En ce moment j’ai envie de…

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  • Lire autre chose que des romans : BD, reportages, ouvrages historiques… L’avantage, c’est que c’est exactement ce genre de livres que j’ai reçu pour mon anniversaire, donc ça me fait une petite réserve.
  • Porter des jupes ou robes sans collant. Parce que bon, 6° le matin, c’est un peu frais pour mes mollets.
  • Passer une journée à ne rien faire : traîner au lit jusqu’à pas d’heure, bouquiner dans le canapé, ne rien avoir à gérer…
  • Ecrire. Et donc finir ce f***u synopsis qui n’attend qu’un coup de pied aux fesses pour être terminé.
  • Assister à un nouveau bal. OK, je triche un peu, c’est prévu pour fin juin, mais quand même.
  • Trier, ranger, vider. Pour la première fois depuis au moins trois ans, je suis en train d’écluser les livres qui encombrent notre intérieur (surtout les miens, en fait). J’envisage de m’attaquer ensuite aux DVD et aux vêtements.
  • Refaire la déco du salon. J’en parle depuis janvier, je fantasme dessus depuis bien plus longtemps, mais il faudrait vraiment qu’on passe à l’action (et qu’on vire ce canapé rouge).
  • Partir en vacances. Comme tout le monde, je suppose.

L’Alphabet costumé – F

Pas mal de retard cette semaine, à cause d’une combo concert, fatigue et mauvais temps qui a limité les prises de vue. Ajoutez à cela que le costume du F est franchement long à enfiler (moi aussi je fais dans l’allitération), et vous comprendrez qu’un bon coup de pied aux fesses fut nécessaire.
Cette semaine je vous propose… le furisode. Késako ? Littéralement, cela veut dire “longues manches” ; il s’agit d’un kimono réservé aux jeunes filles non mariées, dont les manches arrivent aux chevilles. Au départ, je pensais garder “kimono” pour le K, mais outre que j’ai eu une autre idée, je me suis dit que cette option serait peut-être envisagée par d’autres participantes.

Petit aperçu du matériel nécessaire à l'habillage
Petit aperçu du matériel nécessaire à l’habillage

Je possède plusieurs kimonos tomesode, à manches coupées, tenue “pratique” de tous les jours ou réservés aux femmes mariés, que j’ai tous achetés d’occasion. Mais celui-ci, je me le suis offert lors de mon premier voyage dans l’archipel avec l’Anglais, il y a 5 ans. Et je ne l’ai jamais porté. Outre que l’occasion ne s’est pas vraiment présentée, il nécessite d’être fermé par un nœud plus complexe que le taiko, nœud plat assez simple à maîtriser et à réaliser quand on est seule. Pour tout vous dire, j’ai carrément retrouvé l’étiquette de prix encore accrochée !
Je me suis donc bricolé (c’est le cas de le dire) un chignon, puis je me suis armée de patience pour enfiler tabi (chaussettes à orteil séparé), jûban (kimono de dessous), furisode et, enfin, faire le nœud. Heureusement que monsieur m’a donné un coup de main sur les dernières étapes !

Pour vous donner une idée de la longueur des manches
Pour vous donner une idée de la longueur des manches
Admirez au passage le superbe papier peint de notre chambre
Admirez au passage le superbe papier peint de notre chambre

Le résultat est loin d’être parfait : outre que je n’ai vraiment plus l’âge de jouer les jeunes filles, j’ai une silhouette vraiment trop occidentale qu’il aurait fallu “combler”. Du coup, le vêtement plisse et baille à certains endroits alors que ça ne devrait pas ! Mais bon, le rendu n’est pas trop mal, si vous ne tenez pas compte de mon air crispé sur les photos.

Pour la grâce de la danseuse, on repassera
Pour la grâce de la danseuse, on repassera
Oui, ce sont bien des motifs de sakura
Oui, ce sont bien des motifs de sakura
Une petite dernière pour la route
Une petite dernière pour la route

Et pour ceux que ça pourrait intéresser, j’avais écrit un article sur le kimono aux débuts de ce blog.

Swap pays : les colis reçus

Source
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Et voilà ! Certaines de nos participantes ont été plus rapides que nous (Malena et moi devons encore trouver une date pour nous voir et échanger nos paquets). Voici le premier compte-rendu de swap, proposé par Mayla.
Et voici le colis que Lucy a reçu de la part de la même Mayla.

Si vous avez écrit le vôtre, envoyez-moi le texte ou le lien, je le relaierai ici. Si vous ne voulez pas, envoyez-moi une petite photo histoire d’illustrer ce post.

(Dé)goût et des couleurs

Comme beaucoup de gens, j’ai un rapport assez complexe à la nourriture et à l’alimentation. Ca a commencé très tôt : bébé, ma mère devait se battre pour me faire avaler autre chose que du lait ; petite, mon régime alimentaire fut pendant un temps composé exclusivement de jambon blanc, de concombre, de kiri et de Galak (parmi ces nourritures, il y en a deux aujourd’hui que je ne peux plus avaler, saurez-vous déterminer lesquelles ?).
Même si j’ai un peu diversifié mon assiette, me faire manger demeurait une gageure, d’autant que j’étais très rétive à la nouveauté. Il existait des blocages purement physiques (je n’aimais pas l’odeur du poisson donc je n’en mangeais pas), d’autres plus inconscients (longtemps je n’ai pas consommé de fromage parce que mon père n’aimait pas ça)…

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A l’adolescence, certains chocs assez durs à encaisser ont accentué ma tendance naturelle au comfort eating (manger pour se réconforter) et je suis devenue ce que les Anglo-Saxons appellent une “mangeuse émotionnelle” : je mange en fonction de mes émotions. J’ai tendance à plonger dans le sucré et/ou le gras si je n’ai pas le moral, si je m’ennuie… La liste peut être longue.
Mais cela, je l’ai beaucoup travaillé en analyse, et on peut dire aujourd’hui que, sans être résolu, c’est sous contrôle. Mon souci principal, ce sont mes dégoûts alimentaires qui ont longtemps été nombreux. Poisson, fromage, foie gras, salade… j’en passe, et des meilleures. Et puis un jour, le déclic.

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Udon (nouilles de blé) au boeuf

Ma sœur était à l’époque en école, se préparant à devenir ingénieur en sciences et techniques de l’alimentation (J’ai bon ?). Au cours d’une discussion à trois avec ma mère, elle s’est mise à nous expliquer qu’aucun goût n’était inné, et que tout était une question d’acquis, de culture, de mode, de représentations… Mine de rien, cette petite phrase a fait un sacré chemin dans ma tête.
Quelques mois (années ?) plus tard, au cours d’un séjour au Japon, je prévois de retrouver une de mes plus anciennes amies pour dîner à Tokyo. Je lui laisse toute latitude pour le choix du resto, j’adore la cuisine japonaise, c’est toujours bon. Tout en cheminant, nous discutons et je finis par lui demander ce qu’on va manger ; elle me sort un mot japonais, accompagné d’un geste qui me fait un peu froid dans le dos. A force de tâtonnements, je comprends que nous allons manger du ragoût de tripes de mouton à la mode de Kyûshû (donc épicé). Grosse sueur froide.
Mais je ne pouvais pas me dérober : le resto était réservé, je n’avais pas pensé un seul instant à lui communiquer des interdits quelconques, et je me suis dit qu’on verrait bien ce qu’on verrait… Au final, ça s’est bien passé – sans doute aussi parce qu’il y avait plus de nouilles et de légumes que de viande dans le bouillon – mais on ne s’est pas arrêtées en si bon chemin ! Enthousiaste, Shige-chan a également commandé des sushis de viande de cheval (cuite) et du tartare de foie de bœuf à la coréenne. Non seulement j’ai survécu, mais j’ai plutôt aimé, surtout l’assaisonnement du tartare.
Et je suis sortie de là en ayant perdu un gros paquet d’a priori sur la nourriture…

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Depuis, j’ai beaucoup élargi la palette des saveurs et des produits que je consomme. Certes, il y aura toujours des blocages (le café, même pas en rêve) ou des dégoûts (les fromages au lait cru, les agrumes cuisinés…), mais comparé à la petite fille que j’ai été, quel progrès ! Je crois que ma mère n’en revient toujours pas.
Aujourd’hui, je pars du principe que je suis adaptable et que rien n’est gravé dans le marbre. C’est aussi ce que j’essaie de me répéter quand la Crevette repousse d’un geste décidé sa cuillère à la troisième bouchée… mais ceci est une autre histoire !

Les évaporés du Japon

évaporés« Mon fils était à l’école. Je suis sortie en laissant la maison ouverte. Abandonner son fils : peut-on faire pire ? J’ai fait cela. Je savais où j’allais. Partir, repartir à zéro. Être prête à tout… »
Chaque année, quelque 100 000 japonais s’évaporent sans laisser de traces.
Débarrassés de leur passé, ils tentent de refaire leur vie en passagers clandestins de l’archipel.
Lié à la honte et au déshonneur, le phénomène est au coeur de la culture nippone. Léna Mauger, journaliste, et Stéphane Remael, photographe, ont enquêté sur la part d’ombre du Japon.


J’ai reçu ce livre pour mon anniversaire et, hier midi, ressentant le besoin de lire autre chose que de la littérature, je me suis plongée dedans. “Plongée” est bien le terme car j’ai été littéralement happée par cet ouvrage, sous-titré “Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires”.
Pour être honnête, ces histoires de disparitions volontaires au Japon ne sont pas une nouveauté pour moi – je me souviens que le sujet a été évoqué à quelques reprises au détour d’un cours ou d’un séminaire à l’Inalco. Toutefois, à l’instar des enlèvements nord-coréens, cela reste un sujet dont on sait qu’il existe sans vraiment le traiter.

Ce livre est une excellente enquête sur la face cachée de ces disparitions : les motifs, les conséquences pour les disparus comme pour ceux qui restent, les bases sociologiques difficiles à appréhender pour un Occidental… C’est bien écrit, clair, concis, étayé par de nombreux témoignages et illustré de nombreux clichés. Ce travail en duo a le mérite d’éclairer une situation peu ou mal connue, y compris des Japonais eux-mêmes, et de le faire de façon intelligente.
A titre personnel, je regrette juste quelques poncifs du genre “Tokyo grouille, tentaculaire” ou “le baseball, pratiqué comme tous les loisirs avec l’esprit de vainqueur” (je dirais plutôt “comme n’importe quel sport” ?), et j’aurais aimé que la date de rédaction des articles (certains ont été publiés pour la première fois en 2009) soit précisée. Mais ne vous y trompez pas, c’est une lecture que je recommande !

Les évaporés du Japon – Enquête sur le phénomène des disparitions volontaires, Léna Mauger et Stéphane Remael, Les Arènes

Reading Challenge 2015 : a nonfiction book

Cycle Beethoven à l’Opéra de Paris (4/5) : symphonies n°8 et 6 (Pastorale)

Suite à la magnifique interprétation des symphonies n°2 et 3 à l’automne dernier, j’avais très envie d’assister à un autre concert du cycle Beethoven – tout particulièrement la très célèbre Pastorale, pour laquelle j’ai, comme beaucoup, un petit faible. Malheureusement, il n’y avait plus de places disponibles quand j’ai envisagé d’en commander, et j’ai lâché l’affaire.
Courant février, mon père a eu de la chance sur la bourse aux billets de l’Opéra, et m’a dégoté une excellente place au premier balcon.

Beethoven composant la symphonie pastorale
Beethoven composant la symphonie pastorale

Je ne connaissais pas du tout la huitième symphonie – qui fut interprétée en premier – mais je l’ai beaucoup aimée. Tour à tour douce ou entraînante, on note clairement une différence avec les œuvres plus anciennes du compositeur. Si sa “patte” est toujours reconnaissable, je trouve que cette symphonie annonce déjà l’évolution de la musique classique au 19ème siècle, avec des intonations presque martiales par moments.

Mais passons au morceau de bravoure tant attendu (et redouté) : la 6ème symphonie. Si je vous dis “Pastorale”, je suis sûre que la première chose qui vous vient à l’esprit, c’est ça :

[youtube]https://youtu.be/-koZBg0iOrw[/youtube]

Allez, avouez. Moi-même, j’ai tellement regardé cette partie du film que je revois les images dès que j’entends les notes de la symphonie. Du coup, j’attendais beaucoup de l’interprétation dirigée par Philippe Jordan, tout en redoutant d’être déçue – d’autant que j’ai énormément écouté l’enregistrement d’Herbert von Karajan, une référence en la matière.
Mais en fait non. Ce n’était pas forcément ce que j’attendais – une interprétation qui allait me prendre aux tripes et me surprendre totalement – mais j’ai passé un moment remarquable. La musique semblait sauter, rebondir, s’envoler dans la salle, glissant des doigts du chef d’orchestre aux instruments des musiciens. Les passages les plus célèbres – la fête campagnarde, l’orage… – m’ont vraiment fait vibrer. Je crois que, au bout du compte, ma réaction a été différente de celle que j’ai vécue en écoutant la 3ème symphonie parce que ces deux morceaux ne suscitent pas les mêmes échos en moi.

Philippe Jordan, mon idole
Philippe Jordan, mon idole

Du coup, cette sortie m’a mise de bonne humeur, et m’a donné envie de jouer les prolongations. Même si mon abonnement est arrivé à son terme pour la saison, je viens de prendre deux places pour la symphonie n°9 pour l’Anglais et moi.

10 Things I liked this week #31

Ce fut une semaine de montagnes russes : après un début en fanfare et un point culminant jeudi midi, le week-end prolongé nous a tout de même joué des tours. La Crevette n’a pas assez dormi et a été intenable pendant plusieurs jours, sans compter que, depuis nos passages répétés à l’hôpital la semaine dernière, mademoiselle se met à pleurer dès que je quitte son champ de vision et réclame mes bras en permanence… Je suis soulagée d’être dimanche soir, mais la semaine a quand même été (très) bonne.

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  • Lundi, temps magnifique et grosse chaleur. Heureusement, j’ai eu l’excellente idée la veille de préparer une théière que j’ai stockée au frigo toute la nuit, ce qui me permet de me désaltérer au thé glacé tout l’après-midi.
  • Le soir, nous avons fêté l’anniversaire d’une amie dans un bar : une vraie fournaise, mais nous avons bien rigolé à écouter (en saignant des oreilles) les morceaux du blind test.
  • Mercredi soir, pour célébrer l’arrivée du long week-end, l’Anglais s’est mis aux fourneaux et m’a préparé sa désormais célèbre spécialité : les frites au four.
  • Jeudi, nous avons fêté nos anniversaires en famille (ma soeur et moi, bien que n’étant pas jumelles, avons la même date de naissance). Déjeuner en petit comité mais très bon et, comme d’habitude, on a trop mangé.
  • Vendredi midi, nous avons retrouvé ma belle-mère pour un repas dans un bon resto japonais de Montparnasse. Fêter son anniversaire a du bon.
  • Vendredi soir, rebelote avec les copains (merci à tous d’être venus, ça m’a fait super plaisir !).
  • Comme en plus j’ai des amis formidables, j’ai reçu plein de cadeaux qui tombaient pile dans ce que j’aime sans que je m’y attende : de la lecture, du boire, du manger, une invitation pour un escape game…
  • Samedi, nous avons eu notre cours de danse. Malheureusement, passées les 20 premières minutes, la Crevette – qui n’avait pas assez dormi ces derniers jours – m’a fait une scène et je n’ai pas pu m’éloigner pendant les deux heures suivantes… Quelle frustration ! Bonne nouvelle qui rattrape le coup : nous avons récupéré les photos du bal de Vienne et j’ai pu faire mon article.
  • Le soir, pour rattraper cette journée compliquée, nous nous sommes offert des sushis avant d’ouvrir les macarons Sadaharu Aoki offerts par la sœur de Ioionette.
  • Depuis mercredi, chaque passage du facteur m’apporte son lot de jolies cartes et de gentils petits mots (avec en prime un super cadeau de la part de Shermane !).

Voilà pour ce soir ! A partir de demain, nous aurons l’unique semaine complètement travaillée du moi et, je ne sais pas vous, je me sens presque arnaquée…

Bal Second Empire à Vienne

Je vous en ai parlé, j’ai soûlé mon entourage et mes amis Facebook avec ce sujet : mi-avril, l’Anglais et moi nous sommes rendus à Vienne pour participer à un bal en costumes d’époque (en l’occurrence, vous vous en doutez, en crinoline).
Après notre visite marathon du matin, nous avons passé deux bonnes heures à nous préparer. En ce qui me concerne, je me suis mal exprimée auprès de monsieur, si bien qu’il a beaucoup serré mon corset (j’avais donc la taille très fine et ma crinoline a glissé toute la soirée) et pas assez le corsage, de peur de casser les lacets (c’est déjà arrivé). J’ai ensuite supplié quelqu’un de m’aider à me coiffer, vu que j’ai deux mains gauches en la matière et, vers 17h, nous étions fin prêts dans nos tenues de parade.

Ceci est une partie du hall de l'hôtel.
Ceci est une partie du hall de l’hôtel

Après un parcours pour le moins remarqué dans le métro – nous étions pas loin de 80 – nous nous sommes tous retrouvés à Schwedenplatz pour… prendre une calèche. C’est donc sous le regard ébahi et les iPhone des touristes que nous patientons sagement, car nous sommes désormais une centaine, et il n’y a que quatre places par véhicule.
Il s’ensuit un petit moment “salut de la reine d’Angleterre” où nous défilons dans les rues en tenue en agitant la main en direction des badauds qui nous interpellent. Altesse royale n’est vraiment pas un métier de tout repos, c’est moi qui vous le dis !

Oui, malheureusement, la photo est floue. Mais avouez qu'on a la classe.
Oui, malheureusement, la photo est floue. Mais avouez qu’on a la classe.

Le bal avait lieu au Palais Ferstel, en plein cœur de la vieille ville, et dont le rez-de-chaussée abrite le Café Central. Le Palais a été édifié au début des années 1860, soit en plein dans la période que nous représentions.
Dans l’espèce de cour intérieure couverte, nous avons levé nos verres vin pétillant et dégusté un apéritif fort agréable. Passée cette première demi-heure de mise en jambe, nous avons gagné la salle de bal à proprement parler, sise au premier étage du bâtiment.

A la vôtre !
A la vôtre !

Puis la soirée, animée par un excellent sextuor (dont tous les membres avaient fait l’effort d’être costumés !), s’est déroulée sans le moindre anicroche, les danses de couples succédant aux quadrilles ou aux danses à figures. A deux reprises, nous avons fait une pause prolongée pour manger et boire – même que c’était délicieux.

Vue de la galerie (il manque un bon tiers de danseurs, à vue de nez)
Vue de la galerie (il manque un bon tiers de danseurs, à vue de nez)

J’en profite pour noter que, quelle que soit l’époque ou le lieu, l’uniforme a toujours la faveur de ces dames : grâce à sa belle tenue de hussard, monsieur n’a cessé d’être sollicité pour danser. Tandis que j’ai fait tapisserie (aussi parce que je ne connaissais pas toutes les danses) plus souvent que lui !
Enfin, je pense qu’il faudrait classer l’activité “passer aux toilettes en robe à crinoline et dessous d’époque” dans la catégorie des disciplines olympiques. Vous connaissez le sketch d’Elisabeth Buffet ? Ben c’est pareil, sans les talons mais avec la robe énorme dans une pièce trop petite…

[youtube]https://youtu.be/oVTBMm2GSnQ[/youtube]

Juste avant de rentrer en métro, emmitouflée dans la pelisse blanche de l’Anglais – ce qui me vaudra quelques compliments enthousiastes de noctambules viennois – nous prenons la pose pour un dernier cliché.
C’est des étoiles plein les yeux et les pieds en compote que nous regagnons l’hôtel, avec un souvenir émerveillé qui nous donne envie de poursuivre l’expérience. Prochaine étape à la Belle Epoque en juin.

Après le bal, on est décoiffés et un peu rouges...
Après le bal, on est décoiffés et un peu rouges…

Note : tous les clichés ont été pris par Gilles de Meurichy.

L’Alphabet costumé – E

La semaine du E n’a pour l’instant inspiré que peu de monde, semble-t-il. Pourtant, nous avions plusieurs idées en tête, Monsieur et moi, et c’est finalement une de ses propositions que j’ai retenue, car elle me permettait de conserver certains costumes pour plus tard. Pour la petite anecdote, j’ai failli, moi aussi, faire dans l’ère élisabéthaine…
Mais au final, je vous présente… Erato. Muse de la poésie lyrique (et érotique aussi, en Grèce archaïque, mais je ne me sentais pas de vous montrer mes fesses), elle est représentée une lyre à la main et couronnée et roses et de myrtes. Pour la tenue, un drap retenu par deux broches et un galon de laine fait très bien l’affaire. Pour les accessoires, l’Anglais m’a prêté sa lyre saxonne (je n’invente rien) et j’avais dégoté des couronnes de fleurs en tissu à Camden il y a deux ans qui ne m’ont jamais servi – c’était l’occasion.

Est-ce le paysage urbain qui rend notre muse d'humeur si lyrique ?
Est-ce le paysage urbain qui rend notre muse d’humeur si lyrique ?
"Je crois que j'ai un faux pli à mon chiton"
“Je crois que j’ai un faux pli à mon chiton”

Comme il faut vivre avec son temps, Erato s’est recyclée dans l’enregistrement et la diffusion de musique. Elle vous présente ici un de ses CD, pas cher.

"Il est frais, il est frais mon CD !"
“Il est frais, il est frais mon CD !”

Pour le F, j’ai déjà une idée mais comme ça va prendre du temps, je ne sais pas du tout quand je vais pouvoir m’en occuper… Allez, on croise les doigts pour que j’arrive à publier le billet avant mercredi soir prochain.

Ma sœur

Source
Source
  • Ne pas du tout avoir les mêmes goûts mais toujours repérer ce qui pourra plaire à l’autre, du vêtement au street art en passant par les événements culturels.
  • Chanter à tue-tête et très mal sur SingStar (et me faire battre presque systématiquement).
  • Connaître par cœur le répertoire d’Abba. Et celui des Spice Girls.
  • Aller voir ensemble les comédies musicales adaptées de ces deux groupes.
  • Prendre le temps de déjeuner de temps à autre.
  • Parler boulot, beaucoup. Famille, pas mal. Amour(s), un peu.
  • Comploter par mail, téléphone et SMS dès lors qu’il y a un anniversaire ou Noël à l’horizon.
  • Finir par systématiquement m’en remettre à elle pour les cadeaux de ma mère.
  • L’appeler d’une voix tremblotante dès que mon ordi / iPhone / appareil électronique fait un truc bizarre.
  • Supporter mutuellement depuis près de 30 ans de partager nos anniversaires.

Joyeux anniversaire !