Rain

Dimanche soir, troisième spectacle de notre abonnement : nous sommes allées voir Rain, un ballet contemporain de la chorégraphe belge Anne Teresa de Kersmaeker. Pour être honnête, je suis une bille en danse contemporaine, et j’ai seulement entendu parler de cette artiste lorsqu’elle a porté plainte contre Beyoncé pour plagiat (à juste titre, d’ailleurs…). Voyez plutôt :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=PDT0m514TMw[/youtube]

Toujours est-il que j’y allais sans trop savoir à quoi m’attendre. La musique, composée par Steve Reich, est interprétée (entre autres) par quatre pianos, cinq xylophones, des percussionnistes et des choristes. Le résultat est assez déroutant, très contemporain et hypnotique (franchement hypnotique, même : vu que j’étais crevée, j’ai cru que j’allais m’endormir par moment). L’impression générale est celle d’une vague qui monte lentement, explose et retombe.
Sur la scène, à peine agrémentée de quelques chaises, d’un rideau de franges et d’un dessin géométrique au sol censé représenter les déplacements des danseurs, le groupe se meut tantôt à l’unisson, tantôt chacun dans son coin.

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Au final, c’est une belle représentation : beaucoup d’énergie, une irruption de la couleur par moments, une sorte de célébration de la vie et de l’amour… Bien entendu, je ne fais que livrer mon interprétation personnelle, je ne sais pas du tout quelles étaient les intentions d’Anne Teresa de Kersmaeker lorsqu’elle a créé ce ballet.
Mon sentiment général, à la fin de la représentation (corroboré par Leen, je me suis sentie moins seule), pourrait se résumer ainsi : c’était très beau mais j’ai rien compris. Quoi qu’il en soit, c’est un ballet court (un peu plus d’une heure), et je recommande car cela me semble être une bonne introduction à la danse contemporaine, et aussi parce que le ballet de l’Opéra est remarquable.

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Rain, est visible jusqu’à ce soir à l’Opéra de Paris.
Toutes les photos sont issues de la page consacrée au ballet sur le site de l’Opéra.

Swap papeterie : le colis que j’ai reçu

La toujours inventive Armalite nous a proposé, pour célébrer la rentrée et les cahiers neufs, un swap sur le thème de la papeterie. Nous avions jusqu’au 31 octobre pour envoyer nos colis et, si Haychee, ma swappée, a respecté la date butoir, j’avoue que je n’ai pas eu le temps et que j’ai expédié le mien lundi à la première (oui, c’est mal – je me flagellerai à coups de cahiers et de masking tape, tiens, pour la peine).
Hier midi, après une matinée très pourrie, un joli colis rouge estampillé Royal Mail m’attendait dans ma boîte aux lettres. J’ai bien entendu oublié de photographier tous les objets emballés un à un dans un papier “bleu sirène”, poussant de petits cris pas très dignes (d’autant que ma mère était à côté de moi).

Swap papeterie

 J’ai donc découvert ceci :

  • Un cahier “Peter Pauper Press”, qui reproduit la reliure ornée de paons (mon animal totem !) du Rubayat
  • Un petit bloc-note à couverture aimantée.
  • Une adorable carte “Meow do you do ?”. Je ne suis pas certaine de l’utiliser tellement elle me plaît ! Elle risque de finir au-dessus de mon bureau.
  • Un petit cahier à couverture rigide à motifs de fleurs de cerisier (avec des lignes).
  • Une combo carnet d’adresses et crayon à papier à motifs floraux, qui trouveront naturellement leur place dans le meuble de l’entrée. Je n’ai pas possédé de carnet d’adresses depuis… ouh là, 15 ans, au moins, je pense. Ca me fait bizarre.
  • Trois rouleaux de déco tape qui serviront à planquer les prix imprimés sur mes cadeaux de Noël.
  • Un marque-page de la Bodleian Library, bibliothèque mythique d’Oxford, où réside Haychee. Ma copine Lou², archiviste de son état, s’y est rendue en conférence, c’est dire si c’est un endroit sérieux.
  • Trois petits marque-pages en silicone en forme de feuille. Je suis ravie ! Cela fait des mois que je me dis que c’est ultra-mignon mais que je me raisonne en me répétant que j’ai déjà plein de marque-pages. Du coup, l’Anglais m’en a piqué un et j’en ai planté un autre dans ma traduction du moment.
  • Des cartes de voeux ornées de peintures pré-raphaélites. Haychee et moi partageons le même amour pour ce courant artistique, et Oxford est un des hauts lieux du groupe.
  • Un paquet de bourbon cream ! J’ai un faible pour ces biscuits so british au chocolat et relevés d’une pointe de sel. J’en consomme régulièrement depuis mon adolescence (la fermeture des magasins Marks & Spencer fut un grand drame dans ma vie…), et m’en fais régulièrement rapporter/envoyer. Je vais essayer de ne pas tout manger d’ici le week-end, mais ce n’est pas garanti !

marque-page

Au final, c’était un très joli paquet, qui m’a fait très plaisir ! Je dois trouver comment remplir mes cahiers, mais ce ne sera pas une gageure.
Un grand merci à Haychee, donc, et à Armalite pour l’organisation de ce swap !

Mon amie la CAF

Je vous avoue que je suis un peu désespérée. Cela fait deux mois et demi que j’essaie désespérément de faire avancer notre dossier à la CAF, mais ça bugue, et j’ai vraiment l’impression, soit d’avoir affaire à des incompétents, soit d’être prise pour une conne (soit les deux, sait-on jamais).

CAFnew_logo

Mais reprenons. A la naissance de la Crevette, nous avons envoyé les papiers comme il fallait, en mettant monsieur en allocataire principal vu que je dépends de deux régimes et que ça avait été un poil compliqué pendant ma grossesse. Deux mois se passent, le dossier nous revient, on nous annonce que monsieur dépendant d’un régime spécial (le régime des Anglais installés en France, dirons-nous), ce n’est pas à la CAF de gérer notre dossier, mais au régime spécial. Soit. Sauf qu’entretemps, monsieur a changé de travail et est en cours de réaffiliation au régime général. Nous décidons de laisser couler.

En août, vu qu’on a engagé la nounou, je contacte le centre Pajemploi, qui me renvoie vers la CAF, qui elle-même me dit que je dois faire une demande d’allocation. J’établis un dossier en béton, avec justificatifs comme quoi Monsieur n’a jamais rien touché de son régime spécial, attestation sur l’honneur et copie des trois derniers bulletins scolaires. Trois semaines plus tard, courrier de la CAF pour m’annoncer qu’il manque un RIB (mais j’ai rentré les coordonnées bancaires sur le papier, ça ne suffit pas ?). Je respire, je renvoie le RIB.
Encore trois semaines plus tard, j’appelle pour savoir où ils en sont. Ah bah, ils demandent à un technicien de me rappeler d’ici 48 à 72 heures (notez l’efficacité). La technicienne me rappelle (nous sommes dans la deuxième quinzaine d’octobre, je n’ai toujours pas de numéro employeur, ma nounou n’a pas de fiche de paie, nous ne pouvons pas préparer les dossiers pour les autres aides à la garde d’enfant…) et m’annonce que le dossier est nickel et qu’elle le met sur le dessus de la pile (en gros).
Hier soir, peu avant 17h, je suis au téléphone avec Tonton Sigmund et ne peux décrocher. J’écoute donc, dix minutes plus tard, le message d’un autre technicien CAF : on ne peut pas traiter mon dossier parce que l’Anglais dépend d’un régime spécial (mais non, putain, il n’y est plus depuis mai). Je rappelle dans la foulée, bien entendu, ça répond pas, pensez-vous, il est trop tard. J’appelle ce matin à l’ouverture, lignes encombrées (en fait, je pense que c’est automatique : quand vous appelez deux fois de suite de façon trop rapprochée, le système vous dit qu’il y a trop d’appels).
J’ai enfin quelqu’un, à qui j’explique ma situation, déjà bien remontée. La nana me dit de me calmer, à quoi je rétorque qu’on me balade depuis deux mois et demi et que c’est du foutage de gueule. Elle me raccroche au nez. Je rappelle, bien entendu mon numéro est bloqué. Je feinte, en rappelant depuis mon fixe. Comme à chaque fois, on me demande mon numéro d’allocataire, mon nom, mon adresse, mon numéro de tel (soi-disant pour mettre à jour le dossier, mais je dirais plutôt pour prolonger le service et faire payer la communication…). J’explique ma situation… un technicien va me rappeler d’ici 48 à 72h ! Mais putain, de qui se moque-t-on ?

Alors je sais que les CAF sont surchargées et en sous-effectif. Je sais qu’ils se font agresser quotidiennement au téléphone par des gens comme moi (et le pire, c’est que je me transforme en harpie et que, vu comme j’en chie, j’estime que c’est pas grave, ça leur fera les pieds). Mais bordel, ne peut-on avoir un semblant de compétence ? De réponse ? J’ai l’impression que les opérateurs téléphoniques ne sont là que pour brasser de l’air et nous pomper du fric en nous faisant poireauter sur un appel surtaxé. Pas une seule fois, je n’ai reçu de réponse claire et utile.
Et d’usager, on passe à usagé.

PS : je passe bien entendu sous silence le fait qu’ils n’ont pas reçu mon attestation de grossesse / ah en fait si mais votre dossier s’est perdu / ah mais a priori vous avez droit à la prime de naissance… J’attaquerai cet Everest-là le jour où j’aurai résolu mes soucis d’allocation.

Shelby Earl

Lors de nos vacances à Seattle en 2012 (soit pendant la pause de ce blog), l’Anglais et moi sommes partis faire une cure musique-librairies-bouffe. Autant vous dire qu’on a été gâtés, voire pire. Le dernier soir, monsieur – qui m’avait fait assister à Bumbershoot pendant trois jours –  absolument tenu à aller au Crocodile, resto-salle de spectacle mythique de la ville, qui a notamment accueilli les débuts de Nirvana (pour vous situer : il y a des clichés du groupe dans la salle de resto, et une de Courtney Love dans les toilettes des filles). Nous nous sommes donc rendus là-bas pour écouter The White Buffalo (c’est très bien) et sa première partie, Shelby Earl.

Mesdames et messieurs, ceci est une photo d'archive un peu pourrie
Mesdames et messieurs, ceci est une photo d’archive un peu pourrie

A l’époque, la chanteuse venait tout juste de quitter définitivement son travail pour se lancer à plein temps dans la musique. Originaire de la ville, elle commençait à se construire un nom (elle a d’ailleurs été programmée à Bumbershoot cette année). Nous sommes tombés sous le charme de sa voix, ses mélodies et ses textes et nous sommes offert son premier album, qui a longtemps rythmé nos voyages en voiture (parmi d’autres acquisitions). Un second album est sorti, que l’Anglais a commandé via Facebook, mais nous n’avons jamais eu l’occasion de la revoir sur scène.
Jusqu’à vendredi.

Shelby Earl

Il y a quelques mois, Shelby Earl a annoncé qu’elle effectuerait une petite tournée en Europe, et cherchait des “points de chute”. A Paris, elle a été accueillie chez un particulier jeudi soir, et dans une petite salle associative, l’Ogresse, vendredi. Nous nous sommes donc arrangés pour faire garder la Crevette et nous rendre au concert.
Malheureusement, comme souvent avec les associations, quelque chose a coincé. En l’occurrence, le concert était annoncé à 21h30, sur la page de la salle comme sur celle de la chanteuse, mais les organisateurs ont, j’ignore pourquoi, compris que cela débutait à 20h30. Après négociation, il semblerait que l’attente ait pu durer jusqu’à 21h, mais pas au-delà… Fort dommage pour nous, qui sommes arrivés à 21h35, et avons donc raté les trois quarts du set ! Je crois que si l’Anglais avait eu le responsable de ce carnage sous la main, il l’aurait étranglé sur place…

Au final, la salle est toute petite mais l’acoustique était bonne. En revanche, compte tenu du peu de publicité et du fait que le concert avait lieu le soir d’Halloween dans un endroit un peu difficile à trouver, nous n’étions qu’une quinzaine de spectateurs. Voilà qui est très regrettable. Heureusement, nous avons pu entendre “Swift arrows”, le titre préféré de l’Anglais, “Under evergreen” que nous aimons beaucoup, ainsi qu’une nouvelle chanson, qui sera sur le troisième album. Et comme j’ai raté ma préférée, je vous la mets là.

[youtube]http://youtu.be/RWtT4vXDh9k[/youtube]

10 Things I liked this week #4

Une semaine avec des hauts et des bas, c’était un peu les montagnes russes mais, dans l’ensemble, c’était positif. En prime, j’aurai plein de choses à vous raconter la semaine prochaine !

Chagall

  • J’ai réussi à rallumer le chauffage ! Il s’agissait bêtement de réenclencher un truc sur le tableau électrique, mais 1/ je suis nulle en bricolage et 2/ ça ne tombait pas sous le sens, car ça s’était mis en veille automatiquement à la belle saison. Ah, la technologique…
  • J’ai terminé le premier jet d’une de mes trads ! En dépit du rhume et du manque de sommeil, j’avoue que je ne suis pas peu fière. Il me reste trois semaines pour tout relire bien comme il faut mais j’entrevois le bout du tunnel.
  • Du coup, pour fêter ça, je me suis offert une journée off vendredi.
  • Encore mieux, l’Anglais aussi avait sa journée, donc on l’a passée en amoureux, sans la Crevette. Dingue.
  • Même qu’on a mangé au resto. Vendredi midi ET vendredi soir.
  • Vendredi soir, nous avons assisté au concert d’une artiste américaine que nous aimons beaucoup et que nous avions découverte il y a deux ans (article à venir).
  • Samedi, le temps magnifique nous a poussés à sortir de notre grotte avec la Crevette. Rien de bien palpitant mais une journée quasi-printanière un 1er novembre, ça ne se refuse pas.
  • Dimanche après-midi, c’était la braderie bisannuelle de Lou². Non seulement je suis repartie avec quelques belles prises (deux très jolies robes, une troisième que je vais devoir apprivoiser et du rab de collants), mais j’ai réussi à rembarquer moins d’affaires que je n’en avais apportées.
  • Profitant de la braderie, j’avais déjà éliminé 3 pulls de mes placards (ils sont partis directement à la poubelle pour cause de trou / feutrage / âge canonique).
  • Dimanche soir, je suis allée assister à un ballet avec Leen à l’opéra Garnier (article à venir).

Bizarrement, c’est beaucoup plus facile de remplir cette liste quand je suis sortie de la maison pour faire autre chose que les courses et/ou récupérer la Crevette chez la nounou pendant la semaine. La situation sera-t-elle aussi simple dimanche prochain ? Suspense…

Tarte à la betterave [recette végétarienne]

Je ne sais pas vous, mais moi, quand on m’annonçait “betterave”, pendant longtemps j’ai uniquement pensé à ces horreurs qu’on nous servait à la cantine et je faisais la grimace en passant mon tour. Et puis un jour, j’ai goûté ce légume assaisonné de façon différente, et nous sommes repartis sur de nouvelles bases…
Pourtant, sortis de la salade et, éventuellement, de la soupe, il reste plein d’autres options. Je vous propose donc une version tarte salée, idéale pour un buffet quand on a des amis végétariens et d’autres omnivores (non, ça ne sent pas du tout le vécu…).

Avant
Avant

Ingrédients
1 pâte brisée (on peut la faire, mais je suis fainéante)
1 grosse betterave crue (ou plusieurs petites, au choix)
De la pâte de noisettes
1 petit chèvre frais (environ 100g)
Parmesan râpe

Faire chauffer le four à 180°C. Emballer la (ou les) betterave(s) non épluchée(s) dans du papier d’alu et les enfourner 45mn à 1h, selon leur taille. Lorsqu’elles sont cuites, les sortir du four, les éplucher et les détailler en fines lamelles (c’est le plus long et le plus salissant).
Foncer la pâte dans un plat à tarte. Dans un bol, mélanger le chèvre frais avec 2 ou 3 cuillères à soupe de pâte de noisettes, puis l’étaler sur le fond de tarte.
Disposer les lamelles de betterave par-dessus la garniture, saupoudrer de parmesan râpé et enfourner pour 25 à 30mn.

Après !
Après !

Je pense qu’il est possible d’adapter cette recette pour qu’elle convienne aux vegans, notamment en préparant une pâte à tarte à base de farine, eau et huile d’olive, et en remplaçant le fromage par de la crème de tofu.

Note : cette recette est librement adaptée de celle présentée dans l’ouvrage “Légumes anciens – 30 recettes de saison” publié chez Marabout.

Césarienne : témoignage et appel à témoin

Mystsuki, du blog Et ils vécurent heureux, a lancé il y a quelques semaines un appel à témoignages sur la césarienne, qu’elle ait été programmée ou décidée dans l’urgence. Pour l’instant, je apparemment suis la seule à avoir répondu, et vous pouvez lire mon compte-rendu ici.

Alors si certaines parmi mes lectrices ont envie de témoignez, n’hésitez pas. Oui, je pense à toi, multiplemum, à toi, amie qui vient d’avoir un petit bout dans des circonstances assez similaires aux miennes, ou à toi, planquée derrière ton écran. Vous pouvez faire confiance à Mystsuki (je la connais en vrai), et c’est vous qui choisissez ce dont vous voulez parler.

A vos claviers !

La couleur de l’air

bilalJ’ai décidé de ne plus acheter de livres, et je tiens parole… ou presque. Parce que, pour moi, les BD (et les livres pour enfants… hem) entrent dans une catégorie à part et ne sont donc pas concernées par mon embargo du moment. Du coup, lorsque j’ai découvert tout à l’heure le nouvel ouvrage d’Enki Bilal, je me suis jetée dessus.

Après Animal’Z et Julia et Roem, La couleur de l’air est le troisième (et dernier, semble-t-il*) tome de la nouvelle série de l’auteur. On assiste au “coup de sang”, une espèce de colère de la Terre qui décide de se remodeler et d’éliminer tout ce qui pose problème. On suit trois groupes : l’eau, avec Kim, Bacon et un dauphin ; la terre, avec Ana, Lester et un personnage étrange, ainsi que Julia et Roem accompagnés de Lawrence ; l’air, avec les jumelles, Esther, Anders et Zibbar.

J’ai toujours apprécié le dessin d’Enki Bilal, son utilisation de la couleur, ses faux brouillards en réalité très travaillés… et je ne suis pas déçue sur ce point. Alors que toute la première partie de la BD est quasi-monochrome, le trait reste lisible (évitez quand même de lire avec peu de lumière, vous allez vous brûler la rétine). L’apparition de la couleur vise à souligner un élément du scénario, et je dois dire que c’est très bien trouvé.
En revanche, n’ayant pas lu les deux tomes précédents (il n’est écrit que dans le préambule qu’il s’agit du troisième tome, et j’ai pour principe de seulement feuilleter, sans lire, les ouvrages que j’achète), j’ai bien senti qu’il me manquait certaines références. Rien qui empêche la compréhension, bien sûr, mais l’oeuvre de Bilal est toujours complexe et s’auto-cite régulièrement, donc c’est un peu dommage.

Au final, je pense que l’on peut dire que cette BD ravira les amateurs et ne convaincra pas plus les détracteurs de l’artiste. On retrouve toutes les caractéristiques picturales ou scénaristiques, les mêmes thématiques, mais à titre personnel, j’ai beaucoup accroché (plus qu’avec “Quatre ?”, la dernière que j’ai lue).

La couleur de l’air, Enki Bilal, Casterman, 18€

* Je précise “semble-t-il”, car Le sommeil du monstre avait été présenté comme le premier tome d’une trilogie qui s’est achevée en tétralogie…

Les vieux fourneaux, tome 2, “Bonny and Pierrot”

Aprvieux-fourneaux-tome-2-bonny-and-pierrotès un premier tome chaleureusement recommandé par Armalite et que j’ai adoré, j’ai eu la grande joie de découvrir la suite de la série “Les vieux fourneaux” samedi chez mon libraire. La dernière fois que nous avions vu les personnages, nous les avions laissés sur une plage italienne. On retrouve Pierre, Antoine et Emile, ainsi que Sophie quelques mois plus tard. Cette fois-ci, l’histoire s’intéresse plus particulièrement à Pierrot, dont les souvenirs sont réveillés d’un coup par la livraison d’un étrange colis.

J’ai autant aimé ce second tome que le précédent, ce qui n’était pas facile tant le premier avait mis la barre haut. Outre l’histoire de Pierrot, que l’on suit comme la dernière fois “en parallèle” entre aujourd’hui et les années 1950, et qui sert de fil rouge, chacun des personnages continue à avancer. Le théâtre du loup en slip gagne en profondeur – on assiste même à une géniale représentation – Antoine explore le nouveau Paris anar… En contrepoint, les délires contemporains autour d’une simple baguette (vous préférez une “câlinette” ou une “fleurimeuline du pape” ?) sont extrêmement bien vus et nous rappellent des situations similaires (pourrai-je me retenir de rigoler en réclamant ma “tradition” à ma boulangère ?).
Le ton est toujours aussi juste, truculent même, les bons mots et les répliques fusent, de même que les éclats de rire. On retrouve également la tendresse des auteurs pour leurs personnages et l’émotion qui se dégage des pages n’est jamais forcée ou fausse. Une très belle continuation.

Les vieux fourneaux, tome 2, “Bonny and Pierrot”, Dargaud, 12€

10 things I liked this week #3

Cette semaine n’a pas très bien commencé : avalanche de boulot (oui, encore), chute de la Crevette, sale rhume qui traîne… Mais comme je suis déterminée à voir le bon côté des choses, prêtons-nous une fois encore à l’exercice.

Robes

  • En dépit de son plongeon, la Crevette n’a rien. Un bête hématome au front qui a désormais disparu.
  • Nous sommes allés passer le week-end chez mes beaux-parents (j’écris d’ailleurs ces lignes depuis leur canapé). Au programme : balades en bord de Loire, pillage de la cave et visite du marché.
  • Emmanuelle et l’Anglais se sont coordonnés avec la précision de deux agents secrets pour me rapporter… deux robes 18ème que j’envisage de porter bientôt. Immense merci à eux.
  • Le tome 2 de la BD “Les vieux fourneaux” est sorti, c’est aussi bien que le premier, j’en reparlerai très vite.
  • Vendredi, un peu contrainte et forcée, j’ai pris une journée off. Au programme : roupillon et… ménage (ouais, mais au moins l’appart ressemble à quelque chose).
  • Mais vendredi soir, nous avons fêté le début du week-end avec du cidre et de la bière tout droit venus de chez les Rosbifs.
  • J’ai distillé mes bons conseils d’écriture la semaine dernière, je les ai mis en application cette semaine : j’ai rédigé près d’un demi-chapitre sur mon téléphone portable.
  • L’Anglais m’a offert une soirée sushis à son retour de déplacement : ni cuisine, ni vaisselle, en ce moment c’est un peu mon idée du paradis.
  • La Crevette s’est retournée ! Oui, je sais, vous vous en fichez un peu, mais ici, c’était l’événement.
  • Cet après-midi, j’ai fait la sieste. Si. Incroyable.

Et vous, votre semaine ?