Aucassin et Nicolette

AFF-AUCASSIN-ET-NICOLETTE-200x300La semaine dernière, alors que nous étions au téléphone, l’Anglais est passé devant une affiche pour un spectacle au théâtre : “Tiens, Aucassin et Nicolette, un chantefable du 13ème siècle, ça te tente ?”. Sachant que c’est par cette oeuvre que je suis venue à la littérature médiévale – je l’ai découverte par l’intermédiaire de ma petite soeur, qui l’étudiait à l’école primaire – et que je l’ai lue un certain nombre de fois, j’ai dit banco.

Pour être honnête, j’étais très curieuse de savoir comment le texte serait adapté car, pour moi, c’est une oeuvre difficile à envisager autrement que par l’écrit – et ce d’autant plus que la metteuse en scène proposait sa traduction. Je n’ai pas du tout été déçue.

Aucassin et Nicolette raconte l’histoire de deux jeunes gens, le fils du comte de Beaucaire, et la filleule d’un vicomte local, ancienne captive sarrasine. Ils sont amoureux, mais leurs parents sont contre leur union car elle représenterait une grave mésalliance pour Aucassin. Après avoir enduré l’enfermement, ils s’enfuient jusqu’à trouver le moyen d’être ensemble et de se marier.
Le texte original mêle récit parlé et chant (ce qui est précisé dans toutes les éditions du texte). Toutefois, comme la musique ne nous est pas parvenue, il est assez difficile de s’imaginer ces différentes parties. C’est pourtant ainsi qu’est constitué le spectacle, et ça fonctionne.

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Sur scène, les deux comédiens parlent, exposent la situation, avant d’interpréter les personnages. Les deux héros sont joués par Stéphanie Gagneux qui, selon le côté où elle se tourne et les accessoires qu’elle arbore, change de personnalité, de voix, de carrure… L’autre acteur, Brock, prend en charge tous les personnages secondaires, sautant hardiment d’un accent à l’autre, ainsi que certains bruitages – mention spéciale à l’imitation de la vièle à roue, où l’Anglais et moi riions aux larmes tellement ça rappelait une veillée de campement médiéval.
Car là est l’autre force du spectacle : avec peu de moyens, mais avec des bruitages parfaitement bien trouvés, quelques instruments de musique et deux-trois accessoires, les acteurs parviennent à faire vivre toute une galerie de personnages, à raconter l’histoire sans faiblir, nous faisant passer du rire à l’émotion, dans la plus pure tradition du théâtre de rue. Alors que j’avais toujours envisager l’oeuvre au premier degré, je m’aperçois qu’on l’aurait très certainement racontée de cette façon à l’époque médiévale.

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Au final, il faut y aller! Courez-y, c’est un excellent moment à passer, dans une petite salle intimiste où vous aurez l’impression de pouvoir toucher les comédiens. En outre, jusqu’à dimanche, les places sont à 35% de réduction.

Aucassin et Nicolette, Théâtre de poche Montparnasse.
Du mardi au samedi, à 19h, le dimanche à 17h30.
Places de 10 à 24€

Le jour où j’ai remis Nietzsche en question

Avertissement : je n’ai aucune prétention à faire une explication de texte de Nietzsche (pour tout vous dire, je n’ai toujours pas compris comment j’ai fait pour ramasser un 10/20 à l’épreuve de philo au bac…). Bien entendu, je m’inspire de sa célèbre phrase “Dieu est mort” (qui n’est pas complète) et de ce que cela signifie pour moi.


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Je suis issue d’une famille mixte : ma mère est catho sur le papier, mais rien du tout en réalité, mon père est juif (et je le soupçonne d’être croyant), mon demi-frère est orthodoxe. J’ai reçu une éducation absolument pas religieuse : je ne suis jamais allée au catéchisme, j’ai vaguement essayé le talmud sans conviction, et je ne me suis pas franchement intéressée au reste.
Je ne me suis jamais vraiment sentie concernée par la question, ou plutôt, j’aurais bien aimé me sentir concernée, mais je n’y parvenais pas. A plusieurs reprises, je me souviens avoir prié (sans conviction) pour avoir la foi. Autant dire que la réponse n’est pas venue !

Lorsque l’Anglais m’a demandée en mariage, nous avons décidé d’avoir une cérémonie religieuse, eu égard à ses croyances – monsieur est protestant. Nous avons pris contact avec un(e) pasteur, qui nous a invités à la rencontrer à l’issue d’un culte (c’est comme ça qu’on appelle la messe chez eux).
Ce jour-là, il s’est passé quelque chose de très bizarre. En plein milieu du service (c’était pendant la lecture de la Bible), un truc m’est littéralement tombé dessus : la certitude que Dieu existait. C’était comme si une immense vague de chaleur montait en moi et m’enveloppait. En même temps, j’étais parcourue de frissons et j’avais envie de pleurer – c’était une expérience à la fois spirituelle, émotionnelle et physique.
J’ai mis une bonne dizaine de jours à m’en remettre. Chez mon psy, j’en pleurais toutes les larmes de mon corps (“Mais vous vous rendez compte, je crois en Dieu, c’est atroce, ça remet tout en cause !” “Oui, ou pas”). Je n’ai même pas osé l’avouer à l’Anglais tout de suite tellement j’étais secouée. Pensez donc, après 27 ans à être convaincue du contraire…

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Et puis les choses ont commencé à se tasser. J’ai commencé à m’interroger sur cette foi tout juste découverte, ce qu’elle recouvrait et ce que j’allais en faire.
Alors que ma “révélation” avait eu lieu au cours d’une célébration chrétienne, je me suis rendu compte que le message du Christ me passait complètement au-dessus. Oui. Je sais. C’est un peu n’importe quoi.
En fait, je crois que ma vision est un peu influencée par mon côté juif : j’ai plus l’idée d’un Dieu unique tout-puissant, jaloux, vengeur et distant que d’un dieu tout d’amour et de douceur. Contrairement à beaucoup de gens croyants, je n’ai pas la conviction que “Dieu m’aime”, juste qu’il existe. D’ailleurs je ne dis même pas que je prie pour quelqu’un, simplement que je pense à lui de tout mon cœur.
Dieu nous a-t-il créés ? Je n’en sais rien et, en fait, ça ne m’intéresse pas de le savoir (indice : je crois à la théorie de l’évolution). Y a-t-il un enfer, un paradis ? Euh… bonne question, on verra le moment venu, hein. Et la notion de péché ? Ah ne me lancez pas sur le sujet, je vais devenir vulgaire. Et le libre-arbitre dans tout ça ? Voilà bien une chose dont je ne doute pas : c’est que nous conservons notre libre-arbitre et que Dieu n’a pas de plan tripartite tout tracé.

Vous me direz : ça te fait une belle jambe, mais à quoi ça sert ? La réponse est très complexe mais, concrètement, ça me donne une sorte d’ancrage. Je n’y pense pas tous les jours, généralement pas pendant des semaines, mais je trouve cette conviction étrangement réconfortante.
Après, je suis fondamentalement républicaine et viscéralement attachée à la laïcité : à mes yeux, la religion fait partie de l’intime et, à ce titre, n’a certainement pas lieu d’être déballée en place publique. Si j’en fais mention ici, c’est justement parce que, même ouvert à tous, ce blog est le reflet (incomplet, certes) de ce que je pense et vis. Il est hors de question de faire du prosélytisme et cet article n’appelle pas de commentaires de ce genre.
Mais j’avais juste envie d’en parler. Parce que ça a tout changé sans rien changer.

Tartuffe

Hier soir, grâce à une amie, j’ai été invitée à la Comédie-Française pour assister à une représentation de Tartuffe. Je ne sais pas vous mais, personnellement, des pièces de Molière, j’en ai étudié une par an de la 6ème à la 2nde – et celle-ci, en particulier, fut l’objet d’un trimestre la dernière année. Même si mes années de lycée sont loin derrière moi, je gardais tout de même assez de souvenirs de cours pour savoir à quoi m’attendre.

Tartuffe

Dans la maison d’Orgon, deux camps s’opposent : celui du maître de maison et de sa mère, qui ne jurent que par Tartuffe, un homme qui se dit dévot et prend lentement mais sûrement l’ascendant sur eux et la maisonnée, et tous les autres, épouse, enfants, domestiques, qui n’en peuvent plus des manières de l’hypocrite personnage. Mais Orgon est aveuglé de passion pour son “frère” ainsi qu’il l’appelle, au point de vouloir lui donner sa fille en mariage et de déshériter son fils à son profit. Seule Elmire, sa femme, parviendra à lui ouvrir les yeux en révélant la vrai nature de Tartuffe.

Cette pièce a connu une histoire compliquée, faite de soubresauts et de cabales, dont je vous épargnerai les détails ici. Toujours est-il que, plus de trois siècles après sa création, elle a toujours le même à-propos, la même puissance comique et trouve une résonance jusqu’à nos jours. On rit franchement de situations qui pourraient exister à notre époque, quoique peut-être dans un autre contexte que celui de la religion.

Tartuffe1

La version présentée ce soir est excellente : les acteurs sont très bons (en même temps, au Français…), la mise en scène est bien faite, avec juste ce qu’il faut de modernité pour dépoussiérer l’oeuvre, le décor est génial, sans doute un de mes plus gros coups de coeur de la soirée : une pièce dotée de deux portes et donnant sur d’autres pièces en enfilade où évoluent les acteurs. Les portes claquent, on se poursuit, on se fuit, on s’embrasse, on se jette des reparties cinglantes et des objets à la figure… Franchement, j’ai passé un très grand moment.
Un tout petit bémol, néanmoins : selon l’endroit où se placent les acteurs, l’acoustique change. Alors qu’elle est très bonne dans la majorité des cas, les voix paraissent parfois étouffées voire donnent l’impression de faire vibrer le bois. Mais je vous rassure, c’est assez ponctuel.

Maintenant, effet KissCool : mon cerveau m’a parlé en alexandrins tout le reste de la soirée et une partie de la matinée. Quel frimeur.

Tartuffe, Comédie-Française (salle Richelieu), jusqu’au 16 février 2015
Les images qui illustrent cet article sont tirées du site de la Comédie-Française.

De cape et de crocs, tome 11 – “Vingt mois avant”

Decapeetdecrocs11Je suis une très grande fan de la série “De cape et de crocs”, et j’ai toujours eu beaucoup de plaisir à lire et relire cette histoire. L’imagination, les dialogues ciselés, la richesse de la langue employée, le tout servi par de très beaux graphismes aux couleurs éclatantes, en font une de mes BD préférées depuis bien longtemps. Aussi ai-je été à la fois triste et frustrée de refermer le dixième tome qui concluait l’histoire d’Armand et Don Lope.

Mais (car il y a un “mais”), j’ai eu la très bonne surprise d’apprendre qu’un nouveau tome de la série venait de sortir, se concentrant sur l’histoire d’Eusèbe (le trop mignon petit lapin), dont l’une des phrases préférées dans la série est : “Quand j’étais garde du cardinal”. Et nous suivons donc ses aventures, avant sa rencontre avec Armand et Don Lope, entre gardes du cardinal et héroïsme picaresque, dans un Paris du 17ème siècle très bien reconstitué, mais où l’on retrouve les éléments qui ont fait le succès de la série : animaux et humains se mêlent et interagissent de façon tout à fait naturelle, des allusions à la situation historique sont disséminées dans les pages, ainsi que de petits clins d’oeil à la culture “populaire”. On retrouve aussi le verbe haut et les alexandrins que j’aime tant à réciter dans ma tête et des personnages attachants.

Vous l’aurez compris, j’adhère complètement à ce nouveau volet de “De cape et de crocs”, même si je ne peux trop en dévoiler pour éviter de vous gâcher l’intrigue. Quoi qu’il en soit, je ne peux que vous inviter à vous jeter dessus et, surtout, à bien scruter tous les dessins à la recherche des “œufs de Pâques” disséminés dans les pages.

De cape et de crocs, tome 11 – “Vingt mois avant”, est publié chez Delcourt.

10 Things I liked this week #6

Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : cette semaine était quand même vachement mieux que la précédente (la preuve, je n’ai pas eu trop de mal à trouver dix choses qui m’ont plu).

Parce que le chocolat, c'est la vie
Parce que le chocolat, c’est la vie
  • Lundi, mes beau-parents sont passés nous voir, pendant que l’Anglais allait bosser. Ils ont embarqué mademoiselle en promenade, ce qui m’a permis de faire mon ménage d’urgence. Et le soir, c’était sushi.
  • Mardi soir, nous avons dîné avec plusieurs couples d’amis que nous n’avions pas vu depuis un bon moment. C’était fort sympathique, et la Crevette a pu draguer.
  • Ce même soir, nous avons appris une grossesse que j’espérais depuis deux ou trois ans. Je suis ravie pour les futurs parents.
  • Mardi encore, ma swapée a enfin reçu son colis ! Il était temps, je commençais à m’inquiéter.
  • D’ailleurs, mon article a fait sortir du bois d’autres blogueuses qui souhaiteraient poursuivre une activité qu’Armalite a décidé d’arrêter. On va attendre 2015, mais je pense que je vais reprendre le flambeau.
  • J’apprends avec beaucoup de joie qu’une de mes meilleurs amies a enfin rencontré le bonheur. Je croise les doigts, mais je pense que c’est en bonne voie.
  • Samedi, l’Anglais a embarqué la Crevette chez ses parents. J’avais prévu de bosser, mais en fait : j’ai vu mon psy, fait la sieste, fait du ménage, fait les courses et acheté plein (trop !) de livres.
  • Dimanche (aujourd’hui, donc), c’était le marché de l’histoire de Pontoise : nous avons eu beaucoup de succès en petite famille Premier Empire, je suis ruinée parce que je me suis offert une crinoline de bal, et comme d’habitude, on a rapporté plein de bouffe.
  • Mon estomac a également été contenté cette semaine, entre chocolat chaud improvisé et cidre anglais rapporté par une collègue de monsieur.
  • Après avoir beaucoup hésité, j’ai fini par valider mon inscription au Craft if forward de Ioionette. Vu comme je suis peu douée de mes dix doigts, ceux qui choisiront de rejoindre ma chaîne quand j’aurai reçu mon paquet ont intérêt à aimer les biscuits.

Et vous, votre semaine ?

Chocolat chaud facile

Cet après-midi, il faisait gris et pluvieux, j’avais du boulot mais une grosse flemme et l’envie de me rouler en boule sous mes couvertures avec un bon bouquin. Plutôt que de me laisser abattre, je me suis improvisé un chocolat chaud parfumé avec ce qui traînait dans mes placards.

Source
Source

Pour une personne (une grande tasse)
60g de chocolat noir (j’ai utilisé du guanaja Valrhona – oui, j’ai des goûts de luxe)
20cl d’eau
1 sachet de sucre vanillé

Faire fondre le chocolat à feu doux dans l’eau. Bien mélanger au fouet (idéalement, il faut faire mousser) et ajouter le sucre. C’est prêt !

Cette recette est vraiment une recette “de paresseuse”, mais elle se réalise en 5mn, et on obtient beaucoup d’effet pour assez peu d’efforts. Je pense qu’il doit être possible d’aromatiser le chocolat avec d’autres épices, mais je voulais sortir de l’éternel trio chocolat-cannelle-girofle. Le sucre sert surtout à atténuer l’amertume du chocolat qui, en boisson, peut être un peu trop forte.
Avantage : comme cette recette ne contient pas de lait, elle est un peu plus digeste.

Swap papeterie : le colis que j’ai envoyé

La semaine dernière, j’ai reçu (très rapidement) le colis de swap de Haychee, et j’étais impatiente qu’elle reçoive le mien. Mais les voies de La Poste sont impénétrables : posté lundi 3, le colis devait mettre 3 jours ouvrés à trouver sa destinataire ; il est donc arrivé… hier. Allez comprendre.
Haychee n’ayant pas de blog, je me permets de vous montrer ici le contenu de son paquet.

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J’ai un peu choisi en fonction de ce que Haychee m’avait raconté d’elle, un peu en fonction de mes voyages (j’ai fait du shopping à New York) et un peu en fonction de mes propres goûts. Voici donc le détail :

  • Trois petits cahiers trouvés chez Greenwich Letterpress, le si joli imprimeur où j’ai failli dépenser l’équivalent d’un mois de salaire. A chaque couleur correspond un type de page : petits carreaux, lignes scolaires ou blanc.
  • Du même endroit, des petits stickers à pois bleus, qui peuvent aussi bien servir pour cacher le prix d’un objet que pour décorer une enveloppe ou un paquet (il y a une petite notice au dos !).
  • Du MoMA (dont les boutiques sont de véritables caches aux trésors), des petits Post-it en forme de chats. J’ai eu beaucoup de mal à m’en séparer, avouons-le.
  • Un rouleau de masking tape avec la skyline de New YorK, dégoté au même endroit.
  • Une carte postale avec un plan du sanctuaire d’Itsukushima (mais si, le sanctuaire avec le grand torii flottant en face de Hiroshima), éditée par l’office du tourisme japonais aux Etats-Unis en… 1941. Chinée aux puces de Brooklyn (genre, j’me la pète). J’ai un instant envisagé de la punaiser face à ma carte de la Tasmanie, mais elle aurait fait trop pâle figure, et Haychee m’a dit aimer les vieilles cartes.
  • Pour rester dans la thématique “Japon”, un petit o-mamori en washi (c’est du papier, j’ai le droit !).
  • De jolies gommettes pour mettre de la couleur et du brillant un peu partout, et qui me semblaient avoir un côté japonisant assez élégant (je peux être très chiante sur la question).
  • Haychee travaille le papier mais m’a confié n’avoir jamais essayé l’origami… Voilà qui est réparé, avec un set pour réaliser des pliages “animés”. Je suis un peu frustrée, car j’aurais aimé avoir le temps d’aller dans une librairie japonaise pour trouver du vrai beau washi, voire m’en faire envoyer par les copines, mais je me suis un peu ratée sur ce point.
  • Une mini-gomme japonaise en forme de fraisier. Parce qu’on est gourmande ou on ne l’est pas.
  • De petites cartes “Fifi Mandirac” (dont je suis de plus en plus fan – j’adore ses cartes de vœux) pour écrire “juste un petit mot”. Elles sont carrées et ont un tout petit format qui permet de les glisser n’importe où.
  • En guise de clin œil, car je suis allée au musée et Haychee m’a confié que c’était un des endroits qu’elle préférait à Paris, un marque-page souvenir du musée Gustave Moreau.

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J’ai reçu un très joli mail de remerciement, et je suis ravie, tout comme j’ai adoré le paquet envoyé par Haychee.
A l’issue de ce swap, Armalite a annoncé qu’elle mettait un terme à cette pratique. Si je comprends ces raisons, je suis toutefois assez triste, car cela m’avait permis de faire de belles rencontres et de forger quelques amitiés solides. Du coup, je réfléchis à l’éventualité de reprendre le concept. Affaire à suivre…

Cycle Beethoven à l’Opéra de Paris (2/5) : 1ère et 3ème symphonies

Vendredi soir, c’était déjà l’avant-dernier spectacle compris dans notre abonnement (la date tardive de réservation a limité notre choix, ainsi que des impératifs de jours de la semaine et de périodes de l’année, entre l’emploi du temps professionnel de Leen et mes obligations avec la Crevette). Cette fois-ci, ni ballet, ni opéra, mais un concert symphonique consacré à Beethoven.

Philippe Jordan, chef d’orchestre et directeur de la musique de l’Opéra, a choisi cette année de mettre en lumière le célèbre compositeur en dirigeant l’intégralité des symphonies au cours de l’année (il y en a neuf, quand même).

Philippe Jordan (source)
Philippe Jordan (source)

A titre personnel, je suis venue à la musique classique toute petite grâce à Beethoven, ne serait-ce que parce que les trois premières ouvertures de l’opéra Fidelio portent (presque) mon prénom et qu’à 4-5 ans, l’effet d’identification joue à fond. Si je connais mal ses sonates et ses quatuors, j’ai beaucoup écouté ses symphonies, et j’ai une tendresse particulière pour la troisième, dite Eroica. Je ne pouvais donc pas ne pas assister à au moins l’un des concerts programmés cette année.

C’était magistral. Je ne trouve pas d’autre mot.
Tout d’abord, Jordan dirige sans partition. Aussi incroyable que cela puisse paraître, pas une seule fois il n’a besoin de ce soutien. Du coup, c’est comme si la musique naissait de son mouvement, de ses gestes même, comme s’il intimait à chaque instrument de se faire entendre ou de se taire. La prouesse est déjà impressionnante mais, après quelques recherches, il semblerait que le chef dirige également les opéras de Wagner par cœur (ce qui me laisse pantoise).
L’interprétation était remarquable : la première symphonie, très influencée par la musique du 18ème siècle, Mozart ou Haydn, est légère, presque sautillante, joyeuse pourrait-on dire. Cela se retrouvait aussi dans les gestes du chef d’orchestre, dans une façon presque primesautière de diriger ses musiciens.

Après l’entracte, vient le “gros morceau”, pourrait-on dire. La troisième symphonie a été composée au tournant du 19ème siècle, et était, à l’origine, dédiée à Napoléon Bonaparte (on raconte que Beethoven, grand admirateur de la Révolution, aurait raturé avec rage la dédicace lorsqu’il apprit que son héros s’était fait couronner empereur, l’accusant de verser dans la tyrannie). Pour moi, c’est une “madeleine musicale”, un des premiers grands morceaux avec lesquels j’ai fait mon éducation classique, une symphonie que j’ai tellement écoutée que je la connais par cœur. C’est dire si mes attentes étaient élevées et si Jordan était guetté au tournant.
Première constatation : la direction est plus “carrée” que sur la première symphonie, la gestuelle a changé, les mouvements semblent plus saccadés. Pourtant, moi qui ai écouté en boucle l’enregistrement de Karajan, je ne peux m’empêcher de lui trouver une subtilité que je n’avais jamais entendue avant. Cette interprétation m’a littéralement prise aux tripes, retournée, me faisant parfois monter les larmes aux yeux. Cela faisait très longtemps qu’il ne m’avait pas été donné de vivre une telle émotion à l’opéra.

Du coup, je vais essayer de décrocher des places pour les concerts de mai et juin (décembre s’annonce compliqué).
Le bonus ? Vous pouvez retrouver le concert gratuitement sur le site d’Arte pendant deux mois.

Things I liked this week #5

Pas facile de trouver dix choses qui m’ont plu dans cette semaine franchement pourrie… Du coup, j’ai un peu fait comme j’ai pu.

Fleurs

  • J’ai reçu mon colis de swap ! En plus à un moment où j’en avais bien besoin, je me suis délectée d’ouvrir tous ces petits paquets si joliment emballés et choisis avec tant de soin.
  • Vendredi soir, retour à l’Opéra de Paris, cette fois-ci pour un concert dont je ne suis pas certaine de m’etre encore remise… Article à venir prochainement.
  • Vous vous rappelez des deux saris envoyés par mon cousin ? J’en ai donné un à ma soeur qui, pour me remercier, m’a rapporté du chocolat noir et extra-noir de la boutique Valrhona. Un vrai délice.
  • Mardi soir, pour me remonter le moral après ma matinée de lutte avec la CAF, l’Anglais m’a fait livrer de (très belles) fleurs.
  • Par un miracle que je ne saurais m’expliquer, ladite CAF m’a recontactée dès le lendemain pour m’indiquer 1/ que le dossier avait été transmis à la Pajemploi et 2/ que la situation personnelle de l’Anglais était en cours de mise à jour. Comme Saint Thomas, je n’y croirai que quand je le verrai, mais quand même, on avance.
  • Une amie que j’ai poussée encore et encore à s’inscrire au NaNo et qui ne m’en avait plus reparlé m’a envoyé deux mails coup sur coup pour m’annoncer qu’elle s’était lancée et n’arrivait plus à s’arrêter. J’ai gagné une invitation au resto.
  • Nous avons testé les recettes d’un nouveau livre acheté la semaine dernière et, jusqu’à présent, elles se sont toutes avérées délicieuses. J’en essaie encore quelques-unes, et je vous parle de ce bouquin.
  • La réaction de nos proches (au sens large) et de nos familles à une nouvelle pas ultra-encourageante reçue en milieu de semaine, et qui aide à relativiser.

Voilà. Malheureusement, j’ai beau me creuser la tête, je ne trouve pas

B&M Burger restaurant

Vendredi dernier (oui je sais, ça remonte), l’Anglais et moi sommes arrivés en retard au concert de Shelby Earl parce que nous avions décidé de nous offrir un burger chez B&M (quand on est parent, même une excursion au chinois du coin c’est la grande aventure…). B&M est la création de deux cousins, Benjamin et Michael, mais le nom peut aussi se lire “burgers meilleurs”. Sous le patronage de Thierry Marx (rien que ça), l’endroit a ouvert il y a un an et demi et, si nous y avions mis les pieds lors de sa première semaine, nous n’avions pas eu l’occasion d’y retourner.

Excusez les photos pourries prises à l'iPhone sans flash
Excusez les photos pourries prises à l’iPhone sans flash

Avertissement : pour des raisons de déontologie, je tiens à préciser que je connais B&M, qui sont des cousins de cousins. En revanche, ils ne m’ont pas payée pour rédiger cette critique.

Le resto, situé avenue Parmentier, est assez grand (selon des critères parisiens) et réussit à donner une impression d’espace grâce à sa déco “industrielle” dépouillée et ses murs clairs. Premier bon point : quand on entre, ça ne sent pas le graillon, alors que la cuisine est ouverte et que les burgers sont préparés à deux mètres du comptoir.

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Vous pouvez choisir une formule de burger toute prête parmi les quatre proposées : deux “classiques” – dont un végétarien au falafel, donc qui doit même convenir aux vegans – et deux “du moment” qui changent tous les mois si je ne dis pas de bêtise. Sinon, vous choisissez une base (l’Anglais et moi avons opté pour un BCB : beef, bacon, cheddar) et ajoutez les ingrédients de votre choix : certains sont compris dans le prix (dont la sauce), d’autres sont en supplément. Vous avez même une petite grille à cocher avec des crayons à papier type Ikéa, j’aime beaucoup l’idée.

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Niveau service, nous avons eu de la chance : en débarquant un vendredi soir à presque 21h, nous avons à peine attendu. Ce fut un coup de bol, car en repartant une petite demi-heure plus tard, la queue était assez longue !

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Mais sinon, est-ce que c’est bon ? Oui. Énorme point fort, surtout pour les deux carnivores que nous sommes : la viande (signée Hugo Desnoyer quand même) est à tomber. Juste saisie (nous avions demandé une cuisson assez faible), goûteuse, un vrai régal. Le pain est également très bon, ainsi que le bacon qui a un vrai goût de bacon, et les sauces (l’un avait choisi la sauce bbq, l’autre la spéciale b&m). Les accompagnements (tomate, oignon, cornichon…) sont frais et goûteux.
En revanche, la déception vient des frites : sans sauce, je ne leur ai trouvé aucun intérêt, ce qui est fort dommage (surtout quand, comme moi, on s’est nourri aux fernandines de Big Fernand pendant un moment). Elles n’étaient pas mauvaises, juste insipides sans accompagnement.
Coté boisson, j’ai eu la joie de découvrir que B&M n’avait pas cédé à la mode qui consiste à éliminer le Coca Light au profit du Coca Zéro (c’est peut-être un détail pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup – désolée). L’Anglais, quant à lui, a choisi une de ces bières parisiennes très prisées des bobos, la Mory.

La carte propose aussi quelques desserts : cheesecake, fondant au chocolat… mais franchement, j’ai beau être gourmande, j’étais largement rassasiée par mon burger, donc j’ai passé mon tour. En revanche, je précise que la recette du gâteau au chocolat est celle de mamie Simone, très prisée dans la famille.

Au final, c’est une bonne adresse, que je recommande chaleureusement. On mange bien, les toilettes sont propres et fournies en savon et essuie-mains (après avoir mangé un burger, c’est important !) et à aucun moment je n’ai eu l’impression qu’on essayait de me mettre à la porte. Dernier point fort : il y a du wifi.

B&M Burger restaurant, 82 avenue Parmentier 75011 Paris
Métro : Parmentier