Une journée à Niagara : des chutes au lac

J’avais admiré – peut-on dire “visiter” pour un paysage ? – les chutes du Niagara lors de mon premier séjour au Canada, il y a… 18 ans. Si. J’en gardais un souvenir à la fois confus (comment sommes-nous arrivés, à quoi est-ce que ça ressemblait autour… c’était très flou) et émerveillé : mon oncle nous avait embarqués sur la “Maid of the Mist”, le bateau qui emmène les touristes jusqu’à la base des chutes.
Pourtant, c’était une des choses que j’étais absolument certaine de vouloir revoir à l’occasion de mon nouveau voyage, et j’ai eu raison.

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Le site des chutes est très fréquenté, et assez bétonné. Outre la promenade qui longe le fleuve en amont et en aval, les deux côtés (américain comme canadien) sont un peu dévisagés par des hôtels très hauts et très moches. Le tout avec un petit air désuet genre “70’s qui ont mal vieilli” : autant le dire tout de suite, Niagara n’a aucun charme. Mais on s’en fiche, on n’est pas venus pour ça.
Le site naturel est splendide, le bruit fracassant, les eaux d’un bel émeraude parfois limpide, tandis que la cataracte forme une volute d’eau perpétuelle, fort bienvenue le jour de notre visite où nous frôlions les 31°C. Les touristes s’agglutinent aux rambardes pour prendre le meilleur selfie possible, mais qu’importe, ça reste un endroit exceptionnel. Il faut s’accorder un peu de temps pour contempler le spectacle, et je suggère de commencer en amont, avant les chutes en elles-mêmes, et de suivre le courant.

Au premier plan, un bout de Horseshoe Fall (côté canadien), au fond Bridal Veil (côté américain)
Au premier plan, un bout de Horseshoe Fall (côté canadien), au fond Bridal Veil (côté américain)

Après cet arrêt, direction les jardins botaniques ! En suivant le tracé du fleuve, on arrive à joli endroit, déjà plus épargné bien qu’un peu fréquenté tout de même. Ici, nous avons visité la serre aux papillons, qui propose une belle promenade pas trop longue qui ravira petits et grands. Le long d’un chemin balisé, dans un décor tropical, on peut admirer des papillons exotiques et colorés : des rouges, des noirs, des jaunes, des verts, des bleus… mais aussi d’énormes papillons qui m’auraient sans doute effrayée s’ils s’étaient posés sur moi ! Attention où vous mettez les pieds : les bestioles se posent parfois sur le sol et il faut les contourner. Il est également interdit de les toucher, mais autant dire que les gens font ce qu’ils veulent.

Celui-ci est mignon et pas trop flippant
Celui-ci est mignon et pas trop flippant

Nous avons poursuivi vers un autre recoin du jardin botanique, beaucoup moins fréquenté celui-ci : le jardin anglais. Il s’agit d’un petit jardin d’agrément avec ifs taillés et massifs de fleurs colorées, idéal pour faire une petite pause. Juste à côté se trouvait le jardin utilitaire, avec notamment les plantes potagères. Bien tenu et intéressant, quoique relativement petit (surtout si vous avez visité les jardins de l’abbaye de Fontevraut).

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Oui, l’orage a menacé une bonne partie de la journée

Après une rencontre avec un écureuil peu farouche – comme partout dans le pays – direction Niagara-on-the-Lake, petite station balnéaire située… bravo, sur le lac du même nom. La rue principale de la ville a beaucoup de charme, avec vitrines anciennes conservées “dans leur jus” et boutiques diverses et variées, même si cela a un petit côté Disneyland :  tout est propre, bien tenu et au cordeau !
Les boutiques – en dehors de celles consacrées aux inévitables souvenirs – sont souvent des petits commerces locaux, qui proposent des choses en rapport avec la région : des produits de beauté (j’avoue, j’ai investi), du fudge (l’adresse préférée de mon père), mais pas de vin, alors que la région est réputée pour sa production viticole (ayant eu l’occasion de goûter, je confirme qu’ils ont de très bonnes choses). La raison est toute simple : la vente d’alcool est un monopole d’Etat, seules les boutiques licenciées ont le droit d’en stocker.

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Un dernier coup d’œil rapide aux berges du lac, dans lequel je me serais bien baignée, vu la température, et nous avons repris la voiture. Après la chaleur accablante de la journée, nous avons été pris dans un orage dantesque pendant la moitié du retour, tandis que la Crevette, après avoir proclamé que les Chutes “ça sent bon” (allez comprendre), a dormi du sommeil du juste.

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C'est là qu'on voit que la lumière a sérieusement décliné à mesure que la journée avançait.
C’est là qu’on voit que la lumière a sérieusement décliné à mesure que la journée avançait.

10 Things I liked this week #98 #99 #100 #101

Soyons fous, je vais essayer de rattraper un mois de bilans d’un coup. Pour la peine, je ferai de mon mieux, mais il se peut 1/ que je sois répétitive et 2/ que ma mémoire me joue des tours. Si ce que je raconte n’est pas clair, n’hésitez pas à me le dire !

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  • Je bénis cinquante fois ma mère d’avoir proposé de nous emmener, la Crevette et moi, à l’aéroport : le jour de mon départ correspond à un méga incident technique sur ma ligne qui m’aurait grandement compliqué la tâche.
  • Mademoiselle et ma demi-sœur (mais si, suivez, un peu !) s’entendent très bien dès le premier abord. Au bout de quelques heures, elles en sont carrément à se faire des câlins.
  • Les chutes du Niagara, c’est toujours aussi beau et impressionnant.
  • Il fait chaud à Toronto, mais on parvient à échapper à la canicule qui écrase Paris (ironie du sort).
  • La Crevette est invitée à un goûter de fin d’été à l’école de sa tante (moi, j’en profite pour faire une insolation, total glam).
  • Des sushis au comptoir qui resteront dans les annales (non, ils ne sont pas au caribou).
  • Une soirée au stade avec mon père, dans le genre moment ubuesque – mais sympa – je crois qu’on n’a jamais fait mieux.
  • Un dîner très agréable avec des amis de la famille. Certaines personnes ont clairement un fluide particulier avec les enfants, je ne vois que ça.
  • Une matinée avec ma belle-mère et les filles, dans une ambiance détendue et amicale que je n’aurais pas espérée. On en profite pour manger un croissant et explorer une sublime papeterie.

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  • Il faut avouer que, depuis le lac, la skyline de Toronto est quand même impressionnante et a de l’allure.
  • Passer la matinée au parc d’attractions, c’est avoir la permission de retomber en enfance : carrousel et (mini) grande roue au programme.
  • Un déjeuner en altitude, à admirer le paysage depuis le restaurant tournant de la CN Tower.
  • La visite de la très jolie expo consacrée à Dale Chihuly au ROM.
  • Après une attente interminable à l’enregistrement, l’employé nous octroie trois places côte à côte, ce qui permettra à Mademoiselle de passer le vol allongée à dormir.
  • Retrouver Monsieur, commencer à déballer les divers machins achetés sur place.
  • Le plaisir de déposer la Crevette chez son assistante maternelle (mauvaise mère inside) : après 10 jours en quasi tête-à-tête, on en avait clairement marre toutes les deux !
  • Veillée contée chez Ioionette et SonMari, même si relativement abrégée pour nous – la Crevette n’est pas inusable et souffre un peu du décalage horaire.
  • Une très belle après-midi à l’opéra pour la reprise de la saison, avec un ballet dépaysant.

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  • Après deux jours de crise d’angoisse, réussir à passer outre le fait que nous faisons face à une infestation de punaises de lit et s’autoriser à respirer un peu.
  • Trouver le temps de lire un génial bouquin.
  • Passer la nuit dans un sublime hôtel à Roscoff pour profiter un peu de la ville – en prime, nous avons droit à un dîner froid délicieux.
  • Emmener Mademoiselle à la plage pour la première fois de sa vie : succès assuré et baignade jusqu’aux épaules (même qu’elle a réclamé “encore”).
  • Découvrir Roscoff, une très jolie ville en bord de mer, et se rendre compte que ça fait bientôt dix ans qu’on n’a pas mis les pieds en Bretagne – exception faite du mariage de Ioionette et SonMari. Se jurer qu’on n’attendra pas dix ans pour remettre ça.
  • Débarquer en Irlande (enfin !) et visiter Cork, qui a des allures de petite ville de province avec un joli marché et une très jolie cathédrale (qui sera un peu notre arlésienne).
  • Laisser Monsieur gérer la Crevette, en fait il fait ça très bien.
  • S’offrir une première Guiness et un premier cidre pour célébrer notre arrivée.
  • Journée de grand vent, lutter tellement pour marcher que mon podomètre m’assure que j’ai gravi 24 étages (c’est bon pour les cuisses).
  • Se perdre sur les petites routes et profiter du paysage somptueux.

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  • Faire contre mauvaise fortune bon cœur face à la pluie et s’organiser en conséquence (ça a super bien marché).
  • Bénéficier d’une journée de grand soleil et de deux jours d’éclaircies pour nos trois périples les plus longs.
  • Tomber sous le charme de l’Irlande et de ses habitants, malgré l’accent et l’omniprésence de l’église catholique.
  • M’offrir une magnifique écharpe tissée aux couleurs chatoyantes (on ne risque pas de me perdre cet hiver).
  • Acheter des CD de musique locale pour la voiture.
  • Un délicieux dîner en famille au restaurant pour le dernier soir.
  • Rester en admiration devant les ruines de Muckross Abbey.
  • Avoir la grande chance d’observer des biches et un cerf lors de notre petite escapade à Innisfallen.
  • Etre super fiers de la Crevette qui réclame à visiter des églises pour voir les vitraux et qui aura tenu toute la semaine à visiter sans barguigner, voire en s’enthousiasmant vraiment.
  • Ne pas être malade pendant la traversée du retour !

Voilà ! Comme vous pouvez le constater, il y a eu une grosse anicroche en troisième semaine : la découverte de nos indésirables. Après dix jours loin de la maison, la nuit risque d’être moyennement reposante, mais il va falloir se retrousser les manches.

L’American Ballet Theatre à l’Opéra de Paris

Cette année, pour la reprise de la saison, nous avions décidé d’innover sur deux points : d’abord en ouvrant 2016-2017 par un ballet (nous n’allons en voir qu’un ou deux par an), lequel était en outre interprété par une compagnie invitée, l’American Ballet Theatre. Cette compagnie de danse américaine est très réputée et ne s’était pas produite en France depuis longtemps.
Au programme, un ballet très classique à l’histoire forcément connue : La Belle au bois dormant.

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Sur une musique de Tchaïkovski, le chorégraphe Alexei Ratmansky a décidé de revenir au plus près de la chorégraphie et de la mise en scène de Marius Petipa, à l’origine de La Belle au Bois dormant. Les costumes et décors sont, quant à eux, très inspirés de ceux créés par Léon Bakst en 1921.

Le résultat est superbe à tous points de vue. La musique est belle et, pour ceux qui ont visionné le classique de Disney dans leur enfance, a un air de déjà entendu (il est évident que des phrases musicales ont été “prélevées” dans l’oeuvre pour accompagner le dessin animé). Les décors sont magnifiques et les costumes à couper le souffle, avec une forte inspiration de la France de Louis XIV (le roi s’appelle Florestan XIV), en hommage à Charles Perrault.
L’interprétation, enfin, est parfaitement maîtrisée. Isabella Boylston en Aurore est à la fois touchante et joueuse, appuyée par une technique époustouflante. Josef Gorak en prince n’est pas en reste, avec quelques solos magnifiques. Le reste de la compagnie a été à la hauteur de l’enjeu, chacun évoluant avec grâce, légèreté et maîtrise malgré parfois une foule nombreuse sur scène, qui aurait pu donner une impression d’écrasement. Mention spéciale à Marcelo Gomes en Carabosse et à Jeffrey Cirio en Oiseau Bleu, mes deux coups de cœur de la soirée.
Mon seul regret : ne pas avoir vu danser Misty Copeland dont j’entends parler depuis des années.

Si vous aimez la danse classique dans ce qu’elle a de plus traditionnel et flamboyant, de coloré et de joyeux, courez-y, vous ne serez pas déçus.

Vacance

Non, je n’ai pas fait de faute d’orthographe. Après l’espèce de surcharge mentale de ces derniers mois, qui s’est notamment concrétisée par l’arrêt de mon roman, j’éprouve le besoin, la nécessité de faire le vide dans ma tête. Prendre des vacances de moi-même. Voilà qui ne sera pas aisé.

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Source

J’ai une vie intérieure très – trop ? – riche. Il se passe toujours quelque chose, il y a toujours un bruit de fond (de la musique, des pensées plus ou moins parasites, voire une sorte de voix off qui raconte ce que je suis en train de vivre). Il est d’ailleurs fréquent que je me raconte des histoires pour m’endormir (c’est souvent ainsi que naissent les scènes de mes romans).
Mais parfois, je pense à un milliard de choses en même temps. Je fais ma liste de courses tout en traduisant un texte tandis que mon cerveau me chante un truc plus ou moins débile et qu’une scène impromptue apparaît dans un autre coin de ma tête. Franchement, c’est épuisant. Et à force de vivre dans cet état de surchauffe quasi permanent depuis des mois, je suis arrivée à la conclusion qu’il fallait que ça s’arrête.

Je pars demain pour une grosse huitaine au Canada. Je vais voir mon père, retourner aux chutes du Niagara, assister à un match de baseball… et surtout, surtout, je ne vais pas prendre mon ordinateur. Je garde mon téléphone, bien entendu, ne serait-ce que pour bombarder l’Anglais de messages, mais je doute d’avoir le temps (ou l’énergie) de faire autre chose.
Qui sait, ce lavage de cerveau me permettra peut-être de repartir du bon pied ?

10 Things I liked this week #97

Ce fut une semaine chargée, entre deadline à tenir, sorties et préparatifs en vue du départ pour le Canada. J’avoue que cette suractivité m’a complètement achevée, ce qui explique en partie mon silence ici et sur Instagram (même si sur ce dernier l’obligation de se reconnecter avec son mot de passe joue aussi – je suis infichue de m’en souvenir). Mais c’était tout de même une bonne semaine. La preuve par 10.

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  • Lundi, c’est férié, on est rentrés à Paris après un super mariage et un dimanche glandouille, il va falloir occuper mademoiselle. Direction la ferme de Viltain pour cueillir des fleurs. Une bonne heure de balade sous un ciel un peu couvert, on a pris l’air et on a plein de bouquets dans la maison.
  • Mercredi, je rends ma traduction dans les temps, et plutôt contente du résultat. J’ai comme d’habitude dû traquer les répétitions telles que “regard” et “quand”, mais j’ai le sentiment de faire de mieux en mieux mon travail (bon, je dis ça, si ça s’trouve, mon éditrice va trouver ça nul).
  • Jeudi, je déjeune avec ma sœur. Le repas très sympa, et Roxy me remet un petit caftan cousu par notre belle-mère pour la Crevette (adorable, dans un tissu japonisant noir à motifs de prunier).
  • Nous déambulons dans le quartier et découvrons un cabinet de curiosité un peu creepy où il faut nous retenir de ne pas tout acheter. Je repars avec un sublime carnet fait main (le prix aussi est sublime…), des savons et une bougie (offerte par Roxy), ma sœur avec un sablier contenant de la limaille de fer qui crée des motifs quasi cristallins, et nous repérons le (probable) cadeau d’anniversaire de notre mère. Excellente adresse pour de futurs cadeaux, je pense.
  • Le soir, A., mon ancienne éditrice, vient dîner à la maison : chahut avec la Crevette (qui a un coup de foudre immédiat), repas japonais et discussion intéressantes sont au programme.
  • Vendredi, je déjeune avec mon éditeur (oui, mes semaines se ressemblent un peu). On parle enfants, édition, perspectives d’avenir et kouign-amann (si, si).
  • Samedi, à l’initiative de Ioionette et SonMari, nous allons faire de l’accrobranche. Ou plutôt : je rejoins les aventuriers après la sieste de la Crevette, tandis que l’Anglais prend des photos sans pouvoir convaincre Mademoiselle de monter sur un poney. J’ai atrocement mal aux bras, mais je m’amuse comme une folle.
  • On embraye sur une soirée barbecue et chants. La Crevette se gave de chips et de saucisse, on va dire que je n’ai rien vu.
  • Dimanche, je Skype avec mon père pour préparer mon séjour au Canada. Surprise : non seulement il m’a pris des billets pour aller au stade de base-ball, mais il a en plus décidé de m’accompagner (pour vous donner une idée de ma surprise, je suis beaucoup plus sportive que mon père…).
  • Les cartes postales continuent d’arriver à la maison, alors que j’ai snobé consciencieusement tout le monde pendant l’été (mais j’ai envoyé plein de messages de Crète).

Voilà pour cette semaine ! Je pars sans mon ordinateur (donc sans mon mot de passe WordPress – oui, c’est la honte), donc je risque de ne pas donner beaucoup de nouvelles. Rendez-vous début septembre.

10 Things I liked this week #96

Je suis très silencieuse ces temps-ci, j’espère que vous ne m’en voulez pas trop. En cause, encore, le travail, et sans doute aussi une espèce d’essoufflement consécutif à l’arrêt de mon roman. Pourtant la semaine fut belle et j’ai des choses à vous raconter.

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  • Toute la semaine, Monsieur et moi échangeons une tonne de SMS pour commenter les résultats sportifs (l’escrime est un sport familial chez l’Anglais, il s’est rongé les ongles presque tous les jours).
  • Mercredi, L. passe à la maison pour me prêter un porte-bébé en vue des vacances au Canada. Les filles en profitent pour jouer / dessiner ensemble, et nous pour papoter.
  • Jeudi, je déjeune avec mon éditrice, pour discuter de mes blocages et de mon avenir. Rien de concluant pour l’instant, c’est encore trop frais – mais ça m’a fait du bien d’en parler.
  • Dans la foulée, j’en profite pour récupérer plein de bouquins et me plonge immédiatement dans un Mary Jo Putney.
  • Le soir, je retrouve Ioionette pour une combo dîner et cinéma. On dîne en vitesse mais, devant les bornes d’achat de billets, nous finissons par changer notre fusil d’épaule : plus de 11€ la place pour celle qui n’a pas de carte UGC, ça ne donne pas franchement envie… On marche dans Paris avant de s’installer dans un pub sympathique à la programmation musicale intéressante, et on s’enfile des cocktails en discutant.
  • Vendredi, je termine ma trad avec de l’avance sur ce que j’avais prévu (enfin, disons que je suis très en retard mais que j’ai réussi à me rattraper…). Je me sens littéralement libérée : plus que la relecture et je pourrai tout renvoyer la semaine prochaine.
  • Début de week-end à Orléans, dans le canapé de mes beaux-parents, à regarder l’escrime en sirotant un délicieux Pessac-Léognan blanc laissé à notre intention par beau-papa.
  • Samedi, c’est jour de mariage ! Nous assistons à une très jolie cérémonie dans deux lieux magnifiques : Lys-Saint-Georges et le château d’Argy, le tout dans les environs de Châteauroux. Les mariés sont très amoureux et émouvants.
  • Il y a une invitée japonaise au mariage ! Je passe une bonne partie du vin d’honneur à essayer de retrouver mes constructions grammaticales et mon vocabulaire, mais quel bonheur de réutiliser la langue de Mishima.
  • En plus, et même si on doit partir pendant le banquet parce que Mademoiselle est épuisée, on a pu danser un peu, en couple et à trois : une polka irlandaise, un cercle circassien, un petit bout de scottish, un branle des chevaux… C’est agréable de constater que la danse médiévale, c’est comme le vélo, ça s’oublie pas, mais, surtout, que nos cours de ces dernières années ont porté leurs fruits et que nous sommes à présent capables de nous en tirer sur un parquet.
  • Bonus : une énorme sieste dimanche après-midi pour récupérer de toutes ces émotions !

10 Things I liked this week #94 et #95

J’ai été assez silencieuse cette semaine, alors même que j’ai plein de choses à raconter, et je pense que cela va se prolonger encore un peu. Plein de raisons à cela :  de la fatigue, une deadline de boulot alors que j’ai de plus en plus de retard, l’arrêt de l’écriture, divers pépins pénibles…
Mais il ne faut pas se laisser abattre et tenter de voir le bon côté de choses. Du coup, un petit résumé pour les deux dernières semaines.

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  • Une très belle balade en Cévennes avec l’Anglais, où nous avons pris le temps de découvrir de jolis sites hors de sentiers battus.
  • Me rendre compte, à cette occasion, que j’ai plus de souffle qu’avant. Je n’ai pas transpiré à la piscine pendant un an pour rien !
  • Coacher Monsieur sur les techniques des différentes nages et constater les effets à vue d’œil (Monsieur est un nageur naturel de papillon). Réussir quand même à le battre en brasse. Je n’ai pas transpiré à la piscine pendant un an pour rien (bis).
  • Passer toute une après-midi avec Isa, à discuter, se promener et manger des glaces.
  • Sortir au resto à deux reprises avec la Crevette et passer une bonne soirée. Mademoiselle est restée vivable et a mangé sans barguigner (et moi j’ai fini son délicieux sorbet à l’abricot, c’est tout bénef).
  • Des marques de maillot alors que je me suis consciencieusement tartinée de crème tous les jours (en même temps, à raison de deux sorties quotidiennes à la piscine, c’est plus facile).
  • Un retour sans trop de souci malgré les 9h de voiture : Crevette un peu pénible, mais pas de grosse crise, et on a bien géré les pauses.
  • Un ciné en amoureux mercredi : Suicide Squad (j’y reviendrai).
  • Une avalanche de messages adorables (merci à toutes !) après l’annonce de l’arrêt de mon prochain roman.
  • Jeudi, alors que je pense avoir une invasion de punaises de lit, une amie d’ami qui travaille à la détection de ces saloperies prend le temps de m’écouter et de répondre à mes questions pendant près d’une demi-heure.
  • J’ai enfin réservé mes billets pour aller voir mon père au Canada. Départ dans une quinzaine, j’ai la trouille.
  • Vendredi, je déjeune avec mon ancienne éditrice, qui me fait la lecture de ses écrits, lesquels me font beaucoup rire.
  • Le soir, nous assistons à notre première veillée contée chez Ioionette et SonMari, et on passe une très bonne soirée (qui s’arrête vers 22h, Crevette oblige).
  • Samedi, je reçois une adorable carte de Shermane, qui me souhaite de bonnes vacances.
  • Le soir, petite crémaillère chez L&P, en transit le temps que les travaux soient finis chez eux.
  • A la demande de Mademoiselle, grande fan de Ioionette au sein des Conteuses de pas, ça se transforme un peu en soirée chant, et on s’amuse beaucoup.

Le mois de la romance – Read a romance month

Comme l’univers est joueur et que le destin aime bien me balancer des vannes, il se trouve que, deux jours après vous avoir annoncé avec perte et fracas que je n’arrivais plus à écrire, ma contribution au “Mois de la Romance” vient d’être publiée.

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Le Mois de la Romance, qu’est-ce que c’est ? C’est l’adaptation française d’une tradition estivale américaine, le Read a Romance Month, créée par la blogueuse et chroniqueuse Bobbi Dumas aux Etats-Unis. Depuis 2013, chaque mois d’août, des auteurs de romance sont invitées à s’exprimer sur leur rapport au genre, ce qu’elles y aiment, mais aussi à répondre à une courte interview. En France, c’est le site Les Romantiques, déjà organisateur du Festival du roman féminin, qui a pris le relais.
Donc, si vous voulez découvrir mon blabla, enrichi de photos pas piquées des vers, c’est ici !

La fin

Source
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C’est une décision que je n’ai pas prise de gaîté de cœur. Même si je l’avais évoquée à quelques reprises avec Monsieur et Isa, il n’en demeurait pas moins que c’était un énorme tabou et, par-dessus le marché, une chose à laquelle je répugnais.
Pourtant, lundi, j’ai fini par m’y résoudre. J’ai envoyé un mail à mon éditrice pour lui annoncer que je jetais l’éponge. J’ai arrêté d’écrire mon prochain roman – sans doute de façon définitive.

Cela fait plusieurs mois que quelque chose ne tourne pas rond dans mon rapport à l’écriture. Cela n’a jamais été facile, j’ai toujours eu l’impression que je devais m’arracher les mots mais, ces derniers temps, cela s’apparentait carrément à une crise de foi. Je ne sais plus pourquoi j’écris.
Je pense que je me suis mis une pression de plus en plus forte, avec peut-être (certainement !) l’idée d’écrire un best-seller, voire la meilleure romance de tous les temps (soyons modeste). Plus sérieusement, j’éprouve un mélange très bizarre de “Je n’ai rien à faire là” et de “Oui mais bon, quand on voit ce qui a du succès…”, le tout fortement teinté de découragement.

Je devrais me sentir soulagée, mais tout ce que j’éprouve pour l’instant, c’est un immense sentiment de gâchis, un fond de culpabilité, et une profonde angoisse pour l’avenir. Me serais-je fourvoyée dans l’écriture ? Pour l’instant, je n’ai malheureusement pas la réponse.

Fleurs de courgette farcies à la gardoise

J’adore les fleurs de courgette. D’une manière générale, j’adore les fleurs en cuisine (rose, violette, souci…), mais il n’est pas toujours facile de les accommoder en salé. En outre, trouver des fleurs de courgette en région parisienne, c’est parfois toute une histoire. Alors quand j’en ai découvert par hasard chez le primeur de notre lieu de vacances (dans le Gard, donc), j’ai décidé de les préparer avec des produits locaux.

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Pour 6 fleurs de courgette (oui, il y en a 7 sur la photo)
Un pélardon (fromage de chèvre local) frais
Des tomates séchées (entières – ça fait plus de boulot – ou en purée)
Herbes de Provence
Huile d’olive
Sel, poivre

Dans un bol, préparer une farce à base de tomates séchées écrasées/coupées en petits morceaux et de pélardon. Assaisonner selon votre goût avec des herbes de Provence, du sel et du poivre.
Oter le pistil du bout des doigts (attention, c’est un peu délicat).
Farcir les fleurs avec une petite cuillère, ou du bout des doigts, en veillant à ne pas les déchirer.
Faire chauffer de l’huile dans une grande poêle, puis faire dorer les fleurs 2-3 minutes de chaque côté.
Égoutter sur du papier absorbant et servir immédiatement.