10 things I liked this week #10

Dites donc, déjà la dixième édition ! Combien de temps tiendrai-je encore ? Suspense…
Cette semaine fut riche en émotions, mais essentiellement positives. Sans doute pour équilibrer tout ça, nous traînons, l’Anglais et moi, un virus carabiné gentiment refilé par la Crevette. Du coup, je préfère me concentrer sur le reste.

Painted in Waterlogue

  • Nous avons reçu quelques jolies lettres de saison, assorties de mots chaleureux de notre famille. C’est toujours un plaisir de découvrir autre chose que des factures dans la boîte !
  • Toute la semaine, on nous abreuvés de commentaires sur la beauté et la complaisance de notre Crevette. *Fierté immense*
  • Mardi soir, en dépit du début de crève, nous avons pu dîner avec deux couples d’amis et rire un bon coup pour évacuer la fatigue.
  • D’ailleurs, à cette occasion, j’ai découvert le plus joli sapin de Noël de l’année (et le plus inventif, accessoirement).
  • Mercredi, en dépit du peu de sommeil et du trop d’alcool de la veille, j’ai enfilé mon uniforme d’office lady et affronté les transports en commun pour entretien annuel. A l’heure où je vous parle, je suis toujours en vie, donc ça s’est bien passé.
  • D’ailleurs, j’ai eu un retour très positif sur un autre boulot, et mon planning 2015 a commencé à se remplir, ce dont je suis ravie.
  • Je sais que vous vous en fichez, mais la Crevette a découvert le bâton de pluie et c’est juste magique. Limite, la bouteille vide remplie de légumes secs à côté, c’est de la gnognotte.
  • J’ai encore reçu des compliments sur le fait que j’avais retrouvé ma ligne (quoi, un mummy tummy ? Je n’entends rien !).
  • Grande discussion téléphonique avec ma copine C.euh un soir, à raconter des trucs atroces et à bitcher sur nos boulots respectifs. Une demi-heure de marrade.
  • Dimanche midi, ma mère a gardé la Crevette pour nous permettre, à l’Anglais et moi, un déjeuner à deux.

Et vous, cette semaine ?

Bordemarge

bordemarge-nuncqUn mousquetaire rebelle quitte le château de Bordemarge au galop. C’est Roxane, l’héritière légitime de la couronne, fuyant le duc Silas qui vient de s’emparer du trône.
Qui pourrait bien l’aider dans son combat pour la justice ? Une troupe extraordinaire de compagnons plus délirants les uns que les autres ! Car a Bordemarge tout est possible…
Mais c’est un monde imaginaire et ce genre d’aventures n’arrive que dans les romans de cape et d’épée. Violette le sait bien, elle qui n’aime pas du tout sa vie de bibliothécaire déprimée…
Elle est loin de se douter que l’aventure va lui tomber dessus… littéralement! Car pour échapper a ses ennemis, Roxane traverse un tableau magique et envoie Violette dans son royaume a sa place. Saura-t-elle dejouer les plans de l’infâme Silas et rendre son trône a Roxane ? Tout est possible, il suffit de le vouloir…


Emmanuelle Nuncq est un autre nom de plume de Camille Adler, dont j’avais particulièrement apprécié la romance historique il y a quelques mois. Bordemarge est son premier roman, et je dois dire qu’il m’a beaucoup plu !
L’idée de la rencontre entre fiction et réalité n’est certes pas neuve – qu’il me suffise de dire que je suis une grande admiratrice de Jasper Fforde devant l’éternelle – mais je l’ai trouvée habilement traitée, et de façon toute différente. L’auteur lâche la bride à son imagination et nous entraîne dans un univers de cape et d’épée où les incursions de personnes “réelles” ont donné lieu à des additions telles que le steampunk ou les héroïnes féminines fortes.
J’ai beaucoup apprécié le fait qu’on suive deux héroïnes en parallèle, l’une fictive, l’autre vivante, mais découvrant chacune le monde de l’autre. Violette, la bibliothécaire déprimée, nous permet de saisir les ficelles narratives de Bordemarge, et exploite celles-ci à son profit.
Enfin, et pour ne rien gâcher, l’écriture est, une fois encore, fine et très agréable. On sent que l’auteur a la passion de la littérature, et cela se retrouve dans sa plume sans qu’il y ait toutefois la moindre trace de pédantisme. En outre, l’histoire demeure facile d’accès et peut se lire sans doute dès le collège, même si les plus grands apprécieront les clins d’œil aux héros de notre enfance.

Message de service

Le mois de décembre s’annonce long et compliqué. J’essaierai de tenir ce blog à jour, mais je serai sans doute moins présente et moins réactive. Mais continuez à passer me voir, ça me fait plaisir !

Source
Source

Ten things I liked this week #9

Quelle semaine, les amis ! Pour être honnête, je me suis même demandé si j’arriverai au bout en un seul morceau… Quoi qu’il en soit, voici ma compilation des trucs sympas de ce début décembre.

photo (2)

  • Lundi soir, abandonnant nos mecs et nos enfants, je suis allée retrouver des copines pour boire un verre et picorer des frites. Ces messieurs ont eu les oreilles qui sifflent mais, comme on dit, qui aime bien châtie bien 😉
  • J’ai été ravie de découvrir que mon article sur Les gardiens du Louvre avait été choisi pour la sélection “Culture” d’Hellocoton. *Petite fierté*
  • Jeudi, j’ai emmené le chat chez le véto. Les vaccins sont à jour, rien d’autre à signaler à part un peu de tartre (mais pas assez pour passer tout de suite à l’action).
  • Jeudi toujours, j’ai déjeuné (en vitesse, certes) avec la Reine Mère.
  • Qui d’ailleurs, m’a apporté un nouveau manteau : un sublime truc noir avec une capuche, en laine et cachemire. Pour la cul-gelée que je suis, c’est l’idéal.
  • Jeudi soir (oui, c’était une grosse journée), j’ai réussi à boucler ma seconde trad, alors que j’étais convaincue que je ne m’en sortirais jamais. Même si le roman m’a franchement gonflée (alors que j’adore la série), je crois que j’ai réussi à m’en dépatouiller. Wait and see.
  • J’ai également eu confirmation que mon autre éditeur ne me détestait pas, mais qu’il avait simplement eu un contretemps et n’avait pas pu m’écrire. J’ai passé deux jours à être parano pour rien.
  • Ma mère m’a offert une boîte de chocolats signée la Maison du Chocolat (un de mes péchés mignons). Je me demande combien de temps celle-ci va durer…
  • Profitant d’une promo, je me suis offert quelques e-books, dont le très joli Bordemarge, d’Emmanuelle Nuncq (je recommande, c’est bien écrit et ça se lit vite).
  • A l’instant où je rédige ces lignes, il fait beau et j’ai une très jolie vue sur la Tour Eiffel.

Et vous, cette semaine ?

How to be a woman

MoranMême si elles ont le droit de vote et la pilule, et qu’aucune n’a été brûlée vive comme sorcière depuis 1727, la vie n’est pas tout à fait semée de roses pour les femmes modernes. Elles sont assaillies de doutes et de questions : pourquoi devraient-elles subir une épilation intégrale ? Pourquoi le soutien-gorge est-il douloureux ? Pourquoi ne cesse-t-on de parler de bébés ? Et est-ce que les hommes les détestent en secret ?


Ce livre m’a été conseillé par une amie américaine, qui m’en disait le plus grand bien. Rédigé par Caitlin Moran, une chroniqueuse musicale pour le Times, il traite de la condition féminine au sens le plus “matériel” : pourquoi faut-il porter un soutien-gorge, qu’est-ce qui nous oblige à nous faire épiler ou pourquoi est-il si cher d’être une femme, par exemple.

On pourrait dire que les sujets sont rebattus et qu’on les a déjà traités sous toutes les coutures. Certes. Mais ce livre ne se veut absolument pas une doctrine, une ligne de combat que toutes les femmes devraient adopter. Il se contente de poser les bonnes questions, de pousser à s’interroger, tout en faisant (beaucoup) rire.
Entre deux sujets “légers”, l’auteur aborde l’aspect de la reproduction (avec – et c’est à souligner – deux chapitres : pourquoi vous devriez et pourquoi vous ne devriez pas avoir d’enfants), de l’avortement, du mariage… Entremêlant ses réflexions d’épisodes tirés de sa propre expérience, elle parvient à nous faire rigoler en parlant de cystite ou de cuite.

Alors évidemment, pour celles qui sont déjà bien documentées sur la question, je ne pense pas que cet ouvrage fera la différence. Parfois, on a l’impression d’enfoncer des portes ouvertes. Et puis les 2-3 premiers chapitres ne m’ont pas particulièrement accrochée (je me suis même demandé ce que c’était que ce machin).
Toutefois, j’ai beaucoup aimé l’autodérision et la façon dont l’auteur nous interpelle tout en ayant l’air de ne pas y toucher. En outre, c’est vraiment bien écrit (et on progresse en argot et culture populaire britanniques), même si je doute fort qu’il existe une traduction. C’est une lecture que je ne peux donc que conseiller, surtout en guise d'”introduction au féminisme”.

La première fois que je l’ai vue

On m’avait prévenue. Quelque part, je savais à quoi m’attendre. Pourtant, j’étais dans le déni, m’efforçant d’oublier sa simple existence, de faire comme si elle n’était – et ne serait jamais – là. J’avais vu les images, mais la voir bouger “en vrai”… ce n’était pas prévu En tout cas, pas par moi. Ni à ce moment-là.

Juan Gimenez, tous droits réservés
Juan Gimenez, tous droits réservés

La première chose que j’ai vue, c’était ses yeux. Si ronds, si bleus. Si semblables aux miens. Elle me dévisageait avec curiosité, sans doute aussi décontenancée que moi de cette rencontre.
Et puis il y avait cette bouille toute ronde qui me faisait des sourires en réponse à mes saluts. Ces petites mains qu’elle agitait lorsque j’entonnais une comptine qu’elle reconnaissait.

Et ces petites phrases lâchées négligemment : “Elle me rappelle quelqu’un, je ne sais pas qui…” “Elle adore telle ou telle chose, tu étais pareille” “Vous avez vraiment la même tête”. Oui. Je sais. Et c’est sans doute le plus perturbant.
Car au premier regard, notre lien de parenté est évident. Et je redoute le jour où l’on me posera la question. Et où je devrai répondre. Non, ce n’est pas ma fille. C’est ma soeur.

EVAK1

Les gardiens du Louvre

Taniguchi_les_gardiens_du_Louvre_vignetteDe passage en solitaire à Paris, un dessinateur japonais décide de s’accorder plusieurs jours pour explorer le Louvre et Auvers-sur-Oise. Au détour des couloirs, il croise des personnages étranges… sont-ils le fruit de son imagination, un produit de la fièvre ou, selon leurs propres dires, les gardiens du Louvre ?


J’aime beaucoup le travail de Taniguchi, et ce depuis de nombreuses années. Il fait partie des rares mangaka ayant encore droit de cité dans ma bibliothèque, car je trouve qu’il a une narration et un trait remarquables. Du coup, lorsque j’ai aperçu cet album, je ne me suis pas retenue bien longtemps (trois jours, je dirais) avant de craquer.

C’est un très bel ouvrage. Le dessin est précis – parfois, on devine la photo sous un ou deux paysages – tout en conservant une certaine douceur, peut-être apportée par la technique de colorisation (de l’aquarelle ? je ne saurais dire car je ne m’y connais pas assez). On retrouve l’atmosphère onirique caractéristique, rythmée par le monologue du personnage principal.
J’ai vraiment apprécié l’angle avec lequel le Louvre est abordé : l’auteur fait intervenir des personnalités japonaises en rapport avec le monde de l’art, établissant un lien entre la France d’aujourd’hui et le Japon d’autrefois, entre le narrateur et les peintres qu’il admire. La narration est sincère : ni trop érudite, ni faussement naïve, elle tombe juste et distille juste ce qu’il faut d’émotion.

J’ai toutefois deux regrets. Tout d’abord, j’aurais aimé connaître les circonstances de la réalisation de l’album : désir personnel du mangaka, résidence, oeuvre de commande…? Pas un mot sur le sujet au début ou à la fin de l’ouvrage. Ensuite, je trouve que le format choisi est un peu grand et contribue à donner une impression de vide dans les pages. Je pense qu’un volume de la taille des albums habituels de Taniguchi aurait été plus approprié.

Toutefois, c’était une excellente lecture, que je recommande vivement.

Les gardiens du Louvre, éditions du Louvre/Futuropolis, 20€

Ten things I liked this week #8

Je triche, je publie ce billet à la date de dimanche, comme il aurait dû l’être. Comme je l’ai déjà expliqué dans l’article précédent, ce fut une dure semaine, avec un dernier coup de bambou pour la route : l’Anglais s’est fait avaler sa carte bleue dimanche matin par le distributeur. Un complot, j’vous dis. Pourtant, tout n’était pas à jeter.

photo (1)

  • J’ai réussi à venir à bout de la paperasse : déclaration CAF, attestation de salaire pour la nounou, sécu… Un petit pas pour l’homme mais un grand pas pour ma tranquillité d’esprit.
  • En dépit de l’arrêt maladie de la nounou, ma mère et ma belle-mère m’ont sauvé la mise en venant baby-sitter la Crevette pour me permettre de bosser.
  • J’ai testé la recette du gratin de courge spaghetti de Guillaume Long, et c’était fort bon.
  • A force de recherches et d’interrogations, l’Anglais et moi avons découvert que les virements que je croyais envoyer sur notre compte joint arrivaient sur un compte à mon nom qui ne sert qu’à alimenter un type d’épargne dans une banque différente de celle où j’ai mes autres comptes. On a quand même retrouvé 500€, idéal pour reboucher l’énorme trou laissé par les impôts locaux.
  • A plusieurs reprises cette semaine, des personnes m’ont dit que j’avais retrouvé ma ligne (moi je trouve qu’il y a encore un peu de boulot au niveau des abdos). Comme je n’ai pas fait grand-chose en ce sens, c’est franchement gratifiant !
  • D’ailleurs, je me suis rendu compte que la Crevette avait passé autant de temps dedans que dehors, ça fait bizarre mais c’est plutôt sympa.
  • Samedi après-midi, nous avons eu notre cours de danse. Nous étions crevés tous les deux et n’avons pas été à la hauteur de la dernière fois, mais d’autres danseurs sont venus à notre rescousse.
  • J’ai (encore…) acheté des livres : une super version d’Au bonheur des dames pour enfants transformée en imagier, et (entre autres) le premier tome tiré du blog de Marion Montaigne et qui me fait rire comme une baleine. Ce n’est pas nouveau, certes, mais c’est une belle découverte.
  • Mon plaisir coupable du week-end : j’ai regardé la finale de Danse avec les stars, et c’est mon préféré qui a gagné.
  • Dimanche après-midi, nous avons visité le marché de Noël de notre ville. En dépit du froid, du monde et des gadgets made in China, nous avons quand même réussi à faire quelques emplettes de denrées alimentaires (pastels de nata, mince pies, charcuterie corse, vin…).
  • Dimanche soir, nous recevions Ioionette et son mari à dîner – d’ailleurs c’est la raison du retard de ce billet, nous avons fini bien trop tard pour que je me mette à écrire.

Quoi, déjà une semaine ?

Source
Source

Vous n’aurez pas manqué de remarquer que je me fais particulièrement discrète ces derniers temps. Certes, j’ai un ou deux articles sous le coude, mais la semaine s’est visiblement ingéniée à être la plus pourrie possible. En vrac, la nounou est toujours en arrêt maladie, j’ai une seconde traduction à boucler pour le milieu de la semaine prochaine, j’ai fait un bouton de fièvre, puis une gastro, et (depuis hier) une tache bizarre sur la langue, la municipalité a enfin décidé de lancer l’ambiance Noël & fêtes et teste ses haut-parleurs avec la même compil’ années ’80 en boucle (en moyenne, j’entends “Boys, boys, boys” quatre fois par jour – et là vous l’avez dans la tête pour la soirée, ne me remerciez pas) ou des bruitages grandioses tels qu’un bruit de cascade ou des pépiements d’oiseaux parfaitement indus à cette époque de l’année… J’en passe, et des meilleures.
Du coup, j’avoue que je n’ai pas trop eu le courage de tenir l’endroit à jour et que la poussière s’est un peu accumulée. Mais promis, je reviens très vite. Genre demain. Stay tuned.

Ten (+1) things I liked this week #7

Quelle semaine, mes enfants ! Des hauts, des bas, des très hauts, des très bas… ça commence à bien faire, les montagnes russes, moi j’vous l’dis. Mais bon, voici les dix choses que j’ai appréciées cette semaine.

photo

  • Mardi midi, ma soeur, qui était en mission à proximité, est venue à l’improviste pour déjeuner avec moi. Au programme : quiche-salade et discussion familiale.
  • Le soir même, grâce à une amie, je suis allée à la Comédie-Française voir Tartuffe, et j’ai passé une excellente soirée, à me tenir les côtes de rire.
  • En plus, l’article que j’ai rédigé à ce sujet a été choisi jeudi pour la petite une de la rubrique “Culture” sur Hellocoton. Ca fait toujours plaisir.
  • Jeudi toujours, j’ai reçu une livraison : un petit fichu en coton et dentelle pour ma tenue Premier Empire (oui, quatre jours après Pontoise, et alors ?).
  • Jeudi encore (oui, jeudi était une journée chargée), j’ai reçu le mail d’Armalite pour son projet-secret-plus-si-secret : une ronde des cartes d’anniversaire.
  • Vendredi, catastrophe : la nounou est en arrêt maladie et c’est mon dernier jour de bouclage. Heureusement, super-belle-maman est venue à la rescousse pour s’occuper de la Crevette.
  • Et même qu’elle a fait mon repassage et ma vaisselle (super-belle-maman, pas la Crevette).
  • Du coup, j’ai réussi à boucler ma trad dans les temps ! (Enfin, non, pas tout à fait, mais j’ai préféré rendre plutôt que de passer le week-end à me prendre le chou… et j’ai bien fait.)
  • Vendredi soir, la Reine Mère (ma mère à moi, quoi) a embarqué la Crevette pour la soirée et la nuit, ce qui nous a permis de retourner au théâtre. C’était aussi bien et aussi drôle que mardi, quoique dans un registre différent.
  • Du coup, samedi matin, grasse matinée royale jusqu’à 8h15 (et lecture au lit pendant 1h30 ! Le luxe !).
  • L’après-midi, après avoir récupéré la Crevette, nous sommes allés voir un couple d’amis qui ont eux-mêmes une petite fille de quelques mois. On a passé un super moment entre musique, chocolat et discussions parentales.

Je crois même que j’en oublie… C’est pas grave, je les mets de côté pour dimanche prochain. Bonne semaine à tous.