180°C

Dimanche, au chapitre des choses qui m’avaient plu cette semaine, j’ai évoqué la parution du dernier numéro de 180°C. Mais qu’est-ce donc, me direz-vous ? Il s’agit d’un magazine dévolu à la cuisine.

Source
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Encore un me direz-vous. Oui, mais non. Déjà, c’est un semestriel. Ensuite, il est épais comme un numéro de XXI ou de 6Mois (185 pages dans le dernier numéro), ce qui représente beaucoup de lecture. La maquette est sublime, avec des photos superbes (paysages, plats ou portraits), à tel point qu’une amie étudiante à Estienne, a décrété que c’était le summum du food porn (ça pose, quand même). Et surtout, surtout, il n’y a pas la moindre pub. Si. Comme je vous dis.

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Penchons-nous sur le contenu. Certaines rubriques sont immuables : un portrait de chef, pas forcément cathodique (voire pas du tout) mais au parcours intéressant et/ou atypique, qui parle de son métier avec passion ; des reportages sur des producteurs régionaux, des carnets de photos d’ailleurs (j’ai eu un énorme coup de coeur pour le travail de Matthieu Paley en Mongolie) ; des recettes de chef sublimes à regarder mais que je n’essaierai jamais de recréer (pas le temps ni la patience) ; des rubriques “Le marché de 180°C”, “C’est bon maintenant”, “Divin quotidien”) qui fournissent des recettes bien plus abordables tout en état originales et élégantes ; une catégorie pour le vin intitulée “Raisin et sentiments” (c’est exprès pour moi) ; quelques articles plus incisifs (sur le sexisme en cuisine, par exemple) ou témoignages…
Mais surtout, c’est le ton adopté qui m’a enchantée : rien de docte ni de pédant, mais une truculence, un certain sens de l’humour, un amour évident du verbe…

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Alors certes, il ne sera pas question de végétarisme ni d’équilibre (même si les recettes ne sont franchement pas mauvaises pour la santé), on trouvera de la viande et du poisson, mais aussi des vins bio et des chefs qui privilégient l’approvisionnement en circuit court. Toutefois, si vous êtes un peu gourmand, ou un peu gourmet, si vous aimez vous rincez l’œil ou tester de nouvelles recettes, si vous aimez manger ou juste humer les parfums, ce magazine peut vous intéresser.

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Où le trouver ? 180°C est disponible en librairie (pas à la Fnac ou équivalent, en revanche). On peut commander leurs anciens (et actuels) numéros sur leur site internet, ou carrément s’abonner. A titre personnel, j’ai beaucoup hésité, mais j’aime trop faire des achats chez le libraire !

Oui, j'ai "La cuisine avec Astérix"
Oui, j’ai “La cuisine avec Astérix”

Les photos de cet article sont tirées du site du magazine.

Où la Crevette n’est pas un poisson-volant

Lundi soir, pendant que je me débattais avec le thermostat du bain, tout en gardant une main sur mon bébé comme on nous l’explique dès la maternité, la Crevette s’est fait la malle. A force de gigoter, elle a glissé de son matelas pour atterrir sur le carrelage.

"Regarde maman, sans les mains !" Source
“Regarde maman, sans les mains !”
Source

Je crois que je n’ai jamais eu aussi peur de toute ma vie. Je la tenais (vaguement, il faut le reconnaître), et elle m’a littéralement filé entre les doigts, je n’ai pas pu la retenir. Je pense que tous les parents qui ont vécu ça un jour comprendront de quoi je veux parler.
Passées les premières secondes de choc et d’horreur – heureusement, elle s’est mis à pleurer immédiatement, ce qui prouvait qu’elle n’allait pas trop mal – le plus difficile a été de rester calme et de ne pas (trop) lui transmettre mon angoisse. Elle a pleuré pendant une dizaine de minutes, a mangé et s’est calmée. C’est tout.
Bon, je ne vous cacherai pas qu’elle ne m’a pas souri du reste de la soirée et que, dès le retour de l’Anglais, nous avons fait une petite visite aux urgences (dont nous sommes sortis au bout de vingt minutes, c’est dire si ça allait) avec quelques consignes pour les 48 heures à venir. Voilà.

Bien entendu, et en dépit de tout ce qu’on a pu me dire, j’ai culpabilisé. Je culpabilise encore, mais moins. Je sais bien qu’on ne peut pas être infaillible, mais quand la santé de notre enfant est mise en danger, ça ne fait pas le même effet.
Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, je ne sais plus trop comment m’organiser pour donner son bain à la Crevette quand son père n’est pas là (tous les soirs de semaine, en général). Du coup, il est possible qu’elle sente plus le vieux poisson que la rose pendant quelques semaines…

Tosca

Dimanche après-midi, donc, c’était opéra. Une fois encore, nous avions choisi une oeuvre italienne, quoique beaucoup plus tragique que la précédente.

Rome, 1800. Au milieu des intrigues politiques et au cours de la journée de la bataille de Marengo, Floria Tosca, cantatrice jalouse, va condamner son amant, Mario Cavaradossi, peintre, poussée à la trahison par le chef de la police, Scarpia. Je schématise beaucoup, mais si j’entre dans les détails, on n’est pas rendu.
En fait, comme dans 90% (à vue de nez) des opéras, c’est une histoire tragique qui finit mal. Le happy end, ça fait beaucoup moins vendre.

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L’interprétation est magistrale : Marcela Alvarez en Cavaradossi, Martina Serafin en Tosca et Ludovic Tézier en Scarpia sont remarquables de justesse, de puissance, de nuance et de passion. Qu’il s’agisse d’échanger des serments amoureux à la limite du comique, de pousser des cris de souffrance ou de manifester la colère, tous les chanteurs vivent et font vivre les émotions de leurs personnages.
A ce titre, je salue la performance du deuxième acte, car je pense que mimer la scène où Scarpia tente de violer Tosca doit être extrêmement éprouvante.

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Au-delà de l’argument, il s’agit d’un plaidoyer politique, composé à la fin du 19ème siècle, contre la domination de Rome par l’Eglise et, surtout, pour la république et l’unité italienne. Puccini plante le décor d’une Rome sous domination policière plus ou moins fantasmée, où il fait la part belle aux artistes, dont l’engagement politique les mènera à la perte.
L’interprétation du metteur en scène, qui a choisi de placer une immense croix sur la scène, laquelle écrase ou domine alternativement  l’espace et les personnages, m’a paru un peu lourde (ah, ah). On sent une relecture assez anti-cléricale qui, je pense, n’était pas le propos original de l’oeuvre, mais il y a une part de grandiose comme de dépouillement à laquelle je ne suis pas du tout restée insensible.
Les moments instrumentaux, assez nombreux, sont bien mis en scène, que l’on montre un personnage abîmé en prière, en proie à la panique ou au désespoir.

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Est-ce que je recommande ? Oui, tout à fait. Même si c’est une oeuvre un peu plus exigeante que Le barbier de Séville, elle reste très abordable, dont l’histoire est lisible. Divisée en trois actes séparés par un entracte, elle a le mérite de ne pas lasser. Même si l’ambiance n’est pas à la réjouissance, on ne reste pas de marbre et on vibre au rythme de l’action et de ce déchaînement de passion.
Un bémol néanmoins : à la fin de la représentation, le chef de choeur n’a pas été invité à saluer au même titre que les autres artistes.

Toutes les photos sont tirées du site de l’Opéra de Paris.

10 things I liked this week #2

Encore une semaine haute en couleurs ! Il y a eu quelques coups de barre et un peu de poisse mais, dans l’ensemble, c’était quand même une bonne semaine. Récapitulatif sans queue ni tête…

Pouchong

  • Cet après-midi, Leen et moi avons mis à profit notre abonnement tout neuf à l’Opéra de Paris, et sommes allés voir Tosca. Excellente distribution, beaucoup d’émotion… J’y reviendrai très vite !
  • En dépit de son absence, l’Anglais a pensé à me rapporter du vin d’Autriche, et plus précisément du vin viennois, élaboré à partir de vignes cultivées sur les coteaux à la sortie de la ville. Un délice.
  • Je ne suis sans doute pas la dernière à le faire remarquer, mais il a fait beau tout le week-end ! Et chaud ! Bon, j’ai passé l’essentiel de mon temps en intérieur, mais le coeur y est. Accessoirement, c’est plutôt agréable de passer la journée en ballerines et petite robe un 19 octobre.
  • Vendredi soir, j’ai pu aller prendre un verre avec T., ami de collège que je n’avais pas vu depuis… 18 ans. Ouais, on vieillit. Nous avons évoqué des souvenirs doux-amers (entre têtes de turc de la classe, on se comprend) et parlé de nos parcours depuis notre dernière rencontre. Un excellent moment, sauf que La Crevette a renversé mon champagne. Pfff.
  • Samedi (oui, ce fut un week-end chargé), j’ai participé au meet & greet du NaNoWriMo, en tant qu’auteur qui plus est, et c’était fort sympathique.
  • En dépit de mon alarmisme en début de semaine, chéri n’est pas resté bloqué à l’aéroport.
  • En plus à son retour, une de ses collègues lui avait rapporté du thé à la rose Fortnum & Mason, ainsi que du cidre.
  • Pour rester dans la rubrique mangeaille (très importante chez moi), le nouveau numéro de 180°C est sorti, et je me suis empressée de l’acheter chez mon dealer libraire préféré.
  • Malgré la fatigue et le boulot, je suis bien dans les temps pour ma première traduction et pas trop à la bourre dans la seconde (bon, pour mon roman, c’est pas la même blague, mais on se concentre sur le positif).
  • Il s’est passé un truc cool en rapport avec la santé de la Crevette, mais j’en reparlerai plus tard.

Et vous, votre semaine ?

NaNoWriMo – Meet & greet

Dans le petit monde de l’écriture – et surtout de l’écriture “de l’imaginaire” – il est un événement qui commence à être un peu connu : le NaNoWriMo, acronyme de National Novel Writing Month. L’idée, d’origine américaine, consiste à écrire un roman en un mois, celui de novembre. Ce système repose sur une communauté très dynamique, qui s’encourage mutuellement et s’entraide, et profite du fameux mois de novembre pour faire des sessions d’écriture communes.

NaNo

Samedi, le groupe de Paris organisait un “meet & greet” (un accueil, quoi), ouvert aux inscrits de la région, et auquel j’ai été conviée en tant qu’auteur (si, si) avec Alice Scarling. Sur la vingtaine de participants présents, une grosse majorité de filles, une moyenne d’âge tournant autour de 25-30 ans dirais-je, et beaucoup de projets en rapport avec la SF, la fantasy, le space opera et la fanfic. Mais bon, il y avait aussi des projets de “littérature générale”, de littérature pour enfant ou de romance, par exemple. L’ambiance est détendue et sympathique, on fait des blagues, on se charrie gentiment, on parle de ses expériences… J’avais beau ne connaître personne (Alice avait 45mn de retard), je me suis tout de suite sentie acceptée.

Pour la peine, je vous fais un bref rappel des conseils d’écriture que nous avons distillés (sachant que je ne suis pas NaNoteuse, mais qu’Alice, si).

  • Quoi qu’il arrive, il faut continuer à écrire. Plus on s’arrête, plus ce sera dur de s’y remettre.
  • En cas de panne, essayer d’écrire sur d’autres supports (blog, journal intime) ou d’autres sujets peut aider à débloquer.
  • A titre personnel, j’estime que l’organisation est nécessaire : faire un synopsis et un plan, plus ou moins détaillé selon votre façon de travailler, est franchement utile.
  • Ne pas hésiter à trouver des bêta-lecteurs, voire à leur promettre un certain nombre de chapitres / mots pour telle date, et s’y tenir.
  • Si on ne tient pas la date limite ci-dessus, devoir s’amender (invitation à dîner, amende en bonbons, que sais-je…).
  • Prendre du plaisir, parce que sinon, ça devient un pensum et ça n’a plus d’intérêt.

Bonne chance à tous !

Je tiens par ailleurs à remercier Misato et Laure-Isabelle pour leur invitation et leur accueil.

Où j’ai un peu la poisse, quand même

Source
Source

Vendredi soir, je dois retrouver un copain de collège à Odéon pour boire un verre. J’embarque donc ma Crevette, débarque à Montparnasse et… échoue à atteindre le quai de la ligne 4. Incident technique. Soit. Deux correspondances et une suée plus tard, j’arrive à bon port. Pendant notre heure et demie de discussion, le Crevette (la chair de ma chair, l’être que j’aime le plus en ce monde, etc.) renverse ma coupe de champagne aux trois quarts pleine sur les genoux de T. Heureusement que ça tache pas.

Samedi matin, rendez-vous avec mon psy, j’arrive sur le quai de la 6 : trafic interrompu pour cause d’accident grave. Je me précipite pour attraper le bus, bien évidemment bondé un samedi matin de vacances scolaires, et arrive cahin-caha chez Tonton Sigmund.
Le soir, après un “meet & greet” pour le NaNoWriMo, cohue sur la ligne 4 (qui fonctionne), une dame devant laquelle je me tiens se lève et tient absolument à me céder sa place. Non mais ça va, j’ai accouché il y a plus de six mois, merci.

J’espère que ça va s’arrêter là car, soyons francs, je suis pas d’humeur taquine.

Ces trucs improbables qui traînent dans ma cuisine

Non, je ne participe pas au challenge minimaliste d’Armalite : j’ai déjà rangé ma cuisine le mois dernier et, de toute façon, j’ai pas le temps. Mais même si j’ai fait un nettoyage par le vide récemment, il reste encore des trucs étranges dans mes placards, et je me suis dit que ça pourrait être drôle de vous les montrer.

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De gauche à droite : sauce pour gyoza (gyoza no tare), huile de noisette, vinaigre de riz noir, tabasco vert, eau de rose, dashi no moto, ketchup hongrois, viande séchée.

Comment on s’en sert ? Ben voilà quelques propositions, même si je n’ai pas beaucoup expérimenté non plus.

  • Sauce pour gyoza : ça ressemble à de la sauce soja, en plus fort, et du coup ça se marie bien avec la friture d’une façon générale (ça assaisonne et ça diminue la sensation de gras). Récemment testée – et approuvée – avec des nems.
  • Huile de noisette : ce truc est une tuerie. Quand on l’ouvre, limite ça sent le Nutella dans ta cuisine (bon, j’aime pas le Nutella et ça me rend déjà dingue, alors j’ose pas imaginer pour les autres). C’est impec dans une vinaigrette avec du vinaigre de cidre (full combo avec des endives et du comté). D’ailleurs, comme vous pouvez le constater, ma bouteille est presque vide, si mon dealer passe par là, il peut m’en rapporter, merci, bisous.
  • Vinaigre de riz noir : limite c’est un truc ultime de foodista tellement ça te pose genre “non mais le vinaigre de riz normal, c’est d’un commun…” Honnêtement, celui-là est vraiment meilleur, moins alcoolisé et un petit plus sucré que le vinaigre à sushi. Je l’utilise essentiellement avec du concombre, mais je me dis qu’on devrait peut-être pouvoir déglacer des saint-jacques avec.
  • Tabasco vert : je plaide non coupable. C’est pas moi, c’est l’Anglais. C’est du tabasco qui arrache encore plus la gueule que du tabasco normal, fabriqué à base de jalapeño. Ca s’utilise comme du tabasco normal, deux-trois gouttes pas plus.
  • Eau de rose : ça, c’est moi, je le reconnais. J’adore la rose et tout ce qui va avec. J’utilise de l’eau de rose aussi bien en cuisine médiévale (sucré et salé) qu’en pâtisserie moderne (ah, les meringues à la rose…). C’est moins exotique que le reste, mais je suis fan.
  • Dashi no moto : du bouillon cube japonais, à base de poisson, mais plus léger qu’un court-bouillon. Ca sert de base à la moitié de la cuisine nippone, pour les nouilles, les soupes, j’en passe et des meilleures.
  • Ketchup hongrois : offert par des copains. C’est super bon, à condition d’aimer le poivron (personnellement j’adore). Ca passe très bien avec de la viande ou des pommes de terre, et le goût est moins sucré que le ketchup habituel.
  • Viande séchée : je sens déjà certains plisser le nez. Normalement, c’est censé être de la bouffe de campement (c’est inspiré des recettes de conservation de la viande pour les trappeurs ou les voyageurs). Sauf que nous, on mange ça comme des chips, à l’apéro.

J’ai quand même évité la poudre de thé vert, désormais si commune, et qui me sert en pâtisserie, de même que le caramel au beurre salé à tartiner, parce que c’est pas vraiment improbable, c’est plutôt une bombe calorique.
Au final, l’Asie a une présence écrasante, qui s’explique entre autres par mes liens avec la culture japonaise et le fait que je cuisine japonais de temps en temps (et non, je ne fais pas les sushis, inutile d’insister). Je ne suis pas entrée dans les détails du placard à épices qui contient quand même de la graine de paradis, de l’hysope et des feuilles de combawa. Et puis il y a des trucs que j’affectionne particulièrement mais dont je n’ai pas parlé parce qu’il n’y en a pas en ce moment (par exemple, les feuilles de nori coréennes, que je boulotte, là encore, comme des chips).

Et vous, il y a quoi dans vos placards ?

Trois jours en (mère) célibataire

Si vous êtes un tout petit peu assidus sur ce blog – et vu la fréquentation lundi, je pense que c’est le cas – vous savez déjà que l’Anglais est parti trois jours en déplacement – il vient d’ailleurs de rentrer, en temps et en heure, c’est presque un miracle. Mais moi qui, telle Perrette, avais rêvé à la façon d’employer ces moments de célibat, je peux vous dire que je me suis fait avoir.

Source
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Idée reçue numéro 1 : Je vais pouvoir écrire le soir puisque je n’aurai personne avec qui glander devant la télé.
Ah oui, certes. Mais pour cela, encore faudrait-il être capable de garder les yeux ouverts. Les deux soirs, j’ai éteint mon ordinateur avant 22h (j’avais fini de bosser vers 20h30-21h).
Ratage total, donc.

Idée reçue numéro 2 : Quitte à ne rien faire, autant dormir.
Alors, je plaide coupable, j’ai assouvi mon désir de lecture. Et ce genre de dérapage peut m’entraîner loin… J’ai dû m’arracher le livre des mains les deux soirs, sinon j’y aurais passé la nuit. Ajoutez à cela que l’Anglais m’a appelée quand il rentrait à l’hôtel, soit vers 23h, et que la Crevette a décidé de ne pas trop dormir cette nuit (réveil en fanfare à 5h30), et vous comprendrez que, ahaha, non, dans tes rêves.

Bon, alors, conclusion ? D’un côté, j’ai réussi à trouver une nouvelle organisation pour le branle-bas de combat du matin, avec un point culminant aujourd’hui, où la Crevette et moi étions prêtes avec une demi-heure d’avance sur l’horaire habituel (bon, mon lever à 6h du mat’ a aidé, mais quand même). De l’autre, j’ai perdu 15 à 40mn tous les matins à déposer mademoiselle chez la nounou (oui, la nounou est bavarde), et j’ai dû aller récupérer la chair de ma chair en catastrophe dans l’après-midi pour cause de début de gastro, soit autant de temps qui n’aura pas été consacré à ma traduction/mon autre traduction/mon prochain chef-d’oeuvre/mon boulot de correctrice. Accessoirement, c’est un peu saoulant de n’avoir personne à qui dire “Tiens, garde un œil sur le lardon, le temps que je me repoudre le nez/passe aux toilettes/prenne ma douche”, et encore plus de n’avoir personne pour me dire que je suis une wonder-woman.

Information d’utilité publique (au moins)

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Je me dois de vous prévenir : ce matin, l’Anglais est parti en déplacement professionnel à l’étranger, et en avion, qui plus est. Il a déjà employé ce moyen de transport à deux reprises depuis le début de l’année :

  • En juin, il s’est retrouvé bloqué 24h supplémentaires au Portugal pour cause de grève des aiguilleurs du ciel.
  • En septembre, nous nous sommes retrouvés bloqués 24h supplémentaires à New York pour cause de grève des pilotes Air France.

Pour être honnête, je pense qu’il va se passer un truc : éruption volcanique islandaise, grève sauvage des bagagistes, tempête de neige, ou invasion extra-terrestre. Je ne saurais trop vous conseiller d’attendre la fin de la semaine, voire le début de la suivante pour partir. On n’est jamais trop prudent 😉

10 things I liked this week #1

Je ne suis pas coutumière de ce genre d’exercice, mais je me suis dit qu’essayer de trouver des choses positives dans ma semaine alors que je râle copieusement sur Facebook ou dans ces pages ne pourrait qu’être bon pour mon moral. J’espère réussir à renouveler ma liste tous les week-ends, on verra bien ce qu’il en est.

Les saris envoyés par mon cousin
Les saris envoyés par mon cousin

Donc, cette semaine :

  • Mon cousin, qui fait le tour du monde, m’a envoyé deux saris, qui sont arrivés jeudi. Ils sont encore plus beaux en vrai qu’en photo !
  • J’ai réussi à finir deux livres (pas très compliqué, certes, mais c’est toujours ça de pris), ce qui n’était pas arrivé depuis un moment.
  • Mon curry de lentilles corail aux légumes était une réussite.
  • J’ai reçu ma participation en entreprise. Comme j’avais complètement oublié qu’on devait la recevoir et qu’en plus je serai imposée dessus si je la débloque trop tôt, je n’y toucherai pas et serai bien contente de m’en servir plus tard.
  • Je suis noyée de boulot mais j’avance plutôt bien, et je suis à peu près dans les temps pour le moment (croisons les doigts, il va falloir tenir jusqu’à décembre).
  • L’organisation d’un concours sur ma page “pro” a fait trois heureuses : les gagnantes, et moi.
  • J’avais commandé du verjus sur vente privée il y a quelques semaines et la livraison a eu lieu hier, à moi la cuisine médiévale (oui, je sais, on peut le faire soi-même, ça coûte moins cher et c’est facile – mais j’ai la flemme, voilà).
  • J’ai repris l’écriture et réussi à finir ce *%§#&! de chapitre 13 dans lequel j’étais bloquée depuis plus d’un mois.
  • La Crevette est chatouilleuse du haut du coude.
  • Nous avons repris la danse. J’ai mal partout dans les jambes, mais ça en valait la peine et, après quasiment un an de pause (grossesse, tout ça), je n’ai pas trop oublié les figures du quadrille.

Et vous, cette semaine ?