10 Things I liked this week #143

Ce fut une semaine marqué à la fois par le retour de la chaleur (beuh…) et par quelques sorties agréables. Mais globalement, il faut avouer que lorsque le thermomètre dépasse les 27°, il me faut une sacrée motivation pour me forcer à sortir de chez moi et supporter les trains de banlieue non climatisés, ce qui fait que j’ai un peu le sentiment de tourner en rond ces jours-ci.
Bref, sur ces considérations philosophiques, que fallait-il retenir cette semaine ?

  • J’ai décidé de participer au défi PAL de vacances initié par Miss Sunalee. De toute façon, il faut que j’écluse tous ces bouquins, ce sera l’occasion (j’ai d’ailleurs déjà fini un ouvrage).
  • Les photos prises par l’Anglais le week-end dernier sont magnifiques, et remportent un franc succès.
  • Nous avons commencé à regarder l’excellent documentaire “OJ, made in America”, sur l’affaire OJ Simpson et ses liens avec la question raciale aux Etats-Unis.
  • Mercredi, j’ai emmené la Crevette au bureau pour la journée des enfants. Mademoiselle a plutôt bien encaissé la demi-journée, malgré une crise de larmes parce que “le monsieur de la chasse au trésor parlait trop fort” (mes collègues ont organisé un jeu de piste et celui qui donnait les instructions a la voix qui porte, chose qui fait toujours peur à la petite).
  • En plus j’ai reçu plein de compliments parce qu’elle était sage et me laissait travailler (ben en même temps, elle était prévenue). Immense moment de fierté maternelle.
  • Jeudi, après un rendez-vous chez le médecin un peu frustrant (tout va bien, hein, juste que je n’ai pas réussi à exprimer ce que je voulais), je trouve refuge dans une délicieuse pâtisserie qui me fait de l’œil depuis un moment. Article et photos à venir.
  • Vendredi, je fais un petit tour chez un de mes libraires préférés et dégote “Le melon, dix façons de le préparer” des Editions de l’Épure à -50%. Hop, c’est la saison.
  • Samedi matin, nous partons faire une cueillette en famille. Après deux heures sous le soleil, nous rentrons avec (entre autres) plus d’un kilo de framboises et quatre kilos et demi de tomates anciennes. Oh, et des coups de soleil malgré l’écran total.
  • On retrouve L & L pour un goûter dans le jardin. Les filles pataugent dans la piscine gonflable pendant qu’on se prélasse dans les transats.
  • Dimanche, c’est autour de C & E de venir goûter à la maison avec leurs fils. Il fait lourd et humide, si bien que les enfants doivent dire adieu à leur balade au parc, mais on se console avec des madeleines et des guimauves artisanales.

Le Guépard

En 1860, une aristocratie décadente et appauvrie, sourde aux bouleversements du monde, règne encore sur la Sicile. Mais le débarquement des troupes de Garibaldi amorce le renversement d’un ordre social séculaire. Conscient de la menace qui pèse sur les siens, le prince de Salina se résigne à accepter l’union de son neveu Tancrède avec la belle Angélique, fille d’un parvenu. Ultime concession qui signe la défaite du Guépard, le blason des Salina…


Ce roman est extrêmement connu, pas forcément en tant que tel, mais parce qu’il a fait l’objet d’une flamboyante adaptation cinématographique quelques années après sa publication, qui lui a valu une Palme d’Or à Cannes. J’ai mis des années à voir ce film, mais j’ai enfin pu rattraper ce retard l’hiver dernier, à l’occasion d’une rediffusion sur Arte, et je suis tombée sous le charme.
Aussi, lorsque j’ai aperçu le roman chez mon libraire, je me suis jetée dessus en me disant que ce devrait être au moins aussi bien que le film. C’est encore mieux que ça.

L’écriture de Tomasi di Lampedusa est belle, poétique, fouillée. Tout au long de ma lecture, je me suis dit que l’auteur avait quand même fait de sacrées recherches sur l’aristocratie sicilienne car on s’y serait cru – et à mi-parcours, j’ai découvert qu’il était lui-même prince sicilien, ceci expliquant cela. Contrairement à ce que j’avais cru à l’origine, on ne s’attaque pas à tant à Tancredi et à son histoire avec Angelica qu’au prince de Salina, dont le guépard est l’emblème. Ce sont les réflexions et les états d’âme de ce personnage qui guident le lecteur, alors même que le récit est le fait d’un narrateur omniscient.


L’histoire nous plonge dans ce tournant de la vie italienne, lorsque Garibaldi a tenté d’imposer la démocratie (et s’est est tiré avec l’unification du pays sous la bannière d’une monarchie), et alors que la vieille aristocratie se trouve forcée de composer avec la bourgeoisie montante, sous peine de disparaître, enterrée par les bouleversements sociaux et politiques. Cela est particulièrement souligné par le personnage de Tancredi qui s’exclame : “Il faut que tout change pour que rien ne change”.

Au final, ce roman relativement court (à peine 300 pages) est une magnifique fresque évocatrice. On sent le vent qui charrie les parfums siciliens, on déambule dans les palais, on est écrasé de chaleur… Mais ce qui tire en outre le récit vers le haut est cette perpétuelle interrogation du héros sur la condition humaine et sur la transmission. Je recommande chaleureusement.

Le Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Points, 7,70€

Challenge PAL de vacances : le titre contient un mot désignant un animal

Challenge PAL de vacances

Source

A l’initiative de Miss Sunalee, et suite à une réflexion personnelle, je me lance dans ce défi estival qui consiste à essayer d’écluser un peu sa PAL. Sunalee nous propose en outre huit catégories à cocher pour choisir ses lectures, mais aussi de publier nos lectures sur Instagram avec le hashtag #palvacances2017. J’ignore si j’y arriverai (et je pense que je cumulerai aussi avec les catégories du Reading challenge 2017), mais cela me motive !

En revanche, Sunalee recommande d’utiliser des livres qui sont dans la PAL ce jour. C’est tout à fait possible, sauf que j’en ai actuellement un en cours que je devrais finir dans la semaine et, du coup, je me demande s’il entrera dans le décompte.


Voici donc les huit catégories :

  1. le titre contient un nom de lieu géographique (pays, ville, région, fleuve…), Notes de Hiroshima, Ôe Kenzaburô
  2. le titre doit être un vrai jackpot au Scrabble. En reprenant l’idée de Lire sous la contrainte, il s’agit d’additionner les points de chaque lettre du titre et de l’auteur selon les règles du Scrabble: A,E,I,L,N,O,R,S,T,U : 1 point; D,G,M : 2 points; B,C,P : 3 points; F,H,V : 4 points; J,Q : 8 points; K,W,X,Y,Z : 10 points (l’exemple est ici)
  3. le titre contient soit “chant/chanson”, soit “musique” ou est le titre d’une chanson, ou s’en inspire très fort, ou contient le nom d’un musicien/chanteur
  4. le titre contient un prénom ou un nom de personne, Mousseline la Sérieuse, Sylvie Yvert
  5. le titre est composé d’un seul mot
  6. le titre ne contient pas d’article
  7. le titre contient un mot lié à la nourriture ou à une boisson, A boire et à manger avec Sonia Ezgulian, Guillaume Long
  8. le titre contient un mot désignant un animal, Le Guépard, Giuseppe Tomasi di Lampedusa

Pour la peine, j’ai mis à jour la page consacrée à ma PAL, plus du tout d’actualité puisque la quasi-totalité des bouquins listés dessus est à la cave, en attendant des jours meilleurs.

10 Things I liked this week #142

Ce fut une semaine très fatigante (oui, je sais, je dis ça toutes les semaines en ce moment…). Mais heureusement, les températures sont redevenues décentes, si bien que je n’ai plus eu l’impression de me liquéfier, juste de me traîner de mon bureau à mon canapé. Allez, petit récapitulatif des sept derniers jours.

  • Lundi, je retrouve Artus et Pamp’ pour un déjeuner à la crêperie. On ne s’était pas vus depuis des lustres, on en profite pour rattraper (vite fait, j’ai un rendez-vous derrière) le temps perdu avant leur déménagement.
  • Mardi, on se fait une soirée sushis en amoureux, à la fois par flemme et pour fêter la fin d’année scolaire.
  • J’ai reçu la commande passée chez Prior Attire, une costumière anglaise : une tournure et un jupon pour aller avec. Bon, il ne me manque que la robe à mettre par-dessus, mais ce n’est qu’une question de temps !
  • Mon père a reçu la tea postcard (en retard) que je lui avais envoyée pour la fête des pères, et a beaucoup apprécié.
  • Vendredi, je réussis à mettre la main sur un exemplaire du dernier numéro d’America, la revue littéraire dont j’ai déjà parlé ici.
  • Samedi, nous partons assister à un joli mariage sur les rives de la Gironde. Le décor est beau et les mariés heureux.
  • En plus, l’Anglais et moi avons réussi à surmonter un enchaînement d’incidents sans nous arracher mutuellement la tête. Vive nous.
  • En repartant de Bordeaux, je fais un arrêt à la boutique Baillardran pour investir dans une douzaine de cannelés traditionnels (j’adore les cannelés mais c’est pas facile d’en trouver des bons à Paris).
  • Nous fêtons nos noces de chypre, déjà ! J’ai l’impression que c’était hier, et pourtant (en même temps, il s’est passé énormément de choses depuis).
  • J’attends confirmation du médecin, mais a priori mes analyses de sang sont correctes, ce qui est toujours une bonne nouvelle.

Tamia & Julia, sœurs de thé

Contrairement à beaucoup de mes amies théinomanes, je n’ai jamais été abonnée à la Thé Box. Plusieurs raisons à cela : j’ai toujours eu beaucoup trop de thé à la maison (encore aujourd’hui), je surveillais mon budget à sa création, et après quelques tests, je me suis rendu compte que le système d’abonnement mensuel ne me convenait qu’un temps (j’ai été assez fidèle à la Gambettes Box, mais en deux fois…).

Du coup, lorsqu’en mai dernier au Bon Marché, j’ai découvert la marque Tamia & Julia, créée par les fondatrices de la Thé Box, c’était une véritable nouveauté pour moi. Cinq mélanges seulement sont proposés : Igloo (dont j’avais entendu parler sur différents blogs), Detox, Ruben, Bloom et L’Envol. Mon choix s’est porté sur ces deux derniers.

L’Envol est un beau mélange de thé vert et de fruits (fraise de bois, rhubarbe, mangue), ce qui aurait pu me rebuter car c’est généralement une association que je redoute. Néanmoins, le parfum était très agréable, léger sans être évanescent, et je me suis laissée tenter. Bien m’en a pris : c’est effectivement un thé vert rafraîchissant et pas du tout écoeurant (ce que je redoute toujours lorsqu’il est question de thé vert aux fruits), et ferait, je pense, un excellent thé glacé.


Mais mon coup de cœur fut pour l’infusion Bloom, composée, entre autres, de tilleul, de basilic, de carthame, de souci, de rose… La liste est longue, mais… il n’y a pas l’ombre d’un morceau d’hibiscus dedans ! J’aime bien l’hibiscus, mais on en trouve partout ces derniers temps dans les infusions, sans doute à cause de la très belle couleur rose fuchsia qu’il donne aux boissons. Du coup, j’étais ravie de pouvoir tester quelque chose qui aurait un goût fleuri/aromatique sans basculer dans le fruit / le dessert. Je suis extrêmement fan, j’en bois très souvent, d’autant que j’ai découvert que l’infusion passait aussi bien chaude que froide. Et comme elle est dépourvue de théine, on peut en boire avant de se coucher sans risque de se retourner pendant une heure.

Du coup, il me tarde de pouvoir goûter les autres mélanges, même s’ils ne correspondent pas forcément à mes goûts, car le dosage est subtil, et je pense qu’ils seraient à même de me séduire, ou d’autres membres de la famille (la Crevette a le droit de siroter un fond de thé le week-end et a bu pas mal d’infusion glacée quand il a fait très chaud). En attendant, j’ai déjà commandé deux nouvelles boites de Bloom, histoire d’être parée pour l’été !

Vous pouvez commander sur le site Internet de Tamia & Julia

10 Things I liked this week #141

Je ne reviendrai pas (trop) sur la vague de chaleur, je pense qu’elle nous a tous terrassés. J’ai même fini par m’acheter un ventilateur en catastrophe tellement j’étouffais malgré les volets baissés et les cinq douches par jour… Néanmoins, la semaine fut agréable et nous a offert de jolis moments.

  • Lundi, en ouvrant Instagram, j’ai eu l’agréable surprise de découvrir une photo de mon premier roman traduit en brésilien. Ca fait toujours plaisir.
  • Alors que je me disais que je devrais bientôt recevoir le nouveau roman de Julia Quinn, celui-ci s’est matérialisé dans ma boîte aux lettres. Quel timing.
  • C’était le dernier cours de natation de l’année. Pour fêter ça, nous avons organisé un dîner/apéro à la piscine. Le beau temps nous a même poussés à nous déplacer en extérieur, plutôt que de rester dans la salle prévue à cet effet.
  • Qui dit dernier cours, dit relais. J’ai reçu les félicitations de ma prof pour mes capacités en brasse puisque, partie quasi dernière, j’ai remonté les 25 mètres pour arriver en tête (bon, après, j’avais plus de souffle, mais quand même).
  • Le jour de la fête de la musique, malgré la canicule et la scène installée quasiment sous nos fenêtres, j’ai fait un petit tour dans notre rue piétonnisée avec la Crevette. Du coup, celle-ci a pu participer à un atelier d’arts plastiques et se confectionner une magnifique couronne sur le thème du jour, agrémentée de paillettes.
  • Jeudi, la couturière, son cher et tendre et leur fils sont venus dîner. Pour l’occasion, j’ai préparé un gaspacho traditionnel (comprendre : qui infusait depuis 24 heures dans mon frigo), dont la fraîcheur fut la bienvenue.
  • Grâce à C.euh, j’ai trouvé une alternative délicieuse et peu calorique aux glaces : le yaourt grec mixé avec des fruits congelés. La version avec des myrtilles est à tomber, celle avec des mirabelles beaucoup moins convaincante. Prochain essai : les brisures de framboise.
  • J’ai enfin rangé ma paperasse en souffrance. Bon, je n’ai toujours pas retrouvé nos carnets de santé, mais j’ai trié et classé près de 6 mois de papiers dans de belles chemises colorées, ça progresse.
  • Nous avons passé le week-end à Orléans, chez mes beaux-parents. Quelques sorties, des repas sur la terrasse, et le bonheur de mettre les pieds sous la table.
  • Samedi, en accompagnant la Crevette au parc, je me suis fait squatter les genoux par un gros chat roux pas farouche avec une coquetterie dans l’œil.

Misty Copeland, Une vie en mouvement

Un prodige. C’est ainsi que la qualifie Cindy, sa professeur de danse, lorsqu’elle voit Misty Copeland s’élancer pour la première fois sur ses pointes. Rien ne semblait pourtant destiner cette jeune fille née dans un foyer instable, fan de Mariah Carey et de hiphop, à intégrer le monde élitiste de la danse classique. A force de persévérance et de sacrifices, elle parvient à gravir les échelons de sa discipline jusqu’à atteindre son rêve : le prestigieux American Ballet Theatre. Mais il lui faut d’abord vaincre le plus insupportable des préjugés : être noire dans l’univers fermé des ballerines immaculées.


J’avais entendu parler de Misty Copeland il y a quelques années, probablement lorsque l’ABT (American Ballet Theatre, sa compagnie) l’a promue première danseuse. J’ai alors lu plusieurs articles sur les très (trop) rares ballerines noires dans le milieu fermé de la danse classique et le racisme ambiant, problème également soulevé par Benjamin Millepied lors de son bref passage à la tête du ballet de l’Opéra de Paris. J’aurais par ailleurs voulu voir danser Misty en septembre dernier, lors du passage de l’ABT à Bastille, mais ce n’est pas tombé le bon soir. Du coup, cette autobiographie m’intéressait à plus d’un titre.

C’est intéressant, bien écrit (en collaboration, bien entendu), avec un style journalistique vif et une narration à la première personne. On suit la vie de Misty un peu comme une aventure ou un film, avec d’autant plus de plaisir que l’on sait que le “bien” triomphera et que les tribulations seront surmontées. Misty Copeland est un peu présentée en héroïne des temps modernes, sans que ce soit trop exagéré.
Après, il faut bien entendu souligner que c’est du storytelling à l’américaine, où le personnage principal apprend toujours de ses erreurs, est toujours humble et remercie toutes les personnes qui ont croisé sa route…

Mais le propos principal du livre, la lutte de Misty Copeland contre le racisme latent de son milieu professionnel et artistique, est très intéressant. On découvre ainsi les rares femmes noires qui l’ont précédée sur scène, ainsi que quelques hommes. On prend conscience du fait que ce racisme se fonde, qu’on le veuille ou non, dans l’imagerie même du ballet (les fameux “ballets blancs”).

Est-ce que ce livre est pour vous ? Si vous aimez la danse, et en particulier la danse classique, si vous cherchez quelque chose de rapide à lire, si la question de la représentativité des personnes noires ou racisées dans notre société vous intéresse mais que vous souhaitez un exemple concret, oui, tout à fait. Je recommande volontiers ce livre. Et j’ai encore plus envie d’essayer de voir danser Misty Copeland un jour !

Misty Copeland, Une vie en mouvement – Une danseuse étoile inattendue, éditions 10/18

2017 Reading challenge : A book about an interesting woman

10 Things I liked this week #140

Si j’ai bien réussi à publier un compte-rendu de ma dernière soirée à l’opéra, la fatigue (et surtout la chaleur) a eu raison de moi et je n’ai pas franchement pu publier mon récapitulatif habituel en temps voulu. Qu’à cela ne tienne, on va pas se laisser abattre.

  • Lundi, je retrouve des amies au salon de thé George Cannon. C’était prévu depuis une dizaine de jours, mais j’avais complètement zappé et je m’en suis souvenu en recevant un SMS de l’Américaine : “J’arrive bientôt”. Oups. Bon, j’ai eu une heure de retard, mais ça m’a fait un bien fou, j’ai pu discuter, échanger sur mes préoccupations du moment et rigoler.
  • Mercredi, j’ai passé une excellente soirée à l’opéra pour clôturer la saison et assister à la dernière d’Eugène Onéguine, et ce malgré ma malédictionde l’ “opéra-sprint”.
  • Après la représentation, mon oncle et ma tante, qui étaient aussi dans la salle, m’ont emmenée dîner dans une brasserie bienheureusement climatisée, et c’était fort bon.
  • Jeudi, j’ai retrouvé C.euh pour assister à l’AG de la Sofia, voter les nouveaux statuts (mise en conformité avec la réglementation européenne) et tenter de ne pas m’endormir pendant le compte-rendu financier (hem).
  • Pour nous récompenser, on a retrouvé Drine pour un déjeuner aux saveurs italiennes et estivales à quleques mètres de là.
  • Vendredi, l’Anglais est rentré de son séjour sicilien – joie – en pensant à mon estomac : pâtes multicolores et tomates séchées l’accompagnaient.
  • D’ailleurs, je suis fière d’avoir “survécu” à ma semaine de mère célibataire sans (trop) crier, et malgré la fatigue.
  • Samedi, P&L sont venus passer l’après-midi à la maison : gâteau, balade au parc, tour de manège, dîner improvisé.
  • Dimanche, j’ai fini l’énorme pavé qui me captivait depuis deux bonnes semaines : Rome d’Emile Zola. En plus, j’ai pu cocher une case du 2017 Reading challenge que je ne pensais pas obtenir…
  • Le soir, j’ai participé au dépouillement dans mon bureau de vote. Ce fut un record de rapidité : 45 minutes pour traiter un peu plus de 500 bulletins.

Eugène Onéguine

Dans la Russie du début du 19ème siècle, les soeurs Larina vivent en bonne intelligence avec leur mère. Si Olga est vive et enjouée, fiancée au poète Lenski depuis toujours, Tatiana est rêveuse, toujours absorbée dans ses romans et ne se mêle guère aux autres. Le jour où Lenski présente son ami Eugène Onéguine à la famille Larina, Tatiana en tombe amoureuse, et décide de lui écrire une lettre…


C’est un opéra très connu du répertoire russe, composé par Tchaïkovski, que nous sommes allées voir cette fois-ci. Même si je n’ai pas lu le roman (tort que je vais certainement réparer d’ici peu), j’avais vu le film adapté de celui-ci, avec Liv Tyler dans le rôle de Tatiana (si). Je savais donc, pour une fois, où je mettais les pieds, à savoir dans un grand classique du romantisme.

Tout d’abord, il faut tirer un grand coup de chapeau à Nicole Car, chanteuse australienne (en russe, c’est rare), qui remplaçait presque au pied levé Sonya Yoncheva que nous avions d’abord prévu d’applaudir. Cette dernière a en effet annoncé il y a quelques mois à peine qu’elle abandonnait le rôle parce qu’il ne lui correspond plus. Nicole Car a une présence scénique indéniable, une voix remarquable et supporte la comparaison sans rougir.
Elle est également aidée d’un excellent cast réuni autour d’elle. Les interprètes de Lenski, Pavel Cernok, et Onéguine, Peter Mattei, notamment, m’ont beaucoup marquée, en particulier dans la scène du duel. Le prince Grémine, interprété par Alexander Tsymbalyuk – déjà vu dans Iolanta l’an dernier – était lui aussi à la hauteur de son rôle. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, en ovationnant les chanteurs pendant et après le spectacle (à ce point ce n’est pas fréquent).

Enfin, car le cas est assez rare pour être souligné, c’est la première fois que j’assiste à un opéra russe avec autant de non russophones. Je m’explique : en général, tous les grands rôles sont tenus par des chanteurs russes ou ukrainiens, parfois soutenus par des interprètes issus de pays de l’ancien bloc de l’Est. Cette fois-ci, outre une soprano australienne, il y avait une Allemande, un Suédois, une Arménienne, un Argentin et un Tchèque. D’après des amis russophones, on entendait leur accent, mais ce n’était pas gênant.

La mise en scène était un peu étrange, surtout en ce qui concerne le découpage : au lieu de s’arrêter à la fin du premier ou du deuxième acte, l’action est interrompue juste avant le paroxysme du deuxième acte – le duel – ce qui permet un changement de décor. Si celui-ci reste physiquement le même (une sorte de territoire vallonné et strié de différentes nuances), il passe de la couleur au noir et blanc, registre qu’il conservera jusqu’au bout. La transition symbolique est évidente, de l’insouciance à la gravité, de l’enfance à l’âge adulte.

C’était donc encore une superbe représentation, une belle façon de clore une saison 2016-2017 riche en émerveillements et en émotions, en attendant le début de la suivante. J’ai certes très envie d’aller voir La Cenerentola en juin-juillet, mais pas sûr que je trouve le temps pour ce faire.

Eugène Onéguine, Opéra Bastille, jusqu’au 14 juin 2017

10 Things I liked this week #139

La semaine fut agréable, d’autant que j’ai fini par m’accorder un certain répit dans le travail, plus ou moins contrainte et forcée. Néanmoins, et bien que je ne manque pas d’inspiration, je n’ai pas réussi à trouver la motivation ou l’énergie de bloguer ici. J’en viens à me demander si je ne devrais pas faire une pause dans ce mode d’expression…
En attendant que je fasse le tour de cette réflexion, voici le récapitulatif de ma semaine.

  • Lundi, nous partons en cueillette (à 11h du matin, donc en même temps que tout le monde), et ramassons plus d’un kilo et demi de fraises. La Crevette s’amuse beaucoup mais préférerait mourir que de manger la soupe froide que je confectionne avec (on a réussi à lui en faire avaler 5 cuillères avec de la chantilly…).
  • Mardi, la nounou est en congé. J’emmène donc Mademoiselle en balade au Musée de la Vie romantique, pour l’exposition “Le pouvoir des fleurs”. Nous passons un bon moment, malgré des “Maman, je veux rentrer” répétitifs, et un mini-caprice au moment du départ (“Non, je ne veux pas rentrer”).
  • En rentrant, je découvre le cadeau d’anniversaire (très) en retard de la part de mon père : un torchon orné d’officiers de la police montée canadienne et une robe bleue à motifs de fleurs de cerisier.
  • Mercredi, après la fuite du ballon d’eau chaude détectée la veille à 22h, je trouve un excellent plombier qui, en plus d’être à l’heure, est honnête avec moi. Résultat des courses, je fais changer ledit ballon (projet dans les cartons depuis plusieurs mois) et, le soir, nous avons de l’eau chaude.
  • Jeudi, dans un soudain élan, je décide de ranger le placard à pâtisserie qui menaçait ruine depuis un moment. Je finis par virer des trucs périmés depuis 2015 (ahem) et on voit désormais le fond du placard !
  • Vendredi, sur un coup de tête, et sur les conseils de C.euh, je tente de réaliser un frozen yogurt à l’abricot avec un reste de fruits. Le résultat est pas mal, quoique frustrant : le mélange paillette et est extrêmement dur à manger. Il me faut une sorbetière.
  • Samedi, ma mère récupère la Crevette pour un petit bout du week-end, me permettant de vaquer à mes occupations (et de dormir).
  • L’après-midi, je vais à la dernière séance de notre cours de danse (seule, Monsieur est en vacances avec sa sœur), pour le pot de fin d’année. Malgré la chaleur, j’arrive à me pousser pour un quadrille des lanciers, une gigue anglaise croisée, une fantaisie anglaise et une ou deux autres danses.
  • Juste après, je retrouve Sklaerenn, de passage à Paris, pour boire un verre et nous raconter nos vies. Ca ne dure pas assez longtemps, mais je tombe de fatigue.
  • Dimanche, après avoir récupéré la Crevette, je l’emmène au cours de natation. Mademoiselle met la tête sous l’eau bon gré, mal gré et, surtout, se fatigue assez pour aller se coucher sans protester juste avant 20h.