle, Aleksandr Antonenko a été plus lent à démarrer : moyennement convaincant dans le premier acte – sa voix ne semblait pas assez “chauffée” – il gagne en peu à peu en puissance, jusqu’à exploser dans la magnifique lamentation qui ouvre le troisième acte.
Les seconds rôles, en particulier Nicolas Cavallier dans le rôle du vieillard hébreu, ne sont pas en reste. Si Egils Silins – déjà vu dans La Walkyrie – était parfois un peu couvert par l’orchestre, on sent toutefois qu’il s’amuse dans ce rôle de méchant cruel et calculateur. Enfin, les chœurs étaient fantastiques. Depuis quelques années, j’ai l’impression que leur niveau a beaucoup augmenté (ou alors j’y prête davantage attention), et cette fois encore, c’était à la hauteur. Les chœurs sont essentiels à cette oeuvre et ont grandement contribué à faire de ce spectacle une réussite.

samsondalila2

Un bémol néanmoins : la mise en scène. Le principe de Damiano Michieletto était de défaire les personnages de leur appartenance religieuse pour se concentrer sur l’humain, ce qui est sans doute une bonne idée. Toutefois, il aurait peut-être fallu ne pas souligner à gros traits l’aspect totalitaire et fascisant des Philistins et, en particulier, nous épargner l’horrible scène de pogrom du premier acte. Celle-ci m’a mise tellement mal à l’aise que j’en ai pleuré, et me suis demandé si j’allais devoir sortir avant la fin. J’ai trouvé ce genre de symbolisme lourd et inutile. Les second et troisième actes étaient meilleurs, mais cette représentation a gardé un goût amer tout du long.

Samson et Dalila, Opéra Bastille, jusqu’au 5 novembre

10 Things I liked this week #104

La semaine fut, de nouveau, intense : Monsieur était en voyage et n’est rentré que ce matin dans un état proche de l’Ohio, j’ai bossé d’arrache-pied pour ne pas trop creuser mon retard et la guerre contre les punaises est toujours d’actualité. Néanmoins, il y a pas mal de choses positives à retenir.

img_5388

  • En début de semaine, l’automne est bel et bien de retour : lumière dorée, feuillages qui roussissent, températures plus fraîches… J’aime beaucoup cette saison, alors je suis ravie.
  • Mardi, j’achève le cours de natation par une longueur (25m) de papillon. Je suis tellement épuisée que je manque de m’effondrer en sortant du bassin, mais je suis hyper fière : il y a un an, je buvais la tasse tous les 3m en crawl.
  • J’ai normalement trouvé une solution pour faire réparer mon huile sur bois d’amour, brisée par le chat il y a plusieurs années. Verdict dans 8 jours.
  • Jeudi, C.euh est de passage à Paris, et nous rattrapons un tout petit peu le temps perdu autour d’un thé et d’un gâteau. Notre discussion est trop courte, mais c’est un plaisir de pouvoir enfin discuter face à face et non via la messagerie de Gmail.
  • Vendredi, après deux séances assez compliquées, ma psy conclut d’un : “Arrêtez d’être en permanence dans le sacrifice et faites-vous plaisir”. Aussitôt dit, aussitôt fait, je m’offre un coca light et un paquet de DéliChoc au Monoprix.
  • Samedi, Shermane vient me tenir compagnie pour occuper mon après-midi de mère célibataire et, cerise sur le gâteau, en jouant avec la Crevette, se dévoue pour me permettre de Skyper avec mon père.
  • Dimanche matin, l’Anglais est de retour, après une nuit blanche de part et d’autre : lui a enchaîné quatre vols, moi j’ai passé la moitié de la nuit à me faire un sang d’encre parce qu’il ne répondait pas à mes messages (plus de batterie, forcément). Ben ça fait plaisir de se revoir 🙂
  • Au déjeuner, rendez-vous chez ma mère pour des anniversaires en retard et regroupés, où on mange comme quatre comme toujours.
  • Après une sieste tardive, me réveiller pour découvrir un gentil message de Lucy qui prend de mes nouvelles (et de mes punaises, aussi).
  • La nouvelle baby-sitter sait comment me parler : “C’est un ange” me dit-elle à propos de la Crevette.

Bébés animaux

singe-bebes-animaux-portait-480Vendredi dernier, la nounou de la Crevette était en congés. Que faire pour occuper Mademoiselle ? Car soyons francs: je veux bien traverser la moitié de Paris pour faire une activité, mais rester à la maison sans voir personne me désespère. J’avais entendu parler de l’exposition “Bébé animaux” lors de son ouverture, et Cha, qui l’avait vue à Toulouse, m’a confirmé qu’elle en valait la peine. Nous voilà donc parties à travers tout Paris, pour une petite visite.

Gros coup de chance : un vendredi hors vacances scolaire vers 11h, il n’y avait personne. Passées les cinq premières minutes où nous nous sommes retrouvées confrontées à un groupe de maternelles anglophones, nous avons été parfaitement seule pendant toute la durée de la visite.

L’expo est très bien faite : tout est à hauteur d’enfant, avec des explications à la fois écrites et dessinées. Celles-ci sont pertinentes, claires, sans être trop complexes pour des petits (c’est une exposition pour les 2-7 ans). L’idée est de montrer la progression des bébés animaux, de la naissance à l’autonomie. Les espaces sont divisés en grands sujets : Venir au monde, Se protéger des dangers, Apprendre et survivre, Grandir. A chaque fois, des activités sont proposées pour permettre à l’enfant d’appréhender concrètement le sujet.
En l’occurrence, Mademoiselle a adoré le parcours d’obstacles (forcément) pour apprendre à marcher, mais aussi le tableau aimanté où il fallait rendre à chaque bébé sa nourriture (sans oublier le bébé humain !). Deux ateliers ont déclenché l’enthousiasme : le parcours des odeurs, où il faut retrouver la maman de chaque petit grâce à son odeur ; et l’écran tactile, tout à la fin, où en touchant un bébé, on peut suivre toute son histoire avec un petit commentaire et des dessins pour mieux comprendre (on a regardé toutes les vidéos, vous pensez bien).

img_5370

Au final, c’était une excellente sortie : en prenant son temps, cela dure une quarantaine de minutes, soit la durée maximale d’attention d’un petit. La Crevette s’est beaucoup amusée et je pense que nous essaierons de revenir. En revanche, si vous le pouvez, évitez les week-ends et vacances scolaires : les espaces ne sont pas immenses, et quand la capacité d’accueil est à son maximum, ce doit être assez compliqué d’accéder aux ateliers.
Une dernière précision : l’exposition présente beaucoup de bébés animaux naturalisés. Il est précisé à l’entrée que ceux-ci sont morts de causes naturelles, et que le travail de préservation se fait en accord avec les conservatoires européens.

Bébés animaux, exposition 2-7 ans, Cité des Sciences, La Villette. Entrée : 12€ (9€ tarif réduit à partir de 2 ans)