Peaky blinders

Oui, je sais, j’arrive après la bataille, vu qu’Arte a diffusé le sixième et dernier épisode de la saison 1 il y a une dizaine de jours. Mais il fallait quand même que je vous en parle parce que c’est notre dernier coup de cœur (heureusement qu’il y a Arte pour nous faire découvrir de bonnes séries, quand même).

Peaky-Blinders-1Birmingham, 1919. Le gang des Peaky Blinders (surnommé ainsi à cause de leur habitude de dissimuler des lames de rasoir dans leurs casquettes) contrôle les paris clandestins d’une bonne partie de la ville. C’est la famille Shelby, et notamment le frère cadet Tom, secondé par sa tante Polly, qui dirige l’organisation du main de fer.
La disparition d’une caisse de fusils dérobés à l’armée va mettre à mal l’équilibre : l’inspecteur Campbell, qui a autrefois maté la rébellion irlandaise, est dépêché sur place par Winston Churchill en personne pour enquêter. Dans le même temps, une ravissante nouvelle serveuse est embauchée au pub…


Difficile d’en dire davantage sans éventer l’intrigue, mais sachez que celle-ci est beaucoup plus complexe que ma rapide présentation. S’inspirant librement de l’existence (avérée) du gang, la série nous propose une plongée dans l’Angleterre populaire de l’entre-deux-guerres, avec son crime organisé, ses blessés de guerre, sa violence plus ou moins larvée, ses conditions de vie franchement insalubres, ses combats, mais aussi ses joies et sa sincérité.
Cillian Murphy – qui a toujours l’air d’avoir 19 ans alors qu’il frôle les 40 – campe parfaitement un criminel impénitent et profondément ébranlé par la guerre, qu’il a vécue dans les tranchées. Faisant fi du sentiment, il gère sa famille comme son organisation, disposant de chacun selon son bon vouloir. Il est entouré d’autres excellents acteurs – Sam Neill, Helen McCrory… – qui nous livrent une belle galerie de portraits sans tomber dans la caricature. Si j’ai vu venir certains rebondissements du scénario, d’autres, en revanche, m’ont complètement soufflée, ce qui m’a beaucoup plu.

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Autres excellentes raisons de voir cette série : les personnages féminins sont tout sauf cruches (mention spéciale à tante Polly), la musique est géniale (le générique est quand même signé Nick Cave & the bad seeds), les costumes sont beaux (peut-être un reste de Downton Abbey ?) et l’ambiance bien restituée.
Quelques petits bémols éventuellement : les décors font vraiment studio voire image de synthèse pour certains, et la violence n’est pas camouflée, loin de là.
Quoi qu’il en soit, je recommande cette série, d’autant que, n’étant constituée que de 6 épisodes d’une heure, elle se regarde vite.

David Bowie is à la Philharmonie de Paris

Dimanche matin, j’ai retrouvé ma mère et ma soeur pour visiter la fameuse expo dont tout le monde ne cesse de parler en ce moment : celle sur David Bowie, venue tout droit du V&A Museum, où elle avait été inaugurée en 2013.

david-bowie-2015-philharmonie-de-paris-660x373Disons-le tout net : je n’y connais rien ou presque à David Bowie et à son oeuvre et, même si ma mère est fan, je l’ai beaucoup moins entendu à la maison que Queen, Elton John ou Simon & Garfunkel. En outre, j’avais vu Armalite dix jours plus tôt, qui m’avait fait part de son peu d’enthousiasme devant le monde et le système de visite, et je craignais d’éprouver la même chose.

Arrivée sur place, je serre un peu les dents : j’ai beau avoir commandé nos billets en ligne dix jours plus tôt en demandant un envoi par courrier, je ne les ai toujours pas reçus (oui, je pense que je suis maudite de La Poste ces temps-ci), et le service client m’invite à les retirer à l’accueil, qui lui-même m’oriente vers la billetterie… alors que les entrées débutent (il n’est pas tout à fait 10h).
Niveau bâtiment, c’est totalement inachevé et ça se voit : porte d’entrée qui grince horriblement, fils apparents, hall en béton brut… ça a un petit côté ex-Allemagne de l’Est, si je puis me permettre.

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Bref. Nous récupérons les audioguides, obligatoires pour la visite, car ceux-ci se déclenchent en fonction de l’endroit où l’on se place pour fournir habillage sonore, commentaire ou bande-son d’une vidéo. C’est une façon astucieuse de faire visiter… sauf quand il y a autant de monde ! Les deux premières salles sont un cauchemar, les gens agglutinés devant les cartels, c’est à peine si je discerne la fameuse combinaison noire et blanche… Je réprime un soupir et emboîte le pas à la Reine Mère, qui a déjà disparu deux salles plus loin. Et là, surprise, c’est beaucoup plus calme !

L’exposition présente énormément de matériel – on dirait presque un inventaire avant archive – sur tout un tas de supports différents : chansons, photos, pochettes d’albums, vidéo, commentaires audio de Bowie en personne (j’espère que vous comprenez l’anglais), extraits de films, tenues de scènes, œuvres réalisées ou achetées par l’artiste, paroles autographes… Un fan pur et dur serait aux anges et passerait au bas mots deux heures sur place.
Plutôt que d’aborder la carrière du chanteur par le biais historique (encore que, un peu au début), l’exposition présente ses différentes périodes : Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Berlin… Pour moi qui n’y connais rien, c’est très intéressant, même si j’aurais préféré quelques repères biographiques supplémentaires – par exemple, on ne fait qu’effleurer ses troubles mentaux qui, visiblement, ne furent pas anodins. Autre avantage, je reconnais désormais les chansons Space Oddity (dont j’avais “fait connaissance” lorsque le commandant de l’ISS l’avait interprétée dans l’espace – quand je vous dis que je suis nulle sur le sujet) et Starman, ainsi que leur portée au moment de leurs sorties. J’ai beaucoup apprécié de voir les interprétations live à Top of the Pops ou au Saturday Night Live car, remises dans leur contexte, on voit l’impact qu’elles ont pu avoir à l’époque.

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Mention spéciale à la toute dernière salle, où sont projetés des extraits de concerts sur les murs, qui abritent également des costumes de scène.
En revanche, je suis bien contente d’avoir renoncé à ma vague idée d’embarquer la Crevette : outre le monde, les salles sont intégralement noires pour mettre en valeur les pièce exposées, et le son, parfois diffusés dans des haut-parleurs (en particulier à la fin), est trop fort pour de petites oreilles. J’avoue d’ailleurs avoir été assez surprise d’apercevoir une fillette de 6-7 ans avec sa mère, car je ne suis pas certaine qu’il s’agisse d’une exposition à faire avec des enfants (surtout avec les vidéos qui peuvent être flippantes, m’est avis).

Est-ce que je recommande ? Si vous pouvez vous y rendre à un horaire “creux”, oui, tout à fait. Apparemment, la pause déjeuner, vers 13h, et les nocturnes, vers 19h, sont plus accessibles. Dimanche matin à 10h, hormis les premières salles (ce qui signifie accepter d’abandonner une partie de l’exposition), on circulait bien.
En outre, pour une fois, je n’ai pas l’impression de me faire voler mes 12€ de billets : tant au niveau du contenu que de la présentation, on en a pour son argent.

David Bowie is, Philharmonie de Paris, jusqu’au 31 mai

10 Things I liked this week #26

Après les semaines de folie de fin mars, retour au boulot et à un rythme plus posé… Encore que. Sans plus attendre, voici ce qui m’a plu.

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  • Lundi après-midi, j’ai gardé la Crevette, dont la nounou était indisponible. Incroyable, mais vrai, j’ai tenu le coup (presque) sans m’énerver, on est allées au salon de thé et on a même fait des câlins.
  • Mercredi, alors que je me lamentais sur Facebook d’une critique assassine de ma dernière traduction, plein de contacts m’ont envoyé des petits mots gentils me soutenir, et certain(e)s sont allés jusqu’à se renseigner sur la personne qui avait publié ça pour me rassurer. Je vous aime.
  • Vendredi, j’ai déposé mes contrats chez Editeur Préféré, parce que mes exemplaires (non signés, heureusement) ont été postés le… 16 mars et attendent toujours d’arriver dans ma boîte aux lettres. Au moins, ils sont au bon endroit, maintenant.
  • Juste après, j’ai déjeuné avec Mathilde, une mère de famille rencontrée à l’hôpital cet hiver. Nous avons mangé au Café Pinson en discutant de tout et de rien avant de remonter jusqu’à Barbès à pied et sous la pluie.
  • Vendredi toujours (oui, c’était ma journée off), j’ai retrouvé l’Américaine et Cha dans un (autre) salon de thé pour le dessert/goûter. Excellent moment entre copines.
  • Samedi soir, nous avons dîné en famille chez mon oncle. Super soirée où mes cousins et l’Anglais ont rivalisé de blagues pourries, et où la nourriture était délicieuse.
  • Dimanche matin, j’ai retrouvé ma mère et ma soeur pour visiter l’exposition “David Bowie is”, à la Philharmonie de Paris (article à venir).
  • Dimanche après-midi, pendant que Monsieur était au golf et que la Crevette faisait la sieste, je me suis endormie en sursaut. Pendant 1h45. Il faut croire que le vin de Tonton était plus corsé qu’il n’y paraissait…
  • Dimanche soir, je retrouvais un ami japonais de passage à Paris. Je crois que nous n’avions pas bu un verre ensemble depuis bientôt dix ans ! C’était un chouette moment, malgré le bruit dans le bar (et le match OM/PSG qui passait sur les écrans).
  • Sur le quai, contempler le soleil couchant qui colorait le ciel de toutes les teintes, du bleu à l’orange, avant de sourire en me rendant compte que j’écoutais le même morceau qu’il y a dix ans (“Too much love will kill you”, Queen).

Finalement, j’ai trouvé des trucs ! Et vous, cette semaine ?

Salon de thé George Cannon

Vous allez croire que mes vacances n’en finissent pas et que je passe ma vie dans les salons de thé… il y a un peu de ça, oui (pour les vacances, malheureusement, c’est bel et bien terminé, j’ai passé la fin de la semaine à tronçonner un texte pour qu’il rentre dans les clous). Bref.
Hier, nous avions convenu avec Cha (ne pas confondre avec Cha²) et l’Américaine de nous retrouver autour d’une tasse de thé, et d’un gâteau, pour faire bonne mesure. Nous avions rendez-vous dans le salon de thé de la marque George Cannon, située dans le 6ème arrondissement.

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Le “bar à thé” et l’espace dégustation sont installés au fond de la boutique et donnent sur l’arrière-cour. Néanmoins, comme il n’y a pas de cloison entre les deux parties, nous pouvions distinguer ce qui se passait dans la rue (et héler la retardataire). En arrivant, on vous remet la carte de thés… ainsi qu’une petite coupelle du thé en dégustation. Hier, il s’agissait d’un milky wulong à se damner.
Après beaucoup d’hésitations (il y a vraiment beaucoup de choix, nature comme parfumé), l’Américaine et moi avons opté pour un “thé mon amour” : base de wulong, rose, orchidée, vanille, cardamome, gingembre, fraise, orange, grué de cacao. Décrit comme ça, on dirait un mélange improbable et écœurant mais, en réalité, c’était très subtil et délicieux. Cha quant à elle s’est décidée pour un “momizi, feuilles d’automne” (que, selon moi, il faut prononcer “momiji”, car cela ressemble à l’ancienne transcription du japonais et “momiji” signifie “feuille d’érable rouge”), toujours un wulong, aromatisé aux fruits d’automne (noix, figue, raisin, mandarine…).

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En dessert/goûter (il était 15h), beaucoup de choix, tous plus engageants les uns que les autres. J’ai longuement hésité à prendre un fondant au chocolat (que j’ai quand même pu goûter – une vraie tuerie), pour finalement céder aux sirènes de la gourmandise quand j’ai découvert que la carte proposait des gâteaux de Sadaharu Aoki, un pâtissier japonais installé en France qui mêle les deux traditions, et dont j’adore le travail : j’avais donc un macha & azuki, aussi bon que bon, pour peu qu’on aime le thé vert et la pâte de haricots rouges sucrée !

Au final, nous avons passé deux bonnes heures à discuter et rire, avant de faire quelques menues emplettes (je suis incorrigible – je dois désormais avoir assez de thé dans la maison pour les 6 prochains mois, au moins). Même si je pense que nous détonnions un peu par nos éclats de rire, nous étions les seules venues “en groupe” et personne ne nous a fait la moindre remarque. J’ai hâte de revenir pour découvrir le reste de la carte. D’ailleurs, je signale, incidemment, au passage, qu’ils proposent du pu-er en gong fu cha.

Thé George Cannon, 12 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris
(Malheureusement, le site internet n’est pas terrible)

Ce n’est pas toi que j’attendais

ce n'est pas toiC’est l’histoire d’une rencontre. La rencontre d’un père et de sa petite fille pas comme les autres. Pour Fabien, l’annonce de la trisomie de Julia, c’est le monde qui s’écroule. Comment faire face au handicap de son enfant ? Comment apprendre à l’aimer ? Entre colère, doute, moments de tristesse et bonheurs inattendus, l’auteur raconte le difficile chemin d’acceptation qui le mènera vers sa fille. Une histoire d’amour, à la fois touchante et drôle, tendre et sincère, sur le thème universel de la différence.


J’avais entendu parler de ce livre il y a quelques temps, même si je ne me souviens plus dans quel contexte. Toujours est-il que ce matin, avant de partir, l’Anglais me l’a mis entre les mains, en me disant que c’était vachement bien. J’ai commencé à le feuilleter… et je n’ai pas pu le lâcher.
Fabien Toulmé raconte sans fard ni complaisance sa réaction à l’annonce de la maladie de sa fille, la colère, l’incompréhension, le désamour, la douleur…  On suite l’évolution de Julia, de la grossesse à la petite enfance, les étapes franchies lentement et difficilement, l’accompagnement à mettre en place, le pesant regard des autres, mais aussi l’immense soutien et tout l’amour qu’il finit par recevoir et éprouver, en particulier avec sa fille.

C’est un livre magnifique. Le trait est simple mais juste, les situations extrêmement touchantes. Il émane de cet ouvrage une puissance incroyable, très forte en émotions. Si forte, d’ailleurs, que j’en ai pleuré à la fin. Pourtant, le propos ne se veut ni moralisateur, ni misérabiliste, loin de là ; il est surtout question d’optimisme, d’enthousiasme même. C’est également un excellent moyen de sensibiliser les gens au sujet de la trisomie 21 et de dissiper les clichés (que j’avais).
A mettre entre toutes les mains, donc (avec une boîte de kleenex).

Ce n’est pas toi que j’attendais, Fabien Toulmé, éditions Delcourt, 18,95€

Objectifs 2015 : + 3 mois

Souvenez-vous, je m’étais fixé quelques objectifs concrets pour faire comme tout le monde démarrer l’année du bon pied. Cela fait trois mois, le temps de proposer un premier bilan…

Source
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  • Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans.
    C’est fait ! Je m’en suis occupée la semaine dernière. Maintenant, il faut que je trouve un moyen de stocker tous ces cartons et sacs (notre cave est assez humide, et j’aimerais bien réutiliser ces vêtements pour le suivant).
  • En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*.
    On s’en est occupées dès janvier, quand belle-maman est venue m’aider à débroussailler l’appartement.
  • Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014.
    Euh… Je crois que je me suis fait porter pâle. 
  • Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre.
    Je suis repartie du bon pied : marché dominical, dépoussiérage des livres de cuisine et essais culinaires… On mange quand même un poil plus équilibré. En revanche, ma consommation de chocolat n’a pas baissé et celle de coca est remontée en flèche.
  • Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes.
    Après l’histoire de la robe qui ne voulait pas se laisser acheter, c’est en cours. Je pense y consacrer un article dans les mois qui viennent (si des fois ça vous intéresse).
  • Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie.
    Raté. Vu qu’il n’y a pas encore de braderie en vue, je n’ai pas la motivation nécessaire, je le reconnais. (Lou², si tu m’entends, je serais ravie qu’on organise une nouvelle braderie.)
  • Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si).
    Fail total. Le seul jour où je me suis assez motivée pour y aller… la piscine était fermée. Bon, j’ai aussi plus de mal à y aller parce que j’ai une montagne de boulot et la Crevette à récupérer chez sa nounou.
  • Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine.
    Là, encore, c’est un échec. Il faudrait qu’on prenne le temps d’en discuter posément avec l’Anglais.
  • Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents…
    Ah, ah, ah. Ces jeunes, quelle naïveté… Fin février/début mars, j’étais sur le point de décéder de boulot. Puis il y a eu mes vacances et le Salon du Livre, mais monsieur n’a rien pu poser. Prochain arrêt : Vienne, dans 10 jours.
    Je devrais peut-être redéfinir cet objectif : se programmer une vraie pause en amoureux d’ici fin juin ? Malheureusement, compte tenu de ce que nous avons prévu, je ne suis pas certaine que ce soit possible, financièrement et temporellement.
  • Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen.
    Je n’y croyais pas vraiment moi-même mais j’ai réussi. Ce fut un travail épuisant mais gratifiant (j’avais même 8 minutes d’avance sur ma deadline, la classe ultime).
  • Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge.
    En demi-teinte. Vienne sera un événement costumé, et nous en aurons certainement un autre en décembre. Mais mon père a eu la bonne idée de venir en France pile le week-end de Provins et de nous coller un déjeuner de famille à ce moment-là. Et je sens que la suite va être un peu à l’avenant :/
    Si des copains se sentent disposés à nous proposer des trucs, on est preneurs.
  • Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir.
    Objectif rempli jusqu’à présent : j’ai repris un abonnement à l’Opéra avec Leen, nous avons reçu des places pour aller au théâtre la semaine prochaine, nous avons vu les Dropkick Murphys en concert… mais je suis sûre qu’on peut faire mieux !
  • Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire.
    Là encore, un échec, et critique qui plus est : j’ai laissé une de mes cartes cadeau se périmer à 3 jours près parce que j’avais mal lu la date. J’ai envie de me coller des baffes.
  • Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit.
    Trois mois plus tard… rien. J’ai essayé de prendre rendez-vous chez mon dentiste la semaine dernière, manque de bol, il était en congé (je vous jure !). J’ai les coordonnées d’un ophtalmo, il faut juste que je décroche mon téléphone. Mais j’en ai tellement plein la tête des rendez-vous médicaux que je crois que je fais un blocage (alors qu’aller chez le médecin ne me pose strictement aucun problème).

Bon, c’est pas mal, mais c’est pas brillant pour autant… J’espère que les trois mois à venir seront un peu plus légers niveau boulot (ah, ah, ah, bis) et que je pourrai garder le cap. Peut-être que je devrais me donner quelques objectifs supplémentaires ?
Et vous, ça donne quoi ce début 2015 ?

Maria Loca

Samedi soir, pour clôturer notre escapade en amoureux, l’Anglais et moi avons décidé d’aller boire un verre dans un (autre) bar à cocktails. Sur les conseils d’Emma Foster, une amie auteur, nous nous sommes rendus au Maria Loca, non loin de Bastille.

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Un samedi soir peu avant 22h, sans réservation, nous n’avons pu obtenir que deux tabourets au bar devant la porte d’entrée. Mais l’air était assez doux, et être au bar dans ce genre d’endroit n’est pas forcément inintéressant, vu qu’il permet d’observer le barman à l’oeuvre.
L’endroit est, à l’origine, spécialisé dans la cachaça et les alcools sud-américains. Il y a d’ailleurs une collection de rhums et ron assez impressionnante. J’ai opté pour un “Neige de printemps” (vodka, liqueur de yuzu, citron…), Monsieur a choisi un cocktail au fruit de la passion flambé (un Santa Maria). Voyez plutôt :

Ensuite, on souffle la flamme et on mélange le fond d'alcool au cocktail
Ensuite, on souffle la flamme et on mélange le fond d’alcool au cocktail

J’ai adoré mon cocktail : c’était frais, acidulé, très rafraîchissant… ça se buvait tout seul ! Celui de l’Anglais n’était pas mal non plus, même si je l’ai trouvé un poil trop sucré. Tout en sirotant nos boissons, nous avons pu assister à la préparation de pas mal de commandes, toujours de façon fluide et très réfléchi. J’ai adoré découvrir que le basilic et la menthe utilisés étaient en pot, ce qui signifie que les ingrédients sont ultra-frais !
Comme nous étions d’humeur joyeuse, badine et surtout détendue, nous avons décidé de reprendre un verre. Cette fois-ci, je me suis tournée vers la version “revisitée” du Negroni, à l’hibiscus et à la bergamote. Las, comme ce n’était pas trop la saison de la bergamote, le barman s’est excusé en me disant qu’il trouverait autre chose.

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C’était très bien exécuté mais… atrocement amer ! Je ne blâme absolument pas le préparateur, mais purement le mélange qui, en fait, n’est pas pour moi. Comme j’ai toujours peur de boire trop sucré (je ne supporte pas le mélange alcool/sucre), j’avais cru que ce serait le bon mix… mais c’était un peu trop (je crois que gin + apérol c’est au-dessus de mes forces).
Pendant ce temps, monsieur dégustait un rhum à la belle couleur ambrée (je serais bien incapable de vous en dire davantage).

L’endroit étant de plus en plus bondé (il y avait, entre autres, une soirée d’anniversaire) et nos verres vides, nous avons levé le camp. Au moment de payer, nous avons signalé une erreur en notre défaveur, ce qui nous a valu, en remerciement, deux shots de rhum.
Autant vous dire que dimanche matin, avec le changement d’heure en prime, nous n’étions pas très frais…

Le Maria Loca, 31 boulevard Henri IV 75004 Paris

Swap pays : c’est parti

Source
Source

Shermane et moi venons d’envoyer les mails pour prévenir les binômes de leur association. Si vous n’avez pas reçu le vôtre, n’hésitez pas à nous prévenir. En attendant, voici un petit rappel :

  • Bérengère + Géraldine
  • Ladel + Lucie B
  • Kleo + Malena
  • ElanorLabelle + Ioionette
  • Diba + Sunalee
  • Lucy + Mayla
  • titite + Gaëlle
  • Pauline + Shermane

Amusez-vous bien !

Imitation game

The-Imitation-Game1940 : Alan Turing, mathématicien, cryptologue, est chargé par le gouvernement Britannique de percer le secret de la célèbre machine de cryptage allemande Enigma, réputée inviolable.
Entouré d’autres mathématiciens et cryptographes, comme Joan Clarke et Hugh Alexander, il va créer une machine qui permettra non seulement de casser le code, mais qui servira de base aux ordinateurs actuels.


J’ai beaucoup aimé ce film. L’interprétation de Benedict Cumberbatch est stupéfiante, et justifie à elle seule le prix du billet, d’autant qu’il est bien épaulé par les seconds rôles. L’histoire est prenante, la narration intéressante, mêlant différents moments-clés de l’existence du héros, ainsi que quelques extraits sonores et vidéo d’époque. En filigrane, la peinture
Toutefois, la sur-dramatisation m’a un peu agacée : le militaire totalement contre la méthode de travail, la solution qui tombe à la dernière minute, la romance (exagérée) entre le héros et Keira Knightley (qui joue toujours de la même manière, quel que soit le film…). De plus, si l’interprétation est excellente, il n’est pas prouvé qu’Alan Turing avait un comportement aussi asocial, à la limite de l’autisme.
Quoi qu’il en soit, si vous avez envie de voir un bon film sans prise de tête, je recommande celui-ci.

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10 Things I liked this week #25

Deuxième (et dernière, snif) semaine de vacances, autant dire que j’en ai bien profité. Je vous ai fait une petite compilation des meilleurs moments.

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  • Mardi, Shermane et moi nous sommes retrouvées pour faire un peu de shopping chez Brentano’s et, surtout, tester le salon de thé Betjeman & Barton.
  • Dans la foulée, nous avons constitué les binômes du swap, qui ont été légèrement adaptés en fin de semaine, mais nous pourrons appairer tout le monde.
  • Mercredi, j’ai vu une amie énergéticienne (cherchez pas). J’ai pu mettre des mots sur certaines choses qui m’ont fait avancer (de façon presque visible, en tout cas pour moi).
  • Jeudi, j’ai mis mon temps à profit pour visiter l’exposition “Déboutonner la mode“, et m’offrir une pause gourmande au salon de thé Mariage Frères du Carrousel du Louvre.
  • Vendredi soir, j’ai retrouvé Armalite et M. Tout-le-Monde au Prescription Cocktail Club. Même que j’ai trop bu mais que c’était très bon.
  • Après quoi, je suis allée dîner japonais avec C.euh, et nous nous sommes achevées avec une glace.
  • Comme ma mère nous a gardé la Crevette de vendredi soir à dimanche matin, nous avons pu faire la grasse matinée. Samedi, je suis suis traînée hors du lit à 11h. Ca faisait une éternité que ça ne m’était pas arrivé, et c’était drôlement bien.
  • Samedi toujours, nous avons eu notre dernier cours de danse avant le bal dans 15 jours. Après vérification de la programmation, nous devrions être en mesure d’en danser les deux tiers le jour J, ce qui n’est pas trop mal.
  • Et comme nous voulions profiter de cette journée en amoureux, nous avons enchaîné sur un triptyque cinéma-restaurant-bar (oui, encore). J’ai encore trop bu, mais c’était encore trop bon.
  • Ce soir, nous avons joyeusement clôturé la soirée en étant invités au resto coréen par Artus et Pamp’ (c’était… mon cadeau d’anniversaire).

Dès demain, retour au turbin ! Enfin, pas complètement, mais fini de rire. J’ai bien fait d’en profiter avant.