Liebster Award 2

Me revoilà avec un tag tout neuf, signé Captain Rawr, dont j’ai découvert le blog grâce au Everyday Life Challenge d’Armalite. Vu que je raconte ma vie ici depuis un moment, je vais essayer de trouver 11 choses “inédites” sur ma personne, mais je ne garantis rien…

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11 choses sur moi

  • Je suis hystérique à tendance pseudo-paranoïaque. Si, si, si, ça existe. Non, c’est pas ultra fun mais voyons le bon côté de choses : je ne suis pas vraiment paranoïaque.
  • J’ai un (gros) faible pour la presse people, ça me vide le cerveau.
  • Je suis allergique aux moisissures.
  • L’endroit du monde que je préfère, c’est le Kiyomizu-dera, à Kyôto. Malgré le monde, je m’y sens chez moi et j’éprouve toujours une sensation de sérénité.
  • Je déteste les films d’horreur. Pas pour le gore, mais pour le suspense : je n’en dors plus pendant des jours (mais ça ne m’empêche pas d’aller lire le résumé du film sur Wikipédia).
  • L’Anglais – mon cher et tendre époux – n’est pas anglais du tout.
  • J’ai pas l’air comme ça, mais j’ai un long passé d’otaku à l’époque où ce n’était pas du tout la mode. Je suis capable de chanter (très faux) tout un tas de génériques de DAN des années 80-90, en français et/ou en japonais.
  • J’ai appris l’allemand parce que mon père habitait à Zug, en Suisse alémanique. Mon idée de l’enfer.
  • Mes origines familiales puisent en France mais aussi en Pologne, Allemagne, Roumanie, Italie et éventuellement Russie (on n’est pas bien sûrs).
  • Je chante comme une casserole et je tape maladroitement sur un piano, mais bizarrement, j’estime avoir l’oreille musicale.
  • Je sais lire à l’envers.
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11 questions (posées par Captain Rawr)

1. Est-ce que tu aimerais être une tortue?
Ben j’aime pas trop la salade en fait… et puis dans ma famille, c’est mon oncle qui imite le mieux la tortue, alors je pense que c’est pas trop pour moi

2. Tu fais quoi dans la vie ?
Ouh, la question qui tue ! Je suis traductrice et romancière. Et puis, des fois, je corrige des rapports d’expertise sur les conditions de travail en entreprise et j’ai envie de tuer mes consultants (coucou Roxy :D)

3. Un rêve ultime?
L’Académie Française, en toute modestie. Visons haut.

4. Quelle serait ta société idéale?
Quand j’étais ado, je me suis prise d’une passion pour les utopies (Thomas More, Tomasso Campanella…). Aujourd’hui, je suis beaucoup plus dubitative. J’ai bien conscience que notre société est loin d’être parfaite, mais j’estime, à l’instar de Churchill que “la démocratie n’est pas le meilleur des régimes, mais le moins pire”.

5. Ton jeu préféré?
Le Trivial Pursuit. Mais l’ancienne version, la nouvelle est trop facile (je suis une mamie intello, j’assume).

6. Prend le premier bouquin près de toi, ouvre le à la page 11, quel est le 11e mot? Et ça t’inspire quoi?
“Ensorcelés” (in “Préface” de Les Caractères de La Bruyère, folio classique). C’est drôle, pris hors contexte, c’est exactement à l’opposé de l’oeuvre de La Bruyère qui se veut rationnelle.

7. Tes proches sont-ils au courant de ton blog? Oui, non , pourquoi? Comment ils ont réagi si oui?
Mes proches (y compris mes parents) connaissent l’existence de ce blog, et n’ont pas particulièrement réagi en l’apprenant. En revanche, seuls mes amis et contacts Facebook savent que je l’ai repris après une longue parenthèse de 3 ans et demi. J’aime bien savoir que j’ai un public, et je me suis aperçu que je racontais des choses (en particulier sur la maternité mais pas que) qui trouvaient un écho chez d’autres personnes.

8. Tu connais d’autres langues? (et si oui, c’est quoi ta préférée?)
Je parle anglais (c’est mon boulot), allemand (sous la torture) et japonais (de préférence avec un coup de saké dans le nez, je suis plus fluide). Ma préférée, mais aussi celle avec laquelle j’entretiens le rapport le plus complexe, c’est bel et bien le japonais.

9. Ton plus vieux souvenir c’est quoi?
La porte de l’ascenseur qui s’ouvre sur le palier de notre étage. Nous avons quitté cet immeuble quand j’avais 13 mois, donc j’avais environ un an.

10. Ton moment préféré dans la journée?
Deux pour le prix d’un : quand je bois mon thé le matin en parcourant les articles de blog publiés dans la soirée/nuit, et quand je me mets au lit le soir avec un bouquin.

11. Quelle est la plus grande chose que tu aies faite?
Un bébé de 3 kg. Ouais, elle était facile.

 11 questions
1. Quel parfum pour les glaces ?
2. Quelle serait ta destination rêvée ?
3. S’il ne fallait sauver qu’un seul objet chez toi, ce serait quoi ?
4. Chien ou chat ?
5. Un artiste que tu vénères, et pourquoi ?
6. Quel est ton moyen de procrastination préféré ? (J’invente des concepts si je veux)
7. Ta nourriture préférée ?
8. Quelle est la matière qui, à l’école, t’ennuyait profondément et qui t’intéresse aujourd’hui?
9. Sucré ou salé ?
10. Les enfants : pour, contre, NSPP ?
11. Si tu te retrouvais à la tête de l’Etat, quelle serait ta première mesure ?

Et reprend le tag qui veut, je ne force personne !

Le pouvoir au fil de l’eau : Usage politique des images aquatiques en France (1594-1715)

pouvoir au fil de l'eauRécurrentes dans les discours des hommes et femmes politiques de nos jours, les images aquatiques ont une longue histoire inégalement explorée. Alors que la place de l’eau dans les représentations politiques de l’Antiquité et du Moyen Age est assez bien connue, elle ne l’est guère en ce qui concerne l’époque moderne. Les puissants de ce long XVIIe siècle n’inventaient pas cette pratique, mais ils la cultivaient assez fréquemment et très subtilement.


Il s’agit d’un bref ouvrage historiographique des plus sérieux. On pourrait se dire que le sujet, extrêmement pointu, relève de l’anecdotique, mais le raisonnement développé dans ces pages est très intéressant. Au fil des pages, l’auteur nous explique l’utilisation des métaphores aquatiques au cours du 17ème siècle, métaphores qui sont en réalité de véritables programmes politiques. C’est clair, concis, bien écrit (surtout quand on sait que la langue maternelle de l’auteur est le hongrois) et on achève la lecture avec le sentiment d’avoir gagné en intelligence.
Bien évidemment, ce livre s’adresse avant tout à des historiens et passionnés d’histoire, mais je pense qu’il peut aussi toucher ceux que la “communication politique” intéresse : du dauphin “roi des poissons” aux fontaines allégoriques en passant par la “nef de l’état”, les images créées par l’Ancien Régime ont parfois survécu de façon surprenante.
Pour conclure, je dirai que c’est exactement le genre d’ouvrage que j’aurais adoré lire pendant ma prépa, quand je courais après les exemples pertinents et inédits pour illustrer cette f***ue dissertation sur l’unité du royaume !

Le pouvoir au fil de l’eau, Dénes Harai, Les Indes savantes

Imaginales 2015

affiche-2015-mutationsVoici deux-trois ans que, chaque fin mai, je vois passer les comptes-rendus et les statuts d’amis et de contacts se rendant aux Imaginales, pour généralement conclure par un “C’était génial mais trop court” collectif. Les Imaginales, c’est un festival de l’imaginaire, et notamment de la littérature de l’imaginaire, qui se tient tous les ans à Epinal.

Aussi quand, en janvier dernier, AnneEli m’a proposé de partager sa chambre (et son lit !) là-bas, je me suis dit que je n’allais pas mourir idiote et que ce serait l’occasion de voir “en vrai” plein de gens avec qui j’interagis de façon virtuelle.

Départ vendredi pour une arrivée en début d’après-midi. Cela fait deux jours que je m’interroge sur le contenu de ma valise vu le temps pour le moins changeant qu’on nous annonce et, bien évidemment, j’arrive trop couverte pour le soleil qui commence à taper. Le festival est installé dans le parc principal de la ville, sur la rive de la Moselle, et comprend à la fois une “bulle du livre” où l’on retrouve les auteurs en dédicace, les stands des petites maisons d’édition, quelques librairies d’occasion et… la buvette, ses fauteuils et sa terrasse, qui deviendront le QG du week-end.
Je discute avec mes connaissances et en fais de nouvelles pendant une bonne partie de l’après-midi, reçois une super nouvelle de boulot dont je ne veux rien dire pour l’instant et qui me fait sautiller sur mon fauteuil, au grand dam de mon aimable voisine, avant de remonter me rafraîchir pour le traditionnel dîner du vendredi à la crêperie. Comme je suis une fille chanceuse, je me retrouve coincée entre une galette au munster et une au roquefort. Nous bavassons et achevons relativement tôt la soirée au pub irlandais, car nous sommes en fait tous plus ou moins recrus de fatigue. AnneEli et moi regagnons notre chambre où nous discutons près d’une heure, jusqu’à ce que, ayant pitié de mes paupières qui se ferment toute seule, ma camarade de chambrée sonne l’heure du couvre-feu.

La place des Vosges, version locale
La place des Vosges, version locale

Samedi matin, j’ouvre l’œil beaucoup trop tôt, en ayant l’impression de sortir du coma (en fait, c’est juste que, n’ayant pas à me soucier du réveil de la Crevette, j’ai dormi très profondément et j’ai plus l’habitude). Nous partons sous un fin crachin humide et froid, et nous réfugions à la bulle du livre, dont nous ne bougerons pas beaucoup.
J’arpente un peu nonchalamment les allées tout en essayant de ne pas me faire alpaguer par les représentants des maisons d’édition, et finis par fouiller dans les bacs et dégoter un recueil de romans gothiques de la collection “Bouquins”, que j’avais offert à mon ex il y a fort fort longtemps, pour la modique somme de 5€.
En milieu de matinée, Lucy me rejoint et nous échangeons les dernières nouvelles depuis le Salon du Livre tout en faisant un sort à la délicieuse tablette de Zaabar à la fève tonka offerte par Gasparde. Il fait froid et les projets de pique-nique ne sont pas très engageants, nous finissons par nous replier dans la chambre après un détour au Monoprix. S’ensuit une longue discussion à trois avec AnneEli, avant de regagner le festival.
Pendant que Lucy est à la conférence de Kim Newman, j’en profite pour racheter Bordemarge, cette fois au format papier, pour réclamer une dédicace en bonne et due forme à Emmanuelle. Dans la foulée, je me fais dédicacer le dernier roman de Silène Edgar – croisée au petit déj mais qui ne m’a pas reconnue – Adèle ou les noces de la reine Margot.

Une auteur en dédicace se cache sous ce chapeau... sauras-tu la retrouver ?
Une auteur en dédicace se cache sous ce chapeau… sauras-tu la retrouver ?

Alors qu’on m’avait proposé – et que j’avais accepté – de participer au dîner Brage, je finis par renoncer quand, prise d’une inspiration soudaine, je m’aperçois qu’Armalite et Chouchou repartiront tôt le lendemain et que je serai sans doute plus à mon aise au milieu de mes connaissances qu’avec tous ces auteurs de fantasy qui se demanderont ce que je peux bien faire ici.
La nourriture est délicieuse (malheureusement, j’ai le temps de tout digérer entre chaque plat, si bien que je pars en ayant un peu faim), l’ambiance amicale, Hélie et moi échangeons des blagues particulièrement relevées (je suis particulièrement fière de mon “Indien vaut mieux que deux tu l’auras”), et la soirée est très réussie. Devant l’épuisement et le manque d’enthousiasme général, retour à l’hôtel et nouvelle discussion prolongée avec AnneEli.

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Dimanche, le réveil est difficile… Trois jours à ne pas dormir suffisamment et à crapahuter toute la journée, ça me fait un mois de sport. Nous regagnons la bulle pour le rituel rendez-vous et passons tranquillement la matinée à discuter. A l’heure du déjeuner, le soleil a eu le bon goût de se lever et nous colonisons la terrasse pour déguster le délicieux cake madeleine pommes-fraises de Ju’ Li’. A mesure que l’après-midi s’écoule, nous saluons les partants, tandis que je garde un oeil sur ma montre.
A 16h, il est temps de retrouver Editeur Chéri pour une parler boutique. Nous abordons mon prochain travail, ma traduction en cours, l’état des lieux de la romance, un projet qui me tient à coeur, de nouvelles pistes à explorer… Le bilan est plutôt positif quoiqu’un peu réservé. Tout en discutant, nous retrouvons le reste de l’équipe Brage pour récupérer nos bagages et rejoindre la gare.

Le dragon en origami qui montait la garde devant la place de Robin Hobb
Le dragon en origami qui montait la garde devant la place de Robin Hobb

Je lutte pour ne pas m’endormir dans le train et finis par regagner mes pénates en milieu de soirée, complètement claquée, mais pour découvrir que l’Anglais a rangé son bureau et notre chambre, et qu’il y a une bouteille de champagne au frigo.
Rétrospectivement, j’ai passé un bon week-end avec mes amis et mes nouvelles connaissances, et ce fut très agréable. Toutefois, vu que je me suis peu à peu désintéressée de la fantasy – j’étais une grande fan de Robin Hobb, j’avais largement la possibilité de lui faire dédicacer un bouquin, mais je ne l’ai pas fait, c’est dire – et que je m’étais fixée une limite très stricte sur les achats de livres, on aurait tout aussi bien pu louer une grande baraque dans un coin de France et passer le week-end à discuter, lire, boire du thé et manger un barbecue. Du coup, je réitérerai sans doute l’expérience, mais plus pour les rencontres que pour la culture !

10 Things I liked this week #33

Ce fut une semaine éreintante mais, comme on dit, c’était de la bonne fatigue. Sans plus tarder, un petit coup d’œil dans le rétro.

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  • Lundi, j’ai abandonné l’Anglais et la Crevette le temps de voir mon psy. A mon retour, nous avons bu un verre en terrasse non loin de chez Gni et Leen, qui sont passés nous saluer.
  • Mardi, j’ai retrouvé Claireuh pour déjeuner un peu au débotté. Nous avons atterri dans ma cantine japonaise de Montparnasse et discuté de nos projets en cours et à venir.
  • Mercredi, j’ai enfin pris le temps d’envoyer à une lectrice le prix qu’elle avait gagné en avril… mais elle était ravie et m’a même envoyé un petit mot adorable pour me remercier. Je vous en reparle très vite.
  • Jeudi, l’Anglais et moi avons débuté une nouvelle série télé qui s’annonce vraiment bien.
  • Vendredi, je suis partie pour les Imaginales ! 48h rien à qu’à moi, sans mari ni enfant, pour voir les copains. C’était la première fois que je m’y rendais et ça en valait la peine.
  • Juste avant mon départ, j’avais eu le temps de passer récupérer un colis qui contenait ma toute nouvelle jupe ornée de paons dont je suis déjà amoureuse.
  • Samedi, profitant de l’occasion, Lucy est passée nous faire coucou à Epinal et nous avons passé presque toute la journée ensemble.
  • J’ai rencontré plein de gens, concrétisé des relations amicales qui auguraient bien et revu plein de monde.
  • Au passage, je me suis fait dédicacer Bordemarge par Emmanuelle Nuncq (c’est bon, mangez-en).
  • J’ai appris une super nouvelle concernant le boulot même si je ne veux pas encore vous en faire part.

 

L’Alphabet costumé – G

Cette semaine, retour du costume de sportive ! Après m’être déguisée en joueuse de baseball, me voici une fois encore dans une tenue de Monsieur – en même temps, il n’y a que lui qui fasse du sport dans cette maison. Tadaaa :

Voyons, ceci n'est pas un œuf...
Voyons, ceci n’est pas un œuf…

J’ai choisi de vous présenter une golfeuse, mais avec un minimum de classe : j’ai piqué à l’Anglais sa tenue de golf hickory (à l’ancienne, avant 1935), avec casquette et plus-four (le nom de la culotte). Le club est un mid-iron (plus ou moins fer 4 moderne) d’époque.

Quoi ? 6 km de marche pour un parcours ?
Quoi ? 6 km de marche pour un parcours ?

Les chaussures ne sont bien évidemment pas assorties : outre que je n’allais pas rayer mon parquet avec des crampons, monsieur a quand même les pieds plus grands que moi.

Ah, c'est pas la bonne position ? Et y'a pas de balle non plus ? Bon, je vais retourner dans le canapé, alors.
Ah, c’est pas la bonne position ? Et y’a pas de balle non plus ? Bon, je vais retourner dans le canapé, alors.

Voilà pour cette semaine ! Vivement le H, j’ai déjà mon idée.

A boire et à manger, tome 3 “Du pain sur la planche”

ABAM 3Comment faire du poireau le héros de l’apéro ? Quel mystère recèle la fabrication du cidre normand ? Où déguster un homard en toute simplicité ? Comment poussent les noix de cajou ? Peut-on sauver la quenelle des préjugés universels ? Comment préparer le vrai gratin dauphinois ? Et le Taboulé libanais ?


J’adore le travail de Guillaume Long. Pour tout vous dire, je me suis même offert, début janvier, une de ses illustrations (j’ai eu “yuzu” parce que “zeste” était déjà parti) parce que j’aime beaucoup sa façon de traiter de la nourriture et de la cuisine, ainsi que ses carnets de voyage (depuis le premier tome j’ai encore plus envie d’aller en Hongrie alors que c’est déjà en tête de ma wishlist).
Les albums d’ “A boire et à manger” reprennent les histoires publiées sur le blog, que je lis assidûment. Autant dire que je n’ai pas été surprise, mais je contribue avec plaisir à faire vivre un auteur que j’aime. Il y a tout de même quelques inédits sympas : un portrait chinois autour de la nourriture et une fiche-pratique sur les épices et les herbes aromatiques.
J’ai déjà testé certaines recette de cet ouvrage (en particulier les tagliatelles de la fin du monde, que je prépare religieusement tous les 31 décembre pour l’Anglais et moi), d’autres me font très envie, et les petites astuces et historiettes autour de la nourriture ne sont jamais perdues pour moi !

Une lecture très agréable, qui a l’immense privilège de trôner… dans mon étagère à livres de cuisine.

A boire et à manger, tome 3, “Du pain sur la planche”, Gallimard, 22,50€

Grandes eaux musicales à Versailles

Dimanche, après plusieurs semaines de lobbying – mais si, je t’assure mon chéri, c’est bien – et grâce au beau temps, nous sommes allés au château de Versailles dans l’espoir d’assister aux grandes eaux musicales.
Je me permets un petit aparté : j’adore Versailles, qu’il s’agisse du château, des Trianon, du hameau, du parc ou des jardins (oui, il y a une différence). J’ai été figurante aux fêtes de nuit, gardienne de salle en été (c’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Ioionette) et j’y ai traîné mes guêtres un certain nombre de week-ends lorsque j’étais au lycée (l’entrée est gratuite pour les moins de 18 ans). Du coup, même si cela faisait longtemps que je n’y avais pas mis les pieds, je me suis de nouveau sentie comme chez moi.

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La façade sur le parc

Bon, niveau organisation, c’était pas trop ça : la mise en eau des bassins se fait de 11h à 12h puis de 15h30 à 17h30. Nous avions donc l’intention d’arriver à 11h, nous balader, déjeuner et faire manger la Crevette, et repartir lorsque cette dernière en aurait marre. Bien évidemment, on est partis un peu plus tard que prévu, on a tourné 20mn pour trouver une place, marché 10mn pour atteindre le château, brinquebalé la poussette sur les pavés de la cour d’honneur et fait la queue un bon quart d’heure sous le soleil pour acheter nos places… Du coup, nous sommes entrés dans les jardins à 11h50. Arg.

Le bassin de Latone
Le bassin de Latone

Nous avons tout de même eu le temps de contempler la façade sur le parc, le parterre d’eau et le bassin de Latone avec leurs jets d’eau, le tout rythmé par les morceaux baroques les plus célèbres. Personnellement, c’est un spectacle dont je ne me lasse jamais, surtout sous le soleil, car alors les fontaines scintillent de mille feux.

Le parterre d'eau
Le parterre d’eau

Nous avons ensuite descendu la grande perspective – qui est malheureusement bouchée par une installation d’art contemporain représentant semble-t-il une corne d’abondance – en faisant un détour par le bassin du dauphin, jusqu’au bassin d’Apollon. Derrière s’étend le grand canal, et commence le “parc”, la partie des jardins dont l’accès est gratuit.

Un bout de l'Allée Royale
Un bout de l’Allée Royale

Puis nous sommes revenus sur nos pas en déambulant dans les allées bordées d’ifs touffus qui procurent une fraîcheur bienvenue et dissimulent les visiteurs les uns aux autres. Guidés par la musique, nous avons bientôt débouché dans une espèce de grand amphithéâtre de verdure ordonnancé à la française, mais avec des éléments évoquant déjà le faux naturel du jardin anglais : bosquets fleuris, arbres plantés à des intervalles irréguliers… De l’autre côté de la pelouse, se trouve le bassin du miroir qui, en dépit de l’heure, offrait un spectacle superbe de jeux d’eau sur fond de musique baroque.

Je vous assure que c'est moins rectiligne que le reste !
Je vous assure que c’est moins rectiligne que le reste !
Des jeux d'eau...
Des jeux d’eau…
...et encore...
…et encore…
Je ne m'en lasse pas (mais vous si, peut-être)
Je ne m’en lasse pas (mais vous si, peut-être)

Enfin, nous avons voulu faire un détour par la salle de bal. Pourquoi cela ? Parce que c’est de ce fichu bosquet qu’il est question dans le film Les jardins du roi. Même si les fontaines étaient au repos, les bassins étaient remplis d’eau qui parfois dégouttait d’une vasque à l’autre. J’aurais adoré l’admirer en eau, malheureusement la Crevette montrait des signes d’épuisement, et nous avons jugé plus sage de repartir.

La salle de bal...
La salle de bal…
...dite aussi "bosquet des rocailles" à cause des éléments de décor en meulière et coquillages
…dite aussi “bosquet des rocailles” à cause des éléments de décor en meulière et coquillages

Au final, je pense que nous reviendrons avant la fin de l’été. Même l’Anglais, pourtant très anti-Louis XIV (forcément, quand on a des racines protestantes en Cévennes…) a reconnu que c’était très beau et que la balade valait le détour. En outre, j’ai plusieurs amies de lycée qui vivent toujours dans les parages, et nous allons certainement nous organiser pour nous retrouver.
L’entrée des grandes eaux est payante mais, à 9€ par adulte pour se promener toute la journée et profiter du spectacle, je trouve que ça se rentabilise facilement (bon, s’il pleut, dommage pour vous…). Les enfants de moins de 4 ans ne paient pas.

De la pertinence des jours fériés quand on a des enfants

Il fut une époque bénie où, nullipare bienheureuse, je cochais avec délectation les jours fériés sur mon calendrier, notamment les célèbres ponts (voire carrément des viaducs) de mai qui, grâce à quelques congés judicieusement posés, me permettaient de prendre dix jours de vacances presque à l’œil.
Mais ça, c’était avant.

Source
C’est vrai, c’est plus nécessaire maintenant, j’ai un enfant avec réveil intégré.

Aujourd’hui, je suis propriétaire d’un nain de salon, certes décoratif – de préférence sans le son – et tout a changé. Déjà parce que, quand j’ai de la chance, il se réveille à 7h30 du matin (en général, c’est qu’il va neiger). Adieu veau, vache, cochons, couvée et grasse matinée.
Ensuite parce que ça veut dire qu’il faut occuper ton nain non pas deux jours entiers mais trois (ou quatre si vraiment tu n’as pas de bol), dont deux jours où rien n’est ouvert. Sauf les parcs. Raaah.
Et puis, comme tu es chanceux, tu t’en rajoutes une couche avec des événements impromptus tels que temps de merde (pont du 1er mai), maladie du parent (pont du 1er mai, un collector), une panne d’ascenseur (pont de l’Ascension, lundi de Pentecôte), une poussée dentaire carabinée et/ou un pépin de santé juste au moment où tous les médecins de France et de Navarre sont en congés (visite aux urgences le 7 mai au soir, poussée dentaire avec fièvre pour la Pentecôte). N’en jetez plus.

Donc je milite pour l’abrogation des ponts et/ou jours fériés. De toute façon, je suis freelance, ça veut dire qu’en général ce sont des jours perdus parce que je profite de mon nain ne peux pas bosser. Ou alors, juste pour les professionnels de la petite enfance (mais je sens que je ne vais pas me faire d’amis sur ce coup-là).
Sinon, pour l’instauration d’un jour de récupération obligatoire un lendemain de pont avec enfants. Qu’est-ce que vous en dites ?

10 Things I liked this week #32

Ce fut une semaine… fatigante. La Crevette nous a réveillés presque tous les matins à 6h, mais ce n’est pas pour autant qu’on s’est couchés plus tôt (genre, moi aussi, je veux profiter de mon temps libre…). Mais bon, il y a quand même des choses à retenir.

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  • Lundi soir, je suis allée à l’opéra pour ce qui devait être le dernier spectacle de la saison.
  • Du coup, j’ai été suffisamment enthousiaste pour convaincre l’Anglais de m’accompagner au dernier concert de la série en juillet (rien que ça, c’est un petit miracle).
  • Jeudi, j’ai eu une séance de reiki qui m’a beaucoup moins fatiguée que la précédente. Même si j’en suis sortie transie, j’étais quand même en meilleur état que la fois précédente.
  • Jeudi soir, en l’honneur de l’Alphabet costumé, j’ai enfin pris le temps d’enfiler le magnifique furisode que je me suis offert il y a 5 ans.
  • Vendredi, j’ai retrouvé l’Américaine est venue déjeuner avec moi. Après un échec au resto japonais, nous avons atterri dans une bonne crêperie de Montparnasse pas trop prise d’assaut.
  • Au passage, son mari m’avait mis de côté son dernier ouvrage, Le pouvoir au fil de l’eau, que je voulais lire. Si la Crevette m’en laisse l’occasion, j’envisage de le commencer demain.
  • Dans l’après-midi, alors que je tue le temps dans ma librairie préférée, je croise Daniel Pennac qui passe en voisin. Je me retiens de faire ma fan girl, mais j’ai quand même un grand sourire débile.
  • Samedi, alors que Leen est en Belgique, Gni vient prendre un verre et nous accompagne en balade.
  • Aujourd’hui, nous sommes allés à Versailles pour assister aux grandes eaux musicales. Même si on a bien galéré – place de parking difficile à trouver, queue monstre à la caisse… – c’était quand même un bon moment, et il a fait beau.
  • Même si je suis moi-même en retard, les premières participantes ont envoyé leurs colis de swap.

Chat-Bouboule, chroniques d’un prédateur de salon

chat-bouboule1Après des millénaires d’évolution des espèces, le mécanisme de sélection naturelle s’échoue dans mon salon pour offrir à l’humanité un chat capable de se lécher l’arrière-train… par télépathie uniquement. Un florilège de gags consacrés au félin le plus célèbre et le plus malmené de la République-bananière-et-autoproclamée-du-Grumeauland.


Comme beaucoup, je suis une fidèle lectrice du Grumeauland, animé tous les lundis par Nathalie Jomard, et les scènes me font toujours beaucoup rire (plus jaune depuis que j’ai des enfants, bizarrement). Aussi, lorsque j’ai appris la sortie de cet album, me suis-je jetée dessus, car Chat-bouboule doit être mon personnage préféré.
On retrouve bien évidemment le style de Nathalie Jomard, des références à son blog, avec quelques apparitions en guest stars des grumeaux, c’est le même genre d’humour et chat-bouboule en prend pour son grade. Tous ceux qui ont vécu un jour avec un chat se retrouveront dans les situations décrites.
Après, ce n’est certainement pas l’album de l’année, mais on passe un bon moment, on rit, on sourit, et c’est déjà pas mal. En prime, je l’ai fait lire à l’Anglais que j’entendais rigoler tout seul dans son coin de canapé, ce qui est plutôt bon signe.

Chat-bouboule, chroniques d’un prédateur de salon, Nathalie Jomard, Michel Lafon