Oh un revenant que l’on n’attendait plus ! Après presque six mois de silence, qu’on aurait pu prendre de l’oubli et de l’abandon, revoici l’Alphabet costumé. Je m’étais arrêtée à la lettre N juste après avoir présenté le O (une sombre histoire de connexion Internet indisponible).
Alors, que faire avec le P ? Après avoir beaucoup cogité – je n’avais aucune idée – j’ai fini par me résoudre à vous servir du “réchauffé” avec ma tenue… Prohibition.
Heureusement qu’on a le sépia pour faire genre ! Pour la petite histoire, je sirote un cocktail dont la recette date justement de cette époque.
Je ne suis pas très photogénique, ni cette semaine, ni l’an dernier, même si j’ai perdu du poids entre-temps. J’en conclus donc que le style années folles me sied assez peu (ce qui sans doute le cas, vu que je n’ai pas la silhouette idéale).
Bientôt le Q, il ne reste qu’à le mettre en scène !
Beaucoup de choses cette semaine, mais pas forcément dignes d’être mentionnées, sous peine de me répéter encore et toujours. Malgré tout, il reste une dizaine de choses à retenir…
Lundi, je fais les soldes avec Rafu, qui a besoin de se rhabiller. Je reste très sage jusqu’à notre visite chez Uniqlo, où je craque pour de ravissants t-shirts, pas du tout soldés bien entendu.
Dans la foulée, il m’emmène dans le quartier japonais pour déguster un éclair au macha (très bon) et j’en profite pour remplir mes placards au K-Mart. La bouffe, cet éternel moteur.
Mardi, la fréquentation de mon blog a fait un bond : apparemment, je suis un des résultats de Google Images pour David Bowie (grâce à mon article sur l’expo), et ça se voit.
Le même jour, ma maison d’édition m’annonce que je participerai à deux événements au premier semestre 2016, je suis joie et bonheur.
Je passe aussi un long moment au téléphone avec Isa. Nous nous racontons nos vies – comme toujours – et raccrochons après plus d’une heure en ayant le sentiment qu’il reste beaucoup à dire – comme toujours.
Jeudi, je déjeune avec ma nouvelle éditrice, et nous traçons les grandes lignes de ma prochaine série. Son enthousiasme me rassure, car je ne sais pas trop où je mets les pieds. Maintenant, il n’y a plus qu’à boucler ce f***u synopsis !
Samedi, L et bébé L sont passées prendre le goûter à la maison – encore une occasion de manger de la galette des rois, tiens.
Dimanche après-midi, je m’offre une pause avec l’Américaine, pour discuter histoire et romance – je pense que je vais finir par l’adouber conseillère officielle sur ma prochaine série.
A mon retour, Gni et Leen nous ont rejoints pour un thé tardif avec petits gâteaux (oui, c’était un week-end bouffe, comme d’habitude).
L’Anglais a accepté de faire un shooting pour l’Alphabet costumé : nous avons mis en boîte le P, le R, le V et le X ! Prochaine publication demain, normalement.
C’est tout pour cette semaine. Et vous, c’était comment ?
Encore une semaine qui fut très productive ! Certes, il y a eu des périodes plus vides que d’autres – le mardi, jour de natation, en particulier – mais nous nous sommes une fois de plus pris au jeu et avons retroussé nos manches pour relever le défi de Sunalee. Cette semaine encore, l’Anglais s’est joint à moi avec quelques cocktails, que vous retrouverez en fin d’article.
Dimanche midi, j’ai préparé des tagliatelle à la carbonara mais, attention, une vraie carbonara (j’insiste). Inspirée de la recette de Flo du blog Mangiare Ridere, avec de la pancetta, un peu d’ail et surtout pas de crème. Un délice. J’en ai fait pour quatre, on a tout mangé à 2 1/5.
Le soir, sur une suggestion de Monsieur, j’ai préparé des escalopes de veau au whisky (du Laphroaig, excusez du peu), recette tirée du livre Le whisky, 10 façons de le préparer paru aux éditions de l’épure. Servies avec des pommes de terre et des pommes fruits, c’était délicieux.
Photo pourrie et floue, mais c’était bon
Lundi, j’ai fait les soldes et par le truchement de l’inadvertance, j’ai fini dans le quartier japonais à faire mes courses au K-Mart (oui, le supermarché coréen) (cherchez pas). Du coup, pour justifier le fait que j’avais acheté des pâtisseries d’inspiration japonaise, j’ai préparé un torisoboro-don, à savoir un plat de riz surmonté de haché de poulet. Une fois encore, la recette est tirée de La cuisine japonaise d’Emi Kazuko, que j’adore. Toutefois, cela fait des années que je la prépare avec du haché de bœuf (plus facile à se procurer) et cette version nous a presque paru fade…
C’est moche mais je vous jure que c’est bon
Mercredi soir, toujours avec les produits achetés à l’épicerie asiatique, et d’après le même livre, j’ai préparé des rouleaux d’enokitabe (champignons fins) au bacon, et de la poitrine de porc à la sauce de gingembre. Si le goût des champignons a un peu surpris Monsieur au début, il a quand même tout mangé, et la marinade au gingembre était très bonne.
Jeudi matin, grosse envie de sucré et rien à la maison : j’ai préparé des mini bowl cakes au chocolat, d’après une recette du livre Bowl cakes, offert par ma sœur à Noël. Ca ne vaut certainement pas mon brownie, mais c’est parfait en cas de subite envie de chocolat !
Vendredi soir, je suis restée sur une note japonaise. J’ai en effet découvert en début de semaine que Picard faisait désormais de la bonite en filet et, du coup, j’en ai utilisé pour préparer une recette que je fais d’ordinaire avec du thon rouge, du katsuo no tekone-zushi (sorte de chirashi-sushi au poisson mariné au gingembre), tiré du livre 「基本の和食」Kihon no washoku, tome 2 (“Les bases de la cuisine japonaise”, publié chez Orange Page). Hyper simple et délicieux !
Côté cocktail, Monsieur a encore une fois sorti le fameux Livre des potions, en me préparant d’abord un Rainbow road inspiré de Super Mario Bros (vodka, liqueur de pêche et glaçons arc-en-ciel). Malheureusement, c’était trop fort pour moi et c’est lui qui l’a bu.
Il y a eu également un Find the chip ! tiré de l’univers de Fallout (basilic, citron vert, rhum blanc, sirop, ginger beer). Pas mal du tout et rafraîchissant.
Enfin, nous avons continué à découvrir les shots Saint Seiya, cette fois-ci avec le Hyoga shot (rhum, curaçao et whitemint – ici remplacé par du Riqlès qui nous a tué le palais) et le Pégase shot (gin, sirop de chaï). A refaire prochainement.
Tahar Ben Jelloun a choisi de réécrire dix contes de Perrault (Riquet à la houppe, Le Petit Poucet, Barbe-Bleue, La Belle au bois dormant, Les Fées, Le Chat botté, Peau d’âne, Le Petit Chaperon rouge, Les Souhaits ridicules et Cendrillon) en les installant dans un contexte ” arabe et musulman “, en les orientalisant en quelque sorte.
J’adore les contes de fées, je m’en suis souvent fait l’écho – c’est une des raisons pour lesquelles j’ai beaucoup aimé la trilogie Poison, Charme, Beauté de Sarah Pinborough. Alors, quand j’ai aperçu ce recueil sur la table de mon libraire l’autre jour, je n’ai fait ni une, ni deux, et je l’ai embarqué en pensant aussi rayer une catégorie du Reading challenge.
L’idée de l’auteur de transposer ces contes si connus dans un univers “exotique” inspiré de la culture arabo-musulmane est excellente (le petit chaperon rouge devient la petite à la burka rouge), et est justifiée par le fait que celui-ci souhaitait montrer cette culture sous un jour plus favorable que celui de l’obscurantisme et de la pauvreté. On trouve donc des personnages ouverts, tolérants, féministes, humanistes… et on y prend plaisir. En outre, Ben Jelloun ajoute généralement un “twist” au conte traditionnel, ce qui le modernise et le rapproche de nous.
Bien sûr, on pourrait arguer qu’il s’agit d’une lecture très optimiste et légère de l’univers dans lequel ces contes sont transposés. Mais je pense sincèrement que c’était déjà le cas de Perrault lorsqu’il décrivait une Europe de fantaisie pleine de forêts, de châteaux enchantés et de belles princesses. Si vous aimez les contes, je vous recommande donc vivement cette lecture à la fois agréable et rapide.
Si je n’ai pas été très influencée par David Bowie, il n’en a pas été de même pour Alan Rickman. Ses films, ses personnages, sa voix si caractéristique m’ont accompagnée tout au long de ma vie de (pseudo)cinéphile.
Je me souviens de ma première véritable peur à l’écran, incarnée par le shérif de Nottingham dans Robin des bois, prince des voleurs. J’avais vu le film au cinéma à sa sortie (à 9 ans…), et il représentait une mélange de froideur, de démesure et de déséquilibre particulièrement flippant.
Je me souviens de Hans Gruber, le frère de Simon Gruber dans la série Die Hard (j’ai vu le trois avant les autres). Sa mort à l’écran m’a beaucoup marquée, autant que les répliques cultes de Bruce Willis.
Je me souviens du Colonel Brandon, que j’ai toujours trouvé bien brave de s’accrocher à cette dinde de Marianne Dashwood (si). Alan Rickman l’avait interprété avec beaucoup de justesse et de pudeur.
Je me souviens du professeur Lazarus joué par Alexander Dane, énorme clin d’oeil à la carrière IRL de l’acteur, avec ses cinq rappels pour “Richard III” (Par le marteau de Grabthar !).
Je me souviens de Harry, le “méchant” mari de Love Actually, notre film de Noël à l’Anglais et moi, notre rituel de fin d’année, que nous avons vu, revu et appris par cœur.
Je me souviens de Marvin, le robot dépressif qui trouvait tout désespérant et qui nous a fait hurler de rire, mon père et moi.
Je me souviens, à mon grand dam, de ce film parfaitement oubliable qu’est Les jardins du roi (j’en avais publié une critique assassine que je ne renie pas).
Pourtant, j’avoue ne pas garder un souvenir plus marquant que cela du professeur Rogue – sans doute parce que, si j’ai beaucoup aimé les romans, notamment les premiers, je suis passée à côté des films car trop âgée / pas assez fan.
Mais ce soir, j’ai un sale coup au moral. Pour moi, Alan Rickman faisait partie de ces personnages quasi-légendaires quoique profondément humains, dont on aurait voulu croire qu’ils étaient éternels. J’espère que, où qu’il soit, il peut encore exercer son esprit caustique et ses haussements de sourcils.
Peu avant les fêtes, l’Anglais et moi avons trouvé ce jeu qui trônait chez notre libraire. Comme nous sommes sensibles aux sirènes du marketingfacilement enclins à sortir la carte bleue toujours prêts à tester des trucs, nous sommes repartis avec.
La boîte hexagonale ornée d’un Dark Vador est belle, et promet “500 questions pour devenir maître jedi ou seigneur sith”. Le plateau de jeu carré propose un parcours mi-côté obscur, mi-côté lumineux, avec des cases correspondant aux différents types de questions (astronomie, biodiversité, personnages, technologie, envers du décor), des cases “atout” (différentes selon que l’on joue de tel ou tel côté), ainsi que des cases piège/aide classiques d’un jeu de l’oie (reculez de 4 cases / avancez de 3 cases, etc.).
On choisit son pion, son côté, on lance le dé et… c’est parti. Les règles sont relativement simples – trop, peut-être ? – d’autant qu’on peut choisir dans quel sens on part. Les questions s’enchaînent avec de grosses disparités de difficulté : du très simple au très, très pointu, et ce sans la moindre gradation. Ca se joue vite : la première fois, nous avons mis une vingtaine de minutes, la seconde… moins de cinq (Monsieur est tombé sur toutes les bonnes cases).
Du coup, je suis un peu mitigée sur l’objet : c’est un truc sympa pour une fin de soirée ou une partie en famille, mais si vous êtes fan de la série, vous risquez de crier au scandale (j’ai remporté sans problème la première partie alors que je ne suis pas du tout spécialiste de la saga – nettement moins que l’Anglais, en tout cas), parce que tout de même assez “léger” niveau contenu. Ou alors, on a raté un truc du côté des règles.
Mais à 40€, c’est un peu cher payer la licence…
Grand quiz Starwars, Nicolas Beaujouan, Philippe Touboul, Hachette Heroes
Armée d’un magnétophone et d’un stylo, Svetlana Alexievitch, avec une acuité, une attention et une fidélité uniques, s’acharne à garder vivante la mémoire de cette tragédie qu’a été l’URSS, à raconter la petite histoire d’une grande utopie. “Le communisme avait un projet insensé : transformer l’homme ancien le vieil Adam. Et cela a marché. En soixante-dix ans et quelques, on a créé dans le laboratoire du marxisme-léninisme un type d’homme particulier, l’Homo sovieticus.” Dans ce magnifique requiem, l’auteur de La Supplication réinvente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés. Des humiliés et des offensés, des gens bien, d’autres moins bien, des mères déportées avec leurs enfants, des staliniens impénitents malgré le Goulag, des enthousiastes de la perestroïka ahuris devant le capitalisme triomphant et, aujourd’hui, des citoyens résistant à l’instauration de nouvelles dictatures.
Soyons francs, je ne connaissais pas cet auteur avant qu’elle reçoive le prix Nobel de littérature à l’automne dernier. Pourtant, il y aurait matière, compte tenu de mes origines et de celles de l’Anglais, à se plonger dans l’histoire de l’ex-bloc de l’Est (ma grand-mère a fui la Roumanie communiste car elle appartenait à une famille de propriétaires terriens – ses parents et sa sœur n’ont pas eu cette chance – et le père de l’Anglais est né et a vécu en URSS pendant 25 ans).
J’ai donc acheté le dernier ouvrage paru en français, qui cherche à montrer l’URSS telle qu’elle fut réellement et fantasmée. Les témoignages sont extrêmement variés, allant des responsables du Kremlin aux “petites gens” des campagnes, des ultra-communistes encore convaincus malgré les horreurs qu’ils ont pu vivre aux libéraux pourtant déboussolés par l’évolution très rapide de la Russie après la perestroïka…
On pourrait craindre la cacophonie, l’alignement factice d’images figées, mais ce n’est absolument pas le cas. J’ignore comment – et c’est sans doute sa force – mais Svetlana Alexievitch parvient à faire émerger une voix puissante, une voix qui dit l’URSS et la Russie, qui met en lumière, d’un bout à l’autre de l’ancien bloc soviétique, raconte son histoire, son présent, avec des redondances étonnantes, une “âme russe” telle que les témoins eux-mêmes essaient de la saisir.
C’est une lecture fascinante, mais également difficile : samedi, alors même que je n’arrivais pas à lâcher mon livre, mon moral a connu une baisse phénoménale, juste parce que j’étais profondément touchée par ce que je lisais. Cet ouvrage vous laissera sans doute à vif, peut-être même déprimé par l’humanité mais, paradoxalement, il a su me donner foi par certains aspects, et me faire comprendre ce peuple à la fois si proche et si éloigné (oui, c’est un poncif, je vous zute).
Du coup, même si j’ai décrété que mes deux ou trois prochaines lectures seraient légères et joyeuses, j’ai l’intention de lire les autres publications de l’auteur, en commençant sans doute par celle sur Tchernobyl.
La fin de l’homme rouge, Svetlana Alexievitch, Actes Sud
Reading Challenge 2016 : A book about a culture you’re unfamiliar with
Lors de mes courses de Noël, j’ai marché de Sèvres-Babylone à Montparnasse en traînant (entre autres) la platine vinyle de Monsieur. Comme je n’avais pas déjeuné, le faim a fini par se faire sentir et je me suis échouée posée dans un petit café à l’écart des grands axes, alors que je rejoignais la rue de Rennes, l’Atelier des Gâteaux.
Photo pourrie prise à l’iPhone
Un mois après les attentats de novembre, et malgré l’imminence des fêtes, il y avait peu de monde dans les boutiques, et cela s’est vérifié ici : j’étais seule sur place, et j’ai pu profiter des lieux.
L’endroit n’est pas très grand, mais lumineux grâce à une grande vitrine et à une déco colorée. On propose essentiellement des cupcakes, cookies et cake pops, ces pâtisseries très jolies mais pas toujours très goûteuses. En bonne croqueuse de chocolat, je rêvais d’un gâteau très cacaoté, aussi mon premier choix s’est-il porté sur un cupcake Oreo. J’avoue que j’ai été un peu déçue – mais en même temps c’était ma faute – car celui-ci était très sucré et relativement peu chocolaté (comme le biscuit, en fait).
Mais comme j’avais encore un peu faim, j’ai quand même commandé un second cupcake, baptisé “Hawaii”, parfumé à la vanille. Et cette fois-ci, carton plein : le gâteau était bon, la crème riche, mais le goût puissant et équilibré.
Du coup, j’ai passé un moment très agréable et tranquille. Personne ne m’a embêtée pour que je finisse rapidement, j’ai pu aller aux toilettes sans souci (ils sont propres), et j’ai également pu boire un bon thé (même si, un mois plus tard, je suis incapable de me souvenir à quoi il était…).
En outre, pendant que j’étais là, j’ai découvert que l’endroit proposait aussi des cours de cuisine, notamment pour les enterrements de vie de jeune fille. Si des fois vous avez besoin d’une idée…
L’Atelier des Gâteaux, 23-24 rue de l’Abbé Grégoire, 75006 Paris
La semaine de la reprise ! Enfin, ça dépend pour quoi (pas la traduction, au hasard). Comme toujours, j’ai essayé d’en retirer les meilleurs moments et de les compiler.
Lundi matin, nous emmenons la Crevette au zoo de Vincennes. Avantage : il n’y a pas un chat, nous sommes tranquilles. En revanche, à 22€ l’entrée, j’ai trouvé que l’endroit manquait sérieusement de qualité : sanitaires limites en taille et en équipements, pas la moindre indication en anglais (et des explications très survolées en français)… Je crois qu’on nous reverra plus souvent à la Ménagerie.
Mardi, reprise de la natation après quinze jours d’interruption et d’agapes. 2h plus tard, j’ai mal, mais j’ai survécu.
Mercredi, je me cale un déjeuner avec ma soeur, au restaurant l’Ecluse. C’est l’occasion de parler de nos vies autour de plats riches et gras.
Toute la semaine, j’ai reçu des cartes de voeux, qui s’ajoutent à celles de Lucy, Armalite et Pauline. Merci à vous, ainsi qu’à Shermane, Sunalee, Malena !
J’ai reçu le magazine Bibliothèques de décembre, dans lequel mon moi auteur a accordé une interview de trois pages. La classe, un peu.
Dans la foulée, j’ai appris une super nouvelle pro (toujours dans la catégorie “écriture”), ça fait du bien au moral.
Vendredi, j’ai déjeuné avec mon ex-éditrice, devenue très bonne copine. En bonnes Françaises, nous parlons littérature et bouffe !
Samedi, je reçois le dessin de Guillaume Long raflé de justesse lors de sa vente du 26 décembre. Après le yuzu, je me suis offert le jalapeño (il n’y avait plus l’ail).
D’ailleurs, je reçois aussi le cadeau de Noël de la part de mon père : deux places pour Cyrano de Bergerac à la Comédie-Française fin février. J’ai hâte !
Dimanche, j’ai embarqué la Crevette pour une session “piscine en famille” avec ma prof. Ce ne fut qu’à moitié concluant, mais on va persévérer !
Une semaine un peu en demi-teinte, donc. On espère que ça ira mieux la semaine prochaine.
Fêtes de fin d’année en famille(s) oblige, je n’ai pas trop eu le temps/l’occasion de cuisiner jusqu’au 31. J’ai ressorti mes classiques : brownie au chocolat, tarte à la ricotta (cette fois-ci avec le mélange d’herbes thaï de Picard, de l’échalote et de l’ail, miam)…mais je me suis quand même rattrapée après le réveillon.
Une nouveauté : Monsieur s’est joint à moi en composant des cocktails, ils sont à la fin de cet article.
Le 2 janvier – d’habitude je fais ça le 31 décembre – j’ai préparé les tagliatelles de la fin du monde de Guillaume Long et, comme d’habitude, c’était délicieux et ça avait un goût de trop peu. On a arrosé ça de vin de glace (un alcool québécois que j’aime beaucoup, même si je préfère le cidre de glace), l’accord était parfait.
Dimanche soir, j’ai concocté des mafaldines aux aromates, d’après une recette du Petit livre des pâtes n°2 (First Editions). En gros, des pâtes longues avec des herbes aromatiques (échalote, laurier, ail, thym, persil…), très simple et très bon.
Jeudi midi, j’ai préparé un mug cake salé à partir d’une recette du livre Mug cakes salés, publié chez Marabout. J’ai juste remplacé la moutarde par une crème fine au poivron (reste d’un délicieux cadeau de Noël). Le résultat n’est pas photogénique pour un sou mais on s’en fiche, c’était bon et rapide.
Le soir, j’ai choisi une recette de mon magazine d’amour 180°C (n° 2), le “potiron rôti” (sans les graines d’anis), assaisonné d’une sauce balsamique-pamplemousse. Une réussite !
Vendredi, grosse flemme et plus rien dans le frigo : à la demande de Monsieur, j’ai préparé deux mugcakes inspirés du livre cité plus haut, un fromage-moutarde, et un aux rillettes de maquereau. Parfait pour une soirée télé-canapé.
De son côté, l’Anglais a préparé plusieurs cocktails tirés du Livre des potions Gastronogeek. Deux des shots Saint Seiya : le shot du Phénix (vodka, curaçao, Cherry Herring – qui réveille vraiment les morts !) et le Shun shot (gin Hendricks et sirop de pastèque – délicieux quoiqu’un peu trop sucré au fond).
Il s’est également préparé un “Irish xiong mao niao” (rye, lapsang souchong, sirop de sucre, citron), inspiré de la série Firefly dont nous sommes fans. Grâce au thé fumé qui compose cette boisson, j’ai pu la goûter et l’apprécier, alors que je n’aime pas le whisky (et encore moins le rye). Ca ressemblait un peu à un Long Island fumé, pas du tout désagréable.
Enfin, vendredi soir, pour fêter le début du week-end, j’ai eu droit à un “Sceptre lunaire” : jus de pamplemousse, campari, tequila, blanc d’œuf, sirop de sucre et citron vert. Très jolie couleur et goût rafraîchissant – un vrai piège si vous voulez mon avis.